Je pense que le paradis n'est pas sur terre

Mais des morceaux y tombent sans bruit

Nous offrant ainsi un peu de son mystère

Doux comme du velour et sucré comme un fruit

 

Le paradis n’est sûrement pas sur terre,

Mais tous ces petits bouts débarqués m'ont éblouie

Ils consolent et apaisent nos mauvaises heures

Descendus doucement d’un ciel d’étoiles bleu nuit

 

Partout des petits jardins de bonheur

Qui se seraient simplement échoué et invité

Mais qu'il faudra parfois chercher des heures

Pour profiter de cette olympe amenuisé

 

Déposé sur terre pour nous donner un peu de joie

Que l’on partage tout au long de notre vie

Pour nous permettre de supporter les jours froids

Les peines, les malheurs et la maladie

 

Ils sont dans ce champ de belles marguerites

Et dans toutes ces choses que l’on aime

Ils sont dans nos plaisirs et nos fêtes

Ils sont partout et également en nous-même

 

 Et même si le paradis entier n’est pas ici

On peut bien si on veut s’en construire un

Et le garder dans nos maisons bien à l’abri

On peut si on le souhaite chacun avoir le sien

 

 Voilà je m’en vais construire mon paradis

Pour y mettre tous mes petits moments de bonheur

Pour supporter un peu mieux mon destin étourdi

Ne vous moquez pas au risque de briser mon cœur