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Le défi du samedi

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9 juillet 2011

Défi 10 (Venise)

       

            « Allez venez   Milord

Vous asseoir à ma table »

Elle sera l’offrande que je fais à mes amis défiants cet été

IMAGE

 

 Vos papilles vont ainsi s’amuser

Allez hop goutez à mon canard  en croute de noisettes

Et son délicieux risotto au  camembert

Allez ! Ne faites pas la fine bouche

Mon perdreau rôti à l’orange vous attend dans le four

Mais vous avez le droit de lui préférer la daube de cuisses de lièvre aux fèves de cacao !!!

Et si votre pas est lourd  et que la chaleur du sud vous assomme je saurai  vous offrir à l’ombre des tilleuls une gelée de pamplemousse  ou un soufflet de marrons de Collobrières.

Ha le bel aujourd’hui  que je vous offre pendant ces vacances bien méritées !!

 

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9 juillet 2011

Défi 11 (32Octobre)

 

Pour cette consigne, vous vous levez un matin sans vous rappeler qui vous êtes.

 

Le réveil vibra, je regardai machinalement l’heure qui clignotait : 6.66
L’incongruité de l’heure affichée ne m’émut même pas
Machinalement, j’effectuais des gestes qui devaient être ceux de tous les matins précédents.

D’abord le pied droit, puis le pied gauche… ma main droite sur le mur tout proche, puis le gauche… demi-tour vers la gauche… cinq pas puis amorcer un virage à angle droit vers la droite… dix nouveau pas… puis à droite toute… et je me trouvais face à un grand miroir… et surtout face à un inconnu…

Qui était cet homme… quel reflet !
L’image de Mathusalem face à moi…
Qui était cet homme… quel reflet !

Je parais avoir un âge très avancé… vraiment très avancé
Ce siècle n’avait que 11 ans mais moi… combien d’années à mon compteur ?
Impossible de savoir.
Qui étais-je devenu au cours de la nuit ?
Quel saut en arrière dans le temps ?

Je me pinçais…
Mes gestes étaient lents mais ne se reflétaient pas dans le miroir.

Qui était cet homme ?
Moi demain… après-demain… dans un siècle…

Je ne voulais plus rien savoir.
Je commençais à trembler… la sueur coulait de mon front…
L’homme me souriait…

Je me retournais… j’étais seul…
Mon reflet était lui…
J’étais devenu lui…

Il fallait que je rebrousse chemin, que je remonte le temps
Il y avait eu erreur d’aiguillage

J’abandonnais le grand miroir… je reculais… à droite toute… puis dix nouveau pas… puis amorcer un virage à angle droit vers la gauche…… cinq pas … demi-tour vers la gauche… reculez d’un pas… s’asseoir sur le lit… se tourner… s’allonger…

Je regardai machinalement l’heure qui clignotait : 4.44

Je pouvais me rendormir. Je ne me levais qu’à 5.55.

 

9 juillet 2011

ette ou ne pas êtes (titisoorts)

j'étais parti pour faire la fête
par ses beaux jours d'été c'est chouette
bras dessus bras dessous avec Pepette
manger boire et danser j'ai pris des pépettes
mais pendant le repas entourloupette
on s'est disputé il est vrai que nous étions pompette
il étais temps de calmer la tempête
allé arrête de te prendre la tête
viens on va danser à la guinguette
c'est çà , au village les jours de fêtes
9 juillet 2011

Chez le bibliothécaire-cuisinier (Joe Krapov)

110624_A_001
- Déjà ton étagère à épices n'est pas rangée par ordre alphabétique. Je comprends pourquoi j'ai autant de mal à retrouver les disques de Cécilia Bartoli !

- M'enfin, mon trésor ! Ils sont à V comme Vivaldi et à M comme Mozart.

- Et celui sur les castrats, il est à E comme Eunuque ? Finalement je sais ce que je vais t'offrir pour ton anniversaire...

- M'enfin, mon trésor, ça ne se dit pas à l'avance !

-... un manuel de bibliothéconomie !

Neil_Young_a_treasure_1- M'enfin, mon trésor ! De toute façon la date est passée et euh.... je me suis offert le dernier disque de Neil Young !

- Ah oui, celui-là, pour une fois, je l'aime bien. Où tu l'as rangé ?

- Il ne quitte pas mon bureau, mon trésor, « A treasure » ! Le type qui joue du violon dessus c'est Rufus Thibodeaux dont parlait jadis Michel Fugain dans sa chanson « Tous les Strauss-Kahniens, toutes les Strauss-Kahniennes vont chanter vont danser sur le violon ». Il y a juste un truc qui me chiffonne.

- Ah oui, et quoi donc ?

- C'est la pochette. Tous ces champs bien ciselés, cette ferme, ce tracteur, cet étang... J'ai l'impression d'avoir déjà vu cela quelque part. A mon avis il manque quelqu'un sur l'image.

- Retourne la pochette, idiot.

- Ah ben oui, tiens, elle est-là, dis donc ! Et elle fait de la planche à voile maintenant !

Neil_Young_a_treasure_2

- Tu ferais mieux de prendre exemple sur elle et d'un mettre un coup !

- Un coup à quoi ?

- Au rangement de tes tiroirs... et du reste !

- Promis, mon trésor ! Je réécoute encore une fois « Nothing is perfect in God's perfect plans » et je m'y mets ! Ou pas !

9 juillet 2011

Défi 1 (Mamido)

 

A se replonger dans les archives des défis, autant aller directement au plus profond !
On ne peut ensuite que remonter vers la surface…
En plus, je trouve ce défi très ludique, un peu comme un jeu de plage de magazine…

Défi 1 : Concocter vingt 'Allo-Ici'… Mamido
Le concept: Créer des mots-valises en joignant 'Allo' et 'Ici' phonétiquement à d'autres mots. Des jeux de mots, quoi!
Ex: Allautruche? Icigogne!

Halloween ?  Icitrouille !
AllAuxerre ? Isilence !
Allopération ? Icicatrice !
Allorange ? Icitron !
Allopéra ? Icinéma !
Allovale ? Icirculaire !
Allopposition ? Icitoyen !
Allopposé ? Icyprès !
Allauthentique ? Isilicone ! …ou… Isimili !
Allauberge ! Icivet !
Allocarina ?  Isifflet !
Allhôpital ? Isirop !
Alleau de Setz ? Isyphon !
Alleau gazeuse ? Isirop !
Alleau de pluie ? Iciterne !
Allaumonier ? Icistercien !
Allautomatisme ? Isystème !
Alloblique ? Isinueux !
Allocéan ? Isirène !
AllOlympe ? ICircée ! ou… Icylope !                              

Et deux de plus pour la route…

Alloreille ? Isignal !
Alloccitan ? ISibérie !

Enfin je ne résiste pas à détourner la consigne !

Allo… Cigare ? Non, icyclope !

 

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9 juillet 2011

Nuages (défi 122) (Lorraine)

 

Le vent gonfle les joues
Et chasse les nuages
Qui partent en voyage

Un ange est à la proue
Du bizarre équipage
Que forment les nuages

Un gros homme à bajoues
Fait partie du voyage
Non,  c’était un nuage.

Et dans le ciel se joue
La fuite des nuages
Partis en équipage

Et dans mon cœur se noue
Un désir de voyage
Lointain et sans nuage

9 juillet 2011

" fragile " défi 149 (Sable du temps)

fragile
je suis fragile
ce sont Eux qui le disent

sur le fil du rasoir
en équilibre
je vois l'invisible
le feu dans mes veines
les bulles dans ma tête
j'entends l'inaudible
les pleurs dans le vent
et les cris de l'enfant
dansez pour moi
la sarabande infernale

fragile
petit poucet malade
j'ai tracé le chemin
en gouttelettes de sang
je sens encore
la froideur de la lame
son éclat dans vos yeux
fermez vos yeux
je le veux
vous dormez ?
Vous finissez tous
par vous endormir
les yeux ouverts
toujours

fragile
Yelaïah ne me fuis pas
emmène-moi
une dernière fois
courir vers le bayou
embrasser les ombres
et supplier la Dame
de nous emporter
loin d'ici

je ne veux plus rentrer

c'est Eux qui le disent
je suis fragile
fragile


9 juillet 2011

Gisèle (défi 11) (Rose)

Défi 11 : Vous vous réveillez un matin et vous ne vous rappelez plus de qui vous êtes.

 

          Le soleil commence sa douce ascencion. Le boulanger a commencé sa danse du pain depuis déjà 3 heures. Le brouhaha des conversations étudiantes se mêlent aux bruits des pots d'échappement et de ces personnes actives pressées de rejoindre leur train-train quotidien. Alors que tout suit son mouvement, Gisèle se réveille ...

         Les draps me caressaient encore. Je sentais une étrange sensation. Je ne reconnaissais ni l'odeur des draps, ni l'odeur qui s'émanaient de moi. Ne pas ouvrir les yeux. Ne pas savoir, pas encore. Je me laissais ce temps pour m'imaginer ce que je voulais. Voilà c'est çà! Qu'importe qui j'ai été ! Qu'importe ce que j'ai fait, ce que j'ai voulu faire.

          Des bruits de pas. Ne me dis pas que tu vis encore chez tes parents ! Ho ! Peut-être que je suis mariée ! C'est bien ma veine, je me voyais déjà vivre sans contrainte. Marié, cinq goss, la maison, le chien, le chat. "Maman on mange quoi ce soir?", "Maman il est où papa?", "Chéri tu peux me repasser ces 150 chemises s'il te plait?", "Quoi tu n'as pas contacter l'électricien?". Elle tendit l'oreille-Silence. Dieu merci, s'était sans aucun doute les voisins. 

          La porte de la chambre s'ouvre alors."Chérie?"- Non de non ! Je suis mariée. Allez, n'ouvres pas les yeux, fais semblant de dormir, il va bien partir non ? "Mon coeur, mon amour, ma caille?" Mon Dieu, qu'il est niais ! Que m'est-il passé par la tête pour épouser un homme pareil ? "Je m'en vais, ton mari va bientôt rentré de son voyage". Moi ... Comme çà. Rendors-toi Marine ... Marine ? Claire ? Paprika ? Qu'est-ce que j'en sais de mon prénom moi ? Voilà. Le seul détail que je connais de moi est que je suis une trainée. Peut-être bien que non ! Mon mari m'a sans aucun doute fait du mal et j'ai du trouver du réconfort chez ... Je ne sais même plus qui c'est.

          Il serait peut-être temps que je sache à quoi je ressemble... Trop difficile et si en plus j'étais laide ? Sa main caressa tout d'abord ces cheveux. Il sentait bon la rose, ils étaient court, ondulé et doux. En les secouant celà titilla ses épaules. Sa main suivi cette indice et toucha son éclanche droite. Peau douce, nota-t-elle. Sa main arrêta sa descente. Comment étaient ces lèvres ? Lentement son index s'aventura sur sa lèvre supérieure. Puis sa lèvre inférieure. Longue descente passant de son cou à son abdomen. Juste sous ses seins elle sentit un petit grain de beauté tout en relief. Un bruit strident retenti.

           Qu'elle horreur cette sonnette, si je reste ici faudrait penser à la changer. Faut que je me lève ! Et c'est ce qu'elle fit. Elle se dirigea vers la porte avec difficulté. Sacré jambre, j'ai dû me faire du mal. Je ne sais même pas par où aller ! Bon ... Ah ! Les toilettes ... La cuisine ... Ouh ! C'est pas du Ikéa ! Non mais Jacqueline ! Tu te rappelles d'Ikéa mais pas de ton mari, de tes hypotétiques goss ? Deuxième coup de sonnette... Mais qui ça peut être ? Oh ! C'est peut-être Albert. Albert ? Pourquoi je dis çà moi ? Je commence peut-être à me souvenir ... Oh non, il faut vite que je m'en aille de là, je ne veux pas me souvenir. Eh ! Jacquy, si ça se trouve ta vie n'est pas horrible. Fais le tour du proprio et tu verras après. V'là que je me cause ! Troisième coup de sonnette. Bon enfile quelque chose et vas voir qui c'est. Non, imagine c'est peut-être quelqu'un de ta famille. S'ils apprennent que tu ne te souviens plus de rien, t'es bon pour l'hôpital psychiatrique. 

         Alors qu'elle cherchait la salle de bain, elle traversa le salon. Sanctuaire des photos de famille. Elle tenta de ne rien regarder, de ne pas croiser son regard dans ce grand miroir placé face au canapé en cuir chocolat en parfaite association avec ces coussins caramel. Marche, regarde droit devant toi ! "Nage droit devant, nage droit devant toi" Mais pourquoi je me rappelle de Némo ? C'est peut-être un signe... Ikéa, Némo ? Tu déglingues Jacquy ça ne fait même pas une journée que t'es là à essayer de trouver des indices là où il n'y en a pas. Mais je vois, je suis peut-être inspectrice. Le quatrième coup de sonnerie sonna la fin des doutes. Malgrè cette photo d'un homme et d'une femme se tenant la main, elle pris sa décision. 

          La chambre. Placard ? Placard ! Elle prit quelques affaires, les rangea dans un sac qui traînait par là. Pris le soin de s'habiller sans se regarder. Elle ouvrit la fenêtre de cette chambre, qui devait être la sienne. Regarda une dernière fois ses draps où avait eu lieu quelques heures auparavant l'adultère. Là où elle avait été cette ancienne "elle". Voilà le monde s'offre à elle maintenant...

         "Euh Madame Kolin ? Que faites-vous ? On vous trouve enfin. Ce n'est plus chez vous, vous le savez. On vous l'a déjà dit. Ben pourquoi vous me regarder comme çà? Pardonnez-moi. Venez, asseyez-vous. C'est votre fille Marine qui m'envoie. Elle est votre seule famille, vous devriez renouer le lien. Bah dites quelque chose. Pourquoi cette valise ? Se ne sont pas vos affaires. Plus rien n'est à vous ici. Alors sayez! Vous avez enfin accepter ? Ne me dites pas que vous ne comprenez pas. Vous nous faites le même coup depuis 10 ans maintenant. Vous avez un problème Madame Kolin. Je vous assure. Hier encore, vous vous êtes fait passé pour la voisine. Allez, venez, je comprend, ce n'est pas de votre faute. On retourne à la maison. Votre vraie maison. Il y a Clotilde qui vous attend. Mais si votre infirmière ! Venez ! Ah ! vous avez encore perdu votre canne ? Attendez-moi là. Une minute s'écoula. Allez, on rentre au bercail. Voilà la vie reprend Gisèle.

1

 

9 juillet 2011

défi de l'été: rattrapage du défi 155 (Adrienne)‏

Raconter un tiroir, son contenu et son désordre... Voilà un sujet bien inspirant proposé aux défis (c'était le numéro 155) mais je n'ai pas réussi à envoyer ma participation dans les délais. Alors je vous la donne en rattrapage estival:

Il était une maison de briques rouges, au toit d'ardoises et aux fenêtres peintes en blanc.

Au premier étage, une chambre aux murs tapissés de papier peint à fleurs et aux rideaux gris.

Dans la chambre, à droite en entrant, une commode à trois tiroirs en bois sculpté.

Dans le tiroir du bas, les souvenirs d'enfance: la tresse encore un peu blonde et qui a été coupée à l'âge de onze ans, les images reçues de son institutrice préférée, les lettres de l'amie de coeur dont la vie l'a séparée, un tas de babioles toutes plus précieuses les unes que les autres et qu'elle ressort les jours de tristesse, un dessin d'une amie, le jeu de cartes du grand-père, la bague d'un cigare du papa, un porte-clé représentant Lucky Luke... et une petite boîte en fer blanc contenant d'autres trésors encore plus infimes.

Puis un jour elle quitte la maison aux briques rouges pour aller dans une ville universitaire, vide la chambre aux rideaux gris, emporte le contenu des deux tiroirs supérieurs, ceux où il y avait les mouchoirs, les Tshirts, les sous-vêtements et les chaussettes. Elle se dit qu'elle prendra les trésors du troisième tiroir le jour où elle aura un véritable "chez elle".

Au printemps suivant, la fée du logis passe par là, voit deux tiroirs vides contre un plein, et plein de quoi, je vous le demande! Un paquet de cheveux, quelques vieux papiers, un porte-clé tout défraîchi, une petite boite un peu cabossée... rien qui soit de taille à résister à la tornade du grand nettoyage.

2 juillet 2011

Défi de l'été 2011 (1)

Chers amis Défiants,

en ce temps de  vacances nous allons prendre un autre rythme (proposé l'an dernier par Papistache) :

Pour l'été : défis en libre service.

Vous* rêvez de répondre à un défi historique ?
Vous* regrettez d'être né(e) trop tard dans un monde qui va trop vite ?

Souriez !

Les défis du samedi vous* proposent d'assouvir vos fantasmes.

Chaque semaine de juillet et août vous* pourrez relever le défi de votre choix et votre participation sera dévoilée le samedi à 00h01 comme toujours.

Mode d'emploi.
Colonne de droite :

  • cliquez sur  « *consignes » ;
  • déroulez la page ;
  • remontez le temps ;
  • choisissez un défi (le plus ancien date du 15 mars 2008) ;
  • mitonnez votre texte ;
  • envoyez-le à samedidefi@hotmail.fr en précisant le défi sélectionné.

Pour lire les textes déjà publiés sur le même défi.
Colonne de gauche :

  • cliquez sur  « toutes les archives » ;
  • déroulez la page ;
  • cliquez sur le tag correspondant au défi choisi (ex #1).

* Tout nouvel amateur d'écriture que l'émollience estivale conduira en ces lieux sera le bienvenu

Bonne écriture !

Nous attendons vos envois et vous souhaitons un bel été !

2 juillet 2011

Ont embouché les trompettes de la renommée

2 juillet 2011

en mon arme et conscience (Zigmund)

  onS5

----Avant de me déclarer innocent, regardez moi bien.

Ne trouvez vous pas que j’ai la forme d’une flèche ?

Je ne vous fais pas peur ?

Vous avez tort …

                                                   Je suis à l’origine de révolutions, et de guerres,

                                                  Tout dépend de la main qui me tient...------20110701 P2

Aucun stylo n'est inoffensif. Le mien est un stylo plume à calligraphie. Je le nourris à la seringue plongée dans l'encrier.

Il sert à remplir mes dossiers patients (puisque je suis -et serai probablement- toujours seul à supporter mon écriture). Et oui, point de dossier informatisé chez moi : c'est vous, vos yeux que je regarde, l'ordinateur n'est bon qu'à voir les  photos et résultats d'examens.

Beaucoup de  lettres aux confrères sont écrites à la main,et, dans ces moments là, je m'applique à être lisible surtout si le confrère est une "huile".

Une lettre ou une ordonnance écrite à la plume ça vous a  quand même une autre gueule qu'un machin dactylographié.

20110701 P1


Mon stylo est arme de résistance :

Ah, le plaisir malsain de laisser glisser le stylo sur une feuille  de soins et de dire mer** "non merci" à Dame sécu et sa carte verte ! (Et tant pis si cette résistance risque de  me coûter cher.)

J'ai appris très jeune à ne pas prêter mes stylos plume. 

Et oui je suis fidèle ...mais à plusieurs stylos plume

(comment dit on ? polygammie ? polystylie ? ).

Il m'est arrivé de tomber amoureux fou d'un stylo en forme de sabre  et de renoncer lâchement à braquer une banque pour m'offrir cette "danseuse".

Il m'arrive de regretter le temps où je n'écrivais pas au clavier, où je laissais courir la plume sur mes cahiers à petits carreaux où se mèlaient tentatives de calligraphie latine et tracés d'idéogrammes chinois.

Dans ces moments, je prends un vrai papier et j'écris une vraie lettre aux amis lointains  peu connectés, et tant pis si l'ordinateur me fait la gueule l'espace d'un instant...Il sait qu'il gagne du terrain ...


 -

2 juillet 2011

D’après Francis PONGE « le parti pris des choses » (KatyL)

 

Pour moi ce sera le presse-papier !

presse-papier 002

J’adore mon presse-papier, il est beau, rond, lisse,  il est utile, il presse mes papiers que je ne suis pas pressée de traiter, il appuie sur mes factures pour en extraire quelques chiffres afin d’alléger mes finances.

Il est vert une couleur que j’aime, comme des yeux de verre, il me voit dans sa boule de cristal et me fixe tous les jours.

A l’intérieur de mon presse –papier il y a des méandres, des circonvolutions, une bulle comme un atome, il est le centre du monde  de mon bureau, il y a aussi comme une mer intérieure agitée, comme mes pensées incessantes, puis le verre prisonnier dans la boule tourne et fait des bulles qui sont comme des astres ou des comètes autour du soleil.

Un trainée d’or s’étend et plonge vers la mer blanche et bleue de mon presse-papier, il semble que des particules d’éclats, se forment et se déforment, on dirait la naissance de la vie, la genèse dans ce presse-papier.

presse-papier 003

J’adore le caresser, le toucher, le déplacer, lui confier mes papiers…de ses yeux de verre il voit tout ce que j’écris sur mon ordi, dans le fond c’est un ami, car il ne dit rien de mes secrets de femme, et je pense qu’il adore mes caresses…pour un peu je le sentirais soupirer.

Parfois il presse un pétale de fleur oublié, un mot d’amour écrit par le vent, une plume d’oiseau car il a peur qu’elle s’envole ; Pour moi  ce sont des signes d’amour qu’aucun homme ne saurait donner.

Alors je m’empresse d’aimer ce presse-papier.

presse-papier 004

2 juillet 2011

Carte postale (Venise)

 

                   venise1 LA CARTE POSTALE

 

La carte postale réveille une impression d’inattendu, et d’objet dépositaire de temps en lui-même

Elles étaient des prouesses techniques : même ces chats aux yeux d’or, et quand on appuyait sur le renflement de la carte au milieu il couinait.

 Et ces  cartes postales à la surface striée qui selon l’angle nous offraient  une image ou l’autre d’une même ville, jour nuit par exemple et qu’on regardait longtemps, essayant de trouver le point où on pouvait deviner les deux images en même temps.

                                           Les bistrots s’en glorifient, leurs clients en vacances restent leurs clients, idem à l’usine ou au bureau – mais pas chez nous . On stockait la correspondance, souvent dans des cartons à chaussures : les chaussures ne sont pas une dépense mineure, le carton et le papier soie à l’intérieur font partie de la transaction. C’est dans le carton à chaussures que les lettres sont triées par années avec un élastique, les timbres précautionneusement décollés pour qui les collectionne !!!

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venise3                  . C’est dans le carton à chaussures que les lettres sont triées par années avec un élastique, les timbres précautionneusement décollés pour qui les collectionne. Si le texte prime, la carte postale est parmi les lettres, mais à côtés, calées verticalement dans le carton à chaussures, il y a les autres : je peux affirmer, quitte à certaine naïveté, qu’on les regardait pour apprendre. Ce qu’elles nous montraient, nous ne l’avions pas vu. La carte de géographie devenait – lacunairement – un gigantesque puzzle à recouvrir. Nous connaissions Nice et les montagnes, l’Italie et la tour Eiffel. Cela aussi semblait une donnée à jamais pérenne. Nous aussi, lorsque plus tard nous avions l’âge d’aller  seuls dans les villes, ;;;;;;;

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2 juillet 2011

Et vlan ! Passe-moi les Ponge, Bob (Joe Krapov)

La table (mode Poupounesque)

C'est par elle, et sur elle, que se multiplient les pains.
Avant de les distribuer l'inspecteur intime au suspect l'ordre de s'y mettre, à table.

- Tu vas déguster jusqu'à ce que tu t'allonges !"

L'autre fait comme s'il était de bois mais en son formica intérieur il n'en mène pas largemica. C'est que le délit est peut être grave. Dans ce cas on passe très vite des tables de la loi au lit de justice et cela peut vous mener à la chaise électrique.

Pendant ce temps-là, nous autre, nous avons du mal à trouver des mots pour meubler la conversation.

- Chef, il a fait un malaise, son coeur va lâcher !
- Fallait pas lui cogner si fort dans le buffet ! J'avais bien vu qu'il n'était pas dans son assiette, le vieux !"

En deux coups de cuillère à pot on l'emmène à l'hôpital. Sur la table d'opération on découvre qu'il n'a pas voulu payer l'addition et on constate bientôt sa soustraction effective à l'effectif des vivants.
Sur la table de dissection on peut enfin savoir combien de divisions représente le pape.


Les lunettes (mode Zigmundien)

Quand on n'a pas la vue nette, on doit porter des lunettes.
Elles donnent un air austère à Paul et un nerf optique à Patrick.
On les porte sur le nez depuis si longtemps qu'on peut bien les appeler « vieilles branches ». Mais comment fait celui qui n'a pas d'oreilles pour en porter ?
- Mêle-toi de tes lorgnons, Joe Krapov, et arrête de taper comme un sourd !
Celle qui sert à regarder les planètes ou les éclipses de soleil coûte un prix astronomique.
En même temps, on n'a plus rien à l'oeil aujourd'hui.
Tout ceci n'est pas grave. Ce que je crains par-dessus tout, c'est qu'on nous oblige un jour à porter des lunettes 3D au cinéma pour voir « Mon ocle » de Jacques Tati.
- C'est pas de Claude Chabrol, plutôt, le mon ocle rit jaune ?
- Ne discutez pas de cinéma à table (voir ce mot), les interrompt la mère, toujours pleine de tact et au contact. Finissez vos lentilles.


Le piano (mode Joyeux, avec Christian Clavier qui joue le concerto en sous-sol de Ravel)

Le piano est un gros comique noir qui rit de toutes ses dents des beignes qu'on lui donne et d'y voir, au pianiste, cet homme un peu ridicule qui porte queue de pie pour jouer Rossini ou bien l'air des bijoux, un air de ressemblance avec un vieux pingouin qu'on a mis sur la touche.
Son ratelier, c'est un clavier bien tempéré : qu'on le caresse ou qu'on le frappe il ne bouge pas d'un iota alors que ma guitare est pleine de coups et l'âme du violon pleine de blessures chantantes. Perché sur ses trois pieds, plus lourd qu'un bahut breton, il n'aime rien tant , comme ce dernier, que faire chier le déménageur normand. Je crois qu'à l'intérieur il est un peu marteau.
Mais toute cette vieille musique déversée à Gaveau comme une vieille gavotte ou qui sort de la Pléiade pour plaider à Pleyel, vous ne trouvez pas que ça sent un peu le réchauffé ?
Les moins romantiques d'entre nous préfèrent d'ailleurs celui de ses cousins qui officie dans la cuisine du restaurant.
Et, bientôt, ceux-là passeront à table (voir ce mot).
Parmi les pianistes les plus célèbres rappelons l'existence de Jelly Roll Mops Morton, Elton « Lieu » John, Frantz « La truite » Schubert.
Après le concert, tandis que Frédéric Chopin sec et à l'eau se restaure le boyau, Wolfgang Amadeus Mozart dîne à l'huile.
Bon, OK, j'exagère dans le genre Vermot. C'est d'accord, Keith, j'arrête.


La Chaussure (Mode Mapien, Charleville n'étant guère éloignée de Nancy)

De quoi se mêle la chaussure ?
Lui demande-t-on autre chose que d'enfermer les pieds et protéger leurs plantes de la dureté des sols bien souvent caillouteux ?
Qui lui a suggéré de se hausser du col à coups de talonnettes ?
Sous prétexte qu'au sable elle marque le pas la voilà qui hurle au sandale et voudrait faire de la littérature, marcher sur l'eau là où elle n'a pas pied.
Que d'ambition, vraiment, et quelle poésie, Miss Tong et Miss Tatane !
Et vous messieurs Souliers qu'on trouve dans la neige du côté Guy Béart et voyagez beaucoup près de Félix Leclerc ?
A quoi rêvent les godasses en pleurs ? Que serais-je santiag qui vins à ma rencontre lorsque, le pied contre son coeur, le poète tire les élastiques de ses ballerines blessées ? De quoi se mêlent les chaussures, les Bata ou les Bateaux ivres ?
De vent !


La brièveté (A la Walrusse)

Elle évite bien des pépins tout comme la visite régulière du château de Chantilly permet à Berthe de vivre sur un grand pied en attendant de chanter « Sacré Charlemagne, l'école est finie ! ».

2 juillet 2011

Quotidien‏ (Berthoise)

Bon je pourrais vous parler des lunettes qui m'ont rendue à la joie de la lecture. Oui, je pourrais.

Je pourrais aussi vous dire mon amour pour le rouge à lèvres, mais j'en ai déjà parlé, je crois.

Je pourrais vous louer ma montre qui ne me quitte jamais, obsédée que je suis par le temps qui passe. Celle que je porte est la troisième du même modèle, avec un cadran à aiguilles qui s'éclaire la nuit. Mais, non.

 Je sais quel objet je vais vous vanter. Mon agenda.

IMG_8428

Choisi avec soin en janvier, je n'avais rien trouvé qui me plaise en septembre. Beau. Pratique. Efficace quand je pense à l'ouvrir et que je n'ai pas oublié d'y noter les rendez-vous.

IMG_8429

Mon agenda, mon compagnon. J'y note les rendez-vous, mais aussi les petits faits importants de ma vie routinière. Tous les ans, j'achète un agenda. Je garde ceux des années précédentes. Je les feuillette parfois. Je m'étonne de redécouvrir des noms, des lieux, des évènements. J'y retrouve des billets de spectacles, des tickets d'entrée pour des expositions, des petits dessins de mes enfants, parfois même des photos. Ma vie.

 

2 juillet 2011

Le parti pris des choses (à la manière de Francis Ponge) (Sebarjo)

 

La table

Ce grand quadrilatère rectiligne ou cette tablette parfois pliante nous en bouche toujours un coin avec ces quatre angles droits, de l'entrée jusqu'au dessert. Lorsqu'on s'y met (à table) on devient tout de suite bavard surtout quand le vin coule à flots dans les verres qui ornent l'arrondi des assiettes. On aime s'y installer à tel point que l'on voudrait la voir en plus grand nombre (ce qu'on appelle les tables de multiplication).

 

Les lunettes

Elles n'ont rien à voir avec les chasses d'eau des toilettes mais en recouvrent parfois leurs assises pour plus de confort. Elles sont la bonne étoile de l'astronome et sont très en vue dans les presbytères. Elles sont attirés par la lumière car dès que le soleil arrive, elles foncent. Enivrées par les émanations rayonnantes du grand dieu Râ, elles deviennent vite noires. Toutefois, elles sont inutiles chez les nyctalopes et prennent le nom usuel de monocle chez le cylope.

 

Le piano

Qu'il soit bien droit ou à queue, quelqu'en soit sa gamme, il a toujours une jolie descente que l'on aime à flatter. S'il est bien Mi, il n'est jamais La quand on lui gratte le Do. On ne peut que difficilement s'empêcher de toucher délicatement à toutes ses touches. Puis de les frapper de plus en plus fort, de les marteler à la manière d'un Jerry Lee Lewis comme sur Great balls of  fire. Et de finir par divaguer, en jouant debout sans penser à rien un peu comme un Bill Evans qui se lance dans des improvisations intemporelles.

La bille

Elle roule sans jamais tiquer, qu'elle soit d'agathe, de terre, de verre, d'acier ou même de feu. Son roulement devient vite entêtant, et c'est alors bille en tête qu'on essaye de la rattraper, mais jamais on n'y parvient à moins de toucher sa bille. Elle a parfois les boules et elle nous fait flipper mais quand elle est de clown, c'est le rire qui l'emporte, ce qui n 'est point billevesée. Et si toi-même tu roules ta bille, tu auras peut-être la chance de humer le parfum de la dame en noir que renferme mystérieusement une chambre jaune... mais pour ce faire il te faudra biller doux !

 

 

2 juillet 2011

Ô bout de mon rouleau ! (Joye)

Grâce limpide
Si mal connue,
La beauté pure
Du papier Q !

Aucun liquide
N’y reste imbu,
La sinécure
Du papier Q.

Ô intrépide!
Ô farfelu !
Ô épicure !
Ô papier Q !

Ami splendide
Atteint son but :
Bonne figure,
Le papier Q !

2 juillet 2011

Défi 156 (32Octobre)

 

Balluchon, au bout de mon manche parfois porté,

Accessoire de ma sorcière bien aimée,

Larbin de Cendrillon au temps de ses malheurs,

Acrobate, pour décrocher les toiles savamment tissées,

Imprévisible dans les mains de l’apprenti sorcier,

 

Je suis

Plumeau, si un oiseau m’a offert ses plumes,

Balayette quand je suis relégué chez Madame Pipi,

Goupillon quand il fait trop chaud et que je me refugie dans l’église du village,

Balai-brosse quand le marin m’emporte à son bord.

 

 

2 juillet 2011

Les lunettes (EVP)

 


Ah ! Mes jolies lunettes,
Ah ! Mes belles coquettes,
Quand je tâtonne le matin
Jusqu’à la salle de bains.
Vous me sortez du brouillard
Du flou au net dans le miroir.
Jamais je ne vous aurai trahi
Pour des lentilles riquiquis.
Mais quel formidable génie,
Eût l’idée pour guérir sa myopie,
De se servir de ses oreilles
Et de son nez  tout pareil,
Pour faire tenir ces deux verres
Devant ses yeux de coléoptère.
Peut-être sa femme lui avait dit :
Regarde donc comme c’est joli !
Mets ton lorgnon mon cher Gaston
Et écoutes comme ça sent bon !!

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