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Le défi du samedi

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16 novembre 2013

Joe l'a dit (Walrus)

L'intérieur d'une noix est constitué de deux cernveaux :

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Déjà qu'il y en a à qui la présence d'hémisphères gauche et droit pose problème, je te dis pas ce qu'ils transpireraient s'il y avait en plus un supérieur et un inférieur de chaque sorte....

La nature est bien faite quand-même !

Post Scriptum :

Ce que l'on nomme "hémisphère" dans le cerveau s'appelle "cuisse" dans le cerneau. Avec le jeu des similitudes, on s'étonnera après ça que certains aient de drôles d'idées dans les circonvolutions de leur caboche !

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16 novembre 2013

La noix Noiseuse (EVP)


C’était une noix de haut lignage
Une A.O.C. de Grenoble rien que ça !
Elle était fière, la coquille en ramage,
Le cœur charnu, gras, un délice ma foi !

Mais l’orgueilleuse en haut de l’arbre majestueux
Tirait fierté de ne jamais se faire gauler
Hélas, frimas venus, sur la branche esseulée, perdue
Elle aurait bien voulu se faire croquer.

Elle faisait du brou de plus en plus noir
Et les cernes au cœur, pleurait sa prétention passée.
Mes cousines lointaines ont aussi le corps dur
Et l’amande tendre sans faire autant leurs mijaurées.

De cajou, de pécan, d’arec ou de muscade
Elles finissent par céder
Et se font joyeusement dévorer
Sans faire autrement de parade.

Toi, ton cœur ranci se désespère
Non, nul ne grignotera ton secret parfum
Que tu gardais si bien enclot à la fin
Tu n’attends plus que la bise qui te libère

Et te fasse rouler vers le torrent fatal
Où tu exploses en un instant létal
C’est bête cette noix dépressive
Qui choisit au bout le suicide

Elle a finit par se NOYER !!
 

16 novembre 2013

Histoire à la noix (Électre)

***

La noix. Bien cachée dans une enveloppe qui vous brunit les mains et qui a cette odeur un peu âcre et huileuse- il y a trop longtemps que je n'ai pas senti cette odeur, la semaine prochaine avec ce qui sera tombé de l'arbre des voisins ce serait plus facile à dire... la noix fait semblant d'être verte mais tourne assez vite au noir, et révèle après quelques efforts et beaucoup de brou qu'elle est en fait brun clair, presque beige ; que de subterfuges pour cacher les cerneaux - cuisses tapies au creux de la coquille, enveloppées (encore !) d'une peau un peu amère que d'aucuns ont encore la patience de décortiquer pour arriver au blanc du fruit souple et frais - j'ai même rencontré des gens qui ôtaient la peau des noix sèches... mais si on décortique encore un peu les choses, on trouvera peut-être

un escargot ayant perdu sa noix de beurre parti comme de juste de Grenoble (d'où sont les noix) se rendant du côté de Bourg, (pardon, de Brou) en y mettant de l'huile de coude, et qui sur une coquille de noix voyageait, sans queue ni tête, embarqué malgré lui dans une histoire à la noix; on lui avait bien dit qu'il allait y passer s'il retrouvait sa noix de beurre mais il s'obstina tant et tant à force d'huile de coude et sur sa coquille de noix, qu'il arriva à Brou et réussit contre toute attente à ranger le beurre dans la noix la noix dans la coquille la coquille dans le brou l'huile dans le coude et le tout sur son dos croyant échapper par là aux hélicivores. Mais les nucivores le dévorèrent avec sa noix de beurre et son huile de coude et l'escargot se dit qu'il avait été bien noix d'écouter l'histoire jusqu'au bout et qu'il aurait mieux fait de filer avec sa noix de beurre et son huile de coude loin de tous ces mots en vore et de cette histoire à la noix.

16 novembre 2013

noyer le poisson (titisoorts)

Vous pouvez passer près de la flore et ne jamais les entendre. Pourtant un jour, que je traversai la forêt, je les entendis. Peut être se sont ils habitués à ma présence? Au début je me retournais, je croyais que quelqu'un me parlait. Mais non, c'était dans l'air, des informations " forcez encore trois nuits sur la chlorophylle, la photosynthèse doit être parfaite, forcez sur le feuillage l'été va être sec". Ça n'arrêtait pas, un flot de parole ininterrompu " les feuilles, préparez-vous, la pluie arrive, juste après la fin du prochain coup de vent". Lorsque Je me déplaçais l'intensité changeait. Je décidais d'en rechercher la source. Je me suis retrouvé devant un immense noyer, les voix venaient des coquilles de noix. Des milliers de coques qui parlaient à l'unisson. Serait-ce la voix de Mère Nature? Mère nature qui détermine ses derniers réglages. D'une racine, surmontée d'un tronc, avec en continuité des bras, des branches qui se croisent et s'entrecroisent. Au bout, des feuilles, comme des paumes de mains qui se creusent pour recevoir l'eau. Et au milieu de tout cela, les cerneaux de noix, encore une faute de frappe de Gutenberg, les cerveaux de noix, qui à l'unisson se rallient, pour trouver des solutions, aux problèmes contre nature. Nous avons du chemin à faire pour arriver à leur niveau, faire de l'ombre, cela reste pour eux une protection pour leurs semblables, pour nous, humains, c'est tout autre chose. Peut être trouverez-vous cette réflexion à la noix, pourtant, écoutez bien la forêt, elle en a des choses à nous apprendre.

16 novembre 2013

Le Lutinoix (Djoe L'indien )

Dans cette noix, va donc savoir ce qui se cache !
Sa coque dure est un rempart pour le curieux
Qui aimerait percer à jour ce mystérieux
Délice brun qui le provoque, un rien bravache.

Mais attention ! L'objet est traître et se défend !
Prends un couteau pour séparer cette coquille
Et le parquet de rouge sang tu remaquilles,
Poussant un cri qu'on croirait ouïr un olifant...

Oui mais alors, cette noix-là, que contient-elle ?
Approche-là de ton oreille, écoute bien :
N'entends-tu pas comme un murmure, un presque rien,
Une chanson toute en douceur. Mais que dit-elle ?

Oh là ! Manant prend garde à toi, car ce secret
Est bien gardé. C'est un lutin d'humeur badine,
Un brin espiègle et qui je crois quelques fois dîne
Du sang perlant au bout du doigt d'un indiscret.

Mais si tu sais bercer la noix de ta comptine,
Son habitant, qui est curieux, veut écouter ;
La coque s'ouvre et laisse voir un farfadet,
Un peu fâché d'être tiré de sa routine.

Or le lutin, si dans le fond n'est pas méchant,
Je vous l'ai dit un peu plus haut est un espiègle
Qui s'affranchit sans foi ni loi de bien des règles
Lorsqu'il s'agit de se moquer d'un mécréant ;

D'une voix basse il psalmodie une formule
Et sa magie, en un sursaut, sort de la noix !
Se lève alors au fond du bois un vent sournois
Qui t'enveloppe et tout à coup te change en mule...

Etre curieux est un défaut qu'on dit vilain,
Et si tu sais ce que cachait ce fruit à coque
Te voilà beau, broutant ton herbe... Et tu t'en moques :
Tu n'iras plus enquiquiner d'esprit malin...

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16 novembre 2013

Si t'étais une noix (par joye)

16 novembre 2013

Texte forcément à la noix (AlainX)

Qui y a-t-il à intérieur d'une noix ?
Qu'y a-t-il à l'intérieur de Lannoy ?
Il y a des gens, beaucoup de gens, des hommes, des femmes, des enfants, une école, une mairie, une église, un dispensaire qui dispense l'air de tous ceux qui ont vocation à nous la pomper.
Il y a le conseil municipal, et le maire : Michel Colin, qui est comme un poisson dans l'eau et gère la municipalité pour qu'elle ne boive pas la tasse. Il n'y va pas à l'aveuglette, ne joue pas à colin-maillard.
À l'intérieur de Lannoy, à l'origine, il y avait des aulnes. Ils étaient les rois. Et Michel Tournier le sait bien. Certains l'avaient surnommé Limard, et disaient que c'était un gars Limard.
Plus tard, dans ce pays du Ferrain, on construisit moultes maternités, car, c'est bien connu dans le Nord, les femmes vont à Neuville-en-Ferrain. Et croyez-moi, ce ne sont pas des enfants à la noix.
À l'intérieur de Lannoy, la "Tour du Prévôt", prévaut toujours, vaut mieux, car ses voûtes d'ampleur en laissent plus d'un en pleurs. 
À l'école de musique, en juillet dernier, Jean-Claude Casadesus, cassa  dessus le comptoir les noix, et chacun de rigoler du bruit que cela fit. Tout le monde pensa aux castagnettes. Cela rappela le bon temps de l'invasion espagnole.
À l'intérieur de Lannoy, on danse la Zambra. 
Faute de flamands, on est flamenco.
16 novembre 2013

Participation de Droufn

A l'intérieur d'une noix y'a quoi?
Je ne sais pas, de la noix?
 
Mais c'est vrai ça!
Et à l'intérieur d'une pomme, d'une orange, d'une moule, y'a quoi?
Et à l'intérieur de moi, de toi, y'a quoi?
Et à l'intérieur de l'intérieur y'a quoi?
Que de questions
que de mystères
j'ai peur
16 novembre 2013

Y'a d'la noix (Vegas su sarthe)

“Y'a d'la noix, partout, y'a d'la noix”... aurait parait-il fredonné le 'fou chantant'.
Et puis quoi encore?
Désolé mais mon esprit cartésien fulmine quand il entend des pléonasmes pareils.
Des plaines et des monts, des rivières et des vallons, une armée de soldats, un voilier qui chavire et même des abbés à bicyclette... y faudrait déjà une belle noix pour y ranger tout ça, une grosse coco de mer n'y suffirait pas ou alors faut être à la masse, non?
Moi je pense - comme Bashung - que quand on voit des blancs moutons sur la mer, y a pas que les golfes qui ne sont pas très clairs!
Et pour voir des maisons rouillées, un facteur qui porte ses lettres au Bon Dieu, la tour Eiffel qui saute la Seine à pieds joints et le métro qui court au bois à toute vapeur, il faut en avoir pas mal éclusés... des pastagas!
Faut dire qu'il avait mal démarré, le Charles; parait que pendant que son papa piquait et sa maman cousait, y pleuvait dans sa chambre Tip et tap et tip top et tip... comme des rythmes joyeux.
Déjà tout minot y s'étonnait que les dindons fassent Glou glou glou, la biche aux abois Mê mê mê et son coeur Boum Boum!
Est-ce que par hasard dans votre basse-cour les canards parlent anglais? Non? Et ben chez lui, YES et les oiseaux vendent des morceaux de gruyère au maire et au sous-préfet.
Je savais que les piafs étaient doués mais pas à ce point là! Depuis le corbeau de La Fontaine, on avait encore pas fait mieux.
A Ménilmontant j'ai cherché une midinette qui fait sa dînette au bistro... elle avait une drôle de binette et m'a demandé cinquante euros.
(C'est pas parce que ça rime que c'est pas une arnaque, cinquante euros!)
Et vous iriez acheter une Panhard et Levassor qui roule moins vite qu'une bicyclette? Non? Et ben lui OUI!
Faut pas s'étonner qu'y s'appelait Traînait.
Y a un concessionnaire à Narbonne qui doit encore se marrer!
Et si je vous disais que la lune brille la nuit mais que le soleil ne le sait pas et qu'il brille aussi, ça ne vous choque pas? Moi je dis qu'il avait pas la lumière partout et que des gens comme ça y faudrait les mettre à l'amande.
Il aurait eu 100 ans cette année, et si son coeur n'avait pas cessé de faire Boum boum, Dieu seul sait combien de trucs à la noix il aurait encore inventé!
C'est balot quand on sait qu'en mangeant des noix plus d'une fois par semaine, on réduit les risques d'infarctus et d'AVC.
Je veux bien être compréhensif, pour une fois. Le jour où je verrai des oliviers bleus sur la Nationale 7, je jure de casser une noix pour aller y voir si elle contient pas des curés à vélo et si c'est vrai, alors je veux bien être transformé en poète.
Poète, vous savez... ces types bizarres qui comptent leurs pieds avec leurs doigts, d'ailleurs ça, je sais déjà le faire depuis tout petit, depuis que je sais compter jusqu'à 2...
16 novembre 2013

Défi à la noix (Prudence Petitpas)

Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix… ?

Et bien mon coco, je vais te le dire, moi, ce qui se trouve à l’intérieur d’une noix… je vais te le dire, et même  te l’écrire… ça c’est un sacré défi, surtout que la noix avant que tu ne l’ouvres, et bien on voit rien de rien, elle est là, posée près d’un casse noix, et te pose un casse tête que t’as même pas idée… un casse tête chinois qui va faire s’arracher tes neurones, faire fusionner entre elles tes cellules nerveuses, celles qui s’énervent dès qu’on leur pose une question. Une question assez difficile évidemment, comme qu’y a-t-il dans une noix ? Et les cent milliards de neurones de ton crâne vont se disputer la réponse, se la décortiquer, se l’emprisonner, se la festoyer… et te la rendre sous forme d’un millier de petites questions qui vont s’éterniser sous ton front et te donner la plus belle migraine de toute ta vie… heu, je crois que j’ai vraiment besoin de vacances, donc je vous laisse répondre à cette question existentielle et m’envole demain matin pour la Turquie pour une bonne semaine. Je vous rapporte des loukoums ? À moins que je ne trouve des noix et que muée par la curiosité, je ne l’ouvre pour découvrir ce qu’elle cache à notre vue. Mais je ne sais même pas s’il y a des noix en Turquie… je me renseigne et reviens vous le dire…

9 novembre 2013

Défi #272

D'après la célèbre chanson mais selon vous cette fois :

"Qu'y a-t-il à l'intérieur d'une noix" ?

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Faites preuve d'imagination et envoyez vos participations à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

9 novembre 2013

Ont pris l'histoire en train

9 novembre 2013

Dans les déboires éternels (Joe Krapov)

DDS 271 train 1

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l’abandonna à cause d’affaires urgentes et l’ouvrit de nouveau dans le train en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l’intrigue et le caractère des personnages. Ce soir-là, rentré chez lui, il prit après le repas une feuille de papier et entreprit de noter ce qui lui semblait, dans les dialogues, relever de la folie douce. Du chapitre 1 au chapitre 26 – le roman en comptait 67 – cela donnait ceci :

- Celui-là, pas de plomb dans la tête, pas de plomb dans les mains. Il va sur son âne en suivant sa boussole, comme ça l’arrange.
- Eh bien laisse-le !

- Elle n’est pas bien réglée, votre radio. Vous voulez que je vous l’arrange ?
- Non, hombre. Je ne veux pas entendre leurs âneries. A mon âge on a le droit de ne pas se laisser faire.

- Et si on meurt avant d’avoir fini de vivre, c’est pareil. Les assassins continuent à tourner dans le vide, des engeances qui viennent nous démanger sans cesse

- Eh bien quel est le problème ?
- C’est moi le problème.

- Tu n’as pas remis tes chaussures ?
- C’est bien comme cela : les idées peuvent circuler par la plante des pieds.

- Mais qu’est-ce qu’on peut faire, si c’est la mort ?
- On va voir, on va s’arranger.

Il est évident que le chat avait un tempérament d’alcoolique, à surveiller.

- On ne peut vivre en homme en restant sur les berges
Et celui qui s’y tient dans le néant s’immerge.

Arrivé à ce stade, Jean-Baptiste, bien que cela ne fût pas dans ses habitudes, tapa du poing sur la table et il vociféra : « Elle va trop loin ! Ca ne peut plus durer ! ».

Il traversa plusieurs salles du château et pénétra dans son bureau. Il ouvrit son agenda de cuir rouge et consacra le reste de la soirée à passer une bonne dizaine de coups de téléphone. Ses interlocuteurs habitaient des pays différents dans le monde et cela lui prit un certain temps. Cela aurait été plus pratique de lancer un « Doodle » sur Internet mais il n’était pas au fait de ces technologies modernes et eux non plus sans doute aucun. Le stage de génétique qu’Elle lui avait fait effectuer au Québec lui avait laissé trop de mauvais souvenirs pour qu’il s’y mette un jour vraiment.


***

Quinze jours après cet énervement, les véhicules les plus divers franchirent, sur le coup de 18 heures, la grille de sa propriété de Saint-André-Goule-d’Oie. Les gens du village, étonnés, virent passer un coupé 504 Peugeot, une 4 CV Renault conduite par une ménagère de plus de cinquante ans accompagnée d’un passager lourd et massif , un cabriolet 403 Peugeot immatriculé aux USA, trois véhicules anciens immatriculés en Belgique, une Torpédo 1925 et même un cab anglais avec cocher, entouré d’une nappe de brouillard et tiré par deux chevaux blancs.

DDS 271 Rouletabille

Tous ces gens portaient des couvre-chefs aussi bizarres que démodés, des casquettes, des melons, des chapeaux mous, même un deerstalker et bien qu’il ne plût pas, certains semblaient n’avoir jamais quitté l’imperméable beige qu’ils portaient sur le dos sauf peut-être pour dormir. Un autre, par pléonasme ou plaisanterie, était vêtu d'un costume en tissu à pied-de-poule.


La nombreuse domesticité du château mena les invités dans les différentes chambres à eux destinées puis sur le coup de 20 heures tous ces messieurs, fumant la pipe ou pas, la dame en tailleur anglais, l’Ecossaise en kilt, le couple de semi-retraités où la femme portait la culotte et l’homme le kilt se retrouvèrent dans le grand salon, pour une fois fin prêts à passer à table pour ce repas de « retrouvailles confraternelles ».

Quand Jean-Baptiste descendit l’escalier, des applaudissements furent émis mais il fut bien le seul à ne pas sentir qu’ils étaient simplement polis. Il serra des mains, fit des bises aux dames, balançant du « cher collègue » par-ci, du « Comment vas-tu depuis le temps ? » par là.

On servit du Champagne à l’apéritif et puis on s’assit devant les empilements d’assiettes qui laissaient présager de nombreux services.

L’hôte réclama le silence et dit :

DDS 271 Maigret

- Mes chers amis, je vous ai réunis ici pour que tous ensemble nous prenions la défense de notre profession et nous libérions de ces semi-divinités qui font de nous des jouets ridicules du destin et nous infligent un sort que nous n’avons pas mérité. ..»
- Il y a sans doute plus grand malheur que d’habiter dans un château, même tout seul, tu ne crois pas, Jules ? » glissa tout bas Mme Maigret à l’oreille de son mari.
- Ou alors il veut parler des adaptations cinématographiques ! répondit le commissaire retraité.
- Celles dans lesquelles on nous remplace par des duos comiques. On m'a parlé de Lampion et Larosière ! Il fallait bien qu'ils se mettent à deux pour égaler mes petites cellules grises !" plastronna Hercule Poirot.



- Moi qui vous parle, je dois vous avouer que ma créatrice ne m’a pas ménagé au long de ses récits. J’ai failli attraper la peste, être accusé de meurtre par des policiers québécois, être acculé au suicide par un serial killer octogénaire… Franchement, est-ce bien crédible ?
- Nous aussi, on se moque de nous ! lança Dupondet. 
- Je dirai même plus, on se fout de notre gueule ! ajouta Dupontet
- Ne vous fâchez pas ! conseilla Imogene.

- Je n’ai dû mon salut qu’en me dissimulant tout nu dans le peignoir de mon lieutenant, accroché comme un ouistiti dans le dos de Violette Retancourt ! Y a-t-il plus ridicule comme situation ?
- Ce type n’a pas d’humour » glissa San-A. à l’hénaurme Béru.
- Ni de tempérament ! rétorqua celui-ci.

DDS 271 Burma

- Je ne vous parlerai pas de ma brigade ! 27 personnalités atypiques dont certains hystériques avec lesquels je suis à deux doigts de m’affronter violemment à coups de tessons de bouteille. 
- En parlant de bouteille, quand est-ce qu’on reboit ? demanda Marlowe à Burma qui était en train de bourrer sa pipe à tête de taureau.
- J’espère que ce mec va mettre son mystère KO un peu plus vite que ça ! Sa jactance m’ennuie ! As-tu remarqué, mon cher Philip, comme Miss Marple a des roberts choucards ?

- Et ma vie affective ? De quoi j’ai l’air avec cette paternité assumée en toute camaraderie avec une artiste- plombière qui est toujours barrée aux quatre coins du monde et qui couche avec mes adjoints ?
- Ah si nos enfants pouvaient partir se balader plus souvent avec leurs horribles mioches, confia Tuppence « the bag » Beresford à son mari Tommy.

DDS 271 Sherlock

- C’est pourquoi je vous ai réunis ici ce soir. Ras le bol de mon passé pyrénéen qu'elle me renvoie dans la figure ! Marre de ces dialogues ridicules, de toutes ces moqueries sur mon manque de vocabulaire et mon peu de mémoire ! Je pense qu’avec toute notre science en matière criminelle, nous pouvons ensemble traverser le miroir et aller mettre fin définitivement aux agissements de cette femme qui dénature le roman policier et le transforme en roman-photos pour midinettes amoureuses de psychologie de salle d'attente médicale  et de cinéma fantastique pour adotes !
- Décrochez-moi ces gousses d’ail qui déshonorent mon portail ! » higelinisa Rouletabille.
- Si je comprends bien, Adamsberg, vous nous proposez d’aller tous ensemble commettre un meurtre ? s’étonna Hercule Poirot.
- Oui, le crime parfait, même ! Qui irait soupçonner un héros de fiction d’avoir assassiné son créateur ?
- Vaste fumisterie, protesta Sherlock Holmes. Rebellion de potache ! Mauvais fils ! Parvenu nihiliste ! Ingrat double !».

Et, de l’autre bout de la table, il balança sa loupe à la tête du commissaire. Celui-ci, atteint au front par ce boomerang sans retour, s’écroula et resta immobile.
Nick Charles s’approcha de lui et dit à Nora en lui prenant le pouls :
- Comme aurait dit Groucho Marx : soit ma montre est arrêtée, soit cet homme est mort !

Asta, leur chien, vint lécher l’oreille d’Adamsberg puis s’en retourna aux cuisines où flottaient de meilleures odeurs.

- Bon ! L’enquête va pouvoir commencer, m'sieur-dames ! déclara Columbo.
- Ah non, on bouffe d’abord ! protesta Bérurier. On se débarrassera du corps après. On n'a qu'à le mettre dans un lieu incertain en attendant. De toute façon on a bien vu que c'est Holmes qui a fait le coup. Devait être encore shooté, à mon avis, ce sacré Rosbif !
- Je ne comprends pas pourquoi ce gars détestait tant les zoologues ! s’étonna Wenceslas Vorobeïtchik.
- Moi c’est les archéologues, avoua Miss Marple.
- Et moi c’est les prologues ! plaisanta Ferdinand Flure.

***

DDS 

271 train

Le train s’arrêta. La jeune fille au pantalon vert éteignit sa tablette. Sa voisine lui demanda :

- C’était quoi, le nibouque que tu lisais ?
- C’était une Krapoverie !
- En html ?
- Ouais, il a pas eu le temps de faire des Acrobaties autour de sa daube, cette semaine ! Ni de faire intervenir Arthur le fantôme justicier pour faire disparaître le corps de la victime, ni de chanter « Arthur où t’as mis le corps ».
- Ah ben tu t’es fait voler alors, côté multimédia !
- Ouais ! Je vais me remettre au livre en papier ! Et toi tu lisais quoi ?
- J’peux pas t’le dire ! Des trucs salaces !
- J’ai d’viné ! Vargas-sur-Sarthe !

 DDS 271 

Sherlock 2

9 novembre 2013

gare à la littérature de gare (Adrienne)

"Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages.

 

Ce soir là .........."

 

91106860[1]

 

Ce soir-là, le style était si lourd que le train dérailla.

Ce soir-là, les phrases étaient si creuses qu’il tomba dedans.

Ce soir-là, la psychologie des personnages était si mince qu’on aurait aisément pu s’en rouler une cigarette.

Ce soir-là, l’intrigue était si transparente que même le vent et la pluie passaient au travers de sa nudité.

Ce soir-là, les contresens étaient si nombreux qu’il aurait mieux valu lire le roman en commençant par la fin.

Ce soir-là , les ficelles étaient si grosses qu’elles auraient pu servir à remorquer le Costa Concordia jusqu’au port de Gênes.

Ce soir-là, le dénouement était tellement tiré par les cheveux qu’il était content d’avoir gardé son chapeau sur la tête.

C’est ainsi qu’un soir un train fut englouti par le néant de la littérature.

 

***

9 novembre 2013

Participation de Sergio

Ce soir-là, il regardait distraitement le quai de gare qui pointait, le train ralentissait en grinçant des dents et une voix annonçait  « Givors-canal ». Deux amoureux enlacés n’arrivaient pas à se quitter, des comptables, des travailleurs à la mine grise, effacée rentraient chez eux. Deux africains, un avec une casquette de gavroche en cuir et l’autre coiffé d’un  turban coloré, portant deux cabas en toile cirée à carreaux bleus et blancs, tranchaient sur ce quai triste. Ils discutaient  avec passion, en se touchant les bras, se prenant les mains comme on le fait en Afrique. Ils attendaient pour accéder au train. Derrière eux, en retrait dans l’ombre deux types en imper gris verdâtre, comme sorti d’un roman de John Le carré les étudiaient, l’air de rien, professionnels.

Cette impression se logea dans son cerveau, le train repartit,  il reprit sa lecture et là, il lui sembla plonger dans un gouffre. Son livre narrait ce qu’il venait de voir. L’arrivée en gare, les travailleurs fatigués, les africains colorés, et les deux suppôts du NKVD en retrait s’étalaient devant ses yeux, mot pour mot, impression pour impression. 

Il hâta sa lecture, lisant en diagonale  afin de gagner du temps sur l’histoire, tout en observant discrètement les personnages du wagon. Tous étaient là, l’amoureuse en pleurs, désormais seule, l’employée de bureau tricotant des chaussons gris perle, les deux africains assis l’un en face de l’autre absorbés dans une discussion dans une langue colorée, chantante. Du Bambara, il se souvint de cette musique .Cela lui rappela son voyage à pied sous les falaises de Biandagara en pays Dogon. Ce fut dans sa vie, un moment de calme, une parenthèse. 

 « Dieu Uranium, protège les .. »pensait au même instant le héros du roman. Il poursuivit sa lecture, aux aguets et put facilement vérifier que les deux sbires, côte à côte sur le quai s’étaient assis de façon à voir chacun en face un africain. Il se leva, cherchant les toilettes. Ce qu’il vit, confirma l’effroyable réalité de la fiction enfermée dans le récit qui était dans sa poche. Les deux nervis transcrivaient sur leurs Smartphones la conversation des deux Maliens qui se croyaient en sécurité dans leur langue lointaine.

Il reprit sa lecture. Les quatre comparses descendirent à la gare suivante. S’assoupissant sur sa lecture, il remarqua en même temps qu’il le lisait les deux colis oubliés, les deux colis emballés dans de la toile cirée à carreaux blancs et bleus. Il avait un peu d’avance sur sa lecture et sut, en entrant dans le tunnel que ………..

Dépêche AFP         « Attentat terroriste dans le TER entre Lyon et St Etienne …………………. »

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9 novembre 2013

Participation de JAK

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9 novembre 2013

Participation de Venise

"Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant.

Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau

dans le train, en retournant à sa propriété.

Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages.

Ce soir là ....

 

Le pays sortait de la guerre de cent ans. Machiavel se lisait sous la robe,les quatre enfants de CHARLEs VII et d’ANNE de Bretagne n’avaient point  survécus à leur père.

Mais le destin du Roi CHARLES n’en fut pas moins funeste quand en avril 1498 il heurta violemment une porte et mourut brutalement. La succession s’ouvrit alors sur une forme d’inconnu

 et toutefois une promesse d’avenir car le peuple espérait sortir du fléau des guerres.

Mais c’est le règne de ANNE de Beaujeu soeur de CHARLES VIII qui va donner le souffle à la France.

Anne détenait une grâce naturelle. C’est ainsi que sans jamais élever la voix elle dessina les contours du royaume de France.

Un matin Anne de Beaujeu prit son cheval pour sillonner la campagne. La situation dans les terre est certes moins grave, mais la tension chez les paysans palpable. Les mécontents se regroupent aux abord du chemin.

Du pain des châtaignes crient-t-ils sur son passage.

Marquée par une telle misère elle entre au palais elle procède à des révocations de grande ampleur.

Son souci de rupture la conduit à abolir l’impôt sur les paysans et à augmenter celui  des princes.

Elle refuse de libérer du donjon AGNES SOREL

Un matin son mignon avec qui elle entretenait une relation de confiance lui révèle un terrible drame .

Ve1

9 novembre 2013

Vous lisiez ? J'en suis fort aise... (Walrus)

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété.Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages.

Ce soir là ..........

... le héros du roman  occupait, comme lui,  sous une affiche vantant les avantages de la certification, un siège du train de Glasgow.  Un cartable, aussi fatigué que son costume, posé sur ses genoux que l'exiguité des lieux coinçait contre la paroi du wagon, il lisait sur une tablette un roman où un individu, inconfortablement installé dans le Londres-Glasgow lisait sur une tablette...

 

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9 novembre 2013

Participation de titisoorts

"il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages. Ce soir là, il avait du mal à se concentrer, à retrouver le déroulement de l'histoire. Il essayait de se remémorer le début, le début qu'il avait commencé, il y avait deux mois, juste avant les grandes vacances. Après avoir lu plusieurs pages, il se souvenait: il avait commencé ce livre, le dernier jour de son travail, il l'avait laissé dans sa serviette, oublié et c'était ce soir dans le train qu' il le retrouvait. Il essayait de lire et de relire toujours la même page, mais ses pensées partaient, fuyaient, vagabondaient pour retrouver ses incroyables vacances, la plage, le soleil, puis surtout, Isabella. Comment oublier. Il reprenait son livre et recommença à lire avec obstination. Les pages défilaient, l'histoire lui revenait" le citadin qui partait en vacance à la côte, seul, et plus il lisait, plus l'histoire lui rappelait la sienne. Il y avait tout, jusqu'à la rencontre de la brune ténébreuse, isabella. Il s'arrêta de lire et regardait autour de lui, il n'arrêtait pas de bouger sur son siège tout en se disant" mais ce n'est pas possible, je relis ce que j'ai vécu, c'est mes vacances et c'est mon histoire..." Non cela ne pouvait qu'être qu'une coïncidence, mais plus il tournait les pages, plus il revivait les discussions, les débats, l'insouciance, et plus la mélancolie lui tordait les boyaux, son coeur saignait de souvenirs. Du roman, il n'avait pas besoin d'imaginer les personnages, il avait même encore l'odeur de l'héroïne. Mais il pensait, il pensait que si il avait eu le temps, de finir ce livre avant les vacances, avant de partir, aurait-il eu cette sensation  du déjà vu du déjà vécu ? Ou peut être que son histoire avec Isabella ne se serait pas passé, mais si, puisque qu'elle s'était réellement passé. Il ne savait plus, la situation lui prenait la tête il ne comprenait plus rien. En tournant la dernière page, on pouvait lire " il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant, il l'abandonna ...ce soir là ."

Il reposait son livre, abasourdi par ce qu'il venait de vivre. Décalé, il l'a toujours été et s'est toujours senti ainsi, jamais là où il  faut, présent mais comment dire, absent, comme si il errait, identique à un fantôme. Il se souvenait même, d'une anecdote, d'un jour, il était allé voir une astrologue, rien, mais rien de ce qu'elle disait ne lui correspondait, ne concordait , le caractère, la passion, le travail, l'amour, rien de rien. Mais cela avait commencé dès la naissance, pas là, pas au bon endroit, au bon moment. Il avait dès la naissance, deux mois d'avance. Perdu dans ses réflexions, il se disait  "suis-je du signe astral de ma naissance ou bien de celui dont j'aurais dû naître?" Etait il vraiment présent lorsqu'on s'adressait à lui, ou bien ses pensées étaient elles parties dans un autre endroit, d'un autre temps. Il n'était pas immature, prématuré, ça c'était sûr.
9 novembre 2013

Le Crime du Défiant-Express (par joye)

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages. Ce soir-là…

… il découvrit qu’il haïssait de telles consignes. Mais, malheureusement pour lui, au moment précis de cette découverte, une grande méchante Américaine, exaspérée par la lecture des trois premières phrases de l’extrait, chacune qui commençait par le mot il, décida de faire exploser le train dans lequel se trouvait ce passager anonyme et sans intérêt. Le passager fut tué et son livre réduit à des cendres qui repartirent à tout jamais dans une gueule d’atmosphère.

- Ahhhhhhhhh ! soupira la rebelle littéraire. Maintenant je peux écrire ce que je veux !

 

 

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