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Le défi du samedi

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17 septembre 2011

Histoire vraie (MAP)

 

Une fois passé le moulin, le sentier montait assez rapidement à travers la forêt, nous décidâmes de nous y engager pour découvrir cette nouvelle promenade ! Il était 11H du matin. Dans la voiture, garée au bord de la petite rivière, nous avions laissé notre casse-croûte, pour ne pas nous encombrer, en pensant revenir vers 13H …

…………………………………………………………………………………

Le sentier nous menait,  nous emmenait … A chaque tournant nous avions le désir de pousser plus loin, plus haut … tout à la joie des découvertes  que la nature nous offrait !

C’est ainsi que nous débouchâmes dans un grand pré inondé de soleil !

Ce fut un instant merveilleux, ce bain de lumière dans ce paisible endroit après avoir quitté les frais ombrages de la forêt !

Le sentier, en herbe maintenant, continuait, nous invitant à le suivre …

L’heure passait mais nous n’écoutions que notre curiosité !

Une ferme s’annonçait, puis une autre … nous étions arrivés dans un charmant petit village, certes assez désert,  mais c’est ainsi que nous nous rendîmes compte qu’il était presque 13H et que les habitants devaient encore être à table !

La faim commençait à se faire sentir mais nous avions envie de faire le tour du village, maintenant qu’on était là !

Après un petit moment nous rencontrâmes un villageois à qui nous demandâmes s’il y avait un autre chemin que celui que nous avions emprunté, pour redescendre vers le Moulin.

« Mais oui ! » répondit ce dernier « Prenez par la droite jusqu'au  Cimetière, le chemin commence à la Croixdu Tilleul, il vous mènera droit au Moulin  et c’est encore plus court  que par là d’où vous venez ! » 

Tout contents à la fois de découvrir un nouvel itinéraire mais aussi de pouvoir  bien vite nous restaurer, c’est avec un regain d’entrain que nous commençâmes la descente ! 

Bien vite nous nous aperçûmes que le dit chemin était moins praticable que le précédent  et à un certain moment il y eut deux voies possibles sans aucune indication !!! Laquelle choisir !!! Nous étions pour l’heure plus que fatigués et nos estomacs réclamaient fortement pitance … Il me restait en poche un morceau de sucre que nous nous partageâmes, l’idée ne fut pas très bonne car après cela la soif nous assaillit, sans aucun remède possible !!!

Le truc de la mousse sur le tronc des arbres pour s'orienter nous revint en mémoire mais les arbres les plus proches  étaient complètement gainés de vert ....

Nous nous assîmes sur  des bûches toute vermoulues ! Le silence devint pesant ! C’est à ce moment

qu’ ELLES firent leur apparition !

 Deux biches, fines et gracieuses ! Elles s’arrêtèrent en nous voyant ! Ce fut un instant magique !!! Une rencontre presque irréelle ! Tout à coup elles reprirent leur course en se dirigeant vers le sentier de gauche ! Cela nous décida à emprunter nous-mêmes ce chemin, comme si  tout naturellement ces beaux animaux devenaient nos guides !

Deux biches

C’est ainsi que nous rejoignîmes facilement notre voiture et qu’enfin nous pûmes prendre un repas

tardif (vers 16 H ) et bien mérité ! Et il fut apprécié, croyez-le bien !!!

 

   

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17 septembre 2011

Le retour

 

Cela fait dix jours maintenant que je marche dans ce désert...Mes jambes ne me portent plus comme avant, dans ma jeunesse. J'espère ne pas me tromper...Il me semble bien reconnaître cette dune : c'est là que je « l »'ai vu , la première fois.

Ça me fait drôle de revenir, après toutes ces années...malgré les mises en garde de mes proches contre ce « pèlerinage », arguant du fait que je n'ai , soi-disant, aucun sens de l'orientation...

Je me demande où il doit être...Il est peut-être mort. Pour autant qu'il m'en souvienne, il ne savait pas très bien se servir d'un crayon. Quoi qu'en réfléchissant bien, il avait fait un portrait de moi assez ressemblant, il faut le reconnaître.

Il fallait que je revienne, c'était vital pour moi. Si j'ai bonne mémoire, il devait se tenir par là : oui, voilà un morceau de métal qui ne trompe pas ! Il y a une inscription dessus, à moitié effacée : « P-38 Lightn**g »

Un bout de sa carlingue.

Et là, un peu plus loin...mais oui, c'est bien un terrier de fennec...Mon dieu, le renard des sables! Mon renard...j'en tremble! Se pourrait-il...mais non, soixante ans terrestres ont passé!

Oh! Tout me revient, les baobabs, les volcans, les planètes, les réverbères et surtout, le souvenir d'une terrible brûlure : c'était là, exactement là, au pied de ce muret, que la morsure du serpent-minute m'a emporté à tout jamais...Voilà que je pleure maintenant, quel sentimental je fais ! S'il n'y avait pas eu ma rose, et ce satané mouton, je n'aurais pas eu besoin de partir, et j'aurais passé le restant de ma vie avec lui...

Je l'aimais bien.Il m'aimait bien, je crois.

Je suis heureux d'être revenu.

 

 Petit Prince

17 septembre 2011

Sens de la répartie (Flo)

Sens de la répartie

A chaque défi qui passe j’essaye toujours un peu plus de vous ramener à moi, je pense être on ne peut plus explicite. C’est très facile de me suivre, je vous l’assure.

 

Miro a bien compris qu’il fallait aller au nord, le ciel et l’aurore boréal les y attendent. Mais là quand même elle exagère. En 2009 c’était la stagnation. Là elle a décidé de bouger et ça a bougé. Maintenant elle dit droit devant il y a pas le choix, il faut avancer. On y va. Mais a-t-elle le sens de l’orientation ?

 

--  Oui mais tu sais quand même que ta boussole, elle ressemble à rien ?  Par rapport à celle du #159# tu pourrais te plonger dans la malle aux trésors, la peau du pirate des défis et attaquer dard dard un nouveau récit ! 

 

-- Comment cela, elle ressemble à rien ? Il faut bien faire face au machin magnétique qui bouffe tous les aimants ! Celle là de boussole, elle est 4 D haute définition en plus on l’épingle à chaque carte et tout de suite on sait où on doit aller pour résoudre l’énigme !

 

Conquérante pour cette rentrée parce que Ben dit d’écrire ce que je veux, je vous assure que de l’orientation elle en a sinon pourquoi porterait-elle une armure de bronze avançant chaque jour levant ?

17 septembre 2011

Mauvaise étoile (Joye)

orientation

17 septembre 2011

Défi 159 (32Octobre)

-        Papy, c’est quoi une course d’orientation, demanda Camille à Nestor

-        C’est une course à pied avec une carte et une boussole, lui répondit son grand-père.

 

Nestor se demandait encore pourquoi son petit-fils lui avait posé cette question, quelques jours avant la fin des vacances que celui-ci passait chez lui.

Il n’en avait pas dit plus et Camille n’avait rien ajouté.

 

Nestor se demandait ce que Camille avait trouvé dans le grenier qui avait fait surgir cette interrogation. Et soudain, il comprit.

 

Dans la grande malle bleue, dans un grand sac en toile orange, il se souvenait avoir accumulé ses souvenirs de ses courses d’orientation.

 

Il y avait sa thèse soutenue il y a plus de trente ans sur le sujet. Un défi qu’il avait relevé face à tous ceux qui se moquaient de sa lubie, comme ils disaient. Pour lui courir 100 mètres, faire un tour, dix tours de piste, cela ne le passionnait pas. Il lui fallait la nature, se laisser guider par les étoiles, s’orienter grâce à sa boussole à laquelle il tenait autant qu’à la prunelle de ses yeux. Elle avait appartenu au frère de sa grand-mère maternelle. Elle avait vu les tranchées de la Grande Guerre.

Il avait été un des pionniers de la course d’orientation sous terre.

Il s’était entrainé des heures et des heures à estimer les distances, à reconnaître les spécificités et odeurs des plantes. Il avait appris à calculer les pentes, les dénivelés.

 

De sa passion, il avait son métier : il était devenu cartographe.

 

il trouvait Camille trop petit pour l’entraîner sur ses traces.

Il s’aperçut que Camille avait déplié les cartes au 10 000 ème. Elles n’étaient plus rangées dans le même ordre.

 

Camille, si curieux d’habitude, ne l’avait pas interrogé plus sur ses découvertes. Il regrettait. Il aurait bien aimé lui parler de ses courses faites sans GPS à l’époque.

Il lui aurait parlé de la première course d’orientation organisée en France en 1967. Il y avait participé, il avait tout juste 15 ans. À dater de ce jour, il était devenu un mordu de ce sport.

 

Dans la malle, Camille avait dû trouver sa première tenue, lourde, inesthétique. Il l’imaginait en train de sourire à cette découverte.

Il y avait aussi plusieurs balises qu’il a avait rapporté comme trophée.

 

Nestor se promit de préparer une course d’orientation rien que pour lui et son petit-fils, pour son prochain séjour. Il se sentait revivre rien que d’y penser.

 

© 2011 32 Octobre

 

 

Merci de l’aide involontaire de Yannick Dissart qui m’a permis de créer un pan de la vie de mon personnage : http://www.uv2s.fr/ress_ext/ress_poitiers/course_O_poitier_11.pdf

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17 septembre 2011

Désorientation orientée‏ (titisoorts)

Tout a commencé à l'école, il y avait même des professeurs dont c'était le métier: professeur d'orientation. J'ai donc laissé ma vie professionnelle, ma vie future, entre les mains de personnes qui je l'ai compris bien plus tard, avaient eux aussi leurs petits problèmes. Soit professionnels ou familliaux et en général n'en n'avaient rien à faire de moi.Comment être orienté, tout en étant désorienté, face à un orientateur désorienté. Ce fut ma première expérience. Donc adolescent, déjà un problème de direction. Bon, en montagne, je me sers de la carte et de la boussole, d'autres du pendule, mais dans la vie, ma maison est mon repère, ma base de repli et ensuite j'essaye, d'être à l'aise dans la rue, dans une ville, m 'orienter vers ce que j'aime. Lequel chemin vais je prendre, droite, gauche, droite pour peut être m'apercevoir que c'était à gauche, c'est ce qu'on appelle l'expérience. Sur mer, avant, les navigateurs se servaient de sextant, de l'étoile du nord, pour avoir un repère, leurs vies pouvaient être en danger, pour une  simple erreur d'orientation. Maintenant, sur nos portables, nous avons de quoi se localiser, n'importe où, donc beaucoup de personnes savent où ils sont, mais toujours pas où ils en sont. Les plus forts, je crois que se sont les oiseaux migrateurs, suivez moi je sais ou je vais, et même s' il y a cinq mille KM à parcourir. Un jour, au lac, j'ai trouvé un dauphin. Il avait des problèmes avec son sonar, il se frottait cotre la berge et se tailladait la peau avec les huîtres. Je souffrais pour lui. Nous l'avons attrapé et remis à la mer, je ne sais pas si il s'en est sorti, peut être qu'il a eu un sixième sens, l'instinct de survie. Comment vivrions nous, avec un sixième sens ?  J'ai déjà du mal à exploiter à fond, mes cinq sens, alors un sixième ! Dans la vie je pense que nous sommes orientés par nos vécus, notre éducation, par nos parents, par nos ancètres aussi. C'est tout un mélange, un capharnaüm qui donne .... nous. D'ailleurs, peut-être que nous croyons dur comme fer, que c'est nous qui décidons de notre orientation, alors que tout est écrit, allons savoir. Tu crois tenir les rênes. Deux êtres s'aiment lorsqu ils regardent dans la même direction, même lorsqu' ils se regardent les yeux qui regardent les yeux qui reflètent les yeux qui reflètent les yeux...

Continuez à nous désorienter, vous les femmes.

17 septembre 2011

"You take the first road on the right" (Martine27)

Autant vous l’avouer, le sens de l’orientation et moi ça fait plus que deux. Je vais un peu vous saouler en vous racontant trois histoires vraies qui me sont arrivées !

"Tu prends la prochaine à droite, tu prends la prochaine à droite"

Certes, certes, seulement il aurait fallu que la prochaine à droite ne soit pas en sens interdit.

Je fais quoi moi maintenant ?

Ca fait déjà une demi-heure que je tourne en rond dans Tours, cherchant désespérément la sortie pour Amboise.

Quand je pense qu'il ne me faudrait qu'une demi-heure de route pour pouvoir visiter le château d'Amboise et le Clos Lucé.

Mais encore faut-il arriver à sortir de ce labyrinthe.

Je me suis déjà arrêtée une fois pour demander ma route, le monsieur fort aimable m'a dit de tourner à droite à la prochaine, d'aller jusqu'au feu et là hop, la route pour Amboise terre promise serait là.

C'était il y a une demi-heure.

En plus, j'ai du partir trop tôt, il n'y a pas un chat dans les rues.

Ah si voilà une petite grand-mère dans son jardin.

Hop, je m'arrête.

"Madame, s'il vous plait, pourriez-vous m'indiquer la route pour Amboise ?"

"Ah ma pauvre demoiselle (oui à l'époque j'étais toute jeunette c'était ma première escapade en voiture toute seule), je n'ai pas de voiture, je ne bouge pas souvent de chez moi. Je suis vraiment désolée de ne pas pouvoir vous aider".

"Ca ne fait rien, merci quand même".

Et alors que j'allais redémarrer, voilà que ma petite grand-mère (qui soit dit entre parenthèses me rappelle furieusement mon arrière grand-mère) pousse une exclamation et se rue sur la chaussée, c'est tout juste si elle ne ceint pas le bandeau des kamikases.

Damned, que fait-elle ?

Pas compliqué, elle se met en travers de la rue et arrête une voiture qui arrivait.

Le conducteur pile et très calme (alors qu'on aurait pu être en droit de s'attendre à ce qu'il braille des insultes), ouvre sa vitre et interroge ma grand-mère casse-cou.

"Bonjour, madame, que puis-je pour vous ?"

Je nage en plein délire là ???

"Eh bien voilà Monsieur, la p'tite dame là cherche la route pour Amboise, pourriez-vous lui dire comment faire ?"

"Mais, pas de problème. Suivez-moi, Mademoiselle, je vous conduit à l'embranchement".

Je me confonds en remerciements auprès de mes deux sauveurs, sidérée, mais heureuse de voir qu'il existe des personnes prêtes à aider les damoiselles en détresse.

Et en effet, deux minutes plus tard, le conducteur m'indique une route surmontée du panneau tant convoité "Amboise - 25 kilomètres".

Bon, d'accord, je n'aurais pas le temps de visiter le Clos Lucé, mais ma petite aventure m'a mise de bonne humeur et je me dis que Tourangelles et Tourangeaux savent ce qu'hospitalité veut dire.

Cette mésaventure m'est donc vraiment arrivée lors de vacances que je passais dans les Pays de la Loire, il y a un peu plus de 25 ans.

 

"You take the first road on the right"

Bon ça, dans l'idéal c'est ce qu'il faut que j'arrive à lui sortir à cet adorable petit couple anglais.

Petit retour de quelques minutes en arrière pour bien poser le décor.

Je sors du travail et je m'apprête à rentrer chez moi.

Devant moi je vois un jeune couple qui semble demander son chemin, manifestement en pure perte.

Et moi bonne pomme, je m'arrête et je demande si je peux aider.

Et là toc, le jeune homme me demande dans un français très approximatif où il peut touwer la cathedwale enfin quelque chose comme ça !

Là on est mal tous les trois, because l'anglais je le comprend et le lis à peu près correctement mais pour le parler c'est une autre paire de manches.

Ceci étant mon jeune couple est manifestement myope, parce que la flèche de la cathédrale on la voit quand même bien au-dessus des toits. Mais bon, on a le droit d'être un peu déphasé en pays étranger.

Donc logiquement je dois commencer par leur sortir la phrase ci-dessus, ensuite doivent s'enchaîner, des left, des straight, des traffics lights et autres. Bref on est pas sorti de l'auberge.

Donc, me souvenant d'une certaine mamy tourangelle et bien que je tourne le dos à mon chez moi, j'arrive à sortir un "Come with me" et échangeant tous les trois des sourires de connivence complètement stupides et bétas, je les entraîne derrière moi vers la cathédrale.

Après quelques minutes de marche, heureuse comme si je l'avais construite moi-même, je leur montre notre cathédrale dans toute sa magnificence.

Et j'ai le droit à un "Merci beauwcoup" et à deux grands sourires ravis.

Bref, j'ai fait ma BA de la journée, l'entente cordiale a été honorée, Napoléon et Jeanne d'Arc oubliés.

 

Je hais les routes départementales !

Ce matin, je devais aller en bibliothèque expliquer l'art et la manière de couvrir les livres à des bibliothécaires néophytes. N'ayant jamais été dans ce coin et prévoyante j'éditais un plan Mappy qui m'indiquait 41 kilomètres pour 38 minutes de route.

Connaissant mon sens de l'orientation à rendre chèvre un pigeon voyageur (mais si, mais si) sachant que le rendez-vous était à 9 heures, je me donnais 20 bonnes minutes de rab et partis la fleur au fusil avec mon petit matériel à 8 heures, correct quoi !!!

C'était sans compter sur une feuille de route de #ù%*µµ* si vous voyez ce que je veux dire et sans compter non plus sur la malveillance des routes départementales ET surtout sur l'excellence des panneaux indicateurs de nos belles routes campagnardes. Vous savez le genre : j'arrive à un carrefour, d'un côté on vous indique "toutes directions" et de l'autre "autres directions" bande de  #ù%*µµ* je vais où moi ? J'ai pas pris ma boussole ! Vous avez aussi le panneau qui indique la bonne direction mais qui est planté à l'envers par rapport à vous ce qui fait que vous ne voyez la direction à prendre qu'une fois passé le carrefour et encore si vous regardez dans votre rétro ET si vous êtes capable de lire à l'envers.

Bref, je me perdis, me perdis bien, me perdis dans les grandes largeurs. Etant une femme je ne m'entêtais pas et hélais sans vergogne les passants qui passaient dans le petit jour blafard, le croirez-vous, les autochtones, les aborigènes, les indigènes, les sauvages du coin ne connaissaient pas le petit bled perdu où je devais me rendre, ils ne connaissaient d'ailleurs pas non plus les bleds un peu plus grands qui se trouvaient à moins de 10 kilomètres de chez eux, bref, ils ne doivent jamais sortir de leurs huttes. Ceci dit, il faut le reconnaître, gentils, aimables et désolés de ne pouvoir m'aider, c'est déjà ça !

Enfin, enfin, après m'être arraché la moitié de la tignasse, avoir bouffé une partie du volant, j'entrais dans une école et trouvais oh miracle une directrice d'école (qui a dit que l'éducation nationale était nulle) qui put m'indiquer la route.

L'heure du rendez-vous étant passée, je prévenais ma collègue qui attendait déjà sur place que paumée dans la belle campagne normande j'allais avoir un peu de retard ! Doux euphémisme !

Cahin-caha, youpla ho, j'arrivais ENFIN dans mon charmant patelin de campagne, trouvais même la rue, mais ne trouvais pas la bibliothèque, rappelais donc ma collègue (pratiques les portables quand même) qui m'informa qu'elle m'avait vu passer mais n'avait pas eu le temps de me faire signe.

Enfin, échevelée, crévée, j'atteignis avec 25 minutes de retard, moi qui ai HORREUR du retard, le havre tant recherché. Bref partie à 8 heures pour arriver à 9 h 25, soit 1 h 25 au lieu des 38 minutes annoncées.

Bon mes élèves se montrèrent zélées et je n'eus pas besoin de passer mes nerfs sur elles, léger problème toutefois, au bureau comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire nous atteignons péniblement le 19°, mais là, il faisait au moins 25, bref je n'ai pas piqué du nez, mais c'était moins une.

Ensuite, eh bien retour, forcément. Ces dames fort aimables m'indiquèrent la route à prendre, bien sûr j'arrivais encore sur un des ces  #ù%*µµ* de carrefour sans indication, et là petit miracle je pris après mûres réflexions prenant en compte le calcul de la hauteur du soleil sur l'horizon et l'âge du capitaine, la bonne direction, pur hasard, mais bon.

En revanche, un peu plus loin, indication sur ces  #ù%*µµ* de panneaux d'un tas de villes SAUF celle qui m'intéressait. Arrêt à un rond-point, le mec derrière commençant à s'énerver, je sortis de ma voiture, avec un charmant sourire (si, si) quand il me vit approcher peut-être eut-il peur pour sa vie, mais il ne prit pas ses jambes à son cou et m'indiquais la direction à prendre, je le remerciais à genoux. Et après avoir vu le panneau entrée, puis sortie, puis à nouveau entrée et encore sortie du même patelin, je retrouvais enfin ma nationale et rentrais au bercail épuisée.

A noter qu'étant avec une voiture de service je respectais scrupuleusement les 30 - 50 et 90 à l'heure (avec ma voiture aussi, mais là encore plus), et bien pas une seule fois je ne doublais quoi que ce soit, en revanche, un tas de voitures et même de camions me passèrent sous le nez, mais que font les radars ?

Enfin, cerise pour le gâteau au moment de rendre la voiture, je dus passer par la barrière qui se soulève après présentation devant le capteur d'une carte magnétique,  vous n'allez pas le croire, mais c'est vrai, promis, juré, je n'ai pas trouvé le bouton, la manette enfin le #ù%*µµ* de truc devant permettre de baisser la vitre, j'ai donc du me contorsionner au risque de me pêter le dos, pour faire passer cette  #ù%*µµ* de carte devant le capteur. Bref, on ne rigole pas et on me laisse dormir !!!

Et, cerise, sur la cerise, vous n'allez pas le croire, je viens de lire mon horoscope, il a TOUT BON. Travail : Vous avez un planning irréprochable que vous suivez à la lettre près. Quelle organisation ! Oui, on est d'accord, ça aurait été irréprochable s'il n'y avait pas eu ces #ù%*µµ* de panneaux de signalisation.

 

17 septembre 2011

Egaré ! (Joe Krapov)


Depuis que j’ai perdu le Nord

Je suis complètement à l’Ouest !
 

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P.S. Peut-être que, « with a little help of my friend » Joye,
j’arriverai à savoir où j'en suis ?

http://www.onmvoice.com/play.php?a=66098

17 septembre 2011

Se perdre et repartir (Captaine Lili)

C’étaient des couloirs aux pancartes trompeuses. Nous avancions, tournions, reculions, demandions…. L’arrivée semblait impossible, puis finalement survenait. Sortir paraissait tout autant ardu, si ce n’est plus.

Si vite je plongeais dans le souvenir ! Longtemps j’ai paniqué lorsque, trop souvent - même à pied,  mon œil ne retient pas le chemin - je me perdais.

A force de retourner en ce lieu, symbole de toutes mes pertes, à force de m’échapper du labyrinthe, chaque fois, un peu plus vivante, à force de regarder en face le jeu de miroirs déformants, j’ai pris la clef des champs libres. J’ai pu, victoire ultime, me promener dans cet hôpital, m’y sentir un peu chez moi parce que j’avais vécu abondamment là-bas, pas tant en durée mais en jours qui pèsent.  

A force de, j’ai pu devenir maitresse des couloirs. Et repartir.

17 septembre 2011

Défi 159 (Sebarjo)

 

Tourner au GPS

chateau_de_sable


- Bonjour monsieur... sauriez vous par hasard où se trouve le Complexe de...

- Le nouveau complexe ? Rien de plus simple ! Vous continuez tout droit pendant 150 mètres, vous tournez à gauche puis vous prenez la 3ème rue à gauche, vous faites encore 500 mètres et vous tournez à droite, puis la 5ème à gauche, en 2ème parce que le virage est serré. Et là vous n'y êtes pas encore mais presque. Vous faites encore 200 m et il vous suffit de tourner à droite puis encore à droite. Et voilà vous y êtes.

- Ah oui effectivement c'est simple. Tellement simple que ce ne sont même plus des rues que je dois suivre mais juste q un cercle. Merci monsieur de me faire tourner en rond ! Monsieur ...?


- Georges-Paul Sebarjo mais en général on s'en tient à mes initiales, c'est plus simple. GPS pour vous servir !

 

 

 


 

17 septembre 2011

vengeance tardive (Zigmund)

55642009_mNous étions une petite quinzaine, mes élèves et moi à crapahuter dans la forêt.

On dit pas "aller dans la forêt" on dit "IDD"*.

Comme il fallait au moins deux adultes avec les petits monstres, un collègue "parentdélève" **s'était proposé de nous accompagner, bien que son propre gamin ne participe pas à la sortie.

Je connaissais et je détestais ce type : chieur, borné, tatillon, totalement dénué d'humour. Quelques années auparavant, méprisant et sûr de lui, il  avait cru bon de suggérer  à mes parents que je fasse un cycle court genre BEP vente, alors que j'avais dit que je voulais être prof.(...)***

Inutile de dire qu'il avait  du mal à digérer ma réussite au CAPES  de sciences naturelles****, et que  malgré  les sourires mielleux échangés en public,  nous n'avions pas, du passé, fait table rase.

Vers la fin de l'après midi, le portable de l'importun a sonné en pleine forêt. Je lui ai indiqué vaguement la direction supposée de la lisière de la forêt en lui disant "là bas, doit y avoir  plus de  réseau", et il est parti ...le con !

Dès qu'il a été suffisamment loin, j'ai conduit, mine de rien,  les enfants dans la direction opposée, en leur décrivant chaque plante pour qu'ils oublient que j'étais maintenant seul adulte, je savais qu'il était temps de rentrer au collège.

La principale s'est bien étonnée de l'absence de l'accompagnateur, "il est sensé arriver" ai je dit sereinement, avec un geste vague...

Mon contrat d'enseignant stipule de  ramener les chères têtes blondes dans l'état où on me les a confiées.

Pour ce qui est du conseiller d'orientation désorienté, peu me chaut ...*****

                                                             

*IDD =itinéraire de découverte en pédagol dans le texte

**parentdélève s'écrit en un seul mot quand c'est un enseignant qui parle

***(...) ce passage est volontairement censuré :-)

***Sciences de la vie et de la terre  en pédagol

****j'aurais volontiers passé un contrat avec Dame Poupoune, pour qu'elle me débarasse du fâcheux.

illustration d'après ce  tableau de Katyl consigne #113

55642001_m

 



 

17 septembre 2011

Le sens de l’orientation (Mamido)

mamido

Dans la nature, à pied, je suis nulle et je pourrais me perdre et tout un groupe avec moi.

Mais, mettez-moi une carte routière entre les mains, asseyez moi à côté du chauffeur dans une voiture, et là je me révèle un assez bon copilote, sachant vous trouver les itinéraires les plus courts, les plus rapides ou les plus sympas, en fonction de la demande.

Il faut dire que je pratique cette activité depuis mon plus jeune âge. J’étais malade en voiture et mes parents se sont rendus compte très vite qu’en m’asseyant devant et en m’occupant cela me passait. Aussi, c’est tout naturellement et par la force des choses qu’ils m’ont appris à lire les cartes routières et les panneaux pour donner les directions. Je suis douée pour calculer les meilleurs itinéraires et j’adore ça.

Et puis étudier la carte à la veille de partir, c’est déjà voyager un peu.

Bien sûr, dans mon zèle à vouloir à tout prix trouver l’itinéraire le plus court possible, j’ai quelquefois entrainé mes partenaires de voyage dans de drôles de situations : des petites routes de montagne, sinueuses et étroites, bordées par de profonds ravins au-dessus de gorges vertigineuses, dans des coins perdus et inquiétants, au milieu de nulle-part, qui, au lieu de nous faire gagner du temps, ont dangereusement fait chuter notre moyenne, sans compter qu’elles auraient pu nous faire chuter tout court !

Mais, il faut admettre que le plus souvent mes erreurs nous ont fait traverser des endroits superbes, des paysages d’une beauté sauvage, à couper le souffle, nous donnant, au passage, le sentiment exaltant de la découverte. Si bien qu’après m’avoir maudite, on finissait toujours par me remercier!

Depuis quelques temps déjà, je suis remplacée par la dame du GPS. C’est bien confortable. Je ne suis pas jalouse et, l’âge aidant, plutôt soulagée.

Mais, il arrive que quelquefois, cette mécanique à la voix sensuelle et grave, s’enraye.

Il suffit, par exemple, qu’il y ait des travaux sur l’itinéraire prévu et c’est l’affolement général. Il faut dire que la dame est têtue et obstinée. Elle ne supporte pas du tout que, soudain, vous ne l’écoutiez plus pour suivre la déviation. Elle veut, à tout prix, vous ramener dans ce qu’elle estime être le droit chemin, celui qui justement se trouve être en travaux. Elle vous martèle alors, d’une voix que vous trouvez, subitement, répétitive et désincarnée : « faites demi-tour dès que possible ! », « faites demi-tour dès que possible ! », « faites demi-tour…» Grrr !

Il arrive aussi que des améliorations routières n’aient pas été prises en compte par son programme obsolète. Il faut voir alors sa petite aiguille bleue affolée s’égarer et errer sur des voies inexistantes, alors que celle où vous roulez est tout ce qu’il y a de plus réel.

Enfin, il se produit, quelquefois, des bugs inexplicables. Ainsi, il nous est arrivé, dans la périphérie d’une petite ville de suivre un de ses itinéraires qui, sans cesse, nous ramenait au point de départ. Peu familier des lieux, il nous a fallu trois tours pour nous en rendre compte !

Dans ces cas-là, mon expertise et mon esprit d’initiative sont à nouveau requis. Je reprends la carte en main et trouve l’itinéraire bis qui va nous sortir de l’errance artificielle et obstinée dans laquelle dame GPS s’obstine indéfiniment.

Un conseil : ne faites jamais totalement confiance au GPS, ayez toujours des cartes routières dans la voiture. Et transmettez aux générations futures l’art du copilotage…

17 septembre 2011

Déboussolés (Walrus)

Dans mon pays qui fait eau de toute part, il existait dans le passé des "Centres d'orientation scolaire", lesquels étaient censés te conseiller dans le choix de tes études.

Aujourd'hui, ils s'appellent "Centres psycho-médico-sociaux". Ils ne sont pas plus efficaces pour autant et en plus ils te donnent l'impression d'être vachement atteint rien qu'à lire leur nom !

17 septembre 2011

À l'abri de la chevrotine (PHIL)

Ce dimanche c’est l’ouverture de la chasse. Ça me pose un problème de logistique. Parce qu’il n’est plus question pour moi de faire mon footing dans les champs voisins de chez moi. Même si avec mon maillot rouge presque fluo on peut difficilement me confondre avec un perdreau de l’année, je n’ai pas confiance. Et même si le matin les chasseurs n’arborent pas encore une trogne aussi rouge que mon maillot. Non, biffons cela, c’est de l’imagerie spinalienne. Les chasseurs ne sont pas comme ça. Mais moi, si. Je veux dire, je n’ai pas confiance, donc je décide d’aller rouvrir mon parcours hivernal, dans les bois. Action.

Manque de bol, dans les bois aussi il y a du changement. Du moins dans mon bois habituel, qui est sillonné de larges allées pas trop boueuses. Il s’y trouve tout à fait par hasard et inopinément un parcours balisé de vélos tous terrains. Sans doute les cyclistes ont-ils également peur des balles perdues, ou du moins de la chevrotine. Toujours est-il que MON parking est archiplein, que je suis donc obligé de battre en retraite et de dénicher un coin de forêt moins fréquenté. Avec pour corollaire que je ne suivrai pas le parcours habituel.

La forêt n’est pas immense. Je sais m’y retrouver. N’empêche que mon élégante foulée m’emmène sur des sentes que je n’ai encore jamais fréquentées. Ce qui fait qu’au bout d’un moment, je ne sais plus trop où je suis. Je sais seulement dire que je suis en haut et non en bas, et basta. Au jugé je tourne à droite au premier carrefour que je trouve. Je ne peux pas me fier à la boussole que je ne possède pas pour me diriger. Et de toute manière je serais peut-être bien embarrassé si j’en avais une, malgré un apprentissage rudimentaire subi pendant le service militaire.

Le temps est brumeux et gris compact. Il est donc également impossible de se diriger en fonction de la position du soleil sur l’horizon. Qui logiquement devrait se trouver à l’est, puisqu’on est le matin. Ne voyant pas le soleil, si d’aventure je m’oriente, c’est parfaitement fortuit. Je me contenterai donc de me diriger là où mon intuition me guide, à défaut de bon sens. Et j’éviterai de prononcer le pléonasme, certes vieilli, mais quand même, qui consiste à s’orienter vers l’est.

17 septembre 2011

Le sens de l’orientation (EVP)

 

-         Holà Cristobal ! Donde vas ?

-         Holà Miguel ! Où je vais, où je vais, c’est toujours le même problème …Par là.

-         A droite ou à gauche ?

-         Ah non ! Ça va pas recommencer…

-         Mais Don Cristobal, c’est juste une question.

-         Je t’en pose des questions moi ? On peut dire que ça m’a pourri la vie, ce truc de n’avoir aucun sens de l’orientation.

-         Mais enfin Cristobal Colomb, toi ?

-         Ouais, ouais, moi, le découvreur, déjà à Gênes chez mon père, j’étais gêné !!

Jamais reconnaître la droite de la gauche, bâbord de tribord, nord et sud, même ma culotte qui était souvent devant-derrière.

Au départ, moi, je voulais être coiffeur, mauvaise orientation, tu vois.

Comment crois-tu qu’elles me sont arrivées toutes ces aventures. Je vais voir Pierre le navigateur, au Portugal, je me retrouve avec Isabelle la catholique à Madrid. Je lui dis que je veux aller aux indes par l’autre côté. Elle me dit : Par l’ouest ? Oui, oui que je dis, mais c’était moi qui l’étais, à l’ouest. Je me retrouve à Séville pour descendre vers le sud. Evidemment à Almeria je me trompe, cap à l’ouest, ce qui n’était pas la meilleure idée. En plus, j’avais pris une bonne provision de Riojas et de Xérès, alors lire une boussole quand t’es bourré !! Et puis à bord, ça gueulait ! Capitaine, mon Capitaine, cap sud-sud-ouest ? Nord-ouest ?…Bâbord amure ou tribord ? Mais c’était moi qui l’étais mûr !!

Alors j’ai saisi le GPS, oui enfin le Gouvernail Pas Sécurisé, et j’ai gueulé :

-         Droit devant et puis c’est tout !!...

Après, c’était la terre inconnue, et les sauvages et l’or et le retour à Madrid…Et repartir encore, mais là, pas de problème je connaissais la route, tout droit après Gibraltar. Puis la fortune, puis les emmerdements parce que ça va ensemble…

Et me voilà, ici à Valladolid, pour finir mes jours, tranquille, peinard. Alors à droite ou à gauche je m’en fous, Miguel, je m’en tamponne le coquillard, je m’en bats les castagnettes !!

17 septembre 2011

Le sens de l'noitatneiro (Vegas sur sarthe)


"Merci encore Messieurs"
Eclairé de leurs précieux conseils, j'avalai tout droit les 3000kms qui me séparaient de chez Céleste - tout pour la constellation - ce qui me prit à peine 5 minutes.
Il était absent mais sa femme Célestine n'avait pas son pareil pour délester les clients de 3000 euros en échange d'un gilet, d'un triangle et d'une boussole. (Relire le Défi #158)
Le gilet était trop petit, le triangle pas assez triangulaire et la boussole indiquait le NORD ce qui ne m'arrangeait guère puisque l'Oiseau Indien était situé au SUD.
Contrairement à sa réputation, chez Céleste il y avait tout pour la constellation sauf des boussoles indiquant le SUD.
Je pris le parti de m'orienter au NORD et de me retourner pour filer à 180°dans la direction opposée qui, d'après le manuel franco-chino-indo-croato-macédonio-esquimo était forcément celle du SUD à condition d'effectuer les corrections et compensations adéquates.
Le manuel disait : "S'orienter plus pour bouger plus"! Tu parles, avec un slogan pareil, t'as pas envie de lire.

Le chapitre Un en croate tentait d'expliquer comment aligner la ligne de lourdaud dans l'axe longitudinal.
Le chapitre Deux en macédonien montrait le positionnement des petits aimants permanents insérés dans le boitier.
Quant au dernier chapitre en esquimo, il permettait d'annuler l'influence des matériaux non ferromagnétiques par le réglage de deux sphères en fer doux - non rouillées - montées de chaque côté de la boussole.
J'avoue que le plus compliqué fut d'ouvrir l'emballage puis d'apprendre le croate puisque j'avais eu la chance d'apprendre la macédoine chez Top Chef et l'esquimau dans les salles obscures du cinéma de mon premier quartier; je n'avais pas le choix, mon GPS limité à l'hémisphère NORD ne m'était d'aucun secours.
J'avais perdu assez de temps alors j'ai pris à toute vitesse la direction indiquée... enfin jusqu'au grand flash qui m'a chopé à  53000 km/heure sur la rocade de la Carène de navire.
On m'avait pourtant prévenu que ça flashait dans le coin... flash pédagogique qu'y disaient!
Délesté de 250 points sur mon permis de naviguer, j'ai repris ma route à petite vitesse et j'espère arriver au printemps 2012 si les marées sont propices. Je vous raconterai...  
10 septembre 2011

Défi # 159

Avoir (ou pas)

 le sens de l'orientation !

Boussole

Ne vous perdez pas en chemin pour vos envois

c'est toujours à

samedidefi@hotmail.fr

Au plaisir de vous retrouver !

10 septembre 2011

Ont déjà "constellé" leur Curiosité ...

10 septembre 2011

Participation de Droufn

J'aime connaitre,

 mais pas toujours comprendre car ça me fait mal à la tête et il y a des curiosités pour lesquelles il vaut mieux se dire "Ah bon?" et puis c'est tout.

Comme par eXEMPLE : Savez vous qui a inventé l'ouvre-boîte? Ben je vais vous le dire. C'est un mec qui se nommait Louis Marcel Ouvreboite, tout simplement. Il vivait près de Porthmouffe (ne pas prononcer en mangeant un mille feuille) un tout petit bled où l'activité principale était l'élevage de tout petits chevaux. D'ailleurs Louis Marcel Ouvreboite en possédait un de petit cheval, il l'avait nommé Oiseau Indien en souvenir d'un voyage dans le sud pour rendre visite à sa frangine Ka, reine de Navire, qui avait épousé le roi de la province de Navire où vivaient beaucoup d'indiens.. ( Ça c'est fait.)

Donc je disais que le mec était l'inventeur de l'ouvre-boîte auquel il donna son nom un soir de beuverie en l'an 1640. Personne ne sait, ni pourquoi, ni comment, mais il l'a fait. Qui a t-il de curieux là dedans? Ben j'y viens. Le truc curieux voir invraisemblable, c'est que la première boîte de conserve a été inventée 60 ans plus tard.. par un certain Robert Edouard Conserve d'ailleurs qui vivait près de .. Mais bon on s'en fout un peu, j'ai assez détaillé comme ça pour la bonne cause du défi.

Curieux non? Imaginez un peu le génie du mec, inventer un outil qui servira à ouvrir un truc qui n'existe pas encore. Un peu comme si on inventait la colle à rustine avant la roue.

 

Donc là vous êtes censés dire "Ah bon?"


et pi c'est tout !

10 septembre 2011

Camille, un enfant curieux. (32Octobre)

La fin des vacances de Camille chez ses grands-parents Nestor et Natacha approche.

 

Sa grand-mère Natacha a le cœur qui se serre en y pensant. Camille a été là pendant les deux mois. Elle ne s’est pas lassée de sa présence.

 

-        Il est tellement sage cet enfant, ne cesse-t-elle de répéter à son mari

-        Qui est sage ? dit une petite voix

-        Mais toi Camille. On ne t’entend jamais.

-        Mamy, il y a tellement de choses à découvrir dans le grenier à côté de ma chambre.

-        Tu aurais pu profiter plus du soleil.

-        J’avais plein de choses à faire.

 

Sa grand-mère souriait tout en s’inquiétant. Cet enfant est trop sage, il lit trop. Elle regrettait qu’il n’ait pas plus joué avec les enfants de la maison voisine, qu’il n’ait pas plus jardiné avec son grand-père ou fait du vélo. Mais il était heureux. Cela se voyait à sa mine réjouie du matin au soir.

 

-        Arrête de te faire du mouron. Ce n’est pas la mort du petit cheval. Il est heureux comme cela, lui glissa Nestor.

 

Nestor se demandait d’ailleurs ce que Camille faisait car depuis 8 heures, il avait fait de nombreux aller-retour entre le grenier, sa chambre, la cuisine où sa grand-mère préparait son gâteau préféré, celui au chocolat intense et aux noisettes.

 

Il commençait à s’interroger quand il entendit :

-        Papy, viens me faire voir sur l’ordinateur la carène du navire

-        Tu te piques de navigation maintenant

-        Mais non. T’y connais rien, c’est dans le ciel

-        Dans le ciel, tu sais cela comment ?

-        Dans ton grand livre tout vieux sur le ciel que je viens de trouver. Il parle de la Toison d‘or. Tu viens, Papy ?

 

Papy s’exécuta, navigua entre Argo, Jason, ses argonautes et la toison d’or. Il s’émerveilla de la curiosité de son petit-fils, fut très heureux d’apprendre avec lui. Cela les mena jusqu'’au repas pendant lequel Camille parla, parla et parla encore de Jason.

 

Après s’être régalé de gâteau au chocolat, il fila de nouveau à l’étage. Ils entendirent la porte de sa chambre se fermer.

 

-        À son âge, on avale tout. Il est inquiétant. Il veut tout savoir.

-        Il se sert mieux de l’ordinateur que moi, répliqua Natacha. Il faut aller jeter un œil quand même.

 

32158Nestor monta sans bruit l’escalier, entrouvrit la porte de la chambre de Camille, le trouva endormi. Cela ne le surprit pas. Il n’avait pas arrêté de la matinée.

Il s’approcha du lit, regarda le livre ouvert près de lui. C’était « L’oiseau indien ». Cela lui rappela son enfance. Ce livre, celui que lui avait rapporté son père d’un de ses voyages lointains racontait l’histoire d’un marchand persan.

 

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