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Le défi du samedi
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9 janvier 2016

Et passe le temps par bongopinot

bo01

 

Mes pas effleurent le sol

Petits pas petit rythme

Si tendre et si calme

Je saute et m'envole

 

Au loin une symphonie

Se faufile dans le vent

Sur le boulevard du temps

Je souffle mes bougies

 

Il court à la vitesse du son

Laissant sur moi de belles traces

Entre poésie et silence

Et tournent les saisons

 

Il tape et donne la mesure

Sur un champ de partitions

je suis ma composition

Qui m'emmène vers mon futur

 

Des odeurs d’hier

Des moments de pourquoi

Des épisodes de joies

Des tableaux de lumière

 

Une course contre la montre

Que l’on ne peut remonter

Avance, à rythme régulier

Pour nous faire ... disparaitre

 

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16 janvier 2016

Comme c'est singulier ! (Walrus)

Quoi donc, me direz-vous ?

Eh bien, le titre de ce trois-cent-quatre-vingt-cinquième sujet : "Étrange disparition".

Je l'aurais bien mis au pluriel, moi, parce que sur ce blog, les disparitions , c'est pas ça qui manque ! Et ça, c'est pas étrange, non?

Lorsque l'on* consulte les statistiques de participation, on en vient vite à se poser des questions.

Sur un blog où le nombre des participations hebdomadaires tourne autour de la dizaine et sont le fait d'une vingtaine d'individus à tout casser, où donc sont disparus ces personnages, au demeurant fort sympathiques, qui ont alimenté ce blog par le passé, puisque la colonne de droite n'en répertorie pas moins de cent-soixante-trois ?

Même nos mères fondatrices ont disparu (pas pour tout le monde : il y en a une qui élève des enfants dans le Perche et l'autre file le parfait amour dans la capitale du Cambodge).

On pourrait saisir l'occasion pour donner une petite leçon de statistiques, mais on découvrirait une fois de plus qu'elles sont trompeuses. Déjà, la distribution du nombre de participations par semaine n'est pas gaussienne, même en éliminant les deux points anormaux de 144 et 200 résultant d'une modification temporaire de la règle du jeu.

gauss

 

Et de toute manière, elles ne nous aideront pas à retrouver tous ces amis disparus, certains après une unique participation d'autres après de bien plus nombreuses, la détentrice du record à cette extrémité des comptages étant KatyL disparue (momentanément nous l'espérons) au bout de 143 participations.

J'adresse une pensée émue à ces chers disparus et leur offre une petite chanson...

 

*La tournure est un peu "empruntée", mais c'est pour éviter "lorsqu'on con..."

16 janvier 2016

Une disparition inquiétante par bongopinot

 

bo01

 

Sur une route toute droite et bordée d'arbres

Un vendredi calme, bien agréable et doux

Il roulait depuis le matin il se rendait en Anjou

Où tout le monde l'attendait en ce jour de décembre

 

Toutes les deux ou trois heures il donnait des nouvelles

Il riait nous disant qu'enfin bientôt il serait parmi nous

Qu'il était pressé de nous embrasser sous le houx

Et de nous raconter toutes ses aventures providentielles

 

Toutes ces années passées loin des siens l'avaient changé

Mais maintenant il avait un besoin viscéral de tous nous revoir

Bien de l'eau avait coulé sous les ponts depuis son départ

Il avait envie de se détendre et d'enfin se poser

 

Son dernier appel fût bref car, disait-il, il captait mal

Et voilà deux jours que nous sommes sans nouvelles

Il est depuis introuvable il s'est volatilisé en ce jour de noël

tout cela est vraiment trop bizarre voire anormal

 

Il s'est évanoui ne laissant aucune trace

Sur cette route toute droite bordées d'arbres

Un vendredi de décembre

Il s'est envolé et depuis personne ne le remplace

 

Et, nous on attend un signe et les années passent

Reviendra-t-il un vendredi de décembre

Disparition volontaire ou autre

Et, nous on attend un signe et les années passent

 

 Le monde regorge d’histoires de disparitions

Ces affaires sont troublantes car rarement élucidées

Elles continueront encore à hanter et à intriguer.

Ne trouvant comme solution qu'hypothèses et spéculations.

 

2 janvier 2016

Bonne année par bongopinot

bo01

 

Des lampions, des guirlandes

Sur les arbres en fêtes

En habit de lumière,

Dans leurs belles toilettes

 

Pour une nouvelle année

En gaité pour nous armer

En tendresse pour tout calmer

En respect pour l’amitié

 

Des couleurs qui scintillent

Des corps qui bougent

Des enfants qui s’amusent

Des arbres qui dansent

 

En famille ou entre amis

Sous un ciel étoilé et joli

Cotillons et douce folie

Réveillon et confettis

 

De mon petit coin de Caen

Je vous souhaite chers défiants

Santé, bonheur, moments souriants

Au soleil, sous la pluie, la neige ou le vent

 

2 janvier 2016

Participation de Venise

Les étoiles ne savent que danser , elles ont ôté leurs robes de mariés et sautillent dans le firmament.

Les étoiles sont douées pour le songe , le sommeil, et pour accompagner le berger.

 

Au creux de leur silence est né l’univers et de nombreux soleils vagabonds qui réchauffent les

hivers .

Les étoilent ensemencent les rêves des hommes et font naitre les questions .

Ose le voyage disent - elles - au dormeur .

Chaque chemin est un peut être .

Suis les gouttes de rosée qui voyagent avec les rayons de la lune .

Il te faudra de la force pour te remettre en route chaque matin.

Il te faudra l’espérance face aux paroles qui sont vides de sens.

Mais le monde est simple comme une étoile de berger .

 

Les étoiles pleuvent comme une averse au-dessus de nos toits les soirs de juillet .

 

Les ânes aiment les étoiles filantes , elles leur donnent du courage pour remonter les pentes

escarpées des champs de blé . Si nous avions le dixième d’attention des ânes pour les étoiles notre

monde irait mieux.

 

ve01

 

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12 décembre 2015

Passage au festival par bongopinot

bo01

 

Un passage au festival

Art, ville, paysage

Avec un regard amical

Sur le court métrage

 

De Saguenay au Canada,

Landau en Allemagne,

Leyde au Pays bas,

A Bilbao en Espagne

 

Et dans bien d'autres endroits encore

Des rencontres des découvertes

Pour cinéphiles ou amateurs

Réunis pour des journées ouvertes

 

Film court en plein air

Ou bien dans les salles obscures

Fiction, animation, documentaire

Des petites séquences éclairs

 

De nouveaux talents sur la toile

De nouveaux réalisateurs arrivent

Émergeant de cette école

Avec des idées inventives

28 novembre 2015

Participation de JAK

ja01

Chez l'oncle Louis, Le Mari de Nadalette, connue comme  l'éloquence de la vertu, tenait La Jambe de M. Le Tourzec, Le Musicien mystérieux, accompagné par Le Chat musicien, son éternel soliste, tous deux  bien connus des salons d‘initiés.

Ils étaient en grande discussion, observés par  La Dame aux oiseaux, Les Lèvres closes, les écoutant deviser de La Pierre philosophale.

Par les fenêtres  ouvertes de La Villa des sphinx, on pouvait entendre Le Vent des cimes souffler telle La Brume sur l'étoile, envahissant tout , puis s’activant sur  Le Chemin de ronde démasquant les nuages errants sur  sa majesté Soleil , le faisant ainsi  apparaitre comme La Croix lumineuse, un réel Sceptre d'or..

 On devinait  L'Invisible Main, à  L'Épreuve du feu avec L'Irrésistible Force qui la caractérisait

Les Yeux éblouis on admirait Les Feux sur l'horizon.

Mais quelles  arguties pouvaient-ils énoncer  pour se tenir tous trois face à face, Ferme(s) comme roc, ;  l’un d’eux conservait dans sa main La Page arrachée d’un vieux manuscrit  de Pythagore, où le soit disant secret, la Terrible Énigme,  était enfin révélée…..

 (Nb : J’ai l’avantage certain de posséder la page en question,  mais je ne vous la communiquerais pas de peur que vous n’en fassiez mauvais usage en l’interprétant d’une manière peu orthodoxe, comme il est souvent  coutume de nos jours….)

Mais laissons L'Ombre du passé, abordons plus prosaïquement Le Choc de la vie, Son vrai visage, pour constater qu’au siècle dernier,  une romancière  ultra  chimérique,   aux Héroïne(s) nombreuses, a fait le bonheur des midinettes avec  ses romans feuilletons dans les Veillées des chaumières, le Petit Echo de la Mode  et autres

….et ma bonne fortune  aujourd’hui, grâce aux  titres de ses romans *

Voici que  100  ans plus tard, je me pose la question de savoir si ses titres seraient  toujours d’actualité ?  

En quelques-uns ci-dessous,  j’y apporte quelques rectifications pour certains

 Rançon d'âme serait rançon d’âme  damnée

Fumées de gloire serait   Fumées d’ignominie,

On aurait

Épreuve du feu

&

Dans l'engrenage,

Mais

 Les Ailes ouvertes, Justicière(s) sauraient faire Le Court-circuit, et L'Irrésistible Force ferait naitre  Les Ensoleillés de La Cité de la Paix.

 

*les Titres  sont en rouge dans le texte

*et la Liste des romans  de Jeanne de Coulomb vus sur

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Coulomb

 

28 novembre 2015

Ah si j'avais trois francs cinquante ! (Walrus)

Car enfin, la terrible énigme se situe bien à ce niveau : que cache le prix du livre de l'auteure bordelaise dont le parcours littéraire vous est brillamment retracé par JAK en son billet du jour ?

Terrible énigme

Vous le savez ?

Non ?

Moi oui !

Un traitement opéré par mes doigts délicats de chimiste m'a permis d'en décoller l'étiquette

... et de découvrir le pot aux roses !

(enfin... à la rose !)

wa01

Comment ? Vous ne distinguez pas très bien ?

Allez, gros plan (nantais) !

wa02

Ça va mieux, maintenant ?

19 décembre 2015

Et passent les années par bongopinot

bo01

 

Ils s’étaient connus au foyer de l’enfance

Elle était dans la souffrance

Lui dans la délinquance

Ils devinrent vite amis et complices

 

La vie les sépara quel dommage

Il dut partir faire un apprentissage

Elle étudia avec courage

Espérant la fin des noirs nuages

 

Pendant que les étés s'égrainent

Ils s'écrivent chaque semaine.

Et passent, les années par dizaine

Sans peine et sans haine

 

Un jour qu'il était en vacance

Elle, se rendait à une conférance

Dans sa région son petit coin de France

Ils prirent cela comme un signe une chance

 

Ils décidèrent alors de se revoir

Il l'attendait sur le quai de la gare

Quand, une demi-heure plus tard

Dans la brume et le brouillard

 

Le train arriva enfin

A dix heures treize du matin

Dès qu'elle l'aperçut elle oublia tout ses chagrins

Lui pensa de suite qu'elle allait changer son destin

 

Elle était loin leur enfance

Mais il avait gardé sa belle assurance

Et elle sa beauté son élégance

Aujourd'hui sur ce quai de gare leur vie, enfin commence.

 

5 décembre 2015

Photo empruntée (MAP)

 Je vous propose une image que je viens de découvrir

 sur le site de photos : Flickr !

Elle m'a paru répondre exactement au thème : "Hiéroglyphes" !

J'ai demandé à l'auteur de cette prise de vue

la permission de vous la présenter

ce qu'il m'a gentiment accordé !

Voilà, Je vous laisse juge :

Photo de François Ribeaudeau

L'auteur : François Ribeaudeau se décrit lui-même ainsi sur son blog-photos :

"Braconnier d'images, serein, contemplatif, ténébreux, bucolique"

Ses photos animalières sont superbes !

Mais avez-vous une idée de ce que sont ces signes

si bien dessinés ?

................................

Eh bien pour ceux et celles qui n'auraient pas trouvé

voici la réponse :

 "Une suture osseuse sur les os d'un crâne de brocard"

.............................

Etonnant non !!!

 

 

19 décembre 2015

Participation de Venise

Une demie heure plus tard , j’ai ralenti ma marche et milles pensées m’assaillirent ;

J’ai jeté un long et triste regard sur le temps qui venait de s’écouler sans retour.

J’avais été incapable de détour ,de trahison;et ce mot d’adieu murmuré au creux de mon oreille sifflait encore comme une craie sur un tableau noir .

Ma cruelle infortune se lisait sur mon visage quand je fus tirée de mes sombres réflexions par le gazouillement d’une grive perchée sur la plus haute branche d’un bouleau.

Mon grand malheur se résumait dans cette question puis-je aimé à nouveau ?

j’étais sombre et je me suis juré de ne plus parler d’amour et ni d’enseigner qu’on trouve toujours de soi dans l’autre .

Je n’oublierai jamais ce réveil brutal ,sous ce ciel d’été d’un bleu sombre .

C’était fini pour moi je ne serai jamais la SANTA MARIA DELLA VITTORIA , évanouie d’amour , les yeux mis clos de bonheur et d’extase.

Des milliers de demies heures plus tard ,je n’ai plus été touchée jusqu’aux larmes ,

et dans les lambeaux de mes journées, je me suis fermée comme un livre .

Le pavé devait être moins dur que le cœur des hommes !!.

je venais de rejoindre Mme de CLEVES qui jugeait tous les hommes indignes de son amour .Et puis me défendre d’aimer devint peu à peu épuisant .

Mon cœur qui avait eu un penchant maladif pour la prudence s’ouvrait à nouveau à la gaîté folâtre de la présence de l’aimé .

ve01

28 novembre 2015

Souvenir par bongopinot

 

bo01

 

 

Un porte livre dans la salle

Pour y poser un livre élégant

D'une colection familliale

Au récit coloré et intriguant

 

Et dès la nuit tombée

Quelques heures avant le coucher

On attendait l'histoire tant aimée.

Une lecture animée et bien menée

 

Lue par les grands-parents

Qui bien assis sur un divan

Lisaient un épisode captivant

Pour leurs petits chenapans

 

Et les petits comme les grands

Se retrouvaient à cette vieillée

Pour un moment vraiment charmant

 Tout près du poêle ou de la cheminée

 

c'était un plaisir pour toute la famille

Avec cet ouvrage pour réunir

Un vrai succès, une soirée qui brille

Et je garderai en moi tous ces beaux souvenirs.

 

28 novembre 2015

Participation de Venise

 

J’aimais bien les livres de la bibliothèque  de  grand -père.

 

Ils étaient comme une vielle boîte à musique, et je m’allongeais souvent  sur le sofa

       

 

 

Bercée par ces textes écrits à l’encre bleue , ritournelles de quatre sous remplies de gros chagrins de l’enfance.

Un soir j’ai retiré de l’étagère du haut le livre  "Terrible énigme" de Jeanne Coulomb, ma grand mère  maternelle.

ve01

J’ai longtemps ignoré la limpidité de son écriture et j’ai longtemps crû ne pas être de sa lignée.

Dans ce livre j’ai découvert, une école, un souffle d’encre, une ardoise d’or où accrocher ma solitude.

Puis j’ai écrit à mon tour  comme elle, en chuchotant d’un coin du préau.

« Terrible énigme » reste à mes yeux le grand voyage de mon écriture celui qui vous déporte vous décentre de vous même pour aller vers un ailleurs.

Alors j’ai écrit comme on vit sa vie, j’ai mêlé, le sable et la pluie, le jour et la nuit, vos absences et vos présences au monde.

Mon écriture est devenue l’énigme terrible d’être au monde, insouciante et tourmentée.

Grand-mère plane encore aujourd’hui comme un épervier sur mes lectures.

 

31 octobre 2015

C'était lui par bongopinot

ve01

 

Tu ne sais pas ce qu'il m'a dit !!!

Que les gens changent avec le temps

Que l’on n’oublie jamais le printemps

Et que la vie est faite d’éclaircies

 

 Et il m’a dit bien des choses encore

Que le malheur lui aussi faisait des pauses

Qu’il fallait se rappeler de la beauté d’une rose

Et que l’on devait avancer dans ce monde multicolore

 

 Et puis que tous les petits moments heureux

Te réchauffent les jours de grands tourments

Qu’un jour moi aussi je l’apprendrai à mes enfants

Pour qu’ils comprennent que l’important est en eux

 

 Et que la nature offre à celui qui veut la voir

Les bois les oiseaux les couleurs les odeurs

Qui égaient notre quotidien et donnent du bonheur

Que le meilleur arrive un jour sans crier gare

 

 Tu sais peut-être avait-il raison

Et qu’après les soucis arrivent les plaisirs

Et que c’est à nous de tous les saisir

Et peu importe la saison

 

 Il m’a dit tout cela à mes douze ans

Et aujourd’hui j’entends raisonner ses mots

Ils étaient doux et clairs comme un ruisseau

Lui, c'était mon grand-père, parti il y a bien longtemps

 

14 novembre 2015

Impressions (Walrus)

 

Au premier coup d'œil, structure radiale, segments parallèles joignant les rayons, l'association est immédiate : toile d'araignée.

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À y regarder de plus près, une vague passerelle dans un tunnel où des personnages, que dis-je, des ombres se dirigent vers une zone lumineuse, j'ai pensé "EMI". Mais non pas Electric and Musical Industries, EMI comme NDE : "Near Death Experience", Bosch en parlait déjà !

wa02

Ou alors un truc dans le genre auréole, si vous voyez ce que je veux dire :

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Mais vous connaissez mon côté pratique, au bout du compte, ce qui a retenu mon attention, c'est le comment (il y a longtemps que je ne m'intéresse plus au pourquoi). Et j'ai tenté d'imaginer la structure qui aurait pu créer ce genre d'éclairage. Et c'est là que m'est revenu le souvenir de photos que j'avais prises (du temps où d'avoir à maintenir en laisse d'une main ferme le chien de mon épouse ne m'empêchait pas encore de m'adonner à la photographie). Je vous en fais voir une :

wa01

Marrant, y a comme un air de famille non ?

Quant à vous dire ce que c'est, faites travailler vos méninges (expression stupide s'il en est, les méninges ne participant en rien à la réflexion, comme chacun sait).

5 décembre 2015

Hiéroglyphes par bongopinot

bo01

 

Des tranches de vies

Histoire en paragraphe

Drôles de hiéroglyphes

Dessins que l'on suit

 

Début d'une énigme

Exprimant une idée

Pour donner et partager

Des instants mis en forme

 

Écriture de l'antiquité

Aux caractères sacrés

Aux signes gravés

Impressionnant de beauté

 

motifs parfois simplistes

Avec l'élégance d'un geste

A la lueur d'un feu céleste

Chef-d’œuvres réalistes

 

Ont laissé une trace

Un beau témoignage

Comme un héritage

Beau et efficace

 

Alors je grave des symboles

Sur mon mur de pensée

Pour ne jamais oublier

 Mes journées frivoles

 

14 novembre 2015

Le tunnel par bongopinot

bo01

 

Je m’engage dans un tunnel

Froid et sans âme

Long couloir sans charme

Où glissent mes semelles

 

Des parois métalliques

Refuge de bruits sourds

Dans un demi-jour

Atmosphère maléfique

 

Je croise des marcheurs,

Des enfants en trottinette

Et au loin des silhouettes

Aucun fracas de moteurs

 

Sortir d'ici au plus vite

Et arriver au cœur de la ville

Dans un frôlement de cils

Là, où la vie habite

 

Revoir enfin le ciel

Goûter à ses lumières

aujourd'hui comme hier

je veux revoir le ciel

 

7 novembre 2015

Participation de JAK

ja01

 

 

Je suis mauvais coucheur, Excusez du peu ! J’ai un défaut majeur je n’accepte pas que l’on dise de moi, elle a l’âge de Mathusalem, c’est une vielle baderne. Vraiment ils  ne manquent pas d’air ces jeunes benêts !

Mais, à tout faire, je ne suis pas la seule à être pointilleuse.

Tenez  ma coiffeuse,  l’Angèle  à  horreur de   friser le ridicule. Pourtant  quand elle m’annonce, sans coup férir, qu’elle travaille sur le fil du rasoir, j’en ai la berlue, les bras m'en tombent,   je ne supporte pas, car à voir le résultat de ses coupes …. Mais   j’y vais  régulièrement, on bavarde, ça me distrait

Mon  charcutier Marcel, un homme de l’art, ne supporte pas d’être à couteau tiré avec son  épouse. Cependant tout le monde sait qu’elle a la jambe légère, si bien que  lorsqu’on demande  à Marcel de prendre le taureau par les cornes, il exècre,   et son  masque  d’homme affable perd la face

Dans mon quartier y a un gars sympa. On le surnomme le Poinçonneur Des Lilas, et bien,  il  abhorre quand ça se bouscule au portillon, et  ainsi il n’a pas peur d’expédier  les voyageurs pressés sur les chapeaux de roues ! Mais  quand un  unijambiste   arrive en grandes pompes,  il répugne    lui faire prendre ses jambes à son cou.

Et le fin du fin,

La goutte d'eau qui fait déborder mon vase,

C’est quand on me susurre  qu’un jour ou l’autre il faut tirer sa révérence, non mais des fois, je n’ai pas envie de jeter l’éponge !  Alors  là,  je péte les plombs !

 

24 octobre 2015

Une vie de quartier par bongopinot

 

bo01

 

Je vis dans un quartier

Parfois très animé

Où l’on aime pratiquer

Notre système D

 

Échange de services

Et on est tous complice

Et pas besoin de notice

Pour une vie plus propice

 

 Les amis du jardinage

Les cours de bricolage

Et l’aide au repassage

Et puis le gardiennage

 

 On offre nos compétences

Tout est question de confiance

L’entraide, une évidence

Et c’est bon pour nos finances

 

 Notre système D

En toute simplicité

Dans notre beau quartier

Parfois très animé

 

17 octobre 2015

Mon petit agenda par bongopinot

bo01

 

Mon petit agenda

Couleur rouge grenat

M'évite les ennuis

Avec lui plus d'oublis



C’est pour ne pas encombrer

Ma mémoire surchargée

Que j'y note tout,

Chose à faire, rendez-vous.



Et tous les jours de beau matin

Les pages se tournent pour faire le point

Et sur ses drôles de petits carreaux

J’écris parfois de jolis mots



Pour mon bonheur, jamais, il ne fait de bruit

Et du matin au soir, partout il me suit

Il sait se rendre indispensable

Le remplacer par un iPhone est impensable



Et de janvier à décembre

Des lettres et des nombres

Se croisent au fil des mois

Sous mon crayon qui n'est pas de bois



Grâce à lui tout s'organise

Et tout s'emboite à ma guise

Pour ne rien omettre au boulot

J’ai avec moi mon agenda et mon stylo



Et du lundi au samedi

Enfin plus de soucis.

Et bien-sûr le dimanche

Et bien on fait relâche.

20 juillet 2019

S'il suffit (Kate)

S'il suffit 

S'il suffit d'un restaurant pour qu'on voyage

D'une couleur pour qu'on rêve

D'un coin de rue pour arrondir les angles

D'un moment hors du temps

 

Alors 

Installons-nous

Investissons la carte

Réchauffons-nous

De rouge

Partageons

Nos envies

Laissons-nous emporter

Ailleurs

Loin

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Photos de l'auteur, janvier 2018, caffè Mazzo (63)

 

 

13 juillet 2019

Romane d'apprentissage : Épisode un (joye)

124111697

Mon premier amant était artiste-performeur et s’appelait Titus Lepérilleux.  Non, je ne mens pas.

Je l’ai rencontré à la Foire aux Lumas, où il faisait son one-man show, « Gerbant-la-Gerbe », un commentaire retro-avant-gardiste (son mot, pas le mien) sur la politique de Greenpeace. Hélas, oui, c’était avant que Tonton n’envoie ses agents pour couler le guerrier multicolore. Non, non, ne le nions pas, le président en était eau courante, sinon à La Nouvelle Zélande.

Mais bon, revenons à mon agneau… À cette époque-là, à cette foire,  il n’y avait rien de glamour comme aujourd’hui,  pas de vols en montgolfière à gagner, non, seulement des vendeurs de machines à coudre, quelques tristes manèges, et des plats et des plats et des plats en papier alu des escargots à déguster. Oh, pardon, non, des lumas, pas des escargots, il faut préciser – et aussi des téméraires comme mon Titus, qui aurait reçu plus d’un luma en plein gueule lors de son spectacle, craché par des petites garnitures haineuses qui s'y ennuyaient comme des ratons morts.

Comme quoi, vous voyez déjà sa gueule d’atmosphère.

Tomber alors sur Titus, qui savait se transformer en bonhomme crachant des feuilles sur les pierres, était comme une trouvaille. C’était le fou de coudre (bah oui, son stand était juste à côté de celui des Singer, c’était le destin, voyez-vous !)

Je savais que Titus m’emmènerait, moi, sa petite Romane, loin de Vauchrétien (béni soit son nom) pour nous installer dans une grande ville – comme Angers, par exemple, ou encore, Saumur - et où, parmi des gens un tantinet plus mondains que nous, je me voyais déjà, sur son bras, vivant ma vie de jetsetteuse commençant enfin, fricotant avec Mick et Bianca, trinquant avec des coupes de champagne, grignotant de vrais escargots…

Hélas, tout n’est pas bien qui commence bien. Tout de suite après notre mariage à la mairie, seulement quelques petites semaines d'extase conjugale où je lavais ses soquettes crades dans le ruisseau derrière notre vieille caravane rouillée mais toujours glamour où il ronflait tous les jours, Titus est décédé lors d’un accident tragique, attaqué par une bande de chiens sauvages qui se nourrissait des lumas.  

Non, non, je vous le jure c’est l’histoire officielle, vérifiée et tamponnée par un petit inspecteur drôlement meugnon à la gendarmerie locale.

Je ne sais pas qui a lancé les rumeurs affreux à propos d’un malfrat quelconque qui aurait un jour échangé les feuilles de son costume pour des orties auxquelles mon homme était fatalement allergique. Ça, c'est un MENSONGE, je vous dis.

Parole de jeune veuve tragique !

15 juin 2019

Tian'anmen, LBD et toutes ces sortes de choses (Joe Krapov)

La pierre angulaire
De tout militaire
C’est la jugulaire.

C‘est à elle qu’il incombe
De protéger des bombes
Sa petite calbombe :
Faut pas que son chapeau tombe !

Elle maintient le casque
Sur sa cervelle flasque
Où jamais un pourquoi
Ne reçoit 
De Parc’que

Parce que le « Scrongneugneu »
Le « Jeveuxpasl’savoir »
Le « Silence ou l’mitard ! »
Sont la pierre angulaire
De ce discours vieux jeu
Des hommes de pouvoir 
Qui manient le bâton :

« Jugulons ! Jugulons !
Jugulons les motions, 
Les passions, les pulsions, 
Les questions,
Les revendications
Des jeunes à cheveux longs
Telle est notre chanson !

Si tant est que l’on puisse, 
La jugulaire serrée,
Emettre un son de voix
En tapant sur son fils
Ou en tirant dans le tas
Au nom de la police ! ».

 190608 Nikon 086

Photo prise dans la cathédrale de Nantes 
le 8 juin 2019

Eh bien alors, militaire ?
On oublie sa jugulaire ?
Bataillon discipinaire !


8 juin 2019

Des amours qui ne durent pas (Joe Krapov)

Mon tout beau, mon tout léger, mon volage, mon papillon,

Je brûle d’amour pour toi et je t’attendrai cette nuit encore.

Dès que je suis allumée je me tiens droite, je t’attends, je suis prête.

Je suis dressée par le désir de te séduire et de te plaire et même si parfois, au souffle du vent, mon bout vacille je te le promets : je saurai être ton indécente, ton incandescente, le phare lumineux qui guidera ta descente.

Dépêche-toi, mon tout beau, mon tout léger, mon volage, mon papillon, de venir combler ma flamme. J’ai d’avance la tête en feu rien que d'y penser.

Je te promets la plus superbe des étreintes, un embrasement de tous nos sens. Dépêche-toi de me rejoindre avant que je ne sois devenue un tas de cire molle où flotte un étendard éteint, un amour consumé avant d’être consommé.



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18 mai 2019

Une belle idée tordue ! (Nana Fafo)

Flamberge et Colichemarde : c’est du flan belge cauchemardesque !

ronchonchon-flan

Comme vous le savez Ronchonchon a beaucoup planché ces derniers temps,

il s’est planqué, a fait la planche pour se laisser le temps de dériver.

Il a aussi fait un peu de brasse coulée, histoire de sortir la tête de l’eau.

Bref, c’était son plan, une surface bien plane, tel un bullet journal façon “to doux liste”,

enfin, pas trop en douceur non plus la liste, car sans action pas de changement !

 

Le voilà de retour, ce samedi matin avec une interrogation : Flamberge et Colichemarde...

Mais qu’est-ce donc, maître Walrus ?

 

ça pourrait être …

les futurs noms de ses 2 chiens… et là on s’imagine bien 2 gros molosses qui dévastent le jardin.

ça pourrait être …

les futurs noms de 2 pâtisseries locales belges et là on s’imagine toutes sortes de formes et de goûts bizarres.

ça pourrait être …

les futurs noms de 2 héros de bandes dessinées, à l’époque de Charles,

où les mecs ils se mettaient des numéros après leur prénom…

Et pourquoi pas, 2 fins limiers aux épées magiques, flamboyantes, tordues

et nommées elles aussi “durandal” ou “lerdaoegjdl” (imprononçable, mais c’est normal, je ne parle pas la langue !).

Au fait, est-ce que c’est un truc de garçon de donner des noms au prolongement de leur corps ?

 

Ces fines lames vivraient une histoire d’amour impossible entre cousins,

parce qu’il faut boire de l’eau dans une fontaine pour tomber amoureux d’Angélica la jolie,

alors qu’elle, elle s’en fout royalement !

Du coup, l’expression “fontaine, je ne boirai jamais de ton eau” prend un sens bien plus pragmatique…

ça ne sert à rien !

Renaud et Roland de leur nom véritable.

Tout de suite, ça fait moins “héros”, enfin Flamberge et Colichemarde, ça ne fait pas rêver non plus.

 

Un vrai flanchemarde ce défi ?

Peut être, un mélange entre flancher et en avoir marre ou une fusion à 1500°C entre Flamberge et Colichemarde

 

Mais non, c’est juste le nom de lames d’épées tordues (qui a pensé à Ronchonchon à la lecture de ce mot ?)

Cette semaine, Ronchonchon a encore dû consulter Wiki qui sait tout (ou presque)

histoire que tout ceci ne soit pas du flan !

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

DEFI  559 - FLAMBERGE

sur http://samedidefi.canalblog.com/

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