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Le défi du samedi

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2 mars 2013

jardin des delices‏ (titisoorts)

C'est un endroit à l'envers
est-il en liberté ou prisonnier
y a t' il décidé des idées ?
son paradis ou son enfer

une cabane en suspend
ou avant ou pendant
en l'air ! cela surprend
et qui se détend,un géant

une vie sans gravité
et sans austérité
comme l'aide end
dans le jardin d'aide haine

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2 mars 2013

La cabane au plafond (EVP)


J’ai mis ma cabane tout au bout de la terre,
Je l’ai vraiment mise la tête à l’envers,
Me suis fait un palais des mystères.
Tout en bas, tout en bas…
Palais mongol aux couleurs bayadères,
Où lanternon chinois, ce n’est pas bien clair,
J’y range à l’aise  toutes mes petites affaires.
Tout en bas, tout en bas…
Je vais à la cueillette sur le balcon,
J’attrape avec un filet à papillon,
De jolis fruits et aussi des bonbons.
Tout en haut, tout en haut…
Ils tombent d’un ciel couleur potiron,
Pour finir, joyeux, dans mon p’tit bedon,
Vous croyez que ça ne tourne pas rond.
Tout en haut, tout en haut…
Dans ma caboche de p’tite fofolle
Mais si je rêve autant pendant l’école,
C’est que l’ennui bien trop me colle,
Au plafond, au plafond…

2 mars 2013

Il ya de la rhum-bar dans l'air (Joye)

la cabane samoane

de Paco Rabanne

sentait la banane

(la cabane)

(pas Rabanne)

(quoique…)

a mis noséane...

sur le tapis de raban(n)e

pour l’odeur d’banane

(pas de Rabanne)

(banane !)

(quoique…)

 

2 mars 2013

L’école buissonnière et la cabane secrète (KatyL)

J’avais à peine 8 ans , mes parents venaient d’acheter à Triel (dans le 78) la mercerie des parents de Dany SAVAL, c’était une belle boutique avec beaucoup de trésors, rubans, dentelles, fils et tissus, coton à broder…. j’adorai ce magasin.

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Nous étions situés pas loin de la gendarmerie où mes parents avaient des amis, et moi, dans cette famille j’avais Roland mon grand complice/admirateur et mon 1er amoureux.

Attenant au magasin la maison et un grand jardin, et tout au fond, une cabane, que mon père avait aménagée en chambre d’amis pour l’été, nous avions le droit de jouer sur la terrasse, sous l'auvent, mais pas de rentrer dedans et de salir cette belle cabane. D’ailleurs la clé avec porte-clés à fleurs était suspendue dans le magasin sous l’œil vigilant de ma mère et du nounours gardien. k4

 

Avec Roland sa sœur et son frère nous jouions  mon frère, ma sœur et moi chez eux, mais plus souvent dans le jardin de chez nous, car jouer dans une gendarmerie n’est pas facile, et surveillés par les gendarmes, des gosses ne peuvent pas faire des bêtises !! C’est navrant !

Un jeudi après-midi Roland et moi complotions tous les deux : « et si demain nous n’allions pas à l’école, nous ferions semblant d’y aller et nous reviendrions  dans mon jardin en passant par derrière, pour aller dans la cabane (je prendrais la clé la veille sans me faire voir) et nous nous cacherions dedans sans rien dire aux grands, surtout tu ne dis rien à ton père je ne veux pas aller en prison » ! « Oh mais non me dit-il » !

Le lendemain tous les deux, en passant devant le cinéma de quartier pour faire le grand tour nous vîmes que cette semaine-là, ils jouaient : « Parlez-moi d’amour » avec DALIDA. Tout un programme ! Nous espérions bien aller voir ce film.

Nous arrivâmes à la cabane sans nous faire voir de quiconque, et j’ouvris la porte qui nous était toujours interdite.

Et je fus très surprise de voir combien elle était belle et bien aménagée.

Roland et moi nous installâmes sur le lit à côté d’un nounours qui était en déco « il s’appelle Barnabé » dis-je. Je suis si contente de le revoir.

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La cabane             la chambre d’amis           un coin de balcon       la Terrasse

Nous passâmes notre journée tranquillement, à rire, à dessiner, à papoter, à rêver, j’avais dans mon cartable des biscuits des bonbons et du chocolat et lui deux pommes et un casse-croûte, une bouteille d’eau, un vrai dîner d’amoureux !! Nous étions ravis, aux anges, comme chez nous ! Nous ne pensions pas un seul instant que tout le monde nous cherchait et l’école et les parents, nous étions bien installés tous les deux au secret.

Il me prit la main j’en fus toute chavirée, il trouvait ma main adorable et il y compta 5 doigts les plus jolis de la terre, et là il me dit : «  Plus tard tu voudras bien te marier avec moi, on aura 3 enfants et on sera heureux ? » je dis «  Oui » !

Lorsque tout à coup un brouhaha et des cris se firent entendre, on nous cherchait, je pris peur.

Nous rendant compte de notre bêtise, il me dit : « t’en fais pas je dirai que c’est moi et tu n’iras pas en prison » je me sentais tout à coup très mal, mon père entra le premier, me saisit par le col de mon corsage et les parents de Roland arrivèrent derrière pour lui attraper les oreilles !

Il se défendit en disant : « de me laisser tranquille que c’était lui qui avait eu l’idée » je dis : « non c’est moi qui ai  eu l’idée la première il ne faut pas le mettre en prison » ! Chaque parent remporta son bien en furie et nous nous regardions en sachant qu’on allait passer un sale quart d’heure ! Le gendarme (son père)  nous fît un sermon et dit à Roland la honte d’avoir un fils qui le montrait  en mauvais père à la gendarmerie devant ses collègues ! Quant à moi n’en parlons pas !! « Petite dévergondée et tout le toutim !! » Mon père me mit une fessée au martinet ! Mais je regardais mes doigts et je me disais dans ma tête : «  ne pleure pas tes doigts sont les plus beaux de la terre et tu te marieras avec Roland ! » mais le martinet laissa quelques traces quelques jours.

Le chat vint me consoler et se blottir contre moi toute la nuit.

Malgré les punitions nous gardions tous les deux un souvenir inouï de notre escapade. Bien des années après j’y repense avec plaisir et serais prête à le refaire, mais je ne sais plus où est Roland. Depuis longtemps il a disparu de ma vie à cause de divers déménagements, mes parents et eux se sont perdus de vue,  il doit être un jeune papy et ne plus penser à cet épisode de la cabane secrète !

Mais qui sait un jour en voyant une cabane il repensera à la petite Katy aux nattes blondes ??

                                               katyL et l’école buissonnière

2 mars 2013

Le cas BANE (Vanina)

Il était une fois, le pays de la confusion. Certains l’appelaient tête-bêche, d’autres sens dessus dessous tout en pensant « sans » dessus-dessous. Bref, un pays où différencier le haut du bas, le ciel de la mer, les nuages de l’écume, la lune du soleil était presque impossible. Seul repère, l’horizon était toujours plan, ou bien était-ce la planète qui était plate !

235_ciel-mer


La maison de monsieur Bane, ou était-ce un temple volait ou tombait, on ne pouvait le dire. Suspendue aux branches d’un arbre et accrochée à ses racines – à moins que ce ne fût à leurs reflets dans l’eau…-. Bref, c’est de là que monsieur Bane aimait faire rire les enfants.

235_BrancheRacine


L’air grimaçant, les cheveux ébouriffés, un joli nœud de foulard au cou, la tête basculée en arrière, monsieur Bane faisait l’âne. Ses singeries lui valaient, de la part des enfants qui esquissaient un large sourire, le surnom de monsieur Bane-Ane.

235_BANE-ane

d’après un dessin de James Hodges

A l’entrée, ou était-ce la sortie de sa maison monsieur Bane hier avait placé un étendard : il était fier car même son nom n’avait ni endroit ni envers !

235_BANE


Le cas Bane n’est pas isolé. Un jour peut-être couchera-t-on sur le papier l’insolite histoire de MAP et Walrus se souciant de monsieur Bane alité…

235_MAP-Walrus_2

 

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2 mars 2013

Participation de Sandrine

Mais c'est le monde à l'envers !

2 mars 2013

Cabane (Ristretto)

C’est un nid biscornu

Un bateau dans les nues

C’est une île cerf volant

Un bi- plan cahotant

C’est une tour farfelue

Un château tout moussu

 

C’est un n’importe quoi

Habillé tout de bois,

Des feuilles, quatre branches

Et puis des bouts de planches

 

De là haut je m’envole

Fille folle, caracole.

Même pas peur, je terrasse

La panthère qui passe.

Naufragée, Robinsonne

Je divague, m’abandonne.

A l’abri, gente dame

M’enrubanne et me pâme.

 

Je suis, je rêve, je plane

Et enfin je cabane.

2 mars 2013

Mes cabanes (Vegas sur sarthe)

Ma cabane en allumettes
je l'ai faite avec Suzette
Cré vain Diou qu'elle était chouette
sa risette
Mais on a frotté trop fort
aujourd'hui j'en “soufre” encore
...dans ma cabane en cigarettes
Ma cabane aux pilotis
prenait l'eau, de l'eau de pluie
qu'on écopait jour et nuit
sapristi
En guise de serpillières
les jupons de ma rosière
...dans ma cabane au clapotis
Ma cabane au safari
résonnait de bien des cris
d'étourneaux et de loris
Mallaurie
On les mangeait en brochettes
et à la bonne franquette
...dans ma cabane au canari
Ma cabane au radada
j'y emmenais Natacha
pour goûter sa langue au chat
corrida
A sa porte, pas de clé
elle était pourtant bouclée (Alors j'y ai pénétré)
...dans ma cabane au radada
Ma cabane moscovite
échappera à Bercy
j'y vais puisqu'on m'y invite
en Russie
Là-bas m'attend Ivanna
ma slave, mon nirvâna
...dans ma cabane de magnat
Ma cabane au cadenas
J'y reviendrai avec toi
sans Céline ou Natacha
ça va d'soi
Le grand Nord est pas pour nous
on rêv'ra du Lavandou
...dans ma cabane au caribou
2 mars 2013

Participation de Venise

http://www.musicme.com/#/Johannes-Brahms/albums/Sleep:-111-Musiques-Pour-Aller-Dormir-0028948074181.html

 

Avant le grand voyage, j’avais joué à rejouer dans ma tête le scénario de mon voyage.

Je tachais d’anticiper tous les risques potentiels, toutes les situations requérant l’emploi de mes instruments de mesure et tous les spécimens de papillons que je voulais capturer ainsi que les sons, les images, les odeurs.

Mon filet à papillons je l’avais enveloppé  dans du papier à bulle et scotché pour éviter qu’il ne s’abîme.

Le bocal à insecte, le sextant, la lunette grandissante x4 que j’avais failli oublier et mon sismographe pour effectuer des relevés des coups de bec du pivert dans le tronc d’arbre étaient bien calés dans le gros panier d’osier.

Ce voyage ce départ pour la Mecque des amateurs de sciences me transportait de joie.

Telle une vague d’excitation devant l’immanence de mon départ et à la fois la nécessité de le garder secret je ne fermai pas l’œil de la nuit.

Sur la pointe des pieds je suis sorti de la cuisine, je me suis planqué façon commando contre le mur de l’escalier pour gravir les marches grinçantes qui menaient sur le toit. Là j’ai commencé à me ronger le sang .puis je me suis souvenu que je m’étais mis en tenue d’athlète avec grenouillères et bandeaux d’éponge au front et aux poignets.

Porté par la brise du soir je me suis jeté dans la balancelle et le ballon d’hydrogène s’est élevé doucement.

J’ai tout de suit penser à mètre du Brahms sur mon tourne-disque pour me calmer les nerfs.

Porté par les accents de l’orchestre je me voyais traverser  les capitales Européennes quand je vis un tas de vélo et un petit garçon qui jouait de l’accordéon tout en bas en miniature.

Presque huit heures plus tard à quatre heures du matin j’avais fini de faire l’inventaire de mes provisions pour le grand voyage.

Seize paquets de    chewing-gum trident à la cannelle

Des slips à profusion

Un seul télescope

Deux sextants

Mon papier à dessin

Ma loupe frontale

Un mouchoir

Trois barre de céréales deux pommes quatre gâteaux

Une brosse à dents et du dentifrice

Je regardais la panse ballonnée et triomphante du dirigeable ; maintenant je pouvais envisager d’aller jusqu’à la maison blanche !!!

 

23 février 2013

Défi #235

Et si vous vous laissiez inspirer par cette image

trouvée dans le livre "Graines de cabanes"

de Philippe Lechermeier et Eric Puybaret !

graine de cabane

Envoyez-nous vos trouvailles à samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt le plaisir de vous lire !

23 février 2013

Se sont révélés Stylites :

23 février 2013

Esprit d'escalier (Anémone)

temple soleil 001


Ce n'est hélas que la semaine prochaine
que, grâce à l'aide de vos commentaires,
je pourrai sans doute vous dire le pourquoi
de mon obsession
des échelles, échelons
et autres degrés à monter,
(qui mènent toujours quelque part,
même quand ils n'en ont pas l'air).
Eh oui: j'ai l'esprit d'escalier!
Je suis sûre d'ailleurs que la clé de ce mystère 
est inscrite elle aussi dans mon ADN.
 

an2

23 février 2013

L’escalier de secours (Prudence Petitpas)

pp1

On y était presque, mon frère m’avait parlé d’un terrain vague où l’on pouvait trouver le trésor du siècle, j’avoue que du haut de mes 10 ans, je n’y avais pas vraiment cru, mais il fut si persuasif ce soir là que j’acceptai de le suivre… après avoir couru en sortant de la maison sans nous retourner de peur d’entendre notre mère nous rappeler : vos devoirs, vous n’avez pas fait vos devoirs, rentrez les enfants vous sortirez plus tard… mais nos oreilles restèrent sourdes à ces appels et nos petites jambes nous emportaient tout droit vers l’aventure. Il fallu traverser la grande route, et là mon frère, qui se prenait pour le grand, alors qu’il avait tout juste 12 ans, me prit solennellement la main et regardant à droite à gauche, puis de nouveau à droite comme nous avait appris papa lors de la leçon « je traverse prudemment une route », il me tira en avant et nous la traversâmes en courant. J’avais bien vu qu’une voiture arrivait sur notre gauche, mais heureusement, la traction ferme et rude de mon frère nous évita un accident… Ouf, nous étions enfin de l’autre côté, je commençai à trouver l’aventure un peu dangereuse et ne put m’empêcher de râler : dis, tu ne crois pas qu’il vaut mieux revenir chez nous, là… maman va être furieuse et…. Mais il ne me laissa pas continuer, il partit devant moi en courant et en me lançant : retourne à la maison, si tu es une poule mouillée, moi, je vais voir le trésor. Un temps d’arrêt et je compris que si je ne voulais pas passer pour une dégonflée et me retrouver seule sur ce chemin inconnu, j’avais l’obligation de le suivre et de continuer en avant notre course. Après quelques traversées de champs où il fallut enjamber les sillons de nos petites gambettes, nous arrivâmes essoufflés devant une sorte de hangar ! je me pliai en deux pour reprendre de l’air, haletante, le cœur battant à mille à l’heure, je ne savais que penser de cette excursion et encore moins si ce trésor en valait la peine. Mon frère, remis plus vite et tout excité, me montra sur notre droite un vieil escalier tout rouillé : c’est là, me dit il, il faut monter ce grand colimaçon et le trésor est là-haut. Je levai les yeux sur cet escalator vieux comme grand-père et sceptique, je refusai de monter : mais ce n’est qu’un escalier de secours qui va nulle part, on ne risque que de tomber de là-haut, argumentai-je. Tu as vraiment peur de tout, reprit mon frère, tout en haut, au bout à la dernière marche, je te dis que nous découvrirons le plus beau trésor du monde… il faisait déjà presque nuit, le crépuscule commençait sa descente sur la plaine et je ne voyais pas d’autre solution que d’écouter mon frère, monter ces grandes marches, voir ce trésor et rentrer enfin à la maison avec l’espoir que maman ne se fâchera pas trop fort.

Nous commençâmes l’ascension, mon frère devant montant joyeusement les marches, et moi derrière, n’osant regarder ni en bas, ni en l’air et me rappelant que même sur une balançoire, j’avais déjà le vertige. Il arriva le premier à la cime de l’escalier, s’assit sur la dernière marche, celle qui donnait dans le vide et me héla, viens vite, regarde, le trésor est là… je montais enfin le dernier cran de ce monstre de fer et prudemment, je trouvai une place près de lui. Il mit son bras sur mes épaules, en geste de protection, je posai alors ma tête dans le creux de son cou et les larmes aux yeux je regardai le trésor… un disque d’or descendait sur la plaine et de notre perchoir nous assistions à l’étalage de ses rayons, au foisonnement de ses couleurs, à l’embrasement de la région… et quand mon frère pointa du doigt, une petite maison au milieu de nulle part, je reconnu notre demeure et mon sourire s’agrandit lorsqu’un rayon d’or caressa le toit de notre foyer et fit briller comme un astre ce tout petit logis.
- tu vois on habite dans une étoile et tous les soirs, cette étoile dit bonsoir au soleil… c’est ça notre trésor, me murmura mon frère. Je me serrai un peu plus dans ses bras, riant, pleurant devant la beauté de ce cadre qui n’était autre que le foyer où nous vivions avec papa et maman. Que du bonheur, quel beau trésor, me dis-je… et si on  retournait dans notre étoile avant la nuit, glissai-je à l’oreille de mon grand frère !

23 février 2013

Participation de Prunelles

Oh !!! Un escalier !

Escargot déployé !

Je VEUX l'habiter sur le champ !

En tant qu'andré(e ?), c'est mon vrai nom,

je ne niche pas très loin d'Hermaphrodite

alors je peux prétendre …

Mais …

J'ai deux pieds et des ailes aux chevilles,

des mains au bout des bras pour me hisser là-haut,

un cerveau déployé au sommet ; ça sert à calculer les rapports distance/énergie/mettre en œuvre/en partant du début / vitesse échelonnée aussi, à ne pas oublier,

ET ma maternité comblée.

 

pru1

 

***

 

Petit gastéropode accroché au chapeau,

lové là, tout au fond,

réglé au millimètre près, d'une myopie douteuse,

je vous salue.

Je sais que vous attendez la moindre épine

pour argenter baveux et lent mon passé douloureux.

 

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***

 

Je vous déclare MA symétrie triomphante !

Bien que pas encore assez dissidente à mon goût.

Et je vous remercie au passage : aurais-je pu construire

si vous n'existiez pas ?

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  ***

 

Mais pour l'heure,

Je ne vais pas rester collée au sol à ramper :

Le sommet de l'hélice touS en cœur,

JE VOLE en contre-pied.

 

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Œuvre de Gene Schiavone

http://www.geneschiavone.com/gallery/v/Principal-Dancers/

 

***

 

Cet escalier de fer (même si d'ordinaire je préfère ceux de pierre et de bois pas toujours de secours) tombe bien ses étoffes : il donne sur l'azur.

Il est constitué de FER pour le défi,

n'est pas à redescendre ET puis

D'ailleurs, il attendait MA porte.

Me voilà.

 

***

 

PS : c'est la coquille qui fait la différence, elle permet le voyage. Mais je n'ai rien contre les énormes limaces orange vif ou noir brillant que j'admirais les jours de pluie, sous ma cape de bure, certains jeudis, jadis. Elles déclenchaient le merveilleux, chez moi, avec leur bouclier aventurier et leur robe à rayures monochromes.

 

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***

 

PIECE JOINTE pour illustrer mon galimatias, voici UN bel exemple de magnifique ENVOL, à déguster bien calé sur fauteuil :

http://www.youtube.com/watch?v=lIpVQRI73SI

l'un des produits finis (voir les autres, si goûts différents des miens) :

http://www.youtube.com/watch?v=thim1wiBCtI

Je suis tombée dessus alors que cherchais les escargots célèbres de "Microcosmos", qui s'aiment. Et alors … Oh !! Un envol d'escalier déployé !

 

23 février 2013

Participation de Venise

                               Après que l’ange ait rompu la dernière marche,

                               Le ciel ouvert comme une immense bibliothèque

Venise

                               Ignore que l’enfant manœuvre pour grimper.

                               Son chant d’oiseau enivré

                               Et sa gaité assourdissante tressaute dans ce couloir oblique.

                               La porte franchie, l’enfant reçoit de plein fouet

                               Les rayons de soleil.

                               La grâce a ce soir l’allure de ses cheveux qui volent sur son visage.

                               Ce soir, pardonne-moi je n’ai pas envie de vérifier le miracle.

                              

 

23 février 2013

George (Célestine)

cél

Dans la cour de Glovenor College, à Hampstead Beach l’on avait installé un escalier à vis qui ne menait nulle part. Sa dernière marche n’était qu’une promesse d’ascension, qui s’arrêtait net avant le grand saut dans le vide.

Le Directeur, Sir Artemus Bradbury,  le considérait sans doute comme une œuvre d’art censée nous instiller le sens de la vie. Une ascension lente qui se termine tragiquement…

Les étudiants n’avaient pas le droit de l’emprunter. Et partant, il ne se passait pas un jour sans que l’un ou l’autre de ces galapiats ne montassent dessus, pour le simple plaisir de transgresser l’interdit. Il fallait entendre le surveillant principal, Nicephore Preston, s’époumoner dans son sifflet pour déloger les contrevenants. Mais il n’avait pas de bons yeux, et avec l’uniforme, tous ces jeunes gens se ressemblaient. Le temps qu’il traversât l’immense pelouse centrale qui ornait le carré entre les bâtiments de conception très militaire, et les fraudeurs s’étaient égaillés sans vergogne, en lui braillant des quolibets.

 

J’étais alors amoureuse de George Chesterfield, un grand de troisième année, d'au moins seize ans, au profil noble et doux et aux boucles rousses. Je rêvais souvent qu ’il m’emmenait en haut de la vis interdite pour me déclarer sa flamme.Ou au moins m'embrasser.

Un soir, vers six heures, alors que le Carré était désert, je traversais l’herbe en flânant, le nez au vent pour capter les effluves du printemps anglais qui tarde à venir, mais qui explose en mille odeurs avec l’éruption des fleurs. Je serrais mes livres contre ma poitrine de quatorze ans, aussi naissante que les narcisses qui étoilaient la pelouse, en nourrissant des pensées confuses et interlopes. 

 

Par une bizarre concomitance du hasard ou du destin, une main vigoureuse se plaqua sur mes yeux et l’autre m’entraîna fermement vers l’escalier. Nous montâmes les marches, et au sommet, je sentis une bouche avide s’emparer de la mienne pour un baiser des plus brûlants (et des moins élisabéthains).

Georges…murmurai-je. Mais en ouvrant les yeux, je m’aperçus que mon ravisseur était…Patrick O’Keneally, un élève de ma promotion qui me poursuivait de ses assiduités et que je fuyais. Je m’apprêtai à le gifler et à me débattre. 

Quand à ce moment-là, à quatre pouces de son visage, je m’aperçus que de petites étoiles d’or brillaient dans ses yeux d’écureuil. Le grain de sa peau ressemblait à ces étonnants fruits que l’on ne trouve que dans le sud de la France et qui s’appellent des brugnons. L'ensemble était plutôt plaisant.

Un charme étrange émanait de sa personne, dont je ne m’étais jamais aperçue auparavant.Un ravisseur ravissant.

Il paraissait embarrassé.

-George ? dit-il en souriant. George, comment dire? George rêverait de monter sur cet escalier et de faire la même chose. Mais je crains de vous dire  que ce ne soit ...avec moi!

 

Je pris ce jour-là, en haut de l'escalier défendu, ma première double leçon de vie.

23 février 2013

Sur la fleur de velours (Cavalier)


Sur la fleur de velours, je graverai ton nom.
Quand la vie aura tu aux branches ses violences,
Le vent autour de nous sifflera nos silences,
Sur la table de bois, contre les murs, sinon…

Dans l’arbre on squattera un tendre cabanon.
Appartements, maisons, déchus sans virulences
D’un cocooning ouaté filant nos indolences
En maille retournée, en mortaise et tenon…

Je viendrai dans tes bras, ma bouche sur la tienne,
Mes mains à tes poignets, pour que je t’appartienne,
Volant sur le tapis, pour ta soif étancher…

Tu seras contre moi, ma douce magicienne,
Les fagots dans le poêle et l’amour au plancher
Brûlant à tout jamais notre douleur ancienne…

Cavalier

23 février 2013

La capricieuse tombe de l’escalier (KatyL)

Elle était très belle et très occupée d’elle-même.

Elle avait deux amoureux avec qui elle jouait à faire la belle, deux  soupirants sous son balcon, qui lui déclamaient des poèmes et qui espéraient avec cet escalier de jardin qui menait droit à sa chambre, un soir de pouvoir y entrer.

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Le bas de cet escalier était barré par une chainette, et la belle leur disait tour à tour, vous monterez lorsque j’aurai reçu les plus beaux cadeaux qui soient, en fleurs poésies et billets doux, en cadeaux et bijoux….et nos deux prétendants ne savaient plus quoi faire pour elle et pour arriver jusque son lit !

Un soir excédé l’un d’eux proposa à son rival de boire un verre et ils décidèrent ensemble de démonter la nuit cet escalier. Ce qu’ils firent, le déplaçant jusque dans un terrain vague.

Le lendemain matin la belle croyant trouver ses cadeaux, tomba sur un balcon vide et, son escalier avait disparu !!!! Elle n’en croyait pas ses yeux !! les deux hommes cachés dans le jardin et devenus des amis,  riaient à perdre haleine..

Notre belle resta vexée, mais elle comprit la leçon que les deux amoureux lui avaient donnée.

Elle se remit au chant et s’entrainait à la danse de salon, elle était devenue modeste et  ne faisait plus « marcher » les garçons.

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 Le chef d’orchestre la remarqua, et lui fit la cour assidument, mais elle restait de marbre comme figée en haut d’un escalier, il voulait à tout prix que cette femme si belle et si modeste, si sage et réservée, fut sienne.

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Il décida de l’inviter chez lui un soir. Elle accepta.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il la fit monter par un escalier de rêve, le haut était garni de fleurs, il débouchait sur une pièce où le beau chef d’orchestre avait pris soin de mettre une table divine et raffinée, et comble de l’enchantement avait fait venir pour elle tout l’orchestre.

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Elle comprit ses erreurs, sa vanité, eut honte de son passé et comprit que seule la modestie, la sincérité, et l’intérêt envers autrui pouvait la conduire à cet escalier du bonheur.

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 Elle était tombée de l’escalier de la prétention

Et elle montait l’escalier de l’espoir.

 
 

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23 février 2013

Plus haut (MAP)

Je tourne, tourne

je m'élève

tourne ma tête

mon pied se lève

 

Les marches en fer

réel enfer

mon pied divague

et je zigzague

 

Plus haut, je veux monter plus haut !

 

Mais pourquoi était-ce interdit ?

 

Bien sûr ce n’est pas très facile

Mais je ne puis abandonner

 

Je tourne, tourne

Je m’élève

Tourne ma tête

Mon pied se lève …

 

La rampe m’aide

Je m’y agrippe !

..................................

Peu à peu ma peur se dissipe

Devant mon effort elle cède !

 

Plus haut je veux monter plus haut !

 

J’arrive bientôt au sommet

Je tourne, tourne

Je m’élève …

 

J’ai voulu y grimper de nuit

Pour me rapprocher des étoiles !

 

Mais pourquoi était-ce interdit ?

………………………………..

« Cet

         escalier

                       n’est

                                pas

                                    F

                                       I

                                           N

                                                I  !!!!! »

23 février 2013

Une histoire de marche‏ (Djoe L'indien)

Malgré la brume qui nageait entre les arbres, j'étais parti me promener cette après-midi là. Ce n'était pas un épais brouillard, juste un voile opalescent qui flottait sur la campagne. Le paysage était lumineux, peut-être un peu moins coloré qu'à son habitude...

J'ai suivi longtemps la rivière, bien plus loin que de coutume, et découvrais un paysage inconnu. L'eau chantait doucement, un héron s'enfuyait à mon approche,. Inlassablement, pour se poser un peu plus avant. Quelques passereaux changeaient d'arbre ou se cachaient plus profondément sous les feuilles. Le bruissement des insectes ronronnait au dessus des bosquets fleuris. C'est alors que s'offrit à ma vue, entre deux branches, cet objet métallique,  plus ou moins indéterminé puisque je n'en voyais qu'une petite partie.

Pénétrant le taillis, je me suis approché et découvris ce qui semblait être un escalier à vis. Objet fort incongru en ce lieu puisque rien ne laissait soupçonner la moindre parcelle d'utilité à sa présence ! Même pas quelques pierres alentours qui auraient pu faire croire que jadis une maison se trouvait ici. Il n'était pas couché à terre mais bien vertical, pointant vers le ciel comme s'il servait à grimper sur les nuages. Et il semblait étonnamment stable. Assez en tout cas pour que l'idée de me hasarder dessus naisse dans mon esprit.

 

Lorsque mon pied fut sur la première marche, un petit panneau se dessina sur le montant central , que je n'avais pas vu jusqu'à présent ; je m'approchai et pus déchiffrer le message suivant : "Attention, cet escalier est sans fin !". "Quel plaisantin a pu avoir l'idée d'inscrire un truc aussi idiot ?", me demandai-je en commençant à monter.

En quelques enjambées j'avais parcouru le tour de vis qui montait à la cime. C'est alors qu'apparut un second panonceau : "Pourtant, on vous avait prévenu !". Perplexe, j'en profitais pour admirer la vue... Qui contre toute attente s'était volatilisée. Ce n'était pas le brouillard qui avait épaissi, non, c'était simplement le paysage qui avait disparu ! Il ne restait que l'escalier, flottant dans un univers sans couleur ni dimension.

 

Je suis redescendu, un soupçon de panique naissante rendait mes jambes un peu moins sûres qu'à la montée. Chose qui ne s'arrangeât pas lorsque je vis les premières marches disparaître ! A vue de nez, il allait falloir grimper si je ne voulais pas me perdre dans le vide. Ce que je commençais assez rapidement. Combien de temps allais-je endurer ce supplice ? Qui donc était derrière tout ça ? Je savais bien que j'aurais mieux fait d'arrêter de fumer depuis longtemps...

Au fur et à mesure que je montais, les marches qui disparaissaient en bas apparaissaient en haut, ce qui laissait présager quelques heures (jours ?) (semaines ?) (...) plutôt sportives ! Je veux bien avouer que le soupçon de panique augmentait proportionnellement au nombre de tours effectués, qui commençait à être conséquent après la première heure. J’aperçus une pancarte qui disait "La sortie est en haut !". Réconfortant, aucun doute là-dessus. Le plaisantin avait oublié le petit rire sardonique et ce n'était pas plus mal.

 

Je ne sais combien de temps j'ai continué ; les jambes commençaient à être douloureuses, les cuisses me tiraillaient. Le souffle allait à peu près, la montée n'est pas très rapide. Je me serais bien assis cinq minutes mais il me semblait que ce ne serait pas une très bonne idée. Un petit écriteau m'informa alors : "Il faut oser...". Je ne voyais pas trop ce que cela voulait dire et continuais à monter, encore et encore, je ne sais combien de temps. J'avais perdu toute notion du temps. Une marche = une éternité, à quelques siècles près.

C'est alors que j'ai compris (ou osai le croire), que la sortie était après la marche du haut, qu'il suffisait de la dépasser. Après être parvenu à l'atteindre, bien sûr ! Chose que j'ai tout de même réussi à faire, sans trop savoir dire si j'y avais passé un mois ou dix ans.

 

Je me suis alors retrouvé au milieu du bois, assez courbaturé pour me dire que je n'avais pas dû tout rêver. L'escalier avait disparu...

Depuis ce jour, je hais les escalier !

J'ai même fait raser l'étage de la maison pour aménager de plein pied...

Après les trois jours passés au lit, bien sûr !

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