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Le défi du samedi
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27 avril 2019

CASTAGNETTES!! (Venise)


J’ignore encore si c’est la malchance, ou si cette mésaventure était uniquement le fait du hasard.
Toujours est -il que je me suis retrouvée dans un stage de Flamenco au cœur de la belle Andalousie.
Mes origines ibériques découvertes sur MY HERITAGE.ADN m’obligeaient !
Impossible de me ranger aux abonnés absents, il me fallait renouer avec mes racines .v1


Quoi de plus normal de plonger dans l’expression la plus forte . Certes une mission humanitaire aurait été plus utile, mais une étrange passion soudaine envahissait tout mon champ neuronal à l’idée d’embrasser cette danse.
Les ennuis ont commencé quand on m’a confié des castagnettes.
 

v2


Qu’est-ce qui m’avait laissé croire que le maniement des
Castagnettes serait un exercice facile et dénué de difficultés.
He bien c’est une blague !! il y avait même quelque chose d’épique là-dedans une vraie tragédie grecque.
J’aurais pu m’éprendre d’autre chose que du flamenco, je crois même que l’apprentissage de la cornemuse aurait été plus accessible, mais voilà je n’ai pas une once d’ADN irlandaise !!
Je devais être la goutte dans ma généalogie, celle qui fait déborder le vase au son des castagnettes.
Si je devais résumer ce stage je dirais échec, échec zéro pointé
 Les castagnettes ont atterri dans un fracas sur le mur.
Si je voulais comprendre la culture ibérique, je savais qu’il fallait que je la subvertisse c’était donc plus dans le flamenco , ni dans la sangria et encore moins dans la paella que je ferais vibrer ma corde ibérique .
Peu à peu je me suis mis dans l’idée, de célébrer Garcia Lorca .
J’ai avancé dans la pénombre du couloir du cour de flamenco et j’ai clamé tout haut un chant de Garcia Lorca.
C’est peut-être mon imagination, mais j’ai senti la terre trembler de toute l’ANDALOUSIE.v3

 
Sa langue antique me faisait jouir de son éternité.
Ce n’était pas le fait d’être ailleurs à travers sa langue, mais de saisir cette intimité avec mes ancêtres. C’était du sur mesure, alors que les castagnettes me laissaient froide et nauséeuse.
Depuis j’ai cessé de voyager et ce sont les œuvres écrites qui me portent.
Quelques fois j’entends le son des castagnettes qui parle à travers moi et je souris à L’Espagne.

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13 avril 2019

L’astrolabe par bongopinot

b


Il a fallu attendre le septième siècle
Pour une meilleure utilisation
De cet outil en forme de cercle
Un objet pour l’observation

Qui a permis la navigation en mer
Avant l'invention du sextant
C’est un astrolabe nécessaire
Instrument devenu courant

il calcule la hauteur de l'astre dans le ciel
Il matérialise la vision géocentrique de l'Univers
Observez encore et encore tout l'essentiel
De ces planètes plus ou moins sévères

Il mesure aussi la position des astres
Déterminant l'heure du jour ou de la nuit
Le soleil les étoiles se mesurent
Sur un rythme où toujours le temps fuit

13 avril 2019

L’Astrolabe (Pascal)


C’est le nom de l’hôtel restaurant que ma patronne avait réservé pour moi, pendant les trois jours de réunion où nous étions conviés, avec tout le Service. C’est elle qui gère nos déplacements, le billet de train, le taxi, le restaurant, l’hôtel de tous ses collaborateurs ; je n’ai même plus à sortir un franc ; tout est pris en charge par l’Entreprise. Pendant cette période de vacances, et selon ses dires, elle n’avait rien trouvé d’autre, au plus près de notre salle de conférence, situé en ville. Mais, comme je la connais, avec son petit sourire en coin, j’étais sûr que c’était encore une de ses taquineries habituelles…
Étant disséminés dans diverses hôtelleries, je me suis donc retrouvé seul, dans cet Astrolabe. Au moins, pour une chose, c’était bien : je n’avais plus à parler du boulot, en dehors des heures. Jusqu’au lendemain, adieu, les pompeux discours, le défilement  monotone des diapos sur le rétroprojecteur, les discussions aussi enjouées que stériles…  

Le premier soir, après la journée de réunion, la valise à la main, quand je débarquai dans la place, je me retrouvai dans un autre monde. Retiré de la route, hôtel sélect, restaurant attenant, les pieds dans l’eau, lumières tamisées, coucher de soleil dans toutes les baies vitrées, ce n’était pas franchement en rapport avec un hôtel restaurant qui sert de relais à un employé qui bosse au Service des Contentieux.
À la réception, je lus la brochure d’accueil de l’établissement. « L’Astrolabe : Hôtel Restaurant de qualité, réservé aux couples, aux jeunes mariés avides d’une inoubliable lune de miel… ». Je me disais, aussi…
Imaginez le décor !... Au plafond, il y avait des guirlandes multicolores accrochées, des cœurs gonflés qui flottaient dans les courants d’air, des bouquets de fleurs dans tous les coins !... Aux tables alentour, il n’y avait que des couples qui s’admiraient, les yeux dans les yeux ! Ce n’était que roucoulades, main dans la main, murmures énamourés et promesses éternelles !...
La nuit ?... La nuit fut torride !... « Mais ils ne savent pas ce qu’est l’insonorisation des chambres, ici, ou quoi ?!... ». À travers les murs, à la musique des sommiers malmenés, pendant des galipettes d’anthologie, je subis les « Encore, encore, encore !… », les « T’arrête pas !... T’arrête pas !... », les « Viens !...Viens !... ».
« Ou bien, c’est pour motiver les autres, les béotiens, les timides !... Les amoindris du Calvin Klein !... Leur apprendre les cadences, les fréquences, les temps de repos et les remises en forme !... ». Les râles, les craquements du plancher, les rires, les bouchons de bouteilles de Champagne qui sautent, c’était l’ordinaire nuiteux, dans cet hôtel !...

« Bien dormi ?... », me dit ma chef, en souriant, quand je la rejoignis devant la machine à café, au matin du deuxième jour de la réunion. Bien sûr, un peu rougissant, si je lui parlais du menu, du panorama, de la plage, j’omettais, bien entendu, de lui raconter les détails croustillants de la nuit…

J’avoue, j’ai un faible pour elle, un grand faible, même ; sa façon anodine de ranger ses cheveux derrière l’oreille, sa barrette mordante semblant arranger sa coiffure dans une désorganisation savante, ses yeux qu’elle maquille avec un filet de mascara, ses sourires si frais, ses lèvres si roses et ses quelques grains de beauté disséminés comme une carte secrète, entre la base de son cou et derrière son oreille, sont une invite permanente à la chasse au trésor. Autour de son visage, l’aura de son parfum est comme une légère brume cachant cette île paradisiaque…
Quand elle est dans mon espace, les battements de mon cœur s’accélèrent, je transpire un peu, j’ai une sorte de gêne que je ne m’explique qu’en l’admirant sous cape…  
Elle ne parle pas dans le vide, elle est curieuse, intelligente, pondérée ; elle est à l’écoute. J’aime son esprit de discernement et son esprit tout court. Elle est maligne ; on dirait qu’elle sait tout sur tout mais elle ne le montre jamais. C’est le genre de femme avec qui on pourrait construire quelque chose de solide, en s’engageant sur la voie difficile du couple…

Matador avec les autres femmes, je suis tellement maladroit avec elle, j’en perds mes moyens ; addict à tous ses charmes, je suis sous l’emprise de sa séduction. Jamais, je n’oserais le premier pas, et puis, c’est ma chef du Contentieux. Imaginez le terrible vent que je prendrais si elle me refoulait d’un simple geste de dédain !... Ma fierté de mâle en prendrait un sacré coup dans la figure !... Je ne serais plus bon qu’à jeter mon cœur en pâture...
Pourtant, au fond de moi, il me semble que je ne lui suis pas tout à fait indifférent. Alors, c’est le statu quo ; je l’aime, c’est ma croix et mon rêve le plus fou. Je me contente de son bonjour matinal…  

Avec elle, cette bise du matin, c’est toujours franc et direct ; elle fait péter ses smacks sur mes joues et, pendant ce furtif aller retour, tous les sens en éveil, je sais son haleine, son parfum, le velouté de sa peau. Parfois, je pose même ma main dans son dos pour mieux ressentir son contact ; j’ai l’impression de recevoir plein d’informations aussi subtiles qu’animales. Parfois, nos lèvres se touchent presque, je crois qu’on le fait exprès, c’est notre jeu coquin ; on a du mal à nous écarter, comme si nos corps étaient plus aimantés que la bienséance ordinaire du salut journalier…  

Le deuxième soir, quand je rejoignis ma table, je fus surpris par tout le cérémonial de la salle, comme si on allait fêter quelque chose d’exceptionnel. La nappe était blanche et tellement bien repassée, les couverts étaient en argent, il y avait plusieurs verres ! Un petit bâtonnet d’encens dansait ses arabesques parfumées au centre de ma table ! C’était un véritable petit nid d’Amour, propice à toutes les déclarations !...
Eclairages diffus, musique douce, vue imprenable sur la mer et son coucher de soleil, effluves capiteux d’iode et de sable chaud se baladant dans l’air, c’était idyllique. Je devais m’être trompé d’emplacement mais une des serveuses me dit que c’était bien ma place… Après tout, c’était ma chef qui payait ; je me disais que, même à distance, elle avait des attentions pour moi et, quand je lui dirais tout cela, demain, cela la ferait encore sourire…

Je n’eus pas à attendre le lendemain ; vêtue d’un petit tailleur fragile qui subjuguait ses formes, un peu intimidée, elle était là ; je l’avais remarquée dans le reflet d’une baie vitrée. Elle s’approcha lentement de ma table. Je me levai et je la serrai dans mes bras comme on étreint le plus grand des trophées de sa vie ; nos lèvres se touchèrent, se reconnurent et nous nous embrassâmes longuement sous les applaudissements des couples alentour…  
Quand nous nous séparâmes, quittant cette extraordinaire étreinte, je sortis de la poche de mon veston une petite boîte avec un ruban et une belle alliance cachée à l’intérieur ; depuis le temps que je la baladais avec moi… À genoux, je lui fis ma demande et, adoubé par ma princesse, nous reprîmes le cours de nos baisers fougueux, scellant notre collusion. Sous les ovations du public conquis, main dans la main, nous allâmes sacraliser le coucher de soleil ; je peux vous le dire : tous nos frissons n’étaient pas que pour les lumières finissantes. Je lui disais : « Je t’aime », et dire « Je t’aime » quand c’est sincère, c’est toucher le Ciel, c’est se retrouver paralysé de Bonheur, c’est être foudroyé jusqu’à l’âme, c’est vaciller mais c’est tenir debout pour justifier ses larmes…

Après ?... Demandez au personnel de l’Astrolabe !... Depuis notre passage, ma belle et moi, nous sommes même inscrits sur le fronton de leur Livre d’Or ! Nous avons la palme en matière de tapage nocturne ! J’ai appris les chemins secrets de tous ses grains de beauté ! J’ai mesuré la hauteur des étoiles dans ses yeux ! Nous avons cassé plusieurs ressorts ! Fait trembler les murs ! Renvoyé Rocco Siffredi à ses études, et plein de choses encore, que la pudeur m’interdit de rapporter ici.
Et puis, c’est ma chef ; vous comprenez, même sur cette feuille rapporteuse, pudique, elle ne permettrait pas que je m’étale un peu plus sur le sujet. Après tout, c’est elle qui paie ; comme je suis un peu taquin, et puisque tout n’est que rires, je lui demanderai si je peux mettre l’alliance sur ma note de frais…

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20 avril 2019

BASTRINGUE (Venise)

 
Je ne voudrai rien qui mente,
Je cherche la beauté violente,
Pour me défendre de ce corps difforme
C’est ainsi que parlait TOULOUSE-LAUTREC chaque soir au bastringue.
Il s’affranchissait de son triste sort par la folie des corps des femmes.
Elles seules pouvaient le laver de ses désespérances.
Battu par l’averse des mauvaises circonstances d’une naissance non désirée
Il reste un enfant dans la forêt des robes et des rires de toutes celles qui auraient pu l’enfanter.
Lui seul est en droit de les peindre
La Goulue, Joie d’AVRIL rendue aux vivants.

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Le peintre boit jusqu’à la lie le mouvement du corps, brisant le sort qui lui tient la bride
Le cheval peut aller au galop.
Ainsi les eaux calmes du chevalet se font fleuve, s’effacent alors les barreaux qui l’emprisonnaient.
Au petit matin en quittant le bastringue d’un pas claudicant nait le jour du tableau
C’est dans sa peinture que l’on peut apercevoir la splendeur du hasard et de la joie.
Ce qui aurait pu être une ampoule sale dans un taudis, se révèle ici dans la lumière de ses couleurs vives.
Ils s’inclinent devant elles comme on s’incline devant le mépris.
La beauté ici grandit de toutes ses injures faites au peintre.
Ce bastringue reste le berceau de son art.

23 mars 2019

Néologisme (Walrus)

 
Si l'attitude xénophobe est universelle dans l'espace et le temps (elle doit être née en même temps que notre race) le mot, lui, est récent. On l'attribue généralement à Anatole France qui, à l'occasion de l'affaire Dreyfus, aurait formé ce néologisme à partir des racines grecques xénos (étranger) et phobos (peur).

Du coup, au petit jeu des étymologies simplistes, je me demande si Xénophon était un mec qui parlait étranger, du même xénos et de phôné (son ou voix), un interprète en quelque sorte...

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13 avril 2019

Astrolabe (Venise)

 

À l’époque je vivais aux états-unis j’essayais d’intéresser les journaux à mes dessins.v

Absurde, j’aurais dû être à Paris pour parles aux éditeurs !!

Je me baladais avec mes dernières planches. Un astrolabe géant recouvrait la première page.

L’histoire parlait de conquêtes et de voyages. J’aurais mieux fait de m’adonner à la franche grossièreté et me moquer des faibles et des pauvres plutôt que d’essayer de gagner l’adhésion de la bande de nuls qui dirigeait les éditions new-yorkaises.

J’avais déposé les maquettes de l’astrolabe sur le bureau d’une secrétaire.

« Cela ne dépend pas de mon service » dit-elle en souriant, tout en ouvrant la fenêtre pour laisser entrer une chauve-souris.

Celle-ci vint se poser sur mon astrolabe comme si elle voulait inspecter les planches à dessin.

C’est alors qu’un tout jeune rédacteur adjoint pointa son nez avec son nœud papillon à pois.

« Vous êtes trop européen «  m’avait-il dit en tournant les pages de mon livret.
Ici nous cherchons les futurs Melville !! Votre astrolabe ne fait pas le poids par rapport à sa baleine blanche.

Vous voyez me dit-il en s’approchant de la planche n°6 .

Cette débauche d’écume n’est pas d’un meilleur effet.

Puis il me déconseilla de faire carrière dans la bande dessinée.

Je sortis de cet endroit le pied léger, la chauve-souris me suivait .

« Ton histoire est formidable » me chuchota-t-elle

 « viens  suis-moi . »

Je crus un instant que j’allais m’envoler avec elle.

 Plaisantait-elle ?v

 

Je me demande encore pourquoi je l'ai prise au sérieux.

 

La seule réponse que j’ai c’est      Le désespoir.

Oui je ne faisais plus le malin, car à la faveur d’une fenêtre ouverte voilà que mon destin tout entier reposait dans les mains de cette chauve-souris fantasque.

Je n’en croyais pas mes yeux elle était d’en train d’ameuter une armée de consœurs et tenaient à quelques mètres de distance un conciliabule autour de l’astrolabe.

Je tendis alors l’oreille

 

« Les reculades se comptent  plus dans le rang des humains nous avons l’inventeur de l’astrolabe voilà avec quoi les hommes doivent se déplacer et arrêter les GPS qui nous flinguent les tympans . »

Ça faisait peine à voir, elles me prenaient pour l’inventeur de l’astrolabe et confondaient mes dessins ridicules avec des projets d’ingénieurs !!!

Vous serez notre lanceur d’alerte cher ami dit ma chauve-souris en tant que porte-parole

v

Ce qui était sûr c’est que j’avais une sacrée cote.

J’ai alors accepté d’être l’étendard de leur cause. Elles étaient comme moi en voie d’extinction en tant que dessinateur. On logeait à la même enseigne.

Mon capital sympathie était si énorme auprès d’elles que je décidais sur-le-champ de changer mes dessins

Mort aux GPS VIVE LES ASTROLABES criai-je dans la rue !!

Je partageais moi aussi avec elle et leurs consœurs les abeilles une répression à hauteur de gilets jaunes.

Il y avait la pierre philosophale qui changeait tout argent en or.

Il y aurait maintenant l’astrolabe pour sauver le monde.

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13 avril 2019

L'astrolabe nautique (maryline18)

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La sortie se voulait éducative mais Céline la trouvait ennuyeuse, alors, trépignant d'impatience, elle tirait sur le bras de sa nounou :

- Marie ! Marie ! c'est bientôt fini ? J'en ai marre MOI !

-Regarde Céline, ce qu'utilisaient les marins autrefois !

-Oh j'aime bien celui-là, on dirait un trêfle à quatre feuilles !

-Oui, c'est vrai !

-Tu crois que Christophe Colomb en avait un ?

-Oui, sans doute ma puce !

-C'est vrai qu'un trêfle à quatre feuilles, c'est un "porte- bonheur" ?

-C'est ce qu'on dit...

-Et, c'est vrai que l'argent fait pas l'bonheur ? C'est Maman qui dit tout le temps ça...

-Euh..., non, pas forcément, mais...

-Marie, c'est quoi le bonheur ?

Marie prit la main de Céline et l'emmena à l'extérieur du musée.

Elle avait toute l'après-midi pour lui répondre. Aussitôt sortie, la fillette oublia pourtant sa question, trop occupée à courir sur le sable.

En la regardant, Marie se souvint d'une photo d'elle qui avait été prise à Merlimont, alors qu'elle devait avoir son âge, un jour ou elle était bigrement heureuse, elle se souvient de cette joie qui l'irradiait alors qu'elle jouait avec les vagues...

...Le bonheur c'est comme ces grains de sable, on s'en saisit, la paume bien ouverte pour en avoir le maximum et très vite on l'enferme de ses doigts protecteurs. Quand on ouvre à nouveau la main, plus rien.

...Je pourrais te mentir, Céline, te dire que le bonheur c'est de bien apprendre à l'école, d'avoir un bon travail, une bonne situation, une belle maison, une belle voiture, ou alors que c'est la joie de partir en voyage, de voir des paysages, oui, je pourrais te dire tout cela...

...Et pourtant quand tu auras tout cela, tu checheras peut-être toujours le bonheur...

...Le bonheur, écoute, le bonheur... c'est son regard dans le tien, ses silences paisibles où les mots deviennent superflus,  son souffle sur ta peau, ta main dans la sienne, quoi qu'il arrive... Ce sont ses caresses, dont la douceur te fait oublier le monde et toutes ses injustices. Le bonheur c'est... ses "je t'aime" qui devancent les tiens et qui réchauffent tout ton être, tellement mieux que n'importe quel soleil d'été. Le bonheur c'est son visage entre tes mains, tes lèvres cherchant les siennes dans la pénombre d'une soirée sans fin...C'est cette magie qui émante les âmes quand les mots improvisent, quand les corps se cherchent pour se confondre.

...Le bonheur c'est ce rêve que tu  fais éveillée comme pour lui donner une consistance, onctueuse à souhait...avec des goûts d'encore et de toujours à déposer sur sa bouche affamée. Le bonheur c'est de l'aimer et de te sentir vibrer comme un djembé sous ses mains expertes...Le bonheur c'est ...

-Marie, tu viens te baigner ? Allez, viens !

-"J'arrive ma chérie, j'arrive !"    

 

9 février 2019

Il ne faut pas confondre (Walrus)

 

C'est toujours sur une sorte d'impulsion que je choisis le mot de la semaine (attention! je vous entends suggérer que c'est le résultat de mon côté "illuminé").

Pour celui-ci, après qu'il me soit tombé dessus, j'ai cherché une illustration pour vous le proposer et c'est là que j'ai constaté que les problèmes commençaient avant même d'écrire ma propre participation.

J'ignore comment G**gle règle sa recherche en fonction du pays où vous vous connectez, mais toujours est-il qu'ici, en Belgique, la majorité des premières images proposées concernent... une rue de la ville de Liège !

J'ai donc choisi une autre image liée au sens le plus commun de roture et j'ai conservé la rue pour ma participation.

Si l'on entend régulièrement les Français nous parler de "sur Paris", les Liégeois, eux, diront "en Roture".

La rue en question ne s'appelle en effet pas rue de la Roture, ce qui laisserait supposer qu'elle est peuplée de roturiers (même si c'est le cas), mais rue Roture, et ce nom n'a rien à voir avec la classe sociale de ses habitants, mais bien avec son histoire.

Confirmation de la chose dans le paragraphe Toponymie qui lui est consacré par Wikipédia :

L’appellation dérive du bas latin via rupta (« voie rompue »), c'est-à-dire de route rendue praticable par l'enlèvement d'obstacles, et non du fait que cette rue aurait été habitée par des roturiers.

C'est beau hein ? (comme on dit chez les ch'tis)

C'est même trop beau car une deuxième version existe, tirée d'un opuscule (750 pages) en ma possession : "Le nouveau dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles" de Jean-Jacques Jespers aux éditions Racine, et qui attribue l'origine du nom au fait qu'on y rouissait le chanvre :

roture

Eh bien voilà, nous ne sommes pas plus avancés.

Si ça se représente, plutôt que de me perdre dans la cité ardente (ouais, c'est comme ça que les Liégeois appellent leur ville et avec leur accent traînant, on a bien du mal à les prendre au sérieux), je vous balancerai mon petit refrain :

Du temps où j'étais prince,
Au fond de ma province,
Je coursais comme un fou
Ce qui portait dessous :
Les belles roturières,
Les tendres dentellières,
Les fines corsetières,
Les biches au regard fou,
Les bergères légères,
Les solides fermières,
Les troublantes sorcières,
Les grâces aux cheveux roux.

Du temps où j'étais prince,
Au fond de ma province,
J'implorais à genoux
Ce qui portait bijoux :
Les fières douairières,
Les femmes de notaires,
Les marquises sévères,
Les danseuses à froufrou,
Les blondes héritières,
Les filles d'apothicaires,
Les riches joaillères,
Les bayadères itou.

...

9 février 2019

Roturiers (Venise)


Cœur de roturier et rien d’autre.
Avec un rossignol pour bannièrev
Sans l’aiguillon du blason
Et là nos baisers, nos promesses, nos rivières souterraines
La rose ouverte sur le jardin
Et le rosier de nos promesses sans épine.
Il faudra coucher nos corps sans linceul, sans royaume
Pendant que nos faux couperont les épis jaunes.
Nos cœurs roturiers ne s’envoleront pas, mais
nos soupirs nos renoncements
Comme de vieux oiseaux frémiront dans la brume
Braves gilets jaunes au cœur roturier
Dont l’alphabet trébuche dans les caniveaux pleins de larmes.

Moi je tordrai les branches des peupliers pour vous laisser passer.

23 février 2019

Un trapèze entre deux arbres par bongopinot

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Une barre horizontale ronde
Suspendue par deux cordes verticales
Accrochées à des branches vagabondes
Sur un colosse jamais bancal

C’est un trapèze dans le soir
Fixé entre ces deux arbres
À ses cotés une balançoire
Qui siffle au vent de décembre

Ils se balancent d’avant en arrière
Attendant gentiment le printemps
Espérant que passe vite l’hiver
Pour entendre le chant des enfants

Qui grimperont en se hissant
Avec leur doux rire moqueur
S’accrochant au bois blanc
Affrontant même leur peur


En allant de plus en plus haut
Pour côtoyer les nuages
Et danser avec les oiseaux
Pour de bien beaux voyages

16 mars 2019

Visigoth (Venise)


Teodorika ma fille n’a toujours pas de prétendant, son prénom visigoth ferait-il à lui seul obstacle à toute union ou son caractère triste et réservé a-t-il joué un rôle ?
Je me pose ici une question faut-il rebaptiser Téodorika d’un prénom quelconque et qu’elle abandonne ses origines ancestrales .
Serait-il possible que ce monde actuel n’inspire aucune histoire d’amour à ma Théodorika !!

Elle a bien saisi l’autre matin mes allusions voilées et mes avertissements implicites.
Il y a plusieurs années déjà lors de la distribution des prix lorsqu’on annonça le prénom de téodorika
Et qu’elle monta sur la scène pour recevoir son premier prix elle se retrouva devant un public franchement hostile.
Elle tendit la main pour recevoir son prix et reçu un regard visigoth du président du jury dont elle se souvient encore.

Elle n’a jamais porté attention à toutes ces flèches jusqu’à ce qu’un jour l’une d’elles se loge dans son casque .

Ha oui j’avais oublié de préciser que théotorika sort toujours casquée comme ses ancêtres .

v



Elle aurait pu se coiffer d’un foulard comme toutes les jeunes filles de son âge et tout simplement tête nue .

Où en étais je ?
Utilisez votre matière grise pour faire le lien entre son allure improbable et son célibat.

 

26 janvier 2019

Une grande silhouette par bongopinot

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Une grande silhouette
Qui danse qui danse
Et une foule dense
Qui découvre un poète

Des débuts prometteurs
Une carrière vertigineuse
Des victoires élogieuses
Pour cet immense boxeur

Un vrai protagoniste
Jouant du verbe et du poing
Un grand orateur qui convainc
Élégant éloquent artiste

Des victoires des défaites
Exploits et envolées lyriques   
La flamme des jeux olympiques.
Allumée d’une main tremblante

De Cassius Clay à Mohamed Ali
Le plus célèbre de tous les temps
S’en est allé un jour de printemps
Affaibli par une longue maladie

19 janvier 2019

L'ourson brun par bongopinot

b


Je suis le petit ourson brun
J’ai très souvent faim
J’adore le poisson et le miel
Et je raffole regarder le ciel

Je me promène dans la montagne
De petits flocons m’accompagnent
Alors je cours dans la neige
Et sous mes pattes elle voltige

Ma fourrure est toute douce
Mais attention je suis un maous
Mes petites oreilles sont rondes
Et j’ai une vision profonde

Je peux donner la pétoche
Sauf lorsque je suis en peluche
Je suis un omnivore qui chéri le sucre
Et j’en trouve grâce à mon bon flair.

Je suis le petit ourson brun
J’ai très souvent faim
J’adore le poisson et le miel
Et raffole regarder le ciel

26 janvier 2019

Le protagoniste (Venise)

 

En JUDÉE à la table du christ ,on comptait douze apôtres, alors que Jésus en personne était absent .Le protagoniste de la scène manquait à l’appel !!!.

 

Le thème astrologique de Jésus était alarmant et Matthieu avait réuni les troupes afin de conjurer le sort qui pouvait s’abattre .

Il prit la parole se dressa devant des regards inquiets et lut à haute voix l’astrologie du protagoniste jésus en personne .

v

 

Jean prit alors la parole

L’ennui se dit-il  délaissant son carnet pour revenir à la lecture du thème astral de Jésus par Mathieu , c’est que nous ne connaissons pas l’heure de naissance de Jésus . Ni même à quel moment approximativement de la journée ou de la nuit il est né. Non, parce que tu sais, c’est important de connaitre le signe opposé à son signe natal – ce que l’on nomme un ascendant. Un Poisson ascendant Balance, ce n’est pas comme un Poisson, ascendant Cancer… C’est comme si le signe natal donnait le continent et l’ascendant le pays. Tu saisis la nuance ? Ensuite, il faut situer la ville. Prenons deux Poissons ascendants Balance – ne crois pas qu’ils se ressembleront. Il faut voir dans quels signes astrologiques se trouvaient leurs planètes au moment de leur naissance. Mars, Mercure, Jupiter, Vénus… Tiens prenons Vénus, la planète de l’amour ! Elle pouvait se trouver dans un signe de feu pour l’un et de terre pour l’autre. Vénus en Lion ça ne donne pas les mêmes effets que Vénus en Vierge. Mais que fait jésus cria judas lui seul pourrait nous éclairer sur ce point .

Alors marie discrète prit la parole / si vous tenez tant à le savoir, je vais vous le révéler… il est né entre les fêtes juives de Souccot et Hanouca, car c’est ainsi que l’on notait souvent les dates de naissance. Ils ne l’ont pas écrit, mais ils ont consigné la date dans un des premiers brouillons de son histoire.

Marie dit Matthieu tu veux dire qu’il a eu des avatars ?!

Et alors, l’être humain aussi, Adam, n’était pas le premier modèle ! Ève non plus !

On n’est pas très avancé cria Simon le thème informe qu’il faut que jésus soit vacciné contre le tétanos comment interpréter ce texte .

Sans Jésus ?

 

5 janvier 2019

Les macaronis par bongopinot

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Les macaronis
Je les préfère
Avec du gruyère
Comme mon papy

Qui revient d’Italie
Avec son frère
Qui est trop fier
D’arriver jusqu’ici

En Normandie
Au bord de la mer
Sous un ciel clair
D’un bel après-midi

Sans une goutte de pluie
Et c’est moins galère
Pour une journée familière
En famille ou entre amis

10 novembre 2018

Ectoplasme par bongopinot

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On m’appelle Ectoplasme
C’est mon prénom
C’est tout mignon
Pour un fantôme

Parfois lumineux
Petit feu follet
Toujours très gai
Car très heureux

Quand je fais peur
Je pars très vite
Et je m’abrite
Sinon je meurs

J’ai une belle âme
Un halo de lumière
Dans l’atmosphère
J’apporte le calme

Plus beau qu’un spectre
Même en photo
Je suis rigolo
Pour une chimère

Je vole et danse
Dans le décor
Toujours d’accord
Je mets l’ambiance

Pour me rencontrer
Ce n’est pas facile
Car c’est moi qui décide
Quand, je viendrai vous hanter

5 janvier 2019

Macaroni (Venise)

Le vieillard regardait le ciel , derrière l’étoupe noire des nuages il devinait la lumière du printemps .

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Celui qu’on avait traité de sale macaroni dans son enfance se tenait là dans la rue principale vociférant des couplets enroués, dévisageant les badauds avec effronterie et chaleur .

Ceux qui n’avaient rien à faire lui emboitaient le pas pour chanter avec lui .

Le buste un peu penché et les mains dans le dos le sale macaroni des vieilles cours d’école dansait maintenant d’un pas léger et alerte.

La foule acquiesçait du regard. Ainsi escorté il humait l’air vif du matin et se réjouissait d’apporter cette gaité dans les cœurs.

C’était une foule inoffensive guidée par un macaroni qui a retrouvé la saveur de la vie dans le chant la danse et la musique.

La rue est maintenant inondée de lumière, la large ceinture de cotonnade ceinturait les reins du vieillard et parfaitement à l’aise il saluait la foule .

Sa voix flottait comme une arche au-dessus de toit puis il s’étendit par terre  et mourut .

Bon d’accord cette fin abrupte vous déplait !

Mais je trouve que commencer l’année par la fin de quelque chose , c’est comme si on nous servait pour le soir du nouvel an un plat de macaroni en disant bientôt on aura du caviar .

La fin de cette histoire appartient à tout le monde et à personne à la fois ainsi personne ne sera dépossédé de la fin de ce macaroni qui a dévissé . je sais votre déception est immense mais ne vous tourmentez point et filez comme Jésus marchant sur l’eau en quête d’un miracle 2019 en sera plein et tout sera possible .

 

1 décembre 2018

Le vendredi soir par bongopinot

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Il faut que je débranche
Le boulot ce n’est pas top
Alors vite je me déhanche
C’est la joie du hula-hoop

Seule ou entre amis
Dés qu’arrive le vendredi
Finis tous les soucis
À nous la douce folie

On souffle on décompresse
On regagne son sourire
On abandonne son stress
Une musique pour nous adoucir

Un cerceau pour une taille fine
Sur un air bien rythmé
On élimine les toxines
Un moment pour tout oublier

Vendredi c’est hula-hoop
Et les cerceaux volent
On les lance on les attrape
Et mille couleurs nous entourent

Que c’est bon de débrancher
Le boulot ce n’est pas le top
Le vendredi pour se déhancher
C’est la douce joie du hula-hoop

22 décembre 2018

Carillon (Walrus)

 

C'est le matin, tout est calme dans la cuisine tandis que je prépare le petit-déjeuner.

Soudain, dans mon dos, un son léger se produit, comme le chant d'une harpe éolienne.

Toutes les portes sont pourtant closes.

Plaisanterie de Korrigan ?

Nous ne sommes pas en Bretagne mais les filles auraient pu en ramener un de leurs dernières vacances.

Bien sûr, en Belgique nous avons des lutins, des gnomes, des farfadets, des nutons, des sottais, des kabouters et même des kobolds.

Ils partagent tous le fait d'avoir l'esprit farceur et d'être petits (faut bien qu'on explique que, si on en parle souvent, on ne les voit jamais).

Bon, j'ai beau ne pas y croire, je me retourne quand même brusquement, qui sait ?

Qui donc joue du vibraphone sur mes couvercles de casserole ?

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Ah, c'est l'air chaud qui monte du grille-pain !

Un petit toast en l'honneur des nains (de jardin) ?

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Eux aussi font du vent...

 

8 décembre 2018

Son roman par bongopinot

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Elle veut écrire un roman
Alors elle y réfléchit
Et tranquillement calmement
Elle amorce dans sa tête un récit

Assise sur un fauteuil
Devant sa page blanche
Elle pose enfin sa phrase-seuil
Une tirade de mots riches

Ouvrant sa porte à l’imaginaire
Instant essentiel et précieux
Pour accrocher et plaire
Un incipit clair et audacieux

Pour tendre la main aux lecteurs
En prolongeant l’envie de lire
Elle a choisi ses mots avec lenteur
Pour amuser pour séduire

Une ouverture simple et digne
Des lieux des personnages
Une histoire qui cogne
Avec de nombreux messages

Elle a ficelé son roman
Le premier livre de sa vie
Tranquillement calmement
Et son manuscrit est réussi

27 octobre 2018

Il est du Nord par bongopinot

 

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Il est du Nord
Il parle ch’timi
Et anoblit
Tout le décor

Et son sourire
Accueille le mien
Et me soutient
Avant de repartir

Une belle aventure
Pleine d’humanité
A fait changer
Toutes mes lectures

Au Pas-de-Calais
On ne sent pas le froid
Dans les endroits
Où tout est vrai

Pas plus facile qu’ailleurs
Mais leurs richesses
Et toute cette liesse
Vous donnent le bonheur

Si vous allez là-bas
Toutes vos rencontres
Vont vite accroître
Toute votre joie

 

10 novembre 2018

Les fantômes (Venise)


Alors que je déjeunais   au restaurant l’ECTOPLASME  rue des exorcistes j’ai vu rentrer Georges Méliès suivi de près par Antoine lumière . Le patron du Resto en souriant le geste pointé sur l’index sur ses lèvres intima le silence à tous les clients.
Une personne me demanda alors ce qu’il était en train d’arriver. On ne pose pas une telle question dit le serveur soit on les connait soit vous les découvrirez seule .
Ceux qui ont assisté   à un tel mystère en rient et pleurent encore .
Derrière le voile du temps Georges Méliès  découvrait le cinéma d’ANTOINE Lumière et s’agitait sur son siège  comme un fantôme pris de convulsion .
J’étais fascinée de les voir se réincarner  là devant moi de cette manière la plus abrupte je pressentais dans leur voix l’émergence de paysage de braises et de bois lunaires .
Pareil à des chasseurs cherchant la bonne vision  Méliès dessinait avec ses mains des formes insolites  
On leur apporta une bouteille de champagne et sans faire cas des clients qui ne semblaient point voir ils trinquèrent à leur projet

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C’est l’arrivée de COPPOLA  accompagné de Dracula qui me fit sauter sur mon siège .v2


Georges Méliès s’était un peu affaissé sur son siège et comme un chaman pris par des visions. Il finit par ouvrir  un œil  curieux. Coppola était en train d’expliquer que son Dracula lui posait quelques problèmes et cherchait apparemment les conseils avisés de Méliès. .Méliès n’avait plus besoin d’un écran pour poursuivre son œuvre . La lumière était devenue un obstacle à ses visions. Je le vis se saisir de Dracula pour  extraire de son enveloppe son feu intérieur. Il se tourna alors vers COPPOLA et lui dit/ Arrangez-vous pour que ce feu ne meure jamais.
Alors votre œuvre ne mourra point dans les cendres.

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20 octobre 2018

Les BachibouSouk par bongopinot

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Ils ont changé le z pour un s
Et enlevé le trait d’union
Mais ni con ni bouffon
Je trouve qu’ils ont la classe

Voila les bachibouSouks
Guitare, basse, saxo, batterie
Et sa chante et sa sourit
Avec leurs drôles de looks

Chansons entrainantes
Drôles et humaines
Pour les âmes sans haine
Et tous les cœurs en fête

Ils ne se prennent pas la tête
Et forment un joyeux bordel
Ils nous font la vie belle
Lumineux tel des comètes

JuliO Gaud Driguez et Matthieu
Quatre joyeux lurons
Qui ne jouent pas les fanfarons
Et ne sont pas prêt à faire leurs adieux

 

https://www.youtube.com/watch?v=n4AVf9g4pyY

 

20 octobre 2018

Bouzk (Venise)

 

Je suis  libraire, ma librairie s’appelle ‘ milles millions de mille sabords’ . Elle se trouve allée des tournesols au LOTUS BLEU.

 

J’adore mon métier et je trouve qu’un livre est comme un crabe aux pinces d’or qui vient vous cueillir et vous emporter. Après bien des aléas, C’est la chance de ma vie qui s’est enfin présentée. Entourée d’iles noires et de boules de cristal, je baigne dans le meilleur des mondes. Seulement voilà, il peut arriver que mon Petit coin de paradis se transforme en Fureur et mystère.

L’autre jour, je reçois un appel téléphonique agressif et étonnant de la part de la secrétaire d’Hergé.

 

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Le capitaine Haddock doit se rendre dans la région et il ne faut pas lui vendre Le Trésor de Rackham le Rouge.

 

 Avez-vous saisi  Nadia !!si le capitaine haddock vient acheter Le Trésor de Rackham le Rouge dites-lui que vous êtes en rupture de stock.

Ah bon, et s’il me demande Le Trésor de Rackham le Rouge –

 Faites ce que je vous dis !

Quel ton désagréable ! Je n’ai rien répondu, car j’avais déjà envoyé les secrets de la licorne par la poste

et je ne pouvais plus le  joindre, son portable étant resté à la boutique depuis son dernier passage

l Un peu plus tard, la secrétaire est  arrivée , trainant derrière elle, MILOU et un coffret contenant les bijoux de la Castafiore que je trouvais affreux. Elle entra dans la boutique le visage défiguré par une oreille cassée et m’apostropha :

- Nadia, vous avez bu du Whisky ou quoi ? Le message était pourtant clair.

Calmez-vous, depuis un mois je lui fais livrer toutes les semaines à la même heure, les cigarillos dits les picaros  je ne pouvais pas deviner le changement et de toute façon c’était trop tard.

 

Je demande à Aurélien DUPONT , surnommé le jumeau , par tout le quartier, s’il peut me rendre le service de tenir la boutique pour aller moi-même lever ce Mystère  : pourquoi subitement Pas de Trésor de Rackham le Rouge pour le capitaine haddock.

Sur les pas de sa porte je l’entendais grommeler   et je marchais comme ceux qui avaient posé les premiers leurs pas sur la lune.

Il m’ouvrit brutalement la porte ha c’est vous Nadia vous m’apportez les cigares du pharaon ?

Non je ne suis pas là pour ça,  il me claque la porte au nez avec un BACHI BOUZOUK tonitruant .

 

10 novembre 2018

Snotneus (Walrus)

 

Si vous avez, comme moi, un peu farfouillé sur le net pour trouver l'inspiration sur le sujet proposé cette semaine par le bachi-bouzouk qui sévit sur ce blog, vous avez peut-être vu cette photo :

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Trucage ! Vous écriâtes-vous, indigné.

 

Faut voir...

J'ai assisté personnellement à une manifestation similaire, et j'ai  pris moi aussi une photo !

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Ah !

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