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Le défi du samedi
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19 novembre 2016

Y a des jours comme ça par bongopinot

Ras le bol

 
Et oui ! Y a des jours comme ça
Où le ras-le-bol s’installe
Où ça ne va pas
Et tu n’as pas le moral

Y’a des jours comme ça
Où rien ne te sourit
Où rien pour toi ne va
Et tout te semble gris

Il y a ces matins
Où tu n’as envie de rien
Où tu restes dans ton coin
Où tout est chagrin

Il y a tous ces soirs
Où sans crier gare
Blotti dans le noir
Reviennent tes cauchemars

Il y a des jours comme ça
Tu ne comprends pas pourquoi
Quand tout le monde s’en va
Ton soleil est si froid

Il y a ces drôles d’instants
Où même tes plus grandes joies
S’enfuient en chuchotant
Te glissant entre les doigts

Et puis tous ces jours
Où tu ne vis pas
Où tu n’as plus d’humour
Et la tristesse s’abat

Eh oui y a des jours comme ça
Où tout va de guingois
Mais ça ne durera pas
Alors rassure-toi

Il y aura bien d’autres jours
Où sans savoir pourquoi
Ton cœur s’emplira d’amour
Et la joie tombera sur toi

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19 novembre 2016

Paon-cartes revendic-hâtives (Joe Krapov)

Non seulement ce n’était pas ma semaine, cette semaine, mais en plus les écoliers français font de plus en plus de fautes d'orthographe !
Qu’ils se rassurent ! Tout le monde s’en fout et surtout personne n’est parfait !
La preuve avec ces paon-cartes revendic’hâtives pour lesquelles j’ai décidé de lâcher prise moi aussi.

RAT LE BOL !

DDS 429 Coccinelle de Gotlib avec pancarte

ÂNON, ALORS !
CA SUFFAT COMME CI !

CESSONS DE RENARD-CLÉ !

RAT LE BOL DU BOLÉRO DE RAVÊLE !
ON NE PEUT PLUS LE BLAIREAU !

CASSE TORT, PAUV’CON !

IS’N’T IT A WAPITI ?

ARRETEZ VOS COCCYX-GRUES !

A BAS ANNE D’AUTRUCHE !

UN AILÉ FAON,
ÇA TRUMPE ENORMEMENT !

QUAND C’EST FLOU
C’EST QU’IL N’Y A PAS AFF LE LOUP !

ON VOUS SCOLOPENDRA TOUS !

ET C’EST TAPIR POUR VOUS !

C’EST KOALA, CES CAPRICES ?

J’ÉCRIRAI « GIRAFFE »
COMME QUE ÇA ME PLAIT !

CAPRICES, C’EST PAS FINI !

FAISEZ LA MOUCHE PAS LA GUÊPE ! (Sttellla)


LE TIERS-COCHON DE PAYANT,

POUR L’OTO RHINO, C’EST ROSSE !

IL FAUT RECHIMPANZÉ LE MONDE !

HIPPO, DÉCAMPE !

NOUS SOMMES
LES NOUVEAUX THANK-HULOTTE !

HALTE A LA CHIEN-LIT !

REVOLUTION SANGLIER GARE !

PHOQUE THE PELISSE !

BERNIQUE LA BERNACHE !


HALTE A L’ANIMAUX ROSITÉ !


110017158_o


SOURIS, HÉ ! VOUS ETES VIVANTS !

C’EST FOURMIDABLE !

VIVE L’ALMANACH PIVERT-MOT ! 

sempe-ty

 Merci à Sempé et Gotlib pour leurs images !

19 novembre 2016

Réveil de léthargie (JAK)


Certains matins vous assaillent, on ne sait bien pourquoi
On se lève du pied gauche j01

 
Se sentant mal dans ses  j02


Les yeux bouchés, on ne voit plus la vie en  
j03



Tempo insoutenable, overdose de désastre

Le café de coutume stimulant, déborde de la tasse, et le beurre tartiné reste rigide et froid
On regarde les infos.
Déployée, installée la sinistrose envahit notre écran.
La météo elle-même affiche son alarmisme, les prévisions catastrophiques se dessinent en vague déferlante


Dès lors le plus urgent
j04aux yeux du supplicié,
Retomber illico dans les bras de Morphée
Sous une couette chaude  
j05


Attendre que demain  soit un jour différent.
Et qu’à nouveau   le soleil
j06illumine la vie.


Ce renoncement, ce retour au ventre maternel, ce repli sur soi-même, seul semble salvateur, faisant alors   tourner le monde en mode déraisonnable.
Il suffirait pourtant……
Sur cette terre   aimée cependant houspillée
 Que les hommes, réagissent et prennent leur destinée en mains.
Ce serait peut-être une potion magique pour palier   au ras le bol général.
LE remède placébo !

12 novembre 2016

Les petits riens par bongopinot

 Petits riens


Les petits riens
Qui font du bien
Au quotidien
Comme des soutiens

Des attentions
 Et de l’affection
Sans prétention
Ne sont pas fiction

Une main tendue
Tant attendue
D’un inconnu
Est bienvenue

Et la tendresse
Comme une ivresse
Est une caresse
Au goût de noblesse

Et puis ces mots
Qui font échos
Sont des joyaux
Sont des cadeaux

Tous ces sourires
Et tous ces rires
Qui nous attirent
Et nous font vivre

Tout ça se donne
Et s’additionne
Et ça raisonne
Et se chantonne

Ça se reçoit
Et se renvoie
À pleine voix
Et dans la joie

Tous ces bonjours
Dans une cour
Qui nous entourent
De tant d’amour

Toutes ces odeurs
Ces bouquets de fleurs
Ces petits bonheurs
Qui gonflent le cœur

 L’oiseau qui chante
La nature aimante
Une musique entraînante
Journées fascinantes

Tous ces petits riens
Qui font du bien
Ne coûtent rien
À nous terriens

12 novembre 2016

Quoi de neuf, Docteur ? Trois fois trois petits riens ! (Joe Krapov)

DDS 428 nadaVoici dressée ici ma liste des petits riens qui font du bien.

Le « Rien de grave ! » du docteur au chanteur : « Vous prendrez un cachet tous les matins !».

Le « Rien de compliqué ! » de la cuisinière financière à l’imprésario : « Vous prendrez un pourcentage de la recette tous les soirs ! ».

Le « Rien ne va plus, faites vos jeux ! » du croupier et le 33, ce petit numéro de rien du tout sur lequel vous aviez tout misé sort soudain et fait de vous le millionnaire de la soirée !

Alors commence une vie de rêve. Les petits rien y ont une allure différente.

On offre un diamant à son chien et une laisse à sa maîtresse pour lui être plus attaché.

Le « Un rien vous habille !» du grand couturier vous fait frissonner de plaisir. L’habit est de belle facture, certes, mais la facture est bien élevée, elle aussi, non ? Désormais nous sommes entre gens du monde. Faire partie des huiles, ce n’est pas rien. Payez, grassement. Ne montrez rien de vos petites radineries d’ancien pauvre. 

DDS 428 nitchego

Puis les jours passent et on se lasse. « Rien de neuf aujourd’hui » ne vous fait plus bondir de joie comme autrefois.

Autrefois vous aviez une vie de routine et vous mangiez à la cantine avec vos potes et vos copines.

Autrefois vous écoutiez « Rien à cirer » de Laurent Ruquier et il y a un tas de gens et de choses dont vous n’aviez, vous non plus, rien à battre : Madame Lapaille, Monsieur Lapoutre. Rien à faire de Lapaille de fer et de Monsieur Lapoutre, en outre…

Nihil novi sub sole ! Justement, le soleil brillait et cela vous suffisait. Vous étiez gai. Rien, rien de rien, vous étiez comme Edith, non, vous ne regrettiez rien. Vous chantiez.

Oui, vous chantiez toujours, l’air de rien. Et l’air de rien vaut mieux que celui de la jalousie, que celui des bijoux ou de la calomnie.

DDS 428 Mémé les watts

Cliquez sur cette image, vous verrez : la Mayenne, ce n'est pas rien !

Alors, contre cette nostalgie qui n’est plus ce qu’elle était, vous luttez, même si vous savez qu’il n’y a rien à faire.

Rien à faire que se dire que ce sera mieux hier, que c’était mieux maintenant, que le mieux est l’ennemi du bien et que l’homme de nulle part, si c’est peut-être vous, eh bien… ca ne fait rien ! Ca fait juste du bien ! 

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5 novembre 2016

Participation de JAK

titre mutation sam defi

 

Un chat, Minou, trop dorloté par sa propriétaire avait envie de connaitre d’autres lieux

Il voulait expérimenter le grand amour

Le garder pour toujours

Grisette de La Rue, passait par là un beau jour de printemps

Couché sur le bureau de sa maitresse où il se languissait,  Il l’aperçut

D’un bond, d’un seul le voilà dans la rue courant après la belle.

Elle filait comme une 308, avec l’allure féline, et pour cause, sans retourner la tête.

Elle avait décidé de retrouver sa campagne natale, le chien Médor et les poules caquetant, la laitière, toute la ferme en somme, y compris les odeurs, tant de choses qu’à la ville on ne renifle pas .

.

Minou légèrement empâté par ses nombreuses siestes, s’essoufflait à la suivre.

Au bout d’une journée après moult dérapages, ils arrivèrent enfin dans ce joli hameau où se cantonnait la ferme .

La laitière aussitôt reconnut la minette qu’on lui avait volée   il y avait  longtemps.

 Illico elle trouva un brin d’avant-toit pour loger sa revenante et son compagnon qui semblait si câlin

Ils vagabondèrent durant l’été follement amoureux se gavant de baisers, d’eau fraiche et de maïs, dans le champ d’à côté.

Au bout de 9 semaines, la laitière un matin, jetant un cri d’horreur, distingua    dans son pré un assaut de souris qui jouaient à chat perché.

 

Contrairement à l’espoir qu’avait suscité le ventre rond de Grisette,
un fait étrange apparu :

 

 

L’ADN de nos deux amoureux, nourris d’amour, d’eau fraiche et de maïs avait muté, et les bébés chatons s’étaient transformés en souris vertes, qui couraient dans l’herbe……

Moralité ne faites pas confiance au maïs lorsqu’il est transgénique, là où le mercantile est passé.

 

5 novembre 2016

99 dragons : exercices de style. 37, Approximativement proverbial (Joe Krapov)

Quand une vache fait deux veaux, la maison est au plus haut. Mais quand un méchant dragon qui bouffe comme quatre vient boulotter son troupeau de brebis, le paysan tire la tronche.

Face à un tel prédateur, inutile de récriminer : ventre affamé n’a point d’oreilles, la raison du plus fort est toujours la meilleure et s’il daignait répondre, l’idiot dostoïevskien, ce serait pour lui dire qu’« il faut vivre pour manger et non manger pour vivre ».

Bientôt chacun se plaint que son grenier n’est pas plein. Chacun est éloquent pour défendre son différend et où manque la police abonde la malice. Au nom de tous les siens Martin Pauvremisère s’en va trouver le roi, réclamer que la chair du mouton ne soit plus le manger du glouton.

***

Les hommes sont comme les melons : sur dix, il y en a un de bon. C’était le cas de ce roi-là. Il s’appelait Pozol.

A porter ses amis, nul ne devient bossu. Pozol était très droit. Mais le coup du dragon fut un coup de massue. C’est ainsi qu’on foudroie le plus juste des rois.

Cependant, rassemblant en cellule de crise ministres, chevaliers, conseillers et savants, il fit part du problème et chercha solution.

DDS 427 Jean de Nivelle

Tout ce beau monde fut sublime ! Comme le chien de Jean de Nivelle, celui qui fuit quand on l’appelle, perdant d’un seul coup leurs grands airs, tous ces p(eu)reux se dégonflèrent :
- J’ai bon courage, dit l’un, mais les jambes me faillent !
- Qui va risquer un œil risque d’en perdre deux ! prétendit l’autre.
- On marche toujours de travers sur un plancher qui ne nous appartient pas !
- Chacun pour soi et Dieu pour tous !
- Après moi le déluge !

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point » se dit le roi levant ce lièvre. Rome ne se fera pas en un jour. Quand le malheur entre dans une maison, il faut lui donner une chaise. Le découragement est un péché mortel. Quand il faut prendre le taureau par les cornes, tous les coups sont permis et sur cet échiquier où l’on manque d’éthique rien n’interdit que l’on adopte la position du mercenaire, conclut le monarque.

Et sur son Minitel antique, il tapa – et toc ! – 36 15 Bob Denard. On lui promit Saint-Georges. Et il fut engagé parce qu’il y croyait à cette, à ce pro-messe.

***

Pendant ce temps bâfrait Balthazar le dragon, songeant, pareil au garagiste * que changement d’herbage réjouit les veaux. L’appétit d’autres mets lui venait en mangeant.

* Mon garagiste croit que « Changement d’airbag réjouit la Volvo ».

Si bien qu’insoucieux de tous les équipages qu’on avait mis en route pour le bouter hors du pays, il monta les enchères et réclama de l’homme ou même, à la rigueur, de la femme, mais tendre.

Nouvelle panique à bord. Devant l’ultimatum les jeunes gens s’enfuirent en hurlant « Mieux vaut partir à point que d’arriver saignant ».

Las le sort désigna pour passer à la casserole en premier la fille aimée du roi Pozol.

***

Glissons sur le suspens, l’angoisse des héros, la Lune montrée du doigt : votre temps est précieux, le mien aussi, il faut que j’aille voir ce doigt et le boire s’il est de Porto.

Car de tout façon, Saint-Georges est arrivé et le duel proverbial a bientôt commencé :

- Le bien n’est pas dans la grandeur mais la grandeur est dans le bien, commence le saint.
- Comment, petit humain ? Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire ?
- Sol licet omnibus. Qui t’a permis d’ôter leur chemise à ces gens ?
- Charité bien ordonnée commence par moi-même.

Etc. Etc.

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Et les deux bientôt d’en découdre. A cœur vaillant rien d’impossible, la Fortune sourit à l’audacieux jeune homme et la messe fut dite, le dragon s’écroula et on lui découpa les oreilles et la queue comme il est de coutume avec les toreros. Non, pardon, les taureaux.

L’échauffourée fut si brève qu’elle donna naissance au proverbe fameux « Il faut rendre les armes à Saint-Georges ».

On voulut récompenser le vainqueur et la princesse elle-même se fut bien volontiers donnée à son sauveur. Amour, toux, fumée et argent ne se peuvent cacher longuement. Mais à chaque fou sa marotte : celui-ci avait semelles de vent. Il ne voulut rien.

Entre le fromage et la poire chacun dit sa chanson à boire mais lui était déjà parti, laissant en lieu et place du monstre du désert, un renard, une rose et une cage en bois. A vous de dessiner cette transmutation !

Ici se termine le conte car selon l’adage bien connu : « Tout a une fin sauf les saucisses qui en ont deux ».

29 octobre 2016

Questions insolubles (Joe Krapov)

Même si je me sens souvent « artiste sur les bords », je ne comprends rien à l’art !

Je ne sais pas, par exemple s’il faut préférer les portraitistes aux paysagistes. Je ne comprends rien à l’art conceptuel, au réalisme socialiste, à la FIAC et à la manie qu’a M. Pinault d’entreposer des horreurs dans la douane de Venise. Ce sont des saisies de trafiquants en tous genres ? Comment ? C’est de l’art ?

 

DDS 426mammouth-grotte-rouffignac

J’en viens parfois à me demander : faire de l’art, est-ce imiter la nature ou imiter son voisin ? Dans les débuts, je pense, on imitait la nature. En soufflant dans un flûtiau, on pouvait se prendre pour le rossignol de mes amours. Même avec des talents de caricaturiste minimaliste on pouvait représenter les premiers faits divers. Ainsi l’un des tout premiers dessinateurs, M. Victor Pierrafeu, avait entrepris le portrait de son futur beau-frère, Roméo Cromagnon, et n’était pas loin d’achever le portrait de celui-ci quand l’amoureux de Juliette, sa sœur unique et préférée, se trouva la victime d’un malencontreux accident de chasse au cours duquel il perdit la vie. Terminé, le Roméo de Lascaux.

Le petit Victor rentre dans sa grotte, il gratte, il gratte pour effacer le croquis du bellâtre et à la place il représente la scène de chasse en buvant sa bière.
- Comment tu vas l’appeler, ton tableau, demande Juliette en pleurs, à peine remise de son récent veuvage, en admirant la paroi de la galerie.
- « Mammouth écrasant l’épris », répond l’autre.

Pendant longtemps le salaire des peintres a été lié à leur talent d’imitation et au niveau de ressemblance de leur portrait avec la marquise qui sortit à cinq heures et dont on voulait garder une trace florissante, même si, quelques années plus tard, le mari n’hésitait pas à la traiter de « vieux tableau » et les héritiers à ne plus pouvoir voir leur mère en peinture.

Et puis est apparue la photographie. Pour reproduire une image de la réalité, il n’y avait rien de mieux. Même si, pendant très longtemps, on n’avait que des clichés en noir et blanc, l’illusion était presque parfaite.

Malgré cela, la peinture a fait de la résistance et les peintres ont fait les malins. Et donc il y a eu les impressionnistes, les cubistes, les futuristes, Pablo Picasso, Marcel Duchamp et son urinoir, la peinture abstraite, Malevitch et tout le reste qui ressemble parfois à un gros foutage de gueule pour bonobos friqués – le bonobo friqué étant le stade ultime de l’évolution des espèces, vous l’aurez compris de vous-même. Je ne connais rien à l’art mais je m’y connais en Darwinisme.

 

DDS 426 instagram-filtres

Aujourd’hui, grâce aux filtres Instagram et aux smartphones qui font des photos et des frites, tout le monde est un artiste moderne. « Ah non, dit Monsieur Instagram, vous n’allez pas encore essayer d’imiter, avec votre smartphone qui fait des photos et des frites, cette saloperie de réalité triviale et imposer à vos semblables vos horribles paysages convenus, couchers de soleil, plats de restaurant et vos selfies plus troublées que troublantes. On vous colle un barrage filtrant. Le réel ne passera pas ! Pas sur ma plate-forme !".

Et maintenant, voilà le résultat des courses. Sur mes appareils photos récents, je n’ai même pas besoin de filtres Instagram : ils sont intégrés à la bête ! J’ai juste à sélectionner « dessin » ou « illustration photographique » et je me retrouve avec un appareil photo qui, au lieu d’imiter et reproduire la nature, imite les gens des années 60 et 70 qui représentaient le monde avec des couleurs à bousiller les pupilles et enrichir les ophtalmos de France et de Navarre. Andy Warhol, Vasarely, etc.

Et vous savez quoi ? Je suis devenu accro au truc, non sans m’interroger un maximum. Si je colle par-dessus ces images des musiques jouées à la guitare électrique par M. Jibhaine et que j’en fais un diaporama musical, qui imité-je ? Des millions de Youtubers ?

Est-ce que c’est de l’art ? Qu’est-ce que l’art ? Est-ce que c’est un objet réel virtuel composé d’images surréelles et de musiques-collages inclassables ? Où sont passées la Vilaine et le ciel breton ? Où est partie la brume qui rend le monde si beau dans le silence du matin ?

Par pitié, ne répondez pas à toutes ces questions ! C’était un exercice gratuit : j’imitais le vieux singe à qui on n’apprend pas à faire des grimaces. Et je me fiche de savoir si mon numéro est bon ou pas !

29 octobre 2016

A Ville-Voix par bongopinot

 

bo

 

Bienvenue à Ville-voix 

A la ferme des "moutonniers" 

Qui accueille des vacanciers 

Dans un endroit de choix 

 
 

Un peu de travail à la ferme 

Des jeux des animations 

Comme une douce récréation 

Pour que vous retrouviez la forme 

 
 

Et si tu as entre trois et cinq ans 

Viens donc imiter le bruit des animaux 

Retrouve nous tout près de l'enclos 

Et emmène aussi tes parents 

 
 

Il y aura un concours d'imitation 

Venez tous y mettre de la couleur 

Découvrir vos talents d'imitateur 

Copie caricature et représentation 

 
 

Un bon moment pour rigoler  

Mais aussi un temps de partage  

Dans vos vies un peu sauvage  

Venez donc tous en profiter 


22 octobre 2016

Boîte à sardines (Joe Krapov)

BeethovenSi je ne collectionnais que les timbres !

Mais, d’abord, entendons-nous : par « timbre » il faut comprendre «chanson faite à partir d’une chanson existante, composée, pour le texte, de paroles différentes de la version originale mais dont la musique est inchangée par rapport à celle-ci». 

Francis Blanche

Pour mieux me faire comprendre encore, citons les timbres célèbres de Francis Blanche et Pierre Dac :
« Le complexe de la truite » sur l’air du quintette D 667 en la majeur, «Die Forelle», de Franz Schubert ;
« La pince à linge » sur l’air de la 5e symphonie de Beethoven ;
« Le parti d’en rire » sur l’air du Boléro de Ravel.

Ne me dites pas que, pour célébrer un anniversaire ou autre chose de ce genre, vous n’avez jamais entendu quelqu’un mettre des paroles sur le «Il faut que je m’en aille» de Graeme Allwright, je ne vous croirai pas !

Pour ma part, j’en ai tout un classeur. Je n’en reviens d’ailleurs pas d’avoir écrit toutes ces bêtises ni surtout de les avoir chantées dans le cadre des festivités liées à mon activité professionnelle.

AUTOAD-2010-11a22a22a1394885840La liste des mélodies que j’ai empruntées et celle des titres de mes timbres vous feront comprendre, à défaut de vous donner l’âge du capitaine, que celui-ci a :
- soit de la "sacrée bouteille" ;
- soit un goût très prononcé pour les rengaines anciennes.

«La plus bath des javas» de Georgius est devenue «Les rats déridés» ;
«Emmène-moi» de Graeme Allwright nous parle d’imprimantes partagées, de secrétaires pas remplacées, de calcul de congés et du « CD de Myriade » ;
«Ah les p’tits pois» de Dranem évoque des dames dénommées Jacqueline et Alexandrine, un certain Patrick Navatte, les Gras de Douarnenez, Winnie Bédobeuliou et des méthodes de désherbage ;
«A Joinville le Pont" est devenue «Winnie l’ourson» (C'est vrai, je ne vous l'ai jamais dit mais depuis que je suis à Rennes, je suis (j'étais ?) gardien de l'animalerie de l'Université de Rennes 3) ;
«Ma cabane au Canada» a donné «Mon portable au Canada» ;
«Germaine» de Renaud est devenue «Ghyslaine» ;
Etc. Etc. Etc. 

Henri Salvador

Je m’arrête là, même s’il y a aussi une «Complainte du catalogueur» qui a fait rire toute une liste de diffusion nationale très sérieuse, un «Anne-Claire est au CRI» sur l’air de «Ta Katie t’a quitté» qui doit toujours être affiché dans le bureau de la récipiendaire et des tas de chansons destinées à des pots de départ en retraite.

Il traîne aussi, sur mon ordi, réalisées en dehors du cadre du boulot, des choses comme «Les Paimpolaises» ou «Le folklore Iowanien» que j’ai peut-être bien dû publier ici, dans le cadre du Défi du samedi. Parfois "J'ai la mémoire qui flanche, je m'souviens plus très bien" !




Si je ne collectionnais que les timbres !

Mais je collectionne aussi les chansons timbrées :
pezenas-boby-lapointe2

- Les chansons osées, coquines, pleines de sous-entendus ou de rimes attendues… qui n’arrivent que dans votre esprit mal tourné : «La photographie» de Pauline Carton, «Ouvr’ la f’nêtre qu’on respire un peu» de Sandrey, «Le p’tit objet» de Polin, «La jeune fille du métro» reprise par Renaud, «Félicie aussi» et «Folâtrerie» de Fernandel, «Mon cousin» et «Ma cousine» de Pierre Vassiliu »,«La chose» de Patachou, «Les amis de Monsieur» immortalisée par Barbara mais que je préfère dans la version d’Isabelle Huppert.

- Les chansons gaies de Ray Ventura, Georgius, Bourvil et consorts : du «Lycée Papillon» à «Tout va très bien Madame la marquise" en passant par "Comme de bien entendu".

00813- Les chansons écrites ou chantées par des natifs du signe du cancer, ceux que j’appelle ma « famille astrologique » : Henri Salvador, Pierre Perret, Julos Beaucarne, Guy Béart, Bernard Dimey, Francis Blanche.

J’ai évidemment pioché aussi avec allégresse chez les Frères Jacques, Ricet Barrier, Boris Vian, Georges Brassens, Chanson Plus Bifluorée, Les Charlots, Boby Lapointe, le Renaud de la première période…

Et je ne fais pas que dans l’ancien : je pique des trucs à Thomas Fersen, aux Wriggles, aux Joyeux urbains, à Juliette Noureddine, à Gérard Morel, à François Morel, à Sttellla même si la veine « comique » est un peu en voie de disparition dans la chanson francophone d’aujourd’hui.

Bref, je n’en finis pas de « mettre des chansons dans ma guitare » et j’ai l’impression que mon oncle préféré, celui qui promène son chien et fait le taxi pour ses petites-filles en maugréant contre le petit Marcel, celui qui aime l’excellent Porto du Portugal et les bons restaurants du Trégor, notre vénérable et vénéré Onc' Walrus m’incite à en remettre une couche à chaque fois qu’il publie un billet sur son blog ou commente chez la plus abécédairante de nos blogamies communes !

-bonjour-allegresse-chant-d-allegresse-f-chopin-pierre-dac-la-morue-du-port-j-villars-gilles-boite-a-sardines-g-claret-p-gilbert-le-cheval-de-corbillard-r-souplex-g-claret-les-quaAprès m’avoir collé dans les pattes les épatantes scies de « L’Auberge du Cheval blanc » il m’a fait découvrir cette semaine une chanson « bretonne » des Quatre barbus qui m’a laissé littéralement plié de rire.

Allez hop ! Les timbres (de voix) ça s’échange et les drôleries, ça se partage :

 

 

24 septembre 2016

Famille Thénardier, je vous hais ! (Joe Krapov)

Ils continuent de ne pas s'embêter, à l'Université de Rennes 3 ! L'équipe de chercheurs un brin farfelus formée par le Pr Isaure Chassériau et les trois frères Park (Luna, Jurassic et Central) envoie toujours dans le passé son véhicule-robot baptisé Tornado afin d'en ramener des trésors (?) non parvenus jusqu'à nous. Il en est ainsi du poème ci-dessous, un  pastiche de Victor Hugo écrit par André Gide et que l'auteur a sans doute jugé bon de déchirer un peu avant de recevoir le prix Nobel de littérature en 1947. Remercions l'Université de Rennes 3 d'avoir récupéré ce document très intéressant pour l'histoire littéraire du XXe siècle.

FAMILLE THENARDIER, JE VOUS HAIS ! (un poème retrouvé d’André Gide)

AEV 16-17-02 dubout5

Si tu veux foutre le bordel
Au nouvel an chez ta belle-doche
Tu débarques en porte-jarretelles
En brandissant un tournebroche
Garni de blanches tourterelles !

Surtout, n’fais pas dans la dentelle,
Au nouvel an chez ta belle-doche !
Vas-y déguisé en poubelle
Avec des restes de cantoche
Dans ta chevelure poivre et sel ! 

AEV 1617-02 5176981

Comme Lady Gaga l’infidèle
Tu te recouvres de bidoche,
Tu joues au vieux Polichinelle
Et tu accroches en haut de l’échelle
Les plus turbulents des mioches moches
De ta belle-sœur Isabelle.

C’est fastoche de faire un festoche
De mauvais goût un peu cruel !
Je sais d’infâmes ritournelles
Extraites des « Fiancés de Loches »

Du genr’ « Le chat d’la mère Michel
Mixé dans la pâte à brioche » !

 A la petite Pimprenelle
Tu confisques sa vieille totoche,
Tu la lui caches dans l’eau d’vaisselle
Et à sa grande sœur, la gazelle
Qui crèche rue du Maréchal Foch,
Pendant qu’elle touille son vermicelle
Tu lui roules deux ou trois galoches !

AEV 1617-02 dubout6

Si tu veux foutre le bordel
Au nouvel an chez ta belle-doche
Tu viens avec la varicelle,
Avec la peau qui s’effiloche !
J’ai un pote qui boss’ dans l’cinoche,
Il connaît toutes les ficelles
Du maquillage gore qu’on s’accroche
Pour faire trembler les jouvencelles !

 Si t’es du genre intellectuel
Tu viens avec Aldo Ripoche !
Il jouera sur son violoncelle
Le « Concerto pour la main gauche »
Du dénommé Maurice Ravel
Ou de frondeuses tarentelles
Composées par Gérard Filoche :
Y’a pas plus chiant comme saltarelle ! 

AEV 1617-02 albert-dubout-le-prince-des-humoristes-7-m

Si ta famille, par les bretelles,
T’envoie ramasser une gamelle
Sur le pavé de la place Hoche
Tu as gagné ! C’est dans la poche !
Tu ne paieras plus la gabelle
De cette sinistre bamboche :
Tu ne fais plus partie des proches !

Et l’année prochaine, à Noël
Moët et Chandon plein la valoche,
Caviar de Russie à la pelle,
Tu pourras te taper la cloche
Sans te farcir les sales caboches
De ces messieurs et demoiselles !


Tu pourras te faire un cinoche,
Mireille Darc dans « La grande sauterelle »,
Un film avec Juliette Binoche,
Un vieux polar avec Bébel
Ou rester devant ta téloche
En te gavant de caramel !

AEV 1617-02 62d7064d

Famille, je vous Gargamelle !
Vous ne méritez que taloches,
Horions et coups de manivelle !

Et je signe, sans anicroche :
Gavroche, rebelle de la Bastoche.

 

 

Les illustrations sont d'Albert Dubout et empruntées ici et là sur le web. Merci à l'artiste et aux généreux partageurs.

25 juin 2016

99 dragons : exercices de style. 35, Centon Audiardesque (Joe Krapov)

- Je vous préviens, Lenglumé ! Si Dragonneau n’est pas enchristé dans les 48 heures, va y avoir du grabuge !
- Ah parce qu’il est vraiment revenu ? C’est pas un charre ? Mais faudrait d’abord qu’on puisse l’agrafer, M’sieu l’divisionnaire. Il ira pas de lui-même, au ballon !
- Alors à vous de l’y mettre, au violon. Je veux que vous fourriez ses miches en carluche au plus tôt ! Si vous charriez pas la cadence, j’avertis : faudra doubler les équipes ou marner de nuit, inspecteur !

En sortant du bureau, Lenglumé alpague Legeay-Nidéze.
- Dans une situation tendue, quand tu parles fermement avec un calibre en pogne, personne ne conteste. Y’a des statistiques là-dessus. Convoque moi Saint- Georges.
- Aux grands maux les grands remèdes, alors ?
- Tout à fait, Thierry ! Il faut que l’affaire soit emballée samedi soir dernier carat ! Mets-y le prix !

***

 

160410 Nikon 076

A la Taverne d’Attilio, en haut de la butte Montmartre, ça rouscaille aussi un max.

- C’est la Bérézina, l’apocalypse, la chute de la maison Usher depuis que Dragonneau a décidé de faire son turbin par ici ! Alors là Messieurs, c’est le fatum, l’impondérable, la sorcière aux dents vertes !
- Avec ça l’économie est tombée en rideau. Nos financiers sont repasseman et le ministre du budget aussi !
- C’est comme du rataga sur la Beauce ! Des tas de malheurs dans la population !
- Et pas un cador dans le coin pour aller lui dire « Calte ! », « Décarre ! », « Rippe ! », « Trisse ! ». Le pire demi-sel, le plus tocard des malabars se prend pour Scarface. Rouler des mécaniques, c’est la maladie des hommes. Mais dès qu’il y a du schproum il n’y a plus que des traîne-lattes !

Effectivement, on peut se demander si le grossium est à la hauteur. Celui qui a l’air du taulier a le genre homme du monde mais en vérité ce n’est qu’un sycophante glaireux. Qui c’est qui tient le guignol, hein ? Qui c’est ? Un gros nase ! Fredo-le-Pyromane !

- Je ne voudrais pas me rendre malade mais il est en train de me rendre louf, pense le parrain. J’ai des bourdonnements, je le vois partout ! Quelle ordure, ce Dragonneau ! Mais avec le coup que je goupille ça pourrait changer. J’vais décrocher mon bigophone et appeler Saint-Georges. Il va te le dégager de la carrée en cinq secs !

***

- Qu’est-ce que tu veux que fasse de cinq cents briques, Fredo ? Surtout de nos jours ! Le SMIC est en plein chanstique, la TVA nous suce le sang et la bourse se fait la malle. C’est le clandé de la rue Chabanais ou rien, parrain ! J’adore les blondes comaques avec des roberts choucards et des belles châsses.
- Mais c’est les éconocroques du monarque que tu me demandes, Saint-Georges !
- On n’a rien sans rien ! Puisque t’es installé à Capoue, le pyromane, il faut bien que quelqu’un aille se le farcir tout seul ! Mais pour dessouder un mastar pareil, faut y mettre le prix ! Tu veux qu’il clamse ou pas ? Et avant dimanche en plus !

Saint-Georges repose l’appareil, content de pouvoir bouffer à nouveau à deux rateliers voire plus si affinités. Il songe :

- C’est toujours la même histoire ! Un mec qui veut devenir matador pour épater sa gonzesse, il se prend un coup de corne dans le derche, il chiale ! Mais bon, ça fait deux occasions de se remplir les fouilles à peu de frais. Quand le pognon est là, y’a plus qu’à l’engourdir. Me reste plus qu’à foncer chez Dragonneau et à l’emplâtrer. J’vais lui balancer du Fly-Tox dans les naseaux, tu vas voir comme ! Je lui mets la tête en bas, lui fais vomir ses friandises et j’envoie sa nana se faire bronzer à Dakar !

***

Dragonneau n’en revient pas.

 

DDS 408 Audiard

- Quand on est cintré comme toi, on porte un écriteau, on prévient, Saint-Georges ! Quand on a cravaté Jo les grands pieds t’as fait un beau rapport, t’as toujours été fort en rédac. Si j’ai repris l’affaire, c’est pas pour décaniller six mois après !
- Je vais te donner les fafs de ton nouveau pedigree : « Langue morte », ça sera, désormais ton blase. Ils sont tous après toi, les gangs comme l’antigang. Taille-toi, diamant, avant que tes feux ne s’éteignent à jamais !
- T’es bath, toi ! Bien aimable à toi mais ça ne fait pas mon affaire ! Tu crois au Barbu, ou quoi ? On n’est pas chez les Balubas, ici, faut bien que je croûte moi !
- Tant que tu turbines dans le secteur, c’est du rif garanti. Mais fais gaffe, j’suis un mec dans le genre de Laetitia Castagne ! Je m’accroche ! Faut que tu quittes le quartier, Dragonneau !
- Si t’es venu pour me donner des ordres, je vais te virer à coups de pompes dans le train ! T’es que mon lieutenant, j’te rappelle !
- Tu vas avaler ton extrait de naissance, Dragonneau. Prendre ton ticson pour l’au-delà !

Dragonneau est saisi d’un doute soudain : « Il aurait quand même pas envie de me casquer à coup de flingue, cézigue ? ».

Eh ben, si ! Saint-Georges sort son Lüger et défouraille. L’autre roule des yeux ébahis et pose sa paluche velue sur son palpitant. Le résiné jaillit de partout.

- Je me suis fait bananer comme un collégien ! » a encore la force de dire Dragonneau en s’affalant avec trois bastos dans le buffet. Un cadeau vraiment inattendu.

Il aurait dû se défier du samedi !

18 juin 2016

Problème de coordination (Joe Krapov)

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Est-il allé chasser l’ornithorynque et le caribou en Laponie ?

Est-il parti prononcer l’oraison funèbre de Nicéphore Niepce à Caracas ?

Manger des oranges en Californie et y vider des carafons de vin local ?

Jouer les orpailleurs en Virginie du Nord sans fusil ni cartouches ?

Ramasser des oronges pour en garnir ses nids d’hirondelles qu’il carbonisera comme à son habitude ?

Forniquer à Carvin (Pas de Calais) ?

DDS 407 Ornicar 5

Vérifier si les orangs outangs de Tanzanie sont aussi caractériels qu’on le dit ?

Offrir une orchidée à la Mélanie de Brassens qui est devenue sœur carmélite ?

Orchestrer une symphonie pour 33 ukulélés dont un rose à Carquefou (Loire-Atlantique) ?

Chanter « Les trois orfèvres », « Nini peau d’chien » et « Dominique nique nique » au karaoké du 3e régiment de bistouquetterie paillarde du Touquet (Pas-de-Calais aussi) ?

Pousser des cris d’orfraie devant les nichons de Mariah Carey (il est un peu Tartuffe, cézigue !) ?

Essayer une robe d’organdi pour parader à Nice au prochain carnaval ?

DDS 407 Ornicar 2

Organiser le pique-nique annuel de l’Association des cardiologues végétariens ?

Planter l’oriflamme du nihilisme sur le plus haut sommet des Carpates ?

Jeter aux orties les nippes démodées de Donald Cardwell ou de Pauline Carton ?

Faire entrer à l’orphelinat la nièce du cardinal avant qu’elle ne parle à la presse des orgies au cours desquelles ce pied nickelé l’a caressée plutôt plus que moins ?

Réparer l’ordinateur du Manitoba qui semble tombé en carafe (aux dires des R.G. il ne répond plus) ?

Accompagner un ornithologue en caroline du Sud pour vérifier la thèse selon laquelle l’ortolan local niche plus longtemps dans les carrières de fonctionnaires que dans les carrières de gypse ?

DDS 407 Ornicar 3

Donner des cours de fraise des bois à un orthodontiste pour remettre à niveau ses connaissances en caries ?

Suivre un stage d’oracle à Delphes pour y apprendre, à partir de la dissection des animaux à carapace, à déterminer si elles peuvent avoir des orgasmes, les saintes-nitouches, à la mi-carême ou si pratiquer l’oratorio pour atteindre le nirvana est suffisant comme carburant.


Voilà j’arrête là mes hypothèses. Moi non plus je ne sais pas répondre à la question posée « Mais où est donc Ornicar ? »

Peut-être est-il à Orange ? Nijni Novgorod ? Carcassonne ?
En Orient ? Au Nicaragua ?
A Orléans ? A Nicosie ? Sur le Karaboudjan ?

Cette ordure, indéniablement, s’est carapatée !

9 janvier 2016

Participation de Nhand

LA RETRAITE

 

 

Quand la limace prend son temps
Pour défigurer sa laitue
Dont les jupons verts froufroutants
Font traîner aussi la tortue,

Je cours,
Au long de la sainte journée,
Je cours,
Année après année...

Quand un bateau va doucement
Sur le bleu de la mer étale
Qui s'étend paresseusement
Dans sa splendeur horizontale,

Je cours,
Dès que s'illumine l'aurore,
Je cours,
D'abord, et puis encore...

Quand j'en aurai vraiment assez
De foncer à toute berzingue
Derrière mes dossiers pressés,
J'abandonnerai ce bastringue,

Mais toi,
Seras-tu là, dans le virage,
Dis-moi,
Ou n'es-tu qu'un mirage ?

 

 

LOGO NH-PF

2 janvier 2016

Participation de Fairywen

La course aux étoiles

 

Chad eut la sensation de parcourir un tunnel formé de branches entrecroisées dans lequel brillaient des étoiles. Comprenant confusément qu’il ne devait pas lâcher la main de Taanit s’il ne voulait pas se perdre dans ce monde étrange, il entrelaça ses doigts à ceux de la jeune femme, qui lui rendit son étreinte sans la moindre hésitation. Il ne sut jamais combien de temps dura cet étrange trajet, mais soudain, il se retrouva derrière un rocher recouvert d’étoiles gravées dans la pierre. L’archéologue en lui s’éveilla aussitôt et il passa la main sur celles qui se trouvaient à sa portée.

— On dirait une porte, murmura-t-il.

— Presque. C’est l’une des bornes du chemin d’étoiles. Le nombre et la disposition des étoiles indiquent au voyageur où il se trouve. J’ai installé celle-ci pour indiquer l’endroit où est emprisonné mon frère.

Le regard de Chad suivit celui de Taanit, fixé sur une ouverture béante dans la falaise située en face d’eux.

— Tu es prêt ? murmura Taanit.

— Quel est le plan ?

— J’espère que tu cours vite… Mon frère est le seul à pouvoir vaincre ses geôliers. Il va falloir que tu poses le cartouche sur la serrure de sa prison pour le libérer, et pour cela, il va falloir arriver au bout du tunnel avant qu’on ne nous arrête. Ma magie peut les ralentir, mais c’est tout. L’échec signifie la mort.

— Alors nous n’échouerons pas.

Ils s’élancèrent au coude à coude, précédés par la panthère bondissante. Un tourbillon d’étoiles scintillantes les entourait, qui déstabilisa les gardes affectés à la surveillance de la prison. Taanit et Chad couraient plus vite qu’ils ne l’avaient jamais fait de toute leur vie, la première utilisant toute son énergie pour embrouiller l’esprit et les actes de leurs assaillants, Chad se concentrait sur son but tout en distribuant force coups de poing pour protéger le précieux cartouche. La panthère bondissait à leurs côtés, sauvage, mortelle, et ses crocs acérés étaient rouges de sang.

Ils finirent par arriver au bout du tunnel, devant une porte noire comme la nuit.

— Je ne vois pas d’encoche pour le cartouche ! s’exclama Chad.

— Laisse-le te guider.

— Au point où j’en suis dans l’étrange, pourquoi pas me laisser guider par un morceau de pierre… marmonna le jeune homme.

Il sortit le cartouche de sous sa chemise, et, à sa grande surprise, celui-ci se mit à briller, faisant un écho lumineux à la porte qui révélait soudain une succession de hiéroglyphes. Chad repéra tout de suite le trou parmi eux. Sans hésiter, il y inséra le cartouche.

 

La lourde porte de pierre commença à glisser sur ses gonds dans un fracas de tonnerre…

La course aux étoiles

 

 

 

19 décembre 2015

Participation de Fairywen

Le temps d’un battement de cœur...

 

Le cartouche que tu as découvert est la pièce manquante de la porte de la prison où est enfermé mon frère. La malédiction qui a été jetée sur sa geôle implique que seule la personne qui trouve ce morceau de pierre peut le remettre à sa place pour faire jouer la serrure et ouvrir la porte.

Incrédule, Chad se pinça afin d’être sûr de ne pas rêver. Un rire cristallin retentit autour de lui.

Je t’assure que tu ne rêves pas.

— D’accord, mais qui me dit que je peux te faire confiance ?

Rien du tout.

La réponse lapidaire surprit le jeune homme, qui s’attendait à de véhémentes protestations assorties d’un long discours. Il ne chercha pas à retenir le sourire qui lui vint aux lèvres.

— Voilà qui est clair, au moins.

J’ai l’habitude d’aller droit au but.

— Tout à l’heure, tu as dit « ton monde »…

Je viens d’un autre univers que le tien.

— Et comment suis-je censé le rejoindre ?

Prends le diadème. Il t’amènera à moi.

Chad hésita le temps d’un battement de cœur, mais il avait trop envie de savoir. Sa main se posa sur le cobra dressé et soudain, sa tente si familière disparut, pour être remplacée par une autre tente, plus grande, plus exotique. Ce fut à peine s’il sentit le félin noir s’enrouler en ronronnant autour de ses chevilles. Il n’avait d’yeux que pour la silhouette qui lui faisait face. Sans comprendre comment, il savait que c’était celle de la jeune fille dont l’ombre avait remplacé celle du chat. Ses longs cheveux noirs cascadaient dans son dos, et ses yeux verts le fixaient avec amusement. Sa peau hâlée par le soleil du désert luisait doucement à la lueur des lampes à huile, faisant ressortir le blanc éclatant de sa tunique en lin, serrée à la taille par une ceinture de fils d’or tressés.

— Je crois que ceci t’appartient, articula Chad en lui tendant le diadème.

 

Moins d’une demi-heure s’était écoulée depuis qu’il avait quitté le chantier de fouille, et il savait déjà que sa vie ne serait plus jamais la même…

Le temps d'un battement de coeur

 

 

 

12 décembre 2015

Oh ce REGARD !!! (Walrus)

Ah, CE regard-là, tu veux dire, MAP ?


Le mien, celui que je porte sur le monde et qui, peut-être, le crée.
Car quand je ferme les yeux, le monde disparaît.
Si c'est pas une preuve ça !

wal

 

À moins qu'il s'agisse du tien, MAP, bienveillant, amusé
et prêt à saisir, dans le moindre détail, la beauté du monde.

map

 

N'empêche, si t'avais eu l'idée d'employer le pluriel,
 quel malheur nous aurions fait, tous les deux !

mapwal

 

12 décembre 2015

Participation de Fairywen

Les secrets d’un regard d’or

 

La nuit était tombée depuis longtemps, mais de la lumière brillait toujours sous la tente du jeune archéologue. Fasciné par le cartouche qu’il avait trouvé, il ne pouvait se décider à reposer le fragment de pierres. Il ne vit pas la toile se soulever légèrement, livrant passage à une petite silhouette noire, qui sauta souplement sur son lit avant de s’y allonger.

De longues minutes s’écoulèrent dans le plus grand silence, puis le jeune homme s’étira pour détendre ses muscles fatigués.

— Je ferais mieux d’aller me coucher et de dormir un peu, soupira-t-il. La journée de demain sera longue.

Ce fut en se levant qu’il aperçut le chat couché sur le lit de camp.

— D’où sors-tu, toi ? fit-il en s’approchant.

Le félin se contenta de bâiller pour toute réponse.

— Tu sais, il va falloir que tu me fasses une place, quand même. J’ai eu une dure journée et j’aimerais bien me…

La voix du jeune homme mourut sur ses lèvres lorsqu’il aperçut le diadème orné d’un cobra dressé qui se trouvait sur son oreiller.

— D’où est-ce que ça sort, ça ?

Précautionneusement, il saisit le bijou pour l’examiner de plus près. L’objet était aussi beau que s’il venait juste d’être fabriqué. Il brillait doucement et il eut la surprise de constater qu’il était chaud au toucher.

— Ça alors… On dirait de l’or, et pourtant…

Aide-moi…

Le jeune homme sursauta.

— Qu’est-ce que… ?

Aide-moi…

Un mouvement sur le lit attira le regard de l’archéologue. Le chat s’était assis et le fixait sans ciller de ses yeux d’or aux innombrables secrets, tandis que son ombre grandissait pour devenir celle d’une jeune fille – ou d’une jeune femme, c’était difficile à dire. Le regard incrédule de Chad passait du félin à la silhouette féminine qui se dessinait devant lui. Il ne pouvait pas, ne voulait pas accepter qu’il existât un rapport entre les deux, et pourtant…

Je dois rêver, songea-t-il, j’ai dû m’endormir et je suis en train de rêver… L’ombre d’un chat ne peut pas être celle d’une jeune fille !

Pourtant, tout au fond de lui-même, il savait bien qu’il ne dormait pas et que ce qu’il voyait était bel et bien réel.

— Comment est-ce possible ? s’étonna-t-il à haute voix.

C’est possible parce que je le veux.

— Qui es-tu ?

Mon nom est Taanit. Je suis princesse au sein de mon peuple.

— Et comment un simple petit étudiant en archéologie pourrait aider une princesse ?

En acceptant de venir dans mon monde pour libérer mon frère et l’aider à retrouver son trône.

Les secrets d'un regard d'or

5 décembre 2015

Hiéroglyphes du 3e millénaire (Marco Québec)

ma01

 

Nous ne disons pas « Allô »
Mais nous « likons » nos photos

Nous ne nous chuchotons pas « Je t’aime »
Mais tout au long du jour, nous cliquons « J’aime »

Nous nous fermons à la tendresse
Mais nous nous envoyons des SMS

Nous ne touchons plus au réel
Nos vies sont virtuelles

Nous sommes tout seuls ensemble
Il faudrait, il me semble
Pour retrouver notre chemin
Rendre la liberté à nos mains

 

5 décembre 2015

Participation de Fairywen

Sous le soleil de Râ

Le chat noir s’étira en bâillant, tourna sur lui-même puis se rallongea à l’ombre du surplomb rocheux. Ses prunelles d’or liquide observaient avec dédain l’agitation sur le chantier de fouilles. Ce que les humains étaient idiots à s’agiter comme ça alors que Râ écrasait la terre de ses rayons les plus brûlants… Dans les temps anciens, tout le monde aurait été en train de se reposer à l’abri du soleil de plomb qui accablait la Terre d’Égypte en ces mois d’été. Le travail n’aurait repris que lorsque l’astre du jour aurait doucement commencé son voyage vers la nuit.

Mais les humains modernes étaient fous. Et le plus fou de tous était sans doute ce jeune homme agenouillé dans son carré de fouilles, couvert de sable collé par la sueur sur son torse nu. Le chapeau censé le protéger du soleil avait glissé sur sa nuque, ce qui ne semblait guère le préoccuper. Immobile, il focalisait son attention sur le petit morceau de pierre qu’il avait exhumé plusieurs minutes auparavant et sur lequel deux cartouches se touchaient. Il avait l’air fasciné par ce qu’il voyait, et son regard brillait tandis qu’il suivait doucement du doigt les signes gravés des millénaires plus tôt, inconscient des yeux félins qui ne le quittaient plus.

 

L’ombre du chat grandit et se modifia avant de se dédoubler. Dans le sable se détachait à présent la silhouette d’une panthère noire à côté de laquelle se tenait celle d’une jeune femme aux longs cheveux porteuse d’un diadème en forme de cobra dressé…

Sous le soleil de Râ

 

 

 

14 novembre 2015

Fiche d'embarquement (par joye)

Time tunnel 1

Bienvenue au chronogyre.

Vous avez été sélectionnés parmi des milliards de milliards de candidates pour voyager dans le temps.

Vous passerez d’ici jusqu’à d’autres univers qui vous sont jusqu’alors inconnus.

Soyez prévenus que  lors de votre voyage, vous verrez d’autres temps et d’autres mœurs.

Dès le départ, certains participants ressentiront un léger vertige. C’est normal.

Certains participants ne ressentiront rien. C’est normal aussi.

Certains participants seront incertains. Certains incertains resteront incertains. C’est la vie.

Certains participants en sortiront en hurlant.

Ne soyez pas surpris de recevoir un petit coup aux fesses, soit pour faire que vous respiriez, soit parce que votre guide sera un sadique. Nous vous conseillons de pleurer tout de suite, si vous restez trop calme, vous n’en sortirez jamais.

Malheureusement, nous n’avons pas encore perfectionné le chronogyre au point où vous pourrez choisir votre destination, ni votre demeure éventuelle. On vous rappelle que cela fait partie de l’aventure.

N’oubliez pas qu’une fois le voyage entamé, il sera trop tard pour vous de changer d’avis. La meilleure démarche dans de tels cas est de faire de votre mieux de vous adapter, avec la certitude qu’au bout d’un moment, environ dix-huit ans selon votre destination, vous pourrez changer de lieu. Il arrive parfois que nos candidates soient si bien placés qu'ils n'ont pas envie de partir dans un délai de vingt ou même ans, voire plus. Si cela vous arrive, sachez que ce sera votre responsabilité de tout régler, pas celle du chronogyre.

Nous ne sommes pas non plus en mesure de garantir la durée de votre trajet ni de votre séjour. Celui-ci peut durer de quelques minutes jusqu’à un siècle. Mais ne vous en faites pas. Cela aussi fait partie de l’aventure.

Quoi qu’il vous arrive, n’oubliez pas d’en profiter ! Après tout, c’est pour cela que vous êtes venus !

7 novembre 2015

Participation de Fairywen

Mais ce n’est qu’un animal !

 

La phrase que je ne supporte pas ? « Mais ce n’est qu’un animal ! » Oui, et alors ? Ça veut dire quoi ? Que parce que c’est un animal, il n’a pas de sentiments ? Qu’il ne souffre pas, n’aime pas, ne ressent pas la joie ou la tristesse ? Faut être particulièrement débile – je dirais même humain ! – pour penser ça ! Moi j’ai vu la tristesse dans les yeux d’une maman à quatre pattes qui avait perdu ses petits, j’ai vu la confiance dans les yeux du chaton perdu venu vers moi pour un peu d’amour et de tendresse – il n’est jamais reparti, ceci dit –, j’ai entendu la joie de mon cheval qui m’appelait un jour de grande balade où je l’avais laissé dans une écurie inconnue pour boire un café chez des amis cavaliers et où il a cru, cet idiot, que je l’abandonnais – il avait pourtant son copain avec lui ! –, j’ai entendu l’amour du chat qui vient ronronner sur mes genoux quand je m’installe pour lire.

Et toi, pauvre crétin, tu me dis « Mais pourquoi tu pleures ? Ce n’est qu’un animal ! ». Non, ce n’est pas qu’un animal ! C’est une partie de mon cœur qui est parti avec mon petit chat qui m’a quittée pour s’en aller au paradis, c’est mon cœur qui se déchire parce que je ne peux pas sauver tous les animaux qui souffrent alors que je lis la peine dans leurs yeux, c’est mon cœur qui saigne alors que l’hiver arrive et que je sais que beaucoup d’animaux abandonnés durant l’été par de gros connards dans ton genre vont souffrir, mourir, avec au cœur l’éternel espoir que l’ingrat qui les a abandonnés reviennent les chercher, eux qui ne demandent qu’à l’aimer, eux qui ne trahissent jamais.

 

Et puis si on y réfléchit, t’es quoi, toi ? Un primate pas très intelligent apparu une seconde avant minuit pour pourrir la vie du reste de la planète. Ouais, minuit, l’heure du crime, ça te va bien ! Parce que si on compte tous ceux que tu as commis… Oui, t’es un primate, et un primate c’est quoi ? Un primate, c’est un animal ! Alors tu vois, moi, si j’étais la planète, j’irais t’abandonner dans le premier trou noir venu !

 

Parce que tu sais quoi ? Si tu disparaissais de la surface de la Terre, en dix ans, toute trace de ton passage serait effacée, et ouais, mon pote ! Par contre si à force d’insecticides tu tues les petites abeilles, t’y survivras pas, bonhomme ! Ouais, moi, si j’étais la Terre, je te ferais ta fête…

 

Méfie-toi qu’un jour ça n’arrive pas, primate sans poils… La planète pourrait bien avoir un sursaut de conscience et décider de se débarrasser de toi avant que tu la fasses sauter avec tes inventions débiles. Si elle est de bonne humeur, elle pourrait décider de sauver ceux qui n’ont jamais dit « Mais ce n’est qu’un animal ! ». Dommage pour toi et tant mieux pour nous, les gens comme toi n’en feront pas partie…

Défi 375 du samedi 31 octobre 2015

10 octobre 2015

Le Choix (JAK)

 

Petit oiseau veux tu la bague,

La bague qui va t'enserrer

Serrer, cerner de près,   ou bien veux tu

Veux-tu être enfermé dans une cage dorée ?

D’ores et déjà je t’en supplie choisi la liberté

Liberté  me réponds-tu  est ce possible dans ce monde

Ce monde où tout est  répertorié,  surveillé  coincé!

 

Coincé entreja01etja02

 

 

Au lieu de voler là-haut,  bien haut  vers la liberté

 

31 octobre 2015

Participation de Fairywen

L’oiseau bleu m’a dit...

— Psst ! Psst !

— Quoi ?

— Tu ne sais pas ce que l’oiseau bleu m’a dit ?

— Non. Il t’a dit quoi ?

— Il m’a dit qu’il y avait du mouvement en Laponie !

 

— Psst ! Psst !

— Quoi ?

— Tu ne sais pas ce que l’oiseau bleu m’a dit ?

— Non. Il t’a dit quoi ?

— Il a vu des lutins courir en Laponie !

 

— Psst ! Psst !

— Quoi ?

— Tu ne sais pas ce que l’oiseau bleu m’a dit ?

— Non. Il t’a dit quoi ?

— Il m’a dit que depuis le ciel, on voit des lumières en Laponie !

 

— Psst ! Psst !

— Quoi ?

— Tu ne sais pas ce que l’oiseau bleu m’a dit ?

— Non. Il t’a dit quoi ?

— Il a vu les rennes sur la toundra en Laponie !

 

— Psst ! Psst !

— Quoi ?

— Tu ne sais pas ce que l’oiseau bleu m’a dit ?

— Non. Il t’a dit quoi ?

— Il m’a dit que des colis arrivent depuis le ciel en Laponie !

 

— Psst ! Psst !

— Quoi ?

— Tu ne sais pas ce que l’oiseau bleu m’a dit ?

— Non. Il t’a dit quoi ?

— Il a vu de la fumée sortir de la cheminée d’une maison oubliée en Laponie !

 

— Mais alors ça veut dire que… ?

— Oui, ça veut dire que… !

— LE PÈRE NOËL S’EST RÉVEILLÉ !!!!

 

OH OH OH…

Défi 374 du samedi 24 octobre 2015

24 octobre 2015

99 dragons : exercices de style. 31, Quasi-tautogramme en D (Joe Krapov)

Diable de Didier ! Dédaigneux de dormir en ce dimanche 12 décembre 2002, Didier danse avec son doudou une java démentiellement déchaînée. Il se démène comme un démon au lieu de défaillir doucement dans les bras doucereux du débonnaire Morphée.

Cela désespère Deborah sa maman mais Daniel, son daddy, a dégoté parmi ses nombreux systèmes D le dérivatif qui va déstresser Didier, dire la fin de la danse, détendre l’atmosphère en douceur et diriger le diablotin vers un sommeil délicieusement réparateur.

Il lui déclame le « Dit du Duché de Damas » où jadis un dragon fut par Dgeorges décapité.
- Dgeorges le découpeur ? J’aimerais davantage Djack l’éventreur ! dit Didier à demi convaincu.
- C’était un drôle de duché que ce duché de Damas, ne se démonte pas Daddy Daniel. Son drapeau était à damier et on y dénombrait dix dominos, deux dadas et un dé. A l’époque de Dioclétien, le fleuve Danube n’y déversait pas encore en un delta sublime les eaux bleues de sa danse à trois temps. Après non plus d’ailleurs. Le Dit du duché de Damas débute quand un dragon nommé Dudule débarque des contrées désertiques et dicte ses desiderata dingos aux dirigeants de ce djebel :
- Petit déjeuner : deux dragons dodus dont dina dit-on Didon
- Déjeuner : deux doux agneaux. Bénédictine en digestif
- Dîner : délicieux desserts décorés de fraises tagada tagada voilà les Dalton il n’y a plus personne.

De fait, face à ce dévoreur peu démocratique, la résistance fait défaut. Du duc lui-même, disons qu’il est dégarni du dessus, décati du dedans et déglingué du dehors. Il descend de Dagobert en débardeur et Deschanel en robe de chambre tombés de charrette et de wagon réunis. Diminué par des dorsalgies, le débris déprimé dilate sa déshérence en débagoulant des fadaises. Il n’a à déballer pour nourrir le débat que des déplorations désolantes. Contre Dudule le dragon, la défense n’existe pas. Tout est à découvert. Le désarmé est désarmant.


Disons à sa décharge que les hauts dignitaires du duché nous désemparent de même : la diaspora des chevaliers à la Du Guesclin, ici, à Damas, c’est que dalle, ça ne xiste pas. On distingue dans ce dancing des dragueurs de drugstore, des damoiseaux doucereux devisant du dodécaphonisme à venir dans les œuvres pour darbuka de Debussy et Vincent D’Indy, des dilet-tantes, des disséqueurs de didascalies, des doux dingues de Freddy Mercury, des drag-queens, des discoureurs délabrés mais pas de duellistes, de doubles-mètres, de durs-à-cuire. Dès qu’il est question de défier Dudule, tous ces demi-sel se débinent.

- De l’audace, de l’audace ! réclame le duc tel Danton avant l’heure.
- Déblaie tes dialogues décadents de dessus le dallage, lui répond-on. Prends donc un drink !

Ces soudards sont si déshydratés qu’ils boivent pour oublier le dilemme et ne dessoulent plus de la journée. Ils ont si peu de détermination qu’à aucun l’idée n’est venue qu’il pouvait profiter du dawa pour devenir despote à la place du despote ! Aucune dextérité, aucune déloyauté, juste du delirium tremens, tout dans la devanture ! On devine dès lors que cette dichotomie va engendrer un drame et surtout un grand deuil. Car, déplorable destin, la déroute est en route ! Pour un peu, cette démonétisation de la chevalerie déboucherait chez moi sur une dermatite au derrière tant ça me troue le derche, des déserteurs pareils ! Désespérant, non ? aurait demandé Desproges.


L’effet domino est tel qu’il faut désormais céder aux dernières lubies du dragon Dudule. Le diplodocus a dicté sa dernière volonté. Il souhaite dévorer la diaphane dauphine.


La descendante du daron ne dépare pas dans le paysage deltaïque. La donzelle Daisy est une décolorée qui joue les divas en discothèque en se déhanchant sur le Darla dirla dada de Dalida. C’est une dissolue dont le dressing dément contient douze cent djellabas brodées, des dizaines de diadèmes, des tonnes de bagouzes en diamant pour les doigts boudinées de la déraisonnable dépensière. Que celui qui n’a jamais déché lui jette la première pierre ! C’est fou comme on dit « lapide » et comme on dilapide dans ce détroit des Dardanelles.


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Evidemment tout cela est dommageables, dostoïevskien, douloureux. Mais on ne va pas en faire un drachme, comme disent les dramaturges Grecs, les trois demi-frères dyslexiques Démocrite, Démocrate et Démacrote. Ne sortons pas encore l’endeuillé dulcimer : je déteste quand cet instrument discordant déblatère en do dièse comme un dromadaire du Dombass.

De toute façon, face à la débandade de cette dynastie, il est temps d’introduire le dynamique Saint Dgeorge, notre David Douillet de Lydda, druide drapé dans sa droiture et dans un duffle-coat duveteux. Le Crocodile Dundee qui va tenir la dragée haute au dragon est dressé sur un destrier diligent et discipliné. Une épée damasquinée donne l’allure d’un Don Juan dionysiaque à ce don quichottesque héros natif du deuxième décan des poissons, ascendant daphnies séchées.

Après, c’est un dézingage démentiel qui débute. Et vas-y que je te défouraille, que je te débroussaille, que je te dégomme à coups de balles dum-dum dans le duodénum, que je te dézingue en trois dimensions. C’est doublé de découpage par Durandal sans discussion de bouts de gras double, de transformation en dolmen du pays de Dol, de déploiement de deltoïdes, de décapitation dinosaurienne et de division par dix-sept du dineur dionysiaque. Bientôt le dragon Dudule douille dur, dur, dodeline, dégouline, dégobille, se dévide, se détricote, dégueule ses tripes puis décède. De profundis ! Deo Gratias !

Et le vrai vainqueur, dans tout ça ce n’est pas la foi du vengeur : c’est la malignité du papa qui grâce à son système D a accompli son dessein dortoiresque. Drôlement efficace le daudogramme : Didier dort à point final fermé !

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