Se sont pliés aux règles (bien que ce ne soit pas leur genre)
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Fairywen ; Vegas sur sarthe ; EnlumériA ; Nhand ;
bongopinot ; Emma ; JAK ; KatyL ; Joe Krapov ;
joye ;
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Fairywen ; Vegas sur sarthe ; EnlumériA ; Nhand ;
bongopinot ; Emma ; JAK ; KatyL ; Joe Krapov ;
joye ;
J’étais enfant et me rendre chez ma grand-mère paternelle m’attirait particulièrement J’aimais ses bons pâtés aux pommes dont je n’ai jamais retrouvé la recette, qui étaient fait tout simplement de farine, d’eau et… de pommes.
Pour me rendre chez mon aïeule, je devais emprunter les nombreuses ruelles moyenâgeuses, étroites qui serpentaient en tous sens. Ruelles en escaliers aux pavés disjoints ou régulièrement je me tordais les chevilles. Il existait bien cependant une voie plus « royale » large et plus directe pour s’y rendre, mais je n’ai jamais, cependant « daigné » l’emprunter.
Sur cette colline ancestrale, ayant connu les frasques de Mitte de Chevrières au 17°siècle, j’errais le cœur battant. C’était un bonheur pour moi d’entrouvrir les portes cochères en bois, qui n’étaient jamais fermées à clés.
Jeter un clin d’œil, imaginer le mystère, s’inventer des histoires d’abomination, c’était déjà mon régal. Bien souvent il n’y avait derrière que des pans de murs démolis, ou prêts à choir, parfois du lierre envahissant.
Ce quartier qui avait vu la création de la ville avant le moyen âge était devenu insalubre ou presque. Mais il était le pan d’histoire qui faisait notre ville. Et toute jeunette, je l’aimais. Mon attachement pour les vieilles pierres peut-être.
J’arrivais après bien des contours enfin chez ma grand-mère. Elle habitait un lieu dit Le Parterre. De chez elle on dominait toute la ville en contre bas, et cette fameuse colline à nos pieds.
Ma chère grand-mère, qui a vécu jusqu’à 87 ans, était accueillant au possible. Je craignais toutefois mon grand-père, toujours à l’affût d’une réprimande à distribuer, mais avec ‘Mémé Pierrette’ c’était la gaieté, la vie, la découverte, et de surcroit, une bonne pédagogue. Toujours à l’affut du savoir elle savait nous en faire profiter. Merci chère Grand-mère de cet héritage.
Elle était une merveilleuse conteuse, et je restais bouche bée lorsqu’elle me parlait de la coutume des feux de la St Jean…
On nous appelle les Couramiauds, et voici ce qu’elle me racontait à ce sujet.
Partout, à quelques jours du solstice d'été pour célébrer, la lumière de l'été, il y avait les feux de la saint Jean.
Et chaque village célébrait cette arrivée en faisant un feu de joie.
Notre petite ville n’y dérogeait pas.
En effet, le jour de cette tradition, un feu de bois était dressé en bûcher avec un mat central… Les autochtones y pendaient des chats dans une cage en osier. Ces chats, qui étaient noirs, évoquaient le « Malin ». Par ce feu on symbolisait la purification et la régénération à ce croisement des saisons.
Si une malheureuse bête avait résisté aux flammes, et réussissait à s’échapper, tous les habitants munis de bâtons lui courraient derrière pour l’achever……
D’où « courre-à-miau »
Ma grand-mère, pour accentuer mon effroi, me disait qu’elle avait assisté à cette « fête », mais je la soupçonne que malicieusement elle voulait jeter de l’huile sur le feu de mon émoi.
Coutume barbare que l’on ne peut imaginer de nos jours….
Mais notre esprit n’est pas serein lorsque l’on voit le barbarisme qui hélas règne encore dans ce monde.

J’aime tellement ma colline que j’en ai fait une aquarelle naïve

Je me retrouve à la fontaine de Trévi
Pour faire un vœu, pour faire un souhait
Et les statues semblent ravies,
De ma venue, elles m'attendaient.
Et par dessus mon épaule
je jette une toute petite pièce
et le vent doucement me frôle
et sur ma joue pose une caresse
Dans cette fontaine à souhait
Qui brille et éblouit le monde
Comme une alliance en gage de paix
Sourit à tous les cœurs en une seconde
Y Croire ou non n'est pas l'essentiel
Le plus beau ce sont ces personnes
Pour qui lancer une pièce, est essentiel
Ce sont des moments que j'affectionne.
Ce que j'ai demandé moi, est un secret
Ce que j'aimerai... ne s’achète pas
Et en ce mois de septembre, pas trop mauvais
Je fais un vœu dans mon combat.
Et sur moi un nouveau jour se lève
Et je retrouve une pièce dans ma paume
J'ai simplement fait un bien joli rêve
J'étais près d'une fontaine, à Rome
L’ultime coutume
Le vieil homme observait son environnement avec lassitude. Ils étaient tous venus, sans exception. Même cet abruti de beau-frère qui avait voué sa vie aux chevaux et qui s’était trouvé plus souvent sur les champs de courses qu’au chevet de sa sœur. Pauvre con.
Il tenta de se redresser un peu, histoire d’avoir l’air présentable. Une dernière fois ? Oh, Seigneur, faites que ce soit la dernière fois.
Sa fille s’approcha avec un large sourire de circonstance sur sa face de matrone multipare. Ce n’était pas sa fille, cette femme aux hanches de brontosaure. Il se souvenait d’une fillette gracile qui chantonnait d’une petite voix flutée des bluettes d’été. Cette femme, là, devant lui, s’exprimait comme un vieux violoncelle désemparé. Non, cette femme n’était pas vraiment sa fille. Quant à son fils, que dire. Il regarda dans sa direction et vit un costard-cravate gesticulant, la bouche pleine de formules toutes faites prononcées d’une voix de clairon fêlé ; une vraie gueule de politicien palabrant comme un maquignon à la foire. Il se présentait sur la liste municipale. Quelle foutaise ! Où était passé ce fringant jeune poète aux cheveux longs qui voulait changer le monde ?
Le vieil homme avait espéré, comme par mégarde, une quelconque rédemption du côté de ses petits-enfants. Il en avait cinq. Tous très beaux, charmants, et très attentionnés… à leurs smartphones et à leurs tablettes. Ils passaient leur temps à écouter, non, à entendre une musique de crétins aseptisés composées par des ordinateurs et à dégoiser d’affligeantes banalités sur des réseaux sociaux avec des amis qu’ils ne rencontreraient jamais en chair et en os. De supposés amis qui, si l’un d’eux mourait subitement, ne susciterait même pas un léger frisson sur la toile.
Ah ! Quelque chose se passait, quoi encore ? Oh, non pas ça. Le vieil homme eut une sorte de haut-le-cœur qui réveilla sa vieille compagne la douleur. Bon sang ! Il leur avait pourtant dit qu’il n’en voulait pas. Et sa fille, qui n’écoutait jamais rien, avait dit que c’était obligé, que c’était la coutume.
Le vieil homme rassembla ses forces et prononça ses premiers mots de la soirée : « Je ne voulais pas venir. » Son fils répondit que mais papa, nous sommes chez toi, c’est nous qui sommes venus.
Et en plus, il est con, songea le vieil homme. Quelqu’un posa le gâteau d’anniversaire sur la table tandis qu’un chœur confus et discordant entonnait happy birthday au risque d’offenser les tympans du vieux musicien. La grosse dame qui avait été sa fille lui fit signe de souffler sur l’unique bougie qui arborait ce nombre absurde. C’était la coutume.
Alors, le vieil homme fit non de la tête. Il se laissa aller dans son fauteuil en fermant les yeux. Il n’avait pas voulu venir en ce monde et maintenant, après toutes ces années, on lui refusait le droit de partir en paix en lui infligeant des us et coutumes dont il n’avait plus que faire.
Quelqu’un, quelque part, demanda s’il allait bien. Bien sûr, qu’il allait bien ! Il songea une dernière fois à cette jeune fille aux yeux dorés qui, par delà la nuit des temps, le regardait avec tellement d’amour qu’il en avait encore le cœur blessé. En pensée, il composa une dernière ligne mélodique, puis en poussant un profond soupir de soulagement, il décida qu’il était temps de sacrifier à l’ultime coutume, partir enfin rejoindre les océans immémoriaux.
Évreux, le 7 septembre 2014, 2 heures 25.
Rien ne change après tout, si ce n'est le passant[1]…
Avec le reste du monde en foule serrée,
maudissant les houles de mollets bronzés,
sous un soleil de plomb,
j'ai vu le Duomo, arpenté le forum…
J'ai vu des églises, des églises, et des palais dorés,
des fresques et des peintures,
des voûtes et des statues,
des statues et des voûtes,
des centurions un peu gras transpirant devant le Colisée,
des ruelles où,
entre les louves de plâtre, se volatilisent les appareils photo...
des raggazzi qui sifflent les robes légères,
avec persévérance, sinon conviction.
Traditions. Rien ne change après tout, si ce n'est le passant…
Nous avons jeté une pièce dans la fontaine Trévi.
Tu as dit :
" Tu vois, c'est sûr, nous reviendrons ".
Tant d'années ont passé…
La prédiction ne se réalisait pas. J'ai perdu la foi.
Et puis, alors que je n'y croyais plus, je suis revenue à Rome.
En lançant ta pièce tu as dit :
" Tu vois, c'est sûr, nous reviendrons ".
Mais "tu" étais un autre…
S’il y a bien sur cette terre un animal aux us et coutumes étranges, c’est l’Homme.
Oui, je sais, la Femme n’est pas mal non plus.
Bien que j’aie mis une majuscule à Homme, mettons-les, l’homme et la femme, dans le même panier et gageons qu’ils y feront des petits ensemble.
Reprenons.
Disons « nous »…
Disons-nous que nous allons dire « nous » par la suite puisque l’objectif de ce texte est de mettre tout le monde, y compris moi-même, dans le même sac même pas à malices.
Nous allons donc tous à l’école. On nous y apprend à lire, à écrire, à compter pour autre chose que du beurre, on nous enseigne l’histoire, la philosophie, les langues, la littérature et on nous donne en exemples des gens qui ont pensé et passé leur vie à pondre des bouquins d’importance : on est très honorés d’apprendre que Balzac est l’auteur de 93 volumes de Comédie humaine, on découvre qu’Emile a pondu vingt volumes de Rougon-Macquart ou dans ces eaux-là, on s’étonne que Marcel Proust… Non, pas Marcel Proust, oncle Walrus va encore faire une jaunisse !
Résultat des courses, une fois apprise la leçon, on est un homme, mon fils ! Une fois ingurgités les codes moraux et culturels de la société contemporaine, munis de ce bagage exemplaire et admirable des gens qui, face à la barbarie primitive, ont conquis la liberté de penser, de raisonner, d’écrire, de partager, de dénoncer, de délirer même parfois alors, irrémédiablement, comme tout le monde,… nous nous affalons devant un écran et nous regardons des conneries !
Les plus évolués d’entre nous, ceux qui ne se laissent pas prendre au piège des glandes mammaires de la Miss Météo du moment, celles qui trouvent stupide de s’exciter une bière à la main devant vingt deux crétins sportifs qui courent après une baballe, celles et ceux que laissent indifférent(e)s les millions de photos de chatons qui font tout et n’importent quoi et surtout gangrènent l’Internet, ceux-là et celles-là qui ont retenu quelque chose du bel enseignement de l’école continuent à écrire et y prennent grand plaisir. Grâces leur soient rendues : ils, vous, toi, moi, participent à des ateliers d’écriture et à mon bonheur présent et je les vous te me en remercie.
MAIS !
Mais comment expliquer qu’au sein de cette communauté résistante de gens sensés un type puisse arriver et imposer sa loi stupide sans que personne ne moufte plus que ça ? Avant que cette chronique n’atteigne sa 23e ligne ou ne la dépasse, nommons le type M. Twitter ou appelons-le M. Loiseau et rendons-nous à l’essentiel car ça traînouille un peu, je trouve, ce jour d’oui mais des Panzani !
M. Loiseau nous dit : « C’est très bien les gars les filles ! Vous avez commencé à raconter votre vie sur un blog ! Vous savez intéresser lecteurs et lectrices de manière à ce qu’ils vous suivent dans vos récits du quotidien au moins jusqu’à la 23e ligne ! Mais maintenant, avec moi, vous allez faire plus fort ! Vous allez ouvrir un compte chez moi, comme ça je saurai tout de vous, j’envahirai vos boîtes mail avec ma pub mais ça c’est rien. Surtout vous allez avoir des tas de fans de vous, des « followers » à qui vous raconterez où vous êtes, ce que vous faîtes, qui vous êtes, ce qui vous plaîtes ou vous déplaîtes, vos histoires de zézettes ou de pensées pas nettes… Tout ça, vous allez le faire à longueur de journée chez moi. MAIS ! Mais chacun de vos message ne devra pas dépasser 140 caractères d’imprimerie !".
Le croirez-vous ? Chez cet individu aux mœurs bizarres autant qu’étranges, l’homme, la femme, nos « contemporains c’est dire si j’contemple rien », cette proposition stupide a marché et marche encore. Tu demandes aux gens de se contenter de cinquante mots de vocabulaire, de consulter leur courrier sur une plaquette en plastoque de 5cm sur 10, de n’exprimer qu’une phrase à la fois pour que la toute faune cacophone et ils le font ! Ils écoutent leur discothèque dans deux boules quiès maintenant ! Moi je dis que ça mérite des baffles !
Ce besoin panurgien de suivre le troupeau et les nouveaux gourous armés de la technologie est tel que j’ai moi-même ouvert un compte Twitter il y a deux ou trois ans. A ma décharge publique, je n’y ai publié que six ou sept haïkus et c’est tout. Comme je suis un individu aux us et coutumes encore plus étranges que les vôtres, un drôle d’oiseau en fait, je me suis aperçu qu’au lieu de cuicuitweeter j’allais faire (le) coucou chez les autres et que je déposais, dans la zone de commentaires de mes blogami(e)s, de véritables formulettes à -140 ! Je les ai baptisés gazouillidiots parce qu’au début j’écrivais cela « twits ». Joye m’a expliqué que ça voulait dire quelque chose comme « crétin » en anglais.
Et donc ce jour, ayant décidé de rentrer dans le rang – c’est là le lot commun des brebis égarées du troupeau du Seigneur ! - je les rassemble ici pour que vous puissiez juger par vous-même qu’en matière de bêtise et de méchanceté, face à Nadine M. et Valérie T., j’ai encore des progrès à faire ! Ou pas !
La vie est dégueulasse. John Lennon est mort. Georges Brassens est mort. Jean Ferrat et Georges Moustaki sont morts. Et Michel Sardou chante encore !
Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard. Bien ! Alors vivons vite! On apprendra plus tard !
Qu’Elsa crie « Olé Olé ! » Et aussitôt Aragon grimpe aux rideaux !
Aller au cinéma voir « Le Jour le plus long », « la 25e heure » ou « L’année des méduses », ça prend du temps !
Chez nous on ne nettoie le lustre que tous les cinq ans
On a conservé « les riches heures du duc de Berry » mais pas « les laborieuses journées du pauvre Martin, serf ».
- Qu’as-tu fait de tout ton temps sur cette terre ? demanda Dieu à Dostoïevski.
- « L’Idiot » …
Mais avant même qu’il eût pu citer d’autres titres, Dieu se tourna vers moi et demanda :
- Et toi, Joe Krapov ?
- -Pareil !
Tu vas pas nous chier une pendule parce que t’as perdu ta montre, non ?
Les déchus du Sarkozysme ne seront pas tombés de bien haut (C’est petit, ça, Joe Krapov !)
Si j’étais un bouquet de fleurs, j’aimerais bien être six roses, ma foi !
Si j’étais une fleur, je serais jacinthe ni touche !
Proverbe chinois : Un potage au nid d’hirondelles ne fait pas le rouleau de printemps !
Les chiens de Vannes aboient et la carapace
Parce qu’ils ont bonne mémoire et commettent rarement des erreurs les éléphants n’aiment pas qu’on les détrompe.
Je ne sais jamais si le concerto de Rodrigo est d’Aranjuez ou s’il est du silence qui suit l’exécution d’une œuvre de Mozart !
C'est quoi le risque professionnel majeur pour un photographe qui n'aurait pas de trépied et photographierait un même port belge sous le même angle à différentes heures de la journée ?
Attraper une Ostendinite !
Un commentateur c'est quelqu'un qui commentâte de la critique littéraire mais qui est bien embêtâté quand ce n'est pas de la fiction !
Comme ces gazouillidiots sont en général suivis d’un « OK je sors », estimant avoir assez « twité»sur le Défi du samedi pour aujourd’hui, je m’en vais effectivement sortir et retourner dans la vraie vie. J’y ai là aussi des us et coutumes très étranges : je m’y fiche pas mal de Twitter et de la marche du monde, j’y aime des gens, j’y photographie des lieux et j’y joue et chante sur une guitare à douze cordes, avec la voix de Guy Béart, des chansons de Georges Brassens !
Les US et COUTUMES de KatyL
Il est de bon usage d’envoyer son défi chaque semaine si possible avant le vendredi soir minuit, et pour cause M Walrus ou Mme Map doivent les poster.
Il serait de bon usage de leur dire toute notre amitié pour ce dévouement au service de pauvres apprentis écrivains que nous sommes, Si prompts aux fautes, aux oublis, aux images surdimensionnées, aux retards et j’en passe !!!
Nous le faisons tous à notre manière chaque fois qu’il est possible de le faire, et comme moi le meilleur des usages que je puis recommander est la politesse et la gentillesse alors voilà
MERCIIIIIIIIIIIIIiiiiii Walrus et MERCIIIIIIIIIIIIiiiiiiiiiiii MAP
C’est tout ce que j’ai pu faire cette semaine en panne de tout sauf d’amitié.
KatyL
OH MY GOD !
Dix-huit mots, dans un communiqué froid et inexpressif, avaient suffi à sa Majesté pour renvoyer sa cavalière aux écuries du néant.
Huit mois plus tard, un livre assassin en forme de boomerang lui est revenu dans les dents – lui, il en a, évidemment.
L'ex-favorite, vengeresse, viendrait-elle de lancer une mode ? Et si toutes les compagnes d'hommes célèbres, ou tous les amants de femmes de renom, déballaient ainsi systématiquement leurs rancœurs incendiaires et le linge sale de la chambre dès qu'ils sont cocus et remerciés ? Nul doute que ces auteurs de pacotille, leurs éditeurs et les libraires en seraient gagnants, car le public, bien qu'il s'en défende et ne l'assume que rarement, est souvent prêt à payer pour jouer les voyeurs buzzophages.
Soyons tranquilles, cependant, de là à ce qu'une mode devienne une coutume...
Quoi, ce n'est pas si nouveau que ça ? Oh my God, mais où va-t-on !

Une histoire d’autrefois.
Cette histoire s’est passée il y a longtemps, dans un temps ancien où les hommes ne vivaient pas dans des cités de verre et de béton et connaissaient encore les rythmes de la nature. Pourtant, même pour cette époque pétrie de croyances et de superstitions, même dans ce village perdu au cœur de la montagne, la petite fille avait un comportement étrange. Personne ne savait qui elle était, ni d’où elle venait. Un soir, alors qu’une nuit d’été s’apprêtait à recouvrir les chaumières et que tous songeaient à aller se coucher après un agréable moment passé à discuter sous le vieux chêne de la place principale, elle était apparue. Comme ça, toute seule, venue de nulle part. Et elle avait souri, un sourire joyeux, lumineux, un sourire qui donnait l’impression que les étoiles du ciel étaient descendues dans ses yeux.
Depuis ce jour elle était restée, dormant chez les uns et les autres, sans jamais parler, toujours souriante. Souvent, elle disparaissait dans les bois munies de menus offrandes qu’elle disposait ça et là, selon un plan qu’elle était seule à connaître. Les animaux l’adoraient, et il y en avait toujours qui tournoyaient autour d’elle.
Au fil des années, elle avait grandi et était devenue une jolie jeune femme. Son comportement, lui, était resté le même : elle s’invitait dans une maison au gré des envies, restait un peu, puis repartait pour mieux revenir un jour. Elle ne faisait de mal à personne et tout le monde l’aimait malgré ses coutumes étranges. Ou peut-être bien à cause d’elles, qui sait…
D’autres années s’écoulèrent encore et elle devint une vieille femme, qui se déplaçait plus difficilement, mais qui continuait à parcourir les bois et à investir une demeure ou une autre selon sa fantaisie. On lui réservait toujours la meilleure place, celle où ses vieux os pouvaient le mieux se réchauffer en hiver et se rafraîchir en été, et à table, on lui servait les morceaux les plus tendres. Car malgré son âge avancé, elle apportait toujours la joie avec elle lorsqu’elle arrivait quelque part, et pour ça, tous lui en étaient reconnaissants.
Mais ce soir-là la tristesse serrait le cœur des habitants du village. Celle qu’ils avaient connue petite fille, puis jeune fille, jeune femme et enfin vieille dame arrivait au crépuscule de sa vie. Voilà déjà deux jours qu’elle ne s’était pas levée, et ce soir, tout le village, inquiet, était réuni autour d’elle. Lorsqu’elle les vit tous se presser dans la pièce, elle sourit, d’un sourire très doux, très tendre, et pour la première fois, elle parla, d’une voix qui tintinnabulait comme un carillon enchanteur :
« Ne soyez pas tristes, mes amis. Vous tous qui avez accueilli et choyé l’enfant perdu arrivée il y a de si nombreuses années, vous qui ne m’avez jamais rejetée malgré mes habitudes étranges, ne soyez pas tristes. Si ma forme actuelle va disparaître, je ne vous quitterai pas pour autant. Je suis née de l’amour des fées, j’ai trouvé refuge ici lorsque ma famille a été tuée par des hommes qui n’acceptaient pas la différence. Je n’y ai trouvé que de l’amour et de la compréhension, et à présent que ma vie terrestre arrive à son terme, il est temps pour moi de rendre ce que j’ai reçu. Je vais rejoindre mes petits amis des bois, ceux que j’allais nourrir tous les jours, avec l’aide complice des enfants et parfois des plus âgés. Nous tous, nous vous protégerons des maladies, des attaques et des accidents. »
Les villageois n’étaient pas encore remis de leur surprise que la vieille femme disparut dans une pluie d’étoiles, qui s’éparpillèrent dans la pièce pour se poser sur le cœur de chacun des habitants. Sans doute naturellement plus disposés que les adultes à croire au merveilleux, les enfants jurèrent avoir vu une petite fée aux ailes scintillantes disparaître par la fenêtre avec un rire argentin.
La fée tint sa promesse, et depuis ce jour, le village est sous la protection des petits êtres de la forêt. Aux voyageurs de passage qui s’étonnent de voir des offrandes de nourriture et de petits vêtements disposés ça et là dans les bois, les villageois prétendent qu’il s’agit d’une coutume locale qui amuse les enfants. Et lorsque ces voyageurs arrivés par hasard s’en vont, au bout de quelques kilomètres à peine, ils oublient l’existence de cet endroit hors du temps, où les créatures magiques cohabitent paisiblement avec les humains.
Ne le cherchez pas, il n’est sur aucune carte. L’enfant des fées tient sa promesse et veille sur lui. Il n’en reste que des légendes qui se murmurent dans la montagne et voyagent au gré des vents…
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Fairywen ; Walrus ; bongopinot ; JAK ;
Minuitdixhuit ; EnlumériA ; Nhand ; joye ; KatyL ;
Joe Krapov ; Célestine ;

Ding dong !
On sonne chez Epamine, qui a reçu quelques amis dans son jardin pour la rentrée littéraire.
-Bonjourrr Messieurs-dames, gendarrrmerrrie nationale, nous rrrecherrrchons le prrroprrriétairrrre de cette valise, nonobstant et subséquemment ! Elle a été rrretrrrouvée tout prrrès d’ici, aux alentourrrs de vingt-trrrois heurrres cinquante…Saurrriez-vous la rrreconnaîtrrre ?
-Mais, c’est la valise de Célestine, bien sûr ! Quelle joie, s'écrie Epamine.
-Trrrès bien, et comment en arrrivez-vous à cette conclusion aussi hâtive que pérrremptoirrre, je vous prrrie ?
-Regardez : elle est bleue comme la mer de juillet sous le zénith, et toute éparpillée d’étoiles, dit Nhand. Ça ne trompe pas !
-Ouvrrrez-la donc, prrrésentement, que nous jugions de la vérrracité de votrrre déclarrration !
-Mais oui, je confirme, monsieur l’agent, dit katy…
-Parrrdon : vous voulez dirrre monsieur le brrrigadier-chef !
-Si vous voulez…mais voyez : à l’intérieur se trouvent des souvenirs d’été, s'exclament Vegas et Sebarjo. De beaux souvenirs apparemment… Regardez, sentez ! L’odeur de Paris qui s’éveille et secoue ses grands arbres au ciel du matin, celle des lavandes et des tilleuls, de belles fougasses dorées…Un marché de Provence, quelques bernaches du lac de Vincennes, un concert de jazz, des étoiles filantes, des sapins et des chamois, une pièce de théâtre fabuleuse devant un château somptueux, la mer qui danse en papillotes , les neiges éternelles et le défilé du quatorze juillet. Des livres sur la plage et des éclats de rire. Et des heures de bonheur grave avec des êtres chers.
-Et de l’amour, de l’amour encore et toujours…dit Titisoorts
-Ah ! L’amour…soupirent Lorraine et Joye en chœur.
-C’est ma foi vrrrai ! Et où trrrouve-t-on cette demoiselle, subséquemment ?
- Voilà justement la revenante…murmure Joe Krapov.
-Célestine !!! Mais tu nous avais oubliés, non ? disent en chœur Jak, Fairywen Enlumeria et Map …
-Mais pas du tout, comment aurais-je pu ? dit Célestine. J’avais mon petit Walrus en peluche pour penser à vous, et mon porte-clé Bongopinot en plexiglas. Mais je suis très heureuse de vous retrouver. Vous m’avez manqué…
-Dans mes bras, sister ! dit Epamine. Tu prendras bien une tasse de thé ?
Ma valise
Comme j’aimerais faire cette valise pour m’envoler ailleurs, changer d’air, voir la mer, oui voir la mer enfin…si seulement ! …..
Entendre le cri des mouettes, le ressac des vagues, sentir l’iode marin, regarder le bleu océan et les galets Normands, s’asseoir sur le sable fin, ramasser les coquillages .. Tout cela me manque beaucoup, il y a trop longtemps que je n’ai vu la mer.
Revoir Honfleur ses magasins typiques et ses galeries nombreuses de peintures.
Escaler un coin de falaises en bordure de mer, marcher dans les vagues seule le soir lorsque personne n’est sur la plage.
Je rêve, bien entendu mais cette valise est prête là dans ma tête !

Bagages évanescents

Epuisée par ces 24 heures de vols Wallis Paris--, avec escales, Marie-Sophie pressée de se détendre, n’avait pas remarqué l’aspirateur qui campait, abandonné dans l’antichambre. Aussi, s’affalât- elle de tout son long, sur ses valises au beau milieu du hall d’entrée…
- une négligence de la femme de ménage- pensa-telle, elle était de nature, bienveillante.
N’empêche que cet atterrissage en vol plané forcé lui valut une cheville meurtrie.
Pour redonner du pep à son moral, elle abandonna là ses bagages et gagna le salon. Un peu de glace, sur son articulation et beaucoup dans son whisky, elle rêvassa à ces merveilleuses vacances envolées à tire d’ailes.
L’acerbe sonnerie, du téléphone, la tira sans ménagement de ses songeries.
La vie reprenait son cours…les affaires aussi….
Fini le surfing sur la houle, elle allait dès demain replonger dans celui de l’internet, sur un portail très connu. C’était là son gagne pain ; elle coordonnait en effet des recherches en tout genre ; sa ritournelle habituelle, qui d’ailleurs, lui remplissait bien l’escarcelle,
Cependant, quelques heures restaient encore devant elle, et ce coup de téléphone la dérageait.
Elle faillit ne pas répondre.
Bien lui en pris d’obtempérer à l’appel ; l’agence de voyage, au bout du fil, lui annonçait qu’il y avait erreur dans la restitution des bagages : Une des valises, noire, modèle commun et répandu ne devait pas lui appartenir. Pouvait-elle-vérifier ?
Tout en gardant le téléphone coincé au creux de l’épaule, ce qui eu pour effet d’accentuer ses rides, elle alla jeter un regard sur les valises encore étalées dans le hall.
Elle constata effectivement que l’une d’entres elles, ne portait pas son nom.
Elle, reprit le dialogue en cours et confirma le bien fondé du ‘scoop’ à la standardiste, en précisant qu’elle ferait le nécessaire pour la restitution, puisque l’adresse indiquée n’était pas loin de chez elle.
Oubliant sa cheville, un nom, sans prénom, une adresse, lui suffirent alors pour repartir vers un semblant de prolongation de vacances aventurières …
Appréciant les rencontres inopinées, elle se réjouissait de faire une nouvelle connaissance
Le taxi la déposa au x de la rue des Roses.
Elle sonna en vain, la porte resta close.
Agacée elle reprit l’ascenseur, avec la valise qui commençait à lui peser dans tous les sens du terme. D’autant plus que sa cheville la rappelait à l’ordre en la titillant de plus belle.
Elle regrettait sa sollicitude, mais bah !, on ne se refait pas.
Arrivée au rez-de-chaussée, elle fut promptement assaillie par un groupe de policiers, armés jusqu’aux dents, lui intimant l’ordre de lever les mains, illico- presto !
Interloquée, stupéfiée, son sang ne fit qu’un tour, l’adrénaline l’envahit elle était au bord de l’évanouissement !
Emmenée au poste, dûment menottée, la valise suivit entres les mains d’un policier assermenté.
La jeune femme dû donner, jusque tard dans la nuit, des détails, fournir des alibis….ses méninges furent mises à rude épreuve.
Le commissaire un dénommé Brad SAGEM *, très compréhensif, intuitif, après maints raisonnements, que lui seul pouvait comprendre, la délivra finalement.
La valise avait été « suivie » depuis le départ de Wallis, par un système de reconnaissance à puces. Son propriétaire, soupçonné d’être un trafiquant dangereux était « surveillé » par des Services Internationaux.
Cette étourdie de Marie-Sophie, n’y avait vu que du feu lors de la récupération de son bien.
L’aigrefin de son coté, avait entre les mains un bagage rempli de soutiens-gorge, de slips en dentelles, et autres babioles féminines. Il fut un temps où cela lui aurait plu, mais aujourd’hui, il n’en n’avait que faire, et promptement il était parti récupérer son bien.
Le fidèle Gran DALD *, (mis au parfum par Brad SAGEM), faisait le guet au pied de l’immeuble de Marie Sophie, hypothéquant que le trafiqueur accourrait en priorité à la recherche de ce à quoi il tenait certainement le plus au monde, ce qu’il advint évidemment, les enquêteurs de ce commissariat étant au summum de la perfection divinatoire.
L’affaire fut aussi vite bouclée qu’une valoche.
Cependant Brad SAGEM, qui appréciait les jolies femmes, entama un brin de causette supplémentaire avec Marie-Sophie.
Mais la suite fut dissimulée aux yeux de ses collègues…..
De ses vacances, Marie-Sophie gardera un étonnant souvenir, qu’elle pourra commenter lors des papotages avec ses copines, au salon de thé le plus huppé de l’arrondissement : elle connait maintenant tout les arcanes d’un commissariat !
Du jamais vu de près dans son monde !
*noms arrangés de célèbres policiers d’une non-moins célèbre auteure de romans policiers
Retour de voyage !

Une belle carte routière
Pour faire le chemin à l'envers
En cette fin de vacances
Les feuillages chantent et dansent
Une valise que j'ai bouclée
Et gentiment j' y ai enfermé
Toutes mes belles cartes postales
De toutes mes magnifiques escales

De tous ces lieux pittoresques,
De ces fêtes gigantesques
De mon passage chez JO-Jo
Et tous ces drôles de vélos
De ma première à l'opéra
Un spectacle tout en éclat

De ma promenade dans les rue de Metz
Une ville pleines de promesses
Et une carte envoyée pour mon père
Que j'ai glissée dans cette boite aux lettres
Et j'ai suivi pas à pas une silhouette blanche sur le sol
Me conduisant à un château ou des oiseaux s'envolent
Et s'est sur ce petit pont de bois
Que s'achève mes vacances de joies
Et une valise que j'ai bouclée
Et gentiment j' y ai enfermé
Toutes mes belles cartes postales
De toutes ces magnifiques escales
Merci à vous tous, chers défiants
Pour tous ces moments si vivifiant
De partages, de poèmes, de cartes, de textes et feuilletons
Qui ont rythmé et fait vivre pendant huit semaines toute ma raison.
J'ai rapporté dans ma valise
Un peu de la lumière grise
Qui baignait le port de Parros
Où l'on ne roule pas carrosse
Mais où, bien à l'abri des tuiles
On dit que tout baigne dans l'huile
Je vous offre quelques bricoles
Venues des ports ostréicoles :
Des hippocampes, des pinasses.
Près de Notre-Dame des passes
Des prix qui sont loin d'être en baisse
M'ont laissé tout nu à la caisse.
Dans le fond de ma Samsonite
J'ai déposé pour ma pituite
L'étiquette et quelques bouchons
De vins du bassin d'Arcachon
Et d'une ou deux autres potions
Auxquelles je fis dévotion
Dans un' poch' de mon sac à dos
J'ai mis la ville de Bordeaux,
Les grands chevaux de sa fontaine,
Montaigne le croquemitaine,
Deux têtes coupées, médusées
Et le Picasso du musée.
J'n'ai pas déclaré à la douane,
De peur qu'on me mette en cabane,
Le grand pyjama à rayures
Qu'à Biganos, port d'envergure,
j'ai volé avec la manière
Et planqué dans l'fond d'ma glacière
J'ai glissé dans mon réticule
Le pénis amputé d'Hercule
Qu'un iconoclaste nocturne,
Sorti cagoulé de sa turne,
Fit tomber d'un coup de massue
Au sein de la cité cossue.
J'n'ai rien pris d'autre au Parc mauresque
Bien qu'je sois kleptomane ou presque
Et j'ai même oublié, crétin
De m'acheter un sacristain,
Pâtisserie comblant les creux
De tout voyageur religieux.
On trouvera dans mon baise-en-ville
- Oh Sympathy for the devil ! -
La pierre qui roule sa bosse
Sur la route de Biscarosse
Et la dune qui m'ensabla
Quand j'escaladai le Pilat.
J'ai ramené dans mon bagage
Une impression de fort tangage
(Les bas ? Les hauts du cap-Ferret
Qui ne m'ont pas fait trop marrer ?),
De séjour teinté d'hérésie
Au pays de Grand'bourgeoisie.
J'ai ramené dans ma besace
Une magnifique rosace
Prise au bout de la jetée Thiers
Dans le plancher devant la mer,
Rose des vents de la Gironde
Qui invite à rêver le monde.
Et j'ai mis dans mon havresac
Le clapotis et le ressac
De la mer immortalisée,
De la mariée irisée
Dont le voile volait dans l'air
Un soir sur la plage Pereire.
Dans la grande malle d'osier
J'ai mis le soleil, ce brasier
Qui incendia nos soirs d'été
Et dispensa sérénité
Aux marcheurs rêvant d'aventure
En pays de villégiature
Mais je mens comme je respire :
Dans ma besace du bas-Empire
N'étaient que batteries vidées,
Saturations de cartes SD,
Livres lus, chaussettes salies,
(Et billets de mono poli ?)
Car dans mon vieux sac à malices
Chacun sait quels sont les délices
Que je rapporte des voyages :
Des palanquées "tchanquées" d'images !
Faites en votre miel ou pas :
Je butinerai jusqu'au trépas !
Ah non ! Le contenu des valoches, j'ai déjà donné...
Et je ne dis pas la messe deux fois pour le même prix.
Alors, je prends des vacances, je vous dirai quoi à mon retour.
