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Le défi du samedi

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22 février 2014

Participation de Venise

On atteint ici le dépouillement absolu là où le langage bascule dans le blanc ;

Proche du haïku japonais ces arbres de papier attestent que la vie quelque part pulse encore et que la poésie est l’ultime recours contre la mort.

Où alors on est passé dans le degré zéro de la détresse

 Elle s’est réveillée sous une fine bruine, le temps lui faisait la barbe

Elle trottinait sans hâte vers la vielle ABBAYE, personne pour lui prêter un vélo ou lui permettre de téléphoner.

Pourtant nous n’étions pas aux siècles derniers et un Smartphone aurait pu être à sa portée.

Mais le pivot de la sensibilité enfantine de l’auteur ne pouvait offrir à la malheureuse qu’un plat de champignons.

Si boiteuse que soit cette histoire je ne pouvais empêcher qu’elle soit cuite et recuite

J’eu le désir de voir la jeune fille mettre trois ans pour sortir de ce conte.

Et de transformer le foret en véritable ménagerie. Je me suis installée là au bord de la feuille et je l’ai  attendue !!!!!

L’émerveillement que j’ai éprouvé dans cette attente était doublé par les plantes hallucinogènes que le conteur m’avait procurées.

Et la neige s’est mise à tomber sur les arbres.

 

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22 février 2014

Les Arbres à Lire (Vegas sur sarthe)

Quand furent racornies telles peaux de chagrin
marges et couvertures et feuillets à gros-grain,
ils se sont réveillés, tordus ou estropiés
ceux qu'on anéantit pour faire du papier.
Le sorbier des oiseaux, le séquoia géant
couverts de mots ardents aux senteurs végétales,
le chêne chevelu au verbe croustillant
ont battu le rappel des essences vitales.
Leurs branches effilées portaient des mots aimables
qui de Chateaubriand qui de Victor Hugo,
des bouquets enivrants balancés à la diable
et qui vous asphyxient à tire-larigot.
Quittant les pauvres pages où ils étaient couchés
les écrits insurgés sortaient de leur silence
et j'entendis soudain des pages arrachées
l'appel des écrivains dans toute sa violence.
Ne soyez pas surpris si un jour, d'aventure
entr'ouvrant d'un bouquin la mince couverture
vous êtes assaillis par quelques Arbres à Lire
Laissez de la magie la grâce s'accomplir.
22 février 2014

Pour Alice de la part de Lewis (Joe Krapov)

DDS 286 Su Blackwell Jardin secret

Je ne sais pas ce que raconte cette forêt de signes.

Je ne sais pas ce que dit l’arbre à son voisin.


Je ne sais pas ce qu’il y a derrière la porte.


Je ne sais pas pourquoi on abat l’arbre afin de faire du papier.


Je ne sais pas si ce qu’on écrit sur le papier mérite qu’on abatte des arbres.

Je sais que c’est ton jardin secret et que tu as toutes les réponses à mes questions
Puisque tu es la réponse.

Je sais que mon manuel d’arboriculture était un incunable qui valait une fortune
Mais je te pardonne car ce que tu en as fait est très beau.

Tu voulais peut-être savoir de quel bois je me chauffe ?

La réponse est classique autant que décevante :
Je me réchauffe le cœur à la guitare de Georges.

 

22 février 2014

je fuis tes mots (par joye)

je fuis tes mots

22 février 2014

Le prince (Stella No.)

Texte qui fait suite au défi 283 : http://samedidefi.canalblog.com/archives/2014/02/01/29040194.html#c60244538

 

Pour la deuxième fois, Stella tentait de fuir à travers la forêt recouverte de neige. Dès qu’elle avait vu le second message inscrit sur le parchemin, la boule s’était de nouveau éclairée et l’avait projetée face au vieux bonhomme. Tout en courant, elle se remémorait la scène.

-          Peut-être nous ferez-vous l’honneur de rester un peu plus longtemps cette fois, Enchanteresse ?, déclara-t-il.

Pour toute réponse, Stella poussa un cri d’effroi et se jeta sur le vieux sorcier. Ce dernier fut soufflé par la force de la jeune femme et dut prendre quelques instants pour respirer. Lorsqu’il se redressa péniblement, Stella avait disparu dans la tourelle. Il pénétra à son tour dans le château et se rendit à son cabinet. Attrapant quelques potions sur une étagère, il prépara une drôle de mixture dans un petit chaudron. Quelques instants plus tard, il positionna ses mains au-dessus du récipient et murmura : Ostende mihi. Une image de Stella apparut alors à la surface et le sorcier put ainsi suivre sa course effrénée à travers le château. Elle suivit sans le savoir le chemin qu’il avait balisé pour elle. Compte-tenu de sa vive réaction lors de sa précédente visite, le vieux sage avait organisé un trajet qui semblerait sécurisant pour Stella. Il avait prévu ses réactions et s’amusait de la trouver si prévisible. Elle, l’enchanteresse qui était censée les protéger ! Quoiqu’il en soit, le plan fonctionnait à merveille et si cela continuait ainsi, l’enchanteresse resterait.

Stella s’était facilement retrouvée à l’extérieur du château, les gardes devaient être occupés ailleurs car cela avait été bien plus rapide que la première fois. Elle avait décidé d’éviter la grande route car les habitants l’avaient dévisagée avec curiosité et elle avait eu peur qu’ils ne l’arrêtent dans sa fuite. Cette fois, elle se cacha derrière le seul bosquet encore fleuri malgré le froid, patienta quelques instants et escalada une petite pente qui lui permettrait de prendre un peu d’altitude. Elle ignorait comment repartir de cet endroit étrange et prévoyait de se cacher plutôt que d’être aux prises avec l’homme en robe noire. Du haut de la petite colline, elle eut une vue splendide sur la ville, le port et le château. Si elle n’avait pas eu aussi peur, elle aurait été émerveillée par ce monde médiéval qu’elle découvrait. Très haut dans le ciel, un dragon volait d’une drôle de manière. Etonnamment elle ne craignait pas cet animal et reporta distraitement son attention sur la forêt qui s’étalait à ses pieds. La neige lui permettait de distinguer clairement les chemins très fréquentés et les allées délaissées. Elle pouvait apercevoir des habitations dont s’échappaient des volutes de fumée et une autre qui semblait vide. Une seule habitation abandonnée. Stella s’interrogea quelques instants sur la possibilité d’un piège mais elle entendit crier des gardes non loin d’elle. Bravant le froid – quelle idée de la transporter dans ce monde sans chaussures et sans manteau ! – Stella courut en direction de la cabane abandonnée. Ses pieds s’enfonçaient jusqu’aux chevilles dans la neige et très vite, elle commença à ressentir des picotements très douloureux dans ses orteils et dans ses doigts. Ses poumons semblaient prendre feu et elle avait l’impression que chaque ahanement s’entendait à des kilomètres à la ronde. Alors qu’elle hésitait à traverser une clairière qui l’aurait laissée à découvert, Stella crut apercevoir de drôles d’animaux en pierre. Elle secoua la tête en se morigénant et s’élançant franchement. Elle cessa de respirer jusqu’à ce qu’elle fut de nouveau à l’abri des arbres. Elle ne devait plus être très loin de la maisonnette à présent mais elle entendait toujours les gardes et s’inquiétait des animaux qu’elle pourrait croiser. Tout semblait si étrange dans ce monde. Elle aperçut enfin le perron salvateur et s’immobilisa. Il n’y avait aucune fumée s’échappant de la cheminée, pas de traces de pas dans la neige et aucun mouvement à travers les vitres. Stella avança lentement vers la maison tout en essuyant ses empreintes dans la neige à l’aide d’une branche d’arbre. La porte de la maison n’était pas fermée, elle n’émit qu’un petit grincement en s’ouvrant. Stella s’adossa à la porte en soupirant et ferma les yeux quelques instants. C’est alors qu’elle entendit un petit craquement suivie d’une bouffé de chaleur. Son cœur eut un soubresaut mais elle ouvrit les yeux. Elle ne pouvait plus fuir. Aveuglée par la lumière du feu dans la cheminée, elle mit quelques instants à percevoir la silhouette accoudée au manteau de la cheminée. Stella se précipita pour ouvrir la porte mais se trouva face à une dizaine de gardes royaux. Poussant un bref cri de surprise, elle referma le battant et se prépara mentalement à affronter ce qui se passait à l’intérieur de la maisonnette. Cette dernière était d’ailleurs étrangement bien arrangée. L’unique pièce était agréable et bien rangée. Il était fort probable que cette cabane ne fut pas abandonnée tout compte fait. Stella posa enfin son regard sur l’homme face à elle. Plutôt bel homme, brun et grand, il souriait doucement et semblait attendre qu’elle prenne la parole.

-          Qu’est-ce que vous me voulez ?, demanda-t-elle avec hargne.

-          Peut-être pourrai-je commencer par me présenter ?, suggéra-t-il.

Ils commencent tous leurs phrases par « peut-être » ici ou quoi ?, pensa Stella avec mesquinerie. Puis elle acquiesça lentement.

-          Je suis le Prince Heren de Teraliel et j’ai besoin de vous.

-          De moi ?

-          Comment vous appelez-vous ?

-          Ah, heu oui… Heu, je m’appelle Stella No de… heu… France.

-          Stella No. de France, c’est un plaisir de vous trouver enfin. Garenel vous a longtemps cherché.

-          Garenel ?

-          Le sorcier que vous avez molesté.

-          Je ne… Je ne comprends pas ce qui se passe ici ! Je veux rentrer chez moi.

Le prince regarda longuement le brasier avant de tourner vers elle un visage ravagé par l’angoisse.

-          Mon peuple est en danger. L’oracle a dit que vous pouviez nous aider. Je vous demande de considérer ma proposition.

-          Quelle proposition ?

-          S’il vous plait, restez ici quelques jours. Garenel vous expliquera notre monde et notre culture. Il vous parlera de l’Empereur Noir, notre ennemi. Si tout ceci parvient à vous convaincre de vous joindre à nous, vous pourrez nous montrer votre magie.

-          Je n’ai pas de magie !

Le prince en fut stupéfait.

-          L’oracle ne se trompe jamais. Se peut-il que vous n’ayez jamais utilisé la magie ?

-          Dans mon monde, la magie n’est qu’un conte.

-          Un conte ? Quelle hérésie ! La magie vit dans le cœur de chaque homme !

-          Chez vous peut-être !

-          Alors comment explique-t-on ce qui vient de vous arriver, dans votre monde ?

-          Un cauchemar !, s’insurgea Stella.

Le Prince partit d’un éclat de rire qui fit trembler la masure. Stella se sentit happée par une étrange vibration qui semblait provenir de son propre cœur. Spontanément, elle reprit la parole :

-          J’accepte de rester deux jours.

Elle fut si surprise qu’elle plaqua les deux mains sur sa bouche en écarquillant les yeux. Le Prince interrompit son hilarité et lui asséna très sérieusement :

-          Voyez, Stella No. de France, il y a de la magie dans votre cœur. Je suis ravi de faire de vous mon invitée pour les deux prochains jours.

Se déplaçant avec agilité vers la jeune femme, il lui attrapa la main gauche encore posée sur ses lèvres et la lui baisa délicatement.

-          Bienvenue à Teraliel, Enchanteresse. Le dragon nous attend pour rentrer au château.

 

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22 février 2014

Mes racines (EVP)

Le taillis premier, c’était les mots danger.
Les mots violents le pas qui coupe et déchire,
Pas désiré, pas aimé, alors pas exister ?
Tu as vu l’herbe des phrases qui si fort respirent.

D’arbustes en bosquets, tu cherches le velours,
La sente enivrante, la bruyère et la mousse,
La forêt t’enseigne une autre joie du jour.
Enfin, c’est l’arbre entier à l’écorce si douce.

Tu te perds ensuite dans l’amazone de tes livres,
Poucet sans cailloux ni miettes, es-tu perdu ?
Cet humus n’est pas le tien, il te faut vivre.
 Prend cette allée ombreuse, ne l’as-tu pas vu ?

Une porte s’entrouvre au fond de la trouée
Tu caresses encore les pages des ramures.
Ramasse tes racines, il te faudra sauter.
Tu plonges, tu suffoques, à toi-même fêlure.

Et si quelques épines encore te déchirent,
Tu retournes aux frondaisons apaisantes,
Dostoïevski, Cervantès ou bien Shakespeare,
Racines en éventail, dans la source chuchotante.

22 février 2014

Matin de papier (petitmoulin)

Vêtus de la blancheur fragile

D'un matin de papier

Les arbres feuilletaient l'hiver

Comme on tourne les pages

De la mémoire réinventée

Le silence se laissait enfermer

Dans le secret

De l'infinie métamorphose

La porte restait close

Sur la parole muette

Du tourment

Jusqu'au premier éclat

De la saison nouvelle.

 

22 février 2014

LA PORTE DE LA FORET (Lorraine)

Elle habitait à la porte de la forêt et ne rencontrait jamais personne. Qui aurait l’idée, à part elle, de s’enfoncer sous les arbres seulement pour le plaisir des sens ? Elle écoutait les paroles du vent et le chant des oiseaux ; elle sentait l’odeur frissonnante du printemps quand une pluie douce pénétrait l’humus et libérait d’impondérables parfums ; elle connaissait le goût de l’averse d’été, parfumée comme une fruit d’Orient ; elle effleurait de ses paumes ouvertes les jeunes rameaux comme les branches centenaires ; et elle voyait défiler les saisons en leurs différents habits pour le plus grand bonheur de ses yeux.

Nul ne passait. Elle allait parfois à la ville en sa carriole à capote, qu’elle relevait ou abaissait selon le temps. Elle était heureuse.

Du moins, elle le croyait. Jusqu’au jour où, sur la place du marché, elle le vit. Lui, un inconnu, choisissant d’un œil connaisseur sur l’étal d’été les cerises et les framboises, qu’il déposait avec précaution dans les mains de la commerçante . Ses cheveux blonds encadraient un visage à la fois viril et doux. Il ne la vit pas ; elle s’était arrêtée, saisie, près de la fontaine, étonnée d’être soudain si faible. Il partait dans l’autre sens ses achats dans un panier et prit place dans une carriole assez semblable à la sienne. Puis disparut.

Dès lors, elle se languit. La forêt chantait moins, hurlait davantage. Les nuits d’orage craquaient derrière les volets, et soufflaient un vent pernicieux.  Les branches drues écorchaient ses doigts fins.. Elle sortit moins, elle rêva plus. L’automne était doré et par la porte ouverte un matin d’octobre s’engouffrèrent les premières feuilles rousses.  Elle quittait sa chaise pour la refermer quand un bruit decarriole l’arrêta : qui se hasardait jusqu’en ce lieu perdu ?

-         Je me suis égaré, Mademoiselle, sans doute devrais-je faire demi-tour…
-          

Ils se regardèrent ; elle le reconnut ,il la découvrit. Ils sourirent en même temps.

 Peut-être ne me croirez-vous pas. . Peut-être direz-vous que j’invente. Il ne fallait pas m’emmener à la porte de la forêt ! C’est un endroit où tout peut arriver : le murmure du printemps, la berceuse des nuits fraîches, l’envol d’un oiseau bleu, le chantonnement d’une abeille, une source, un petit pont, une maison isolée. Et l’amour, bien entendu…

 

LORRAINE

*

22 février 2014

Participation de Fairywen

Défi 286 du 15 février 2014

 

J’aime lire. Depuis que j’ai appris à déchiffrer ces mystérieux signes écrits sur le papier et compris qu’ils racontent des histoires, j’aime lire. Beaucoup, souvent, dès que je peux, des tas et des tas de livres. Mais j’aime aussi les arbres. Beaucoup. Or pour faire un livre, il faut des arbres (non, je n’aime pas les e-books ! Je veux un livre que je peux toucher, manipuler, avec des mots écrits sur du papier). Alors j’ai décidé que pour chaque livre lu, je planterais une graine. D’arbre, d’arbuste, de fleur, d’herbe (aromatique… Ah, une bonne omelette à la ciboulette !!). Du coup, j’ai un très beau jardin.

Un jour, en ouvrant un livre, j’ai trouvé une drôle de petite graine. Une graine dorée et argentée. Je l’ai plantée, arrosée, soignée, et un matin de printemps, j’ai vu un arbre là où j’avais enterré la graine. Un arbre magnifique, un arbre comme je n’en avais jamais vu, avec un tronc argenté, des feuilles vertes et dorées et des fleurs roses qui sentaient merveilleusement bon. Mes chats étaient déjà installés sur les branches pour y faire la sieste.

Je n’ai rien dit à personne. Je ne voulais pas qu’on me prenne mon bel arbre pour l’étudier dans un laboratoire froid et aseptisé. J’ai vite remarqué qu’en plus des chats, il attirait les oiseaux, les papillons, les écureuils et autres petites bêtes. Des moins petites, aussi, comme des renards, des cerfs, des biches, des chevreuils… Peu importait que je sois là ou pas, d’ailleurs. Tous les jours, j’allais lire sous mon arbre, même quand il pleuvait, car le sol sous ses frondaisons n’était jamais mouillé.

Puis l’automne est venu. Les fleurs ont disparu, et les feuilles ont commencé à jaunir. Un matin où le premier givre faisait son apparition, je les ai vues s’envoler au moment où j’ouvrais la fenêtre du salon. Elles étaient devenues des papillons, qui ont passé l’hiver au chaud, chez moi. Au printemps, ils sont retournés sur leur arbre et sont redevenus des feuilles vertes et dorées.

Depuis, en hiver, j’ai des papillons dans ma maison, et au printemps et en été, un arbre enchanté avec des fleurs roses dans mon jardin. Je continue à lire, beaucoup, et à planter une graine par livre lu. Et à chaque nouveau livre que j’ouvre, j’espère trouver une autre graine du pays des fées…

 

Défi 286 du samedi 15 février 2014 : le vol des feuilles en automne

15 février 2014

Défi #286

Juste une image pour guider

vos plumes :

 

livre-foret

 

 Libre interprétation !

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

 -Une oeuvre de Su Blackwell -

 

15 février 2014

Ont tâté du virus de la colombophilie

15 février 2014

Apprendre à chier sur les piétons en 12 leçons seulement (Stella No.)

Sommaire :

 

st01

 

Préface : De l’importance de perpétuer le rite par Harold The Seagull.

 

Leçon 1. L’alimentation adéquate pour un largage de qualité : la production doit être à la juste consistance pour bien adhérer.

 

Leçon 2. La gymnastique du bassin : bien relever l’arrière-train améliore la circonférence des éclaboussures.

 

Leçon 3. Epreuve de tir : plusieurs sessions d’entrainement du haut de la Tour Eiffel afin de tester votre habileté et acquérir une technique imparable.

 

Leçon 4. Repérer une cible statique : identifier les cibles idéales selon des critères précis (vêtements couteux, en groupe, cheveux bien coiffés…).

 

Leçon 5. Cours de physique météorologique : dompter les vents et autres conditions climatiques afin d’obtenir un rendement idéal.

 

Leçon 6. Repérer une cible en plein vol : épreuve en réel avec défi à relever. Objectifs : toucher un enfant, un adulte et un vieillard en un minimum de temps.

 

Leçon 7.  Infiltration et discrétion : apprendre à se déplacer silencieusement afin de se placer incognito sur une corniche, un toit ou tout autre support suspendu.

 

Leçon 8. Le silence : dompter les roucoulements pour ne pas vous trahir.

 

Leçon 9. Vol en formation : apprentissage des manœuvres et des techniques de vol en groupe, idéal pour larguer en toute discrétion.

 

Leçon 10. Technique du bombardier : peu importe la cible, on largue encore et encore. Nécessite une grande maitrise des sphincters.

 

Leçon 11. Technique du « piquez-fuyez » : passer d’une altitude élevée à la cible en quelques secondes, larguer le produit à la dernière seconde.

 

Leçon 12. Technique du « bord de toit » : parvenir à se déplacer sur une petite surface afin de se retourner face au mur et larguer son chargement sur les passants.

 

Remerciements

15 février 2014

Katya Ivanovna et les pigeons voyageurs (KatyL)

Tout a commencé lorsque Katya a reçu le livre d’Alice et le pigeon voyageur à l’âge de 8 ans !            

k01Katya a lu ce livre la lampe de poche sous la couette pour ne pas être vue de son père, qui avait décidé de lui confisquer les livres, car disait-il : « les femmes qui lisent sont dangereuses, ne savent pas coudre et ne seront pas de bonnes épouses !»

Katya savait lire depuis deux ans et elle dévorait tout ce qui passait à sa portée, justement parce que son père lui avait dit cela.

Elle habitait une maison pas jolie et pas confortable avec ses sœurs, son frère et son père, mais il y avait un grand jardin !

 Katya pouvait l’été se mettre sous le pommier pour lire lorsque son père était parti au travail.

Un jour elle entendit un roucoulement au-dessus de sa tête, elle leva les yeux et découvrit deux pigeons, un gris, (celui du livre d’Alice) qui la regardait de son œil jaune, et un blanc magnifique.

-« Que faites-vous là ?" dit Katya.

-« Nous t’observons, nous t’avons apporté une lettre de ton grand-père qui est au ciel, celui qui fut  un aviateur de la guerre 14/18, nous sommes chargés d’un message pour toi »

-« Donnez vite !" dit Katya.

k02  Le pigeon blanc qui tenait la lettre la laissa glisser le long de l’arbre et elle atterrit dans les pages du livre de Katya.

Elle lut : « Ma petite-fille, n’écoute pas ce que te dit ton père, tu dois lire et aimer la lecture  comme je l’aimais, tu seras ainsi plus "savante", tu parcourras le monde au travers des livres, tu ouvriras ton regard à autrui, tu apprendras tant de choses que je serai fier de toi.

Mes amis pigeons voyageurs sont les messagers des aviateurs morts !

N'oublie pas ce message, et lorsque tu verras les pigeons tu sauras que c'est moi qui te les envoie, je t'embrasse ma déesse blonde,

Ton Papy."

Katya posa la lettre et pleura, mais très vite se ressaisit car elle voulait avant tout faire honneur à ce grand–père illustre.

Elle installa des pots de fleurs pour que les pigeons puissent faire un nid à côté de la fenêtre

k03  de sa chambre.

Et les années passèrent, les pigeons firent des petits, Katya lisait tant de livres que parfois sa tête lui faisait mal, mais elle les cachait bien et les rendait à ses  amies à peine terminés de manière à ce que son père ne remarque rien, d’ailleurs elle faisait le ménage et s’occupait bien de ses petites sœurs et de son frère , son père pensait donc qu’elle ferait une bonne épouse !

k04  Ses amis pigeons avaient donné naissance à beaucoup de petits et cela roucoulait dans le quartier, les voisins râlaient !! Un jour l’un d’eux lâcha le chat dans le jardin de Katya, elle fût horrifiée de voir dans sa gueule un plume de son pigeon gris dépasser ! Elle attrapa le chat pour lui ouvrir la gueule ! Heureusement elle entendit au-dessus le chant du gris qu’elle reconnut de suite.

 

k05  Elle eut tellement peur pour les pigeons qu’elle décida de les envoyer en voyage pour de bon, elle les siffla et ils arrivèrent de partout.

-« Bon, les amis il ne faut pas rester ici vous voyez je sais lire, mes choix sont divers, vous avez accompli votre mission, donc retournez auprès de grand-père et des autres aviateurs et ne revenez pas ici, mission accomplie ! Je vous promets qu’un jour je ferai des rencontres avec des écrivains et que j’écrirai des histoires pour enfants, des défis littéraires du samedi, des poèmes aussi.

Partez rassurés et dites bien à mon cher Papy que je l’aime et qu’il sera content de sa petite-fille »

Et dans un bruit d’ailes d’avion les pigeons prirent leur vol haut vers le ciel, Katya était heureuse de savoir que les voyageurs avaient rejoints les aviateurs.

k06  Le dernier à partir fut le blanc son préféré !                  KatyL

15 février 2014

Le porte-plume (Célestine)

cél

Le petit garçon mâchouille son porte-plume. Un beau porte-plume bleu tout mâchouillé au bout.  Le petit garçon regarde le plafond. Les traits du plafond descendent doucement vers lui comme un filet à papillon. Il se sent comme pris au piège. La voix du maître raconte une histoire d’oiseau qui s’envole de sa cage, une histoire de cage qui s’efface, de peinture et d’arc en ciel. Le petit garçon mélange les histoires comme les couleurs de ses crayons. Il dessine un oiseau dans la marge de son cahier de brouillon, à côté des multiplications, et l’oiseau, le bel oiseau bleu porte-plumes quitte les lignes Séyès et s’envole sur le rebord de la fenêtre, il a un petit œil doré de pigeon, et un grand sac de voyage sur le dos. Et de belles plumes bleues un peu mâchouillées au bout. Et le petit garçon arrondit sa bouche et le pigeon sourit. Quelle différence y-a-t-il entre un pigeon ? Viens avec moi, viens ! dit le pigeon. Viens loin du sol, parsemer de vent les nuages, vient faire éclater tes poumons de l’air du vent. Mais le petit garçon doit encore revoir sa conjugaison. Je vais venir,  je voudrais venir,  je viendrai,  je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. Vingt culs ? dit le pigeon, peut-être pas, mais tu as la bouche en cul-de-poule, tu vas gober les moucherons !

Et le pigeon s’envole. Pourquoi faut-il toujours que tout s’envole ? se dit le petit garçon.

-As-tu fini ta rédaction ? dit le maître.

Et le petit garçon se souvient que le sujet de la rédaction était le rêve.

 

 

En hommage à Robert Doisneau, Jean Rivet, Coluche, Jacques Prévert, Maurice Druon, Selma Lagerlöf, Richard Bach, Jean Richepin, Cocteau et quelques autres grands poètes que j’aime.

15 février 2014

Drôle de voyage ! (MAP)

  Un pigeon voyageur

sachant voyager

doit savoir voyager

sans son TRAIN !

 

.........................

 

Resquilleur va !!!

!!!

Boff

15 février 2014

Pigeon voyageur (Flo)

flo

Voler, j’aurais aimé savoir voler et pouvoir voler comme n’importe quel volatile ou insecte possédant des ailes. Petite, j’affirmais à ma grand-mère que je volais en position «  apesanteur ». Convaincue, et donc dans l’affirmative je lui disais : « je vole, et en plus je sais comment faire, pour voler. C’est simple. Pas plus tard qu’hier, je l’ai fait. Je survolais le vallon et ses restanques. »

Ma grand-mère ne m’a pas contrarié. Mais elle voulait en savoir plus, confrontée à tant de certitudes. « Et, quelle est ta position alors si tu voles ?
- J’avais la même position que lorsque je fais la brasse en nageant.
- Nager n’est pas voler.
- Si, si, si, c’est tout pareil ; je survolais les collines tout pareil, les crêtes et les trous en nageant dans l’air ».
Comment vous expliquer qu’au souvenir de ce rêve, je conserve encore les sensations de savoir voler ? Dure réalité et douce imagination que de croire encore pouvoir voler à l’évocation de ces sensations procurées par un rêve immortel. Encore maintenant, je peux affirmer : « Je vole ».

Quant aux « Geon- pi », voler a une signification plus lucrative mais, ce n’est que mon avis.

15 février 2014

La B.P.P.F œuvre pour vous (Sandrine)

san01

"Alors, comme vous nous voyez là, on est en train de dresser l'itinéraire de notre prochain périple. Je me présente, matricule 777, prénom Zognon, nom de famille Aupti, et voici mes frères : Lardon et Pois. C'est qu'on ne manque pas d'humour et même d'ironie chez les colomb(e)s et c'est pas tout, on parcourt aussi le monde depuis que le pigeon est pigeon. Notre mission ? On ne va pas faire plus de mystères : rameau d'olivier au bec, on entend pacifier la terre.
Voilà pourquoi mes frères et moi, on s'est engagé dans la B.P.P.F : la Brigade des Pigeons Plein de Fientaisie*. Oui, courageux, nous veillons à enfienter vos jours et ce, à la ville comme à la campagne ! Et vous rustauds, humains barbares et sans jugeote, vous vous imaginez que c'est pour vous emmerder ? Un langage si peu châtié dans notre gosier ? Ne nous avez-vous donc jamais entendu chanter ? Non, le pigeon vous donne à sa façon fantaisiste, oh, même pas une, mais des leçons :
On enrichit vos champs avec un engrais maison 100% biologique. Oui, m'sieur dame, des fois que ça percuterait dans votre tête de linotte que les engrais chimiques, c'est dégueulasse.
Et d'un naturel obstiné et optimiste, on ne désespère pas d'atteindre votre tête de piaf, au cas où une idée avec du cœur y germerait, on sait jamais, OP-TI-MIS-TE que je vous dis !
Des pigeons ? Nous ? Alors que quand on ne travaille pas à changer le monde pour une version meilleure avec les seules armes dont on dispose, on roucoule, fidèles, pour vous montrer un peu ce que c'est beau l'amour à long terme et vous trouvez ça chiant ? M'enfin !
De toute façon, tant pis ! Il en sera ainsi jusqu'à ce que pigeon ne rime plus avec con ! (C'est dire si ne n'est pas demain la veille qu'on cessera de faire nos merveilles)"

*Hommage à Queneau et à ses "petits pigeons plein de fientaisie"

15 février 2014

Participation d'Epamine

 

787.15

 

Vaille que vaille, il brave la violence des averses de mort,

A tire d'aile, affronte l'ennemi pour sauver ceux du fort.

Ignorant les fumées, le bruit, les flammes et la mitraille,

L'oiseau courageux, dernier espoir dans l'horrible bataille

Livre en haut lieu sa bague au précieux message,

Afin de sauver les soldats de la soif et du carnage.

N'écoutant que son cœur et son instinct légendaire,

Tel un jet de lumière, le biset messager enluminait les airs.

 

ep01

En hommage à Vaillant, pigeon voyageur, qui fut lâché du fort de Vaux le 4 juin 1916 pour apporter à Verdun le dernier message du Commandant Raynal. J'ai découvert son histoire en visitant le fort.

15 février 2014

Participation de Walrus

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... qu'ils disent.

 

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Mais moi qui en suis un, je peux te dire qu'ils sont cons !
T'as vu ma colombophile bruxelloise ?
Ce perchoir au galbe parfait qu'elle me tend,
ce regard tendre dont elle me couve
quand je lui roucoule à l'oreille.
Ces seins qui pigeonnent sans soutif !

Je conseillerais bien aux dames d'en prendre de la graine
(mais non pas de la gaine !)
... et tant qu'à faire, qu'elles m'en mettent donc une poignée,
de ces graines !

15 février 2014

Participation de Venise

Bougre de Bougre !!!

« Je ne suis vraiment pas en forme aujourd’hui, si je continue comme ça j’aurai de la chance

De ne pas me prendre un pruneau entre les deux yeux. »

Ve1

Un pigeon aux pruneaux et puis quoi encore !!!

« Bon je vais m’appliquer cette fois, on va voir ce que ça donne »

 Le pigeon voyageur plongea sur les toits d’ardoise de la ville endormie

On aurait dit que personne ne respirait, et soudain un coup de feu claqua

« Putain ils m’ont eu, j’ai du plomb dans l’aile gauche. »

« Dieu de Dieu » :s’exclama le pigeon.

 C’est vrai qu’il n’était pas dans une forme olympique , on peut même ajouter qu’il était légèrement en surpoids

 

Pour tout dire c’était un gros lard chronique de la dernière escadrille de la REINE.

Alors il poussa un hurlement et se lança comme un kamikaze dans un dernier sprint,

 son cœur larguait les amarres, son sang frappait si violement sa tête qu’il allait sortir par les oreilles.

Pris par un éclat soudain de lucidité qui frappe les pigeons sur le point de périr quand ils entrevoient leur ultime chance de survie il aperçue une issue.

Il se jeta sur le tireur fou et le bascula au-dessus de la rampe .il entendit la tête se cogner contre la pierre.

Mais il se dit que selon les lois de la nature un autre agresseur devait se tenir caché dans la ville un fusil à lunette à la main.

M ais un pigeon pouvait il se trouver dans pareille situation ?

«  oui » se dit il et « je crains que Venise soit décidée à m’exhumer. »

Son instinct lui conseilla d’avertir ses congénères et de quitter la ville illico.

Venise vient de décréter la ville territoire interdit aux pigeons !!!!!!!!!!!!!

Ve2

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