Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
23 février 2013

vite un palier pour palier‏ (titisoorts)

Je monte cet escalier
surtout pas d'un pas pressé
j'aurais pu prendre à tort
le must des escalators

la marche, je fais un pas
je sens que çà ne va pas
j'ai repris du riz à tort
la marche du dinosaure

Je croyais les monter vite
pour moi comme un mérite
sur un rythme dans le truc
dansant sur la marche turque

C'est un escalier Eiffel
au nord de Paris dit elle
pas du tout de l'antarctique
je suis en marche nordique

Et puis je reprends mes pas
fatigué, un deux , un deux
d'un pas vraiment très austère
sur la marche militaire

il faut bien aller en haut
Ho! ce n'est pas l'échafaud
Je continue comme ivre
c'était la marche à suivre

Comme disait Clemenceau
le mieux c'est avant le haut
tout çà pour l'assaut final
c'est bon la marche nuptiale

Elle est déjà en haut
moi rouge, un cachalot
je ne suis plus vraiment leste
c'était la marche funeste

Publicité
23 février 2013

Un ami d'autrefois (Joe Krapov)

Très longtemps la musique a été mon issue de secours. Oh bien sûr, il n’y avait pas le feu à l’hôtel, non. Juste le besoin, comme pour tout adolescent, de s’ouvrir au monde. Et c’est justement à ce moment-là que j’ai découvert « Kevin Ayers and the Whole world », un voisin d’Angleterre avec une voix grave et des musiques sucrées.

Le premier album de lui que j’ai écouté est en fait le deuxième de ses opera (je savais le latin à l’époque : un opus, des opera !). Il s’intitule « Shooting at the moon ». C’est peut-être important pour la suite. Il contient le rigolo « May i ? » aux paroles chantées en français :


« J’étais perdu dans la rue
Fatigué et mal au cul
J’ai vu un petit café avec une fille dedans
Et je lui disai [sic] (c’est ainsi, je savais toujours le latin !) :
Puis-je
M’asseoir auprès de toi, te regarder ?
J’aimerais bien la compagnie de ton sourire ».

 

DDS 234 kevin-ayers-joy-of-a-toy retouchée

Kevin Ayers a été le premier bassiste du groupe Soft Machine. Le premier de ses albums solo a pour nom « Joy of a toy ». Maintenant que je suis devenu un peu le « toy of a Joye » (LOL ! LOL Coxhill, même !) ce titre me fait bien rire, tout comme certaines de ses chansons : « Oleh Oleh Bandu Bandong » « Stop this train» et les très jolies « The lady Rachel » et « Girl on a swing ».

Si l’escalier de secours de MAP peut être utilisé en tant que piédestal, on y positionnera bien volontiers l’imperturbable guitariste Mike Oldfield qui, avant de pondre son célèbre « Tubular bells », fit ses débuts au sein du Whole world. On entend sur le troisième album de Kevin, « Whatevershebringswesing » un très beau solo de guitare sur le titre homonyme. D’autres n’ont pas démérité par la suite : Steve Hillage et Ollie Halsall n'étaient pas rien non plus !

Enfin nous arrivons au chef-d’œuvre de l’homme, là où l’escalier mène au ciel (comme les monte-en-l’air, j’ai tendance à emprunter les issues de secours à l’envers !). Le 4e album est sorti en 1973 et s’intitule « Bananamour » !

 

DDS 234 Kevin Ayers bananamour grand

 

Rien que la photo à l’intérieur de la pochette vaut le déplacement et certaines des paroles de ces hymnes m’accompagnent toujours : extrayons par exemple ceci de « Shouting in a bucket blues » :

"Lovers come and lovers go
but friends are hard to find
Yes I can count all mine
on one finger"

« Les amours vont, les amours viennent
Mais pour trouver l’ami on a bien plus de peine
Moi je peux compter les miens
Sur un seul doigt de ma main »

et cela de "Interview" : 


DDS234

"I have been called a down
Yes you may write that down
And for a little money
I am extremely funny.

You ask me how I do my act
This is my reply
I climb up on a ladder
And announce that I will fly."

"On dit de moi qu’je suis un clown
C’est vrai qu’pour épater Poupoune
Et gagner des comm’s sympathiques
Je suis extrêmement comique

Vous m’demandez de vous dire quelle
Est ma r’cette pour faire rigoler ?
C’est simple : je grimpe sur une échelle
Et j’annonce que j’vais m’envoler !"

La traduction est un peu stupé-samedidé-fiante mais l’image est bien vue. Moi aussi chaque semaine je monte sur l’échelle et… j’en redescends tout de suite à cause de mon acrophobie !
Si « je m’voyais déjà en haut de l’affiche : en dix fois plus gros que n’importe qui mon nom s’étalerait », ben c’est raté ! C'est moi qui m'étale ! Escabeauté le désir de gloriole !

Pour terminer, et pour revenir à « tirer dans la lune » révélons la véritable nature de cet escalier de secours : c’est en fait un observatoire pour admirer, depuis la région de Nancy, « la lune des Caraïbes qui brille toute la nuit » !

Merci à toi, Kevin Ayers, qui nous as soutenus et nous accompagnes encore pendant que l’hôtel brûle. Yes, we have no mañanas mais… Vive la banane !

 

23 février 2013

Comme un çon ! (Vegas sur sarthe)

Tu m'avais sifflé sans façon
et j'ai mordu à l'hameçon
tu me promettais des suçons
l'incendie dans mon caleçon
des calinous et des pinçons
le tagada, cheval d'arçon
le jeu du feu et des glaçons
mais fallait-il que je sois çon!
Si j'avais vu les malfaçons
et la traîtrise du tronçon
j'aurais pu avoir des soupçons
 
Dès lors je retiens la leçon:
de la gloire il est la rançon,
l'escalier en colimaçon.
23 février 2013

Défi 234 !‏ (Porphyre)

2, 3, 4,encore 1785 marches …...234, encore 1555 marches.........1789 je suis enfin arrivé au sommet de la Dame de fer !

23 février 2013

Je suis (Vanina)

 


              Je suis les escales liées de ta vie

Escalier V

 

   

 

Publicité
23 février 2013

Ooooh ! (Walrus)

Un escalier à vice !

...  de forme en tout cas...

23 février 2013

La chanson de l’escalier (EVP)

Que fait cet escalier à vis
Dans ce lieu si saugrenu ?
Symbolise-t-il  les vices, les vices
Qui sont toujours sans issues.

Remarque bien ma chère Alice
En ne pratiquant qu’la vertu
Que ta vie sera bien lisse, bien lisse
Mais qu’ça s’ra triste sous ton tutu.

Tu as raison très chère Anaïs
Il y a trop de choses défendues.
Pratiquons avec délice, délice
Quelques coquineries inattendues

Si de l’escalier on dévisse,
Ou si on reste suspendu,
On se sera réjoui la cuisse, la cuisse
On aura bien ri, on aura bien bu.

Vois comme ces marches en hélice
Nous inspirent plein d’abus
Quittons vite nos cilices, cilices
Allons aussitôt chasser le Dahu !

23 février 2013

Les dents de l'amer (Joye)

Henri avait déjà décidé de prendre sa retraite quand le toubib lui dit que sa santé pouvait devenir fragile s’il continuait son boulot, alors il n’hésita pas à suivre les conseils Après tout, cela faisait trois cent soixante-six ans qu’il crachait le feu et il était bien temps que quelqu’un d’autre prenne la relève.

Ses écailles étaient encore verdâtres, sa queue longue et encore féroce, et une fois son boulot terminé, sa santé habituelle et monstrueuse fut vite rétablie. Il aimait bien rester au lit le matin au lieu de pointer dans la forêt pour incendier le chevalier occasionnel qui passait. C’était un point d’honneur chez la brigade, depuis cet acte terroriste du minable crétin qu’on appelait Saint Georges. Henri et ses copains montaient encore la garde, d’une vengeance fière meurtrière pour leur camarade tombé.

Maintenant, le matin, Henri avait le temps de prendre un deuxième café, parcourir Le Monde, faire les sodokus et téléphoner à sa tante Lucille pour prendre de ses nouvelles. L’après-midi, il jouait trois fois par semaine à la pétanque avec ses camarades Restif le Chimère et Ulysse la Licorne.

Récemment, Henri avait même décidé de remplir ses autres heures en faisant du free-lance…quelques barbecues ci et là, des fêtes d’anniversaire des gamins – cela leur changeait des trucs MacDo - et ainsi de suite. Henri aimait se sentir encore utile à la communauté et, en peu de temps, devint très demandé.

Un jour le téléphone sonna et Henri pensait tout de suite que sa tante Lucille avait eu un malaise. Mais la voix féminine à l’autre bout du fil n’était pas celle de sa tante bien-aimée. C’était une autre.

-          Allô, bonjour, Henri Crache-Flammes à l’appareil. Que puis-je pour vous ?

-          C’est vous le dragon ?

-          Lui-même, madame. Je vous écoute.

-          Ici, c’est Gwendolyn de Latour. J’ai un problème, je me demandais si vous pouviez m’aider ?

-          Je crois bien, répondit Henri. Dites-moi ce que vous voulez que je fasse.

-          Il vaudrait mieux que vous veniez voir pour vous-même.

Henri nota rapidement l’adresse et puis chercha son sacoche qui contenait son portable ; son permis d’intermittent ;  un manuel de secours, au cas où ; deux ou trois biscuits pour les chiens - fort utiles s’il fallait en distraire un ou deux, les chiens ne s’entendaient jamais avec les dragons, et les plus idiots se faisaient parfois rôtir devant les yeux de leur maîtresse horrifiée - et quelques pastilles pour la gorge, s’il avait un peu post-feu. Puis il se rendit au 587 rue de la Tour.

Il vit bien devant lui le grand escalier que Gwendolyn lui avait décrit, l’escalier que le gnome du village utilisait chaque nuit pour aller faire le voyeur à la fenêtre de cette demoiselle dans la grande tour. Normalement, Gwendolyn aurait aimé une telle attention masculine, mais le gnome était moche, hideusement poilu, et pas très friqué et Gwendolyn savait bien qu’elle pouvait mieux faire. Voilà pourquoi il fallait qu’Henri détruise l’escalier…afin que quelqu’un d’autre de plus agile et vaillant vienne admirer les atouts de sa jeune cliente.

Trois heures plus tard, et au trente-sixième essai, Henri avait déjà avalé toutes ses pastilles et deux des biscuits pour les chiens – ayant raté l’heure du thé – mais  il ne pouvait absolument plus essayer de faire fondre le fer de l’escalier. C’était trop résistant. Mais au lieu d’admettre qu’il n’était peut-être plus au niveau – après tout, il avait une réputation à protéger ! – il fouilla dans le manuel pour trouver une solution…Ah oui, le célèbre manœuvre légendaire… le Coup de Mâchoire…il ne l’avait jamais essayé, mais trouva que c’était bien le moment !

-          Et cha, ch’est quand j’ai déchidé de mordre dedans, expliqua ce pauvre Henri à son dentiste le lendemain matin.

 

l'escalier

 

19 février 2013

Envoi de Teb

Suite à la consigne de la bouteille à la mer, teb nous a fait parvenir le lien suivant :

http://www.sudouest.fr/2013/02/19/amities-de-knoxville-971259-3452.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20130219-[zone_info]

Nous l'avons trouvé assez à propos que pour vous le faire partager.

16 février 2013

Se sont révélés Stylites :

stylite

Cavalier ; Célestine ; Venise ; Prunelles ; Vegas sur

sarthe ; Anémone ; Joye ; EVP ; Walrus ; KatyL ;

Vanina ; MAP ; Porphyre ; Joe Krapov ; titisoorts ;

Prudence Petitpas ; Djoe L'Indien ;

 

16 février 2013

Défi #234

Pour ce nouveau défi nous vous laissons imaginer

l'issue à donner à ce drôle d'escalier de secours !

Sortie de secours

Envoyez vos trouvailles à l'adresse bien connue :

samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

16 février 2013

Ont débouché la bouteille :

Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

 Walrus ; Lise ; Venise ; Vegas sur sarthe ;

KatyL ; Droufn ; EVP ; Teb ; Cavalier ;

Prunelles ; MAP ; Anémone ; Sebarjo ; Sable

du temps ; Tracy C ; Joye ; titisoorts ; Vanina ;

Porphyre ; Djoe L'Indien ; Joe Krapov ;

Célestine ;

16 février 2013

Bouteilles à la mer (Cavalier)

Sur la plage de sable blanc, je lance des bouteilles,
Vers toi, jolie sirène, par-delà l'archipel...

Voguent, voguent aux vents, remontant les courants,
Vers ton rocher d'attente où tu t'es endormie,
Parée de mille patelles, de couteaux et d'ormeaux,

Coquillages bruissant en papillons de mots,
Qui viennent sur chaque écaille caresser mes baisers,
Et laisser sur ta peau tous mes sens interdits...

 

Cavalier

16 février 2013

Participation de Droufn

 

"La plage est déserte, mon coeur bat au rythme des vagues, mes pieds s'enfoncent dans le sable saupoudré d'écume... je me balade quoi! Au loin il me semble voir un objet brillant. Je m'approche, c'est une bouteille... Merde! Je vois un truc dedans... un message. Mon coeur bat très fort, j'ai peut être trouvé la carte au trésor du capitaine Crochet, ou mieux, l'appel à l'aide d'une divine naufragée à la peau bronzée au goût de sel, perdue sur une île déserte. Je jette un coup d'oeil aux alentours, personne, je suis seul. Fébrilement j'arrache le bouchon, je fais glisser le message en dehors de la bouteille, déroule le papier, et je lis..."

 

Droufn

16 février 2013

Participation de Venise

Venise

16 février 2013

Participation de Célestine

cél1

 

La Grande Implosion

http://www.deezer.com/track/6734042

 

Mars 2070

Quelques hommes se risquèrent au-dehors pour la première fois, quittant les abris telluriques, où ils s’étaient réfugiés lors de la grande Implosion. Leur peau blafarde et leurs maigres doigts témoignaient de leur long temps sans soleil, nourris aux éclairages artificiels et aux poudres synthétiques. Ils avaient oublié le bleu, le vert et l’ocre. Ils avaient oublié le vrai et le fulgurant, l’immense et l’éphémère. Des vies de légumineuses. Ainsi, dehors, la vraie vie avait repris ses droits…

La mer les éblouit.Ils avancèrent prudemment sur la grève, en tapotant du bout de leurs orteils le sol mouvant.

Une bouteille roulée de mer clapotait  entre sable et eau. Elle contenait une simple feuille photocopiée. Le plus vieux, qui semblait être aussi le plus courageux, lut péniblement les mots inconnus tracés à la main.

cél

Les Sentiers, et les Blés, et  l’Herbe, et la Rosée…Ses poumons se défroissèrent comme au matin du monde. Tous ces bonheurs oubliés...Il lui faudrait les réapprendre aux Terriens de la  Nouvelle Ere.

Les mots roulèrent une larme sur le parchemin de sa joue.

 Le Vent, et la Fraîcheur... l’Été et la Bohème, 

Et l’Âme, et la Nature, et la Femme et l’Amour…

D’autres larmes jaillirent…Mais qu’ avait donc permis cette folie des hommes ? Dire qu ’il fut un temps immémorial et doux où cela existait…

Il se releva péniblement.

Derrière la feuille, une autre écriture avait tracé ces mots : « Pour que l’on n’oublie pas… »

16 février 2013

Une idée que je n 'ai pas eu le temps de développer... (Vanina)

Le Botumodélophile que j'étais a passé des années de sa vie à mettre des bateaux en bouteilles. Puis un jour, j'ai acheté un bateau dans lequel j'ai mis des bouteilles afin de m'y désaltérer pendant le long voyage que j'avais préparé...
Bref, si vous trouvez cette bouteille et lisez mon ultime message c’est que je n'ai plus besoin ni de bateaux ni de bouteilles...

16 février 2013

Participation de Sebarjo

A la tienne, Ben !

 

bouteille_a_la_mer

 

 

Je vous imagine, échoué là par hasard, sur cet îlot ridiculement étroit et désert, après le naufrage de votre navire aérodynamique, lors d'une costa-croisière...

Vous êtes là sur la plage, depuis plusieurs jours déjà. Vous survivez grâce à la substance gélatineuse de fruits monstrueux, parsemant l'ocre magnifique d'un sable fin sur lequel vous vous allongez.

Vous êtes coupés du monde. Vous avez bien votre portable mais, il ne capte plus rien.

Et puis, depuis plusieurs jours déjà, sa batterie est morte.

Aucun message n'est alors possible. Les SMS, les chat, les e-mails, les blogs, Skype, Tweeter, Facebook et autres googoleries, tout ça s'est envolé. Pfffuit !!! Evaporé soudainement ! Rayé d''un grand trait de crayon rageur de la carte du monde.

Et pourtant, vous existez. Vous le sentez mais ne pouvez pas vous empêcher de vous époumonner : Où est l'antenne relais ? La zone wifi ? Vous criez à l'aide ! Oui, vous criez à tue-tête ces mots insensés que personne n'entendra : Mon génome pour une clé 3G !!!

Puis une semaine s'est écoulée. Vous vous la coulez douce, il n'y a rien d'autre à faire. Vous vous êtes assagi. Vous réalisez que c'était vraiment que de la connerie, tous ces réseaux, ces contacts, Cette fiction électronique.

Futilités. Que du vent. Vous avez balancé le Computing clouds par les Windows comme du vulgaire Computing wind...

Le temps passe lentement comme un sablier qui s'écoule tranquillement... Sur cette plage ensoleillée. Vous avez pris un coup de soleil sur le bras gauche ou sur l'omoplate droite. Le bout de votre nez pèle mais vos bras dorent.

C'est alors qu'un matin, comme chaque matin depuis plusieurs semaines déjà, vous vous réveillez au bord de cette plage sous ces palmiers aux fruits globuleux et aux eaux turquoises, en ce paradis dont vous rêviez tant jadis... avant. (Il n'y a pas si longtemps et pourtant cela semble si loin, si vague... Comme un mirage à l'horizon.)

Ce matin donc, soudainement contre toute attente, étrangement contre vos pieds, bute une bouteille vide de tout liquide, ramenée par les vagues qui semblent si lointaines... Comme un mirage horizontal.

Il y a un message à l'intérieur.

Enfin ! Écriiez-vous tout agité par cette anormalité, alors que depuis quelques temps, vous aviez réussi à vous apaiser. Un contact avec le monde !

J'imagine votre joie fiévreuse, votre excitation fébrile... Maladroitement vous saisissez cette bouteille et la brisez contre un rocher poli par les eaux joliment moirées de votre eden.

Au fond de cette bouteille, roulé comme un parchemin, j’imagine votre déception immense, votre détresse infime, votre rire nerveux, au bord de la postitite, lorsque vous découvrez que ce message merveilleux ne contenait que l’une des nombreuses formules spirituelles de Ben...

A votre convenance, ce pourrait être :

 

ceciestunfaux

  ou

 Rien_a_dire_iphone

ou de même

jetourneenrond

ou encore

 etapr_s_a

 ou également

je_nesuispasfou

ou si vous préférez

bientot

ou toujours

Et_pendant_ce_temps_la

ou enfin

le_nouveau_est_arriv_

 

Et si vous n'arrivez pas à choisir dans votre délire ilien, je vous livre le tout qui compose un poème :

 

Ceci est un faux !

Rien à dire, je tourne en rond.

Et après ça ? Je ne suis pas fou,

Bientôt il n'ybaura plus de place

Sur terre...

Et pendant ce temps là,

Le Nouveau est arrivé !

 

 

Dans tous les cas, je vous conseille de ne pas quitter le plancher

des chevaux

euh ! des vaches !!!

 

 

16 février 2013

Invitation au voyage (Joe Krapov)

 

 

DDS 233 Invitation au voyage emplie

 

16 février 2013

Le Messager de l'Onde (Djoe L'Indien)

La lettre terminée, encerclée avec art
Au fil d'or, cachetée à la cire d'abeille
A glissé un matin au fond de la bouteille
Qu'un vieux bouchon de liège apprêta au départ

Il y était noté d'une écriture fine
Mille et autres secrets brûlant ses long doigts morts
Mille et autres désirs entachés de remords ;
Le goulot fut orné de rouge paraffine.

Un geste large et leste et la voici à flots
Prête pour un périple aux confins de ce monde
Sur le bleu océan que ses yeux bleus inondent
A la merci des dieux qui folâtrent sous l'eau

Quelque ondine mutine agrémente la lettre
D'un ou deux vers coquins, le soleil de minuit
D'argent les illumine, aussi l'or de la nuit
Qui tente sans succès derrière lui de naître

Le voyage se passe entre crêtes et creux
Et glisse entre les mots un parfum de vanille,
La tiédeur d'un atoll et les chants de Manille
Ou le feu capricieux d'un volcan sulfureux

Poséidon joueur dessus sa barque entraîne
Le pli et son étui à travers les embruns,
Glisse une perle blanche au sein de cet écrin
Qui trouvera peut-être une future reine

Une vague un beau jour à la terre le rend
Une femme ce jour musarde sur la plage,
Découvre ce présent provenant du grand large,
Hésite un court instant, se ravise et le prend,

Sort la feuille jaunie et commence à la lire,
Découvre des mots doux qui lui parlent d'amour,
De voyage au long cours ; elle est reine ce jour,
Répond à travers flots d'un flamboyant sourire.

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité