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Le défi du samedi
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11 février 2017

Participation de JAK

j


Partout dans la campagne on voit des hobereaux hautains, des roitelets déchus, d’incontournables volatiles énarques, et autres faucons-élus, des rapaces,  parlant toujours le langage de bois.
 Ils    enfument  à longueur d’assemblée,  plument  leurs adversaires   les picotant avec  mille maux pour bien mieux  les disqualifier, les faire chuter  de leur piédestal.  
Ils  magouillent à tous les étages… spéculent sur la crédulité des électeurs,   proclament leur victoire en sonnant l’hallali des    voteurs ilotes  qui sont  bien eux-aussi,  mêmement  dans  la discorde.
Rien d’étonnant que  ces ingrats  aient la voie libre  et laissent moisir dans leur délabrement, ceux   qui les ont  si bien encouragés de leur voix en se rendant aux urnes.


Choisir un candidat candide ?
C’est bien aléatoire !
Voter d’une voix blanche ?
Cela est dangereux !


Assis entre deux chaises il  nous faudra portant bien   choisir.


Suivant l’adage en Mai fait ce que veut.
Pour beaucoup ce sera  fait ce que peut
Sans parler des sauve- qui -peut abstentionnistes.


Non je ne suis pas amère, mais un peu beaucoup pessimiste dans cette matière-là… qui est  inéluctable, cependant  je médite sans fin sur la curée qui mène   au  divin perchoir. Mais en mai, je garde espoir de  voir s’envoler certaine crécerelle

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4 février 2017

Un appétit gargantuesque par bongopinot

440


 
Un estomac à toute épreuve
Jamais il n’est rassasié
Qu’il vente ou qu’il pleuve
Il ne fait que manger

Quand le soleil nous offre
Ses rayons de douceur
Littéralement il se goinfre
De fruits juteux à toute heure

Un besoin irraisonné
Le pousse à se remplir
Matin midi et en soirée
Ça ne lui suffit pas c’est ça le pire

Alors pour se donner bonne conscience
Il a pris rendez-vous chez un psy
Qui lui a dit qu’il comblait une absence
Il se questionne restant assis

D’aussi loin qu’il se souvienne
Il a toujours été comme ça
Alors avant que des problèmes ne surviennent
Il décide de changer tout ça

Il a déposé sur son frigo bleuté
Une citation « il faut manger pour vivre,
Et non vivre pour manger »
Une façon comme une autre de se souvenir

Qu’il s’est promis d’y arriver
Il a encore des jours difficiles
Mais à force de volonté
Doucement il assimile

Il a pris sa vie en main
Et son sourire le réconforte
Et tout ira mieux demain
Quand ses démons ne sonneront plus à sa porte

10 décembre 2016

Participation de Venise

 
L’été brûlait toutes les fleurs du cimetière.
Pour atteindre la tombe du Roi, il fallait suivre une allée de roses rouges.
Plus j’avançais plus et plus la bulle qui lui servait de sarcophage prenait une teinte pourpre .
J’arrivai enfin en sueur devant cette tombe cristalline dont on n'avait jamais pu craquer le code.
Un chevreuil a  bondi sur moi afin de m’empêcher de toucher le verre.

Mes yeux ont eu à peine le temps de capturer le regard profond du chevreuil qui venait de me mettre en garde .
C’était comme un livre de sagesse qui bondissait sur mon visage pour m’apprendre l’humilité .

Je suis restée ainsi au sol  et la bulle me parut géante. Une fauvette se nicha en haut de la bulle et une brume épaisse recouvrit le corps du ROI.
Je voulais voir son visage dont on racontait la beauté de par le monde .
Ce Roi était une énigme  , il avait les yeux humides et quand la brume se fut retirée , il me fit un signe de la main.
Je m’approchai pour mieux entendre son message . On disait que ce Roi n’avait jamais prononcé phrase inutile .

« Tiens près de mon visage une bougie pour que sa flamme me dise que vous êtes encore vivant 

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17 décembre 2016

Libres Sont Les Papillons! (JAK)

 

j

 

La pièce se déroule dans un petit Théâtre à l'italienne, avec les inévitables chaises rouges et la corbeille où l’on est coincé.

Acteurs: au choix & de choix, ...Dax Serrault Pacôme Poiret Blanche Balutin Piat Maillan….

 

Les 3 coups retentissent.


Le rideau s’ouvre sur un salon décontracté, couleur rouge, des amis, Jacques, Francis, Micheline, Jacqueline, Maria, Michel, deux Jean   réunis un verre à la main, devisent comme chaque samedi soir.


Jean, surnommé le Bon Numéro par ses potes,   entame la discussion :   Mes amis, J’ai Deux Mots A Vous Dire, ce soir je prends le Train Pour Venise, j’ai retenu une suite  à L’hôtel Du Libre Echange !


MichelineLa Coquine, riposte : j’espère qu’il y aura un Ciel De Lit et que tu couperas tes Belles Bacchantes pour plaire à La Vénus De Milo.

Michel, intervient: tu es un véritable Vison Voyageurun Tombeur, alors Attends Moi Pour Commencer 

 

Jacqueline  dépitée rajoute:

Mon Bichon tu es  chanceux, moi j'ai reçu La Claque, je reste avec Mon Bébé je suis dans une Mauvaise Passe actuellement, mon époux, un véritable Branquignole, m’a abandonnée et s’est installé dans le Jardin d’Eponine, qui est Interdit au Public. Il est devenu végétalien, s’offusque d’apprendre que les Escargots Meurent Debout, et se nourrit d’un Yaourt Pour Deux, jours, qu’il complète de céréales, un véritable Etouffe Chrétien.

MichelineLa Brune Que Voilà, et Maria éternelle élégante, Le Noir Te Va Si Bien, lui murmurent ses meilleures amies, pouffent en silence, elles imaginent le bonhomme…..

 
L’autre Jean  : Sacré Léonard, il ne changera pas !

 

Jacques le sceptique, Je t’avais prévenu, tu as fait un Mariage Forcé, je te l’ai pourtant averti A Cor et A Cris ; tu as maintenant Un Fil à la Patte, ce n’était pas le Mari Idéal  pour toi qui n’a jamais eu l’air d’une Potiche.


Jacqueline campée sur ses escarpins : Je l’Aimais Trop, et me voici maintenant jouant La Mamma et sans ressources, je tire la Queue du Diable, je suis dans La Purée.


Un Ange Passe... Tous sont contrits et cherchent une solution.

 

Francis s’écrie : Ô Mes Aïeux, On Croit Rêver

....Mais il n’est qu’en Liberté Provisoire on va le prendre en mains, lui tirer La Grande Oreille, et lui ficher La FrousseFaites-moi Confiance, on va lui présenter La Facture. Dès ce soir on Tire à la Courte Paille pour savoir qui le ramène à la raison.

 
Jacqueline, déterminée : Merci les amis, laissez-le dans son Coin Tranquille, ne jouez pas les Avocats du Diable, d’une trop Honnête Femme je deviens une Femme Ravie grâce à votre soutien moral, une Femme Libre enfin.

 

Quelqu’un Derrière La Porte…. Toc Toc toc

 

C’est le mari de Jacqueline


Il joue au Monsieur Qui A Perdu Ses Clefs


Sa future-ex lui clabaude…. hors de ses gonds :


                Monsieur Dehors !

 

Alors Monsieur Fait Silence, penaud constatant à ses dépens que Le Mari Ne Compte pas. !

Le Match est terminé il a perdu la partie et repars, Pieds Nus dans le Parc voir si Eponine l’attends toujours. 

 

On entend un bruit dans le fond : Les Portes Claquent.

 

Comme la Sainte Famille ils sont tous soudés, Amis-Amis, autour de Jacqueline, son enfant dans les bras, et lui proposent de tous s’envoler ensemble pour  aller  voir les Pigeons De Venise.

 

                              l e  r i d e a u   t o m b e

 

 Et là-haut dans le poulailler aux fauteuils rouges, Bobonne, se dit, il serait temps qu’elle agisse de même, elle en a assez d’être prise pour la Cruche, à elle désormais La Bagatelle ! Foi de Bobonne !

Elle va lui dire.... allez Tchao !

Il pourra lancer   un SOS Homme Seul et prendre son temps  pour courir La Prétentaine.

                      C’est ainsi que Libres Sont Les Papillons!

14 janvier 2017

Participation de JAK

j

 


Notre maison était nichée sur les hauteurs d’un mamelon.  L’école située juste en bas de la côte.
Pour éviter  un détour -risqué pour nos âmes tendres-,  chaque matin, nous empruntions  avec ma sœur  un escalier qui traversait  le  jardin pentu,  il accédait par une porte dérobée directement face  à notre école.
Ce jardin, tout  en degrés,  était bordé d’un mur vieillot  à l’apparence détériorée,  qui intriguait  fort l’enfant de 8 ans que j’étais.
Un  Tamaris rassurant,  qui donnait de l'œil par-dessus, semblait  cependant nous souhaiter  chaque jour une joyeuse journée d’écolières.
Je ne pouvais pas voir ce qui se passait   derrière, mais je m’imaginais un jardin féerique. À coup sûr des fées devaient y régner. Je me représentais parfois,  des petits lutins joyeux voulant jouer avec nous.
D’autres jours selon les lectures j’envisageais au dessus de ce  jardin enchanté  Mary Poppins qui indubitablement allait apparaitre avec son parapluie,   flottant et nous faisant coucou
Un jeudi, où nous étions  inoccupées, les leçons apprises par cœur, les calculs effectués avec justesse,   nous avons décidé d'emprunter l'échelle qui était cachée dans la remise de notre père.
Moi… la plus courageuse,  je tenais l'échelle… tandis que ma sœur, sous mon injonction,  sans peur ni reproche, tel le chevalier Bayard,  s’aventurait sur les barreaux plus ou moins branlants et  pas très sûrs.
Soudain un cri de surprise : elle avait découvert Le Paradis de l'autre côté!
 Bravant mon courage,  devenue  alors impatiente de grimper,  je la sommais  de descendre pour  éventer  à  mon tour ce mystère.
 Elle ne voulait pas obtempérer, semblait émerveillée du spectacle, aussi j’impliquais un petit mouvement à l'échelle pour lui ficher la trouille et l'inciter à revenir sur terre prestement.
  C'est là ce qu'elle fit, of course, ses mains la guidant  pour une descente rapide hors de barreaux.
 Elle tomba à mes pieds,  mais les siens n'avaient pas résisté et  c'est une cheville foulée qui interrompit cette escapade au pays du merveilleux.
Cela  lui valut un long mois d’isolation et j ai dû moi aussi patienter. En  téméraire velléitaire   que j'étais, je  n'ai pas tenté de reprendre seule,  l'échelle pour la suite de la découverte.
 Il a fallu que le vieux  mur un jour s'écroule en partie,  pour qu'enfin je sache ce qu'il y avait de l'autre côté.
Mis à part le tamaris qui étalait  ses grandes branches poudrées de  rose je ne vis rien d’extraordinaire. Seulement un  jardin aux allées   bien alignées remplies de choux, de carottes et de salades et un vieux jardinier qui le dos courbé  demeurait pour entretenir son jardin.
En fait de lutin ce vieux  maraîcher avait une grande barbe et un bonnet tricolore, et pour  Mary Poppins, restait  seul un vieux parapluie qui servait d’ombrage au persil
 Je fus  bien déçue. J’ai alors soupçonné ma sœur d’avoir joué la surprise pour se venger de l’avoir envoyée en éclaireur, mais longtemps j'ai gardé le remords de l’avoir handicapée par ma couardise.
 
 Ce souvenir est très lointain,  mais pour les  grands échevelés tamaris mon affection perdure.  
 
Et l’affection  immensément plus  grande,  celle  pour ma sœur, octogénaire tout comme moi ; malgré la distance nous nous voyons tous les jours,  car  nous skypons journellement à qui mieux mieux.

Il suffit d'une échelle pour aller voir ce qu'il y a derrière un  mur…..

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7 janvier 2017

L‘ancrage indélébile (JAK)

 

Hamelia est écrivaine, poète à ses heures.

 Elle trempe journellement sa plume d’oie dans l’encrier maniant la parodie et la satire pour enchanter ses lecteurs, les porter à la réflexion au-delà de l’intrigue qu’elle développe dans ses Bestsellers.

La passion qui l’anime alors active son hémisphère sud. C’est ainsi qu’en riant elle désigne la partie cognitive de son cerveau. Le sud par analogie à l’allègre chaleur qui l’envahit dans ce moment-là.

Ce matin, le givre, tétanise ses pas dans le jardin. La rue n’est pas épargnée. Elle craint une escarmouche avec le sol, alors prudente pour ses os fragiles, elle se cantonnera dans son nid protecteur, hérité de son aïeule, où désormais elle coule des jours d’écrivaine, loin des mondanités

Présentement, La couleur du temps ne l'incite pas au travail, ce ciel chargé lui fait voir la vie en bleu ardoise, ceci, ajouté au scandale relatif à sa vie privée qui s’est étalée hier dans les médias, font que sa mélancolie s’accentue.

Elle est mal dans sa peau.

Pour tromper cette morosité, et pratiquer quelque peu d’exercice, elle emprunte les marches qui mènent au grenier des anges, ainsi nommé par son aïeule,  collectionneuse de figurines d’angelots sculptés, d’archanges et autres chérubins. Certains anges sont impressionnants, grandeur nature si tant est que l’on puisse connaitre la taille exacte des anges

 

Ignorant ces sculptures qui pour l’heure ne l’intéressent guère, elle se dirige vers la tour, curieux arrangement de cette construction pseudo moyenâgeuse dont les fenêtrons offrent une vue élargie sur le paysage.

Le nez collé au carreau elle s'engouffre dans ses rêveries habituelles propices à sa créativité.

Des nuages palpables planent au-dessus du paysage tout blanc de dentelle.

Elle découvre au loin une maison poudrée à frimas.

j

Il lui semble à ce moment, revoir la belle maison bleue entourée d’arbres majestueux de sa Provence natale.

Autour de la maisonnée, elle distingue les plaqueminiers; leurs  fruits, sous le givre, ont pris l’apparence des oranges de sa jeunesse.

 

Trop d’émotions la submergent, ses yeux se voilent, des larmes coulent comme pour chasser cette sombre nostalgie qui s’est incrustée en elle. Il lui revient trop de souvenirs…

Exaspérée,  à l’instant même  elle prend une décision, ferme et définitive, -lui semble-t-il -: dorénavant elle fera fi   des perceptions destructrices du passé qui l’habite. Ne plus s’appesantir sur son égo,  c’est la solution pour ne plus souffrir…

Mais hélas cette souffrance est justement la moelle qui l’irrigue, substance oh combien nécessaire à sa créativité, sa sensibilité en est imprégnée

Alors, elle descend de ses nuages et de son grenier  retombe dans sa dépression, sorte de bipolarité  qui lui permet d’exacerber son inventivité débordante d’idées.

Elle va exorciser cette souffrance.

Elle trempe sa plume dans l’encrier et ardemment,  ébauche un nouveau roman sur son enfance, dont le titre   est révélateur:

L’ANCRAGE INDELEBILE

 

31 décembre 2016

Participation de Venise

 
Je ne suis pas femme à croire que les choses arrivent sans motif dit la vielle dame en distribuant les cartes.

Pardon dis-je dans un instant d’inattention !
C’est à moi que vous vous adressez ou à la LUNE ?
La vielle dame un peu étonnée regardait le jeu de cartes

Vos positions sont affirmées mademoiselle et l’année 2017 offre une monture d’or.
Néanmoins, il faudra réfléchir à cela.

Maniez avec élégance cette monture elle vous révélera alors des secrets importants.
Comme quoi dis-je  amusée?

Par un étrange hasard dit la vielle dame d’une voix paisible et ferme
Vous allez disparaître de la surface de la terre Mademoiselle.

J’avais subitement relevé la tête  et regardé la vielle dame avec inquiétude.
Les mots ne me venaient pas.
De qui parlait-elle donc ?

ve01

 

10 décembre 2016

Le roi est sous bulle par bongopinot

 

bo


Le roi est sous bulle
Mais que se passe-t-il
Le soir au crépuscule
Quand les étoiles rutilent

Il admire son royaume
Dans son ballon de verre
Tout en haut d’un dôme
Il n’a rien d’autre à faire

Il aime bien s’y ressourcer
Et ça  pendant des heures
Assis sur son trône doré
Et monte une clameur

Le peuple est dans la rue
Il n’a rien à manger
La disette est venue
Les gens sont affamés

Ils disent qu’il est grand temps
Que le roi ouvre enfin les yeux
Qu’il sorte de son palais d’argent
Qu’il leur offre une part de bonheur

Arrivent des jets de pierre
Sa bulle vole en éclat
Le voila au grand air
Et l’histoire s’arrête là

31 décembre 2016

Ça me fait flipper ! (Walrus)

Quand j'ai jeté un regard distrait sur la photo de MAP en format réduit...

STOP !

  1. Quand je parle de photo de MAP, j'entends bien la photo prise par MAP et utilisée par elle comme sujet du défi de ce jour, je sais parfaitement à quoi ressemble le visage de MAP et que donc, ce n'est pas elle qui est couronnée sur l'illustration.
  2. Quand je dis "format réduit", c'est de la photo que je parle, pas de MAP, cette belle grande dame.

Ces précisions indispensables étant apportées, reprenons :

Quand j'ai jeté un regard distrait sur la photo de MAP en format réduit, la première chose qui m'est venue à l'esprit c'est "Un trek-billard !".

Un trek-billard, pour ceux qui ne comprendraient pas le bruxellois (comment peut-on ne pas comprendre le bruxellois), c'est un instrument dont le nom est composé de deux parties :

  1. billard : un mot que même un Français peut comprendre
  2. trek : rien à voir avec le Népal, ça vient du flamand "trekken" : tirer

C'est donc un billard où les billes sont mises en mouvement au moyen d'une tige que l'on tire, comprimant un ressort lequel en se détendant propulse la bille dans l'espace de jeu avec plus ou moins d'énergie en fonction du degré de compression du ressort, de l'élasticité de celui-ci, du poids de la bille, de la pente du plan de jeu, des frottements, de l'état de surface, j'en passe et de meilleures. Les Français appellent ça un flipper, faisant fi des recommandations de l'Académie demandant d'utiliser "billard électrique" et d'exclure de notre belle langue les néologismes d'origine étrangère, faute de quoi on ne sera bientôt plus chez nous, nom de Dieu !

Comment j'en suis arrivé là ? Ben j'ai confondu le décor arrière à auto-couronnement de la fille qui se prend pour Nabot Léon avec le tableau d'affichage de l'engin et les tables avec les champignons où vient rebondir la bille, ce qui a pour effet de faire grimper le compteur, comme chacun sait.

Incidemment, je signale qu'on a même trouvé un moment des trek-billards avec décor de Star-Trek, ce qui n'est amusant que pour les Bruxellois.

 

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Bien sûr, en y apportant plus d'attention et surtout en agrandissant l'image en cliquant dessus, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'un décor de réception avec une image de fond et quelques unes de ces tables où l'on est tenu de manger ou boire, ou les deux, debout ce qui est pénible pour les genoux dans ce qu'on appelle communément un walking ou standing dinner, toujours en contravention avec les recommandations de l'Académie.

Non, merci, pas de standing ovation, s'il vous plaît, ça me ferait flipper !

 

 

 

3 décembre 2016

le vélo à pépé (JAK)


Le vélo à pépé
 
Raymond est un ancien routard. Le vélo, il affectionne. Depuis de nombreuses années il a pignon sur rue et  régente  un  atelier  de réparation pour vélos,   à l’enseigne révélatrice :
 
                                                          

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 -il ne voulait pas mettre à la benne le vélo qui lui avait permis de remporter a l’arrachée le tour du Quercy- et il  s’était ingénié  à en   faire un trophée typique.
Longtemps,  il a  peiné pour gagner sa croute mettant les doigts dans le  cambouis, gonflant des pneus, rustinant  les chambres à air, recadrant,  radoubant à tout va , rafistolant des selles peu confortables , transformant certains vélos  pour  y ajouter des carènes dynamiques.
 Il n’a jamais perdu les pédales, ni encore moins déraillé dans l’exercice de sa tache. Un sacerdoce qu’il dit !   
Son rejeton n’a pas le goût pour reprendre l‘atelier, mais Raymond  pense fermement que son petit-fils, sera un bon successeur ; ses  yeux brillent comme des catadioptres lorsqu’il vient l’aider le samedi ou le dimanche matin, et comme une prémonition  l’idée s’insinue et vient susurrer  à son oreille poilue qu'il a fait le bon choix.
Aussi lui enseigne-t- il en dehors de ses heures d’école, tous les secrets vélocipédiques qu’il maitrise parfaitement.
Oui, Jeannot fera un digne dauphin, malgré son apparence déjantée, il est  véloce, un pneu trop au gout de son grand-père qui aime aller  plan -plan.
Cette continuation, ils en parlent tous deux, lorsqu’ils retapent de concert une bécane.
Cependant, Jeannot,  qui est ambitieux,  prévoit grand : il veut  se spécialiser dans la vente des VAE, VTC, VTT, etc. et créer   une armada de néo cycles ultramodernes connectés..., pour cela il  veut rénover la boutique et pour commencer,   dans le secret il  cogite pour désinstaller la bannière que pépé à fixée sur le mur, emblème lui faisant honte par son peu de modernité.
Alors…
Un beau matin Raymond arrive, essoufflé devant sa boutique, et quel n’est  pas son étonnement de voir cette enseigne  animée de néon  fluorescent  qui trône à la place de la vielle relique.


 

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Raymond voit rouge, il  se met à dérailler, rien ne le freine pas même les patins, il part en roue libre, ses yeux tournent comme des roulements à bille, il brandit un démonte pneu en direction de son petit fils, puis dans un élégant volte face  de direction, il stoppe soudain, devant les badauds rameutés par ses cris.
 On a craint un moment pour le sort de Jeannot.

Après tout pense-t-il,  son petit fils a de l'initiative, il fera un excellent second, n'a t-il pas lui même fait le même coup à son gd père en remplaçant la draisienne- enseigne  qui jurait à ses yeux, lorsqu’il a pris la succession de son aïeul.

 

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Alors, calmé,   il dit en bafouillant
 « Jeannot tu es  bien le digne petit fils du roi de la pédale »

De grands rires s’élèvent parmi les spectateurs, qui crient en cœur

            Vive Raymond le roi du Tour du Quercy

Raymond se revoit en danseuse à la fameuse arrivée, son adversaire lui suçant la roue, le talonnant  de très près, mais c’est lui qui franchit le premier la ligne d’arrivée.

10 décembre 2016

Participation de Marco Québec

 

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Le roi

 

Le roi dans son château
A levé un impôt
Le peuple dans sa misère
La ceinture se serre

Le roi pour son égo
Désire prendre épouse
Les plus belles du royaume
Doivent se rendre au château
Bien détailler leurs dots
Et ne pas être sottes
Notre roi a le blues
Car ni femme ni fantôme
Ne se sont présentés
Pour le roi marier

Le roi cherche d’autres esclaves
Pour faire les travaux
Il les veut forts et braves
Mais en trouve zéro
Le peuple est en colère
Le roi se désespère

Le roi vit dans une bulle
Et le peuple est en « ébul »
Pour ce roi trop nul
C’est le point de bascule

Le peuple en a assez
La tête lui ont coupée
Vive la liberté!

22 octobre 2016

Participation de JAK

j


Depuis la sixième – ça a commencé, avant peut-être, mais elle n’en a souvenance, elle collectionne les fotes d’orthographe.
Le plus dur c’est surtout la grammaire. La conjugaison, elle exècre.
 Quand un mot lui plait elle le transforme en néologisme, comprenne alors qui peut !
Foutu Bescherelle  ,  tout juste bon à enrichir un éditeur, elle n’en ouvre jamais les pages, encore bien moins celles du Bled -quel drôle de nom qui fait penser aux champêtres, les ceusses du fin fond de leur campagne, qui sont illettrés, les bienheureux !
Bref vous l’aurez compris sa collection déplait à l’intelligentsia, tiens, un mot qu’elle sait écrire !
Par contre elle collectionne la gentillesse, le dévouement, la charité et toutes autres bondieuseries qui la mèneront droit au paradis.

Après tout c’est ça qu’elle recherche, collectionner le bonheur sous toutes ses formes ,dans le grand inconnu.

 Et surtout n’allez pas lui parler de collectionner les livres sur des histoires de réincarnation !
 Elle ne voudrait surtout pas revenir sur cette terre comme une érudite, la tête nantie de trop - savoir, il lui semblerait qu’elle fût alors devenue pédante.  
 Peut-être   à la rigueur aimerait-elle être réincarnée, en Shi Tzu, pouvant alors se faire se faire dorloter, sans avoir besoin de connaître la syntaxe.   
Et en gentil petit toutou affectueux, d’origine tibétaine, somme toute, proche de ces contrées lointaines où il est couramment pratiqué, elle communiquerait en Haïku, et s’en régalerait comme d’un pâté de mots, les clabaudant   à tout venant, à tous les vents, phonétiquement, sans en connaitre l’orthographe

3 décembre 2016

Participation de Venise


Je croyais que la mort allait restée tapi dans sa boite
Tel un mort  comme un crocodile dans son eau saumâtre d’un marigot.
Mais voilà on avait affaire à, un créatif ancien vétéran du tour de France sans doute!!
La crème donc comme moyen d’expression .

Sculpté dans le mur , le vélo du défunt avait surgi dans la nuit  du dernier Tour de France.
On avait  devant nous la preuve tangible d’un règlement de compte .
Le criminel devait être embusqué encore dans le parc jouxtant le mur , on entendait des bruits de pas sur les feuilles mortes.
Les alentours semblaient déserts . Je voulais en avoir le cœur net . J’ai enfilais mon manteau .

Vers minuit j’ai vu passé une fille sur un vélo grinçant je l’ai descendue  pour faire un exemple .

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12 novembre 2016

Participation de Venise


Une main comme une source chaude,
Pour guérir de tout.
Une averse discrète
Sur les collines qui rince mon âme.
Une lettre posée dans un bouquet de saule  signée Manet.
Des mains pleines d’encre , comme on n'en voit qu’en songe .

Une barrière couverte de liserons qui marque la frontière pour la paix de l’âme.
Un violon qui chante à tue -tête  dans la cour .
Et moi toute étourdie par cette étonnante cordialité .

ve01

3 décembre 2016

Un retraité sans histoire par bongopinot

 

bo


Un retraité sans famille
Vivant dans un petit village
Se lève se lave et s’habille
Et part faire du bricolage

Sur la façade de sa maison, fleurit
A plusieurs mètres du sol
Encastré dans le mur
Un demi-vélo comme une parabole

Une idée vraiment originale,
Et connue dans tout le hameau
Ça fait comme un signal
Pour tous les marmots

Qui viennent souvent lui rendre visite
Pour réparer leur petite reine
Dans un atelier composite
Dans une ambiance sereine

Lui qui n’a pas eu d’enfant
Et qui aime sa douce solitude
Apprécie de plus en plus ces moments
D’échanges de partage et de quiétude

Et sans s’en apercevoir
Il leur apprend l’amour du travail
Le bien vivre ensemble le savoir
L’entraide le respect sans muraille

Lui se nourrit de leurs sourires
De leurs questions d’après-midi
Ça lui redonne l’envie de vivre
Il adore ses mercredis et ses samedis

 

29 octobre 2016

Participation de Venise


Je ne veux ressembler à personne .
Ni modèle
Ni dieux.
Puis je l’ai vue avec ses fortes pommettes.
Ses yeux obsidiennes
De renarde réincarnée.
Et là j’ai voulue être elle .

Etre cette aquarelle que la lumière change à chaque instant .
Alors après  m’être soigneusement savonnée  et rincée

Je me suis collée contre le mur de la piscine  municipale entièrement nue
Les passants observaient  le tableau confondus , par la parfaite imitation.
Un aveugle me recouvrit d’un drap en chuchotant

Prononce le mot charme à promesse et je te fais sortir du cadre .
Impossible lui dis je .

Je joue à imiter un tableau .
Mais quel tableau .

Demande aux défiants !!!

 

v

29 octobre 2016

Participation de JAK


IMITATION OÙ EST TA LIMITE ?


Imitation, que de choses faites en ton nom,
Je singe, tu copies, il caricature, nous paradions, vous contrefaites, ils plagient
Je reproduis, tu calques, il emprunte, nous mimons, vous décalquez, ils piratent
 Je pistache, tu imites, il déplombe, nous marchons sur les brisées, vous picorez, ils pillent
A tous les temps,  avec les je, tu, il, nous, vous, ils......Au présent, au passé surtout composé, à l’imparfait souvent lacunaire, au plus que parfait jamais exemplaire, au futur du jamais vu, au futur antérieur en réincarnation, assez irréalisable, au gérondif- passé, dans un âge bien avancé.
Cela me rappelle un cas bien connu :
Une imitée célèbre, la JOCONDE, a été copiée des myriades de fois mais à ce jour elle ne le sait toujours pas. Elle dont on ne connait d’ailleurs pas l’exactitude de son existence.


 Alors ...    J’ai compilé pour vous certains de ces chefs-d’œuvre.
En véritable experte du copié collé,
Voici ci-dessous l’apparence de quelques-uns de ses différents visages vus par de grands peintres.
 

Essai anthologique by Jak
 

travail joconde


On peut en voir certains au Louvres
J’aime particulièrement celui de Picasso mon idole, et j’admire l’audace de Duchamp qui lui a adjoint une moustache, bacchante agrandie plus tard par Dali.
&
Je ne vous extorquerai pas un ris en exhibant aussi le canevas de la Joconde brodé au point de croix par ma Tantine, prénommée   Mona-Lisette, j’aurai trop peur de provoquer chez vous un choc anaphylactique me doutant de votre hypersensibilité   devant cette abomination artisanale !  Que je garde cependant par affection, au grenier, mais à l’abri des regards, en espérant sournoisement que le temps fera son œuvre avec cet ouvrage.
 
Signature (authentique) d’une dilettante plagiaire

jak pour bricol

5 novembre 2016

Participation de Venise


J’ai muté
Je suis passée de salarié au statut de chômeur .

Être salariée était devenu rétrograde, désuet.

Les emplois étaient devenus une aberration , un feu de paille .

J’avais décidé de ne plus mordre à l’hameçon  , ma mutation je l’avoue fut brutale .

J’ai dit que j’étais sans emploi mais pas sans travail car mon cerveau n’est pas paralysé.
Lui aussi délivré de ces contrats précaires a muté .

Une  rumeur volatile volète comme une chauve souris au dessus de nos têtes de benêts .

C’est celle que cette mutation soit une réelle menace pour toute notre société.

Alors qu’elle est en soi la promesse et non pas l’injection fatale .

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15 octobre 2016

Muet comme une tombe (JAK)

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Le vieux grincheux- baptisé Jules par ses parents, cela remonte à combien d’années ? -est debout appuyé sur sa bêche, zieutant chaque jour le passage de son voisin. Mine de rien il donne l’apparence d’être appliqué par les nouvelles du jour.

Dès qu’il l’entraperçoit, il le hèle d’un « oh Léon » comme le font les autochtones de la campagne d’autrefois, pour lui enjoindre de venir trinquer.

Il sort rapidement du puits sa piquette de vin blanc devant un Léon, fourbu, et en sueur maintenu par son antique vélo qui lui sert ainsi de canne d’appui.

Il vient de terminer sa tournée postale bien arrosée ! Il est fort assoiffé par la cote et les nombreuses escales qu’il a fait dès potron-minet.  

Il ressent cependant une certaine réticence devant ce Jules, pressentant inconsciemment une escobarderie, mais malgré tout il acquiesce à l’invitation désaltérante.

 

Ils devisent du temps, de la lune rousse, ou des poules qui ne pondent plus en ce moment.  Parfois ils gaussent sur les dirigeants qui nous gouvernent, et qui   ne sont pas à la hauteur. C’est du moins ce qu’ils écoutent le soir à la télévision, avant d’aller se coucher ensuite écœurés de tout ce foutu fourbi là-haut à Paris. Ils finissent par s’endormir devant l’écran, en ronflant.

 

Souvent un saucisson, sec comme un coup de trique, est sorti du tiroir comme pour mieux amadouer LeLéon ; c’est ainsi qu’il nomme, son voisin.

 

Ce Léon est sa seule distraction de vieux sauvage blasé, mais surtout il aimerait savoir… et il essaie de lui tirer les vers du nez pour connaitre ce qui lui parait être un grand secret de fabrication.

 

En effet depuis des lustres, il désire connaitre, cela devient une idée fixe, comment Leléon réussit si bien à obtenir   des citrouilles qui ont la cote dans le pays et gagnent souvent le concours des plus belles des cucurbitacées du coin.

 

On vient de loin pour les admirer à la foire annuelle de fin octobre et Leléon en tire une certaine fierté.

 

 

Sournoisement, Jules l’espionne au moment du semis des graines, dès les premières gelées passées. Il veut à tout prix découvrir le geste auguste du semeur.
 Il cherche à savoir avec quel engrais secret naturel ils les coucounent, cela l’intrigue car plusieurs fois il l’a vu les arroser avec un jet d’urine, lui qui est diabétique !

 

Il le bigle, le lorgne dans tous ses faits et gestes. Et lorsque Leléon est parti, il saute la barrière de son jardin pour de visu faire des constats, tâter, sentir, tout comme Watson l’aurait fait avec sa loupe.

Il l’épie sans cesse.

Péniblement après la sieste sacrée, il grimpe sur l’échelle du grenier se faisant un passage au milieu des toiles d’araignées pour le zieuter encore et encore.
Et là, tout essoufflé il se sert   d’une une chaise vermoulue pour observer sans être vu par la lucarne qui donne sur le jardin du Léon.
Jusqu'au jour où s’étant penché un peu plus, il glisse sur le toit moussu et atterrit droit direct sur la plus grosse des courges la rendant invendable.

Mais surtout le vieux Jules y perd la vie.

On l'enterre en grande pompe, chacun derrière le corbillard se demande ce qu’il est allé faire là-haut sous les combles.

Maintenant il est au cimetière situé à côté de leur jardin respectif. Le brave Léon, à chaque automne, vient déposer délicatement sur la tombe du vieux grincheux, avec une pensée émue, des fleurs de cucurbitacée, celles qui repoussent parfois à l’automne sans toutefois donner de fruit et qui font le bonheur des cuisiniers modernes s’en servant pour le décor de leurs assiettes faisant la réputation de leur restaurant 3 *

Jules se retourne alors dans sa tombe, toujours aussi désespéré de n’avoir pu percer le secret de Léon.

15 octobre 2016

Participation de Marco Québec

 

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Filature

 

-      Détective Du Sablon, comme je vous le mentionnais brièvement au téléphone, les agissements de ma femme me préoccupent et j’aimerais que vous enquêtiez pour tirer tout cela au clair.
-
      Pouvez-vous me dire ce qui vous inquiète particulièrement, monsieur Dutil ?
-
      Ma femme s’absente de la maison les mardis et les vendredis pour tout l’après-midi. Ce n’est pas pour faire les courses, elle les fait le mercredi. Elle a son bridge le lundi et elle visite sa mère le jeudi. J’ai fouillé dans les relevés de compte de sa carte de crédit et il n’y a pas une seule transaction qui apparaisse les mardis et vendredis. Je compte donc sur vous pour la prendre en filature et me faire rapport le plus tôt possible. Cette situation a assez duré.
-
      Pour ce qui de mes honoraires…
-
      Votre prix sera le mien. Je n’ai aucun problème avec l’argent.

Deux semaines plus tard, le détective Du Sablon se présente au bureau de son client.

-      Cher monsieur Dutil, j’ai bien peur que votre femme ait un amant. Elle se présente tous les mardis et vendredis vers 13 h à l’Hôtel de la Garnison, situé sur le chemin Saint-Louis. Le personnel lui tend immédiatement la clé de la chambre 111 d’où elle ressort à 17 h.
-
      C’est donc le cas classique du mari cocu. Je ne suis pas vraiment surpris, je dois vous le dire. De quoi a l’air l’homme qu’elle rencontre ?
-
      Je n’en ai pas la moindre idée. Je n’ai pas réussi à voir quelqu’un d’autre que madame entrer et sortir. J’ai pourtant surveillé les lieux plusieurs heures avant son arrivée et après son départ. Cela est plutôt intrigant.
-
      Non, non et non. Vous devez pousser plus loin votre investigation. Je veux un nom, une photo. Revenez me voir quand vous aurez fait votre travail.
-
      Mais monsieur Dutil !
-
      Il n’y a pas de « mais ». Allez. Je vous ai assez vu.

Le mardi suivant, Du Sablon est posté devant l’hôtel et attend la sortie de madame. Dès qu’il l’aperçoit, il se dirige vers elle et la bouscule légèrement.

-      Pardonnez-moi madame, j’espère que je ne vous ai pas blessée. Je suis vraiment maladroit.
-
      Ce n’est rien monsieur.
-
      Vous êtes bien certaine.
-
      Puisque je vous le dis.
-
      Accepterez-vous que je vous offre un café en guise de dédommagement ?
-
      Ce n’est vraiment pas nécessaire.
-
      Mais j’insiste madame. Je veux réparer mon manque de savoir-vivre.
-
      Bon d’accord, puisque vous semblez tant y tenir.
-
      Je vous en prie madame…
-
      Madame Dutil.
-
      Monsieur Du Sablon. Est-ce que le café situé juste de l’autre côté de la rue vous convient ?
-
      Tout à fait, répondit-elle.

Après avoir reçu les boissons commandées, monsieur Du Sablon engage la conversation.

-      Logez-vous à l’hôtel d’où vous sortiez, madame ?
-
      Non, pas vraiment.
-
      Vous y travaillez peut-être ?
-
      Non. Je ne crois pas que vous trouverez ce que je faisais là monsieur.
-
      Je ne veux pas être inquisiteur. Vous n’avez aucune obligation de me répondre.
-
      Si je ne vous le dis pas, je crois que vous manquerez une bonne occasion de rire.
-
      Dans ce cas-là, dites-moi tout.
-
      Sachez, monsieur, que je fréquente cet hôtel tous les mardis et les vendredis après-midi depuis bientôt trois ans. Et ce que j’y fais n’a rien de bien original.
-
      Vous y rencontrez votre amant, c’est bien cela.
-
      Vous n’y êtes pas du tout, monsieur Du Sablon.
-
      Vous pouvez m’appeler Émile.
-
      Alors vous n’y êtes pas du tout, monsieur Émile. Au fait en y repensant,  j’y fait peut-être quelque chose d’original.
-
      Vous attisez ma curiosité, madame Dutil.
-
      Vous pouvez m’appeler Madeleine.
-
      Et qu’y faites-vous Madeleine ?
-
      Je dors, Émile. Je dors tout mon soûl.
-
      Alors vous me voyez stupéfait, chère Madeleine.
-
      Voyez-vous, mon impuissant de mari refuse que nous fassions chambre à part. Et il ronfle comme une locomotive, sept nuits sur sept. Alors pour tenir le coup, je m’offre deux après-midi de sommeil par semaine. C’est aussi simple que cela.
-
      Je ne savais pas que monsieur Claude était impuissant.
-
      Pardon, voulez-vous répéter ce que vous venez de dire ?
-
      Oh ! Je crois que je viens de commettre une autre gaffe.
-
      Comment se fait-il que vous connaissiez le nom de mon mari ?
-
      Me voilà pris au piège comme un débutant.
-
      C’est à votre tour de tout me dire.
-
      C’est assez délicat, Madeleine.
-
      J’attends votre confession.
-
      Bon. D’accord. Puisqu’il le faut. Je suis détective privé et votre mari m’a engagé pour connaître votre emploi du temps les mardis et vendredis après-midi.
-
      Elle est bien bonne celle-là !
-
      Vous comprenez que cela me met dans une situation très inconfortable.
-
      Je comprends surtout que la légère bousculade n’était nullement fortuite.
-
      Ah ! Madeleine. Comment pouvons-nous régler ce différend ? Je ne veux pas vous être désagréable. 
-
      Vous n’avez qu’à dire la vérité à mon mari. De toute façon je ne fais rien de mal.
-
      Mais comment m’excuser auprès de vous ?
-
      Je vois peut-être un moyen de vous racheter. Que faites-vous vendredi prochain entre 13 h et 17 h ?

 

22 octobre 2016

Ma drôle de collection par bongopinot

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Je ne collectionne aucun objet
Mais j’attrape sur mes trajets
Les bons moments, les bonjours
C’est ma collection du jour

Ils s’échangent ou se donnent
Parfois même ils se fredonnent
Il y en a partout à ramasser
Il suffit de bien regarder

Il y en a dans tous les pays
Et inondent grands et petits
D’où l’on vienne ils se partagent
Ils rapprochent tous les âges

Ces instants de vie que j’aime
Que je garde ou que je sème
Mon recueil contre la tristesse
Mes petits bouts d’allégresse

Ma collection de petits mots
S’agrandit au fil de l’eau
Avec les rires et les sourires
Qui m’aident à ne pas fuir

Je collectionne ce qui rend heureux
Tous ces temps délicieux
Toutes ces choses qui n’ont pas de prix
Et brillent dans mon cœur la nuit

Je ne collectionne aucun objet
Mais j’attrape ce qui est vrai
Ce qui réchauffe les mauvais jours
Et qui donne envie de faire un tour

 

15 octobre 2016

Participation de Venise

 

J’avais retrouvé une grenouille dans mon congélateur.
Elle mangeait ma dernière glace à la vanille.

Mortifiée par ce spectacle , j’opérai  un mouvement de retrait , marchant à reculons façon geisha , prenant garde de bien  dissimuler ma bombe lacrymogène .

 

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Je t’ai à l’œil depuis un bon bout de temps dit elle , mais pardonnes moi ma présentation primitive .
Mes sœurs et moi nous vous espionnons depuis la nuit des temps et ne joue pas Madame de BUTTERFLY !!

Je suis venue te mettre en garde toi et les tiens .

Votre relation au monde sent le roussi , le caramel brulé , la mauvaise macédoine de fruit en conserve .

BURK!! BURK !!BURK !!dit elle dégoutée.

Je n’étais pas tout à faire sûre de savoir quoi faire devant l’amphibien .
Vous êtes une science fiction artisanale dont nous devons nous débarrasser.
Merveilleuse à des enregistrements sur plus de mille ans concernant votre civilisation.

Cette grenouille espionne était l’intrusion la plus impardonnable qu’ait connue l’humanité.
C’est qui MERVEILLEUSE m’entendis je dire.

Notre souverain bien , notre planète mère .

C’était comme si j’étais assise soudain sur une lampe à souder .
Je savais qu’un jour notre humanité souffrirait mais personne ne m’avait parlé d’humiliation .

 

2 juillet 2016

Défi #410

Amis du "Défi du Samedi" BONJOUR !

A partir de ce 2 juilllet jusqu'à fin août

nous allons reprendre le rythme "vacances"

c'est à dire qu'une photo vous sera proposée

chaque semaine

à vous de l'interpréter à votre manière !

Première photo :

Vive le cirque

Envoyez vos participations

à samedidefi@gmail.com

Merci et à tout bientôt !

Bonnes vacances à toutes et à tous !

 

16 avril 2016

Participation de Venise


 J’avais dressé le couvert  dans la salle à manger  comme je l’ai toujours fait , quand je vis à travers ma fenêtre un voilier traverser  la maison du voisin.

Je sais vous n’allez pas  avaler une telle histoire c’est pourquoi j’insiste et  je vous le jure un voilier était au cœur du salon des voisins .

Alors sous le coup de neuf heures du soir j’ai décidé d’en avoir le cœur net et je me dirigeai à la dérobée dans la maison  d’en face .

Au fond ces voisins devaient être aussi fous que nous. Avant je me foutais d’eux comme d’une guigne
Mais là il faut l’avouer ils m’épataient .

A la lueur de mon allumette je pouvais maintenant voir le voilier et les ombres gigantesques des voiles sur le mur .

Toute la famille s’était  assoupie sur le pont et la télé ,de l’autre coté du salon, le journaliste  continuait à donner la météo .
Des tonneaux d’eau de vie de sucre de cannes roulaient sur le pont au fur et à mesure des mouvements du voilier .

Ce que je voyais était extraordinaire et impossible à la fois . C’était comme si j’avais mis la tête sous l’eau  . Au fond du couloir on pouvait apercevoir le port et des corsaires  qui attendaient la livraison .

Sans trop savoir pourquoi , j’effleurai du doigt  la coque du bateau et je dus faire un terrible effort pour éviter  la vague qui submergea  en quelques secondes l’embarcation.
Avec une incurable frivolité un perroquet s’adressa alors à moi.

Apporte moi une bière et ouvre ce putain de frigo derrière toi me cria -t-il d’une voix rogue .

C’est lundi aujourd’hui jour de relâche l’équipage est  à terre et ils font tous la bringue .

Tout en tambourinant avec son bec sur le MAT le perroquet me fusillait du regard .

Je  discutai un moment avec  ce perroquet afin de savoir si ce n’était pas un leurre .mais je compris très vite que tout était vrai et que je venais de transgresser un monde .
L’animal  ne tarissait d’éloge sur son équipage   et ces voyages lumineux m’accompagnent encore aujourd’hui .

Alors j’ai griffonné sur une carte postale un adieu à ma famille et j’ai rejoint l’embarcation.

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26 mars 2016

LA PORTE DE L’AMOUR (Alain André)

 

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Cette porte de la façade de la vieille maison attira mon regard. Je garai ma pollueuse ambulante qui toussait et crachait un gaz pestilentiel et maussade. Dix pas poussifs me traînèrent devant une porte joliment décorée d’une sculpture sur son linteau : Deux têtes se faisant un baiser : « La maison de l’amour »

Située dans une ruelle tortueuse inondée de pipi de chats et de crottes de chiens amenés là par des gens sans figure, des gens que j’exècre depuis longtemps : Je déteste cette humanité qui pue et souille tout sur son passage, je la déteste cette humanité froide et irresponsable !

La porte de l’amour ? Pourrait-elle m’amener à aimer ?

J’en avais bien besoin !  Dans ce monde immense, sec, sans amour, perdu dans les miasmes d’une société qui n’est plus faite pour moi, Je me délitais lentement, je transpirais la peur et la haine de l’autre.

Vieillir, encore, ronger mon frein, ignorer mes voisins qui se débattent dans la fange et l’abjection...

Vivre ? Peut-être pourrai-je encore y parvenir, tant bien que mal, mais y prendre du plaisir ?

Apprendre à aimer, d’accord, mais qui ? …Et qu’est-ce que l’amour ? Enfin ! Qui aime qui, dans ce monde perdu ? Dans ce monde ou seul le fric est indispensable ? Un monde sans pitié, ou tout est achetable, payable à l’avance, un monde ou les putes sont reines et les voyous encensés ! De l’amour ? Ha ! De l’envie, oui, du désir, des besoins basiques, du plaisir frelaté, de la jouissance tarifée, des copains d’apéro, des clopes aspirées sans goût, du vin aigre siroté par des vieilles bouches avides et parcheminées !

Qui pourrait me montrer le chemin pour aimer et être aimé ? Qui saurait me dire les mots qui comptent dans ce monde ingrat qui nous enterre ?

Vous voyez dans quel état d’esprit j’étais ce jour là 

 « Je décide de passer cette porte joliment ornée de deux têtes amoureuses. Je sonne, un carillon me répond, tinte joyeusement puis la porte s’ouvre en silence : Blanc ! Tout est blanc, limpide, lumineux !  Quelques pas plus loin, une douce musique me guide et m’amène devant une porte entrouverte. Une douce musique s’en échappe, un parfum suave m’enveloppe, est-ce le paradis ? J’’entre dans une pièce décorée de couleurs pastel, une très jolie femme d’une merveilleuse gentillesse m’accueille en souriant. Depuis combien de temps ne m’a t’on pas sourit ? Sans me demander des sous ? « Bienvenu, Monsieur, vous êtes ici pour aimer, et surtout pour vous faire aimer, vous trouverez le programme des cours dans ce livret qui vous est offert. Le livret ne comprenait, en fait,  qu’une seule page, un seul paragraphe :

                          TU AS POUSSE LA PORTE QUI VA TE MENER A L’AMOUR !

                     Tu as bien fait ! Suis maintenant ces conseils simples et faciles :

Avant tout, Avant de tenter d’aimer, il te faut commencer par t’aimer toi-même : Commence par te pardonner. Dis-toi que tu dois pardonner tes erreurs, sinon, personne ne le fera à ta place, et tu ne pourras pas pardonner celles des autres. Rappelle toi : Si tu ne t’aimes pas, personne ne t’aimera non plus. »

 J’eus beau sonner et tambouriner sur cette foutue porte, personne ne m’ouvrit, j’avais fait un rêve éveillé en contemplant le bas relief du linteau. Le songe n’aura duré que quelques secondes, mais je compris ce jour là quelque chose d’essentiel !

Rien ne serait plus jamais pareil dans ma vie. J’ai, depuis, appris à aimer les gens. J’ai décidé d’accorder mon pardon aux autres humains.

« Sauf à  ces enfoirés qui font déféquer et uriner leurs chiens devant ma porte ! »

 

Alain André    ( ou  « BILLETS DURS » sur canalblog ).

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