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Le défi du samedi
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11 janvier 2020

De far à donut (Kate)


La-petite-poule-roue

Du grain au moulin

Du blé à la farine

De la canne au sucre

De la poule à l'oeuf

Du prunier au pruneau

De la vache au lait

Du far au four

Tout cela nous emmène bien loin

(vers le défi #105, sur le thème "trois" : "En maTERnelle", presque dix ans, déjà !)

 

Mais de far à donut, il n'y a qu'un pas.

Farine faite pâte et fruits pour garnir : pruneaux pour le far et noix pour le donut (l'origine en serait "daugh" et "nut").

donut

De donut à whodonit, encore un petit pas délicieusement franchi dans le film "Knives out" ("À couteaux tirés") où l'énigme est qualifiée explicitement de "donut" : un gros gâteau mais avec un gros trou au centre...

De far à donut, de donut à whodonit, rendez-vous à Baker Street !

knives-out-

Bonus : chanson à laquelle vous avez échappé :

 

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4 janvier 2020

Qu'on soit emplumé (Kate)

 

A1119ls

Qu'on soit emplumé

ou déplumé

Ébouriffé

emperruqué

Yeux écarquillés

ou à moitié fermés

Bouche bée

Sourire rentré

Pas maquillé

Gueule enfarinée

Mains gelées

Pieds gonflés

Traits tirés

Front botoxé

L'année nouvelle est arrivée

À tous bonne et heureuse année

Joie bonheur et surtout santé !

 

Et si l'on avait les ailes d'un ange,

Et toute l'énergie de ces gars étranges...

(photo de l'auteur, lever de soleil à Aurillac (15), novembre 2019)

4 janvier 2020

Procès d'intention (Joe Krapov)

Ecrit dans un univers parallèle :

« Oh l’emplumé, lui, eh ! Il n’a même pas écrit «emplumé·e» ! On ne va même pas pouvoir parler de Pocahontas ni de Zizi Jeanmaire à qui ce mot fait tout de suite penser. Enfin, ceux qui ne sont Pawnees de la dernière pluie !

D’autres ne vont peut-être pas s’en priver. A la fin de ce Défi du samedi vous saurez tout, tout, tout sur la Zizi et sur son tube, «Mon truc en plumes» dont les paroles sont de Bernard Dimey, un plumitif de la Marne dont je vous recommande l’œuvre intégrale et surtout les quatre recueils de chansons et poèmes parus aux éditions Christian Pirot.

Sur Pocahontas je ne sais rien sinon que Neil Young parle d’elle dans sa chanson homonyme où l’on entend «Marlon Brando, Pocahontas and me». 

tibet-petit-caniche-2pmu

Alors donc inventaire d’emplumés masculins ce jour !

Ca commence très loin dans le passé avec « Hiawatah le petit Indien » dans la bibliothèque rose. C’est de Walt Disney d’après Henry W. Longfellow.

Ca se poursuit avec Petit Caniche dans la bande dessinée Chick Bill de Tibet. Et aussi avec Tempête rose, définitivement le meilleur album de cette série mais elle c’est une femme donc ça ne compte pas. (Mon oncle W. me fait écrire de ces choses, parfois !). En plus elle est blanche ! (Zut, j’ai spoilé le pitch !).

Il y avait aussi dans le journal « Tintin » « La Tribu terrible » de Gordon Bess. 

tt2

 J’ai vérifié pour Yakari. Cette bande dessinée suisse de Derib est parue aussi dans le journal de Tintin. 

Kline-LN-Illus_ml

Dans la télévision en noir et blanc des années 50 et 60 il y a eu Aigle noir, seul Américain natif à défendre sa cheyenne de vie et son territoire contre tous ces migrants venus de l’Est : Josh Randall, Rintintin et Rusty, Davy Crockett, John Ford, John Wayne, Raoul Walsh venus faire leur cinéma guerrier chez des gens qui n’avaient rien demandé. Franchement, d’Iroquois je me mêle ?

Moins connu certainement, Loup noir, dessiné par Kline et scénarisé par Jean Ollivier dans Pif gadget, tient une place bien à part dans mon panthéon personnel.

De même qu’Oum Pah Pah de Goscinny et Uderzo. Mais bon, un Sioux c’est un Sioux et face à tous ces livres perdus depuis que les horribles sœurs Tatin ont pris le pouvoir et interdit la lecture sur papier il faut savoir tourner l’Apache !

J’aurais pu aussi vous évoquer le « Ralliez-vous à mon panache blanc » de notre bon roi Henri IV mais on n’est pas vraiment sûr qu’il ait prononcé cette phrase ni qu’il ait dit « Elémentaire mon cher Sully » à son ministre ou «Tu t’y prends comme un Comanche !» au secrétaire qui taillait ses plumes juste avant qu’il signât «Lady de Nantes» le manuscrit de son best-seller «Paris vaut bien une promesse».

Autre emplumé célèbre à s’agiter dans ma mémoire, le Quetzalcóatl ou serpent à plumes d’Amérique du Sud que j’aime à imaginer sur les pentes du Popocatépetl (pourquoi je retiens tous ces noms idiots, moi, dites-moi un peu !).

Mais si on aborde l’ornithologie on n’a pas fini : du paon de Junon à la colombe de Picasso, du « petit oiseau de toutes les couleurs » de Gilbert Bécaud à «l’Aigle noir» de Barbara on va encore me voler dans les plumes parce que mon texte est trop long à lire.

Alors faisons court et évoquons – je l’ai gardé pour la bonne bouche et pour la place idoine – «Le Dernier des Mohicans» de James Fenimore Cooper.

Je n’ai de toute façon pas le temps d’en ajouter : je pose ici ma plume et boucle ma valise pour m’en aller fumer le calumet de la paix hivernale sur les rivages du Trégor.»

***

Dieu merci dans cet univers-ci où les sœurs Tatin n’ont pas pris le pouvoir et des mesures coercitives notre oncle vénéré a bien usé de l’écriture inclusive pour nous permettre de parler de "Frida Oum Papa" et de son beau chapeau tyrolien !

 
P.S. Il y a deux autres emplumés du Far-West dont j’ai oublié les noms. Je ne sais même plus dans quel album de Lucky Luke ils apparaissent. Ce sont les deux tricheurs qui finissent toujours chassés de la ville, portés sur un rail et couverts de goudron et de plumes.

4 janvier 2020

EMPLUMÉ (brindilletartine)

 
Je prends ma plume comme aux temps anciens
Légère mandibule je laisse fleurir en moi 
L’éveil de mes liens
Ainsi nous y voilà 
Nous sommes arrivés 
Il est temps de parler
De ce qui nous advient
En ce matin givré 
Mes bouts de pieds glacés 
Je sens bien que l’année 
Déchargée du poids de l’adversité 
Voudrait se raconter
Elle se prend pour un parapet 
Mais tente d’attraper du fond de sa générosité 
Tout les tourments utiles à sa mise au monde 
La naissance d’une ombre 
Envahissante profonde insoupçonnable vérité 
L’homme était grand poète 
Donnant à manger aux pigeons 
Il bâtit 
parpaings ciment entre ses mains virevoltant de concert 
Il façonna tours immuables
 basiliques enchantées et autres joyeusetés
Et cependant toujours insatisfait ne pouvant supporter le manque de perfection qui l’habitait ..il distribua graines mortifères pour en finir à jamais...
Les derniers à périr furent les paons tournoyants 
Et dans un dernier vol fulgurant enveloppe emplumée
Ils firent au monde tournoyant
 un cercueil 🤴 couronné 
Le secret du parapet vient d’être dévoilé..
Je souhaite aux poet’es et écrivains de tout poil et toutes plumes 
Une future nouvelle année 
Pleine de renaissance 
Phenixiennement revigorante...
 
4 janvier 2020

Participation de Flo

 

flo

 

 

Défi # 592 : Emplumé.e

 Mais si, il y en a encore et plus que vous ne le pensez

 

À vos plumes ! Tel est le défi entendu dans le # 592. Cette action bienveillante de coucher sur le papier les turpitudes vagabondes d’un esprit nourri par le cœur.

Ce bien-être qui se signe et par ces lignes qui se sait.

Ce bonheur de prendre le temps de respirer comme de s’envoler dans les tourbillons du profond.

Cette joie de dire que j’en fais toujours parti.e. Décidé.e d’y participer depuis hier sans en connaître la teneur. Et je suis ravi.e de m’escrimer sur un tel défi !

Vient donc l’heure de crayonner ce cahier, de remplacer la fraternité par la sorosité.

Cette oie sauvage coquette convoitée par Picsou, qui la veut aussi lisse que docile, qui l’affuble de "ma poule" avec la félonie d’un coq, se réveille.

Cet œuf sorti de sa coquille a conscience que la caresse d’une plume cache la moquerie de ces dites jacasseries.

Le temps des sobriquets de "cocotte", "cervelle de moineau", "dindon", "autruche", "caille", "pinson" ou de tou.t.e.s autres gallinacé.e.s, qu’elle laissait passer par commodité pour éviter l’esclandre, est fini.

La domestication est révolue : nous sommes en 2020, l’ère où 1+1 est égal à 2 et pas à 1 au carré. Finie la cage aux folles.

Un air où les jeunes de 20 ans comme ceux de 100 ans vont pouvoir connaître : cet âge où les poules ont toujours eu des dents et où les sans dents vont pouvoir se les faire réparer ou refaire.

 

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21 décembre 2019

Breuvages du comptoir (joye)

C'est deux moines dans un bar à Des Moines...

-          T’as vu cette nénette ?

-          Mouais, c’est mon ex.

-          Mince ! L’est bien en chaire.

-          Normal, elle bosse aux assises.

-          Comment tu l’as connue ?

-          Lors du siège d’Alep.

-          Combattante ?

-          Nan, un peu grincheuse, tout au plus.

-          C’est pour cela que c’est ton ex ?

-          Non…mais elle m’a mené une vie de bâton de chaise…

-          C’est-à-dire ?

-          Elle fichait rien... On ne mangeait que des canapés.

-          Tu te fous de ma gueule ?

-          Beuh non, c’est mon ex à cause de son prénom.

-          Son prénom ?

-          Ouais.

-          Bin, c’est quoi son prénom ?

-          Sofa.

-          Sofa ? Tu veux dire Sofia ?

-          Nan, je plaisante, son vrai prénom, c’est Cathèdre. 

-          Cathèdre ?

-          Mouais, mais je l'appelai Cathédra.

-         Mais pourquoi ? Ça vient d’où ?

-          D’un meublier pour les religieux. Hihihihi !

-          Noméo !  Tu te fous de ma gueule, je vais te casser la tienne !

-          Bah non, calme-toi, mon frère, tu y perds ton latin !

-          Euh…tu me fais marcher, c’est ça ?  Ex Cathédra ?

-          Infailliblement. 

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14 décembre 2019

Pyrénées le divin enfant ! (Joe Krapov)

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Vous êtes bien drôles, mes ami.e.s belges ! C’est bien beau d’inventer des mots techniques pour parler de sports qu’on ne connaît même pas par ici : la longue paume, la balle au poing, la balle pelote... C’est bien gentil de fabriquer les désignations  des terrains de jeu avec les noms de nos départements mais il faut que vous le sachiez : vous faites des jaloux ! 

 « Y’en a marre ! » m’a-t-on dit un peu partout, de la prépondérance de la Drôme et de son suffixe suffisant sur les autres toponymes. C’est vrai que pour occuper le terrain, aérodrome, hippodrome, ballodrome, baisodrome et même palindrome, ce département se pose un peu là. Et pour le déloger du hit-parade, comme on dit à Montélimar, ça ne va pas être du nougat !

Je m’y essaie quand même ce jour et je sors de ma valise magique quelques mots-valises pour le cas où vous auriez encore en réserve quelques sports originaux qui nécessiteraient un terrain adapté.


PAVEYRON : vélodrome dont la piste est recouverte de pavés pour disputer Paris-Roubaix à l’abri de la pluie.

(« L’invention du Paveyron prouve que l’Enfer du Nord est pavé lui aussi de bonnes intentions : on peut désormais assister aux gadins des cyclistes bien installé dans les gradins du vélodrome de Roubaix coin coin vous êtes ridicules » Marcel Proust – Va-z-y Poupou !


AEROHAGARD
: champ d’éoliennes dressé sur une falaise. Les éoliennes sont recouvertes de murs d’escalade. Une fois rendu au sommet l’alpiniste change d’harnachement et peut pratiquer le saut à l’élastique.

(« J’en ai fréquenté des aérohagards ! J’y ai rarement rencontré des acrophobes !" Amélie Nothomb – J’irai cracher sur Boris Vian).


BIGBANGLARDECHE : Terrain de moto-cross labouré par la pluie sur lequel les pilotes n’éprouvent que des misères et, cent fois sur le métier, doivent remettre leur ouvrage.

(« Au Bigbanglardèche, comment peut-on s’imaginer en voyant un vol plané de Steve Warson qu’une moto-crotte vient d’arriver première ? » Jean Ferrat et Jean Graton – Michel le vaillant couturier en pole position)


KYRIELLE-Y-ESSONNE : Chemin balisé d’une longueur de 42 kilomètres sur lequel sont disposés, tous les dix mètres, en fait tous les 9, 14 mètres, des haies d'une hauteur de 1,067 m que les concurrents doivent franchir sans les faire chuter sous peine de crucifixion à l’arrivée.

(« Le meilleur endroit d’un kyrielle-y-Essonne est le kilomètre 39. C’est là où les concurrents font le plus pitié et vous dissuadent à jamais de pratiquer ce genre d’inepties soit disant sportives » Winston Churchill – No sport : We’ll never surrendement).

***

-  On touche le fond, là, Docteur Coubertin, non ?
- Je crois que oui, Joe Krapov, et que vous eussiez mieux fait de vous abstiendre de participer à ce Défi !
 

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14 décembre 2019

Rude journée pour l'arène (joye)

ballodrome

C’est quoi, mes chers, un ballodrome ?

Une sorte de smart ? Un allôdrome ?

Et en Hollande, un hallodrome ?

À la téloche, un mélodrome ?

À la Tour de France ?  Peletodrome,

Ou plutôt contre-la-montredrome ?

Eh oui, ce texte est absurdodrome…

Consigne indigne du drôlodrome.

Alors, bordel !

Soyons formels…

Si c’est pour les mecs

Pas pour l’autre sexe

Il s’agit, tout court, d’un phallodrome.

14 décembre 2019

Tous les chemins mènent au ballodrome (Kate)

 

Si je viens plutôt du Sud, je connais et j'aime le Nord (ainsi que l'Est, l'Ouest, le Centre, etc.) évidemment !

Si aussi bien la saveur des boissons, des plats, des lieux, la chaleur de l'ambiance m'enchantent et si j'ai une multitude de souvenirs colorés, quel bonheur quand mon rêve de visiter l'intérieur de l'Atomium fut enfin réalisé, même s'il faisait en ce mois d'août une chaleur caniculaire et qu'il y avait un monde "bête"...

Atomium_Style

Mais trêve de "carabistouille" (le mot serait belge) !...

a langage

"Afonne ta jatte !" mais peut-être pas si vite, mon ami !

a bière

S'il est aussi vrai qu'un ballodrome (le mot tout autant que la chose) m'est aussi étranger qu'un "tacle de Patrick Vieira" qui, soit dit en passant, ne serait pas "une truite en chocolat"...

Mais si, évidemment, "ceci n'est pas une pipe"... et non, toujours pas...

ceci_continue_denepas_etre_une_pipe

 

 

 

 

 

 

Alors, terminons par ce duo car tous les chemins mènent au ballodrome, n'est-ce pas,

et je dirais même plus...

0 2

 

7 décembre 2019

Agenda d'Ana Mnèse (Kate)

 
Visite au Palais Farnèse

Histoire de faire une parenthèse

Après quelques jours à la Villa Borghèse

Où j'ai entendu bien des fadaises

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Rendez-vous au sommet de la falaise

Afin que mon coeur lui plaise

Mais n'échaffaudons pas d'hypothèse

Bien que ce soit une escapade française

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Colloque en terre islandaise

Au-dessus de la fournaise

Entre neige et braises

Sourdant sous la glaise

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Rencontre avec Corto Maltese

Entre vie d'ascèse

D'aventure de malaise 

Jusqu'à ce que tout s'apaise

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Et à Dieu ne plaise

Soit dit entre parenthèses

Que de la série Treize

Je n'oublie pas de relire la genèse

30 novembre 2019

Une évidence (joye)

« Un zombie (emprunt à l'anglais bien que plus usité en français ou zombi (terme utilisé à l'origine en français, dérivé de zonbi en créole haïtien ; nzumbe ou nzambé en kimbundu/kikongo) est une personne ayant perdu toute forme de conscience et d'humanité,zombie de mes deuxau comportement violent envers les êtres humains et dont le mal est terriblement contagieux. » -Wikipedia

23 novembre 2019

Alouette, gentille alouette ! (Joe Krapov)

Doit-on écrire yaourt, yahourt, yogourt ou yoghourt ?

Je m’en fiche ! Moi ce qui m’intéresse, c’est de pédaler dedans ! Et même la semoule des quatre jeudis peut faire l’affaire !

Il n’empêche, je ne suis pas peu fier cette semaine d’être venu en aide à mon oncle préféré et d’avoir retrouvé, chez Madame Beuneufeu, mon ancienne mère nourricière, la chanson que chantait sa maman à lui.

Pas peu fier non plus d’avoir retrouvé la partition et d’avoir enregistré la chose qui datait quand même de 1857 et semblait totalement tombée dans l’oubli.

Quel rapport avec le yoghourt ou le yaourt, Joe Krapov ?

Essayez donc un peu de chanter avec moi le « Lirli ! Lirli ! Lirli ! Lirli ! Lirli ! Relireli ! Relireli ! Relireli ! » et vous verrez si vous n’en faites pas ! 


P.S. Pour les historiens de la chanson :

« L’Alouette gentille… » figure ici : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109059s/f229.item
au sein du poème XXXVII, "La vierge aux souvenirs" dans un recueil de François Barrillot intitulé "Les Vierges" et paru en 1857.

La partition figure à la page 122 du «Livre de musique» de Claude Augé paru à Montréal vers 1920 et disponible en pdf ici : http://encrages-studio.com/wp-content/uploads/2016/05/lelivredemusique00aug.pdf

Partition complète Barrillot l'Alouette

16 novembre 2019

Chuchotements dans les couloirs de l'Al-Jahebra (joye)

OnlineAlgebraClass 

x,

C’est l’inconnu qui chante dans la nuit

Qui te murmure dans tes rêves.

Un jour, son parfum t’engouffra.

Tu seras son apprenti.

x,

C’est l'inconnu qui t’attend dans la tombe,

Qui te guette au coin de ta jeunesse éphémère.

Un jour, son allure te fera froid dans le dos.

Tu seras son adjudant.

x,

C’est l’inconnu hurlant dans le vide,

Qui portera plainte contre toi

Un jour, si tu ignores ses cris.

Tu seras son bourreau. 

x,

C’est l'inconnu se promenant dans l’univers

Qui te propulsera vers l’infini

Un jour, si tu le lui permets.

Tu seras son maître.

2 novembre 2019

Participation de Nana Fafo

Le Vade mecum de Pingouinnot version mind mapping … c’est du chinois ?

vade mecum psy

Muni de ses précieuses petites fiches en panier,

Pingouinnot parcourt un nouvel itiraire.

Il part et courre à la recherche d’un nouveau monde, peuplé d'extraterrestres E.T. 

d’une envie de remonter à la source, où l’air est pur et respirable,

il lève la tête, en se disant que plus haut, il sera plus proche des étoiles, ainsi il pourra tisser sa toile.

vade mecum victoire

 

V. comme Victoire

Sacro Sainte-Victoire, arrivera-t-il au sommet ?

Ce n’est pourtant pas la “mère” à boire ! \/

Ni le Mont Brequin ! /\

Ce n’est qu’un Slip ! \/

 

Pingouinnot est sentimental, il revient en V, les bras grands ouVerts,

à cette lettre où tout a commencé, avec un Vilebrequin

donnant le rythme bas/haut, descendre/monter, terre/ciel, racine/sens.

 

Pingouinnot semble bloqué dans une version chinoise de sa vie

et comme il ne parle toujours pas la langue

pour le moment, il a donné sa langue au chat JP

et tente une approche plus schématique.

Il essaie toutes les pistes et chemins qui mènent à Rome

va-t-il, grâce au mind mapping (M M), découvrir le fameux Graal tant recherché ?

 

mind mapping

 

Belle lecture créatives à toutes et à tous

En route vers le samedi défi 583 "vade mecum du forestier ?"

 

26 octobre 2019

D'utopie (Kate)

 

D'utopie

0-7 2

À dystopie

0 219840-8 2

Et uchronie

0-2 2

U vert

On préfère

Les voyelles

Plus frêles

0-3 2

De "L'Île aux esclaves"

La-poibilite-d-une-ile

À "La possibilité d'une île"

D'"Une île entre le ciel et l'eau,

Une île sans homme ni bateau"...

Paul-et-Virginie

On dérive vers celle de "Paul et Virginie"

51Opq0Lt9bL

Puis vers la terre effrayante des "Fourmis"

Mais je pars déjà à la dérive

Je me bats et me raccroche à la rive

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Avant que je me noie

J'en appelle à Pierre Benoît

De mes lectures d'autrefois

Qui prénommait toutes ses héroïnes en A

"Je t'appelle, je t'appelle Antinéa !"...

 

Si l'Atlantide a fait rêver

Et continue à faire fantasmer

D'utopie

D'uchronie

De fiction

À science-fiction

0 20-1 2

Pour une distanciation

Légère

Une réflexion

Salutaire...

Concluons

Pour ce faire

Par utopie en chanson

Douce-amère...

 

19 octobre 2019

Troubadour et sa troupe (Kate)

 

J'aurais pu n'en mettre qu'un

Troubadour

Qui parle d'amour

Mais ce n'est pas beaucoup un

OFF SESSION - Oldelaf: "La Tristitude"

J'aurais pu

Si j'avais su

Faire

Un abécédaire

 

Aède

Barde

barde

Chantre

Duo

Eicher Stephan

Flûte

Griot

Harpe

Iliade

Johnny Cash

Keith Jarrett

La Castafiore

castafiore

Mozart

Nina Simone

Orphée

aède

Patti Smith

"Que reste-il de nos amours ?"

Rolling Stones

Scalde

Troubadour

U2

Van Morrison

Waltz

Xylophone

Yoddler

Zorba

Et la boucle, eh !

Aurait été bouclée !

 

J'aurais pu

Si j'avais su

Faire un scrabble

Mais pas capable

scrabble

J'aurais pu

Chanter mes joies

Chanter mes peines

Si j'avais su

Trouver des mots de choix

Sur des musiques miennes

 

J'aurais pu

Si j'avais su

Faire un texte

Dans un contexte

De solitude

Sur fond de la force des habitudes

Mais tant de troubadours

Ont fair rimer

Amour avec tambour

Toujours avec aimer

Que non, je ne suis jamais seule

Non jamais seule

Il y a toujours une société

Des gens de la gaieté

EXCLU -- La tristitude spéciale Saint-Valentin par Oldelaf

Et la boucle, eh !

A-t-elle été bouclée ?

 

12 octobre 2019

Le pape des soupapes (Kate)

 

Soupapes en escadrilles

Pour le desperado en espadrilles

Grand amateur de peccadilles

Fabuleux magicien de broutilles

Acocotte oui

Soupape aux soucis

Du quotidien et de leur tyrannie

Un sourire à défaut d'un rire

Un soupir

Pour échapper au pire

Un souvenir

D'un rêve où l'on n'en finit plus de dormir

Amac oui

Un souhait

Pour rendre la vie plus gaie

Inventeur

De génie

Bricoleur

Maudit qu'on bénit

Réinventeur

D'une porte... bonheur !

aporte oui bas

(Bonus : la signature soupape de Franquin !)

12 octobre 2019

Catéchisme du samedi (joye)

andré vingt-trois

André Vingt-Trois, qui se met souvent sur son trente et un, surtout le dimanche, est la soupape de Paris. Sa mère était Claudia Cardinale. Son papa, Dieuléflic, est l’arrière-petit-fils d’Hélène de Trois. C’est elle à qui nous devons la citation « Paris ne vaut pas une messe, mais peut-être Maine-et-Las, et l’on verra ».

Avant de devenir soupape, Vingt-Trois était l’Archeduchesse à Pont-Évêque, ne fût-ce Archevecque à Pont-Duchesse, on confond souvent ces deux lieux. Avant cela, il passait à Tours, près de Rond-de-Jambes.  Houlà, ces toponymes sont bien mon calvaire !

La soupape Vingt-Trois est contre le mariage homosexuel. Peut-être parce que son petit Jésus ne s’est jamais marié, ou peut-être juste parce qu’il est mesquin (la soupape Vingt-Trois, pas Jésus), qui peut bien le savoir, mais, en tout cas, il dit que ce n’est pas très catholique, toussa.

Maintenant vous savez tout sur la soupape de Paris. Pour votre gouverne, sachez que Francis est le pape et que Dieu est le surpape. Sauf chez les fidèles d’Islam, où monsieur Akbar est le chef. Voilà pourquoi eux ils font tout à la Akbar.

Petite à part grammaticale : on ne sait pas exactement pourquoi on dit LA soupape, étant donné que c’est LE pape auquel il est sous. Encore un mystère !

Petite à part d'à part de vocabulaire : On ne dit pas Mystère à une soupape. On dit « Votre Oiliness ». En anglais au moinsse.

5 octobre 2019

Rupin tout plein (Kate)

 

Si j'ai trompé Galathée à Saint-Tropez

Et qu'à Cannes Ariane m'a lancé des vannes

Heureusement qu'à Megève Ève m'a proposé une trêve

Puis par la suite j'ai eu la chance de croiser Hortense à Saint-Paul-de-Vence

Cependant Constance au bord du lac de faisait des avances

C'était avant Courchevel où Marielle ne m'a pas mené la vie belle

Curieusement à Biarritz Mademoiselle Litz a voulu s'inscrire à l'école Berlitz

Ainsi passant par Neuilly Auteuil Passy Quitterie a voulu qu'on se quitte

Alors je suis retourné au bercail à Versailles avec Kaï une amie Thaï

D'où nous sommes partis à La Baule où j'ai renoué avec Paule

Cousine de Charlotte estivante rigolotte de La Grande Motte

Finalement c'est à Honfleur que Fleur m'a fait lire "À l'ombre des jeunes filles en fleurs"

proust

Et là je n'en pouvais mais à Combray avec May

J'ai prié à l'église de Méséglise avec Élise

Écouté un roulement de tambour à Cabourg avec Seymour

Ai été tancé à Tansonville par la débile Sybille

Pour avoir flirté à Guermantes avec Amarante...

 

Réveillé en pleines pensées libertines au sujet d'Albertine

Marion (deuxième prénom Hermione, c'est une fille "Deutsche Grammophon") à qui j'avais dit : "Nous nous marions"

M'a mis sous les yeux le livre de Bourdieu

bourdieu

"La distinction" et m'a dit : "Lis donc !"

En arrêtant la chanson de Van Morrison pour de bon

J'ai pris les clés du camion et avec Yvon

Nous avons partagé la même passion

Une vraie communion

28 septembre 2019

Quid de ce quidam ? (Kate)

 

Vit-il à Amsterdam

Où il y a dieu il y a les dames

Sait-il réciter à toute blinde

Les cinq comptoirs de l'Inde

 

A-t-il passé la nuit chez Maud

Près de la place de Jaude

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A-t-il tué sept morts sur ordonnance

Pris dans une spirale de violence

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Arpente-t-il le macadam

Pour emballer les dames

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Tente-t-il de mesurer la Terre

À l'aune de la longueur des jambes de ces dernières

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Guette-t-il le rayon vert

Tel un atypique diamantaire

Le_Rayon_vert

Reviendra-t-il danser au bal chez Temporel

Où le passé rôde intemporel

S'il n'y a plus d'après

À Saint-Germain-des-Prés

 

Acceptera-t-il de danser

Encore une danse

Ce cher Frantz

Et rejoindra-t-elle

À temps son vieux mari à elle

Sera-t-il le premier

À dire la vérité

Et donc à être éxécuté

Pour avoir dénoncé

Amèrement

Le grand le grand chambardement !

Quid de ce quidam ?

Patrick ?

À Panam

"Tous les garçons s'appellent Patrick" !

Veronique_et_Charlotte_ou_Tous_les_garcons_s_appellent_Patri

à mon père, ex fan des 60's/70's, qui accolait systématiquement l'adjectif "quelconque" au nom "quidam", et qui, aussi aimait la vie et la ville, Paris, les US, la musique, la chanson, la littérature, la BD, le ciné, la photo, le jeu, l'humour, Boris Vian,

 Bach et les Beatles

 et moi !

21 septembre 2019

Histoire géo sciences techno sport littérature latin grec musique sport... éducation civique ? (Kate)

Histoire géo sciences techno sport littérature latin grec dessin musique sport... éducation civique ?

BB-gag-petanque A 2

De Boule à Bill

Du Nord au Midi

"Une partie de pétanque

Ça fait plaisir

Tu la vises et tu la manques..."

Marseille 1

Le Tour de Gaule d'Astérix

A des saveurs d'anis

Marseille 2

Populaire pétanque

Nous emporte au paradis

Marseille 3

Au pays de Marius et Fanny

Et de la manille aussi

BB-gag-petanque B 2

 

14 septembre 2019

Obsédée par mes obsessions (Kate)

 

Obsédée par mes obsessions

Excédée par mes excès

Exaspérée

Par mes exaspérations

Perturbée

Par mes perturbations

Hallucinée

Par mes hallucinations

Déboussolée

Par la perte de certains boulons

                                                                                         Alors

J'écris

Pour nier mes obsessions

"Alors On Danse" - Stromae (D6bels)

Je danse

Pour alléger mes tensions

J'écoute des chansons

Pour obtenir quelque satisfaction

O polar

Je lis

Pour me glacer les sangs pour de bon

O cascade

Je me balade

Pour respirer l'air s'il est bon

O bridge

Je joue

En évitant d'en faire une OBSESSION !

7 septembre 2019

NIMSY (Kate)

 

Non

Il ne

Me

Suffit (*) pas d'

Y penser...

(Je sais, c'est la rentrée !)

Il faut aussi le dire et le redire...

(Soyons accro aux acronymes !)

Abracadabra

Et abracadabrantesque :

Not

In

My

School

Yard !

Ni pesticides

Des jardins voisins

Ni pétarades

De moto plaintive

moto31_1 2

Ni poussières toxiques

De toutes matières brûlées

Ni merde de chien

bouleetbill58 2

Ni seringue usagée

Ni branche dangereuse

Ni tuile égarée

Transportées par quelque tempête

charly brown36 2

Ni feu du ciel

Fracassant nos têtes

tintintiber142 2

Ni éclipse totale ou partielle

Encore moins volcan en colère

Heureusement point de débordante rivière

Asterix-et-la-rentree-gauloise

NIMSY !

(*)Sorry !

31 août 2019

Suffit-il ? (Kate)

 

Suffit-il d'un dragon

Pour évoquer un donjon

Construit en moellons

Avec force sueur au front

sdonjon526 2

Suffit-il d'un dragon

Pour qu'on fasse un plongeon

Dans la piscine au fond

Assez profond

douves 223 2

Suffit-il d'un dragon

Pour que nous construisions

Des théories d'explication

Du monde qui donnent le ton

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Suffit-il d'un dragon

Avec tous ses boulons

Pour que nous réfléchissions

D'où nous venons

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Suffit-il d'un dragon

De petits vers de mirliton

Pour que nous enfilions

Quelques perles pour de bon ?...

0

Photos de l'auteur, août 2019, n° 1, 2, 4 tirées de "Histoire de la France" de Georges Duby ; n° 3 et 5, collection personnelle

31 août 2019

99 dragons : exercices de style. 50, Style cocasse (Joe Krapov)

Bien le bonjour, joyeux lecteurs de la chanson de Ricochet ! C’est la toile de Pénélope ici ! On tapisse, on retapisse, on détapisse partout, même dans les toilettes ! Ça a beau être pareil, ça n’est jamais la même chose, ce mythe qui nous vient tout droit des neiges d’antan ! Et tant pis donc si en passant je donne un soufflet à Ronsard ou mets ce bon Vaugelas en pièces !

***

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Ça aurait pu se passer à Dache, à Chquoufougnouze ou à Saint-Profond-du-Lointain. À Perpète-les-Bains, à Pampérigouste ou à Saint-Pisse-qu’en-Coin. Mais non, c’est bien à Trillebardou, chez Jean Guillemette, que le dragon a fait son apparition. C’était un glouton mémorable, du genre qui avale la rue des Lombards.

- Mais quand t’arrêteras-tu de boulotter mon troupeau ? demanda le paysan.

- Mardi s’il fait chaud ! répondit le dragon ! À la venue des coquecigrues ! À la Saint-Glinglin !

Comme les paysans du coin n’étaient pas du genre à jeter les épaules de mouton toutes rôties par les fenêtres, ils appelèrent à l’aide.

- Sire, sire, il a plu sur notre mercerie !

***

Le monarque demanda à ses chevaliers d’aller faire sa fête à ce bestiau bariolé comme la chandelle des rois mais il trouva face à lui des visages de bois.

Ces vassaux-là se croyaient sortis de la côte de Charlemagne mais ils n’étaient en vérité que des carabins de la comète qui, éternellement, tranchaient de l’éléphant sans jamais quitter la table ronde où la chère était si bonne. Bref ils se chauffaient à l’espagnole et se caressaient l’angoulême, ces rodomonts, ces Ramasse-ton-bras, ces dépuceleurs de nourrices !

Ils lui répondirent «Niet !».

***

Ce bon roi était franc comme l’osier et dans cette situation où il apparaissait roulé comme un soleil d’hiver, il lâcha la bonde :

- Jamais je ne fus tant étourdi du bateau ! Ah je suis bien entouré ! Des vendeurs d’épinards sauvages ! Des « Prend-à-gauche toute ! L’autre gauche ! » Des goulafres ! Mais je n’irai pas à travers choux pour ma part. Pas de ça Lisette ! Pas question de jouer de l’épée à deux talons, de faire un trou à la lune ! Je vais la prendre avec les dents !

Il s’en alla trouver le dépanneur du coin, un nommé Larchevêque. Il tenait boutique à l’enseigne de « Crois Robert, c’est un expert ! »

Après avoir encaissé une palanquée de « Tranquille Emile, c’est trop facile », de « À l’aise Blaise on t’le dépèce » et de « Cool Raoul j’lâche le pitbull » le souverain eut droit à sa solution miracle : « Laissez faire Georges, c’est un homme d’âge ! ».

Et de fait Larchevêque semblait de taille à tirer de l’huile d’un mur.

***

Il nous faut faire à présent un détour par les appartements de la princesse.

- Il y a de l’oignon ! s’énervait-elle.

La princesse était toute épaplourdie. Que dans cette version-ci aussi on passât sous silence les exigences sexuelles de la bête, cela l’avait ébarnouflée puis lui avait mis le cœur sur les lèvres. Mais comme à cette époque-là on demandait aux filles de garder les manteaux ou de compter les clous d’une porte, que pouvait-elle faire d’autre que bâtir des châteaux en Asie, rêver d’un hashtag #Superwomanbatledragon, se pimprelocher devant le miroir et rêver qu’un bel homme vînt lui déclamer : « Ma mignonne, ma mie, ma tendrette, ma braguette, ma savate, ma pantoufle …» tandis que les ans filaient ?

***

Et donc Larchevêque envoya Georges pour faire rendre gorge au souffleur de la forge.

Le chevalier Georges avait la mine renfrognée d’un soupe-tout-seul, la tête d’un vendeur de vache foireuse : il ne riait jamais.

Il était logé chez Guillot le songeur. Pour un peu c’eût pu être aux petites maisons, c’est à dire qu’il avait un grain, des visions, des rêves. Mais comme il avait la force virile et la science des armes de poing, il était devenu mercenaire mystique, ce qui lui permettait de concilier ses deux extrêmes et d’avoir un rôle social à jouer dans les récits d’édification religieuse de l’époque.

Il avait donc été recruté par un endormeur de mulots de la Sainte Eglise et de la pire espèce, un grand architecte de fourbes qui prenait des airs penchés. Depuis il voyait vaches noires en bois brûlé ! Il avait ses rats, ses hannetons sous le chapeau, qui lui faisaient croire qu’à force de combattre l’hérétique de façon hiératique il deviendrait saint !

Le combat eut lieu et il fut tout sauf silencieux :

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- Tu ne fais que de l’eau claire, mon joli !
- Tu prends ton nez pour tes fesses !
- Je te promets que tu vas rire du bout des dents et même ne plus rire du tout d’ici peu !
- Tu chantes Guillemette, jeune homme !
- Ris t’en Jean ! On t’frit des œufs !
- Ferme ta boîte à camembert ! Tu l’ouvriras pour le dessert !
- Sur quelle herbe as-tu marché ?
- Tiens prends ce cataplasme de Venise ! Et une giroflée à cinq doigts, une !
- Garde ton onguent de miton-mitaine ! Tu me canules !
- Adieu la voiture ! Patatras Monsieur de Nevers ! Passez muscade ! Va te coucher, Basile, tu sens la fièvre !
- Ah qu’est-ce qui se passe ? Le marchand de sable est passé ! Le petit bonhomme me prend ! Je m’endors ! Je me meurs ! Tu vas me le payer Aglaé ! Je n’ai plus d’encre au cornet ! Je vois des anges violets !

Bourouloulou ! Quel choc ! Quelle tempête quand le chevalier frappe la bête avec la clé de l’autre monde, son épée Ascalon ! Et bientôt, c’est cuit de jeudi pour l’animal à quatre pattes !

- Nous mangerons du boudin, la grosse bête est par terre ! O notre bon roi, le dirons-je ? Ça fait hideur quand on y songe !

***

Il est bien évident que dans cette version-ci la rose qui naquit dans le sang du dragon fut de la variété « Cuisse de nymphe émue » !

Cela ne donna pas pour autant l’idée au bon chevalier Georges d’aller désennuyer la petite princesse. Enfin, bon, les personnages font ce qu’ils veulent ! Comme on disait jadis, les volontés sont libres !

Kiki carabi mon histoire est finie pour aujourd’hui !

Inspiré par le très recommandable livre de dame Catherine Guennec . - A Trillebardou chez Jean Guillemette. - Paris : First editions, 2019.

 

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