Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 702
Derniers commentaires
Archives
11 juin 2011

Mon jardin Sebarjo)

Un petit périmètre de bonheur

 

escholtzias

 

Je ne suis pas géomètre mais pour vous décrire au mieux mon jardin, je suis bien obligé d'avouer qu'il ne représente qu'un rectangle de trois mètres sur deux et qu'il semble aussi ridicule qu'une pièce de podzol perdue dans l'immensité de la taïga.

Pourtant s'il ne garde du lopin que l'harmonie de l'are mini, il en a le charme - non point l'arbre qui ne pourrait y prendre ses aises ! - mais la félicité du plaisir minuscule. Il est amusant et inutile. Plein de vigueur, il est nullement potager et, ouvert à tous les vents, il a tout de la serre barkhane.

Malgré son étroitesse, il regorge de mille richesses, il grouille de vie.

escholtzia_et_abeille1

 

 

 

 

 

 

 

Car mon jardin a ce parfum délicat que les effluves végétaux répandent au-delà de l'inimaginable, malgré la sécheresse de ce printemps précocement estival. Il a la couleur de l'espoir, un orangé qu'on ne verra jamais – et qui ne provoquera aucun suicide ! – dans lequel les abeilles aiment à venir, pour s'y noyer, s'enivrer, y butiner en toute quiétude, s'y laver à la fraîche comme dans une source de valat, tout en roulant leurs yeux ronds comme des billes de tombolo à force de nager dans le bonheur. L'escholtzia y est leur trésor, lui qui s'est approprié mon jardin, ayant apprivoisé mon petit arpent sans s'en repentir. Et depuis, ce quadrila-terre dessiné à la pelle par mes enfants a la couleur des jours heureux.

escholtzia_et_abeille2

 

 

 

 

 

 

 

Oui, l'escholtzia y tutoie la capucine sans souci aucun, plantant sur place les calcéolaires sur leur rocaille et envoyant sur les roses les lilas bleus que les moins de vingt ans ignorent toujours superbement, tandis que le pavot coquelicot se pavane sauvagement au milieu de cette ribambelle cousine.

Mon jardin est orange comme un bleu de paresse, qui s'allonge pour se reposer comme un concombre masqué... Sa forme géométrique s'arrondit pareille au Casimir de l'île et s'élève comme un kopje dans la savane, un monadnock servi sur un plateau et plein de tucs bidule machin-chose dans le genre.

Mon ombre, sous ce soleil de plomb, aime à mimer la cueillette de ces oranges mécaniques, comme si elle leur contait fleurette, comme si elle les caressait pour rafraîchir les gerçures que déposent les rayons du soleil sur leurs pétioles et leurs limbes, ces chaudes émanations lumineuses qui flétrissent leurs pétales coléoptères.

 escholtzia_et_ombre

Je ne peux rien y faire tant il est petit, sinon m'asseoir à ses pieds et rêvasser paisiblement.

Comme il est beau à voir ! Comme il est fier de son éclat !

C'est mon petit jardin. Il sent bon l'écume voisine, au bord du chemin, le long de cette ancienne maison de pêcheurs, havre de nos vacances.



Publicité
11 juin 2011

La main verte (Poupoune)

J’avais gagné ce ficus au tombolo de l’école. A l’époque, j’y effectuais un TUC scandaleusement sous-payé, alors pour me venger, à la kermesse, j’avais piqué plein de tickets pour participer à tous les jeux à l’œil et rafler un max de lots. J’avais été carrément minable au tir à sa barkhane, guère meilleure au chamboule-tout et le petit Kevin venait de bousiller la canne pile quand c’était enfin mon tour à la pêche à la ligne, alors il s’en était fallu de peu que je rentre carrément bredouille. Avec le recul, je me dis que ça n’aurait pas forcément été plus mal, mais au lieu de ça, j’ai ramené mon ficus et je l’ai installé au milieu du salon dans un podzol, que je préfère aux pots de plafond, même si au sol on risque plus de se niquer les doigts de pied en cognant dedans…

J’ai jamais été douée avec la verdure, mais vu que j’avais comme qui dirait volé cette plante à un gosse, je me suis sentie un peu obligée d’essayer d’en prendre soin. Alors je l’ai arrosée. Et arrosée encore. Et encore. Ce qui ne l’empêchait pas de mourir à petit feu. Alors je l’arrosais de plus belle. Mais le seul vrai résultat de cet arrosage intensif fut une bonne grosse inondation chez la voisine du dessous, Mona Machin-Truc, une belge au nom imprononçable que tout le monde surnommait Monadnock-le-Zout, même si en vrai je crois qu’elle était d’Ostende.

 Elle a commencé par s’agacer un peu en découvrant ce qui avait causé la perte de son canapé en cuir et de son tapis persan, mais elle s’est radoucie quand je lui ai expliqué gentiment :

- Voyez vous-même, M’ame Mona ! Je fais kopje peux, vraiment, mais valat le résultat : la seule belle plante que j’arrose, finalement, c’est vous !

 Je ne sais pas si c’est de moi ou de la plante qu’elle a eu le plus pitié, toujours est-il qu’elle a adopté mon ficus et s’est découvert une passion pour la botanique alors, avec l’argent de l’assurance pour le dégât des eaux, elle s’est offert un jardin ouvrier dans lequel elle fait pousser des ficus et des chicons. Quant à moi, je tiens désormais chaque année un stand moules-frites à la kermesse de l’école.

11 juin 2011

Pas à fleur de pot (Titisoorts)

Bon là, je commence à en avoir marre. Personne ne me voit, personne ne fait attention à moi.  J'ai pourtant aussi chaud que vous, moi aussi j'ai soif. J'adore lorsque vous prenez soin de moi. Je suis las, dans ce pot de fleur sur ce balcon de fenêtre. Regardes les, les autres en bas en train de boire l'apéro et de grignoter des tucs. Et moi vous m'abreuvez quand ? A çà pour arroser le ricard, ils sont forts mais faut t il que je prie  pour faire pleuvoir? "tombe oh l'eau "pour que je puisse vivre !
Il a fallu qu' il me place sur la fenêtre de la cuisine, mais que vont-ils encore manger, m'envoyer la graisse, me parfumer de leurs odeurs de cuisine. C'est dimanche ce sera : bar, cane ou bien du poulet.  Allez dépêchez vous, j 'ai soif. Remarquez je pourrais m'assécher à Chicago, sur le balcon du monadnock building sur la fenêtre du quinzieme étage, à regarder passer les voitures. Ou bien me dorer la couene dans le parc des Cévennes de valat, un petit coin de paradis.
 D'accord nous ne sommes jamais contents de notre sort, je ne suis pas si mal que cela. Tiens, ils arrivent au dessert, la chance un kopje de ferrero ( une colline de rochers) çà doit être bon le chocolat.
Je me sens toujours aussi seul. Pourtant je ne suis pas la fleur du mal, pas la fleur des morts qui poussent sur un sol podzol, sous les cendres, un aspect de chysanthème. Ces fleurs d'or qui fleurissent les cimetieres à la Toussaint comme pour donner une couleur aux cimetières ternes et dépourvus de joie.
Ah ! oui enfin, je commence à ressentir l'humidité à mes pieds, ha mais non, c'est encore ce chat qui fait ses besoins ! Quelle vie!

11 juin 2011

Adrienne joue à la marchande des quatre-saisons…

 

Jardiner à la manière de Tardieu

J’étais en train de biner mes podzol quand le tuc d’à côté est remonté l’allée :

- Kopje ! me fit-il de loin. Ça va tombolo ?

- Barkhave ! lui répondis-je en faisant la moue. Les pigeons ont bouffé toutes mes fleurs de podzol !

- Tu veux que je vienne avec mon adnock ? rétorqua-t-il.

- Ton adnock ? rigolai-je. Ça fait bien trop de bruit ! Pas la peine de rameuter tout le valat !

- Comme tu voudras, dit-il.

Il avait l’air un peu déçu que je refuse sa pétoire.

Les enfants naissent dans les choux de Barkhane

J’étais en train de biner mes choux de Barkhane quand la voisine est arrivée.

- Bonjour ! me fit-elle de loin. Tu sais que madame Bolo a accouché hier soir ? C’est un fils, Tom.

- Ah, c’est un joli prénom, dis-je.

- Ahum, rigola-t-elle, ça a mis en verve les enfants… Tom Bolo, tombola, tu les connais.

- Oui, répondis-je en souriant, on a déjà eu des histoires avec les Adnock quand leur petite Mona est née, faudrait pas que ça recommence avec les Bolo !

Jardiner à la manière de Prévert

Une pierre
deux maisons en podzol
trois pelouses bien tondues
quatre courgettes à arroser

Un tombolo pour les chats

Un carré de radis
deux rangs de fèves
trois rangs d’oignons

Une tuc en grosse laine

Un plant de concombre
deux noyers barkhave
trois hérissons

Un valat que je te pousse

Un kopje de thé
deux carrés de chocolat noir
trois graines de monadnock

Mais aucun raton laveur

Jardiner à la manière de Rimbaud

C’est un tuc de verdure où chante une podzol
Accrochant follement aux valats des barkhanes
D’argent. Où le soleil, de la montagne folle,
Luit. C’est un petit tuc qui mousse de pivoines.

Un soldat jeune, kopje ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais monadnock,
Dort. Il est étendu dans l’herbe sous la nue,
Pâle dans son tombolo, mou comme une loque.

 

11 juin 2011

La chanson de Témiscouata, même pas traduite du borogove ! (Joe Krapov)

J'ai descendu dans mon kopje
J'ai descendu dans mon kopje
Pour y cueillir du monadnock
Gentil tombolo, Mesdames
Gentil tombolo nouveau

J'n'en avais pas cueilli trois tucs
J'n'en avais pas cueilli trois tucs
Qu'un rimouski vint sur ma main
Gentil tombolo, Mesdames
Gentil tombolo nouveau

Il me dit trois mots en podzol
Il me dit trois mots en podzol
Que les valat ne valent rien
Gentil tombolo Mesdames
Gentil tombolo nouveau

Que les valat ne valent rien
Que les valat ne valent rien
Et les barkhane encore moins bien
Gentil tombolo Mesdames
Gentil tombolo nouveau

Des quartzites, il ne me dit rien
Des quartzites, il ne me dit rien
Mais des d'moiselles kamouraska
Gentil tombolo Mesdames
Gentil tombolo nouveau

 

Publicité
11 juin 2011

Le jardin (32Octobre)

 

Dans mon jardin qui n’a rien d’extraordinaire, vous trouverez un tombolo.

Eh oui ! vous ne rêvez pas. En effet, une rivière, pardon un ru le traverse.

 

Dans mon jardin que j’entretiens avec beaucoup de soins, il y a un tuc. Mais savez-vous qui l’a élevé ? Non. Normal, vous ne connaissez pas Maud, la taupe, qui en plus de piétiner la prairie construit des tucs un peu partout dans le jardin.

J’ai oublié de vous dire que mon jardin est en Gascogne. J’y vais avec plaisir, je n’y grogne jamais et m’attelle à la besogne avec plaisir. Je vous assure également que je n’y élève aucune vigogne et n’y héberge aucune cigogne. Mais j’avoue que j’y grignote quelques paquets de TUC.

 

Dans mon jardin, il y a un peu de tout. Il a une drôle d‘allure d’ailleurs et je dirais même plus un relief un peu bizarre pour la région. On peut y voir un croissant qu’un jour un Iranien a appelé barkhane. La Gironde n’est pas loin, mais ce réchauffement climatique modèle le paysage et me joue des tours aussi.

 

Dans mon jardin que je voudrais être extraordinaire, je rêve d’éléphants, de lions et de guépards. Un rêve… mais grâce à mon jardinier aux mains d’argent, le modelage d’une petite colline que je me suis appropriée au moins en esprit a permis qu’elle ait l’air d’un kopje.

 

Dans mon jardin au bout d’un chemin un peu trop raviné aux dires de mes rares invités, j’ai créé des chemins et y ai planté des pancartes pour évoquer des pays lointains. Ainsi un des chemins mène-t-il à Monadnock, pas la plus haute montagne du New Hampshire, non le repaire d’une bande de petits chenapans que sont mes deux petits-fils. Ils y ont construit une maison dans un arbre et se prennent pour des drôles d’Indiens.

 

Dans mon jardin, il y a un potager. J’ai dû y amender la terre. En effet, son sol de type podzol ne me permet pas d’y cultiver tous les légumes que je devrais manger pour avoir une bonne santé, disent-ils. Qu’ils viennent travailler dans mon potager et nous en reparlerons… car les fougères y prennent trop de place à mon goût.

 

Dans mon jardin fruitier, comme je vous l’ai dit, coule un petit ru. Il a pris pour nom Valat.J’y cueille cerises et abricots.

 

11 juin 2011

Bienvenue dans mon jardin (Joye)

Vous n’allez pas le croire, mais toutes les plantes dans mon jardin ont des noms. Permettez-moi de vous les présenter.

D’abord, il y a TUC le cactus.  Au début, il n’aimait pas trop, cela le piquait trop d’être nommé pour une marque de biscuit salé. Mais quand je lui expliquai qu’il avait le choix épineux entre « Tuc » et « Lemond-Dentier », il acquiesça gentiment, n’étant pas trop fan de Jacques Dutronc. J’avoue que je ne pus pas le blâmer.

TOMBOLO, c’est ma lunaire vivace. À son baptême, elle aussi avait protesté (pas très catholique, non) mon choix de nom, mais après tout, on ne voudrait pas se planter en choisissant le mauvais nom ! Nous avions alors raison de bien réfléchir. Puisque c’est un « money plant » en anglais grâce à ses feuilles, elle était bien d’accord d’y aller pour TOMBOLO.  Parfois, je fais l’erreur de l’appeler TOMBOLA, alors, vous voyez, même pour moi, ce n’est pas encore gagné.

La plus délicate du jardin est KOPJE, une dicentra. Ses petites fleurs blanches ressemblent parfaitement à des culottes blanches que portaient les immigrés hollandais et c’est pour cela que l’on appelle aussi « Dutchman’s breeches » et voilà pourquoi nous choisîmes ce joli nom néerlandais pour elle. Récemment, j’ai appris que cette plante servit aux amérindiens pour guérir la syphilis. Elle ne me l’avait jamais dit ! Et c’est tout à fait elle : délicate, discrète et pudique comme le blanc de ses fleurs.

Mais ne pensez pas pour un moment que je suis snob ! Non ! Les mauvaises herbes ont leur place dans mon jardin, et en dépit de son nom vulgaire, le pissenlit est bien joli avec ses jaunes précoces et ses grains légers. Là-bas, c’est mon favori, MONADNOCK. C’est vrai que je lui confis ce nom un jour où j’étais super enrhumée et je lui lisais quelques aventures de Tintin pour nous distraire. À chaque fois que j’essayais de prononcer les jurons du capitaine, Monadnock approuvait en laissant repartir quelques aigrettes lorsque je pouffais de rire. Monadnock et moi, nous avons une belle complicité. Lorsqu’il est jeune et tendre, on le tend sous le menton d’un enfant pour voir « si tu aimes le beurre ». Monadnock n’oublie jamais de laisser quelques graines de pollen pour le prouver, et l’enfant, à tout âge, tombe sous ses charmes. Comme moi.

Bien sur que PODZOL est ma ravissante gymnocladus dioicus. Mais imaginez notre embarras à apprendre que « Jim » était une fille. Il y avait toute sorte de confusion ! La voisine qui avait habité ici bien avant nous l’appelait « L’arbre du paradis », mais Jim – pardon, Podzol – n’aimait pas cela, et la confusion s’approfondit lorsqu’elle apprit que les arboristes l’appellent l’arbre à café du Kentucky [Kentucky coffee tree]. Oui, un peu fort de café, parce qu’elle est bien une native d’Iowa, tout comme moi. Alors, il n’y avait rien à faire sauf chercher un autre nom, et elle prit Podzol pour ses « pods » qu’elle porte chaque automne, et qui servent de rappel que c’est une fille.

Juste derrière, c’est BARKHANE, un superbe Caryer ovale. Or, c’est très joli, son nom – on dirait soit un personnage dans un roman par San-Antonio, soit une pièce à la Maison Blanche. Mais elle aussi est super américaine, et nous choisîmes son nom ensemble, gardant un peu de beauté féminine et le rappel que son écorce (bark) décolle en partie tout comme des jupons – c’est pour décourager les écureuils qui y grimperaient pour voler ses drupes. Elle et moi avons bien ri le jour où nous avons dit à ma petite nièce, ce minuscule démon angélique,  que l’écorce de l’arbre était comme ça à cause des ours qui rôdent la nuit dans le jardin à la recherche de petites filles pas sages.  L’histoire l’a curieusement calmée, et croyez-moi, Barkhane et moi en étions bien contentes.

Et le jardin ? 

Oui, j’hésitais, parce Louis Jardin était trop joueur, mais bon,  le jardin, lui, s’appelle VALAT,  parce que, comme on dit…Valat, c’est tout.

Valat

11 juin 2011

SAFARI DANS LE JARDIN de TOMBOLO (Venise)

 

venise153

Cette goutte de Lune dans l’herbe,

9h du soir !!! il ya encore de la lumière chez lui ?

Que se passe t –il ?

Mon ver luisant monte la garde toute la nuit. S acré PODZOL !!

Un bourgeon tardif s’ouvre et s’envole du marronnier de chez mon voisin VALAT

Plus lourd que l’air à peine dirigeable, têtue et ronchonnant avec ces ailes en chocolat, c’est mon ami le hanneton !!

J’ai beau compter les fourmis, j’en ai des milliers dans le potager !!

Mais quand l’une d’elle tombe dans la fleur d’arome et qu’elle s’y noie.

Je me prends pour un perdreau qui la sauve en buvant.

Alors elle court sur les jeunes pouces de salades pour rejoindre ses sœurs semblables à des perles noires .

Perdue dans un sabot de jardinier la chenille ondule sous juillet.

Elle se trémousse comme un épais sourcil et s’arrête au bas du rosier

Elle balance sa tête de chien nouveau né et décide de grimper les roses aux teintes candides fillettes

Grisée de parfum.

Je tarde à détruire la grasse chenille

Ne sera t- elle pas un jour ce billet doux plié en deux à chercher une adresse de fleur ?

Et que dirai grand père BARKHANE ?

HAÏ !une guêpe frileuse qui ne va pas tarder à perdre sa taille si elle continue à m’agacer !!

Ho ma petite grillonne aux yeux tout gonflés

Grésille encore tous les soirs  à mes cotés !!

Dans une silencieuse fraicheur d’une courte nuit d’été je m’endors sous le jeune pin.

Au milieu de tout ce qui frémit, se réjouit, s’abandonne aux éclats à la folie du jardin.

Et je ne peux m’empêcher de penser à mon amoureux monabnock.ou plutôt au charmant TUC !!!

 

11 juin 2011

LE BALCON POLYMORPHE (KatyL)


katy1
katy2
katy3

11 juin 2011

Si vous venez... (MAP)

Copie de BARKHANE

 

 Si vous venez un jour chez moi

 -thé, café chocolat ?-

 Je serais heureux comme un roi !

 -Jus d’orange, ananas ?-

 

Dans mon  petit bout de  jardin

 -galette, tuc, raisin ?-

 Tous les deux nous serions si bien

 -biscuits, valats, pralin ?-

  

 Le long de la petite allée

 -Il ne faut pas tomber !-

 Toutes mes fleurs vont embaumer !

 -Votre écharpe a glissé !-

 

Voyez ces roses, jen raffole :

 -Un papillon s’envole !-

 Célèbres roses de Podzol !

 -Ses ailes en corolles ! –

  

Mes iris ont déjà fleuri

 -J’aime « ta » compagnie !

 un seul est resté épanoui !

 -Mais, vous avez rougi !-

  

Ce Tombolo aux larges feuilles

 -Regardez l’écureuil !-

 abrite de jeunes bouvreuils !

 -Là, sur le chèvrefeuille !-

  

Le Monadnock du Canada

 -Revenons sur nos pas !-

 uni au Kopje de Java !

 -Ma douce Tatiana !-

.................................

SI vous venez un jour

 

 

 

 

 

11 juin 2011

Au jardin (Caro_Carito)

caro

4 juin 2011

Défi #153

Vous avez un jardin (des fleurs de balcon, des plantes d'appartement ...)

Faites-nous en une description détaillée, racontez-nous quelques anecdotes ...

espagne-andalousie-grenade_~F0015721

 

Pour ce faire il  vous faudra glisser dans votre récit  7 mots

(détournés de leur sens premier)

tirés des vocabulaires de la géographie et de la géologie.

TOMBOLO - TUC - BARKHANE - KOPJE - MONADNOCK - PODZOL - VALAT -

Bon jardinage !

Envoyez vos textes à samedidefi@hotmail.fr

4 juin 2011

Ont déjà remonté le temps :

4 juin 2011

Et si je savais remonter le temps.. (Joye)

J'irais revoir mon père à un moment avant sa mort, avant sa dernière maladie, quand il allait bien, quand il souriait encore, et je mettrais mes bras autour de son cou, je l'embrasserais, je le serrerais sur mon coeur et je mettrais ma tête sur son épaule, je sentirais son cologne, j'écouterais battre son coeur, et je lui raconterais que depuis son départ, j'ai appris à nager, et à jouer du violon, et je lui dirais mille fois et mille fois encore que je l'aimais et qu'il n'avait jamais fallu qu'il nous quitte, que c'était absolument trop dur à supporter, comme une vieille blessure qui oubliait de se cicatriser, et je lui dirais que cette consigne m'a fait pleurer comme une idiote.

4 juin 2011

Remonter le temps (EVP)

 

-          Mon Dieu ! Mais qu’est-ce-que c’est que ça ? Jean –Edouard, tu t’es trompé dans tes calculs...Regarde ! Des huttes, des peaux de bêtes et ces Cro-Magnon là…Beurk !

-          M’enfin Marie-Cécile, tu m’as dit que tu n’arrivais pas à imaginer l’invention du langage, et quels étaient les premiers mots et comment ça a débuté et patati et patata…Et bien tu y es là. Attends on est en…Mon datomètre indique 7492 avant JC et je te précise qu’on est au néolithique, ce ne sont pas des Cro-Magnon mais des Homo-sapiens.

-          Bon ! On y va alors, mais pas longtemps hein, parce que il y a une soirée chez Stanislas ce soir.

-          Tu te souviens bien de ce que je t’ai dit : Ils ne nous voient ni ne nous entendent, mais il ne peut y avoir aucun contact physique !

-          Beurk ! Tu parles ! Déjà d’ici ça sent pas vraiment Shalimar !

-          Sérieux, Marie-Cé, si tu as le moindre contact tu perturbes toute l’évolution et puis surtout tu ne peux plus rentrer.

-          Allez viens, Jean-Ed, tu m’assommes ! Regarde la jolie Cro-Magnonne là-bas près du feu, elle a l’air futé, je suis sûre que c’est elle !

-          Homo-Sapiens, Marie-Cé, Homo-Sapiens !

-          Chut ! Ecoute !

 

o   « Je », faisait la donzelle en se tapant la poitrine.

o   « Tu », en montrant son vis-à-vis.

o   « Il », en désignant un lourdaud plus loin.

o   « Nous », en faisant un grand cercle avec le bras

o   « Vous », en limitant le cercle vers l’auditoire.

o   « Récolter », en taillant une gerbe d’orge derrière elle.

o   « Après », en faisant un petit arc de cercle avec le doigt.

o   « Manger », en ramenant ses doigts fermés vers sa bouche.

 

-      Oh regardes Jean-Ed, comme c’est émouvant…Les premiers mots…J’ai la larme à l’œil, j’irais bien l’embrasser ma petite aïeule…

-     Non ! Attend, regarde les hommes : Ils font un drôle de geste, la main sur le bras opposé et l’avant bras qui se relève…Oh ! Ils s’en vont.

-     Et voilà…Ça commence ! Toute l’histoire des femmes…Et qui se lève en soupirant, hein, et qui s’en va récolter avec son panier…Les femmes bien sûr ! Et eux, là-bas près des huttes, à se gratter les coucougnettes et à se bidonner avec leur espèce de lance à la noix ! Ah non ! J’te jure.

-     Tu veux qu’on rentre ma choupinette ?

-     Tu m’appelles pas comme ça !

-     Mais ça t’as plu comme balade ? Tu as vu la naissance du langage quand même !

-     L’aurait mieux fait de se taire l’aïeule et de leur coller un gros silex dans la face !! Allez on se tire, c’est pas parfait 2011, mais ça progresse un peu…Presque dix mille ans…Vous comprenez pas vite les gars !!

4 juin 2011

Mot de passe (MAP)

-         PAN, tchakkk, ploum, bliock, tchouckkk, vrrraaff, grawîtt, floufff ….

-         Mais enfin qu’est-ce qui se passe ici ???

-         Klaouttt, glifff, brommm, rrrrahhhouh ….

-         MAIS ENFIN QU’EST-CE QUI SE PASSE ICI ????

-         HEIN ???

-         Tu fais quoi là ???

-         Je cherche !

-         Tu cherches quoi ?

-         Le mot de passe !

-         C’est quoi cette histoire de mot de passe ? Qu’est-ce que tu es encore en train d’inventer  !

-         Mais si, tu sais… pour remonter dans le temps !

-         Hein, mais ça va pas non !

-         Je veux faire comme dans le film « Ali Babar et les 40 pilleurs » que j’ai vu à l’école !!! Ali Babar disait un mot de passe et hop la caserne s’ouvrait et il récupérait un char d’arceau ! Encore un mot de passe et hop il remontait dans le temps !  

-         Je savais que tu étais un peu dérangé de la tête, mais alors là tu fais fort !!!

-         RRRHAOP, VRRRIIIIR, GRROUATTT, BLIOUTT, TCHÜÜÜCK !!!

-         Arrête ! Tu fais un bruit d’enfer !

-         VROUIIINGGG …..

-         Tais-toi Papa vient de rentrer !!!

-         BROUNNG, TWIISTT, RRRÂÂÂ, CHLOUPPP, KWINGGG …

-         Qu’est-ce que c’est que tout ce boucan !!!

-         C’est Léo, il veut remonter dans le temps !!!

-         Ah, c’est comme ça, eh bien je vais lui remonter les bretelles moi !!!

-         OUIN, OUIN, OUIN !!!  

lumiere_008

 

                  

-         Mais où est-il passé ?

-         Ben, on dirait qu’il a enfin trouvé le mot de passe !

 

 

4 juin 2011

Défi 152 (Droufn)

Si vous me le permettez...

 

Remonter le temps ne m'intéresse pas trop, j'aimerai plutôt avancer de 7 milliards d'années.

 

A cette époque le soleil sera 100 fois plus gros qu'actuellement et il fera environ 1700 degrés à la surface de la terre. Ah mais je suis pas con, j'emmènerai avec moi de l'écran total puissance 1000 pour éviter les coups de soleil, ma gourde pleine d'eau et de bonnes lunettes de soleil.

 

Ensuite il devrait se passer un truc rigolo que j'aimerai bien voir. Car après cette volumineuse expansion le soleil va s'aspirer de l'intérieur et diminuer infiniment pour disparaître définitivement.

 

Clic ! on éteint la lumière. On va connaître l'angoisse de la carotte dans le bac à légume quand la porte du frigo se ferme, et j'aimerai bien être celui qui la fermera.

 

Dieu a été là à la création, à la fermeture ce sera moi.

 

Alors, respect?

 

Niark niark!

 

4 juin 2011

Lo'reille et La'du 'ééc'ivent l'histoi'e du Di'ectoi'e (Joe Krapov)

Incroyables_Merveilleuses- Le Di’ectoi’e, mon Lo’eille, ça c'est une pé’iode supe’ ! Déjà, ‘ien que l'idée de confie’ les ‘ênes du pouvoi’ à cinq di’ecteu’s plutôt qu'à un seul dictateu’, ça dev’ait nous fai’e ‘éfléchi’ enco’e aujou’d'hui où il y a tant de ‘oitelets d'opé’ette et de poteaux laids.

- Cinq types, c'est pas un peu t'op ? Le t’iumvi’at suffi'ait, peut-êt’e. Ou le duodenum ? Mais la politique c'est comme le dési’ de pe’d’e du poids : quel que soit le ‘égime, y'a toujou’s quelque chose qu’on ne peut pas empêche’ de g’ossi’ : la conne’ie !

- Justement, c'est ce qu'on chantait sous le Di’ectoi’e et sans p’ononce’ les "‘", s'il te plaît : "Non pas la peine assu’ément de change’ de gouve’nement ».


- Il pa’aît qu’à Pa’is, en, ce temps-là, les femmes étaient assez fo’tes en gueule !


- Pas d’acco’d ! Là tu ne pa’les que d'une poissonniè’e, la mè’e Angot qu’on su’nommait aussi le malot’ou des Halles. Au cont’ai’e, les femmes étaient me’veilleuses à l'époque !


affiche Mme Angot- A pa’ti’ de quand tu c’ois que ça s'est dég’adé les ‘elations hommes-femmes ? Depuis que la fille de madame Angot éc’it des ‘omans autofictionnels ?


- Non, depuis qu'elle éc’it des a’ticles su’ les chamb’es d'hôtel amé’icaines ! Mais nan, eh, je déconne ! Si tu veux, je demande’ai à mon docteu’ qui est aussi gynécologue aux entou’nu’es.


- En tout cas, aux ga’s et aux filles de la halle comme aux me’veilleuses, Ma’celline leu’ a fait des costumes inc’oyables !


- Avec des bâches plastiques ! T’op top ! Et Be’t’and joue t’ès bien du piano !


- Et Sève a t’ès bien mis en scène et son affiche est supe’be.


- Et Béat’ice di’ige ses chanteu’s et ses cho’istes à me’veille.


- Et les act’ices ! Ca’oline en Mlle Lange, l’égé’ie de Ba’’as !


- Bon, tu peux a’’ête’ la p’omo ! Les cinq ‘ep’ésentations de "La fille de Madame Angot" pa’ Vocaline à Mo’delles, Montfo’t-su’-Meu et à l'audito’ium de l'Assomption à ‘ennes sont te’minées !


- Oui mais ils le ‘ejoue’ont au ‘heu le 5 et le 6 novemb’e puis à Béche’el


- C'est v’ai. Malg’é ça, comme on dit chez les masseu’s d’o’teils, quelque chose me tu’lupine.


- Quoi donc ?


- Ca me gêne, quelque pa’t,  cette histoi’e de ne pas p’ononce’ les "‘"


- En quoi est-ce désag’éable ?


- Je me demande si ce n'est pas contagieux, quelque pa’t.


- Comme le concomb’e ? Tu ne vas quand même pas me di’e que tu as des g’iefs cont’e les conspi’ateu’s c’éoles ?


- Moi ? Pas du tout ! C'est juste que je ne veux pas fini’ comme la vigie du bateau des pi’ates.


- Des pi’ates ? Des pi’ates des Ca’aïbes 22 ?


- Non, comme ceux des albums d'Asté’ix. A la fin, tu au’as peut-êt’e ‘ema’qué leu’ bateau coule. Me’gitu’ nec fluctuat !


- Ca p’ouve bien que De gaulle avait enco’e ‘aison !


- De Gaulle ?


- C'est lui qui a dit : "la vieillesse est un nauf’age" !


- Moi, de ce côté-là,  je ne c’ains ‘ien et su’tout pas Alzheime’. Je me souviens t’ès bien, comme disait Geo’ges Pé’ec, que les aventu’es de Ba’be-’ouge étaient signées Cha’lie’ et Hubinon..


- Tu veux que je te dise La’du ? Je suis heu’eux de te connaît’e : je t’ouve que tu es... Inc’oyable !

4 juin 2011

Le temps du gros rouge (vegas sur sarthe)

En ce temps là on jouait au téléphone avec deux boites de cirage et une ficelle... pas de quoi attraper le cancer et puis d'abord, le cancer n'existait pas, comme tout plein de maladies.
A cette époque on n'aurait jamais eu l'idée de mettre un préservatif aux concombres!
En été on arrosait les cultures et pas les cultivateurs à coups de subventions.
En hiver on mettait le pétrole dans le poêle et pas sur les plages bretonnes.
On peut dire pour ça qu'on avait de vraies saisons.

En ce temps là, Colonna était gardien de but à Reims et pas gardien de chèvres à Cargèse.
Jean Pierre Foucault s'appelait Guy Lux et les Desperate Housewives Les Saintes chéries.

La pédophilie n'était pas inscrite aux Jeux Olympiques et le cycliste Aucouturier dit "Le terrible" carburait au gros rouge.

Mon pépé fumait des Boyard papier maïs et moi des bouts de sureau en cachette.

En ce temps là c'était hier...

4 juin 2011

Premier bal (Célestine)

A travers les persiennes, dans l'air bleuté du jour, j'embrasse du regard la riante campagne, et les vibrations de l'été naissant . Pas un bruit hormis le chant des mésanges dans la glycine abritant le perron, et les bottes de mon père battant impatient, le pavé de l'allée. Le corset de ma robe de guipure me coupe le souffle. La percale de mon jupon sent le talc et la lavande. Des gants de fine dentelle blanche rehaussent ma toilette de soirée. Ma jeunesse éclatante me tient lieu de fard.

En cette fin d'après midi où les ombres s'allongent, je souris sous mon ombrelle, installée dans le cabriolet de mon hobereau de père . Le pas des chevaux rythme en cadence les battements de mon cœur. Nous nous rendons à la ville pour mon premier bal. J'ai seize ans. Ma mère arbore un air soucieux sous les fils d'argent de sa chevelure remontée en chignon, retenu par une broche de corindon. Mon père semble gorgé de fierté comme le jabot d'un coq.

Sous les lambris et les dorures du salon de madame de P. , ma marraine, se presse le joli monde de la Société . Ça froufroute, ça cabotine, ça jacasse, ça coule des œillades en aparté, ça se pavane, ça chuchote, ça frémit. Les femmes emplies de désirs inassouvis, le décolleté débordant de leurs générosités mammaires, lorgnent les hommes en habits de soie, aux rouflaquettes frétillantes, qui leur lancent en retour des regards lourds de convoitise. La musique légère exacerbe ces sentiments délétères si bien dissimulés sous le vernis des convenances. Un deux, pas de polka, un deux, pas de polka. L'orchestre enchaîne les airs entrainants. Des bras vigoureux m'enserrent la taille, je virevolte, le cœur enchamadé, étourdie par la vigueur de mes cavaliers d'un soir, par ces sensations nouvelles qui m'envahissent et me mettent le rose aux joues. C'est donc cela, le désir ?

-Qui est cette délicieuse enfant ? demande un homme à la prestance inouïe, le cheveu brillant de gomina et l’œil noir du séducteur impénitent.

-C'est Célestine de Troussecotte, monsieur de Maupassant, à peine seize ans, et déjà des yeux, des yeux ! Ciel, pleins de promesses...

-Ma foi, moi, je lui trousserais volontiers...quelque madrigal!

-Toujours badin, mon bel ami ! s'exclame Flaubert à quelque pas de là. Et là-bas, près des musiciens, on voit Degas, Manet, Zola et Alphonse Daudet qui s'enflamment pour cette jeune beauté , tendus comme des arcs, et cherchent à s'en faire remarquer, par un trait d'esprit ou un sourire appuyé.

Mais ces barbons de plus de quarante ans ne m'intéressent pas, tout célèbres qu'ils soient.

Je jette mon dévolu sur ce jeune homme charmant, aux joues pâles et aux mains fines. Il a dix huit ans, et répond au doux nom de Marcel. Marcel Proust. Il voudrait devenir écrivain, lui aussi. Dimanche, si mon père le veut, nous nous rendrons à Champigny pour une partie de campagne au bord de l'eau. Il portera un canotier et m'emmènera en barque pour me réciter des poèmes, sous les regards tendrement fâchés de ma chère mère . Et peut-être, à l'abri des roseaux, sur l'herbe tendre de la rive, me donnera-t-il mon tout premier baiser.

A cette pensée, je chavire. Je souffle ma lampe, et presse mon oreiller contre mon corps en feu. Mes rêves seront ardents, à n'en point douter.

Publicité
<< < 1 2 3 4 > >>
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité