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Le défi du samedi

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10 avril 2010

Défi #102

merde




Pour poser votre commission :
samedidefi@hotmail.fr

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10 avril 2010

Nous ont conté leur version de...

10 avril 2010

Abracadabra -texte sombre vs BD humoristique- (Vanina)

Vivre c’est aussi, un jour, savoir disparaître…

 

Sous son humour affiché, sous sa bonne humeur permanente, se cache une souffrance.

Comme la vie, les mots lui échappent, plein de choses à dire, mais plus aucune phrase qui séduit… Un festival d’images qui s’offre aux regrets.

La dure réalité d’une vie qui s’éparpille, faisant semblant d’être, pour, un jour, sans prévenir, mieux disparaître.

 

* * *

LeChapo_R7_580

10 avril 2010

J'ai perdu la boule ... (MAP)

Boule

10 avril 2010

Disparaître‏ (Flo)

Cet Olivier qui n’avait plus besoin d’elle ! De qui se moquait-il ? Elle pouvait là d’un seul coup de maître le faire disparaître ! Se mettre dans une colère et une fureur noire, souffler toute sa rage pour emporter ce chapeau, gueuler, s’époumoner pour assombrir ce nuage autrefois cotonneux, gronder comme en mars par ces giboulées, le faire craquer sur son banc, le tremper jusqu’aux os parce qu’il n’avait pas son parapluie et le transpercer tout en espérant pouvoir le faire pleurer comme il l’a faite pleurer.

Heureusement qu’elle en connaissait d’autres qui l’ont adoucie et mesurée dans sa haine. Mais lui, c’est clair, parmi tous, cet Olivier-là elle voulait le toucher dans sa chaire, elle voulait se l’arranger et certainement pas le laisser se défiler ainsi, elle voulait  mouiller sa chemise et le projeter dans sa réalité et sa responsabilité…

…/Et voilà qu’elle recommence, qu’elle me couche à nouveau sur le papier, qu’elle me fait exister et disparaître, apparaître et être, qu’elle fait de moi tout ce qu’elle veut d’elle parce qu’elle ne peut pas faire d’elle tout ce qu’elle veut de moi/…

Non, il est toujours là à ne pas comprendre, à lire ce que cette furie dévergondée venait de chourer, son stetson par ce temps, cette chipie de garçonne qui le désarçonne. Il devait se hâter. Il referma la femme aux mains rouges, et se dirigea vers la gare de Clermont, direction Paris. Il doit trouver rapidement une bouche de métro pour voir la nouvelle carte dessinée et la court-circuiter du mieux qu’il pouvait parce qu’à ce rythme il ne donnait pas cher de sa peau.

flo101

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10 avril 2010

Disparition, ou presque (Cartoonita)

Disparus. Le temps libre qui file. La motivation. Le courage. L’assurance. Les actes manqués. Les boutons d’acné. Les complexes du 85B. Les joies du ventre plat. Les ongles longs. L’étonnement. La ponctualité. La vie à la campagne. Le célibat. Les examens. La mémoire. Les certitudes enfantines. La liberté. La confiance dans les humanoïdes adultes. Les bonnes résolutions. Les promesses non tenues. Les « Mais euh ». Les « Mange ta soupe ». Les « Bonjour Papi ».

Encore là. Des souvenirs, pas tous heureux. Des rêves fous racontés au réveil à mon compagnon. L’émerveillement. Les doutes. Les déceptions. Les frustrations. Les amis. Le premier cheveu blanc. Les livres, encore et toujours. Le goût des petits plaisirs. La peur de la mort. Les idées. L’hésitation. L’indécision. La fuite. Le sentiment de culpabilité. Le malaise. Les « Que faire de ma peau ? ».  Les « Est-ce possible qu’il m’aime encore pour de vrai ? ». Les « Merde, c’est vendredi, il serait temps d’écrire le défi du samedi ».

Disparue. Ma vie ?

10 avril 2010

La disparition d'Isaure Chassériau (Joe Krapov)

Il y a sans doute quelque chose.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne qui vous est étrangère.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne qui vous est étrangère et qui est morte.
Il y a sans doute quelque chose d’inconvenant dans le fait de s’attacher à une personne qui vous est étrangère, qui est morte et je ne sais pas s’il est convenable de faire de la littérature à partir de cet attachement.

Mais moi, voyez-vous, je ne suis peut-être pas un individu convenable et depuis le jour d’octobre ou novembre 1997 où j’ai fait sa connaissance, je voue à Isaure Chassériau un culte très particulier.
Comment ? Vous ne connaissez pas Isaure Chassériau ?

Accepterez-vous qu’un amoureux échevelé du mensonge sur Internet vous livre quelques vérités à son sujet ? Oui ? Alors continuez à lire !

Isaure Chassériau est née en 1818 et a vécu un certain nombre d’années sur la même planète que nous et sans doute même en France la plupart du temps. La seule trace tangible que l’on ait de son passage par ici est le portrait qu’a fait d’elle son oncle maternel, Eugène Amaury-Duval en 1838. Ce tableau, conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes, valut à l'artiste une médaille de première classe au Salon de 1839.
Et après ?

Après, plus rien. Après il faut mener l’enquête, fouiller dans les bibliothèques, faire chou blanc autour de la fille en rose. Après, il faut attendre, comme un pêcheur. Appâter. Prêcher le faux pour obtenir le vrai.

Désormais le vrai arrive par Internet. Le vrai est maigre, à croire qu’Isaure a toujours voulu disparaître sans laisser de traces. Vais-je en trouver plus dans le livre que j’ai commandé à M. Emmanuel François ? Il s’intitule "Les châtelains de Linières à St André Goule d'Oie". Inutile de vous préciser que ce château de Linières n’existe plus, lui non plus.

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Chez Mme Nathalie Chassériau, une sympathique descendante, j’ai trouvé le récit de la fin d’Isaure ainsi que d’étranges histoires familiales. Si vous aimez la psychogénéalogie et la philosophie, allez-y. Cela s’appelle Vive la lenteur. Je souscris !

J'ai aussi été en contact avec l'épouse d'un ambassadeur de France dans un pays du Proche-Orient. Cette dame connaissait des tas de chose sur cette famille et sur cette période. Elle signait "Cousin Frédéric"

Finalement, malgré le côté farfelu et peut-être macabre du projet, je ne regrette absolument pas d’avoir accumulé autant de matériel littéraire fantaisiste autour des aventures d’Isaure Chassériau.

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De l’enquête sur sa disparition en 1999 de sa toile au Musée des Beaux-Arts à sa traversée des siècles à bord de Tornado en compagnie des frères Park, sans oublier ses interviews truffées de recettes de cuisine pour le journal « Le Défi du samedi », je suis très heureux d’avoir donné une seconde vie bien plus gaie à cette jeune bourgeoise parisienne à l'air triste.

Je suis certain qu’elle se plaît beaucoup mieux dans sa famille rennaise avec son oncle Camille et toute la bande du café « Le vieux Saint-Etienne ». Même l’Agence de Flânerie Amoureuse de Rennes qu’elle avait dirigée dans les années 60 ne lui manque plus désormais. Peu importe ce qu'est devenu P'tit Louis Alllègre - oui, avec trois "l" ! - qui prenait des photos pour elle. Il avait fini par se faire appeler Lebreton, d'ailleurs. A cause du tueur en série ? Non, à cause de l'ancien ministre !

Rien n’est plus délicieux que de disparaître à soi-même. Moi-même quand je cesse de compter les sous et les titres de Madame Basdelaine, quand je cesse d’écrire des bêtises comme « Il eût mieux valu que je disparusse, dit Walrus » et que je me fais historien d’un jour, je deviens encore un autre homme et ça me ravit. "Oh oui, ravissez-nous", disaient les Sabines pour qu'on les enlève.

Le Joe Krapov de votre choix peut bien s’envoler, lui aussi. Marina trouvera toujours dans sa vie et dans son lit un des valeureux choristes de l’Armée rouge qui ne font que se succéder à l’intérieur de ce corps au cerveau dérangé !

10 avril 2010

Défi 101 (Zigmund)



20100409_Rose_vonvon__2_                                                                     Fatma allons voir si rosa

 

Qui aujourd’hui avait sorti

 

Sa gandoura

 

A toujours grand train.

 

Las ! Voilà rosa sous flots

 

Fanant, mourant,  trop tôt.

 

Donc offrons nous bon tabac,

 

 

             Chocolats, alcools, (akik ? faut pas !...)

Multi grands sauts dans  lit

 

                                   Z'y vas aussi gros  fik fiksrosevonvon_mod1 

 

                                       Avant AVC ou  mort…

P.S ici l'original


 

10 avril 2010

Disparue (J-F)

Un jour, il y a de cela dix ans environ, elle s’est cachée derrière une feuille de canabis, pas l’herbe sèche prête à être roulée, non, mais une vraie feuille, bien verte aux lobes finement dessinés qu’elle a sorti de son cartable un soir par provocation.

 

Elle n’a pas sombré dans cette fumée d’illusion faussement apaisante -Dieu merci- mais masquée par cette feuille, son image, petit à petit, s’est brouillée pour finalement disparaître. Comme le Phénix qui renaît de ses cendres, une nouvelle image a fait place à l’ancienne. Elle lui ressemble mais ce n’est pas, ce n’est plus elle. C’est une sœur jumelle… en négatif.

 

Cette sœur a vêtue ses bras et ses cuisses de lignes de sang rouge vif.

 

Elle l’a muré dans les ténèbres d’une souffrance insoutenable.

 

Elle l’a armée de rébellion, de rejet et de haine, de peur et d’angoisse infinie.  

 

Elle a maquillé ses yeux de noir, blanchi sa peau et rongé son corps jusqu’à l’hôpital. 

 

Elle l’a étouffé.

 

Elle lui a volé son âme, son sourire d’enfant, ses yeux rieurs, sa joie de vivre et tout ce qui faisait que c’était elle.

 

Ils n’ont pu qu’assister en témoins impuissants à cette transmutation infernale sans comprendre ce qui avait mis en branle ce processus diabolique.

 

Tout leur amour de parents, tous leurs soins attentifs n’ont pu la sauver.

 

Il leur a fallu apprendre à vivre avec cette inconnue, cette étrangère, ce reflet d’un passé révolu, cette image d’un présent insupportable.

 

Il paraît que ce n’est pas irréversible. Il paraît que tout au fond ce cette jumelle, l‘autre, leur fille, est encore présente.

10 avril 2010

Mes pensées (Virgibri)

Elle a disparu. Qui ? Virgibri.

Elle se balade sur le chemin de l’amour. Il est tout en rondeurs, en sinusoïdales, en courbes. Parfois, forcément, elle se perd à humer les fleurs qui le bordent. Ou à regarder en l’air, au cas où quelque chose lui tomberait sur la tête –car trop de bonheur pousse à la méfiance, à force.

Elle a disparu, vraiment ?

Non, elle se promène juste, pas très loin, et jette des brassées de fleurs odorantes autour d’elle, en silence.

10 avril 2010

Sirène s'effaceEt disparaît aux nuagesBaisers

Sirène s'efface
Et disparaît aux nuages
Baisers bleu turquoise

10 avril 2010

absenthéisme (tiniak)

Même dans les matins les plus clairs
avec leurs chants connus des branchages
célébrant de la nuit le naufrage
et que s'éteignent tous les lampadaires

Même dans le pain frais sorti du four
ronde chaleur nichée auprès du ventre
sur le chemin qui sait par où l'on rentre
à la maison nue contre le jour

Même dans le vif éclat de l'œil
qui plaide encore un peu d'indulgence
au moment de suivre la cadence
et que les pieds s'attardent sur le seuil

Même dans le vent plein de renouveau
allant ranimer les parfums du monde
où les éléments sèment et abondent
à la faveur de l'humble et du beau

Je ne vois même alors qu'une absence
à douter même de l'existence

10 avril 2010

Où vous apprendrez pourquoi et comment la licorne a disparu‏ (Berthoise)

Cranach l'ancien, Adam et Ève, 1526, Courtauld Institute of Art Gallery, Londres

La licorne, on le sait, est un animal merveilleux qui a disparu de nos contrées. Certains vont même jusqu'à douter de son existence. Mais des peintures témoignent de sa présence, contemporaine à celle du cerf, du sanglier ou de la cigogne, dans les temps immémoriaux. Alors pourquoi, me direz-vous, pourquoi la licorne a-t-elle disparu quand le cerf, le sanglier et la cigogne sont encore parmi nous ? Il faut savoir, chers amis, qu'on a raconté moult âneries sur le paradis perdu, sur la pomme, le serpent, Ève et le jardin.

La licorne, que nous appellerons Licorne était belle, blanche, toujours de bonne humeur et douée d'empathie. Elle faisait partie du bestiaire du premier monde comme ses acolytes le cerf, le sanglier et la cigogne. Elle accompagnait souvent Adam et sa bonne amie dans leurs promenades. Elle était témoin du profond ennui qui accablait ces deux malheureux, car enfin, à Éden, bon sang de bois, il n'y avait vraiment rien à faire. Il faut donc ici corriger une croyance parfaitement erronée : le jardin, ce n'était pas le paradis. Parce que franchement, se balader à poil, au milieu de bestioles toutes plus ou moins sauvages, en grignotant des fruits secs et en mâchouillant des racines, et bien c'est une drôle conception du paradis. Donc, Licorne était de toutes les balades et elle voyait bien qu'Adam et Ève s'enquiquinaient ferme. Aussi dans sa grandeur d'âme, elle décida de trouver quelque chose de nouveau qui pourrait les sortir de leur train-train et apporter un rien d'inattendu à leur quotidien. Chacun sait que l'oisiveté est mère de tous les vices. À force de tourner comme ça, sans rien avoir à faire, c'était couru d'avance, ils finiraient par virer frappa-dingues. Licorne savait qu'Adam n'était pas bien futé. Il suffisait de regarder la façon qu'il avait parfois de se tenir la tête comme pour vérifier qu'elle était toujours là, pour être convaincu du peu d'usage qu'il faisait de son cerveau. Elle savait donc qu'il ne fallait attendre aucune initiative ambitieuse de ce côté-là. Ève était plus maligne mais terriblement timide. Licorne, malgré cette inhibition quasi maladive, était bien décidée à se fier à elle pour faire bouger les choses, parce que au train où elle allaient, dans 3000 ans, on serait encore à disputer son fourrage aux bestiaux et la démographie aurait dangereusement stagné. Licorne avait un plan. Elle commença par se rapprocher d'Ève, elle la suivit, l'invita à monter sur son dos, l'emmena dans des galops exaltants qui changèrent du pas de sénateur imposé par Adam à la pauvre fille. Au bout de quelques jours, elles étaient devenues inséparables car il fut aisé de gagner le cœur d'Ève. La mignonne n'en pouvait plus des fadaises que lui racontait son compagnon. Répéter à longueur de journée qu'on a de la chance de vivre dans tant de beauté et d'harmonie, ça finit par lasser. Et Ève avait besoin de changement. Mais les courses folles, ça a un temps, si elles reviennent trop souvent, c'est bien simple, on se barbe encore. Dans le jardin, il y avait deux-trois trucs à ne pas faire sous peine expulsion et la plus agaçante était qu'il était interdit de croquer la pomme. Franchement, interdire les pommes quand on sait qu'en manger une par jour éloigne le médecin, on se demande à quoi ils avaient le tête en hauts lieux Et voilà la seconde méprise. Ce n'est pas le serpent qui incita Ève à croquer la pomme et à l'offrir à Adam comme on le dit souvent, comme il est rapporté dans de nombreux ouvrages, mais cet animal attachant et fougueux. Licorne suggéra donc à Ève d'aller sous le pommier et de cueillir un de ces magnifiques fruits si tentants. Elle lui dit : «  Tu verras, ça chasse la morosité. Ça éclate sous la dent, le jus inonde le palais, c'est sucré, frais, inoubliable, indispensable. ». Ce en quoi, Licorne avait absolument raison, croquer la pomme est un des plaisirs simples de la vie, un plaisir dont tout homme et toute femme sensés ne sauraient se passer. Ève était bonne fille, et devant la description de tant de délices, elle décida de partager l'expérience avec Adam. Car, on pourra reprocher à Ève d'être crédule, gourmande mais pas d'être égoïste. Elle aurait pu la boulotter toute seule, la pomme. Et bien non, elle a voulu qu'Adam soit aussi de la partie. Bon, vous connaissez la suite, l'esprit d'initiative n'a pas plu, les deux chenapans ont été chassés du jardin comme de vulgaires voleurs de pommes. Licorne a été tout simplement anéantie par la nouvelle, elle ne pensait pas qu'on mettrait les menaces à exécution. Elle en est morte de chagrin.

Et le serpent, me direz-vous, quid du serpent. C'est une victime collatérale. Comme tous ceux qui sont au mauvais endroit au mauvais moment. Il était là, en plus il était moche, ça en a fait un coupable idéal. La condamnation du serpent montre l'origine du premier délit de faciès de l'humanité. Franchement, vous y auriez cru, vous, que Licorne si mignonne était dans le coup,une à qui on donnerait le bon dieu sans confession ?

10 avril 2010

craqueuse d’hommes (Poupoune)

Les hommes ont cette amusante habitude de sortir de ma vie sans dire au revoir. Et comme ils ont été très peu nombreux à se donner la peine d’y entrer, je peux m’autoriser la généralité.

On ne peut pourtant pas dire que je garde la porte jalousement fermée ou que je sois particulièrement regardante sur les droits d’entrée, mais du hall de gare je n’ai gardé que les pas perdus : ni la foule, ni les adieux larmoyants et encore moins ce fameux train qui serait le seul à ne pas m’être passé… bref.

Les hommes de ma vie sont là un jour, très présents, aimants, enivrants, envahissants même, parfois, mais j’aime ça, quand on n’a pas la quantité on cherche l’intensité, et le jour d’après, pfffuit, plus personne. Et démerde-toi avec le courant d’air.

Les sorcières changent les princes en crapauds, les fées leur bricolent des princesses avec une souillon, deux rats et une citrouille et moi, je les fais disparaître… pfffuit.

 

10 avril 2010

Disparition malheureuse (trainmusical)

Je ne les trouve pas, je cherche partout. Mais où diantre sont-elles ? Elles ont disparues.

Je cherche au salon, elles se cachent peut-être derrière un meuble, sur un fauteuil. Néant.
Je scrute chaque marche de l'escalier, exploration infructueuse.
Sous mon lit peut-être: non !
Et pourquoi pas à la salle de bain dans la baignoire et que je ne les aurais pas vues ? J'enrage !
Je crains fort qu'elles ne sont plus dans la maison.
Je vais dans le jardin, fouiller dans l'herbe, sous les feuilles. Négatif ! Elles ont filé.

J'y vois rien, que vais-je devenir sans elles ? Mes larmes commencent à couler de désespoir. Jusqu'à maintenant, elles m'accompagnaient partout où je passais. Elles étaient toujours là pour le plaisir de mes yeux.

Le fiston vient de rentrer et vient à moi. Je lui raconte avec abattement la disparition. Sur ce il me dit :
- Arrête de t'énerver, je les vois d'ici.
- Ah oui, où ça?
- D'abord, ôtes tes lunettes et regarde-les biens...
Et il poursuit en se pouffant d'un rire moqueur: tu vois, tu les avais sur toi, il ne te reste plus qu'à les nettoyer.
- Grrrrrrr !!!

10 avril 2010

Disparition (rsylvie)

« Certainement en retard… comme à son habitude » ! Voilà ce qu’a pensé le petit Marcel, quand la jeannette Louison a fait l’appel afin de constituer les groupes pour le grand jeu de piste. La cheftaine est toute excitée. Trois longues journées, à réfléchir au questionnaire qui fera naître devinettes et charades. Trois jours, qu’ils s’affèrent auprès des commerçants pour obtenir le plus de lots possible. Trois nuits, que les chefs font et refont le parcours de peur d’un détour malheureux, qui ferait s’égarer les plus minots.

C’est dommage qu’elle ne soit pas encore arrivée. J’aurais préféré être dans son groupe plutôt que celui de Pauline » mais contre mauvaise fortune bon cœur. Et le petit Marcel de se diriger vers le point de rassemblement des louveteaux.

 

Tout en espérant voir arriver la jolie silhouette blonde de sa cheftaine préférée, l’enfant prend son mal en patience et attend parmi les autres scouts que commence le jeu. Autour de lui, tous s’agitent ou s’inquiètent de ne pas être capables de résoudre toutes les énigmes. Mais lui est bien loin de toute cette agitation. Tout en faisant des nœuds avec son foulard, il rêve à ce qu’aurait pu être cette matinée si son guide avait été là. Il se voit l’accompagnant à travers les rues de la ville, à la recherche d’indices plus ou moins bien dissimulés, en quête d’un lieu, d’un monument historique… Il est le plus valeureux de l’équipe et  bien sur, trouve tout en premier. Soudain dans le brouhaha du pépiement des enfants plus impatients les uns que les autres, s’élève une voix.
C’est l’abbé Maurice. Il va certainement donner le départ

« Les enfants, c’en est assez d’attendre !

Sarah n’arrive pas…. peut-être sera-t-elle là cet après midi ?

Allé…. farfadets, louveteaux, jeannettes, scouts et guides de France,

prenez votre équipement et que le meilleur gagne » !

Pauline, en chef de meute, ouvre l’enveloppe de la première énigme.

« Ca y est pense-t-elle, le chrono est lancé… ne pas s’affoler... non ne pas s'affoler, mais surtout gagner ! ». Nerveusement, elle déplie le précieux papier, puis lit à haute et intelligible voix.

 

« Aujourd’hui 16 juillet 1942,

en vous rendant rue des Alouettes,

faites 3 pas en avant,
2 sur le coté,

devant vous une très vieille porte cochère,

vous y trouverez un dé de table que

vous devez rapporter
pour la prière du soir,

autour du feu de camp»

 

 

Insouciants, dans les rues de Drancy, ils sont partis droit devant eux à qui dépasserait l'autre ? Marcel avait bien du mal à suivre le groupe avec ses petites jambes. Surtout que Pauline, beaucoup plus âgée que lui, marchait à bonne allure. La compétition venait à peine de commencer, que déjà Sarah n’était plus dans ses pensées !


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10 avril 2010

Ouf ! (sebarjo)

L'oeuf est comme un grand vin, issu de notre terroir. Il peut être de plein air comme de cage, de poule comme à la coq , d'autruche comme de caille selon l'appétit de chacun. (concernant l'oeuf de caille qui est froid, il est conseillé de se prémunir de poule-over) Par exemple comme pour un Saint-Estèphe, on pourra dire d'un oeuf mollet qu'il a de la cuisse... Et ce qui est magique avec ce grand ponte gastronomique, c'est de pouvoir l'utiliser même lorsqu'il a disparu. Effectivement, pour faire une omelette sans oeufs, orthographiez simplement omlet !

10 avril 2010

LA DISPARITION (Lorraine)

Le rideau s’est levé.

«  Et voici le célébrissime magicien Luis Enrico et sa charmante assistante Henrietta ». Le pouvoir mental de l’un, la réceptivité étonnante de l’autre vous offriront ce soir encore un inoubliable spectacle.

Sanglé dans son habit noir, le cheveu gominé, la manchette blanche, Luis Enrico surgit des coulisses, salue les longs applaudissements et, se tournant vers le fond de la scène, tend la main à la jeune femme qui s’avance. Henrietta porte une rose rouge sur sa petite robe noire, nul bijou, un sourire. Les projecteurs isolent le couple, le spectacle commence.

Non, je ne vous dirai pas l’adresse incroyable de Luis Enrico, les colombes sorties de ses manches, le mouchoir bleu soudain multicolore, les cartes qu’il manipule en jongleur, ni les couteaux qu’il lance en artiste, un à un, autour d’une Henrietta impassible debout contre le panneau dans lequel se fichent les lames à quelques millimètres du visage, du cou, de l’épaule, de tout le corps. Je ne vous dirai pas comment le public retient son souffle, avec quel soulagement, quelle clameur unanime il salue l’exploit et l’immobilité héroïque de sa « proie ».

Tout cela vous le savez, vous étiez parmi les spectateurs, vous avez ressenti leur émotion. Et la vôtre. Mais vous n’étiez pas à Rio de Janeiro le soir où le couple afficha une grande première : « Luis Enrico fera disparaître sa compagne en un simple claquement de doigts ». Et ce soir-là, j’y étais, les hasards de ma profession m’ayant déposé là-bas pour une dizaine de jours, épuisants de rendez-vous et de chaleur humide. On placarda des affiches dans toute la ville. Je revis à peu près tout ce que je connaissais déjà, attendant impatiemment le clou du spectacle. Juste avant, une vingtaine d’hommes robustes firent ostensiblement la haie devant les coulisses, empêchant tout tentative de fraude. Aucune issue possible, donc.

La salle fut longée peu à peu dans une totale obscurité. Des roulements de tambour annoncèrent l’imminence du tour de magie. Luis Enrico sortit soudain de son plastron une rose rouge qu’il offrit galamment à Henrietta :

- Pour vous souvenir de moi, là où vous allez, dit-il galamment. Elle l’attacha à son corsage.

Le tambour gronda pour la seconde fois. Luis Enrico claqua des doigts. Une lumière scintillante s’interposa entre la jeune femme et lui, une seconde, deux peut-être. Les lustres se rallumèrent. Le magicien saluait, mais la foule réclamait Henrietta. Bien sûr, elle avait disparu, mais le public, bon enfant, voulait applaudir l’héroïne, la voir reparaitre. Luis s’inclina de bonne grâce. Et fit le geste convenu. La même lumière scintillante, une seconde, deux peut-être et…Rien. Les spectateurs, d’abord amusés, murmuraient. Et Luis, pâle, nerveux, multipliait en vain ses claquements de doigts. Alors, une rose rouge sembla voler dans les airs et tomba mollement aux pieds du magicien.

- Henrietta, cria-t-il, Henrietta, où es-tu ?..

On la chercha partout. Elle n’était nulle part. Ni dans les coulisses, ni dans le plancher dont on souleva les lattes pour vérifier l’absence de trappe, pas davantage dans l’orchestre ou dans la salle. On ne la retrouva pas. Certains crièrent au miracle, d’autres soupçonnèrent un enlèvement adroit suivi de rançon probable. On soupçonna la lumière de l’avoir démoniaquement consumée ; on soupçonna Luis de ce crime. Personne n’eut raison. La lumière n’était qu’un pétard un peu sophistiqué, nul ne réclama jamais de rançon et seule la rose rouge tombée des cintres sembla prouver qu’Henrietta s’était envolée…

Jusqu’où ? C’est toute l’énigme. Mais qui connaît les limites de la magie ?...

10 avril 2010

Les disparus d’Adrienne

Fermés, les petits supermarchés Sarma. On ne vend plus la ouate thermogène ni la poudre Inotyol du docteur Debat . Disparus, mon grand-père et Boule d’Or, sa marque de cigarette, ma grand-mère et son moulin à café à manivelle.

Finie l’époque des jeux de cour de récré, chat perché, colin-tampon. Fini le petit magasin de bonbons, au coin de l’école. Finis les bonbons Pez, le journal Pilote et sa Rubrique-à-brac, le magazine Pif et ses gadgets.

Perdus, le ré de ma clarinette, le chat de la mère Michel et le vieux chalet de Jean, là-haut sur la montagne. Le furet, il court, il court… et où sont les neiges d’antan ?

Disparus, Pimprenelle et Nicolas et le gros nounours qui vous disait « bonne nuit les petits ». La grosse télé avec son petit écran bombé, le capitaine Flamm, la petite maison dans la prairie, les cow-boys et les indiens et Armand Pien qui nous disait la météo sur la chaîne flamande.

Le gros poste de radio où on écoutait du bel canto le dimanche soir ou Radio Hainaut et les disques demandés les jours de semaine. Ecoutez vite Jean-Christophe Averty et les cinglés du music-hall avant qu’ils ne disparaissent eux aussi…

R.I.P. Fernand Raynaud, sa sœur et sa 2CV, son beau-frère et son platane penchant. Hergé et les bijoux de la Castafiore. Le Manitoba ne répond plus depuis longtemps. R.I.P. Jacques Brel et le tram 33 pour aller manger des frites chez Eugène. Jan Van Eyck et le panneau des « juges intègres » de son retable L’Agneau mystique.

Trop tard pour la visite du phare d’Alexandrie et des jardins de Babylone. Beaucoup trop tard pour le jardin des Hespérides. Trop tard aussi pour le voyage avec la Sabena ou le trajet Anvers-Matadi avec le Leopoldville.

Partis sans laisser d’adresse, François Villon et les amis de ce pauvre Rutebeuf, un jour de grand vent.

Et les cheveux de mon frère.

10 avril 2010

Le betcé (K.te)

Chers collègues de plume du Défi du jour qui suit le vendredi,

 

 

Excusez-moi, cette formule un peu longue certes, seulement tout y est dit… ou presque !

 

Je m’explique donc.

 

 

L’évolution ou plutôt le sens moderne du monde, dirons-nous, tend universellement vers l’économie, qu’elle soit de personnel, de moyens, de sentiments, de mots, etc. Scoop : les lettres jugées trop nombreuses voire pléthoriques vont voir leur nombre diminuer.

Comme moi vous lisez cette consigne du Défi #101 sur votre ordi : le mot est bien dépourvu d’une lettre figurée semble-t-il en symbole d’homme, de femme ou de spectre ? En conséquence, nouvelle liste des lettres disponibles très bientôt (commençons nos efforts) : plus que vingt-cinq en tout et pour tout.

Vous tiquez ? Que de possibilités persistent, surtout si l’on oublie les temps du futur, c’est plus prudent ! Un poisson, comme le premier jour du mois que l’on ne peut plus nommer ? Que nenni ! Pour tout vous dire, le décret sort en juin deux mille dix et dès septembre nos chères têtes blondes (brunes et rousses itou) étudieront d’emblée le « betcé » sur un mode ludique comme Georges Perec et son « e » éjecté, éliminé, viré, hein…

Bienheureuses et bienheureux Berthoise, Bertoise, Brigou, Citronnelle, Didier, Droufn, ekwerkwe, enfolie, étincelle, Flo, Gilsoub, InFolio, J., J-F, Jo Centrifuge, Joye, Jujube, Kloelle, Le Zeph’, Lou, Miss-Ter, Mme C 6375, Moon, Mrs D, obni, Ondine, Oulipien, PHIL, PIERRELINE, Pivoine, Poupoune, Riri, rsylvie, Seb, Sol-eille, Stipe, Teb, Thétis, Tibo, Tilleul, Tilu, titmuchou, Toltek,Venise, Véron, violette7, Virgibri, Yvette, Zie, Zigmund, munis d’un pseudo idoine ! Désolée si je ne peux décemment plus écrire ceux des membres dont un meilleur pseudo est en cours d’étude. Pour l’heure, comment signer cette missive ?

Tout simplement

Kte pour rire

ou bien

Kote pour citer

ou encore

Kète pour le son

ou enfin

Kite pour m’envoler sur les pointes de pieds…

P.S. : Si vous commentez, n’oubliez point cette consigne !

P.J. :

Le betcé

B C D E F

G H I J K

L M N O P

Q R S T U

V W X Y Z

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