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Le défi du samedi

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18 janvier 2014

Bras long mais idée courte (Sergio)

Mon père lui, avait le bras long .quoiqu’à y repenser il ne semble pas que ses bras fussent longs. Ils étaient normaux et de taille égale .Par piston, c’était un ami du Maire il me fit embauché, malgré mon handicap au service technique de ma ville où, mon chef, pensait que j’avais des dispositions particulières pour effectuer le remplacement des ampoules grillées des lampadaires. Ce dernier pensait faire l’économie de l’utilisation d’une nacelle élévatrice, car, Ah oui j’ai oublié de vous en faire part, je suis affublé d’un bras long, même très long. Mais un seul bras long ne sert à rien si l’autre est de longueur conventionnelle. Je pus facilement dévisser le hublot en verre mais le fit tomber sur le sol ou il se brisa. En effet je ne pouvais tenir d’une seule main le tournevis et le hublot. Apres plusieurs essais tous catastrophiques je fus remercié le soir même. Avoir le bras long n’avantage pas toujours. A l’école primaire où, pensant bien faire, m’évitant ainsi un  déplacement, j’écrivais la réponse à la question posée par mon instituteur directement au tableau de ma place, eut pour effet de déclencher un fou rire généralisé de la part de mes camarades. Le seul à ne pas rire fut l’instituteur. Il me prit en grippe et me relégua au fond de la classe et je ne fus plus interrogé.je me renfermais sur moi-même, mon bras sagement roulé sur mes genoux. Choux hiboux cailloux etc. … je fus donc orienté en CLISSE puis SECPA. Le système m’évacua très vite. J’étais diffèrent et me retrouvait seul. Dans le bus quand je voulais aider une Mamy en appuyant depuis le siège arrière sur le bouton déclenchant l’ouverture des portes je déclenchais chez elle des hurlements. J’étais un monstre. Aucune intervention chirurgicale n’était envisageable. Cas unique .Etais je donc le seul à avoir le bras long sur cette planète ?

Une seule fois, avoir le bras long me servit. Je fus, bien malgré moi pris en otage dans un holdup à ma banque, où j’étais venu d’arrache-pied, renégocier un prêt pour lequel je n’arrivais plus à joindre les deux bouts. A peine entré un gangster patibulaire me braqua avec un énorme pistolet en hurlant « les mains en l’air » Effrayé, je m’exécutais prestement et lançais donc mon bras démesuré vers le haut. Il heurta violement le faux plafond qui s’écroula sur le bandit malchanceux. Je fus, une fois n’est pas coutume le héros du jour.

J’allais baisser les  bras et balayait d’un revers de main les conseils les plus avisés. Heureusement j’avais gardé la tête sur les épaules et je pris le problème à bras le corps.

Voilà toute l’histoire mais avoir le bras long cela me fait une belle jambe. J’ai surtout envi que l’on me lâche les baskets.

 

ser03

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18 janvier 2014

Le Bras long mis à l'index (Sebarjo)

Depuis quelques semaines, je lis chaque jour ou presque quelques pages de Naissance de Yann Moix, livre qui pèse ses trois livres au bas mot, ce qui est bien plus fort qu'un triple A. Ce poids qui n'est pas une tare en soi [ni en moi(x)!] m'oblige à une installation confortable et stable : je me cale au fin fond d'un bon fauteuil et je ne bouge plus, sinon les doigts pour tourner les pages. Certes, je peux opérer en station horizontale mais dans cette position, le temps est compté si je veux éviter la crampe dans les bras que je n'ai pas si longs que ça, ce qui est bien dommage lorsque la presbytie se fait de plus en plus insistante ! Ainsi, lis-je petit à petit, chaque jour un chapitre – généralement assez court, ce qui est pratique pour découper ma lecture. Finalement, on peut dire que je la déguste cette Naissance qui n'en finit pas, et ce n'est pas plus mal ainsi car en tentant de me farcir plus de mille deux cents pages en quelques jours seulement, je risque l'implosion textuel, la boulimie verbale, l'overdose syntaxique. Le néant der Tal, le vide-ordure, le propre à rien... Le dégoût des autres livres.

Aussi, est-ce de cette façon que, il y a quelques jours à peine, à la page deux cent seize de ce grand œuvre, je suis tombé sur ce passage que je ne mettrais pas à l'index, bien au contraire car je vous l'offre à bras ouverts :

 

''Il n'y a rien de plus laid sur la terre que de désigner un homme (a fortiori un enfant) du doigt. J'entrais dans un monde de doigts. Doigts tendus nerveusement vers les coupables, plus coupables encore quand ils sont faibles, plus faibles encore quand ils sont innocents. Désigner du doigt : exercice où l'homme me semblait exceller. Délatrice humanité. On m'avait accusé de naître. Puis on m'avait accusé d'être né. On m'avait ensuite accusé d'avoir survécu à cette naissance. Enfin, accusé de continuer à être en vie. Des dizaines de doigts pointés m'avaient déjà transpercé la chair. J'étais criblé d'accusations comme certain saint de flèches.

Qu'avaient donc tous ces adultes avec leurs doigts ? Cela virait à l'obsession. Doigts qui tantôt voulaient se précipiter dans ma bouche pour m'assassiner, tantôt se braquaient vers moi comme des bergers-allemands. Ces doigts tendus comme des nerfs, à qui s'adressaient-ils ? A moi ? A l'être neuf en moi ? Ces doigts, plus particulièrement l'index, guidaient-ils, régissaient-ils le monde ?

Mon premier sentiment fut que l'humanité comptait beaucoup trop sur ses doigts, prolongés d'ongles, noircis, rongés parfois jusqu'aux sangs. De ces mêmes doigts humains pouvaient tout aussi bien jaillir une sonate de Schubert, mais les doigts qui s'étaient donné rendez-vous dans ma chambre n'étaient pas musiciens. C'étaient des doigts politiques, non des doigts artistiques. C'étaient des doigts juridiques et rituels qui fondaient sur vous comme des vautours sur un lapin, vous marquaient d'un coup de bec, puis repartaient faire un tour dans les airs en préparant un nouvel assaut...''

 

Ce que je trouve incroyable, c'est que je venais de lire quelques instants auparavant la nouvelle consigne du défi du samedi : ''Donner une (ou plusieurs interprétations) de la célèbre locution française : Avoir le bras long !''

Étonnant, non ?

Veuillez toutefois m'excuser de m'être égaré dans les méandres moixiennes... Je vais désormais me reprendre en main et vous donner en un tour de bras ma propre définition. Ainsi donc, je m'y atèle... :

Pour répondre donc à la question posée ce samedi, je dirais que, généralement, lorsqu'on a le bras long, c'est qu'on a les doigts gourds. C'est un peu comme selon une mouvance – marginale ? - des sixties, avec les cheveux et les idées. En ce temps là, on ne coupait pas les cheveux en quatre et les hippies pip hourra n'avaient pas intérêt de crâner s'ils ne voulaient pas finir en épis pis pourra !

Et je n'irai pas plus loin en ma définition et préfère tourner court car, j'imagine que vous mesurez par vous-même, bien qu'à bras raccourcis (position que j'opte obligatoirement lorsque je me retrouve calé dans mon fauteuil avec plus d'un kilo cinq sur les bras), l'étendue des dégâts.

Bon dimanche et à la semaine prochaine !

 

18 janvier 2014

Avoir le bras long (par joye)

18 janvier 2014

Le C .. (EVP)


Il a le ventre bien rond
Et un double-menton
Sa tête est un vrai melon
Se prend pour Alain Delon.

        Mais attention attention
        Il a le bras très long,
        Fait jouer ses relations
        Pour te r’trouver en caleçon !

Des yeux en boutons pression
Une voix de caneton
Des chaussettes en tire-bouchon
La mèche en colimaçon.

Il chante comme Germaine Jackson
En s’prenant pour un baryton
Il bafouille du Jean Sablon
Croyant que c’est du Platon.
        
        Mais attention attention
        Il a le bras très long
        Fait jouer ses relations
        Pour te r’trouver en caleçon !

Il se croit nouveau Néron
Alors qu’il est aliboron
S’imagine en Champollion
En n’étant qu’un potiron.

        Mais attention attention
        Ses amis le laisse dindon
        Son bras raccourci d’un bond
        Ne reste que sa prétention !

À ce C..

18 janvier 2014

Avoir les bras longs (titisoorts)

On dit que j'ai le bras long, même que les deux le sont. Née à St Germain, je ne me destinais pas à une vie aussi remplie, aussi riche, ou tant de mondes seraient à mes pieds. On m'a donné le nom d'une déesse, je n'en attendais pas moins, mais cela je ne l'ai su, bien après mon parcours. J'ai même réussi à mettre des rois dans mon lit. Lorsque vous me verrez pour la première fois, comme une impression d'eau qui dort, mais méfiez vous. J'ai reçu Jeanne d'arc, un bien triste moment. Ce serait bateau que de dire que la mouche me va si bien. Il m'arrive de noyer le poisson mais sans faire le zouave. Entre mes bras longs, venez,  je vous présenterai mes flèches à toucher les nuages, le beau St Louis et dans votre coeur, il ne restera que Notre Dame. Et je finis dans un Havre de paix, mais je ne vais pas vous en faire toute une Seine.

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18 janvier 2014

Cérémonie soit qui mal y pense (Joe Krapov)

- Mesdames et messieurs, il nous faut prendre le problème à bras le corps.

Le journaliste, Averell Krapov, se penche vers son collègue et dit à voix basse, à propos du discoureur qui n'a jamais si bien porté ce nom :

- Déjà quand j'entends des phrases comme celle-là, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou !

- Nous devons faire rendre gorge à certaines rumeurs...


- A tous les coups, il va demander qu'on lui file un coup de main !


- ...car enfin j'ai le droit de prendre mon pied où je veux, quand je veux et avec qui je veux !


- Et dans n'importe quel pied-à- terre ! J'ai comme l'impression qu'il traite le problème par-dess(o)us la jambe !


- Ou alors il essaie de nous endormir, répond le journaliste n° 2, Harry Ksaparov. On va se retrouver d'ici peu dans les bras de Morphée !

- D'autres que moi, dans cette équipe de bras cassés, ont été pris la main dans le sac. Déjà, pour parvenir ici, il nous a fallu longtemps jouer des coudes, faire des pieds et des mains. Si je vous demande de m'épauler ce jour, c'est que nous manquons de bras pour éteindre l'incendie. Mais je vais répondre à la question posée par Miss MAP dans le journal « Le Défi du samedi ». En général, les gens qui ont le bras long ne se mouchent pas du coude. On ne leur cherche pas souvent querelle car leurs amis et protections ont vite fait de vous tomber dessus à bras raccourcis. Qu'elle se souvienne du proverbe latin : « Humerus radius cubitus » qui signifie : « Petite mère, tu ne vas pas rester radieuse très longtemps si tu te mêles comme ça des histoires de clavicule des puissants ». Et donc, Mesdames et Messieurs les membres des corps constitués, en vous présentant tous mes vœux de bonheur pour l'année 2014, je vous le confirme, «avoir le bras long» n'a et n'aura jamais qu'un seul sens à mes yeux. Cela signifie et signifiera longtemps encore «avoir de l'entrejambe».

Silence consterné de la salle.

Le discoureur constate l'émoi dans lequel sa conclusion a plongé ses auditeurs puis il corrige :

- Je voulais dire « avoir de l'entregent ».

- Trop tard pour rectifier le lapsus, mon pote ! C'est plié ! Viens, on se casse !

- Tu vas titrer quoi ? » demande Ksaparov à Krapov à la sortie.

- Après le mariage pour tous, l'origami pour tous !

- Ah ouais, pas mal ! En même temps, tu ne te foules pas !

- Normal ! Comme a dit le poète, "l'important c'est l'arthrose" !

Hamster jovial

18 janvier 2014

Participation de Venise

J’ai rencontré un grand patron de chaîne télé

J’étais en dessous du seuil de pauvreté, et cette détresse je ne pouvais la garder pour moi.

Je lui ai demandé avec le bras long qu’il avait de me prêter de l’argent

Il m’a répondu qu’il ne prêtait jamais à fond perdu

J’aurai  pu faute de bras long lui mettre mon poing sur la gueule mais il serait parti à coup sûr vendre l’info à   ‘CLOSER’ déjà très occupé …….

Pour le prix d’un jambon beurre cornichon j’ai ravalé ma colère , et je lui ai permis de me confier ses soucis de santé .

Je lui ai dit que j’étais quelqu’un de suffisamment responsable pour ne pas influer sur le cours des événements et si j’avais à portée de fusil le plus grand cancérologue je ne lui communiquerais pas ses coordonnées et que je ne conclurai avec lui aucun ‘d’édit de Nantes’

Mes bras étant plus courts que ceux d’un manchot, je marche à petite allure et j’arpente tous les axes de la boussole sans avoir besoin de rallonge !!!

 

18 janvier 2014

J’AI LE BRAS LONG (Lorraine)

                J’ai le bras long. Vous ne l’aviez pas remarqué? Normal, je suis discrète, je n’en parle pas,je n’en fais pas étalage, je me comporte comme tout le monde.  Enfin, presque!.  Quelquefois, je me prends par la taille, ma main gauche glisse derrière mon dos  et se pose coquettement sur ma hanche droite. Je fais quelques pas, comme si nous étion deux.

                Cela surprend un peu, je vous l’accorde.   Mais pas plus que lorsque je ramasse sans me pencher la balle de mon chat  et la lance vigoureusement  si loin dans la prairie qu’elle disparaît.

                J’avoue qu’avoir le bras long est parfois très agréable. Je fais mes courses sans fatigue, mon bras droit pousse paisiblement le chariot tandis que le gauche saisit prestement  les denrées en haut, en bas, devant l’acheteuse un peu hésitante (pardon, Madame),,  ou même dans le rayon d’en face.

                Seul ennui: il a la tête près du bonnet!  Ainsi, l’autre jour, il a flanqué une gifle bien appliquée au vendeur qui ravitaillait les consoles, sous prétexte qu’il était trop pressant envers moi!  Il a fallu que je le reprenne en mains. Je l’ai donc plis en trois et l’ai revêtu de sa housse; ainsi il a l’air d’un parapluie très innocent.

                J’allais oublier de vous le dire: c’est un bras long très affectueux. Sans me demander mon avis, un jour que nous étions coincés dans la file devant le cinéma, il a étroiteùent serré mon voisin contre moi, qui a paru ravi. C’est ainsi que nousnous sommes mariés...

 

18 janvier 2014

La seiche et le calmar (Vegas sur sarthe)

Une seiche vit un calmar
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas longue en tout comme un homard,
Envieuse, s'étire, s'allonge et se travaille
Pour égaler l'animal pittoresque,
Disant: "Regarde bien, mollusque;
Est-ce assez? Réponds-moi: vois-tu ces tentacules?
Nenni - M'y voici donc? -Point du tout. M'y voilà?
-Vous jouez petit bras."La seiche ridicule
Tira si fort qu'elle coula.

11 janvier 2014

Défi #281

Donner une (ou plusieurs interprétations)

de la célèbre locution française :

Avoir le bras long !

Bras long

Bonne recherche et à tout bientôt

à l'adresse habituelle :

samedidefi@gmail.com

 

11 janvier 2014

Nous ont conté le bal masqué de R2-D2

11 janvier 2014

Voyage dans le temps et dans l'espace (JAK)

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11 janvier 2014

Participation de Sebarjo

 

Le Portrait de Gorian Dray

 

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Ce matin-là, il n'était pas utile que je me regarde dans une glace pour savoir quelle tête j'avais. C'était un de ces matins qui succèdent à une nuit cauchemardesque, avec ses pluies furieuses et torrentielles qui semblaient si sempiternelles que si on avait murmuré cette chose à l'oreille du milieu d'une rivière, elle ne l'aurait pas crue !

Comme on dit communément, j'avais la tête dans le Q. Une chape de plomb pesait sur mon crâne, une barre d'acier frappait en cadence mes sinus et quel enfer ! Une pince monseigneur m'arrachait les tempes. Le temps ainsi ponctué me semblait infiniment long et vide. Invivable tant son poids était insupportable.

Et là, je me suis dit – car je ne sais pas comment mais, si aucun son ne sortait de ma bouche sans une déglutition possible, j'arrivais encore à me dire des choses aussi farfelues qu'elles fussent (intérieurement, bien que je ne sois pas particulièrement introverti, ni égocentré sur mon Moi ; ce qui était le plus fou) – qu'il suffirait d'un signe. Qu'il suffirait de presque rien, de simplement mettre les points sur les I. Qu'il suffirait d'allier le Q et le I pour récupérer un peu de quotient intellectuel. Insurmontable ?

Après un tel effort, dans l'immédiateté instantanée, on pouvait dire qu'en plus de la douleur, je subissais comme une anesthésie cérébrale, ce qui peut sembler paradoxal mais ce qui était bien pire que ça. C'est dans cet état de feuilles mortes que j'ai ramassé mes épaules afin qu'elles se lovent hystériquement contre mes lobes duveteux et que je me suis mis à chanter (mentalement puisque je le rappelle, j'avais perdu la voix de la raison. C'est malheureusement pourquoi vous n'aurez pas le loisir d'ouïr une reconstitution sonore ici bas. Néanmoins, vous pouvez y lire une transcription textuel) :

 

 Parce qu'avant la fête on est au faîte
A pile ou face, on renverse la tête
Parce qu'on n'arrive pas toujours à être
Soi-même ou même cet être
Qui est l'essence de notre existence
Si différent de notre paraître

Alors on pense Alors on pense Alors on pense
Alors on pense Alors on pense Alors on pense

Parce qu'après la fête on n'est plus au fait
Parce qu'on perd la face, on perd la tête
Parce qu'on arrive tout juste qu'à naître
Sans jamais parvenir à n'être
On reste loin à des kilomètres

Alors on pense Alors on pense Alors on pense
Alors on pense Alors on pense Alors on pense

 

11 janvier 2014

Cyborg 1° (Sergio)

Il était sans voix, la face  figée, la bouche bée .le visage du nouveau président de la république venait d’apparaitre à l’écran .un observateur aurait pu croire qu’il venait d’avoir un AVC. La peur le tétanisait sur place. Ce qu’il avait redouté depuis des décennies venait de se produire. Les hommes dans un ultime relâchement, agissant comme des enfants gâtés, gavés de publicités et d’informations manipulés avaient  abandonnés le pouvoir politique aux machines. Bien sûr on leur avait expliqué que cette mesure transitoire était mise en œuvre pour leur sécurité, en fait surtout la sécurité sacro-sainte du système financier mondial. Des experts prototypes, diplôme de grandes  écoles & costume gris, leur avaient expliqué doctement que le monde était au bord de la faillite, que la dette accumulée des états devenait insoutenable et qu’il fallait donc agir de façon méthodique pour exécuter un transfert  de cette dette collective vers une prise en charge individuelle. Bien sûr on ne faisait pas supporter ce fardeau aux populations défavorisés, néologisme technocratique qui voulait dire «population tellement lessivée depuis leur naissance dans des quartiers & des écoles de merde qu’elle n’a plus que son slip sur elle »

Depuis les années 1950-60 il avait vu poindre le complot .depuis ces années ou le Professeur Georges Lane avait introduit le miracle de l’analyse stochastique pour que les intervenants en bourse puissent bénéficier d’indicateurs techniques  très réactifs dans le but d’anticiper les retournements de tendance.

Les mathématiques financières dès cette époque étaient devenues un débouché envié des têtes de promo des   grandes écoles. On avait utilisé des génies qui auraient pu utiliser leurs géniales compétences pour lutter contre la faim dans le monde ou réfléchir à l’adaptation des habitats au vu des changements climatiques à venir. Non en les appâtant avec des montagnes de € ils avaient mis au point des algorithmes permettant de domestiquer le hasard & l’incertitude et permis à des machines informatiques de prendre le contrôle sur les flux monétaires mondiaux. Dans un premier temps  ils avaient mis au point le Trading automatisé en laissant l’algorithme décidé seul des aspects de l’ordre  mais encore sous le contrôle des hommes. Cela avait si bien marché que gavés et gras comme le Senat de la Rome antique les hommes politiques avaient abdiqué, en silence bien sûr. Ils avaient sabordés les banques nationales qui intervenaient sous leur contrôle pour la bonne marche de la société et abandonné aux marchés financiers  ce pouvoir.

Aux environs du passage du siècle collaborant avec les majors de l’informatique ils mirent au point le HTF ,en français Trading Haute Fréquence. Dès ce jour des machines  prirent des décisions complexes afin d’émettre des ordres sur la base d’informations reçues par voie électronique avant que des opérateurs humains ne soient capables de traiter les informations observées.

Les ordres de la clientèle doivent être rassemblés, appariés ensuite exécutés puis imputés sur chaque compte de donneur d’ordre .Les THF s’intercalèrent alors dans ce laps de temps et par une succession ultra rapide d’ordre de vente & d’achat appliquèrent des stratégies gagnantes. Quand ces stratégies furent appliquées à des valeurs représentant des cargaisons de riz & de céréales cela se traduisit, après explosion des cours par des émeutes de gens qui mourraient de faim en Indonésie ou en Afrique de l’ouest. Ces dommages collatéraux n’impactèrent pas le moral des cyborgs qui étaient engagés dans une course de vitesse pour détecter des anomalies dans le marché et les exploiter. Le plus rapide gagnait.

Ces nouveaux maitres prirent bien soin de gaver les banquiers, décideurs politiques et autres traders pour qu’ils puisent et se repaissent sans contrainte dans cette immense masse financière qu’ils créaient de façon artificielle.

Par la même ils s’assuraient, même en cas de crise  de ne pas subir de contrôle des castes dirigeantes qui étaient censées les diriger.

Il avait essayé d’avertir de ce danger, avec quelques autres mais ils avaient prêché dans le désert. Un psychologue canadien robert Hare avait déclaré que 10 % des traders pouvaient être qualifié de psychopathe. Maladie grave qui se caractérise par un comportement antisocial, un manque de remords et un manque de comportement humain. Il avait essayé de faire savoir qu’en 2013, 85% des bourses étaient des marchés entièrement électroniques sans lieu d’échange physique et que 90% du flux émanait de HTF. En 2011 le temps moyen de détention d’une action était de vingt deux secondes.

Las il avait essayé une autre stratégie. Le 06 mai 2010 en rebondissant furtivement sur des dizaines d’adresse IP spoliée pacifiquement  il avait introduit une micro modification dans les algorithmes des 2 contrats E-mini S&P 500. En une fraction de seconde le programme avait vendu soixante-quinze mille contrats, emballant la machine en épuisant le nombre d’acheteurs potentiels. Par réaction dans une immédiateté parfaite les autres machines se mirent à vendre de manière agressive en entrainant le marché dans une spirale de baisse. En un instant, qu’il savoura goulument  la valeur du contrat passa de six milliard de dollars US à deux, soixante-cinq milliards. Il pensait naïvement qu’une enquête allait permettre de mettre à jour le danger de ces systèmes.  Il ne put que constater que l’ensemble des intervenants, medias en tête mirent toute la responsabilité sur un lampiste qui se serait endormi à son poste de travail le doigt appuyé sur une touche de son clavier. Ce dernier fut littéralement lapidé. Tout le monde goba cette fable moderne et retourna à ses rêves de solde prochaine.

Et la sur son poste de télévision s’affichait en habit de bourgeois le nouveau président : Cyborg 1°.

Il n’avait plus qu’une possibilité pour sortir de ce cauchemar. Il passa plusieurs courriels cryptés et ……..

Mais c’est déjà un autre défi ………….

Avertissement

Ce texte relève de la science-fiction & toute ressemblance avec des situations ou faits réels ne peut être que fortuite !!!!!!!!

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11 janvier 2014

MON DERNIER DUC (par joye)

OVALE

(en robotage à Robert Browning)


Là, peint au mur, c'est mon dernier duc,
Ne le croirait-on pas vivant ? Cette œuvre
est une merveille, savez-vous ? Les mains de  Hillary White
se sont affairées une journée entière, et le voici, en pied.
Vous plairait-il de vous asseoir et de le contempler ?
J'ai dit « Hillary White » à dessein, car, voyez-vous,
aucun non-Défiant n'a jamais lu ce visage ici décrit comme vous le faites,
la profondeur, la passion, la détermination de cette consigne
sans se tourner vers moi (car personne d'autre ne tire le rideau,
comme MAP et Walrus viennent de le faire pour vous)
et avoir envie, l'eussent-ils osé, de demander
comment semblable Défi était venu ; vous n'êtes donc pas
le premier à relever ce Défi. Monsieur, ce n'était pas
la seule présence des Défiants qui jetait cet éclat
de métal sur la joue dudit Duc. Peut-être
Sieur Walrus avait-il eu l'occasion de dire : « Le jabot
du duc couvre trop sa pomme d’Adam » ou « Le Défiant
ne peut espérer reproduire cette lueur d’inox
qui se meurt au bas de sa gorge ».
Pure courtoisie, pensait-il,
(assez pour susciter ce texte par joye). Cette image,
comment dirai-je ? nous faisait peur bien vite,
était trop aisément imitée ; tout ce qu'il r-2-dé-2gottait
il l'appréciait et ses circuits partout vagabondaient.
Monsieur, c'était un hit ! Ma faveur à ses électrodes,
le couchant de l’Alderaan à l'ouest,
l’immense wookiee qu'un sot empressé
avait invité au Défi samedien, la page blanche
qu'il inspirait autour de la terrasse, tout cela, chacune
de ces petites choses appelait sur sa sphère le même bip-bip,
ou, du moins, un cri robotique. Il remerciait C-3PO,
fort bien ! Mais ses mercis, je ne sais trop, c'était comme si
mon texte de tant de lignes, on le mettait au même rang
que celui de tout un chacun. Qui se serait dressé pour blâmer
semblable broutille ? Eussiez-vous eu la facilité d’expression
(dont les Défiants sont bien capables) pour lui signifier
votre volonté et dire : « Voyez-vous, votre portrait
me dégoûte ; ici vous dépassez les consignes,
et là vous ne les respectez pas – et si le duc se fût
laissé sermonner et n'eût fait assaut d'esprit
contre vous et, parbleu ! eût su faire ses excuses –
c'eût été en quelque sorte s'abaisser ; et j'ai comme principe
de ne jamais m'abaisser. Oh, Monsieur, bien sûr, il bipait
à mon passage, mais qui donc passait sans
que naquît une guerre des étoiles ? Cela empira mal ; je donnai mes ordres.
Tous les bips s'arrêtèrent, à jamais. Et le voici,
comme vivant. Vous plairait-il de vous lever ? Allons à la rencontre
des autres textes en bas (et en haut)…

11 janvier 2014

Un passe-temps robot-r'hâtif (Joe Krapov)

DDS 280 R2D2 duke Hillary
white

- Eh bien dites donc ! On dirait que cela vous a plu, Duchesse !
- Je crois que ça relève de l’indicible tant c’était bon !
- Je commence à comprendre pourquoi c’était si moteur pour certains humains.

- Et c’est encore meilleur quand cela a, comme pour nous aujourd’hui, le goût de l’interdit.
- Il n’y aurait pas moyen de remettre le couvert en inversant les rôles ?
- Cela demande qu’on sorte d’abord de cet univers-là.
- Je n’ai pas bien compris ce qui s’est passé sur la fin. C’était un peu comme une décharge électrique et puis mes batteries se sont trouvées soudain complètement à plat. Plus qu’à plat, même !
- Je vois d’ici le tableau. De la rigueur dans l’effort puis de la rigidité dans le cadavre !
- Mais, Duchesse, je ne suis pas mort !
- Non, monsieur le Duc R2-D2. Moi non plus mais je crains fort que nous n’ayons été punis pour avoir pénétré dans ce lieu interdit et surtout voulu goûter aux secrets des humains.
- Punis ? Pourquoi ? Comment ?
- Essaie un peu de bouger pour sortir de ton cadre !
- Merde ! Tu as raison ! Je suis coincé !
- Nous sommes coincés ! Moi aussi je suis condamnée à rester immobile.
- Mais qu’est-ce que c’est que cet univers ? On a traversé quoi en cogitant ?
- On ne dit pas « cogitant », on dit « coïtant ».
- On est passés dans une dimension différente ?
- Il me semble que oui. Ca a un vieil air de …
- Un air de quoi ?
- Un air de 2D, R2-D2 !
- Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Appeler le gardien du Musée ?
- Il n’y en a sans doute plus dans ce monde-ci. Tu as vu la poussière par terre avec la trace de nos pas ? Je crois plutôt qu’il va falloir s’en remettre au Deus ex machina.
- Et quand est-ce qu’il vient, lui ?
- En général, à la fin de la pièce.
- Et c’est quand, la fin de la pièce ?
- Je ne sais pas. Quelques années-lumière ?
- Mais je ne vais pas pouvoir attendre tout ce temps sans bouger !
- Sois philosophe. Tire parti de la situation. Fais comme moi !
- Et qu’est-ce que tu fais de beau, madame la Duchesse C-3PO ?
- J’essaie de sourire !

 

DDS 280 Joconde C3PO réduit

11 janvier 2014

Alors ? (MAP)

- Georges, pensez-vous qu'aujourd'hui je pourrai lui parler ?

Comment va-t-il ?

 

- C'est inutile je crois Madame, Monsieur le Comte est dans son monde à lui

et il a toujours la tête ailleurs !

 

Charenton

 

11 janvier 2014

Participation de Venise

Ve1

11 janvier 2014

Participation d'Epamine

Darcy, c'est trop tard, dis...

"C'est décidé! Fitzwilliam Darcy, richissime propriétaire d'un vaste domaine dans le Derbyshire, a pris la résolution d'accepter l'invitation de son ami Charles Bingley et de l'accompagner durant quelques semaines à Netherfield, belle propriété qu'il vient de louer. Certes, dans ce coin perdu du Hertfordshire, il ne peut s'attendre à partager la société de personnes raffinées mais il tient à faire plaisir à son ami.
En ce beau mois de septembre, les longues chevauchées en campagne, les parties de chasse et de billard, the tea-time quotidien, les repas raffinés, les soirées entre amis sont les activités coutumières de la gentry et Darcy y participe avec plaisir.
Il n'en va pas de même avec les visites de courtoisie aux propriétaires du voisinage : ce n'est pas une sinécure pour lui... Puis arrive l'annonce du grand bal de Meryton. C'est sans aucun enthousiasme que Darcy accepte d'honorer de sa présence cette réunion campagnarde.

Avant de participer, contraint et forcé, au rustique bal de Meryton, Darcy décide de faire une longue balade à cheval dans les environs, histoire de se vider l'esprit.  Hélas, au bout de deux longues heures de cavalcade, malgré son sens aigu de l'orientation, force lui est de constater qu'il est bel et bien perdu. Il se retrouve au milieu d'un petit village désert, dont les maisons sont en ruines et les rues toutes encombrées de malles, de paquets et de vieilles charrettes. Face à ce spectacle de désolation, Darcy descend de cheval et fait quelques pas dans les rues dévastées…

"Que faites-vous là, mon jeune ami?"
Une voix masculine, toute empreinte de bienveillance, sort brutalement Darcy de sa méditation. Il se retourne et se retrouve face à un homme chenu, au visage souriant éclairé par un regard bleu acier entouré de petites lunettes rondes.
Courtoisement, Darcy s'incline devant le vieil homme pour le saluer, l'informe qu'il est perdu et qu'il cherche à rejoindre le domaine de Netherfield.
"Netherfield ? Connais pas!
- Voilà qui est fort contrariant!
- Venez! dit l'inconnu en tirant le cheval de Darcy par la bride. Nous allons réfléchir ensemble à votre situation en savourant un bon thé. C'est l'heure!"

Darcy suit docilement le vieillard en se demandant où il peut bien résider vu l'état de désolation du village et c'est dans une adorable maisonnette, un peu à l'écart du village, que Darcy et son hôte partagent un excellent thé. Répondant aux questions de Darcy, le vieil homme raconte son invraisemblable histoire puis au bout d'un moment:
"Venez, je vais vous montrer!"

Darcy, sur les pas de l'étrange bonhomme, arrive dans une immense pièce aux boiseries sombres, emplie d'imposantes machines à vapeur, de manettes, d'engrenages, de rouages, de poulies, de leviers, de claviers, de cadrans, de cabines éclairées par des hublots rivetés… un univers inattendu pour l'esprit cartésien de Darcy.
"Mais que faites-vous dans cet atelier?
- Mon jeune ami, je fais du bricolage ! répondit le vieux bonhomme avec un large sourire. Je fabrique, je transforme, je répare, je modifie, j'expérimente… Regardez!"
Dans un coin de la pièce, il soulève un drap et sous les yeux ébahis de Darcy, apparaît alors un énorme cylindre au sommet ovoïde, équipé de boutons, de cadrans, de grilles, de hublots, posé sur un petit piédestal en forme de pyramide et muni de chaque côté de deux espèces de très longs bras touchant le sol.
"Mais …qu'est-ce que c'est que ça? demande Darcy, les yeux exorbités.
- Mes initiales étant R. et D. et ce spécimen étant le deuxième de ma fabrication, je l'ai appelé R2D2.
- Mais qu'est-ce que c'est?
- C'est un outil ultra-perfectionné. Il peut tout faire sauf utiliser notre langage articulé."
Darcy n'en croit pas ses yeux.
"Et j'ai un autre projet: voyager dans le temps!
- Pardon!
- Oui, j'ai conçu cette machine à explorer le temps. Et ça fonctionne! "

Il pointe du doigt une cabine en fer, percée de trois hublots cerclés de fer et munie d'une lourde porte blindée. A l'intérieur, un siège en cuir, des manettes, un cadran de machine à sous, des boutons…
" Je n'ai pas encore testé moi-même la machine mais j'ai essayé avec des mouches, des souris, un lapin, une poule, un chat, un chien…et ça marche. Je les ai envoyés dans l'espace temps en choisissant l'année sur ce cadran et ils ont disparu de la cabine. J'ai affiché notre année et ils ont réapparu! Ma machine fonctionne! Oui, oui, elle fonctionne !"

Désormais convaincu d'avoir pour interlocuteur un vieux savant fou, Darcy pense qu'il est temps de prendre congé:
"Je vous félicite, Monsieur pour votre travail très intéressant et je vous remercie très sincèrement de m'avoir mis dans la confidence de vos exploits scientifiques mais il me faut rentrer maintenant. Le temps passe très vite en votre compagnie et je crains d'être très en retard au bal organisé ce soir à Meryton.
- Encore un petit moment, mon jeune ami…"

A ce moment, Darcy sent venir une effroyable migraine et ses membres s'engourdissent peu à peu. Sans savoir comment, il se retrouve enfermé dans la cabine à explorer le temps, ceinturé sur le fameux fauteuil de cuir, incapable de bouger ni de parler. Au travers d'un des hublots, il aperçoit la face joyeuse du vieillard qui lui fait un signe d'adieu de la main tout en lui montrant une tasse de thé. Le thé! Son thé était donc drogué!
Dans la cabine hermétiquement fermée, se trouve également R2D2 qui virevolte sans cesse autour de Darcy. Brusquement, un épais nuage de buée emplit la cabine. Darcy, effroyablement inquiet de ce qu'il va lui advenir, suffoque et ne voit plus rien dans ce brouillard humide. Lorsque enfin, la buée se dissipe, Darcy ne peut toujours pas parler alors qu'il voudrait crier, hurler, appeler à l'aide... Sur le fauteuil, il découvre son corps élégant surmonté de la tête métallique de R2D2 et il comprend, avec effroi, que sa propre tête est sur l'engin cylindrique. L'horreur absolue!"

Et c'est à ce moment qu'Épamine se réveilla, constatant avec plaisir qu'elle venait juste de faire un abominable cauchemar. Sur sa table de nuit, "Orgueil et Préjugés", le célèbre roman de Jane Austen…

Ouf! Le beau Darcy avait toujours sa belle tête sur les épaules et Miss Elisabeth Bennett pourrait bientôt en tomber follement amoureuse…

 

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11 janvier 2014

Vladimir (Célestine)

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Vladimir Kostorikov s’exprimait dans un russe très pur. Il vivait seul, ne mangeait que de l’esturgeon et ne détestait pas aller voir, une fois par semaine, les petits rats du Bolchoï agiter leur gambettes sous leur tutus de parme et d’or.

Vladimir Kostorikov n’était pas heureux. Pour autant, il n’était pas malheureux non plus.

Il n’était ni gros, ni maigre. Ni vieux, ni jeune. D’humeur égale, aucune pensée ne l’agitait jamais.  D’aussi loin qu’il se souvenait, il n’avait jamais éprouvé aucun de ces sentiments turbides qui étreignent les hommes, comme la jalousie, la cupidité ou l’amour.

Peu à peu, son visage sans expression s’était figé, à force de ne rien exprimer.

Il ne se souvenait même plus avoir eu quelque chose d’humain, il y a très longtemps.

 

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