Elle est debout et de bois.

Poser mes paumes sur ses veines est comme caresser les traces de vie sur le visage de mon amour.

Elle porte en elle toutes les assiettes, les bols, les couverts, tous les bouquets de fleurs, tous les livres, les stylos, les feuilles de papier… tout ce qu’on a déposé sur son plateau.

Elle sent la promenade en forêt et la cire de la maison.

Assise, j’arrondis le dos, et sur mes bras croisés à plat contre sa douceur solide, j’appuie ma tête.