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27 juillet 2019

Édimbourg par bongopinot

 

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Elle voulait aller dans un pays anglophone

Elle choisit l’Écosse, pour ses paysages insolites

Elle part donc pour une aventure enrichissante

A Édimbourg à l’université pour doper ses neurones

 

Elle découvre très vite les soirées étudiantes

Les défilés gant en caoutchouc sur la tête

Dans les rues et elle danse et elle chante

Les pavés accueillent ses rires c’est la fête

 

Mais c’est déjà la fin de son cursus universitaire

Va t’elle quitter cette ville où elle a trouvé son air

Restera t’elle travailler dans son lieu de prédilection

 

Depuis elle s’est enfin décidée et a trouvé un emploi

Ses parents sa famille ont reçu la nouvelle avec effroi

Mais Édimbourg n’étant pas si loin de Paris ça a mis fin à leurs agitations

 

 

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29 juin 2019

Le LAMPADAIRE (Venise)


Au pied du lampadaire je n’avais pas trouvé une Licorne, pas de pomme d’or non plus.
Mais j’ai ramassé un étrange billet de train.

PARIS VALPARAISO en première classe/ départ immédiat.
 J’étais amusée car une gare au pied de ce lampadaire était une aberration ..
Un train pouvant faire un trajet Paris Valparaiso était si improbable que j’ai souri, amusée.
Une blague sans doute de la SNCF ou d’un cercle de poètes disparus sans doute.

Le lendemain sous ce même lampadaire un autre billet de train était vaguement éclairé.
Celui-ci affichait   Paris Moscou arrêt 10mn à Mexico .
Cette fois-ci le destin insiste me suis-je dit.
Ce questionnement déplaça sans doute mon centre de gravité car je perçus vaguement dans la brume un train qui arrivait et qui effectuait un arrêt sous le lampadaire.
Puis ma raison ayant pris le dessus le train s’évapora comme par magie et le lampadaire imperturbable s’éteignit
Je vous passe le remue-ménage dans ma tête qu’avait provoqué cette apparition.
Ce matin je saisis le billet de train qui était à nouveau sous le lampadaire.Le train apparut aussitôt et une allée de lampadaires accueillaient celui-ci dès son entrée en gare.

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Des passagers souriants disparurent dans la brume et je fus emportée par une nuée d’ados tous inquiets de rater le départ du train.
Assises avec eux je tendis le billet de train trouvé sous le lampadaire et je lus tout étonnée la destination.
‘Vers les étoiles ‘ tiens dit le contrôleur en se saisissant du billet Madame a de la chance s’est -elle qui décide de notre direction aujourd’hui.
Les enfants impatients de connaitre le voyage tournèrent leur regard vers moi.
 La lune dis- je en riant.
J’ai alors vu le train se soulever dans l’air alors que la Lune nous souriait impatiente de notre visite.

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6 juillet 2019

Mon grand-père (bongopinot)

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Mon grand-père et ses jurons
On l’appelait Monsieur impatience
Accompagné du petit chat ronron
Les connaître fut une chance

J’entendais des morbleu des sacrebleu
Et du haut de mes six ans je riais fort
 J’adorais sa grosse voix et ses yeux bleus
C’était mon papy et c’était un trésor

Il jurait du matin au soir
Mais avec moi il était si tendre
Il était ma source de savoir
Et il avait des histoires à faire fondre

Avec un arc en ciel de mots
Et des paroles hautes en couleur
Que j’attrapais comme un cadeau
Et que je garde toujours sur mon cœur

22 juin 2019

Do it yourself (Walrus)


Il y a bien longtemps de celà, lorsque quelques Français aventureux, propriétaires d'une des voitures mythiques de leur pays,

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se risquaient à débarquer en Perfide Albion, ils se voyaient parfois poser une étrange question :

"Vous l'avez construite vous-même ?"

C'est que dans les pays anglo-saxons, les kitcars ont toujours été en vogue.

On en trouve toujours aujourd'hui, mais ne vous précipitez pas : en France ou en Belgique, même si vous avez deux mains gauches, il vous sera plus facile de la construire que de la faire homologuer !

 

22 juin 2019

Ma mémoire en kit par bongopinot

 

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Dans mon grenier
Je stocke mes pensées
Mes images ensoleillées
Mes douleurs éveillées

Mais dans cet espace
Une ombre rode
Et je dois y faire face
Mais la peur me taraude

Tout y est en désordre
Mes larmes d’enfance
L’odeur de la cendre
Mes cris d’angoisse

Alors je note sur un feuillet
Tout ce qui arrive dans ma tête
La mer les vagues les galets
Et tous ces jours de fêtes

L’école le sourire de ma mère
Ma première voiture vert pomme
Mes amis mes adversaires
Mes enfants mon royaume

Doucement je reprends mes esprits
Je rallume le rythme lent de ma vie
Me reviennent tous les souvenirs enfouis
Ma mémoire en kit enfin se reconstruit

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8 juin 2019

Ma petite sirène (Pascal)


C’était la fin des vacances de Noël ; je devais la ramener le lendemain matin ; je savais qu’elle avait planqué les clés de ma voiture pour retarder cette pénible échéance. Enfant de divorcés, ballottée de l’un à l’autre, nos quelques journées passées ensemble s’enfuyaient trop vite. J’avais toujours un mal fou quand il s’agissait de l’endormir ; ce soir-là, comme à chaque fois, je devais lui raconter une belle histoire, un joli conte avec une morale sur mesure et une fin heureuse.
Me promettant d’aller chercher son endormissement, je commençais à lui proposer ma narration ; en tenue de petite sirène, celle du père Noël, assise contre le rocher de son oreiller, tout ouïe, elle n’en perdait pas une miette…  

« La mer remontait… Ses grandes vagues léchaient la plage comme des insatiables affamées du gâteau de sable. Son obstination forcenée à la voir reprendre ses possessions terrestres et son mouvement perpétuel m’impressionnaient. Avec force élans, écroulements, jaillissements, ressacs, elle jetait toutes ses forces dans son entreprise de sape… En quête d’un beau poisson, j’avais lancé mon leurre dans un rouleau… »

Les mots compliqués n’étaient que pour tenir éveillée son attention…
 
« Éternelles planeuses, un coup d’aile à gauche, un coup d’aile à droite, des mouettes éclaireuses supervisaient la bataille (avec les mains écartées du corps, je mimais la parade). Elles semblaient moucharder à la mer les endroits où elle devait concentrer ses prochains assauts ; sur la plage, leurs ombres fugaces et fantomatiques espionnaient déjà d’autres contrées à reconquérir…
Rameutés par la marée montante, des nuages s’occupaient maintenant du ciel en masquant provisoirement les effets du soleil. L’épaisseur de ces nimbes avait un pouvoir extraordinaire sur les couleurs qu’elle offrait à la mer. Tantôt bleue, tantôt verte, tantôt brune ou noire, plus que tous les trésors de la terre, on pouvait apercevoir des friselis émeraude, des paillettes d’or, des colliers d’écume turquoise, des larmes saphir qui caressaient la surface…  
Reconquis, des paquets de varech repartaient à la mer en flottant péniblement comme des désespérés, arrachés à la tiédeur de la plage ; ici et là, le sable bullait ses animaux partis se cacher dans ses profondeurs ; quelques puces de mer retardataires sautillaient jusqu’aux dunes salvatrices ; comme des petits moutons blancs, les galets roulaient en bêlant ensemble des crépitements apeurés…  
Conquérante, la mer encerclait maintenant les châteaux de sable, elle inondait les douves, elle ravageait les tours puis, sans façon, elle rasait l’édifice d’une seule lame, et c’est comme si jamais rien n’avait existé à cet emplacement…  
Au loin, quittant les écluses, ces caches à crabes et ces flaques à grosses crevettes, le panier dans une main, le grattoir dans l’autre, tels des maraîchers de grandes surfaces, des pêcheurs à pied avaient retrouvé la plage. Face à la mer, ils constataient ses troupes envahisseuses mais ils se juraient d’être là, demain, pour profiter encore de ses fruits.
L’air iodé, les parfums de sable, les odeurs d’algues, les effluves de la dune, saupoudré du sel de la mer, c’était le bouquet ordinaire de ma respiration sensationnelle…  

Je moulinais lentement pour reprendre mon fil ; avec quelques gestes saccadés, j’activais l’appât artificiel dans l’écume et les remous ; inconsciemment, j’avais adopté une forme de cadence, celle que la mer m’imposait avec son flux et son reflux. Plus que par la capture hypothétique d’un poisson, j’étais fasciné par cet événement de marée, celui reprenant ses frontières, sans limite que son coefficient journalier…  

Le bas de mon jean remonté jusqu’aux genoux, je m’avançais dans la vague comme si les quelques mètres gagnés sur cette immensité étaient capables de faire toute la différence. Le long des jambes, je sentais la fraîcheur caressante de l’eau ; quand la vague retournait à la mer, elle semblait vouloir m’emporter avec elle. Mon empreinte s’évasant, je m’enfonçais inexorablement dans le sable ; aussi, je changeais de position.
D’un geste auguste de pêcheur, je relançais mon artifice dans l’amorce d’un nouveau rouleau…  

Brusquement, mon fil se tendit franchement, anormalement, rageusement ; à cause de tous mes retours infructueux depuis plus d’une heure, j’en fus tellement étonné que je ne réagissais même pas à cette formidable touche. Enfin, quand je ripostais, la résistance avait disparu ; j’avais peut-être rêvé, j’avais peut-être accroché des algues flottantes ; mon fil s’était peut-être tendu à cause d’un bout de bois à fleur d’écume.
Pourtant, je relançais au même endroit, derrière la vague un peu plus haute qui arrivait vers moi ; sûr de toutes mes capacités en éveil, cette fois-ci, je ne me laisserais pas avoir…  
À peine avais-je esquissé quelques mouvements convulsifs à mon leurre que quelque chose se piqua de nouveau au bout d’un de mes hameçons ! Je n’eus pas le temps de ferrer car la vague me bouscula à plus de deux mètres en arrière ! Il s’en fallut de peu que je me retrouve emporté sous sa forte intempérance !...
Quelque chose butinait mon appât, s’en amusait comme d’un jeu nautique ; il faut dire qu’il était particulièrement attractif avec ses peintures vives, ses reflets argentés et ses évolutions capricieuses que sa bavette frontale lui autorisait…  

Reprenant mes esprits, je décidai que cette troisième fois serait la bonne. La plage était déserte de tous ses promeneurs et de tous ses flâneurs en quête de sensations extatiques… ».

Ma fille ne m’interrompait pas avec les mots difficiles ; elle comprenait la trame de l’aventure et n’aurait pour rien au monde arrêté mon histoire de pêche, sous peine que je lui donne un autre tournant ou, pire… que j’en perde la trame…

« Cerfs-volants stationnaires, seules, les mouettes me surveillaient comme si j’allais sortir de l’eau un poisson fabuleux. Derrière une autre grosse vague, je m’enfonçai plus avant dans l’eau ; tant pis si j’étais trempé ; parfois, il faut se mouiller pour arriver à ses fins…  
Tel un chasseur sur le point d’une belle capture, je lançais mon appât derrière la vague suivante. Entre mes jambes, le ressac tentait de m’emporter dans ses remous les plus tortueux…  
Encore, le fil se raidit ! Aussitôt, je ferrai, en oubliant les règles élémentaires de ma sécurité ! La vague me submergea ! Mes pieds ne touchèrent plus le sable ! J’en perdis mon bonnet de mer, ma musette de pêche, mes lunettes ! Mes poches s’étaient vidées !... Tant bien que mal, j’arrivai à reprendre contact avec le sol. Pendant ce nouvel assaut de mer, je tenais ma canne à la main comme si je l’avais serrée nerveusement, telle une rampe providentielle !... Instinctivement, j’embobinais une nouvelle fois mon fil…  J’avais quelque chose au bout de ma ligne !... J’avais quelque chose au bout de ma ligne !... »

Ma fille était debout sur son lit ; quand je parlais des mouettes, elle regardait le ciel de sa chambre ; quand la vague de l’histoire me trempa, cela la fit rire ; compatissante, elle chercha même mes lunettes sous son lit ; elle n’était pas encore endormie…

« Pourtant, de faibles reptations en petits plongeons, « ça » bataillait mollement, à l’autre bout du fil ; j’entendais même quelques petits cris comme s’ils étaient de douleur mais je pensais que c’était les mouettes qui piaillaient plus que d’habitude. J’étais un chalutier ramenant son filet à bord, et elles m’accompagnaient, cherchant déjà à se satisfaire avec tout ce qui passerait à travers les mailles…  

Je remis les pieds sur la plage et, avec mille précautions, je ramenai ma capture. Entre le bouillonnement du ressac et l’éclatement des vagues, petit à petit, je distinguais une forme étrange se mouvant dans l’eau ; elle-même scintillait de mille éclats, à la faveur de la lumière. Bien que mon répertoire en matière halieutique soit assez fourni, je n’avais jamais vu pareille bestiole. Aussi, cette chose était-elle vraiment dans le listing d’un dictionnaire spécialisé dans la faune sous-marine ? Ce devait être un animal rare, un de ces poissons mythologiques qui ne fait surface que dans les livres de conte, me dis-je, en souriant…  
En ramenant ma capture, je m’aperçus que c’était elle qui gémissait ! Comme si les poissons avaient le pouvoir de se plaindre, maintenant !...

Elle n’était plus qu’à un mètre de moi ; doucement, je la pris dans mes bras. Enfin récompensé, ce dût être l’ivresse de cette prise qui m’emporta dans ces fabulations extraordinaires. Long d’une centaine de centimètres, d’un côté, indéniablement, avec ses écailles, sa nageoire caudale, cet animal était un poisson ; de l’autre, cette chevelure d’or, ces petits yeux bleus, ses bras si blancs, ses épaules si fragiles, c’était un serpent de mer… »

« Mais non !... C’est une sirène !... Une sirène !... Tu as attrapé une sirène, papa !... »  

« Un de mes hameçons avaient légèrement piqué sa lèvre ; je me doutais bien de toute la douleur que pouvait occasionner ce méchant piercing. Je dus me rendre à l’évidence : oui, c’était une sirène mais une enfant sirène, qui s’était laissé attraper par le jeu de mon appât courant devant ses yeux. Comme j’étais le seul sur la plage, qui aurait pu remettre en doute mes conclusions ?...

Devais-je la garder prisonnière, l’enfermer dans un aquarium, devenir millionnaire, me définir devant l’humanité comme le premier pêcheur de sirène ? Si j’étais un solitaire, avec cette prise, je devenais unique ! À moi les manchettes sur quatre colonnes, les interviews, le Journal Télévisé ! J’avais besoin de notoriété, j’avais besoin de sortir de l’anonymat dans lequel je me morfondais… »

« Non !... », cria ma fille…

« Devais-je la manger ?... Entre bulots et crevettes, tenter une fricassée de sirène arrosée d’Entre-Deux-Mers !... À l’étuvée !... Ça possède des arêtes, ces petites bestioles ?... Au four !... Sur un lit de fenouil !... »

« Non !... », cria-t-elle désespérément…

« Et si je la relâchais ?... De toute façon, c’est mon credo, j’ai toujours remis toutes mes prises à l’eau. Un animal fabuleux est le produit des rêves, de l’imagination, et de tout ce qu’il y a de bien en nous ; pourquoi tuerais-je l’Enchantement, ce petit plus qui donne du baume au cœur à la réalité ?... Cette sirène était l’essence même de mes sens ; si je la tuais, si je la séquestrais, je ne verrais plus les splendeurs de la mer, je n’aurais plus l’occasion de respirer ses effluves capiteux, je n’aurais plus ces frissons de bien-être, ceux qui m’accaparent quand mes empreintes éphémères signent ma trace sur le sable.
Décrocher l’hameçon fut d’une grande facilité, au bout de ma pince experte… »

« Bravo, mon papa !... »

« Confiante, l’enfant-poisson me souriait. Encore essoufflée, elle posa sa tête contre mon épaule, en m’enserrant avec ses petits bras ; sa nageoire caudale battait mon bras au rythme de sa respiration…  
Si tu avais vu toutes les mouettes stationnant à notre verticale ! On aurait dit des  escadrilles de surveillance ! À travers les nuages, le soleil avait pratiqué une belle percée ; son éblouissant halo de lumière nous baignait pour nous réchauffer !...  
Comme une rançon, la mer apportait à mes pieds tous ses trésors les plus inestimables ; dans ses ressacs, il y avait des éphémères ducats d’or, des colliers de perles, des rivières de diamants, des diadèmes éméraldine, des opales multicolores. Non, toute cette fortune, c’était dans ses yeux…

Vint le temps où je dus la remettre à l’eau ; une sirène, c’est fait pour vivre dans la mer, tu comprends ? Délicatement, je la posai entre deux doux ressacs. Dès qu’elle sentit la vague courir sous son ventre, elle partit en plongeant dans l’écume ! Elle bouscula les rouleaux, fendit les vaguelettes et disparut dans une gerbe pétillante d’eau de mer !... »

« Papa, t’es le plus fort !... »

« Moi, je rangeais mon matériel en repliant lentement ma canne ; je n’avais même pas froid. J’étais content d’avoir vécu cette extraordinaire aventure ; ce n’est pas tous les jours qu’on pêche une jolie sirène. Tout à coup, je me suis aperçu que j’avais perdu les clés de ma voiture !... J’allais rester coincé là, sans la possibilité de rentrer chez moi !...  
Quand j’essayais de parler avec mon portable, je lui disais « Allo ?... », il me répondait : « Glouglou !... ». J’avais de la peine !... J’étais mal récompensé pour toute mon œuvre charitable…
Tout à coup, j’ai vu la tête de la petite sirène qui émergeait de la mer !... Elle me souriait comme pour me faire oublier mes déboires !... Elle vint jusqu’au bord de la plage !... Elle me fit signe de m’approcher !... Elle avait mes clés de voiture dans le creux de sa main !... C’était sa façon de me remercier de l’avoir relâchée !... »

Soudain, ma fille se leva de son lit et fonça dans l’appartement avant que je comprenne sa précipitation ; quand elle revint, elle tenait les clés de ma voiture dans sa menotte. Ma petite sirène, me serrant fort dans ses petits bras, avec deux grosses larmes sous les yeux, me confessa : « Mon papa chéri, pour ne pas que tu me ramènes, c’est moi qui avais caché les clés de ta voiture… »  

Enfant sirène

22 juin 2019

Amazon.com (Venise)


Mon cœur était sorti de cette relation amoureuse fragmenté.

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Un vrai désastre m’avait annoncé mon cardiologue.
Mon flot de paroles et de questions décousues attestaient de mon état presque schizophrénique.
Mon cœur dévoilait mon errance géographique.
Je ne pouvais me résoudre à mourir, je commandai alors un cœur en kit à Amazon.com.
Une boite perlée d’or est arrivée par la poste lundi.
J’ai tout de suite compris qu’il s’agissait de mon nouveau  cœur.
Quand j’étais jeune mon cœur écrivait ma vie tout seul je n’en étais pas le maitre mais là devant la notice je me rendais compte de mon pouvoir .
À la première question voulez-vous entendre battre votre cœur ?
J’avais répondu oui
La notice poursuivait
Voulez-vous entendre battre votre cœur comme un petit moulin ou comme le vent qui brasse les ailes d’un ange ?
La question méritait réflexion .
Êtes vous enclin à revivre une histoire d’amour ?
Là j’étais plus hésitante.
Si vous hésitez disait la notice , détruisez la chambre deux qui se situe entre la valve droite et l’oreillette.
Non après réflexion je voulais rencontrer quelqu’un qui m’aime comme une rivière qui me désaltérait
Le cœur est prévu pour avoir le souffle coupé mais pas pour recevoir un poing de marbre dans votre poitrine poursuivait la notice. .
Il faudra rester prudent dans vos relations pour ce faire, installez le cœur bien à gauche de votre poitrine.
Je suis revenue au monde comme une enfant qui presse son visage contre la vitre.
On pouvait encore aimer après avoir perdu son cœur.


13 juillet 2019

Réception florale par bongopinot

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Sur une table un corps fait de lierre
Posé dessus un visage de pierre
Yeux fermés bouche ouverte
D’où sortent des tiges bien vertes

À ses côté des galets sans âge
Quelques fleurs et feuillages
Pour une occasion particulière
Une fête d’un anniversaire

Dans une salle des fêtes
Tout le petit monde s’affaire
Des paniers rouge cerise
Pour une jolie surprise

Des assiettes gris-bleu
Pour des instants heureux
Et des touches de couleurs
Pour garder la bonne humeur
Pour que cette réception florale
Ne soit que bonheur et régal
Tous ont revêtu leur costume
Comme le veut la coutume

15 juin 2019

Le duel (Venise)


Ils l’ont cherché toute la nuit avec des lanternes
Quel beau visage éclairé doucement par un rayon de lune ! s’exclame le premier serviteur du prince
Quelques pièces d’or sont étalées dans l’herbe folle .
A son bras gauche un papillon noir bat des ailes.
La sœur du prince arrive en larmes ;

Theodore, Theodore que t’es -t-il arrivé
Encore un duel de trop crie -t elle
Il tourne la tête, la jugulaire presque tranchée et le sang qui ne cesse de s’écouler.
Prends la bague murmure -t-il à sa sœur ouvre là .
Il vient de se rappeler à l’instant les mots de son père.
« N’ouvre cette bague que si une grande menace advient. »
La poudre d’étoiles qu’elle contient te sauvera alors .
Léopoldine s’exécute sur le champ .

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Soudain la montagne devient bleu et le château au loin blanc comme neige
Que dire à présent pense le prince alors qu’une deuxième vie vient de lui être accordée.
Ce matin il a trouvé sous sa porte le faire part d’un ami décédé à un duel.
Il reste immobile et silencieux puis,  fou de rage il interdit les duels dans tout le royaume.
Une manière pour lui d’être plus égal aux autres dans l’adversité.

15 juin 2019

Coïncidence (Walrus)


"Jugulaire, jugulaire..."

J'aime autant vous dire que je n'avais pas à juguler le flot de mes idées pour répondre à cet appel tandis que je rentrais en voiture d'avoir été remettre un pain fait maison par ma femme à une de ses amies juste rentrée de clinique. Vous suivez ?

Mon épouse m'avait délégué la livraison parce que, comme chaque année à la même époque, elle ne voulait pour rien au monde louper la retransmission du Trooping the colors*.

Au moment de mon retour, c'étaient les King's Troop qui défilaient. Je jette un coup d'œil à l'écran...

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Ben zut, y a des artilleuses maintenant !

J'ai fait mon service militaire à l'artillerie (vous savez bien : "Regis Ultima Ratio") et j'ai pas vu la moindre artilleuse, je ne suis pas né à la bonne époque !

Comment ? Si j'avais le même costard ? Non ! ... enfin, si, un jour j'en ai porté un similaire pour une cérémonie et non, je n'ai pas de photo, je l'ai déjà dit.

Grâce précisément à l'artilleuse qui tourne la tête à droite et vous permet ainsi d'admirer son chignon, vous pouvez constater que la jugulaire de sa toque passe largement derrière le menton alors que dans les régiments de la Garde...

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Ah ! Vous vous demandez bien pourquoi ces guignols à bonnet d'ourson portent la leur à l'avant du menton, sous la lèvre inférieure, hein ?

Mon épouse connait la réponse (bon, elle lui a été soufflée par le représentant britannique engagé pour la circonstance par la RTBF) : en raison du bras de levier dû à la hauteur du bonnet et du poids de ce dernier, si un grenadier recevait un projectile en haut (et forcément à l'avant, un soldat de la Garde fait toujours face à l'ennemi) de son couvre-chef, le recul de celui-ci lui brisait la nuque. Il fallait donc qu'en pareille circonstance le bonnet tombe, raison pour laquelle sa jugulaire ne passe pas sous le menton. CQFD !

Qu'est-ce qu'on dit à tonton Walrus ?

Chapeau !

Merci !

___

* Oui, je sais, la vidéo date un peu, merci aussi de l'avoir remarqué...

29 juin 2019

Je ne m'y retrouve plus (Walrus)


J'ai toujours eu tendance à me laisser porter par mes impulsions, aussi ai-je lâché "Lampadaire" sur le blog sans trop y réfléchir.

Et là, subitement, je me demande si le sujet n'a pas déjà été traité.

Comme vous le savez, ou pas, nous disposons sur ce blog d'un lien pointant vers la liste des sujets déjà proposés aux participants.

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(Ouais, depuis que j'ai des problèmes articulaires à la main droite, j'utilise la souris de la main gauche, comme le yoga du même nom)

J'ai donc consulté la liste et... je n'ai rien trouvé !

Pourtant, j'avais le souvenir vague d'une photo où la lanterne d'un lampadaire émergeait de la ramure aux branches retombantes d'un arbre. Je me suis donc mis à descendre le fil monotone de mes participations.

Lorsque vous n'avez plus la moindre idée de quand vous pouvez bien avoir pondu le texte que vous pensez, peut-être à tort, avoir commis, un angoissant dilemme se pose à vous : arriverez-vous à le retrouver plus rapidement en remontant ou descendant le flux de vos billets ?

Comme je l'ai signalé, j'ai choisi de procéder en descendant depuis la source et j'ai fini par mettre les yeux dessus (il s'agissait d'un sujet où l'on devait se transformer en un objet) :

Pour un simple regard (Walrus)

Sachant :

  • que cette connerie concernait le défi 188
  • que je n'ai commencé à participer, poussé dans le dos par la bande à Val, qu'à partir du 24ème défi
  • que le nombre total de mes participations est actuellement de 430
  • que quand j'ai omis de jouer c'était surtout lorsque je n'étais pas responsable du blog
  • que nous en sommes au 565ème sujet

Pouvez-vous éclairer ma lanterne et confirmer, chiffres à l'appui, que j'ai choisi la bonne option de recherche ?

Merci beaucoup !

8 juin 2019

Incandescent (Venise)


Je pense à mon visage quand j’avais vingt ans.

Lui n’a rien oublié de mon cœur fruit d’orange incandescent.

De mes yeux grands ouverts sur des instants uniques.

Le bonheur tranquille sans rides au front.

Ce visage savait tout ce que vous saviez , mais il en ignorait les méandres.

Il raconte encore sa façon qu’il avait d’aimer, mais ne sait plus en rendre compte .

Il s’oblige encore à braver la lumière et à jouer comme Anouk aimé

Le temps d’une ballade au bord de la mer.

Ce visage a gagné en liberté, pulpe de l’orange suffisamment préservée.

Il s’est affranchi des convenances, il se maquille s’il le veut

Il pleure s’il le ressent il n’a plus de compte à donner à personne.

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Ce qui se voit c’est l’émancipation incandescente des femmes de ce siècle.

1 juin 2019

l'histologie par bongopinot

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Qu’est-ce que l’histologie

Ce n’est pas de la magie

C’est une science qui étudie

Les tissus blanc beige bruni

 

Il faut un microscope

Des tissus des cellules

On doit bien les regarder

Surtout bien les observer

 

Pour voir si tout va pour le mieux

Car certains peuvent-être capricieux

Voir aussi si il n’y a pas un début de maladie

 

Et si tous, sont bien intégrés dans leur milieu

On a plus qu’à s’en réjouir et être très heureux

Et continuer tranquillement vers notre destin

 

15 juin 2019

En route par bongopinot

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Mon chapeau sur la tête
Jugulaire au menton
Sur mes yeux mes lunettes
Autour du cou un foulard en coton

Sac à dos sur les épaules
Dans mes mains des bâtons
Dans les poches des babioles
Je quitte mon habitation

Je pars un peu à l’aventure
A la rencontre de paysages
Des moments faits sur mesures
Se ressourcer près d’un rivage

Puis se balader dans les villages
Partagée entre la mer et les terres
Je côtoie des maison à colombages
Une pause regarder les bateaux et le phare

Un tour en forêt je passe près des falaises
Puis je longe une prairie vallonnée
La côte fleurie, la plage ma parenthèse
Et le retour chez moi à la nuit tombée

Mon chapeau sur la tête
Jugulaire au menton
Sur mes yeux mes lunettes
Autour du cou un foulard en coton

Sac à dos sur les épaules
Dans mes mains des bâtons
Dans les poches des babioles
Je rentre me reposer à la maison

18 mai 2019

Flamberge au vent par bongopinot

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Dans sa main une épée
Dans l’autre un bouclier
Son œil droit est fermé
Son allure est affûtée

Il est prêt au combat
Il s’en va tout là-bas
Sur un talus en contrebas
On entendit un épouvantable fracas

Un bruit métallique de flamberges
 Des cris des grondements sauvages
Une agitation à faire gémir le paysage

Un spectacle à couper le souffle
Un jeu d’armes blanches qui siffle
Dans le vent qui s’essouffle

11 mai 2019

Mon voyage à Cracovie par bongopinot


Le château de Wawel se dresse sur une colline
Au dessous y coule le fleuve Vistule
Aux eaux d’une transparence cristalline
Un paysage divin tout en majuscule

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Des cris à mon oreille me chuchotent
Une légende sur un animal fabuleux
Un dragon qui vivait dans une grotte
Illustré par une sculpture à coté de ce lieu

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J’admire toute cette architecture
Le château et ses échauguettes cylindriques
Je découvre aussi une excellente nourriture
Dans des lieux autant sympathiques qu’idylliques

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Sur une passerelle entre l’eau et le ciel qui s’éclaircit
On contemple une œuvre spectaculaire
Où neuf sculptures font de folles acrobaties
Regardez ce fil ces câbles dans les airs

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Sur la place principale dans la vieille ville de Cracovie
la Halle aux Draps qui abrite de petites boutiques
Et autour des décors et des couleurs pleines de vie
Et des calèches tirées par des chevaux magnifiques

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1 juin 2019

HISTOLOGIE DE LA FACE CACHEE DE LA LUNE (Venise)

Ou les premiers pas d’une femme  sur la lune .

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La lune un caillou ?
La lune un fromage ?
Les parties honteuses de dieu ?
Le visage caché de la femme ?
Le promontoire d’un songe ?
Madame la lune me permets-tu d’interroger ton identité floue
–LUNE ROUSSE (tu permets que je t’appelle ainsi ?), nous sommes dans la merde : réchauffement climatique, réduction massive de la biodiversité, extinction du genre humain se profilant à l’horizon. Pourrais-tu résoudre le « paradoxe de Thom » et nous dire quel est le véritable nombre de dimensions de notre univers ?
– Wow ! Vous devenez super-ambitieux, vous les Humanos !
– Hmm… nous comptons en fait essentiellement sur toi pour nous donner la réponse !
– Ce n’est pas évident : il faudra que je crunche toutes les data que nous avons sur l’univers ! Tu n’es pas trop pressé au moins ?
– Ça va, on peut encore attendre un tout petit peu.
– Si je dis trois semaines ?
– C’est bon, on tiendra jusque-là.

Et, en fait, dix jours plus tard seulement, la lune m’a rappelé

– J’ai pu gagner un peu de temps en comprimant pas mal de données redondantes, des « double emploi » comme vous dites. Une bonne nouvelle et une mauvaise, je commence par quoi ?
– La bonne, c’est la tradition.
– Sept ! Il y a sept dimensions. Pas étonnant que vous ramiez comme ça : il vous manquait carrément trois dimensions et…
– D’accord, abrège !
– Si on tient compte des sept, tout s’éclaire : passé, présent, avenir…
– Tout l’avenir ?
– Pour l’éternité ! Je peux tout te dire ! 100 % garanti : satisfait ou remboursé, c’est ma devise !
– Et la mauvaise nouvelle ?
– Dans cinq secondes, tu vas me dire : « nous vous passons respectueusement la main ! » Alors, qu’est-ce que tu dis ?

La Singularité, cela pourrait très bien être exactement cela.
Il faut faire l’histologie de votre singularité dans l’univers.

27 avril 2019

Un joli voyage par bongopinot

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Je rêvais de voir le monde

Des croix sur ma mappemonde

Voir dans mon caméscope

Quelques villes d’Europe

 

Et l'envie me gagne

Me voilà en Allemagne

Puis sans marron ni castagne

Je découvre la Pologne

 

Mon sang ne fait qu'un tour et vise

J’ouvre les yeux sur la tour de Pise

Et le chant des cigales

M’éveille au Portugal

 

Un petit coup de castagnettes

L’Espagne dans ma lorgnette

Dans mes nuits secrètes

Je fuis vers la crête

 

Je danse en macédoine

Et t’écris depuis Vienne

Et je tourne la page

Sur la place rouge

 

Mon cœur ne sera plus gris

Au ciel de la Hongrie

Car j’ai repris mon magot

Sous le rocher de Monaco

 

 

18 mai 2019

Flamberge (Venise)

Il avait surgi au coin de la rue, en éructant des âneries, il avait les cheveux n’importe comment

Des épis partout à la limite de l’Iroquoise.

C’est vrai que du plus loin que je me souvienne il avait toujours été coiffé comme un dessous-de-bras.

Tignasse en pétard la mèche à l’ouest.

Mais vous croyez que je m’éloigne de la contrainte proposée ce samedi par SIEUR WALRUS !!NENNI

Je n’aurais jamais pris un selfie avec lui, mais ce jour-là il tenait dans sa main droite une flamberge et il devint en un instant mon cricri d’amour.

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Oui la mayonnaise a vite pris entre nous, mais ce jour-là il était furax il avait appris qu’on allait fermer l’ENA

L’école dont il était issu. L’annonce avait produit un étrange effet sur lui.

L’ENA était pour lui la pierre philosophale qui transforme tout en or.

Il criait la flamberge au poing ils vont transformer le monde en daube.

C’était son premier fait d’armes, mais hélas ce ne fut pas le dernier. Bon je ne vais pas étaler ma vie privée !!!

20 avril 2019

Les baltringues par bongopinot

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Ils étaient trois marmots
Partis à un bal de quartier
Pour chanter pour jouer
Dans un vacarme de mots

Avec une musique de bastringue
Faite d’un tintamarre de poêle
De cuillère couvercle et casserole
Qui leur ont valu le mon de baltringue

Trois jolies petites têtes
Trois joyeux drilles
Avec des yeux qui brillent
Et un sourire de fête

Toujours prêts pour s’amuser
Bal populaire carnaval
Et plus tard aux festivals
Donnant leurs récitals endiablés

Ils sont toujours trois poteaux
Partis pour une grande tournée
Saluant le printemps et bientôt l’été
Toujours dans un vacarme de mots

4 mai 2019

Des inventeurs (bongopinot)

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Loin d’être déjanté
Il a l’âme d’un artiste
Pedro création que je visite
Est là pour nous enchanter

Ils sont nombreux
Ils sont créatifs
Ouverts inventifs
Patients et curieux

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Leur découverte installée
Encadrée ou pendue au mur
Cultivant une belle culture
Ouvrant leurs ateliers
 
Pariant sur leur avenir
De récupérateur de tout
Recyclant à moindre coût
Ils aiment aussi se réunir

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4 mai 2019

La poignée dans le coin (Pascal)


Tout le petit monde de la moto vous le dira. En bécane, la longueur des frissons est proportionnelle à l’enroulement des câbles dans la poignée d’accélérateur. Les vibrations incessantes, le grondement des pots, l’incertain paysage qui défile, c’est notre quatrième dimension, à nous, les « Fangio » de la vitesse. Le ruban du macadam, l’avant délesté se soulevant si facilement, les effluves des échappements de la bécane de devant, c’est notre environnement. La transpiration d’adrénaline, la gorge sèche, les longues apnées, les intenses accélérations jusqu’aux rupteurs, les freinages tardifs, la fourche qui s’écrase, les pneus qui partent en glissade, c’est notre œuvre de domptage, à l’entrée des virages. La corde, le genou frottant le bitume, le regard sur le fil d’un angle impossible, c’est notre aventure funambulesque. Aller conquérir d’inaccessibles millièmes de seconde, maîtriser encore et encore la furia des chevaux, aménager l’équilibre précaire, tutoyer la faute sans jamais tomber dans ses pièges, c’est notre bonheur, notre façon de respirer…

L’aube pointait son nez de ce côté de la piste, et les nimbes de la nuit, poussés par un vent frisquet, se dégageaient lentement vers un autre horizon encore ténébreux. Couché sur la machine, dans une intime complicité proche de l’amour, j’avais pris mon relais. Sensation extraordinaire, osmose véritable, j’étais dans la bonne vibration ; les pulsations de mon cœur s’harmonisaient avec les aléas du circuit ; je ne faisais plus qu’un avec ma machine. Poursuivant ce chien et dressant ce loup, j’enquillais les tours tel un métronome cherchant à accélérer sa partition. Aussi, j’engrangeais des secondes précieuses, diminuant d’autant plus le futur ravitaillement aux stands…

Dans l’hallucinant tunnel de la vitesse, le cœur bat à dix mille tours minute : ce qui est loin est déjà là, ce qui est là n’existe plus, ce qui est derrière n’a jamais été. Sur les images qui défilent en accéléré, dans la visière, les illusions fugaces se matérialisent et les réalités sont des édifices chimériques ; entre les deux, il y a nous, marionnettes fantasques, pilotes acrobates, fragiles héros tout risque, fonçant outrageusement, et repoussant nos craintes immatérielles devant les spectateurs abrutis de boucan. Tout analyser, tout reconnaître, tout traduire, tout anticiper, ne serait que pure folie attentiste, tergiversations d’outsider, début de couardise…

Les dernières ombres nuiteuses, habillées des premières brillances de la piste, couraient devant mes phares blancs. Tantôt je les dépassais sans coup férir, tantôt elles m’accompagnaient sans jamais me lâcher ; dans les reflets de ma visière, je les voyais applaudir ou bien se pencher pour tenter de me voir sourire, ou bien encore, se coller à moi comme des midinettes exaltées…
Cherchant ostensiblement la meilleure trajectoire, je rattrapais les attardés, je les doublais avec des manœuvres savantes et des louvoiements de grande maestria. Dans la grande ligne droite, je me couchais encore un peu plus sur mon destrier et je fonçais à tombeau ouvert, rejetant l’inconnu invisible, apprivoisant le futur, repoussant l’inconscience aux devoirs des certitudes des livres. Panneauté par mon écurie, je maintenais une furieuse cadence, flirtant maintenant avec le record du tour, à chaque passage ; sur les tablettes du classement général, j’avais relégué mes poursuivants à de lointains figurants…
Je savais où freiner, où accélérer, où changer de rapport, où je pouvais dépasser les motos moins rapides, quelles aspirations je pouvais prendre pour augmenter mon allure, comme un tremplin de vitesse, et tous ces détails infimes qui font d’un pilote chevronné un potentiel vainqueur…

Tous les voyants du tableau de bord étaient au vert ; éclair vif argent, aux reflets émeraude, aux scintillations d’or, la poignée dans le coin, tour après tour, je poussais ma Kawa dans ses derniers retranchements…

Tout à coup, droit devant ma machine, stupéfait, je vis un concurrent se vautrer, en une longue glissade, à l’entrée du virage ! Ce pilote éjecté, ce panache d’étincelles, ces volutes de poussière, ces grincements de ferraille tordue, ces odeurs âcres de pneus brûlés, était-ce un cauchemar sensationnel, une vision dantesque qu’on crée à force de s’être adapté aux tournis de la route, une projection fugace de l’Abîme pervers, quand on roule depuis trop longtemps à un rythme d’enfer ?...

Réflexe de survie, plus qu’acte de virtuosité, en redressant ma bécane, je passai entre les débris éparpillés sur la route ! Malheur ! Lancé tel un ricochet aux confins de la route, je montai à la verticale en heurtant l’insidieux vibreur ! Brimbalé dans la tempête de l’inévitable chute, je ne maîtrisais plus rien ! La force centrifuge voulait jeter mon corps de ce côté, la vitesse voulait éjecter ma moto de l’autre côté ! Désarçonné, je n’étais plus retenu à ma bécane que par mes mains serrant désespérément le guidon !...

Simple fait de course, une banale gamelle d’un pilote attardé, au petit matin cruel, et c’en était fini de ces vingt-quatre heures d’endurance ; adieu la couronne de lauriers, la coupe, les flashs des journalistes et la notoriété dans les journaux spécialisés ; peut-être, adieu… ma vie…

Au rodéo de ma machine cabrée, miraculeusement, le choc avec la roue arrière sur la bordure me remit en selle ! Au prix d’une cabriole extraordinaire, magie de la course ou chance inouïe, mes bottes se réapproprièrent les cale-pieds, mes gestes retrouvèrent leurs automatismes conditionnés, mes mains s’emparèrent des commandes du levier d’embrayage et de la poignée de frein !…  
Soudain, comme si le calvaire n’était pas encore terminé, je fus projeté en avant par une force incommensurable qui retenait ma machine ! J’eus le temps de me retourner pour constater les dégâts. J’avais déjanté !...  
Sous l’impact contre le vibreur, le slick avait éclaté et quitté son logement ! Maintenant, complètement désintégré, il restait des morceaux de caoutchouc prisonniers entre la jante et le bras oscillant...
 
Accroupi, fébrile et maladroit, saucissonné dans mon cuir trop serré pour ce genre d’exercice, j’arrivai finalement à extraire les résidus de pneu qui entravaient la rotation de la jante, maintenant, nue. Tout près, malgré les drapeaux agités des commissaires de piste, d’autres bécanes passaient en laissant mugir leurs échappements rageurs. Enfin, libéré de ces entraves, péniblement, je poussai ma Kawa jusqu’aux stands. Impudentes, amusées, papillonnantes, les chimères perlaient de sueur, derrière ma visière ; tout était à refaire…

Kawa victorieuse Le Mans 2019

13 avril 2019

Regrets (Walrus)


Après avoir lâché le mot dans l'arène des défis du samedi, je me suis penché sur sa signification.

Ben oui, je suis comme ça, je n'hésite jamais à user de mots dont je ne sais rien !

Donc, si j'ai bien compris, l'astrolabe serait une sorte de projection stéréographique d'une sphère armillaire munie d'un système de visée.

Ben zut alors, j'aurais dû choisir Armillaire !

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4 mai 2019

DEJANTE (Venise)

 

Tu ne peux pas louper cette occasion, je te garderai ton fils !!

Je faisais le même rêve chaque nuit

Je collais mon fils à ma meilleure amie

Et je me tirais avec mon amant. Ils étaient chavirant ces rêves j’étais sans enfant et ne me connaissais aucune liaison extra-conjugale. Je le   vois dans vos yeux lecteurs vous aussi faîtes le même rêve. Je sais je suis un peu déjantée, mais avouez je suis géniale J’en ai encore la chair de poule, mon rêve était très explicite.

Nous étions coincés dans une télécabine et on se roulait une pelle.

Je ne peux avoir des rapports d’ascenseur avec mon patron

Car je suis Serdaigle et pas griffon d’or !!

Et d’ailleurs mon patron est un moldu

Je ne vais pas tromper mon mari avec un moldu Non d’un Serpentard !!

v

27 avril 2019

Défi #557


J'ai pensé un instant vous proposer Doudou,
mais je me suis rappelé avoir écrit quelque chose
là-dessus à l'occasion du défi #115
(une époque où, vous le constaterez, les défis étaient
un rien plus compliqués que ceux d'aujourd'hui).

Alors, je vous file un truc où même le CNRTL
ne vous sera d'aucun secours :

Déjanté

 

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Le défi du samedi
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