J'irais revoir mon père à un moment avant sa mort, avant sa dernière maladie, quand il allait bien, quand il souriait encore, et je mettrais mes bras autour de son cou, je l'embrasserais, je le serrerais sur mon coeur et je mettrais ma tête sur son épaule, je sentirais son cologne, j'écouterais battre son coeur, et je lui raconterais que depuis son départ, j'ai appris à nager, et à jouer du violon, et je lui dirais mille fois et mille fois encore que je l'aimais et qu'il n'avait jamais fallu qu'il nous quitte, que c'était absolument trop dur à supporter, comme une vieille blessure qui oubliait de se cicatriser, et je lui dirais que cette consigne m'a fait pleurer comme une idiote.