Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 671
Derniers commentaires
Archives
21 avril 2018

♪ jacuzzi vais-t-y, ou jacuzzi vais-t-y pas ♪ (Cavalier)

 

Hors du bain, hors de moi

Le long de ta ligne de fuite, hors du temps,
Par mille flambeaux de vie aérienne,
Tu sortis du bain, toi, mon doux printemps,
Tel un champ de blé d'allure olympienne...

Nue, si belle enfant, d'éclats de lumière,
Lapis-lazuli bronzé, indolent,
Tu cambrais ton dos, ma rose trémière,
Sous le vent fripon au souffle insolent...

Vêtue en rais d'ors, mon ange soleil,
Ta chute de reins aux reflets de reine,
Réveillant mes sens en simple appareil,
Me fit te rejoindre, enfin, ma sirène...

 


0000bain


 

Publicité
14 avril 2018

Comme l'Italie me botte ! (Joe Krapov)

Il n’y a rien de tel qu’un atelier d’écriture pour conjuguer le verbe « improviser ». L’animateur arrive avec un thème principal et chacun dans son coin écrit son contrechant par-dessus puis le livre aux oreilles – ou aux yeux - des autres.

Improviser sur le verbe « improviser » est une belle mise en abyme ! J’imagine que beaucoup d’entre vous, devant un champ aussi libre, auront été bien inspiré(e) s. Pour ma part j’ai choisi de vous livrer une improvisation d’il y a quinze jours sur un motif plus astreignant : l’écriture d’une suite de tankas à partir d’une photo !

COMME L’ITALIE ME BOTTE !

Au caillebotis
Bottes vertes, blanches, rouges
Sèchent sur le seuil.

Moi je joue au chat botté
Et je rêve d’Italie.

171823 cochon bottes


Je sais qu’au musée,
Signé par Botticelli,
Le printemps est beau.

C’est incroyable vraiment
Comme l’Italie me botte !

Sur un ferry-boat
J’embarquerais volontiers
Comme Cyrano.

C’est fou – péninsule ou cap –
Comme l’Italie me botte !

Du pauvre goret
Ecoutez la litanie
Quasi-rimbaldienne :

En marche ! Allons de l’avant
Vers l’Italie qui nous botte !

Sur quel paquebot
Embarquer au débotté
Jusqu’à la lagune

De Venise, vers Bologne
Ou vers Naples ou Pompéi ?

D’une périssoire
Peinte hier par Caillebotte
Je ferais navire

Si quelqu’un voulait m’aider
A ramer vers l’Italie.

Dans un port celé
De la mer Adriatique
Nous ferions escale.

Générosité d’autrui
Nous aurions des confitures

Et des marguerites
Sur des pizzas gigantesques
Aux quatre saisons.

Pays de magnificence
Vraiment, l’Italie me botte !

Pour Corto Maltese
Venise serait sa fin.
Moi, pauvre cochon,

Finir en jambon d’Aoste
Je n’y peux rien : ça me botte !


Et si vous voulez de l'improvisation musicale, en voici de la vraie :

14 avril 2018

Encore du (sur)vécu (joye)

On a souvent des habitudes et des gestes automatiques dont on ignore totalement l’existence.

J’avais appris cela la première fois où je suis allée au Mexique, où l’on ne pouvait pas boire l’eau du robinet.

Enfin, on peut la boire, mais on la regrette beaucoup après. C’est ainsi que j’ai pu maigrir de huit kilos en quatre semaines – sans y penser, j’avais mis ma brosse à dents sous le robinet et paf !  ¡Turista ! et ça pour le reste de mon séjour estudiantin.

no toothbrush

Bon, cette fois-ci, j’étais prête. Je savais qu’il fallait combattre les habitudes et, en arrivant à l’hôtel à Punta Cana, j’ai mis un petit message sur chaque robinet avec l'avis suivant :

NO TOOTHBRUSH

C’était surtout pour protéger mon mari chéri qui n’avait pas encore visité un pays d’eau non potable.

Malheureusement, et, en dépit de tout, des gros mots hurlés en provenance de la salle de bains le deuxième jour m’ont bien avertie du fait que lorsqu’on veut chasser le naturel, il revient au galop – eh oui, mon pauvre Iowaboy s’était rincé la bouche avec de l’eau redoutée.

alcoholHeureusement, nous étions descendus dans un hôtel avec de l’alcool à volonté. Sans blague – c’est comme Disneyland pour les dipsomanes - il y avait des bouteilles même dans la chambre, où l’on pouvait se servir de vodka, de rhum, de whiskey, et de quoi encore j’oublie.

Voyez-vous, nous, on ne boit pas très souvent de l’alcool, mais nous profitions bien des cannettes de la bière nationale – Presidente – dans le minibar gratuit. Oui, non, sans blague !

Alors, et tout comme nous avons tous deux bien écouté lors de nos cours de science, mon mari a tout de suite pris une grande bouchée de rhum pour se rincer la bouche et puis, il a avalé deux bons coups d’alcool, pendant que moi, j’ai versé un  grand verre de vodka pour laisser tremper sa brosse à dents afin de la stériliser en noyant tous les parasites éventuels. 

Eh oh, ne les pleurons pas, ils sont morts heureux. La preuve : Ni lui ni moi ne sommes allés à l’hôpital.

Ouf !

Il y avait de quoi s'inquiéter, surtout parce que chaque Dominicain nous avait prévenu dès notre arrivée :

« If you drink the water, you will die ! »

Toutefois, et grâce à notre don commun pour l’improvisation, ce ne sera pas pour demain.

sauve qui peut bis

14 avril 2018

Allô… Nan mais Allô, quoi ! (Cavalier)

« Allo winer, un peu looser - non, ne quittez pas…  »

Allo… oui, vous y allez ?
Oui, nous aussi, nous irons...
Alors

Se déguiser, en guise, improviser, se débrouiller
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés
Et puis après

Nous irons tous les deux par la porte de la grande ville
De celle qui stimule les monstres

Oui, nous irons
De bric et de broc
En bric et en brac

Moi, il me faut un temps d’horreur
De terreur, un temps de foin
Un temps de chien

Toi, tu te mets au feu de l’étrange
En ange
En transe
À ton visage
À tes frusques
À ta démarche
Dont l’attitude plaquera d’ors
Tous tes pas

Continuer à se déguiser, en guise, improviser, se débrouiller
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés

Depuis lors, dehors, le badaud nous dévisage
Sage, en bourgeois qui ne bouge
Tout rouge, et qui ne courge :

Moi, le bourreau
Noir, épave quasi modo du bouge
En bougre

Toi, Pierrot jolie, la Colombine d’ombres et paillettes
D’ors et de sangs
Liés
Bleutée

Sous les lumières blafardes de la ville
On nous dévisage, sages, très sages
Trop sages, encore
Et encore…

On s'était déguisés, en guise, on avait improvisé, on s'était débrouillés
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés
Grave

Rage. Rage !
Quand au tavernier la question :
Où de la cité
Sont donc les déguisements ?

Ha ! Là c’est Avril…
Fin d’Octobre, c’était
Ha ! Et encore cet automne ce sera 

Bon…

 

 000aloween10

 

14 avril 2018

Improviser, ça ne s'improvise pas ! (Kate)

Improviser, ça ne s'improvise pas !

Improviser, serait-ce :

- ne pas préparer ?

- ne pas se préparer ?

- attendre, "on verra bien" ?

Ou plutôt :

En musique : on s'y connaît assez pour enchaîner quelques accords mélodieux ?

En cuisine : on a assez de provisions et de savoir-faire pour préparer quelque chose ?

En théâtre : on a tellement l'habitude de la scène, de ses codes, de ses gestes, de la voix, du sens du dialogue et de la répartie, de la joute oratoire que les matches d'impro on les gagne ?

Donc,

pour "improviser", il faut préparer, se préparer, ne pas attendre et voir à l'avance (c'est-à-dire "pré-voir") ?

Improviser, ça ne s'improvise pas !

D'ailleurs, le/les visiteur(s) se rendant dans cet immeuble n'aurai(en)t-il(s) pas (un peu trop) improvisé leur visite ?

 

IMG_2702

 

 

Publicité
14 avril 2018

J'apprivoise l'improviste ! (Nana Fafo)

Chapitre 04 : mon précieux


13_chat_JP_jaune_poilu

Episode 13 : lucky Girl

Vins sur Caramy. Un samedi matin.

 

Petit Interlude musical de l’auteur(e).

Ah ben non ! Si on me demande de chanter avec ou sans préparation, ça va raper les oreilles…

Mieux vaut vous en remettre à Monsieur Akrapovic pour ce talent. Je ne voudrais pas trans-progresser.

 

Il n’est pas question ici, de composer sur le chant et sans préparation !

Parlons plutôt agriculture, je vous propose d’aller au champ, composer un beau bouquet d’âneries. J’avais écrit cAnneries… et oui, il faut suivre un peu, je suis dans la bestiole ! Possédée ?

 

Je vous annonce qu’à l’instar de Walrus qui rêve d’un Canalblog hystérique, je suis au bout du rouleau, dans le trou du boulot. La nébuleuse spirale, ascendante ou descendante, c’est une question de point de vue !

L’imprimante n’a plus de papier. On a bien essayé de sortir les rames, mais sans ramette, tu peux secouer l’engin, il n’y a rien qui sort.

J’ai du poser mon stylo, pauser mon histoire (ou pas !).

 

J’ai débarqué, sur le blog du défi à l’improviste, avec une enVie, à la lettre V pour …

Après s’être jetée à l’eau, pour faire d’un Pingouin, un super héros, avoir trouvé une équipe et des protagonistes alcooliques aux maladies en hic, suivi le fil hasardeux des illuminations de Walrus, dans une histoire en laine improvisée pas toujours cousue de fil blanc, à la recherche d’un Chat, où des indices futiles et volatiles, ont saupoudré cette vile quête obsessionnelle du vilebrequin, en un récit québécois… le sens des mots s’est éclairci.

 

Vendredi, j’ai retrouvé JP, ce chat jaune poilu qui m’était apparu en rêves il y a quelques années, comme la solution, l’issue.

Il est venu se coucher à côté de moi, paisiblement, ses pattes sur mon cahier de notes, le tout bercé par ce beau soleil varois dans un cadre de retour à la vie sauvage.

 

Une coïncidence improbable.

 

La vie est faite de signes…

 

Cette histoire va pouvoir s’achever, comme elle a commencé “improvisée”.

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 502 - Improviser- thème de la semaine

7 avril 2018

Cauchemar (Walrus)

 

La nuit a été rude, j'ai fait un rêve étrange...

Vous connaissez (certains d'entre vous en tout cas) ma passion pour les statistiques. Hier j'ai jeté un oeil à celles des participations (je crains qu'elles ne soient pas très très précises malgré mes efforts de mise à jour). J'ai donc pu constater que 172 contributeurs divers (et même d'été, comme dirait Vegas) sont passés au moins une fois par ce blog.

Voilà-t-y pas que dans mon rêve, la boîte mail du blog se mettait à se remplir à une cadence accélérée, un peu comme quand Harry Potter reçoit sa convocation pour Poudlard. Le 500éme défi avait éveillé en eux l'envie de reparticiper !

Certains, trop tôt disparus, jouaient même leur petit Chateaubriand et m'écrivaient d'outre-tombe...

Textes en tous genres, dessins, photos, animations, musiques, vidéos... je ne savais plus où donner de la souris et du clavier et comme par hasard au beau milieu de tout cela le message laconique habituel de Canalblog m'est apparu :

5013

Y avait de quoi devenir hystérique, non ?

 

31 mars 2018

Mon cœur guimbarde (Cavalier)

La Camarde bat ma chamade ; alors gambade, ma guimbarde ! À toute barde… et puis ho la barbe !

... Cœur en vacance, pour toujours, histrion des naguères,
n’est plus que foutriquet, freluquet au pain sec,
et on dit que rassis, desséché comme une vieille bécane
surfant sur l’océan des peines, sur des flots sans partage,
je n’ai plus de pensées…

(pensées darkwave sombres entraînantes trop traînantes,
brûlées et refoulées comme des frimas gelés) ; 

Et parfois reprenant des souvenirs vacants
qui se heurtent en tous sens aux galets de la plage,
aux passés, aux présents, sur les bielles du ressac d’ici et là en son sein,
je vois et je ressens ce que cela me fait,
comme se refluent les sanglots aux frontières des mots... 

D’autres souvenirs guimbardent
dans un bruit détonnant de bicylindre virago,
et hurlent et foncent sur la jetée…

Mes pensées fusent comme des motos ivres
lancées sur de grands couteaux emplissant l’acier bleuté 
trempé de grands cobras...

S'étalant contre l’écho rêvé de la main qu’on ne peut saisir,
qu’on ne saisira jamais, ou bien fermées contre leur gré, plaquées
comme de tristes continents à la dérive,
comme des moteurs éteints,
comme celles des hôtels affichant complet qui disent le silence... 

... Alors mes phrases telles des grumeaux de planètes en congé,
en grandes vacances,
sous les signes ascendants, descendant de mon front
jusque dans la fosse,
jusque sous le pont de levage,
au bas du vilebrequin de mes horoscopes interstellaires,
se noient dans le blanc de mes yeux

– où c’est écrit, où cela se rencontre -,

se roulent en vagues sur mes peines, sur mes ressentis,
sur ce que cela peut faire, sur ce que mes bras ne toucheront jamais...

... Au hasard, au destin, qui
tel le requin, qui tel le tigre attendant sa proie, la bonite, le phacochère,
dans le récif, dans l’herbe haute.
Quand tout s’enfuit. Il guette. Et c’est là son costume,
et c’est là son suaire.
Quand tout s’arrête. Au férié la cassure, la fermeture, la descente au garage.
Congédiées ! Aux enfers.
Et il n’y a pas d’autres issues... 

Ainsi coulant leurs soupapes et descendant au fin fond des abysses,
mes jours bathyscaphes se fissurent et éclatent. Ô
pression ! 

Alors moi j’ai mis mon âme et mon cœur en vacance...

 

 

juva2

 

 

Lisa Gerrard (Dead Can Dance) - Sanvean

 

31 mars 2018

A la casse ! dit l'imprimeur (Joe Krapov)

DDS 500 Sttellla- 500 000 kilomètres au compteur !

- Et vu son état chacun de ceux-ci était un vrai défi !

- Il va en faire quoi ?


- A tous les coups un nichoir à oiseaux !


- On va peut-être moins rigoler, sans elle !


- Pensez-vous ! Elle faisait trop partie des meubles ! Trop vintage ! Même l’agent Longtarin ne la verbalisait plus !


- « Il faut savoir tourner l’Apache » comme dit le Belge de Sttellla.


- Allez, c’est pas le tout ça, le travail nous attend, Mademoiselle Jeanne !


- J’arrive, Monsieur Prunelle ! Bonne retraite, la guimbarde à Gaston !

DDS 500

31 mars 2018

Le Bon et l’abruti de truand (Nana Fafo)

11_bon_abruti_de_truand

 

Episode 11 : Le Bon et l’abruti de truand.

 

De retour au bercail, pour plancher sur comment retrouver ce fameux JP de Chat Jaune Poilu, Ronchonchon s’est fait surprendre par un énergumène de taille : un super vilain petit canard avec son caractère coin-coin, limite coincé, mais toujours agaçant.

Ronchonchon il aime pas, c’est son truc. Mais parfois il aimerait bien dire des gros mots (ça fait du bien). Retrouver un chat poilu et rencontrer un cAnard à plume (avec un O ça marche aussi), lui donnait cette sensation de moricaud, il préférait sa rose peau lisse et les policiers, car les western spaghetti, à l’humour québécois (qu’on ne comprend pas toujours), ça trompe, ça bombarde et Morrie Caunes a, ce je ne sais quoi qui l’énerve avec ses airs de guimbarde.

 

Ronchonchon avait garé sa vieille Guimbarde devant sa cabane. Elle avait 500 mil’ Daisy Belle, une voiture de Loc’ Hertz pourrie qu’il gardait pour passer inaperçu.

Il avait retrouvé sa paillasse sans dessus-dessous pleine de plumes.

Bizarre que peuvent bien faire des plumes ici ?

Rien ne me semblait manquer, la paille était toujours à sa place (dans l’oeil du voisin ! histoire que la poutre reste bien dans le sien).

Lorsqu’il s’approcha de sa gamelle, il perçut une ombre qui bougeait furtivement derrière lui.

Il se retourna :

“que fais-tu chez moi ?”

“je cherche, JP, dis-moi tout ce que tu sais !”

“où quoi ?”

“où je te fiche une foutue correction, Héros”

“... monumentale erreur et ce sera The Last”

“je vais te rentrer dans le lard, parle…”

“et moi, je vais te voler dans les plumes, dégage de chez moi”

“je sais que vous avez des indices, toi et tes potes, donne-les moi”

“tu rêves”

Un bruit fit sursauter Ronchonchon, il se réveilla…

.

.

un vent de panique planait !

Ce rêve l’avait un peu ébranlé

comme le Guim Guim Bang Bang d’un Barde

qui barbe tout le monde

croyant allumer le feu avec un hymne pompier incendiaire,

un peu pompeux pour la circonstance,

c’était quand même son 500ème.

Même si l’air n’est pas utile pour instrumenter cette ôde à l’écriture,

enfin sauf pour Monsieur AKrapovic,

Ronchonchon aurait préféré mettre un vent à ce super vilain

et finir cette épisode victorieux.

Une histoire à la noix, où La Poste vient timbrer du Son… Où tout s’emmêle à en perdre le fil, comme Adrienne, fan de Rambo, elle aussi, comme dans un rêve québécois… Incompréhensible.

 .

Ronchonchon sortit prendre l’air, retrouver ses esprits,

une plume voletait devant sa porte.

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 500 - Guimbarde - thème de la semaine

31 mars 2018

Ça bruite ! (Kate)

 

Guimbarde ?

De barde !

64bf09d888f238eaf59fcc7c865ec3a0--marcel-caricatures

Bagnole ?

Tu rigoles !

Caisse ?

A roulettes !

Tacot ?

Des années 20 !

Tape-cul ?

Hue !

Épave ?

Roulante !

M'enfin !

 

3ca21c1e270b8f179276fe0651b891a0--cg

La guimbarde fait du bruit

Dit-on sur Wikipédie

Pour sûr qu'elle en fait

De là à y déceler une mélodie

Je déclare forfait

Tout net je vous le dis !

 

 

Quoi que...

images copie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cadeau bonus 

Couv_200667

 

 

 

 

 

 

17 mars 2018

Escoveillon belle équation (Kate)

 

En effet, belle équation : Bâton + Linge = Ecouvillon !

IMG_2563

"Bâton", vers 1100, bastun "long morceau de bois servant à frapper, se déplacer..." (Chanson de Roland...)

+ "linge", 1er quart XIIème s., "voile de lin, morceau de toile"

= écouvillon très utile car sans chercher, j'en ai trouvé plusieurs...

IMG_2560

 On remonte au Moyen Age et j'aime ça... si loin, si proche !

"Li escoveillons a un fornier" : nous voilà donc à la boulangerie !

Celle-ci dont le nom m'intrigue ?

Unknown 

Le sieur Gaffiot (en ligne, s'il vous plaît !) nous en indique ses belles origines latines...

IMG_2564

 Déjà des "forniers" avec une organisation du travail bien "huilée" : les uns pilant dans un mortier et les autres vannant (travail de meunerie). Sans doute devaient-ils aussi avoir le bâton entouré d'un chiffon afin de nettoyer le four qu'on appelait au Moyen-Age "escoveillon" puisque ce mot vient du latin classique "scōpa" (balai)...

10 mars 2018

Présentations (Joe Krapov)

- Nous ne sommes pas n’importe quelle famille Dupond, cher monsieur Dupont ! Je descends du fameux archiduc Ludovic XXX Dupond, du Gard, dit «le Père trie-arches» qui conçut et fit construire le fameux aqueduc !

- Et moi, cher Monsieur Dupond, il y a dans mes ancêtres Patrick Dupont III dit «le Danseur» qui fit bâtir en Avignon le premier dance-floor en plein air et lança les premiers stages de danse d’endurance !

- Ô mes aïeux ! Parmi les miens il y eut Adeline Dupond d’or dite «la Poule de luxe» qui fut une des maîtresses d’Henri IV de Navarre !

- Que d’artistes aussi, si vous saviez, dans notre dynastie ! Guillaume III Dupont-Mirabeau dit «la Force du stand-by honnête» qui brilla sur la scène et dans son lit mais fut aussi un grand poète malgré son penchant pour les alcools forts.

- Chez nous il y a eu Pierrot XII Dupond, de Nemours, dit «le Clown blanc», dont la voisine battait le briquet !

- Oh le pauvre chien ! J’imagine qu’il n’y avait pas la SPA à l’époque ?

- Et aussi Alma Dupond, dite «l’Alma Donna», la première comique troupière qui égaya par ses tournées les régiments de zouaves et de spahis de nos colonies. Vous connaissez sûrement son plus grand succès : «La main du masseur». A la fin des concerts elle leur lançait sa petite culotte ! Succès garanti !

- En parlant de zouaves, il est temps de parler des militaires ! Oh comme il y en eut, dans notre famille ! Jean XXXVIII Dupont d’Arcole, dit «le Petit stade oral» et Philippe XV Dupont de la rivière KwaÏ dit «le Grand siffleur de bacchanales». Sans oublier Isidore Dupont-Euxin dit «La Cloche alerte» qui s’illustra par ses hauts faits sous Alexandre et sur Fanny.

- Il y en eut tout autant chez nous ! Henri XV Dupond de Tancarville, dit «le Boit comme un trou normand», Louis Dupond CC (deux « c ») dit «le Traverseur», etcetera, etcetera.

- Et des médecins ! Mon arrière-arrière-grand-mère est Ernestine XXXIII Dupont-Cif, dite «la Monacale». Elle fut la première femme-dentiste navigante. Elle posait des bridges sur le Mermoz. Elle était experte dans sa partie et n’a jamais fait aucun mort.

- Mon ancêtre Augustine XXXIII Dupond-Tamousson dite «Dieù Bien Fît»soigna toute l’Indochine française jusqu’en 1954.

- Je ne vous rappellerai pas l’existence des hommes de sainteté dans notre dynastie. Roger Dupont l’évêque, dit « le Coulant » ! Erwan premier Dupont l’abbé dit «le Johnny bigouden du cap Sizun» !

- Chez nous Amand Dupond IX dit «le Né trop tôt» faillit être élu pape en 852 avant Jésus-Christ ! C’est vous dire !

Ils arrêtent d’aligner leur pedigree.

DDS 497 060402A_195

- Et donc… Vous et moi, cher monsieur Dupond, nous allons faire équipe dans cette vénérable institution qu’est la police belge ? C’est fantastique, cette rencontre !

- Et cette ressemblance, surtout ! Dites-moi donc… sans indiscrétion… Quel est votre prénom, cher monsieur Dupont ?

- Je suis Jean 26238 Dupont dit « Ré bémol mineur ». Et vous, cher Monsieur Dupond ?

- Je suis Jean 34221 Dupond, dit « Ré même + ».

- Eh bien, mon cher Jean, je sens que nous allons constituer un duo exceptionnel !

- Je dirai même plus, répondit Ré même +. Un duo exceptionnel !

DDS 497 101229_D_076

10 mars 2018

Dynastie, dites-vous ? (Kate)

Dynastie, dites-vous ?

Pas celle qui se bat pour une guitare, une moto, un disque dédicacé en hurlant un requiem ? Non !

Qui dit dynastie me ramène au temps où j'étais lycéenne et où j'étudiais le soir dans ma chambre mais qu'à travers la mince cloison la télé hurlait : "Da-llas !"... Et les conversations allaient bon train entre adultes : "vous êtes plutôt Dallas ou Dynastie (autre feuilleton culte de l'époque) ?"... Pour ma part, j'étais plutôt Beatles et Bach, enfin... 

Ma mère était tout à fait "Dallas", oui, avec son univers impitoyable sur fond de puits de pétrole, je crois, ça plaisait plutôt bien aux français moyens (et moi, qui n'étais rien, qu'une petite fille de français moyens, ça ne me plaisait pas du tout)... Enfin...

UnknownAutre flash back. Elève de CM2, ma maîtresse m'avait dit, sur un ton de confidence, que je lui évoquais Fleur Forsyte, de la "Dynastie des Forsyte", ça m'avait fait plaisir mais je ne voyais pas du tout pourquoi, enfin...

En classe de 6ème, ma jeune et enthousiaste professeur de français, qui me prêtait ses livres ("Le lion", "L'enfant noir", "La gloire de mon père", "Le vieil homme et la mer", "Le moulin sur la Floss"...), m'avait écrit à la suite de ses vacances en Iran pendant l'été où elle avait assisté aux fêtes de Persépolis : célébration du 2500 ème anniversaire de la fondation de l'empire perse. Depuis, je me suis toujours intéressée au Shah, à Farah, leur fils et à la suite de l'histoire jusqu'à aujourd'hui... Enfin...

Unknown-1

Bien sûr, j'ai plusieurs fois eu l'occasion d'aller à Monaco et je connais la dynastie Grimaldi, accrochée à son rocher. Un choc tout de même en voyant jeudi soir à La Grande Librairie Charlotte Casiraghi qui ressemble tant à sa mère... Enfin, comme Caroline, j'ai eu étant bébé une jolie layette jaune (et non pas rose)...

 

Enfin, une pensée spéciale à (a special thought to...) Lady Diana, car qui dit dynastie dit Lady Di. Le jour de son mariage, à l'agence de pub où je travaillais à l'époque, on n'avait pas vraiment cessé le travail mais on avait regardé toute la cérémonie et son faste, l'évènement !

images

Ce 31 août 1997, je repassais tranquillement en écoutant la radio quand soudain j'ai entendu la tragique nouvelle de son accident de voiture. Même âge que ma soeur, j'ai pensé.

Oui, qui dit dynastie me renvoie aux autres... et donc à moi. Enfin...

10 mars 2018

Un chat dans la gorge (Nana Fafo)

un_chat_dans_la_gorge

Episode 08 : Comme un Monsieur Chat … dans la gorge

 

Gatineau - Québec

 

Karlybout s’entraînait beaucoup, cet ancien policier avait rejoint depuis peu, le Carrousel de la Gendarmerie royale du Canada, pour donner des représentations cavalières, qui tournaient en rond, c’était la tradition.

Il préférait habiter Gatineau plutôt qu’Ottawa, son côté chauvin de québécois.

Pour ses loisirs, il aimait se rendre au stade Pierre Lafontaine voir un match de hockey, ce n’était plus la belle époque de la Dynastie des canadiens, mais qu’importe le hockey restait le hockey, violent, viril, fort en émotions. Et c’était toujours mieux que de rester devant sa télé à regarder Dynastie et son univers impitoyable.

 

La rencontre fut brève et instructive.

Pingouinnot et Ronchonchon se regardèrent, surpris de la ressemblance avec leur amie reporter Bidule Chouette.

En effet Karlybout et Bidule Chouette étaient cousins. Ils appartenaient tous les deux à une grande lignée de Grands Ducs, La Dynastie des Rapaces Nocturnes aux parcours exceptionnels.

Karlybout n’avait pas le temps de s’embêter avec des mondanités et des tours de manège illusoires et gnan-gnan.

 

“Celui que vous cherchez, JP, est un chat Jaune Poilu, il ne reste jamais très longtemps au même endroit car les énigmes qu’ils gardent, valent de l’or et ne peuvent être dévoilées qu’aux initiés. C’est tout ce que je sais. Bon séjour au Québec”

Il s’en alla vaquer à ses occupations.

 

Kamélia-Kamélius décida d’aider Pingouinnot et Ronchonchon pour cette quête, à la recherche de JP.

L’équipe était au complet.

Nos 3 cerveaux, l’intello, le juge, l’adaptable allaient pouvoir embrasser leur destin de supers héros.

En attendant, comment retrouver un Monsieur Chat qui ne veut pas qu’on le trouve… ?

Vont-ils donner leur langue au chat ?

Jouer au chat et à la souris ?

 

L’auteure signale qu’elle est en retard pour cause de  “Comme un chat dans la gorge” … ?

 

3 mars 2018

s'il pleige, on ira au cinoche ce ouiquènde (joye)

☆ 3 Carrousels, Les Manèges de la vengeance ☆
Après des mois sans que l'enquête sur l’emploi d’un forain ait avancé, Mildred Hayes prend les rênes en main, affichant un message controversé visant le très respecté Club Carrousel sur trois grands panneaux à l'entrée de leur ville.

☆ Pentagon Carrousels ☆
Première femme directrice d’un cirque, Katharine Graham s'associe à son Monsieur Loyal en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale de manège à trois monumental et combler son retard par rapport au Circus Times qui mène son propre cirque à trois pistes.
☆ Les Carrousels de Spascal et Fantasio ☆
Spascal, un jeune homme déguisé en groom, rencontre Fantasio, un journaliste frustré. Cela se fait avec éclats sur un grand carrousel et c’est peu dire qu’ils ne s’apprécient pas. Mais lorsque Walrusac, un chercheur fou de défis, est kidnappé par un petit chien et sa maîtresse, Spascal et Fantasio vont devoir faire équipe pour le retrouver, aidés par Mapotine, une jeune femme reporter rivale de Fantasio, et de Skrapov, un écureuil espiègle.

 

☆ Cinquante carrousels plus ronds ☆
Pensant avoir laissé derrière eux les carnavals du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement d’une fête foraine foireuse et partagent un laisser-passer. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian ouvre finalement les montagnes russes, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie dans le parc d’attractions XXX avant même qu’elle n’ait débuté.
 
 
☆ Black Carrousel ☆
T’Challa revient chez lui prendre sa place sur la Foire du Trône au Wakanda, un parc d’attractions africain technologiquement très avancé. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther, afin d’obtenir l’anneau de laiton.
24 février 2018

bistrot (joye)

je fouette ma plume

elle a rencart dans un bistro

faudra qu’elle se lève

qu’elle se fasse une beauté

elle ira à la rencontre

d’un ancien amoureux

ou des amies avec lesquelles

elle a perdu contact

on boira, on jasera,

on trinquera au passé glorieux

quand le monde était jeune

et insouciant

quand personne ne craignait

laisser du sang sur la table

de la terrace

avec son pourboire

bistro

24 février 2018

SARMENT d’IVROGNE (JAK)

 

Biscornu tu es cher caboulot, avec tes  voluptueuses fumeroles, et tes  chopes douteuses, et où raisonnent d’  amphigouriques palabres


Idoine endroit où je picole chaque jour d’un verre bien décidé. Mais pourtant lasse de mes divagations, je voudrais t’oublier et comme

Sisyphe j’essaie alors de remonter la pente de la pochardise et adopte,


Tisanes, décoctions le soir enfin venu, pour de l’addicts pouvoir définitivement guérir.


Risque –tout et surtout inconsciente, dès lors  sur la chose avilissante, je m’abreuve de  moult réflexions


Oscillant entre un verre de Cherry ou un os de poulet à sucer mais hélas comme un


Tison, dans mes divagations hallucinantes, alors tu surgis et rallumes sans cesse la braise de ma passion.

 

bouteille

 

24 février 2018

La semaine 7 (Kate)

La semaine 7

Mais pourquoi, mon Dieu, pourquoi, j'avais pris tous ces rendez-vous ?

IMG_2403

Je ne sais pas, je ne sais plus... Je ne veux plus savoir...La sociologie, une vocation contrariée ? Oui, c'est ça, on dira ça, ça m'arrange...

Disons une sorte de "challenge" Saint Valentinesque, de speed dating de "fond" qui tombait à ce moment-là, comme il aurait pu tomber à un autre moment, enfin, peut-être pas au 15 août ou à Noël ("après les fêtes !")...

Un élan qui aurait dû s'appliquer à prendre des rendez-vous éludés depuis pas mal de temps : dentiste, dermato, ophtalmo, généraliste, j'en passe et des meilleurs !

Bref, moi qui collectionne mes agendas aussi précieusement que si j'étais une célébrité (en puissance) pour laquelle le moindre écrit revêtirait une valeur inestimable permettant de décrypter la pensée... comme si cela était possible !

Le fait est que...

Lundi 12, 11 heures 30, je suis allée au bar du Conservatoire boire un apéro avec J. C., oui, Jean-Christophe.

Premier rendez-vous, première carte qu'on entame, pour voir, pourquoi pas, la partie commence doucement.

Mais J. C. était là avant moi, raie au milieu, noeud papillon, je ne pouvais pas le rater... Le violoncelle bien posé à côté de lui comme un personnage imposant devant s'écarter un peu pour me faire une place à la petite table ronde en marbre.

- "Un kir.

- Pour moi aussi, s'il vous plaît."

Comme il ne disait rien (et regardait sa montre), et moi pas grand chose (comme dans la chanson de Delerm : "elle parle pas trop et moi j'dis rien"...), j'ai parlé musique au professeur de musique :

- "Le violoncelle, quel instrument !"

Après m'avoir fait répéter à cause du brouhaha des conversations animées à l'entour, j'ai alors pu me taire et regarder l'environnement plutôt cool des autres tables...

Jean-Christophe était intarrissable sur le plus bel instrument de musique du monde (j'approuvais silencieusement, bien sûr). J'avais repéré un violoniste beaucoup plus discret qui faisait des sms et un guitariste pas mal qui lisait le journal.

Je voyais que Jean-Christophe croyait que je l'écoutais parler de tous les virtuoses du violoncelle puisque mon visage lui renvoyait des micro-expressions admiratives ou étonnées et parfois des "hum..." voire des "ah bon !"...

A midi, je lui ai dit que je devais y aller (où, quand, pourquoi ? non mentionnés et sans importance).

Je me suis levée pour lui dire au revoir. Il s'est dit enchanté : il me rappellerait. Bien sûr, bien sûr...

Je ne lui avais pas dit un mot de moi (et l'envie ne m'en était d'ailleurs jamais venue) et m'étais bien abstenue de lui parler de son prénom littéraire et musical...

La sortie à l'air libre parmi la foule de midi m'a emplie de joie, je sifflottais "Jésus, que ma joie demeure !", j'avais envie de piano, de saxo, de batterie, de synthé, de banjo, d'accordéon diatonique... tout sauf du violoncelle !

 

Mardi 13, 17 heures 30.

Cher Ernest, alors nous avions atterri là une énième fois lors de ton passage dans la région, au café du Port pour un traditionnel Lapsang qui nous transportait ailleurs très loin dans l'espace et le temps...

Histoire finie depuis longtemps.

Bien sûr, Ernest n'était pas ton vrai prénom car tu n'avais pas écrit "Le vieil homme et la mer" (à ton grand regret) mais tes trois ans au Costa Rica t'avaient permis de passer de traducteur à auteur. Beau parcours pas évident. Une heure bien courte mais tu avais rendez-vous en librairie pour une séance de dédicace et tu as pris ton sac de matelot, ton bonnet et ta veste.

Hasta Ernesto !

 

Mercredi 14, 14 heures au Bar du Jardin. Le SMS de William était court et le mien aussi : OK.

Des mois (non, des années...) que je n'avais pas eu des nouvelles de mon camarade de fac mais on s'était croisés le mois dernier en ville tout à fait par hasard.

Il avait dû faire son cours sur la période élizabétaine ce matin.

Bon, je l'ai retrouvé semblable à lui-même : même voix, un peu moins blond, un peu moins jeune, un peu plus loquace aussi.

On a parlé de nos familles, des copains, des copines... De la Californie où il avait vécu... Du polar nordique, de la bossa nova...

Déjà 16 heures, ma veste et mon écharpe, j'y vais. 

"Kate..."

"William ?"

IMG_2425

 

24 février 2018

Participation de Cavalier

 

 

 

00tig coli

 

 Sean, je me sens si bien, je chante juste ton nom

Tig Coili, façade à peine éclairée, rue déserte. Pas un promeneur, des gens qui sortent et qui rentrent chez eux, sous la pluie. Une nuée d’oiseaux dans le désert.

Doit-on dire bar ? Ou pub Irlandais. Même Irlandais au pub. Le public discute et boit de la Guinness. Une personne lève les yeux, parfois deux. Les tablées indifférentes à l'orchestre parlent, rient.

Magie ? L’espace se déchire, l’air tremblote un peu, bruit sec. Dans un nuage de fumée l’orchestre se délite. Un homme en costume bleu prend le micro. Cravate jaune, chemise, baskets blanches, il chante. L’orchestre encore flou émerge du néant.

À  la table du fond, un vieil irlandais, moustache rousse, casquette à carreaux, levait le coude. Le geste suspendu, la chope reste bloquée en instantané.

Le synthé synthétise, la batterie bat son tempo contre des moulins, le guitariste encordé n’accroche pas sa barbe, les trompettes éclatent de quatre noirs, ils fendent le vent, dansent de conserve, crèvent l’écran de leurs grands ronds cuivrés.

Deux personnes frappent des mains, les regards se croisent, étourdis, les têtes se tournent, presque le silence, le monde est debout, la sueur perle, le rythme contamine. Tous se dirigent lentement vers la scène.

Ils ingurgitent en cadence la chanson de Phil Collins, Sussudio. C'est dans leurs tripes.

Deux personnes, seules dans un décor de brume, ventres cadencés, ventres rythmés, vivent, frappent dans leurs mains, vivent, ne regardent pas autour, ne voient pas les autres, costume bleu, moustache rousse, deux qui se regardent comme ça, guitare du diable et les cors assassinent l’espace, ça danse, ça rêve, deux comme ça... ça crève l'écran...

 

00fond sussudio

 

ootig coili2

  

Phil Collins - Sussudio (Official Music Video)

 

  

17 février 2018

Léon, Lucette, Sam et Yvette : atrabiloute ? (Joe Krapov)

sucettes 45

Je ne suis pas de caractère
Atrabilaire.

Un jour sur deux je suis jovial,
L’autre d’humeur primesautière.

J’aime les guinguettes printanières ;
J’y garde le sac de ma copine
Car je danse vraiment trop mal.

Je reste derrière ma chopine,
J’observe le cérémonial
Du fest-noz, de la boîte, du bal
Populaire.

Et comme j’ai aussi la guitare amicale
Je chante des javas pour plaire
Aux défiantes septentrionales
Qui aiment quand ça part en sucette ! 

Spécial dédicace à Maryline18 qui a pondu   ici  ces  paroles immortelles !

17 février 2018

Atrabilaire mais pas trop (Kate)

 

début

Donc noire est la bile comme celle de l'Alceste du "Misanthrope" de Molière, comme "Si tu t'appelles Mélancolie"

Joe Dassin

et si "l'amour n'est plus qu'une habitude" ?...

Certes !

Recette ?

Attraper la maladie déjà

Tu peux mourir d'amour

Rien ne le décrètera

Aimer fait souffrir et tu cours

Belle ou beau on ne te regarde pas

Insister bien sûr je suis pour

Languir mais pas toujours

Arrêter car ta vie tu pourriras

Ignorer arrêter de faire la cour

Retrouver sa joie pas à pas

Et apprécier chaque instant chaque jour

fin

3 février 2018

Récapitulayétif (Joe Krapov)

Kikséti l’yéti ?

C’est-y le hobereau de l’ubac ?
Le roi des hypocondriaques ?
Un iatrophobe un peu braque ?
Un chasseur de doryphores
Buveur de Monbazillac ?

Un manieur de vilebrequin,
Un fêlé du bidouillage,
Un fabriquant de clepsydres
A la va comme je te pousse ?
Une fripouille de quarterback ?

Adrienne 2203273366

(image empruntée à Adrienne)

Y danse-t-i l’yéti ?

Y danse-t-i la lambada
Au son d’un vieux gramophone ?
Y fait-y le saltimbanque
Sur des rythmes de syncope
Balancés au saxophone ?
Y suit-y cure de jouvence
En écoutant du vieux rock
Avec des noctambules nazes
Qui cherchent un poil d’extase ?

Y mange-t-i l’yéti ?

C‘est y un jobastre qui
Hante les wagons-restaurants ?
Un goinfre qui se nourrit
De witloofs au kangourou,
De sauterelles xylophages
Et de nouilles au lipizzan
(Mon royaume pour un cheval !
Mon droit d’aînesse pour des lasagnes !)
En buvant du xérès d’antan ?

Ouksétikilé l’yéti ?

C’est y un thuriféraire
De très sainte-Ubiquité
Caché de manière fortiche
Dans le un vertical d’un poème acrostiche ?

Le vois-tu au téléscope
Ou dans ton kaléidoscope ?
Y’est-y gravé sur l’obélisque ?
Y’est-y tatoué sur l’odalisque ?
Caché dans les rhododendrons ?
Planqué derrière un paravent
Pour préparer des maléfices ?

Y s’chass’-t-i l’yéti ?

Yaka prendre quinze fusils
Ou bien quatre-vingts chasseurs
Ne pas craindre dans la nuit
De pister cette fripouille
Dans les montagnes des Pouilles
D’être taxé d’ostracisme
Envers les Himalayens…

- Tartarins, mes camarades !
Cessez vos rodomontades !
Ecoutez l’iconoclaste
Prompt aux procrastinations !

Ce yéti n’est rien qu’un mythe
Inventé après une cuite
Par un Bhoutan-train ironique
Pour le plus grand bonheur de nos zygomatiques

Rien ne glossaire de courir
Dans la neige, d’y souffrir,
D’y bleuir et d’y mourir !
Il vaut mieux choisir d’en rire !

DDS 492 107984875_o

10 février 2018

Zébu (Kate)

Bosse... fort !

Comment ça, Monsieur W. ? La consigne stipule qu'on n'aurait pas le droit au jeu de mot facile, "quoique"... Ah ! Ah !... La perplexité me saisit mais l'inspiration ne vient pas...

Zut alors ! Sans ce zézaiement "facile", je ne vois pas trop où je pourrais aller hormis vers...

- "Monsieur et Madame... Zébu ont une fille..." ?

- Annabelle, peut-être ?

- Non, Belle !

- Mais c'est déjà le prénom de la fille de leurs voisins, Monsieur et Madame Duseigneur !...

IMG_2221 2

Non, cette piste n'est décidément pas bonne (mais ouf ! J'ai évité "z'ai plus soif" !)...

Autre piste : la piste animalière, tout simplement !

Mais en zébu, je cale, je n'y connais rien du tout, à part le "Zoo Zumains Zébu" de H.F. Thiéfaine, c'est un peu "just" tout de même...

Et si je convoquais mes souvenirs d'enfance ?

Ça ne marche pas trop mal, parfois...

pollux-et-le-manege-enchante-exposes-cordemais

"Tournicoti-tournicoton, c'est moi qui suis le zébulon !", celui qui est monté sur ressort et tout rouge... Non pas le zébulon !

Mais... j'entends une voix :

"Touchez ma bosse, Monseigneur, elle vous portera bonheur...".

media

La voix de Lagardère, grimé en bossu repoussant et repoussé qui, comme dans les contes se révèle être en fait le beau prince charmant pour la belle Aurore de Nevers, la fille de son ami d'enfance...

 

 

10 février 2018

Faut distinguer (Walrus)

 

Faut distinguer parce qu'il y a deux types de zébu :

  • le zébu court (sur lequel nous ne nous étendrons pas vu qu'il est trop court pour, et que je n'ai pas, de toute manière, le goût des phrases kilométricotarabiscotées comme certain Marcel sur lequel je ne m'étendrai pas non plus pour une simple question d'incompatibilité d'orientation sexuelle et pas d'orientation du lit comme ce pourrait être le cas si j'étais un adepte du Feng shui)
  • le zébulon pour lequel je vais faire très court parce que je manque de ressort

 

 

4934

 

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité