Sirènes de camion de pompiers. Piles neuves. Cubes empilés renversés dans un grand rire. Badaboum. Chasse aux œufs dans le jardinet.  Là... et là... encore...
— Tu viens jouer avec moi.
Repas écourté. Lego, Clipo, petites voitures cabossées jetées à travers le salon. Pâte à modeler écrasée sur le mur. Camping-car démonté, malmené, brutalisé, éparpillé.
— Je ne veux pas me laver, je veux encore jouer.
Cache-cache. Partie endiablée.
— Je compte jusqu’à dix.
Coins. Recoins. Encoignures. Enfoncements. Renfoncements.  Derrière le canapé, entre mur et cuir, la cachette est bonne.
— Où es-tu ? où es-tu ?
Le temps passe. Le sommeil le prend là. Il s’endort sur le carrelage.


Cris. Pleurs.
Pleurs ?

Course de la génitrice du bel enfant blond. Une mère a  l’ouïe pour ces choses.
— Grand-Père a disparu !

Grand-Mère a son tour s’affole. Grand-Père a disparu. Appels, agitation, exploration. C’est Moi-J’aime-le-Chocolat, le gendre, qui le trouve, le premier, endormi derrière le canapé, entre mur et cuir.
Dans un rire mouillé, l’enfançon se jette sur le vieux bonhomme.
— Grand-Père, tu avais disparu !