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Le défi du samedi

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19 mai 2018

Sur le bord d'un fossé par bongopinot

 
Tout commença lors de mes dix ans
Je marchais sur le bord du fossé
Les herbes balayées par le vent
Offraient un paysage du plus bel effet

Un panorama incroyable fabuleux
Dont je connaissais les différentes humeurs
Passant du jaune au vert et du gris au bleu
Suivant les saisons les jours les heures

Je me mis à ramasser des primevères
Lorsque je la vis brillante et toute ronde
Une belle pièce de un franc très légère
Avec deux épis de blé coté face

Et coté pile une inscription
<< Travail famille patrie >>
Je la mis dans la poche de mon pantalon
Et bien vite le chemin de la maison je repris

Arrivée je pris ma belle boite en bois
Et j’y déposais ce nouveau trésor
En rêvant d’en tenir d’autre dans mes doigts
Je troquais pour que ma collection s’améliore

C’est ainsi que je devins numismate
Et commença ma passion pour les pièces anciennes
Grace à toutes ces petites pièces délicates
Glanées ici et là je m’offrais des odyssées sans gène

Des voyages dans des pays lointains
Les regardant des heures durant
Pour leurs différentes couleurs comme un jardin
Une collection née le jour de mes dix ans

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19 mai 2018

Numismate... maladie des nombre ? Echec et mat ! (Nana Fafo)

Episode 02-02 : Big Coin Philie ou Big Conne finie

Pingouinnot avait reçu un compte crypté

annonçant la suite de sa mission.

Le document provenait d’une Bête BedBéthèque du Coin BD.

 

Ce conte de la crypte disait :

 

"A la crypte du nombre clé, tu te rendras

Un précieux, présent, précis tu déposeras

La cathédrale, tu éviteras

Les yeux pour pleurer, il te restera

Si tout compris, tu as

A toi, il viendra

Par Pont Audemer, passé tu pourras

Manger un Mirliton te délectera."

 

Pingouinnot appela son alcoolique d’acolyte, Ronchonchon.

 

Bigcoinphilie

 

Ronchonchon et Pingouinnot allèrent “chez Thérèse” au troquet du Coin,

réfléchir à un plan d'action !

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

DEFI 507 - Numismate- thème de la semaine

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

19 mai 2018

Chaussez vos lunettes ou cliquez dessus (joye)

le samedi defiant journal

19 mai 2018

Si Louis dort, est-ce bien utile de l'éveiller ? (Joe Krapov)

DDS 507 Pistoles en stock Arthur

LE NUMISMATE - "Hé ! Ho ! On n’est pas aux pièces !" comme dit le numismate ! Et qu’est-ce qui vous prend, d'abord, d’entrer sans sonner dans l’arrière-boutique où je roupi(ll)e ? J’ai quand même bien le droit de piquer un som de temps en temps, non ? Vous n’allez pas en faire un dram d’avoir dû attendre cinq minutes ?

LOREILLE - Désolé, Monsieur, mais il s’agit d’une urgence ! Nous avons absolument besoin de vos talents d’expert !

LE NUMISMATE, les ramenant dans la boutique - Aboulez la monnaie ! C’est cinquante euros !

LARDU (à voix basse à Loreille) - Boudjou ! C’est cher ! Il pratique des tarifs de yen, ce charognard !

LOREILLE – Pendant que mon collègue vous fait un chèque, je vous expose notre problème. Hier après-midi M. Lardu et moi nous déchiffrions le terrain dans le petit bois derrière chez moi.

LARDU – Celui où il y a un peuneu.

LE NUMISMATE – Je pense que vous défrichiez, plutôt !

LOREILLE – En déterrant une souche avec une pioche on a entendu « Klong !».

LARDU – Et on a trouvé ce coffre métallique. Il est rempli de pièces bizarres.

Le Numismate examine les pièces une par une et reste silencieux. Puis :

LE NUMISMATE – Messieurs, c’est un grand jour à Mark-er d’une pierre blanche ! Je crois que vous avez mis la main sur le trésor de Monsieur Sequin, le célèbre curé éleveur de chèvres du midi de la France !

LOREILLE – Ah ? Et en tant qu’inventeurs ça va nous rapporter beaucoup ?

LE NUMISMATE – Pas une peseta ! Ce sont là des oboles versées pour le denier du culte ou lors des quêtes effectuées pendant la messe ! Il n’y a ici que des monnaies d’avant l’euro ! Elles ne valent pas un peso ! Des centimes, des sous, des couronnes tchèques, des escudos portugais, des lires italiennes, rien que des monnaies qui n’ont plus cours !

LARDU – Et on vous a payé cinquante euros juste pour entendre ça ?

LE NUMISMATE – Attendez, attendez, je n’ai pas fini ! Les pièces ne valent rien mais pas contre, comme je suis collectionneur, je vous rachète tous les boutons de culotte que les drôles de paroissiens ont donnés à la quête.

LOREILLE – Combien ça nous rapporterait ?

LE NUMISMATE - Trente euros.

LARDU – Attendez, ils sont vachement jolis, ces boutons. Ca vaut certainement plus, non ?

LE NUMISMATE – Allez, vous m’êtes sympathiques, je monte jusqu’à cinquante mais c'est mon dernier prix. Et du coup, comme la transaction est blanche, je déchire votre chèque et on est quittes !

Loreille et Lardu statère du regard et décidèrent d’accepter. Ils sortirent les boutons de la malle au «trésor», les laissèrent sur le comptoir, saluèrent le numismate et quittèrent la boutique avec leur coffret sans valeur sous le bras.

LE NUMISMATE, resté seul – Baht d’affaire ! Ah les gourdes ! On dirham ce qu’on voudra mais c’est quand même un sacré coup de bol que ces deux idiots-là aient mis la main sur ce coffre ! Il contenait la collection de boutons pour habits royaux dont le curé avait hérité après le décès de la marquise de Maravédis de Piastre-Pistole ! Et quelle chance qu’ils soient venus me trouver, moi, Louis Bienloti, qui connaissais cette histoire ! Allez ! J’ai gagné ma journée ! Je me sers un petit birr, je ferme la boutique, je contacte le musée Carnavalet pour leur vendre les boutons et après je retourne roupi-er !

19 mai 2018

Dialogue (Walrus)

 

La femme du numismate :

"Chériii !?!
Tu en es où du repassage ? Parce qu'il te faut encore passer l'aspirateur avant d'aller chercher les enfants à l'école et passer par la pharmacie me chercher mes antimigraineux..."

 

Le numismate :

"Eh, oh, on n'est pas aux pièces hein !"

 

 

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19 mai 2018

La fête des chandelles (Pascal)

 

Avant le repas du soir, m’man préparait les crêpes. A la Chandeleur, elle n’avait pas son pareil pour les faire sauter dans la poêle. Ce jour-là, plus qu’un autre, aux premiers parfums de la goutte de Grand-Marnier dans la pâte jusqu’à la cuisson, il y avait de la magie dans sa cuisine et une bonne humeur contagieuse courant dans toute la maison. Je crois que c’était une récompense générale, au confluent de notre sagesse, de nos chambres rangées, des devoirs appris, des bons points et des images qu’on avait ramenés de l’école. On venait même lui réciter quelques vers de récitation pour lui prouver notre bonne foi et l’aider moralement, pendant son labeur…

Avec la louche à soupe, en un tour de main, elle étalait parcimonieusement sa pâte dans la poêle ; avec un coup de poignet adroit, elle s’arrangeait pour que toute la surface de l’ustensile soit imprégnée ; pour une fois, je la trouvais sympa, cette grande cuillère…
Sur la pointe des pieds, je surveillais la cuisson ; des cloques inquiétantes se formaient sur la pâte comme si l’air voulait empêcher la crêpe de cuire. Sans façon, m’man les perçait avec sa spatule en bois. Ailleurs, les bords se dentelaient de mordoré et, enfin, la peau de la crêpe brunissait avec, ici et là, des taches noirâtres comme des grains de beauté ; m’man donnait des couleurs aux cratères de la lune…  

Tout à sa surveillance, elle tapotait, en inclinant la poêle sur son feu, pour que la crêpe ne s’accroche pas. Puis venait l’instant grandiose, le tour de prestidigitation, le retournement tant attendu de la crêpe ! Même si on avait Pinder, en noir et blanc dans la télé, même si Monsieur Loyal, en grande tenue d’étoile filante, annonçait les funambules, admirer maman à l’œuvre au milieu des couleurs de sa cuisine, recompter les crêpes succulentes s’empilant dans l’assiette, sentir tous les parfums suaves environnants, c’était un autre cirque bien plus envoûtant… 
A la une, à la deux, à la trois ! M’man et sa poêle ne faisaient plus qu’un ! D’un geste savant, elle envoyait balader la crêpe dans les airs ! Saut périlleux avant, saut périlleux arrière ! Sur le côté ! Sur l’autre ! Dans le silence extraordinaire de la cuisine, la crêpe voltigeait dans les airs ! M’man était aux aguets ! Rien n’aurait pu détourner son regard de son œuvre de rattrapage ! Elle était à la fois équilibriste, clown, dompteuse de crêpes, jongleuse ! De rire ou de dépit, elle avait des petites exclamations pour signifier la relation fugace entre sa poêle et cette crêpe aux allures tellement acrobatiques ! J’apprenais même des nouveaux gros mots ! Tout l’art de la manoeuvre était qu’elle retombe bien à plat dans son escarcelle !...
Vite ! Vite, la deuxième arrivait déjà à la fin de sa cuisson ! Il faut dire que m’man s’employait avec deux poêles ; ce qui était de l’amusement pour moi était un véritable travail pour elle. Il ne fallait surtout pas la perturber pour ne pas emmêler sa cadence ; elle ne comptait plus ses brûlures aux mains et aux poignets. Avec un essuie-tout tampon, elle badigeonnait les poêles avec de l’huile avant de laisser couler la pâte onctueuse et tout recommençait…

La féerie était dans cet antre fantastique; il y flottait des effluves indéfinissables, de ceux  qu’on ne retrouvera plus jamais pendant toute son existence. On les cherchera vainement, on aura beau fréquenter des cuisines, relever la tête, tendre le nez, renifler dans le vent, solliciter un courant d’air d’enfance, jamais on ne le retrouvera. Pourtant, il est là, stocké dans notre mémoire olfactive mais il est comme une graine qui n’a pas d’eau. Colorés, chantants et parfumés, ces instants uniques et précieux sont tout l’or de notre patrimoine…

Moi, je dévorais les ratées, les trop cuites, celles qui s’étaient repliées en vol et qu’on ne pouvait plus décoller, celles qui s’étaient découpées sur le rebord de la poêle, celles qui retombaient à côté et qui se déchiraient sans possible réparation ! Comme un petit rapace affamé, je tournais derrière les plumes de son tablier, à l’affût de la moindre anomalie de fabrication ! Je crois que m’man, elle en ratait exprès pour que je puisse en profiter ; elle me grondait pourtant en me disant que je ne mangerais plus rien au souper, tout à l’heure…  

Dans une assiette, les crêpes vaincues s’empilaient lentement ; c’était rassurant de voir cet amoncellement de soleils baigné de vapeur odorante. Six à table, il fallait prévoir le stock… Quand il restait de quoi en préparer quelques-unes dans son ramequin, m’man nous appelait tous, y compris mon père, pour qu’on fasse sauter notre crêpe. Ho, m’man, elle n’était pas numismate ; chez nous, on n’était pas assez riches pour collectionner l’argent. Dans son placard, elle avait une petite pièce en or, un Napoléon, qu’on devait placer dans la main gauche pendant qu’on faisait sauter la crêpe, avec la main droite. Il était tout chaud, ce Napoléon, tant on mettait de l’application en serrant le poing.
En cas de victoire, c’était la richesse et la prospérité pour toute l’année ; moi, j’étais déjà riche d’avoir toute ma famille et la seule prospérité que je pouvais réclamer, c’était qu’il tombe encore… deux ou trois bouts de crêpes… Chacun notre tour, nous devions nous exécuter à ce rituel de Moyen-Âge ; m’man m’aidait et je réussissais toujours…

A la fin du repas, quand les crêpes arrivaient sur la table, il y avait un grand « ha » de satisfaction générale. On n’avait pas Roger Lanzac dans l’assiette mais monsieur Grand-Marnier en belle tenue parfumée, pour occuper notre gourmandise.
Avec du chocolat « Poulain » en poudre, de la confiture, du miel ou du sucre, on étalait soigneusement notre assaisonnement puis on enroulait solennellement notre crêpe.
J’aimais bien quand le sucre craquait sous les dents ou quand la confiture s’échappait par les trous de ma crêpe ; les mains collantes, avec des petits coups de langue adroits, j’essayais de contenir ces geysers impromptus de marmelade. Au grand désespoir de mon père, quand on riait, la poudre de chocolat s’envolait de notre bouche en un vrai nuage brunâtre de crêpe sans filtre ! Oui, cette petite pièce en or était un vrai porte-bonheur puisque nous étions tous heureux autour de notre grande table, à célébrer… « la fête des chandelles »…

 

19 mai 2018

Numismate scélérate (Kate)

 

Numismate scélérate

 

Numismate

Tous mes statères

Enfin j'exagère

Vous emportâtes

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Mes louis d'or

Numismate

Vous dérobâtes

Avant l'aurore

 

 

Les moindres piécettes

Vous volâtes

Numismate

D'opérette

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Vous subtilisâtes

Même mon cher centime

Finlandais quel crime

Numismate

 

Scélérate

19 mai 2018

Par ici la monnaie (Vegas sur sarthe)


J'avais hérité de mon grand oncle Hubert d'une belle pièce montée sur la bague de fiançailles de ma grand tante Anastazia représentant la décapitation du grand vizir Kara Mustapha en 1683 sous les murs de Vienne par le sultan Ibrahim 1er; il était grand temps de la monnayer et d'en tirer de quoi offrir à Germaine cette suspension baroque à pampilles dont elle rêvait depuis des lustres.

J'avise donc le guichet d'une officine où quelqu'un avait pris soin d'inscrire les horaires de fermeture ce qui me permet d'en déduire les horaires d'ouverture... à moins qu'on ne nous cache un troisième horaire.
Le guichet est sensé ouvrir à quatorze heures et comme il est quatorze heures et des poussières vu que le ménage laisse à désirer, je me permets de frapper au susdit guichet.

Dans la poussière un vieux rond-de-cuir déboule du fond de la pièce par une porte dérobée.
On reconnait les portes dérobées aux espèces de vieux gonds qui la tiennent et les vieux rond-de-cuir à leur blues rapiécé.
Celui-ci a l'air d'avoir un sacré blues et me lance avec un fort accent turc un "On n'est pas aux pièces!" que je rattrape au vol.
Histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce, je lui rétorque que s'il n'est pas aux pièces je me demande bien qui d'autre peut l'être ici.
C'est qu'il a son franc parler le préposé, il est à l'emporte-pièce le bachi-bouzouk !

Je lui soumets mon bijou de famille, pièce à l'appui car mon grand oncle Hubert ne faisait pas les choses à moitié tout comme sa moitié... ma grand tante.
On n'avait jamais trop aimé les pièces rapportées dans ma famille mais cette grand tante avait du bien et du coup toute la famille trouvait ça très bien.  

Le vieux rond-de-cuir s'empare de mes pièces, s'endort dessus un bon moment avant d'émettre un grognement de désapprobation.
Il a consulté ses archives dorées sur tranche, disséqué ma pièce rapportée et mon bijou de famille... je n'aime pas me faire tripoter !
"Ce faux-document a été créé de toute pièce" bougonne t-il en me rendant le certificat d'authenticité.
"Quoi ma pièce ? Qu'est-ce qu'elle a ma pièce ?" fulmine-je.
(Oui, je sais, ça n'est pas facile de dire fulmine-je)
"Je constate que Kara Mustapha n'a pas été décapité en 1683 par Ibrahim 1er comme vous le prétendez" insinue le vieux débris "mais étranglé par le fils d' Ibrahim 1er, le sultan Mehmed IV qui lui succéda à l'âge de 6 ans" et il referme son foutoir et son guichet sans se soucier des horaires de fermeture.
J'ai envie d'en étrangler un qui n'est pas grand vizir mais le guichet est imprenable, taillé d'une pièce dans du bois d'arbre, du tremble ou du frêne mais surement pas du charme...
Je trouve le lieu approprié pour le mettre en pièces, si seulement je pouvais passer la barrière du comptoir.
Le vieux en profite pour se dérober par la porte du même nom en faisant geindre les espèces de vieux gonds.
Pour la seconde fois je fulmine :"Qu'est-ce que ça peut bien foutre que ce Mustapha se soit fait dessouder par Ibrahim ou par Mehmed ? Je vous demande la valeur de cette pièce montée... c'est pas sorcier !"
La porte se dérobe brutalement sous le coup d'épaule d'un sorcier patibulaire qui vient droit sur moi.
Les espèces de vieux gonds sont restés coi et je décide de les imiter.
Le costaud s'empare de mon bijou et y croque un grand coup:  si sa mâchoire est d'acier, le silence est d'or mais pas ma pièce démontée !
"C'est du toc" aboie t-il d'une voix de mutant en me balançant ce qui reste de mon bijou de famille: Mustapha a morflé, décapité pour de bon.
Ma grand tante Anastazia nous aurait tous entôlés ?
Je sors de l'officine en me retournant une dernière fois.
Sur l'enseigne je peux lire "Par ici la monnaie" et en dessous "Ibrahim & Fils depuis 1650"
 

12 mai 2018

Défi #507

 

Il a toujours une pièce
pour mettre au trou !

Mais non, pas tailleur...

Numismate

5071

 

12 mai 2018

Nous ont offert une aubade

12 mai 2018

de petits Mirlitons par bongopinot

bo


Un instrument populaire ou enfantin
De bonnes pâtisseries de Rouen
Des panneaux pour conducteurs de train
Et des vers faciles et chantants

Ce sont tous des mirlitons
Associés à ma petite poésie
En voix en flute en signalisation
Des syllabes en bouchées de paradis

Utiles pratiques ou de bon goût
Et moi j'aime les petits gâteaux
Tout ronds et tout doux
Et leur odeur comme des signaux

Arrivant comme un parfum d’autant
Et je danse et je chante
Au son du sifflet de l’enfant
Comme une saveur de mots et de rime

Cette musique nous ouvre la voie
Du chemin de la gastronomie
Nous offrant ainsi la joie
Sur un lit de poésie
 

12 mai 2018

Participation de Venise

 

Sans doute, mais ce manuscrit va devoir me prendre encore au moins une année

Vous n’y pensez pas hurlait l’éditeur dans le combi téléphonique qui me reliait à lui.

Et combien de temps m’accordez-vous dis-je le ton méprisant.

Deux mois pas plus dit-il en raccrochant sèchement.

En comptant large, et à condition que l’inspiration soit féconde, je me donnais à dire vrai au moins deux ans.

Je n’étais pas à JERRICHO je ne disposais pas de trompette, il me restait mon stylo pour finir ce roman dont les issues improbables me donnaient des insomnies.

 

En tout bien tout honneur j’ai opté pour le vol du manuscrit. Stimulé par ma subite décision j’imaginais la tête de l’éditeur.

 

Pour ce faire j’ai déposé dans un Parc le livre inachevé en espérant pouvoir m’en débarrasser et aller pleurer dans les bras de mon éditeur.v01

Mais voilà, personne ne faisait cas de mon livre. Deux jours de suite, je n’avais pas vu une seule personne se pencher sur l’ouvrage.

Cela devenait embarrassant, et mon orgueil prit une belle claque.

Il était très possible que mon manuscrit soit un vrai fiasco je commençais à douter de mes talents d’auteur. Il me vint alors une idée

pourquoi ne pas changer le titre. ?

J’ai opté pour « pantoufles et Mirliton. Le public n’a fait qu’une bouchée du livre.

 

12 mai 2018

Mitonner (Nana Fafo)

Livre II : en quête de sleep ...

 

Pingouinnot sans slip

 

Episode 01 : Mitonner

Au Mont Brequin, Pingouinnot avait trouvé le résultat de l’énigme du Livre I.

Mais à quoi ce nombre allait-il lui servir ?

 

Il espérait que toute cette histoire n’était pas du pipo, parce qu’il n’aimait pas trop qu’on lui joue de la flûte, encore moins du mirliton.

Tous ces vents sont disgracieux et assourdissants.

Déjà, qu’il n’y voyait pas très clair dans cette mission,

si en plus, il fallait ne plus rien entendre, que pourrait-il attendre ?

 

Il faut croire que le gars aux brodequins vraiment rouges avait le sens l’humour,

un petit farceur qui avait mitonné cette première épreuve aux petits oignons.

 

Après s’être farcis de nombreux déplacements aux 4 coins de la terre, le voilà revenu au point de départ…

Revenir pour mieux repartir !

 

Qu’est-ce que JP allait lui annoncer lors de leur petit tête à tête ?

 

Mitonner

 

Avant de se séparer, JP remit à Pingouinnot, un compte crypté ...

 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

DEFI 506 - Mirliton- thème de la semaine

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

*** Tous mes remerciements à Masyl pour cette idée de BD, le thème était de circonstance ***

12 mai 2018

M comme mirliton (participation d'Adrienne)


Mirliton? se dit l’Adrienne en découvrant le mot de la semaine, qu’est-ce que c’est que ça?

La photo ne l’aide pas trop et le mot la fait penser à Mironton mironton mirontaine…

et surtout à des vers de mirliton.

Parce que là, elle est dans son domaine.

Les vers, puisque pour elle lombric rime avec sympathique.

Et de mirliton, comme ceux à six pieds qu’elle a pondus pour le défi précédent puis oublié d’envoyer et qui se résumaient à ce message-ci:

Entreprise homérique:
Sauvons tous les lombrics!

Parce que ceux qui connaissent l'Adrienne savent que

Les sauver du trafic
La rend tout euphorique.

Alors ne lui dites pas que c'est chimérique :-)

12 mai 2018

Mirliton (Laura)

 

Je me souviens qu’en 1978, nous avions joué du kazou (qui ressemble au mirliton) pour la fête de mon école sur une chanson d’Annie Cordy[1].

A ce moment, on n’avait pas retrouvé « Le mirliton » de Louis Anquetin[2]. Je ne sais pas s’il chantait ou déclamait des vers de mauvaise qualité[3].

Personnellement au Nouvel An, je  préfère danser que me déchaîner sur le mirliton, objet de farce et attrape.

En amoureuse des trains et d’un mari qui les aime e encore plus, je préfère penser au mirliton[4], signal d’avertissement utilisé par la SNCF et le métro de Paris.

Je ne peux terminer que par « Le mirliton » de Tristan Corbière[5].

12 mai 2018

Participation de La Licorne

lali


Des vers de mirliton...

Des vers de mirliton
Des vers de mirliton...
Quelle drôle d'expression... !
Quel rapport y a-t-il donc
Entre la poésie et le mirliton ?
J'ai chaussé mes lorgnons,
Je veux dire mes lunettes...
Et j'ai cherché la définition
Dans la bible d'internet
La déesse aux mille voix
Nommée Wikipédia.
Elle m'a dit qu'autrefois
On copiait sur papiers
Soigneusement enroulés
Autour d'un mirliton
- Instrument de carton -
Des poèmes de guingois
De mauvaise qualité
Vendus pour quelques sous
Avec le p'tit biniou...
M'est avis que mon Dieu...
Un vendeur astucieux
Reprit l'principe plus tard
(Là, c'est un peu moins vieux)
Pour les blagues Carambar...
Moi-même je m'en inspire
Et j'vous conseille au pire
D'enrouler mes p'tits vers
Ecrits tout de travers
Afin qu'ils se tortillent
Autour d'une broutille
En carton d'pacotille …
Je vous les donne gratis
Afin qu'joyeux ils puissent
Sonner et résonner
Jusqu'au samedi 12 mai !
Mais après, jetez-les
Sans scrupule ni regret...
Je ferai mieux promis,
Pour le prochain défi !

La Licorne

12 mai 2018

Vers de mirliteuton (Joe Krapov)

180504 Nikon 105

J’viendrais bien faire le mirlifore
Mirlitontaine, mirlitonton,
Avec mes vers de mirliton
Pour chanter la faune et la flore
Et les charm’s du pays teuton !

Je ne ferais pas de manières
Pour vous jouer un ou deux airs
Avec mon petit mirliton
Et vous dir’ comment, sans façons,
Je me suis prom’né en Bavière.

 

Mais au kazoo vous l’sauriez pas
De cet instrument de carton
Ne sort pas le son de la voix,
Juste un bruit de vol du bourdon !
Pour s’exprimer, c’ n’est pas coton !

Et pour vos oreilles c’est rosse :
Le son est un poil casse-couilles !
Cet instrument est pour les gosses !
C’est la cinquième Ruhr du carrosse,
Ca n’vaut pas La Mirlitantouille !

 

180504 Nikon 052

Alors du coup je passe la main !
Alors du coup je passe le Main !
Tant pis ! Ce sera sans musique
Que je commencerai demain
Le récit quasi mirifique

De mon voyage magnifique
De Marktheidenfeld à Munich
Via le château de Nymphenburg
Et l’alte Brücke de Würzburg
Où l’on boit du vin en public.

 

180504 Nikon 037 B

Finalement ça vaut mieux pour vous !
Quand je turlute dans mon kazoo
Tous les mirlitaires tombent à terre
En criant « Dieu, épargnez-nous !
Ce Breton est un vrai calvaire !».

Aussi pour que grand bien vous fasse
Je passe mon tour, je laisse ma place
A ces chanteuses sympathiques
De la Kantorei germanique
Devant qui, humblement, j’m’efface !

 

 

12 mai 2018

Ô Kazoo (Walrus)

 

J'ai beau choisir les mots-sujets moi-même et en établir à l'avance toute une liste, ça ne m'aide pas quand il s'agit de pondre ma propre participation. Faut dire que côté anticipation, c'est pas gagné d'avance : une fois sur deux, au moment de rédiger la consigne, je remplace le mot que j'avais choisi par un autre sorti de je ne sais où (et qui ne m'aidera d'ailleurs pas plus côté rédaction).

Comment ?

Quel rapport avec le mirliton ?

Très bonne question !

J'essaie autant que faire se peut d'être original et c'est bien là que gît le problème :

  • proposer mirliton après lombric c'est pas malin, les vers de mirliton vont faire florès
  • proposer un mot qui commence par mi et finit en (boite de) ton va générer inmanquablement du Marlborough mironton mirontaine, du bœuf miroton (que même les Belges connaissent même s'ils ignorent la recette), du miston pour les Provençaux (comment, on n'en a pas ?).
  • on n'évitera pas la petite pâtisserie portant ce joli nom

Bref, essayer d'être original, autant souffler dans un mirliton !

Car vous êtes bien sûr au courant : souffler dans un mirliton ne sert à rien, il faut gringotter là-dedans pour en tirer un son.

À bon entendeur...

12 mai 2018

À Paul, l'inerme (joye)

Sous le pont Audemer coule la cène
Et nos ripailles
Faut-il encore un jeu de tire-pailles
La joie venait toujours même à la horsaine

Vienne l’entrée sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

Les mirlitons dans les mains et nous bouche à bouche
Tandis que dans
L’assiette où la faim brasse
Des éternels regards au repas si farouche

Vienne le plat principal sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

La bouffe s’en va comme cette eau courante
La bouffe s’en va
Comme la serveuse est lente
Et comme l’Indigestion est violente

Vienne le fromage sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

On mange des jours et boit des semaines
Ni le sel passé
Ni le pain ne reviennent
Sous le pont Mirliton coule la cène

Vienne le dessert sonne l’heure
Les mets s’en vont on demeure

Mirliton-de-Pont-Audemer

12 mai 2018

Les cymbales à coulisse (Pascal)

 

Adam Delay était troisième mirliton, au grand orchestre des Eaux et Forêts, entre Maurice, le détenteur des cymbales à coulisse, et mademoiselle Lucie, l’émérite joueuse du triangle à percussion. Ha, cette Lucie, il n’avait d’yeux que pour elle mais que pouvait envisager un simple mirliton dans cette chorale instrumentale ? Un solo ? Une composition pour bigophone ? Il vibrait pour elle ! Il avait beau suffoquer tout ce qu’il pouvait, notre mirliton, elle l’ignorait avec tous ses « ding ding » ! Quand elle le regardait, ce n’était que pour lui signifier qu’il avait soufflé de travers…  

 

Vint se joindre, au grand orchestre, Huguette, une joueuse de Daxophone ; elle avait sa façon d’enflammer ses notes et de captiver l’ambiance avec ses mélodies extraordinaires ! Il n’en fallait pas plus à notre Adam pour tomber sous le charme d’Huguette et de son idiophone ! Lucie, n’étant plus l’objet de toutes ses attentions, devint jalouse… Mais, les avances d’un mirliton, elle n’en avait cure, la belle Huguette ! Seules comptaient ses compositions ! Elle n’avait que du dédain pour le troisième mirliton ! Quand elle le montrait du nez, ce n’était que pour le rabaisser…

Monsieur Dupupitre, le chef d’orchestre de la formation, s’enquit d’une harpiste, miss Emilie ; avec sa lyre en bandoulière, elle arrivait tout droit des US. Il fallait voir comme ses mains caressaient les cordes ! Ce n’était que vibrations, enchantements, mélopées envoûtantes ! Imaginez notre Adam ! La tête dans les étoiles, il était dans tous ses états ! (cinquante) Il était le plus fervent « mirlitant » du jeu de mains de Miss Emilie ! Mais que pouvait-il espérer ? Ses trémolos énamourés n’étaient que des mauvaises notes sur le registre de la belle américaine. Huguette, la daxophoniste, n’étant plus l’égérie de son intérêt devint jalouse à son tour…

Le temps d’une tournée, on embaucha Nathalie, une joueuse de piano ; virtuose, elle travaillait au café Pouchkine quand on fit appel à elle. Sur son clavier, à tous les temps et sans nulle xénophobie, Nathalie conjuguait les noires et les blanches à la perfection, avec une maestria digne d’une soliste remarquable. Immanquablement, notre troisième mirliton tomba sous le charme. Mais comment une joueuse de piano pouvait-elle remarquer un simple souffleur de flûtiau ? Il multiplia ses avances, jouant même les intros avant le piano ! Mais qui était cet Adam qui plombait la scission ?!... C’est Miss Emilie, qui n’apprécia guère de n’être plus sous les feux de l’Amour du troisième mirliton ; la harpiste éconduite devint jalouse à son tour…

Arriva Adèle, une altiste venue des Alpes, qui avait profité d’une halte sur son répertoire pour intégrer l’orchestre de monsieur Dupupitre. Son jeu ? C’était une symphonie d’accordances sublimes ! Elle jonglait avec les dièses, les bémols, les majeures et les diminuées ! Les soupirs ? Ils étaient tous du fait de notre Adam ! Il haletait, notre mirliton ! Ses coups d’archet étaient autant de flèches plantées dans son cœur ! Chaque geste de l’instrumentiste, ses bouclettes lancées dans le vent moqueur de la partition, sa gestuelle en un manège éthéré, ses œillades manigancées, c’était son hypnotisation générale !
Allez souffler dans un galoubet après de telles chaleurs !... Mais qui était cet agaçant mirliton, avec ses notes d’oisillon, pour venir l’importuner ?! Il y avait tant d’écart entre ces deux instruments que ce serait comme accorder une biche avec un moustique !... 
C’est Nathalie, la piano-girl, qui encaissa mal l’évincement spirituel ; n’étant plus l’indispensable d’Adam, elle devint jalouse à son tour…

Il y eut Martine et son hautbois, Josiane et ses tambours, Françoise et sa guitare et notre insatiable Adam tomba sous le charme des (h)anches des instruments de toutes ces dames. Chacune à leur tour, elles devinrent jalouses des musiciennes les précédant sur l’autel de l’Amour de notre pauvre cœur d’artichaut…  

Un jour de répétition, alors que la reprise battait son plein, on entendit une petite musiquette s’élever dans la salle de concert. Un grand frisson parcourut l’assistance ; il était le fil tendu de la grande Vibration… C’était si léger, si aérien, si séraphique ! Ecoutez cette musicalité extraordinaire, appréciez cette tessiture digne d’entrevoir le paradis et sa cohorte d’anges ! Tout le monde regardait le ciel comme si Dieu avait entrouvert le plafond de l’auditorium. Une « mirlitonne !... »
Facétieux, monsieur Dupupitre avait recruté Eve dans la plus grande discrétion. A la rime, Adam reprit le couplet ! Ils soufflaient à l’unisson ! Ecoutez ! C’est si rare, deux gazouillis de mirliton au même diapason !... Fa, mi, sol ! On dirait deux papillons posés sur la gamme !... Do, ré, la ! Adam et Eve au nirvana ! Ils croquent la pomme !...

En quelques notes, Eve se posa sur la branche fleurie d’Adam Delay en pleine pâmoison. Leur façon d’interpréter leur petit extrait de partition laissa bouche bée tout l’auditoire ! Surtout les disgraciées ! Pour montrer tout leur courroux et leur délaissement, les Lucie, Huguette, Emilie, Adèle, Nathalie, Martine, Josiane, Françoise et consort, jouèrent monstrueusement faux ! Il n’en fallut pas plus à monsieur Dupupitre, qui fait tourner son orchestre à la baguette, pour virer tout ce personnel tellement disgracieux !...

C’est ainsi qu’au grand orchestre des Eaux et Forêts, nous n’entendons plus que trois musiciens : Eve, la fabuleuse mirlitonne, notre Adam, mirliton heureux  et, naturellement, Maurice, le détenteur des cymbales à coulisse…

 

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