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Le défi du samedi

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28 février 2015

Participation de Venise

 

Si tu peux planquer le  porte -manteau avant les perquisitions,

Le fantôme de notre oncle rôde toujours dans la maison. 

Ça évitera de voir nos binettes  dans le New York Time.

Ici il pleut encore mais pas pour longtemps.

Ce qui nous manque c’est le calme.

Si  par hasard  tu peux fondre l’or et faire pousser ta barbe

On pourrait se rejoindre.

Je t’embrasse

 

PS./

Je suis dans l’impossibilité d’en dire plus les lecteurs des  défiants lisent entre les lignes !!!!

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28 février 2015

Prière de mettre au clou (Vegas sur sarthe)

On se souvient que le Créateur avait chassé Adam et Eve du jardin d'Eden en les condamnant à un Ave et trois Pater (Voir Genèse saison3, 22-24).

Il faut préciser qu'Adam était dur de la feuille - la faute à Eve et à ce “Love songs “ de Binyamiyn Biolay qui lui filaient des érections sénatoriales -  aussi se trouva t-il fort déconfit au seuil du jardin d'Eden avec un navet Maria et trois patères sur les bras.

“Pourquoi n'en ferais-tu pas un portemanteau?” suggéra Eve qui en était à sa seconde idée de génie depuis celle de la pêche originale.
“Il me semble qu'au singulier, on dit un porte mental” fit singulièrement remarquer Adam qui était plus syntaxe que bricolage.
“Ne me demande pas pourquoi” insista Eve “mais je trouve que portemanteau, c'est plus joli”

“Et un portemanteau pour porter quoi, Madame?” soupira Adam qui s'était soudain ramolli de la feuille et sentait venir l'embrouille.
“Pour porter mes manteaux, gros naze” répondit Eve, toute étonnée de formuler une lapalissade bien avant La Palisse lui-même.  
Le ton était monté mais sans nuisance sonore puisque les voisins n'avaient pas encore été créés ni l'amende forfaitaire à soixante huit euros.
“Et c'est quoi un manteau, Madame-je-sais-tout?” bougonna Adam.
“C'est c'que tu vas pas tarder à m'offrir pour couvrir ma nudité car j'en ai soupé d'porter cette tenue d'Eve!” répondit t-elle en se drapant dans un ressentiment qui se trouvait là.

Remarquons que si la tenue d'Eve est encore portée de nos jours, on ne sait rien de la tenue d'Adam.
 
“Et ça ressemble à quoi, un manteau?” s'inquiéta Adam à juste titre.
“Ça dépend d'la saison, gros naze” répondit Eve, songeuse.
Adam se souvenait que le Tout Puissant avait créé deux grands luminaires – lune et soleil – pour marquer les saisons:”Euh... t'es sûre que trois patères ça va suffire?”.
“Ca m'étonnerait” rétorqua Eve “si tu comptes un imper, un blouson et un ciré pour la pluie, un caban et un parka pour les grandes marées, un paletot et une gabardine pour la demi-saison...”
Adam avait blêmi:”Ah... parce qu'il y a aussi des demi-saisons? Ça doit être un truc de fille, ça”

“C'est quoi une fille?” ironisa Eve “et puis j'ai besoin d'une pèlerine pour l'arrière saison, d'une doudoune et d'une canadienne pour le froid sibérien... ”
Adam s'égosillait:” Une canadienne pour la Sibérie!! Tu cherches l'incident diplomatique? Tu perds la tête ma pauv' fille!!”

“En tout cas, tu peux préparer un chapelet d'patères avant qu'on finisse congelés au bord du jardin!”
“T'aurais pas plutôt une autre idée?” gémit Adam sans conviction car une troisième idée de génie aurait tenu du miracle et la multiplication des patères n'était pas inscrite au programme du Créateur.
“J'avais bien pensé à un dressing” murmura Eve “mais l'angliche n'existe pas encore...”
Adam soupira:”On va pas compter sur les angliches pour trouver de bonnes idées. Occupons-nous céans de ton foutu portemanteau”.
“Il me semble bien vert, Adam” fit remarquer Eve.
Vert Adam... Il songea que ça pourrait servir plus tard, mais à quoi?

Adam prit alors le navet Maria et y fixa les trois patères - Lapeyre, la fixe et la sintesprix - puis il grava cette inscription dans le vert: “Prière de mettre au clou”.
“Ça veut dire quoi, mettre au clou?” questionna Eve.
“Tu peux pas comprendre” dit Adam “ça touche au mystique... plus tard nos descendants appelleront ça le Mont-de-Piété”
“C'est plutôt sympa” admit Eve “et ça f'rait pas mal chez ma tante”.
“T'as pas d'tante, ma pauv' fille” répliqua justement Adam, car c'était vrai.
“C'est vrai” dit Eve, car c'était vrai.
Ainsi le portemanteau était né, j'étais né et c'était bien.


Aujourd'hui je comprends pourquoi on me regarde bizarrement... un navet gravé d'une inscription “Prière de mettre au clou”, c'est tellement éloigné de ce qu'ils font aujourd'hui chez Casto, là où les envies prennent vie.
J'en ai supporté des fringues au fil des siècles, des chitons, des toges, des gandourahs, des crinolines et des redingotes, des treillis, des caches-poussière, des fourrures et des machins innommables.
Et aussi des teeshirts et des trench coats depuis que l'angliche a été inventé.
Alors, ne me parlez plus de fringues, nom d'un saint Frusquin!

 

21 février 2015

Défi #339

Souvenirs d'un vieux porte-manteau !

 

Porte manteau

Nous attendons vos trouvailles

à samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

21 février 2015

Ont récolté des brisures de paradis

21 février 2015

Participation de Venise

TU VOIS !!

                               Des milliers d’étourneaux ricanent toujours dans les sorbiers.

                               Et  dans la lumière ambrée du crépuscule

                               Tout est encore possible.

                               Les dunes roses jouent du dos.

                               Comme un troupeau de baleine

                               AL ORS Quoi ?

                               Perd u le paradis ?

                               Qu’importe ce qu’on a perdu.

                               Puisque mon cœur n’a point gelé.

                               Je vous écris du fauteuil du salon, les doigts poissés de miel.

                               Les journées se brisent comme un miroir dont les éclats paradisiaques dégringolent

                               Avec un tintement sourd.

Une vie , ma vie , ta vie ,,un instant, la plénitude ,l’éternité la félicité s’agenouillent

Au pied d’Adam et Ève.

Et  la lune en profite et pointe son nez avec  son bonnet de  travers 

Le paradis est une expérience  intime, les yeux couchés dedans.

Nous aurons  vu du monde  que la pierre qui le brise.

Noud aurons entendu du monde que le psaume du grillon, ce chant mal assuré qui annonce la fin de notre place dans le jardin.

Nous ne savions pas que nous étions tombés dans la vie comme des gouteurs de confitures.

 

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21 février 2015

DES MORCEAUX DE PARADIS (Lorraine)

         Des morceaux de paradis émaillent la prairie, Jules Renard les a vus et, en voulant les rassembler pour en tisser une belle nappe miroitante et lisse, il s’est rendu à  l’évidence : jamais il ne reconstituerait le paradis initial, il manque des morceaux, il n’y a sur la terre qu’un paradis brisé.

         Depuis, pénétrée de cette découverte, je tente de m’y conformer. Je longe la rivière au soleil et je fuis l’ombre, je bondis sur les petits nuages d’azur et fais volte-face quand veut m’emporter l’orage ricanant ; je parle à mon chat et je le caresse quand il s’approche éperdu, au sortir d’un cauchemar félin. Son ronron est un minuscule bris de bonheur mais je le reçois comme une grâce.

         Je dénombre chaque jour une brisure de paradis, je l’attache à ma boutonnière et il m’aide à vivre.

         Je ne retrouverai plus le paradis de mes vingt ans. Mais je sauve précieusement ( si précieusement !) les miettes de paradis brisé quand le hasard m’en fait cadeau : une petite main d’enfant dans la mienne, une vieille romance lancée aux passants par l’orgue usé de Barbarie, un sourire qui rencontre le mien, l’espoir d’une visite. Et la certitude que chacun de nous avons notre petit coin de paradis quotidien si tout simplement nous réapprenons à « voir » ce que est vraiment beau et à « entendre » le chuchotis des arbres et le chuchotis du cœur.

 

21 février 2015

Participation de Krystel

 

kr01

21 février 2015

L’enfer est le paradis (EnlumériA)


— Ça serait quoi pour moi, la définition du paradis sur terre ? C’est ça que vous me demandez ?
— Oui, monsieur. C’est exactement ça.
— Eh bien… de prime abord, j’ai bien une idée qui me vient à l’esprit, mais…
— Mais ?
— C’est-à-dire que c’est assez intime.
— Intime ? Vous voulez dire qu’il s’agit d’une…
— D’une dame, tout à fait. Vous comprendrez ma discrétion.
— C’est une dame que l’on connait ?
— En effet, monsieur. De plus, elle est mariée. Fort mal, mais le fait est là.
— Je vois. J’ose croire, cher ami, qu’il ne s’agit pas de mon épouse ?
— Non, monsieur. Soyez rassuré. Il s’agit d’une jolie femme.
— Vous êtes vexant, monsieur.
— Non. Ne croyez pas cela. Il se trouve simplement que nous avons des goûts différents.
— Soit. Mais cela ne répond pas à ma question.
— Qui était ?
— Votre paradis sur terre, monsieur ! Enfin ! La mémoire vous fait-elle défaut à ce point là ?
— Ah oui ! Cela me revient. Pardonnez-moi. Cette dame dont je parlais. C’est qu’elle m’occupe l’esprit, vous savez.
— Oui, certes. Mais nous n’allons pas y passer le réveillon. Votre réponse, monsieur. Nous avons tous répondu. C’est à votre tour de jouer le jeu… et sans finasser, s’il vous plaît.
— L’enfer, monsieur.
— J’ai peur de ne pas comprendre.
— L’enfer de la bibliothèque, voyons. Vous connaissez mon amour immodéré pour les livres.
— Les livres, bien sûr. Il est vrai que vous avez la réputation d’être un rat de bibliothèque.
— Tout juste, monsieur.
— Et je me suis laissé dire que la bibliothécaire était on ne peut plus avenante.
— Par le diable ! Je suis démasqué. Vous êtes malin comme un chat.
— À bon chat, bon rat, monsieur.


Évreux, le 20 février 2015
 

21 février 2015

Eclats de paradis… (Fairywen)

Défi 338 du samedi 14 février 2015

21 février 2015

Participation de Nhand

QUELQUE CHOSE DU PARADIS

 

 

Le paradis n'est pas ici...
Le ciel se moque de la terre
Et quand il nous tombe dessus,
C'est pour nous hurler sa colère.

Le paradis n'est pas ici...
Le ciel ne pense qu'à sa pomme
Et quand il nous crache dessus,
Ce n'est pas pour être économe.

Moi, je ramasse les pépins
Qu'il égare au pied des sapins,
Puis, je les plante et les arrose
Pour qu'ils me donnent quelque chose
Du paradis ;
Je vous le dis,
C'est ainsi – ne lui en déplaise –
Qu'au lieu d'enrichir le malaise,
En attendant les grands honneurs,
Je cueille des petits bonheurs
Sous les nuages
Et leurs outrages.

Le paradis n'est pas ici,
Mais il est un peu là quand même,
Entre le chagrin, le souci,
La mitraille et le chrysanthème...
Le reconnaîtrez-vous aussi ?

 

 

LOGO NH-PF

21 février 2015

Des morceaux de paradis par bongopinot

 

Je pense que le paradis n'est pas sur terre

Mais des morceaux y tombent sans bruit

Nous offrant ainsi un peu de son mystère

Doux comme du velour et sucré comme un fruit

 

Le paradis n’est sûrement pas sur terre,

Mais tous ces petits bouts débarqués m'ont éblouie

Ils consolent et apaisent nos mauvaises heures

Descendus doucement d’un ciel d’étoiles bleu nuit

 

Partout des petits jardins de bonheur

Qui se seraient simplement échoué et invité

Mais qu'il faudra parfois chercher des heures

Pour profiter de cette olympe amenuisé

 

Déposé sur terre pour nous donner un peu de joie

Que l’on partage tout au long de notre vie

Pour nous permettre de supporter les jours froids

Les peines, les malheurs et la maladie

 

Ils sont dans ce champ de belles marguerites

Et dans toutes ces choses que l’on aime

Ils sont dans nos plaisirs et nos fêtes

Ils sont partout et également en nous-même

 

 Et même si le paradis entier n’est pas ici

On peut bien si on veut s’en construire un

Et le garder dans nos maisons bien à l’abri

On peut si on le souhaite chacun avoir le sien

 

 Voilà je m’en vais construire mon paradis

Pour y mettre tous mes petits moments de bonheur

Pour supporter un peu mieux mon destin étourdi

Ne vous moquez pas au risque de briser mon cœur

 

21 février 2015

Eclats du paradis (Joe Krapov)

DDS 338 Eclats du Paradis


S'il faut montrer, ce samedi,

Quelques fragments de paradis,
Tant pis si ça paraît étrange :
Voici comment je vois les anges !

D 96 09 23 Saint-Pol de Léon - Défilé - Danseurs volants 2


Moi, je n'en fais pas un mystère

Mon paradis est sur la Terre !
Un bord de mer en Finistère
Et la Bretagne est Univers !

D 96 09 04 Coucher de soleil à Plouescat


Ceux qui rêvent jusqu'à plus soif

D'un séjour de paix éternelle
Grand bien leur fasse !

D 96 09 28 Saint-Pol de Léon - Petits sauniers de Guérande


Désolé si ça les décoiffe :

Je préfère à ça les dentelles,
Les sourires et le temps qui passe...

D 96 09 31 Saint-Pol de Léon - Contrejour de coiffe fouesnantaise


...Sans que l'on ait à regretter

La longueur de l'éternité !

D 96 09 02 Coucher de soleil à Plouescat

 

Photos prises à Plouescat et Saint-Pol-de-Léon (Finistère) en juillet 1996

21 février 2015

oxygène (par joye)

 

 Si t’es un homme

Ou même tout comme

Tu marches sur la terre

Tant qu’à faire

Et tu erres

Dans le planisphère

Pour trouver de l’air

Ou même un petit peu d’oxygène

 

Comme dans un paradis brisé

Tout comme un paradis brisé

 

Si t’es une femme

Amalgame :

Hey nana, tu es infâme

On te met tout le blâme

Et pour mieux péter le drame

Tu bosses et puis tu rames

En faisant toutes tes gammes

Pour juste un petit peu d’oxygène

 

C'est comme un paradis brisé

Tout comme un paradis brisé

 

Et puis enfant ou bestiole

La vie n’est pas plus drôle

Abattoir ou viol

En buvant du pétrole

Si tu chopes la rubéole

Tu crèv'ras comme un rag-doll

Et sans un petit peu d’oxygène…

 

Comme un paradis brisé

Ce maudit paradis brisé

 

Alors, Dieu es-tu là

Sous ta stupide pergola ?

Mon dieu ne vois-tu pas

Qu’on est déjà raplapla

Pour une histoire de gaga

Et un jardin loin de ça...

Car il te manquait de l’oxygène

 

Comme dans un paradis brisé

Tout comme un paradis brisé

Parce que ton paradis brisé

N’est plus là pour te catéchiser

 

Juste un petit peu d'oxygène

 

21 février 2015

Participation de JAK

ja01

Le Paradis, que ne m’a-t-il pas fait rêver ??? Dans mon enfance un chemin pentu, pas loin de la ville y menait péniblement. Tous les Jeudis,  avec les copains, filles et garçons,  nous nous y accédions  pour découvrir, on ne  savait trop quoi.

Chaque fois c’était la même  sensation d’une expédition  vers l’inconnu. En bordure du chemin pierreux,  des arbres aux ramures excentriques nous lorgnaient  nous tendant  leurs bras tortueux. Nous en  cherchions un  accessible, pour l’escalader, et,  de sa cime découvrir la cité qui s’agitait à nos pieds, refaisant, du haut de cette citadelle, un monde, et celui-ci alors, nous appartenait.

Il y avait aussi à quelques pas,   un immense comble, un abime,  broussailleux que  les ronces avaient capté  et transformé en   un  royaume sinistre. L’enfer ?  Nous imaginions l’antre de quelque Diable-Sorcier, mais au grand jamais nous ne l’aurions exploré pédibus. Seuls nos yeux s’y activaient et  le scrutaient, sans cependant y  déceler la moindre  trace de l’autochtone sorti de notre imaginaire… le mystère demeurait entier…

Les anciens certifiaient     que le soir venu il s’y tramait des choses étranges… Une Dame blanche y rodait…. Mais notre courage émérite ne nous permettait pas d’aller en vérifier la véracité aux heures tardives. Nous avions, devant  cette énigme  menaçante,  une curiosité bien velléitaire. 

Je n’ai jamais su pourquoi cette grimpette se   nommait  rue du Paradis, mais pour nous c’était l’ouverture vers la porte d’un  éden imaginaire qui nous captivait  et concrétisaient nos angoisses de pré adolescents.

Et nous étions heureux d’être tous ensemble. N’était-ce pas là, le plus beau des Paradis.

 

 

Puis l’âge venant, j’ai pensé que le paradis, paradigme éternel de la soif de bonheur, n’existait pas. Trop de souffrances semblaient l’interdire.

Alors,  je n’ai pas cherché à savoir si il existe, je me suis contentée de savourez chaque moment.

Telle est a été et demeure ma  conception, et je cultive toujours, peut-être naïvement,  quelques coins paradisiaques,

 

Finalement,

Brin de  Paradis,  ou embuche    embarquée  sur les  rives du Styx,  à chacun son choix.

 

 

Le Paradis l'ami Georges l'a si bien chanté

21 février 2015

le paradis (Lilou)

 

Et voilà c’est arrivé… c’est bien ce que je craignais, qu’un jour, à force de nous concocter des défis chaque samedi, on se retrouverait en classe de philo. Disserter sur le paradis en miette, en morceau ou en entier comme si on parlait de thon en boîte.

Pas de radis ce n’est pas le paradis que ce soit sur terre ou sur mer ; et pas de radis pour acheter son brie c’est à pleurer des seaux… qui mord ne dine pas…

21 février 2015

Love songs (Vegas sur sarthe)

Quand Adam et Eve eurent bien secoué le pêcher original, le Tout Puissant les envoya se faire foutre sur Terre avec leur saint-frusquin.
A l'époque végétarienne, le saint-frusquin consistait en cinq fruits et légumes dont la fameuse pêche originale, la pomme, la poire, le scoubidou-bidou et la grenade mais ils emportèrent aussi quelques morceaux de Paradis.
On sait aujourd'hui que la plupart des morceaux de Paradis appartiennent à un certain Binyamiyn Biolay, notamment ceux qui évoquent le pêcher et la fuite qui s'ensuivit tels “Prends garde à moi” et “Tu pars comme on revient”.
Ca chantait entre autres: “Quand je suis nue quand je suis de dos... Alors prends garde à moi”.
De dos ou de face, Adam s'était fait avoir jusqu'au trognon et le jardin des délices n'était déjà plus qu'un lointain souvenir pour eux deux.
Ca chantait ça aussi: “Et depuis peu j'ai compris... Que chaque erreur avait un prix “, mais il était trop tard pour regretter, et de toute façon Eve chantait faux, à l'instar de bien des Eve.
.
Ils se souvenaient du jour où Il les avait virés comme des malpropres, c'était pour la teuf à Valentin... le quatorze février vu qu'Il venait de créer Février et quelques nombres au hasard qu'on appelle maintenant Loto.
Adam et Eve dansaient sur “Love songs” et ce refrain “Hold me till the day is done“ - chanté par un chœur d'anges - auquel ils n'entravaient rien à cause de l'angliche qui n'existait pas encore, quand soudain le Malin était arrivé en serpentant.
Le plus rusé des serpents rusés s'était pointé avec sa minable pêche originelle... et on connait la suite.
Le Tout Puissant avait dit: “Allez... Filez, mignons!!” et les mignons avaient filé. Et cela fut ainsi.
.
Ayant ramassé leurs morceaux de Paradis, Adam et Eve décidèrent de les mettre en lieu sûr dans un album collector, contrairement aux fruits et légumes qu'ils mirent en tubes pour ne pas les confondre.
Auraient-ils dû faire le contraire? Dieu seul le sait, encore que...
.
Comme l'avait ordonné le Tout Puissant il leur restait à croître et à se multiplier - d'abord dans le plaisir pour Adam et ensuite dans la douleur pour Eve - alors ils croîssirent ou ils croîssèrent, en tout cas ils crûrent et ils se multiplièrent.
Ainsi naquirent vaille que vaille des petits bouts de paradis: Caïn-caha et Abel de Cadix dont les yeux de velours furent glorifiés par Luis Mariano, puis 130 ans après vint leur troisième enfant qu'ils baptisèrent Sept (Seth en hébreu) pour contrarier le Tout Puissant.
.
Forts de leurs 130 ans - puisqu'ils avaient le même âge - Adam et Eve n'en oubliaient par pour autant leur cher Valentin qu'ils honoraient comme il se doit chaque 14 février.
Afin ne pas oublier ces 130 petits morceaux de bonheur, 130 peaux de serpent
- séchant tranquillement comme des chaussettes épinglées à l'aide de pitons - trônaient au manteau de la cheminée, et c'était bien...
14 février 2015

Défi #338

Le paradis n'est pas sur terre,

mais il y en a des morceaux.

Il y a  sur la terre un paradis brisé.

Jules Renard-Journal -

Coeur puzzle

Dites nous ce que vous en pensez  

à samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

14 février 2015

Ont rencontré Anakin Skywalker et son chien Tolstoï

14 février 2015

T'es à la bourre (Vegas sur sarthe)

Le champ du Mathieu, c'est un putain d'champ en dévers... tout l'monde le sait au village mais c'était ça ou mettre mes bourrins à la retraite et moi avec; alors j'ai accepté le marché.
Le pire c'est pas le dévers, c'est cet espèce d'épouvantail en fer blanc qui gueule toujours la même chose à chaque passage: »T'es à la bourre... 38ème rang... T'es à la bourre ».
Parait qu'il a été programmé pour ça et qu'y sait rien faire d'autre que compter les sillons.
D'abord cheu nous on dit pas « à labour » mais « au labour ».
Et pis y f'rait mieux de m'donner un coup d'main plutôt que d'rabacher comme un berlaudiau.
Y sait même pas qu'un “petit journal” cheu nous ça fait trente quatre ares et qu'on laboure jamais plus d'un p'tiot journal par jour, sinon ça s'rait plus un p'tiot journal, vindiou!
.
Y z'ont dit à la télé qu'y z'allaient rester là tant qu'on aurait la Menace... une sacrée embrouille qui menacerait nos terres, rapport à tous ces évènements qu'on nous cache.
Le père Martenot dit que c'est souvent comme ça avec les Menaces... faut pas tout dire sinon ça fait moins menace et on y croit pas.
On a rien pigé à leur politique agricole, à leurs petites et leurs grosses commissions, enfin toutes ces cagades qu'y font dans leur sénat galactique.
Moi, tout c'que j'sais - comme on dit cheu nous - c'est « qu'avant la Bonne-Dame de septembre, tu laboures quand tu veux mais après la Bonne-Dame c'est quand tu peux ».
J'lui ai parlé d'la Bonne-dame au clown blanc... mais ça imprimait pas.
J'l'appelle mon clown blanc mais à la télé y disent clône blanc.
Parait qu'y z'ont cessé d'faire la guerre dans les étoiles pour rev'nir nous protéger; vindiou c'était pas la peine.
Cheu nous, un beusenot qu'est pas capable d'atteler deux percherons, c'est pas de l'aide, d'ailleurs le Copain et l'Petrus y s'foutent pas mal de lui.
.
Sûr qu'y a pas besoin d'un gros coup d'sabot pour l'esquinter, l'épouvantail en fer blanc.
Quand j'dis épouvantail... ça fait bien rigoler les corneilles !
A la prochaine rabasse, y s'ra tellement gaugé qu'y pourrait bien rouiller sur place.
Pourtant y'a aucun défaut dans ce tas d'ferraille, pas l'moindre p'tit trou où j'pourrais balancer un gatte-cul, histoire de voir s'il est programmé pour la danse de saint-Guy.
Parait qu'un clown blanc c'est très chatouilleux, c'est sophisquité et ça s'enrhume pour un rien.
Sa sulfateuse a pas dû servir beaucoup... y'a pas la moindre trace de bouillie bordelaise dessus.
.
C'matin à la télé y z'ont décrété le niveau Deux !
J'savais même pas qu'on était tantôt au niveau Un.
Alors au d'ssus des champs, y nous z'ont lâché comme des cerf-volants qu'y z'appellent des drôles ou des drones, mais ça fait moins rigoler les corneilles, vindiou!
Ca sert à rien à part amuser les p'tiots et les p'tiotes... faut pas d'mander c'que tous les morveux vont vouloir pour leur Noël.
En tout cas avec le Copain à la charrue, le Petrus à la herse et moi entre les deux, on attendra pas leur menace pour retourner la parcelle avant les semailles.
.
Hier j'ai surpris mon clown blanc dans la grange, cheurté sur la paille, à chouiner comme un gamin, que ça m'en a filé l'virot... ou alors c'est l'bruit qu'ça fait quand y rechargent leurs batteries, va savoir? On sait même pas si y font chabrot après la soupe.
.
T'es à la bourre... 39ème rang... T'es à la bourre”.Oui je sais, je sais!
V'la t'y pas qu'au père Martenot, y z'y ont refilé une clowne blanche que c'est pas une denrée non plus.
Il avait espéré qu'elle servirait au moins à la maison mais elle est pas plus programmée pour plumer les patates que pour la polissonnerie.
Comme y commençait à l'embistrouiller un peu, y s'est pris un d'ces coups d'jus, pire que çui des clôtures à vaches!!
Ca lui a calmé l'Jesus et depuis, y dit comme ça qu'la menace c'est elle et pas aut' chose!
J'lui ai répondu qu'elle avait surement débranché son sexe à pile mais ça l'a pas fait rigoler.
N'empêche! Pourvu qu'y s'reproduisent pas...
14 février 2015

Guerre et paix (Emma)

- Qu'en penses-tu, vieil homme ? N'est-ce pas toujours la même chanson*, depuis la guerre du feu jusqu'à celle des étoiles, guerre et paix, guerre et paix, guerre et paix…

- Fiche nous la paix, bestiole, dit le cheval. (Celui de tête, qui avait appris l'Anglais à Sébastopol)

_____________

* si je puis me permettre un avis personnel :

celle que j'préfère, c'est celle-ci https://www.youtube.com/watch?v=l2F5qaHzkj0

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