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Le défi du samedi

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21 avril 2018

Dans un Jacuzzi par bongopinot

 

Dans un jacuzzi
Ont gentiment fleuri
Mes bulles de poésie
Dans une eau qui sourit

Sur ces petites vagues
Mon poème vogue
Mon esprit navigue
Et mon âme fugue

Sur cette eau ridée
Volent mes idées
Et toutes mes pensées
Se sont libérées

Et tout se dénoue
Dans ce bain à remous
Tout à l’air plus doux
Dans ce monde flou

Et dans ce silence
Moi je me ressource
C’est une délivrance
Au parfum d’enfance

Dans ce jacuzzi
Ont gentiment fleuri
Mes bulles de poésie
Dans cette eau qui sourit 

 

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21 avril 2018

Zen (petitmoulin)


Se glisser     doucement     
Et goûter la caresse
Des bulles sur les hanches

S'allonger     doucement
Et jouer  cabotine
La sirène lutine

Barboter     doucement
Et rêver d'océans
D'embruns et de marines

Plonger    doucement
Et s'étonner   naïve
Que l'eau n'est pas salée

Émerger     doucement
Et goûter la caresse
Du soleil sur la peau

 

21 avril 2018

haïkuzzi (joye)

homarde alors

21 avril 2018

Ça va chier des bulles (Nana Fafo)

 

14_Retrouver_JP

Episode 14 : ça va chier des bulles

 

Saint Michel de Maurienne.

 

Pour y voir plus clair, il faut parfois revenir au point de départ.

Se laisser porter comme une bulle de savon, incertaine, vers son destin.

Pingouinnot n’avait pas le temps de se prélasser dans un bain à remous, il fallait devancer ce cAnard. Il devait se bouger les fesses, sinon ça allait chier des bulles carrées...

 

Pingouinnot avait compris en voyant la destination que la boussole indiquait sur la carte, qu’il devait poursuivre sa quête seul.

Ça tourbillonnait dans son petit cerveau d’intello, il était en effervescence.

La vie est faite de cygne ou de canard, d’animaux porteurs de messages.

On était loin de l'hydrothérapie que Walrus suggérait, ça ressemblait plutôt à une glacio thérapie.

Et ça s’SPAssait au mont Brequin. Evidemment.

 

JP, le Chat jaune poilu, était là, un coffre à la main.

Il le tendit à Pingouinnot :

“J’espère que vous aurez plus de chance que ce cAnard”.

 

Ce coffre étrange avait une serrure et un digicode.

Pingouinnot réussit à l’ouvrir très facilement, il avait tous les éléments en mains depuis le début.

 

L'Énigme disait

Au fil des départements où toi héros, mis un pied, tu as

Des chiffres, tu additionneras.

Du total, Valentino Rossi tu ôteras

2 chiffres il restera

Le nombre clé tu trouveras.

Tu n’as droit qu’à un seul indice : l’épisode en 4 t’aidera.

 

Si Pingouinnot résout cette énigme, le livre 2 l’attend pour une autre histoire slip-less.

Il reste à se rappeler, un devoir de mémoire.

Ensuite il pourra prendre un bon bain chaud au SPA (ou à la SPA) sans faire d’antonomase et se verser une petite coupette, histoire de fêter ça.

 

Et vous…

Comment auriez-vous ouvert le coffre ?

Avez-vous trouvé le nombre clé qui aidera Pingouinnot à poursuivre sa quête ?

 

 

 

Le fichier pdf de l'histoire se trouve ici :
http://pasdetempspourmi.canalblog.com/pages/livre-i---retrouver-jp/36039641.html

 

21 avril 2018

Je hais les jacuzzis (Laura)

 

Je hais les jacuzzis et spas qui vont avec, cette hystérie collective à la mode
De mariner en coeur dans une soupe bouillonnante pour se détendre.
Lorsque une télé ou une radio offre un séjour, c'est une espèce de cure
Comme faisait ma grand-mère, rebaptisé thalassothérapie pour les angoisses.

J'aime ma baignoire mais à dose homéopathique et seulement parce que
Je peux y lire sinon rester immobile dans l'eau chaude est une souffrance
Le contraire de mes  longueurs en musique, bouger pour rester vivante,
Souple et mobile, regarder les mollusques qui bullent en groupe

J'ai aimé les petits hammams de Casablanca où j'ai vécu et j'aime
Y retourner, m'y laisser maltraiter plus que masser par des mains brusques
Ou alors une fois ces mains enchanteresses dans le petit salon où les marocaines
Aux doigts de fées soignent tous les corps mieux que notre médecine.

A la rigueur, je pourrais me laisser aller à un jacuzzi avec toi: en couple
Et au naturel: la pudeur m'interdit de dire ce que nous y ferions, champagne!
Je hais les jacuzzis sauf seul avec toi entre baisers et caresses
Mais pas de boue, ni de massage sophistiqué; de la marche et des visites
 

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21 avril 2018

L’échafaudage (Pascal)


J’ai acheté un spa ! J’ai acheté un spa ! J’étais parti chez Casto avec l’idée d’un petit échafaudage, je suis revenu avec un magnifique spa ! L’échafaudage ne rentrait pas dans la bagnole, le spa : si…

Dans les travées de l’immense magasin, j’errais comme une âme en peine à cause de ce foutu échafaudage que je ne pouvais pas embarquer ; à tout prix, il fallait que je me venge sur quelque chose d’autre… Les peintures, les perceuses, les luminaires, les lavabos et autres motoculteurs à mémoire de jardin, les étagères en bois d’arbre, en bois de formica, en bois des bennes, en pin d’épice, les vis pour tous les vices, les placards en carton pâte, les lunettes de chiottes pour aveugles n’avaient pas l’heur de soulever un quelconque émoi pour éteindre ma frustration. J’ai bien vu quelques marteaux à cintrer le verre dépoli, des double six de dominos dans le rayon électrique, des néons à noyer la nuit de nitescences solennelles, un broute-feuilles-mortes de marque « Miam » à inclinaison modulaire et à sac de congélation incorporé, une ventouse au caoutchouc bleu et un vendeur de tondeuse à la tonsure religieuse mais je n’en avais aucune utilité dans ma baraque. Au cul, les poêles à granule, à charbon, à pétrole, à gaz, à électricité, à frire !...

Tout à coup, au détour d’une travée, j’ai aperçu une enfilade de spas gonflables à des prix défiant toute concurrence. C’est sûr, en novembre, avec la pluie, le brouillard, le froid, les gens ne se jettent pas sur du matériel de jardin, qui plus est, un spa. Le magasin soldait ses fins de séries et il affichait, à son article, une somme franchement dérisoire…
Un spa si bas, me suis-je dit en russe… Merci Casto ! Merci fidèle Casto ! Y’avait forcément erreur sur l’étiquetage… Quelle marque ?... Guetti ?... Un spa Guetti : sans doute une marque italienne… Comment ça, musique incorporée ?... A coup sûr : un spa Dassin… Comme si j’avais peur qu’on m’attrape avec ce larcin, je l’ai chargé sur mon caddy et j’ai foncé jusqu’aux caisses avant qu’ils ne s’aperçoivent de leur méprise…
Huit cents litres, température jusqu’à quarante-deux degrés, un mètre quatre-vingt de diamètre, couverture thermique, bulles à gogo balancées par une foultitude de buses cachées dans ses recoins ! Qui dit mieux ?!... C’est ma Spassion depuis toujours ! A moi, l’ivresse des profondeurs, la joie du grand bain, le farniente aqueux (coucou), les glissades rêveuses et les sirènes posées tout autour !…

La caissière, même pas impressionnée par le prix ridicule, me laissa tapoter mon code dans sa machine à fric. Elle avait l’air si blasée qu’elle bâillait immodérément sans plus s’en rendre compte. Attendant l’accusé de réception de mon ticket, je pouvais dénombrer ses dents blanches, ses dents noires, ses dents plombées, celles manquantes et celles trop présentes. Ce n’est pas elle que j’aurais invité dans mon spa. ‘Tain, les microbes, ils n’avaient qu’à bien se tenir dans cette caverne des horreurs… De toute façon, comme je n’étais ni son amant, ni son dentiste, je m’en foutais royalement…
Je me suis cassé en courant, avec mon chariot, jusqu’à la bagnole. Pile, le carton rentrait dans le coffre ! Comme quoi, c’était un signe : il était fait pour moi ! J’ai abandonné le caddy sur le parking et je me suis enfui à toute berzingue… Les cons du magasin et leur sorcière, maintenant, ils n’avaient plus qu’à venir me courir après…

Je suis arrivé chez moi, je ne sais pas comment, tellement j’avais les idées baignant dans mon spa. Vite fait, j’ai débarrassé ma cave, j’ai étendu un bout d’épaisse moquette et j’ai déplié ma baignoire à bulles. Fi des cartons, des explications, des notices et des conseils ! Un spa, c’est quoi ?... Une simple casserole avec de l’eau chaude et des bouillons d’air pour macérer dedans, sans plus !... J’ai tout jeté pour faire plus de place à mon spa…  

C’était facile, j’ai tout trouvé. Au moment du gonflage, j’ai eu un petit doute mais j’avais la pompe de mon vélo pour subvenir aux besoins d’air de mon achat…  
Une heure, j’ai pompé, et je n’ai même pas écarté le tissu, ne serait-ce que d’un millimètre ! Sur mon front, je faisais des gouttes de forçat ! Je ne me rappelais plus avoir autant transpirer depuis ma retraite ! En désespoir de cause, je me résolvais à retourner à Casto, le lendemain, pour acheter un put… de compresseur ! C’est pour cela qu’il était si peu cher, leur matos ! Et les compresseurs, en ce moment, ils ne sont pas soldés ! Ha, ils ne manquent pas d’air, ces enfoirés ! Et pour le chauffer, ce merdier, il faut foutre le feu dessous, aussi ?...

Tout à coup, j’ai eu envie de le reporter et de pleurer aussi… J’aurais dû m’en douter : c’est du matériel Italien !... SPA* : Saloperie Pour Attardé ! Suivi Pourri Assuré ! Seul Perdu Abusé ! J’aurais dû acheter un clébard !... Je suis retourné à la poubelle pour récupérer les pochettes, tout foutre dans le carton d’emballage et faire un retour à l’expéditeur en lui prétextant mille allégations bien senties ! Avec ou sans dent, la petite Delacaisse, j’en faisais mon affaire…  

Je suis tombé sur la notice ; en page deux, il était écrit noir sur blanc : « Pour gonfler votre spa, enfoncer le schroumpfeur dans la gazoumette, brancher la prise de courant, appuyer sur le bouton « on » et attendre cinq minutes. »  Ne le dites à personne, mais j’ai fait tout comme ils disaient et, le pire, ça a marché… Mon spa était magnifiquement bien gonflé ! C’est bête mais pour continuer l’installation du matériel, j’ai lu toute la notice !...

Comme susmentionné, je l’ai rempli d’eau froide jusqu’au trait limite. Aux pressions successives sur les différents boutons, j’ai réglé le chauffage, la stéréo, le diamètre des bulles, le débit de la pompe, tout était écrit ! Après cet effort surhumain, j’ai laissé reposer mon cerveau toute la nuit pendant que mon spa se mettait doucement en température…  

Ce matin, je me suis baigné dedans pour la première fois : un vrai baptême ! Quel pied !... Le problème, c’est que j’y suis resté trop longtemps… C’est l’eau à quarante degrés : je n’ai pas supporté ; je fus pris de malaises, dis donc !... J’étais dans la marmite du diable ! Je voyais la caissière de chez Casto, avec ses dents de requin, déguisée en sirène ! Elle voulait me bouffer ! Cachés dans un coin ombreux, le schroumpfeur séduisant et la gazoumette conquise jouaient en rougissant avec les boutons du compresseur ! Le chauve à la tonsure ecclésiastique passait la tondeuse sur la moquette de ma cave !... Par le soupirail, la lumière du dehors était un arc-en-ciel de marches montant vers le Ciel !...
J’ai réussi à m’extirper de cette machine infernale à temps… Tant pis pour les bulles, la quiétude enveloppante, la marinade corporelle, le délassement liquide… J’ai tout foutu en vrac au fond de la cave. Je ne m’en suis servi qu’une fois, tu parles d’un amortissement.  En fin de compte, il était vachement cher, ce spa… Tout ça, c’est la faute de ma bagnole, si elle avait été plus grande, j’aurais pu ramener… l’échafaudage…



Spa : Sanitas per aquam : santé par les eaux.


21 avril 2018

Le contrat (Ghislaine53)

Les flashs crépitaient !
Les marquages numérotés autour de la scène de crime
s'étendaient à mesure de indices qui étaient relevés par
plusieurs personnes , toutes vêtues de blanc, de la tête
aux pieds..
On lui curait les ongles, on lui soutirait quelques 
morceaux de peau, du sang et que sais- je encore ?
L'ex vivant ne pouvait s'en offusquer puisqu'il trempait là
nu comme un ver, dans son superbe jacuzzi,
 encore bouillonnant, odorant et si relaxant
qu'il en était devenu mortel.
Je me demandais s'il avait senti la douleur ?
 S'il avait entendu le geste du tueur s'abattre sur sa tête ?
Jamais je ne le saurais....
Et puis je n'étais là que pour filmer, juste pour les besoins
du scénario......
J'entendis alors un "" Coupez ! On la garde ""
Je rangeai ma caméra et m'éloignant,dans un gloussement
ironique de rire ! Je jubilais !
Bonne chance pour réveiller le faux mort !!
Mon contrat était rempli, preuve à l'appui
dans les journaux du soir.........
14 avril 2018

Défi #503

 

Allez, tous dans le bain !

Jacuzzi

 

5031

 

Moi, j'ai déjà donné !
(pour le défi 286)

 

14 avril 2018

Ont surmonté leur trac

14 avril 2018

Une petite impro par bongopinot

bo

 



C’est un défi pas ordinaire
Qui arrive pour nous plaire
Improvisez à votre guise
Pour que l’on vous lise

Juste un mot à dérouler
A vous d’improviser
Signé Walrus
Notre maître à tous

Alors vite je me lance
Et mon cœur balance
Que se passe-t-il dans ma tête
Eh bien c’est jour de fête

Des consonnes des voyelles
Rien de plus naturel
Qu’une improvisation de mots
Qui j’espère, ne tomberont pas à l’eau

Et mes lettres s’alignent
Toujours droites et dignes
Une bulle de poésie
Toute simple et fleurie

Et voilà que j’improvise
Et ces secondes sont exquises
Sur un pas hésitant
Et sur l’humeur du moment

Ces instants d’improvisation
Avec un peu d’imagination
Ainsi serpente ma vie
Sur votre écran aujourd’hui

Voilà j’ai improvisé
J’ai puisé dans mes pensées
En l’honneur du défi
Et pour vous mes amis


14 avril 2018

LA NON-DEMANDE EN MARIAGE (Venise)

 

J’ai reçu une rafale de SMS.

Il me disait qu’il avait beaucoup de retard, et que je pouvais commencer quelque chose en attendant.

 

Il s’agissait de la cérémonie de notre mariage et j’étais à cet instant devant le parvis de la cathédrale avec tous les invités.

J’aurais bien aimé m’enfiler une bouteille de Pinot noir bien glacé, mais le curé me regardait froidement et me fit signe de ne pas bouger .

Je n’allais pas commencer à faire la maline avait murmuré ma mère .

Alors cette phrase me traversa

« Quand vous serez tombés au plus bas, je viendrai vous racheter.

Cette phrase, je crois, bien c’est Dieu qui l’a prononcée.

Et à cette heure pour oublier l’offense qu’il me faisait j’attendais en vain un signe.

Alors devant ce silence de Dieu lui-même qui vraisemblablement me livrait  à mon sort ,

Il fallait improviser.

Après tout j’étais encore libre de me soustraire à cette cérémonie

J’ai eu une envie folle d’éclater de rire , de fendre la foule mes escarpins à la main .

v01

Quand l’heureux élu surgit, en s’appuyant lourdement sur une béquille.

Il avait un énorme plâtre et continuait à répondre à de nombreux appels.

Savait-il qu’il se mariait ou s’en foutait-il ?

Il me donnait l’impression d’être givré comme le Pinot qui lui ne venait pas.

On aurait dit un clochard qui avait été passé à tabac d’autant qu’il avait découpé son costume afin de l’enfiler sur  le plâtre et les deux pans de tissus flottaient autour de sa jambe d’une manière absurde comme des haillons.

 

On dit qu’au moment de mourir on voit défiler sa vie.

En une seconde je vis ma vie avec lui .

Ma vie n’avait -telle pas été qu’une longue obéissance à des passions secondaires ?

J’ai cru que mon âme allait   se déloger.

 Il fallait improviser.

Alors je me suis mise à hurler dans la cathédrale, ma voix ricochait sur les parois et faisait trembler les anges.

 

Je suis encore abasourdie par cette non-demande en mariage il me semble avoir évité la mise à mort d’un agneau.

Depuis que j’ai découvert ma puissance vocale je fais partie d’une chorale c’est plus reposant.

 

14 avril 2018

MANQUEMENT FATAL (JAK)

improviser

 

 

improviser

14 avril 2018

Comme l'Italie me botte ! (Joe Krapov)

Il n’y a rien de tel qu’un atelier d’écriture pour conjuguer le verbe « improviser ». L’animateur arrive avec un thème principal et chacun dans son coin écrit son contrechant par-dessus puis le livre aux oreilles – ou aux yeux - des autres.

Improviser sur le verbe « improviser » est une belle mise en abyme ! J’imagine que beaucoup d’entre vous, devant un champ aussi libre, auront été bien inspiré(e) s. Pour ma part j’ai choisi de vous livrer une improvisation d’il y a quinze jours sur un motif plus astreignant : l’écriture d’une suite de tankas à partir d’une photo !

COMME L’ITALIE ME BOTTE !

Au caillebotis
Bottes vertes, blanches, rouges
Sèchent sur le seuil.

Moi je joue au chat botté
Et je rêve d’Italie.

171823 cochon bottes


Je sais qu’au musée,
Signé par Botticelli,
Le printemps est beau.

C’est incroyable vraiment
Comme l’Italie me botte !

Sur un ferry-boat
J’embarquerais volontiers
Comme Cyrano.

C’est fou – péninsule ou cap –
Comme l’Italie me botte !

Du pauvre goret
Ecoutez la litanie
Quasi-rimbaldienne :

En marche ! Allons de l’avant
Vers l’Italie qui nous botte !

Sur quel paquebot
Embarquer au débotté
Jusqu’à la lagune

De Venise, vers Bologne
Ou vers Naples ou Pompéi ?

D’une périssoire
Peinte hier par Caillebotte
Je ferais navire

Si quelqu’un voulait m’aider
A ramer vers l’Italie.

Dans un port celé
De la mer Adriatique
Nous ferions escale.

Générosité d’autrui
Nous aurions des confitures

Et des marguerites
Sur des pizzas gigantesques
Aux quatre saisons.

Pays de magnificence
Vraiment, l’Italie me botte !

Pour Corto Maltese
Venise serait sa fin.
Moi, pauvre cochon,

Finir en jambon d’Aoste
Je n’y peux rien : ça me botte !


Et si vous voulez de l'improvisation musicale, en voici de la vraie :

14 avril 2018

Évidemment ! (Walrus)

 

Avec mes idées de crétin
À près de minuit, je suis bien :
Pas la moindre idée, c'est la crise !
Il va falloir que j'improvise...

 

14 avril 2018

J'apprivoise l'improviste ! (Nana Fafo)

Chapitre 04 : mon précieux


13_chat_JP_jaune_poilu

Episode 13 : lucky Girl

Vins sur Caramy. Un samedi matin.

 

Petit Interlude musical de l’auteur(e).

Ah ben non ! Si on me demande de chanter avec ou sans préparation, ça va raper les oreilles…

Mieux vaut vous en remettre à Monsieur Akrapovic pour ce talent. Je ne voudrais pas trans-progresser.

 

Il n’est pas question ici, de composer sur le chant et sans préparation !

Parlons plutôt agriculture, je vous propose d’aller au champ, composer un beau bouquet d’âneries. J’avais écrit cAnneries… et oui, il faut suivre un peu, je suis dans la bestiole ! Possédée ?

 

Je vous annonce qu’à l’instar de Walrus qui rêve d’un Canalblog hystérique, je suis au bout du rouleau, dans le trou du boulot. La nébuleuse spirale, ascendante ou descendante, c’est une question de point de vue !

L’imprimante n’a plus de papier. On a bien essayé de sortir les rames, mais sans ramette, tu peux secouer l’engin, il n’y a rien qui sort.

J’ai du poser mon stylo, pauser mon histoire (ou pas !).

 

J’ai débarqué, sur le blog du défi à l’improviste, avec une enVie, à la lettre V pour …

Après s’être jetée à l’eau, pour faire d’un Pingouin, un super héros, avoir trouvé une équipe et des protagonistes alcooliques aux maladies en hic, suivi le fil hasardeux des illuminations de Walrus, dans une histoire en laine improvisée pas toujours cousue de fil blanc, à la recherche d’un Chat, où des indices futiles et volatiles, ont saupoudré cette vile quête obsessionnelle du vilebrequin, en un récit québécois… le sens des mots s’est éclairci.

 

Vendredi, j’ai retrouvé JP, ce chat jaune poilu qui m’était apparu en rêves il y a quelques années, comme la solution, l’issue.

Il est venu se coucher à côté de moi, paisiblement, ses pattes sur mon cahier de notes, le tout bercé par ce beau soleil varois dans un cadre de retour à la vie sauvage.

 

Une coïncidence improbable.

 

La vie est faite de signes…

 

Cette histoire va pouvoir s’achever, comme elle a commencé “improvisée”.

 

http://samedidefi.canalblog.com/

DEFI 502 - Improviser- thème de la semaine

14 avril 2018

Mérite (Minuitdixhuit)

 

Parce qu’il n’en parlait jamais.

—    René, tu y as droit à la médaille de la Résistance, il suffit que tu la demandes, disait Maman.

Mais Papa ne répondait rien.

Et puis elle a arrêté de le lui répéter. Ça l’a soulagé, mon Père, ce Héros…

Il avait attrapé ce cancer qui te fait expliquer :

—    J’y avais droit, mais je ne le méritais pas.

Alors il m’a raconté. La mort annoncée est forte. Plus que celle du combattant.

—    Tu t’es battu ?

—    Oui, mais pas contre mes inconsciences.

Papa est vert, sur les draps blancs. Il règne une odeur de rayons X et d’attentions précaires. L’infirmière est belle, plus jeune que moi et elle est même plus triste que je pourrais l’être parce que : elle sait.

Moi, grâce à Papa, j’ai toujours rêvé. Et il m’a dit ce que je n’avais jamais su :

On m’a envoyé au STO, je n’étais pas plus malin que les autres, je ne me suis pas débattu, les occupants, les vainqueurs, j’avais dix-huit ans et un jour, c’est comme les parties de pétanque, il y a un perdant, c’était à mon tour de payer la tournée.

Ça ne m’a pas plu. Je ne savais que tailler la vigne. À Funkingen, ils faisaient de l’orge. La fermière avait perdu son homme en Russie. Moi, j’étais un cochon parmi ses cochons.

Alors j’ai pris le chemin du retour. Sans vache avec le prisonnier. Il suffisait d’un train. Pour moi, ça a marché. Je suis retourné au village dans un wagon à bestiaux, vide. Va savoir pourquoi on faisait rouler des wagons qui puaient l’urine, vides de toute vie, dans ce sens.

Pierre était vraiment stupide, dernier en classe, à dormir. Nul en tout sauf en gym, il avait fini milicien.

—    René, tu peux pas rester là. Maintenant que tu t’es évadé. J’ai des ordres. Je viens te chercher demain matin, à 6 heures. Et puis tu risques. Sauf si…

Au comptoir du Café des Platanes, on a continué à taper la discute, surtout de foot. Nos avis divergeaient sur Joaquín Valle Benítez.

J’ai mis mon réveil à 5 heures et j’ai bien dormi.

Les yeux pleins de colle, dans la rue déserte à cette heure, je n’avais que deux choix. Un côté, l’autre. Je n’en savais rien, j’avais surtout envie de retourner dans mes draps.

En descendant, je serais arrivé à la caserne de la milice. Facile de m’engager. Intouchable pour la suite.

En montant, je retrouvais le ruisseau de mon enfance, de mes souvenirs d’école buissonnière.

J’avais une décision à prendre et ça m’a toujours ennuyé d’improviser. La date pour désherber, celle pour tailler, celle pour sulfater, celle pour vendanger, c’est la même tous les ans depuis l’invention du servage. C’est comme l’heure du 20 heures. C’est 20 heures pile. Pas de surprise. Ça me va.

Malgré l’heure matinale, sur le pont, il y’avait Charles avec son air de certificat d’études. Je l’aimais bien. Pas plus que ce crétin de Pierre. En fait, j’ai toujours aimé tout le monde. Dans la classe unique de Monsieur Martin, il y avait tous les gamins du village. Pierre et Charles en dernière année de Primaire apprenaient les départements, moi en cagueux, je tirais la langue à faire des pâtés en guise d’alphabet.

— On t’attendait. Tu sais que t’es dans la merde, René. Viens avec nous maintenant. Au moins ça épargnera la vie de Pierre. Pour l’instant.

Il y avait des ombres de fusils dans les bosquets. Et je l’ai suivi. Surtout à cause de la rivière, j’aimais bien ses reflets, dans l’aube de quelque chose. Ce que j’ai fait après, je ne l’ai pas fait exprès.

La médaille, j’y avais droit, mais je ne la méritais pas.

 

14 avril 2018

Encore du (sur)vécu (joye)

On a souvent des habitudes et des gestes automatiques dont on ignore totalement l’existence.

J’avais appris cela la première fois où je suis allée au Mexique, où l’on ne pouvait pas boire l’eau du robinet.

Enfin, on peut la boire, mais on la regrette beaucoup après. C’est ainsi que j’ai pu maigrir de huit kilos en quatre semaines – sans y penser, j’avais mis ma brosse à dents sous le robinet et paf !  ¡Turista ! et ça pour le reste de mon séjour estudiantin.

no toothbrush

Bon, cette fois-ci, j’étais prête. Je savais qu’il fallait combattre les habitudes et, en arrivant à l’hôtel à Punta Cana, j’ai mis un petit message sur chaque robinet avec l'avis suivant :

NO TOOTHBRUSH

C’était surtout pour protéger mon mari chéri qui n’avait pas encore visité un pays d’eau non potable.

Malheureusement, et, en dépit de tout, des gros mots hurlés en provenance de la salle de bains le deuxième jour m’ont bien avertie du fait que lorsqu’on veut chasser le naturel, il revient au galop – eh oui, mon pauvre Iowaboy s’était rincé la bouche avec de l’eau redoutée.

alcoholHeureusement, nous étions descendus dans un hôtel avec de l’alcool à volonté. Sans blague – c’est comme Disneyland pour les dipsomanes - il y avait des bouteilles même dans la chambre, où l’on pouvait se servir de vodka, de rhum, de whiskey, et de quoi encore j’oublie.

Voyez-vous, nous, on ne boit pas très souvent de l’alcool, mais nous profitions bien des cannettes de la bière nationale – Presidente – dans le minibar gratuit. Oui, non, sans blague !

Alors, et tout comme nous avons tous deux bien écouté lors de nos cours de science, mon mari a tout de suite pris une grande bouchée de rhum pour se rincer la bouche et puis, il a avalé deux bons coups d’alcool, pendant que moi, j’ai versé un  grand verre de vodka pour laisser tremper sa brosse à dents afin de la stériliser en noyant tous les parasites éventuels. 

Eh oh, ne les pleurons pas, ils sont morts heureux. La preuve : Ni lui ni moi ne sommes allés à l’hôpital.

Ouf !

Il y avait de quoi s'inquiéter, surtout parce que chaque Dominicain nous avait prévenu dès notre arrivée :

« If you drink the water, you will die ! »

Toutefois, et grâce à notre don commun pour l’improvisation, ce ne sera pas pour demain.

sauve qui peut bis

14 avril 2018

Allô… Nan mais Allô, quoi ! (Cavalier)

« Allo winer, un peu looser - non, ne quittez pas…  »

Allo… oui, vous y allez ?
Oui, nous aussi, nous irons...
Alors

Se déguiser, en guise, improviser, se débrouiller
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés
Et puis après

Nous irons tous les deux par la porte de la grande ville
De celle qui stimule les monstres

Oui, nous irons
De bric et de broc
En bric et en brac

Moi, il me faut un temps d’horreur
De terreur, un temps de foin
Un temps de chien

Toi, tu te mets au feu de l’étrange
En ange
En transe
À ton visage
À tes frusques
À ta démarche
Dont l’attitude plaquera d’ors
Tous tes pas

Continuer à se déguiser, en guise, improviser, se débrouiller
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés

Depuis lors, dehors, le badaud nous dévisage
Sage, en bourgeois qui ne bouge
Tout rouge, et qui ne courge :

Moi, le bourreau
Noir, épave quasi modo du bouge
En bougre

Toi, Pierrot jolie, la Colombine d’ombres et paillettes
D’ors et de sangs
Liés
Bleutée

Sous les lumières blafardes de la ville
On nous dévisage, sages, très sages
Trop sages, encore
Et encore…

On s'était déguisés, en guise, on avait improvisé, on s'était débrouillés
En vêtements trouvés
Mal du grenier, en système D
Trop maquillés
Grave

Rage. Rage !
Quand au tavernier la question :
Où de la cité
Sont donc les déguisements ?

Ha ! Là c’est Avril…
Fin d’Octobre, c’était
Ha ! Et encore cet automne ce sera 

Bon…

 

 000aloween10

 

14 avril 2018

Dans ton lit d'infortune (petitmoulin)


L'hiver s'est invité
Dans ton lit d'infortune
Ses crocs
Fouillent ton âme
Jusque dans sa blessure
Gorgé de larmes et de nuit
Ton regard se lézarde
Ton cri s'englue
Dans le silence
Le temps grince de solitude
Tu improvises un rêve
Pour bercer ton sommeil
Abandonné à même le sol

14 avril 2018

Improviser, ça ne s'improvise pas ! (Kate)

Improviser, ça ne s'improvise pas !

Improviser, serait-ce :

- ne pas préparer ?

- ne pas se préparer ?

- attendre, "on verra bien" ?

Ou plutôt :

En musique : on s'y connaît assez pour enchaîner quelques accords mélodieux ?

En cuisine : on a assez de provisions et de savoir-faire pour préparer quelque chose ?

En théâtre : on a tellement l'habitude de la scène, de ses codes, de ses gestes, de la voix, du sens du dialogue et de la répartie, de la joute oratoire que les matches d'impro on les gagne ?

Donc,

pour "improviser", il faut préparer, se préparer, ne pas attendre et voir à l'avance (c'est-à-dire "pré-voir") ?

Improviser, ça ne s'improvise pas !

D'ailleurs, le/les visiteur(s) se rendant dans cet immeuble n'aurai(en)t-il(s) pas (un peu trop) improvisé leur visite ?

 

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