TU VOIS !!

                               Des milliers d’étourneaux ricanent toujours dans les sorbiers.

                               Et  dans la lumière ambrée du crépuscule

                               Tout est encore possible.

                               Les dunes roses jouent du dos.

                               Comme un troupeau de baleine

                               AL ORS Quoi ?

                               Perd u le paradis ?

                               Qu’importe ce qu’on a perdu.

                               Puisque mon cœur n’a point gelé.

                               Je vous écris du fauteuil du salon, les doigts poissés de miel.

                               Les journées se brisent comme un miroir dont les éclats paradisiaques dégringolent

                               Avec un tintement sourd.

Une vie , ma vie , ta vie ,,un instant, la plénitude ,l’éternité la félicité s’agenouillent

Au pied d’Adam et Ève.

Et  la lune en profite et pointe son nez avec  son bonnet de  travers 

Le paradis est une expérience  intime, les yeux couchés dedans.

Nous aurons  vu du monde  que la pierre qui le brise.

Noud aurons entendu du monde que le psaume du grillon, ce chant mal assuré qui annonce la fin de notre place dans le jardin.

Nous ne savions pas que nous étions tombés dans la vie comme des gouteurs de confitures.