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Le défi du samedi

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16 juin 2018

Ragtime (Venise)


Voilà le poète de la misère, au son des premiers ragtimes sortis tout droit des têtes de nègres.

La cruauté des facétieux, la bêtise de l’ordre établi , sur un rythme  de course effrénée.

Les ouvriers avaient faim, le pain manquait.

Depuis le parapet de la pitié Chaplin les regarde, comme si parmi eux, se trouvaient sa mère, son père, sa sœur.

C’est la rumeur des larmes et des mouchoirs qu’on entend dans ce ragtime qui syncope sa course.

Le long des rues, malgré le désespoir qui lutte aux fenêtres c’est le rire qui fuse, un rire conquérant qui ne veut plus pleurer.

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Quel châtiment d’arriver à l’âge d’homme et de faire l’enfant, le presque niais pour sauver le monde.

 


La police figure de la milice veille, traque , les jeunes pousses honnêtes qui tentent d’éviter de se faire écraser par un pied brutal .

Le ragtime et le rire de Chaplin ont mis en pièces l’ordre borné et injuste.

Dans ce famélique monde, Chaplin nous a donné le sein .  

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16 juin 2018

Ragtime (Laura)

 


Rythme, it' s Time

A Time to dance

Get your body beat , it 's Time

Time to hear the voice

My voice,my music, it 's Time

 

Et l 'heure tourne, alors joue!

 

16 juin 2018

Le ragtime par bongopinot

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Le ragtime genre musical américain
Une musique vibrante et joyeuse
Source du début de l’histoire du jazz
Qui aura un bien beau dessein

De ses mains délicates et souples
Il effleure avec douceur
Dans un immense bonheur
Les touches noires et blanches

De son piano resplendissant
Dans un éclat de sonorité
Un style musical très syncopé
Pour dense et folklore éblouissant

Sa tête dans un nuage de son
Ses mains qui virevoltent
Son cœur et son âme se consolent
Sur un doux parterre de partition

Elégance et magie de l’instant
Equilibre de l’intérieur
Dans mon esprit tu demeures
Comme un écho envoûtant

16 juin 2018

🍒Eine kleine Tagmusik🍒 (joye)

🍒🍒🍒

Quand nous écrirons le temps des chiffons,
Et Minuitdixhuit, et Vegas moqueur
Seront tous deux en fête !
Ma’am JAK aura la folie en tête
Et Mrs. Hat du jazz dans le coeur !
Quand nous écrirons le temps des chiffons
Ferons mieux d'en faire un défi d’amour.

Mais il est bien court, le temps des chiffons
Où l'on s'en va pour farcir en rêvant
Du coton aux oreilles...
Chiffons d'amour aux robes en guenilles,
Tombant, coquines, comme dans un texte de Pascal...

Mais il est bien court, le temps des chiffons,
Fêtard le samedi, jamais dominical !

Quand vous écrirez du temps des chiffons,
Si vous avez la flemme de commenter,
Évitez les belles !
Moi, qui ne crains pas les peines cruelles,
Je hais le ragtime; le rock est plus glamour !
Mais si j'écris au temps des chiffons
J'en ferai ainsi mon défi d'amour !

Je détesterai toujours le temps des chiffons
Et le ragtime que je ne garde pas au cœur

Mais le temps des chiffons, c’est bien autre chose
Qui inspire même ma plume -- la moins virtuose.

🍒🍒🍒

16 juin 2018

ô voleur de temps (Nana Fafo)

 

Ronchonchon_orangina

 

 

Ronchonchon, il aime pas qu’on lui dise ce qu’il a à faire.

.

Et c’est Walrus qui ouvre le bal, avec son “ne soyez pas secoués”.

.

Comment ne pas être secoués, dans ce monde d’enragés ?

.

Ronchonchon observe ces scènes quotidiennes, parfois amusé, souvent énervé.

.

Les bulots du boulot, fêlés du ciboulot, débattent du bien fondé de l’éloge du toujours plus.

Le vert de rage les anime de manière collective pour aller envers et contre tous.

Mais pourquoi sont-ils si méchants ?

Hystérie collective ?

.

Et pendant ce temps… rien n’avance, juste le temps qui passe et la rage qui croit.

.

Avec tous ces “il faut” on pourrait reconstruire le monde.

Mais quelle vaine tentative de vouloir apprivoiser l’inévitable et permanent changement…

.

Et pendant ce temps... la Team rage !

Rien ne va jamais comme prévu. Evidemment.

Tant que Tim rape façon rapt him, il y a de l'espoir.

.

Pourtant à force de se prendre des Book en pleine Face, ils auraient pu le voir venir

le côté obsessionnel consultatif du toujours plus…

C’est vraiment un temps à “ô” rage, “ô” désespoir,

une èRe où l’Assemblée Générale du Temps Impose que l’on Meurt d'Énervement.

.

Walrus pourrait penser que Ronchonchon est désespéré… Que nenni !

Bongo, lui montrerait tout en poésie, que le beau est là où tu regardes,

Maryline, la soutiendrait en 18 vers guillerets.

Adrienne, oserait lui parler avec des mots d’un autre temps qu’il regarderait les yeux écarquillés.

Venise, lui raconterait l’histoire d’un gars à qui c’est arrivé.

Laura lui dirait qu’elle ne comprend pas son attitude vert de rage.

Jak lui démontrerait l’ironie du râleur qui râle contre des râleurs.

MinuitDix lui dirait d’aller se coucher, car demain debout 5 heures.

Kate, lui proposerait un bon Pow pour oublier.

Vegas, lui conseillerait le 36,

Pascal, le 46, à chacun ses médocs.

Joye, lui filerait des champi, pour calmer ses hallu (version Power Point)

Monsieur Krapov en rajouterait une couche en lui proposant une expérience hallucinante qu’il a découvert au cours de ses nombreuses lectures : se mettre du papier alu autour de la tête.

Cavalier lui tirerait sa révérence avec le Chapeau de Mme Chapeau, tel un chevalier en quête d’un fort beau château.

Emma, sa cousine d’adoption, lui dirait peut être que la morale de toute cette histoire, c’est …

ORANGINA ?

.

Slogan au choix :

  • secouez-moi !

  • Pourquoi est-il aussi méchant ?

  • ...

.

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

 

 

DEFI 511 - Ragtime "ne soyez pas secoués"- thème de la semaine

 

 

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

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16 juin 2018

Ragtime, que me veux-tu ? (Kate)

 

Facile : Scott Joplin, l'Arnaque... Mais encore ? Les origines, les danses européennes du 18ème siècle, la marche, etc. What else ?

Si R comme routine m'aurait mieux convenu, mot français passé tel quel en anglais : un vrai ami, enfin ! Mais il faut sortir de la routine et l'étymologie m'emporte alors qu'il est de musique question.

Unknown-1

R comme réalisateur. Film marquant vu dernièrement "Guet apens" ("The Getaway") de Sam Peckinpah. Plus sur la beauté des deux stars et le grand art de la réalisation que sur le douceur de vivre ou la morale... Mais pas de ragtime. Et le film "Ragtime" de Milos Forman ? Pas vu, sorry !

Unknown

Ragtime, on tourne autour comme cette musique entraînante aux origines du jazz qui faisait tournoyer les couples... Oui, tout ça nous ramène à la danse. Et quand le film inclut une scène de danse telle que celle-ci, chapeau !

 

Ragtime, que me veux-tu ?... Me faire écrire un peu quelque chose même si je ne sais rien ?...

Titre qui parodie un sujet de devoir qui nous avait été donné par un professeur de musique particulièrement doué en musique (plus qu'en pédagogie) qui ne nous avait pas inspiré le moins du monde : "Sonate, que me veux-tu ?"  !

Et d'ailleurs nous n'avions pas fait ce devoir... dont le titre nous avait, après un premier temps mis KO et très vite amené à la rebellion et au boycott...

Hors sujet ? Pas si sûr...

 

16 juin 2018

Cela va de soi (Walrus)

 

Avec le ragtime,

il faut y aller piano !

(sinon on tombe vite dans l'arnaque)

 

16 juin 2018

tap et top (Emma)

16 juin 2018

Le Ragtime pour les Nuls (Vegas sur sarthe)


Fils de Virginie et de X, Ragtime est né aux Etats-Unis.
Dès son plus jeune âge ragtime joue seul, c'est un genre musical joué uniquement par des noires (les touches noires du piano) car après la guerre de Sécession – qui a cessé ça c'est sûr – les touches blanches furent décimées à la bataille d'Appomattox.
Le ragtime s'inspire et s'expire de la marche des Cakes (Cake walk) surnom chelou donné par les Noirs à la danse de salon de leurs maîtres, à ne pas confondre avec le Pudding walk anglais, le Profiteroles walk français et le Wok walk chinois.

Les musiciens de ragtime savent lire les partitions en noir et blanc contrairement aux musiciens de blues qui ne savent lire que le bleu comme les Bleus Brothers.
Le compositeur de ragtime Scott Joplin – Scott comme Scott Janis et Joplin comme Joplin Janis ou l'inverse – était mi-pianiste mi-souris puisque originaire du Middle West.
Il s'est rendu célèbre avec le morceau "Maple Leaf rag" qui n'est rien d'autre qu'un morceau de feuille d'érable qu'il tentera de chasser de son clavier du revers de la main jusqu'à s'évanouir; cette technique prendra donc le nom de syncope pour donner plus tard le funk et le jazz.

Les mauvaise langues diront qu'il cherchait à chasser un morceau de cake ou de pudding ou de profiterole selon la nationalité de la mauvaise langue.

Le ragtime de Scott Joplin est utilisé pour les musiques de film de Charlie Chaplin dont le petit-fils Mark Joplin a la particularité de n'avoir aucun rapport avec Scott Joplin, ce que beaucoup ignorent à juste titre.

On ne peut enseigner le ragtime aux Nuls sans ce petit air au kazou :
Ça c’est le ragtime
Oui c’est le ragtime du kazoo
Dans un tuyau en plastique pas trop mou
A trois ou quatre centimètres du bout
Fais un trou et mets du papier par-dessus le trou
Et chante un coup dans ton kazoo

9 juin 2018

Défi #511

 

Ne soyez pas secoués...

Ragtime

 

9 juin 2018

Ont déjà donné

9 juin 2018

Le Fruit de la Quête (JAK)


Les paroissiens sont en émoi.
Le curé de ce charmant village  haut- ardéchois sermonne ses ouailles.
On a volé dans le jardin du presbytère toutes ses poires  Bon-chrétien, si juteuses, dont il escomptait faire extraire le suc en une eau de vie généreuse.   Il en bien besoin, pour de se réchauffer un peu dans les temps froidure de l’hiver où la burle s’engouffre jusqu’aux os.
Le silence règne dans l’assemblée, mains jointes, le souffle en suspends pour entendre la confessions  du  courageux plein de remords qui se désignera.
Mais le silence règne.
Seule là-haut  sur  la poutre de la cloche, la colombe roucoule et égaye  cette ambiance  étouffante.
Le coupable n’est peut-être pas venu ce matin à la messe dominicale. Pourtant, c’est bien connu, les fautifs se mêlent toujours à la foule lors de rassemblements.
Le curé, affligé, un peu découragé,  termine la messe  qui est vite expédiée
Le dimanche suivant nouvelle semonce du sage homme.
Cette fois  il annonce du haut de la chaire, indigné, que  cette semaine,  c’est la quête qui a été subtilisée.
La sacristaine, Mélanie, s’est  vu dérober son sac à main dans lequel l’obole généreuse de pièces de 20 centimes était précautionneusement mise en rouleaux.
On a quelques indices, assez minces, le sac était posé sur  le pupitre liturgique, et La Mélanie  aurait vu  une main poilue s’emparer de son sac…. Superstition oblige le malin est peut être passé par là…
Quelques coquins  dans l’assistance rigolent sous cape.
Ils ont bien compris qui était le voleur.
Cette bonne Mélanie, si prévenante, qui renouvelle si souvent les fleurs de l’autel, ils savent que c’est elle la coupable.
Son petit penchant pour l’alcool l’a incité à faire elle-même sa récolte de poires Bon-chrétien dans le jardin du curé lorsque celui ci s’est rendu au chevet d’un mourant..
Et comme son cousin bénéficie d'une allocation en franchise pour distiller  de l’alcool, de fruits. …
Il a bien fallu le récompenser … la quête y a pourvu...

Mais dans l’assemblée, personne ne dit mot, car cet hiver chez la Mélanie, les coquins  seront bien heureux de boire un coup à la santé du curé.

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9 juin 2018

Feu d’artifice (Pascal)

 

A toute berzingue, nous avions atteint nos postes de combat ; comme les autres, je m’étais jeté hors de ma bannette, j’avais sauté dans mes godasses et je m’habillais en courant. Deux minutes quatorze pour gagner son poste, c’est long quand l’ennemi a déjà pointé ses armes sur nous ; si vous aviez vu notre fourmilière agitée par les ordres impératifs lancés dans les haut-parleurs ! Tout le monde avait rejoint ses attributions, bien avant ce temps imparti. Véritable feu follet, perché dans la mature, j’observais les faits et gestes du navire ennemi…
Jeu de guéguerre habituel, chatouillement d’ego ou mise en situation des forces en présence, nous avions dû approcher trop près d’une terre ennemie. Là-bas, ignorant tous les codes maritimes, un hydroptère antagoniste menaçant nous sommait de quitter ses soi-disant eaux territoriales ; il avait dégagé ses tubes lance-torpilles, armé ses mitrailleuses et il nous balançait nerveusement ses messages en morse lumineux…  

En entrouvrant une tape de hublot, je surveillais les manœuvres du belligérant…
De l’angoisse ? Un peu, quand même ; à la recherche d’informations, nous étions sur le qui-vive, écoutant tout ce qui pouvait se dire ou s’entendre dans les coursives. Au remue-ménage du poste de combat, il régnait maintenant une étrange torpeur sur le bord.
Démonstration de force et manœuvres d’intimidation, nous aussi, nous avions fermé nos écoutilles, pointé nos canons, découvert nos tubes lance-torpilles. Dans la célérité des mécanismes, les télépointeurs avaient cherché leur cible, l’avaient repérée, l’avaient rentrée dans leurs systèmes de guidage ; nous étions comme un hérisson en boule, paré à l’attaque, avec toutes nos épines orientées sur l’ennemi…  

De l’avant à l’arrière, un épais silence avait envahi le bord ; nous étions les oreilles du navire cherchant à anticiper le futur avec nos perceptions à l’affût du moindre bruit. On entendait seulement les craquements du bateau, les frottements des vagues contre la coque ; on s’entendait même respirer. Parfois, il y avait des crachotements dans la radio du chef de tranche ; les échanges étaient précis comme les derniers ajustements d’une machinerie bien huilée. Nous, on le regardait intensément comme s’il avait tout à coup les réponses à tous nos questionnements…  

Dans une tourelle de 127, à côté d’un solide artilleur, je comptais les obus perforants qu’il organisait dans son rack… Le cliquetis automatique des chaînes de chargement dans la noria conférait à l’ambiance tendue un sentiment de puissance mêlé d’autant de fragilité et les douilles s’amoncelaient dans le barillet géant ; pour me réconforter, je me disais que les canonniers du bord cherchaient les meilleurs « pélots »* pour charger leurs culasses… 
C’était évident ; le pacha ne s’en laisserait pas compter ; ce n’est pas notre cinq galons or qui fuirait devant cet adversaire belliqueux surgi de nulle part. Chacun de nous était à son poste ; même si j’avais oublié de lacer mes godasses, le bateau, lui et nous, nous ne faisions plus qu’un et il le savait…
Tout là-haut, le détecteur de veille tournait obstinément ; il était comme une toile d’araignée capturant tout ce qui se tramait dans nos alentours. Au CO, je visualisais la tache obsédante du bateau adversaire que nos radars balayaient sans relâche… 

Nous avions stoppé les machines ; le bateau roulait doucement, bercé par des vagues caressantes. A cause de cette mer trop bleue, si ce n’était ce terrible climat d’hostilités manifeste, on aurait pu penser à une gentille croisière sur l’Adriatique… 
Parce que, c’est beau, la mer Adriatique. Au grand large, poussés par quelques zéphyrs, il y flotte des parfums de terre aux sensations capiteuses ; on y retrouve des senteurs de rochers chauds, des effluves de garrigue mouillés de rosée et des arômes de miel et d’épices rares. La couleur de l’eau ? Tantôt bleu caraïbe, tantôt bleu cobalt ou encore turquoise, on imagine les fonds marins bordés de sable blanc, d’algues émeraude et des courants profonds aux reflets safran. Mais nous n’étions pas dans le dépliant engageant d’une croisière touristique, celui que ma femme me tend résolument quand on parle vacances… 

Sur la plage arrière, planqué à plat ventre derrière une bite d’amarrage, je nous cherchais le meilleur angle de tir… Les six lourds canons des trois tourelles de 127 étaient ostensiblement dirigés sur l’embarcation adversaire ; ils étaient comme des doigts tendus et vindicatifs annonçant à l’ennemi une terrible punition imminente. Profil bas, n’importe qui de sensé aurait fait machine arrière devant notre détermination impérieuse.
Sur la passerelle, nos grosses jumelles étaient aussi braquées sur le bateau d’en face ; on observait les moindres mouvements sur le pont. On aurait pu donner un âge à chacun des marins figés dans leur attitude hostile ; ils étaient aussi jeunes que nous. La partie de poker avait commencé ; un seul éternuement, une toux mal interprétée, un geste déplacé, et notre pacha aurait balancé la purée…  

En quête de notoriété, et si le « vieux » était en mission personnelle d’une nouvelle fourragère, d’une nouvelle médaille du Mérite ? Et, coup de folie, s’il avait pété les plombs ? Et s’il avait pris seul la décision d’aller affronter ce pays et ses alliés pour ajouter des étoiles à sa manche ?!... A force d’escales solennelles, de sabre devant le nez, de commander des bateaux de guerre, de lire des livres sur les batailles navales, Légion d’Honneur et distinction suprême à la clé, il s’était peut-être grisé d’abordages, notre vénérable commandant ! Allez penser dans la tête d’un cinq galons or, vous !... A côté du pacha, j’essayais de traduire les rictus de son visage cireux ; j’avais beau passer et repasser devant lui, il ne me voyait pas comme si j’étais dans un mauvais rêve…  
Brûlant de fièvre, cette conclusion funeste me ratatina sur place ; je rentrai la tête dans les épaules car tous les projectiles du bateau ennemi allaient me tomber dessus. Je vérifiai encore la bonne fermeture de mon gilet de sauvetage ; il me piquait le cou comme une couverture trop rêche…  

Qui allait tirer les premiers ? Qui engagerait le début des hostilités ? Dans les gros titres des journaux du monde entier, je voyais déjà le nom de mon bateau inévitablement envoyé par le fond, avec le trombinoscope jeunot et souriant de tout l’équipage disparu ;  malheureusement, dans les journaux varois, on l’avait déjà vu… en d’autres temps.
Des survivants ? Il n’y en a jamais ! Témoins dérangeants, aux supplices des explosions, des brûlures et de la noyade, ils disparaissent corps et âme dans les abysses !... Au paradis des Marins, y a-t-il des bateaux de guerre, des pays étrangers, des convictions à défendre, des bons et des mauvais ?...

Nous étions prêts ; on attendait quelque chose qui ne venait pas ; bluff crispant, c’était un duel à distance où chacun des deux protagonistes cherchait à impressionner l’autre. De feu, de fer et de sang, l’accident diplomatique était paré dans nos affûts… Tout à coup, ça a pétaradé de partout ! C’était l’apocalypse ! Ces salauds, ils envoyaient des fusées éclairantes dans tous les azimuts ! Elles explosaient dans le ciel en l’inondant de toutes les couleurs ! Aussitôt, le pacha a riposté ! Comme des gros pétards de célébration, j’ai distinctement entendu la salve impétueuse des six coups de canons ! J’ai failli chavirer, tomber de mon lit ! J’ai entrevu la Mort ! Elle était nue !... Ma femme est allée refermer les volets de la chambre ; dehors, on tirait le 14 juillet…

Feu d'artifice

 

*Pélot : projectile
*Vieux : commandant

 

9 juin 2018

Iddriss le berger (Venise)

 

Le Prince hazan ouvrait sa demeure à qui partait pour une quête.

Il prévenait tous les jeunes gens qui tentaient l’aventure.

« Au-delà de la mer, tu rentreras dans un pays froid couvert de brouillard. »

Cependant ces mises en garde n’effrayaient plus personne.

Pieds nus dans leurs sandales, des milliers de jeunes gens, noirs comme la nuit sont ainsi partis, harnachés comme des chevaux de cirque.

Éblouis par les épaules nues des femmes, ces jeunes princes du désert ont marché longtemps.

. Ils finissaient recroquevillés sur des bancs de fortune heureux que cessent les jets de pierres.

Dans leur détresse, ils se consolaient d’être des princes en quête de gouttes d’or.

Souvent ils croyaient l’avoir aperçue cette fameuse goutte d’or sous la gorge d’un rossignol ou dans les rayons de soleil qui se brisaient sur les pare-chocs des voitures.

Ils se noyaient en mer emportant avec eux leurs images, leurs doux rêves, avant qu’éclate leur tête sur de vieux cargos.

Certains princes finissaient dans des foyers SONACOTRA. L’un d’eux se prit d’amitié pour un vieux sage qui balayait les rues parisiennes et qui lui apprit même l’art de faire un bon balai avec des brindilles vertes.

 

Si tu tombes ici lui dit le vieux balayeur-personne ne te ramassera. C’est cette quête que tu cherchais ?

Oui dit le prince, la liberté de mourir brave et courageux là est ma quête.

Pourtant au fond de lui, il était triste et découragé et voyez bien le piège qui se refermait sur lui .

Il était en train de tout perdre et dans ses larmes des milliers de gouttes d’or apparurent.

IDDRISS lui dit une d’elles, dans toute ton histoire ce qui m’impressionne le plus c’est ce travail que tu accomplis dans des souffrances indicibles pour t’arracher aux tiens, à ta terre natale à ce désert si ingrat.

Ne te retourne pas continue ta quête. Ils ont ici besoin de bergers, même s’ils cachent leurs besoins sous des tonnes de gravats inutiles.

Tu n’es pas démodé ni hors d’usage tu as ta place ici.

Et maintenant, va affronter ce monde d’illusions et de mensonges pour y inscrire ta vérité de berger.

 

v01

 

9 juin 2018

Tête de série en quête de mystère ? (Joe Krapov)

A quatre pattes sur la moquette, je m’étais mis en quête de ma paire de chaussettes.

Houla le mal de tête ! Quelle tempête sur le faîte de mon crâne ! Mes aïeux, quelle casquette ! Tout tournoie ! Faut que j’arrête la piquette ! Pourtant je n’avais rien bu la veille. Juste un peu d’anisette. Et aussi plus bas, quel besoin de balles neuves, quelque part !

Quand je soulevai la couette tombée dans nos ébats de cette nuit de fête, je trouvai ma conquête dans une posture fort peu coquette. Sûr qu’elle avait une drôle de binette, toute violacée sur la moquette, étranglée qu’elle était avec les cordes d’une raquette. Finies les galipettes, ma minette !

Pas de doute, comme disait le maître de requêtes Samuel Beckett, il allait bien falloir que j’échappe à l’enquête.

Et tant pis si j’étais le principal suspect.

Ah non : y avait aussi cet aviateur français, Roland Garros, à qui Phryne balançait sans cesse « Roland, arrête, t’es bête ! ».

Et l’écrivain également, un nommé Dashiell Hammett, qui ne m’avait pas semblé très honnête quand il jouait à la roulette.

Tout partait en sucette ! Mauvaise pêche ! En levant Miss Fisher, cette drôle de midinette, j’avais fait une boulette et perdu le premier set !

Je remis mes baskets, ma liquette, ajustai le toutime et je pris la poudre d’escampette. Par la sortie de service, bien entendu ! Pas question que je tombe dans les filets du brigadier Collins et de l’inspecteur Robinson, ces enquêteurs à la noah !
 

9 juin 2018

Andropause (fiction, bien entendu…) – Miguel dit « Minuitdixhuit »

 

Tu es un Chevalier, tu te lèves matin sonnant, d’un seul bon, comme d’hab. Ton épée, Excalibur, la sainte Excalibur roupille encore. Tu la secoues. Bordel, tu la secoues, elle ne se réveille pas.
Tu l’interroges : et la quête ?
Tu te souviens de tes dix ans, elle rutilait et tu savais à peine t’en servir. Mais à force du poignet tu en avais tiré quelque chose. Quelque chose, comme on t’avait raconté dans les dortoirs du pensionnat de garçons où tu avais grandi si lentement.
Et puis, tu l’avais enfin aperçue, au bout de ta quête, cette exaltation, cette fin sublime et poisseuse. Déjà un souvenir.
Il s’est passé du temps, des désirs incroyables et des râteaux aux dents aiguisées comme des Graal de fraîches framboises sur papier imprimé.
Et, un soir, tu as cru enfin savoir à quoi elle servait cette drôle de chose qui allait et venait dans ton contentement, et aussi dans celui de la fille quand elle avait dit, oui encore, encore, encore… Encore un souvenir.
Tu te lèves ce matin, le rein grinçant. Ton épée, Excalibur, la sainte Excalibur roupille encore. Tu la caresses, tu la caresses, elle se réveille mollement.
Tu l’interroges : et la quête ? Mais tu connais la réponse.
Elle te sourit avec la tendresse d’une bonne compagne : t’as soixante-dix ans, mon brav’ Miguel… Qui quête encore à cet âge ?

 

9 juin 2018

J'ai tout lu Helen Rowland (Vegas sur sarthe)

 

"L'amour, la quête. Le mariage, la conquête. La nuit de noces, la quéquette. Le divorce, l'enquête." (Helen Rowland)

 Tout gamin avec Bébert, on feuilletait les magazines de cinéma pour se délecter des nénés de Gina Lollobrigida ou de Sophia Loren, alors forcément on mesurait l'amour à la profondeur des bonnets et à des considérations purements géométriques où pis valait largement trois quatorze.
La seule quête qui m'importait alors c'était celle de la messe de dix heures où j'officiais avec Bébert en tant qu'enfant de choeur et qui nous permettait au passage de pincer les fesses des gamines.
Bien plus tard j'ai fait la connaissance de Germaine; elle avait déjà quarante piges, callipyge derrière et pas jalouse devant, alors sans perdre plus de temps j'ai foncé comme un Don qui chotte, chevalier généreux et idéaliste sauf qu'elle n'était ni Gina ni Sophia, même pas Germaina.
Le pince-fesses fonctionna merveilleusement bien et c'était tant mieux car je n'avais pas d'autre méthode de drague en rayon; c'est ainsi qu'on s'est mis en ménage.
Si vous avez lu la citation d'Helen Rowland vous devez être impatients que je raconte notre nuit de noces alors que je n'ai pas encore évoqué le mariage.

Quand on sait que le mariage est la cause principale de divorce on y réfléchit à deux fois, même si on est deux pour y réfléchir.
Germaine rêvait d'une bagouze sertie de diams et d'une robe de mousseline blanche de chez La Redoute, moi je rêvais d'une belle américaine décapotable – une voiture bien sûr – avec des casseroles à l'arrière et un joli "Just married" pour faire comme les ricains.
On a réussi à s'offrir un pacs entre deux témoins, mon pote avec qui je feuilletais les magazines de cinéma et la copine de Germaine avec qui elle feuilletait Salut les Copains.
On a fini tous les quatre à Montmartre à La Bonne Franquette autour d 'une estouffade de boeuf au Beaujolais et c'était bien.
Ah oui, la nuit de noces, vous y tenez à la quéquette, hein ?
Sauf que les hommes sont faits pour raconter leurs exploits, pas leurs fiascos ni leurs naufrages.
Bien sûr ni pour elle ni pour moi ça n'était la toute première fois – toute toute première fois comme brâme Jeanne Mas – mais quand on s'amuse au jeu des comparaisons en rêvassant à nos quêtes et nos conquêtes passées... on se plante en beauté surtout quand on ne digère pas l'estouffade de boeuf.
On s'était plantés tous les deux et je nous revois encore pantelants au bord du lit; je n'étais pas Mike Brant et Germaine – native de Verdun – était plus lorraine que Sophia, alors vous comprendrez qu'il n'y a rien de plus à avouer.

Nos témoins respectifs s'étaient rapprochés et filaient le parfait amour au point qu'on s'est mis à les jalouser, même si la définition du parfait amour reste vague.
Parait qu'ils s'aimaient plus qu'hier et moins que demain, enfin c'est ce qu'ils s'étaient fait tatouer sur le bras et qu'ils lisaient chaque matin pour ne pas le dire à l'envers...
C'était nos témoins ! Témoins de quoi ? Qui a inventé ce mot pour désigner deux guignols qui n'ont pour but que de vouloir figurer en bonne place sur les photos du mariage et au plus près de la pièce montée ?
Tous les week-ends nos témoins venaient témoigner de leur amour en s'invitant pour l'apéro sans crier gare et nous coller leur bonheur sous le nez entre le picon-bière et les Knacki Herta !
Je trouve que le bonheur des autres ça a des relents doucereux qui gachent l'amertume du picon-bière. dois reconnaître qu'ils nous ont quand même sauvés du divorce en offrant un canard vibrant connecté à Germaine et en m'abonnant à Canal Foot !
Sur ce coup-là, on leur doit une fière chandelle car côté divorce on n'avait aucune expérience et surtout pas un rond pour ça.
Pas de divorce, pas d'enquête, pas de détective privé, pas de flagrant du lit... pourtant ça aurait eu un petit côté ricain qui ne m'aurait pas déplu.
J'aurais peut-être découvert que Germaine n'allait pas à ses réunions Tupperware chaque mercredi; elle aurait peut-être découvert qu'il n'y avait rien à découvrir de mon côté mis à part que je joue tout seul au loto et que je vote MoDem.

Aujourd'hui, après avoir tout lu Helen Rowland – journaliste et humoriste américaine – je réalise que je suis passé à côté de bien des choses.
N'a t-elle pas écrit "Les folies qu'un homme regrette le plus dans sa vie sont celles qu'il n'a pas commises quand il en avait l'occasion" ?
Il est trop tard pour que je parte en quête de ces folies, je vais me contenter de regarder Canal Foot... sans stress, sans surprise, sans déboires, je sais que PSG va encore gagner.

 

 

9 juin 2018

Un long voyage par bongopinot

bo

 


Il laisse tout derrière lui
Pour ailleurs reconstruire
Trouver un terrain ami
En quête d’un meilleur avenir

Alors il paie un passeur
Monte dans une barcasse en bois
Pour un voyage périlleux en mer
Pour fuir la guerre mais arrive l’effroi

D’une traversée avec la peur d’y rester
Sur une embarcation avec tant de monde à bord
Alors ça tangue ça chavire il faut s’accrocher
Ça lui demande de terribles efforts

Il espère que tout cela en vaudra la peine
Alors il poursuit son voyage et ses ambitions
Sur une rivière de rêve dans sa tête bien pleine
Et aimerait vite arriver à sa destination

Après diverses traversées il arriva en France
Les bombes ne descendaient plus du ciel
Mais l’attendaient des journées d’errance
A faire la quête dans sa vie sans miel

Arriveras-tu à trouver ta place
Dans ce pays si différent du tien
Où les gens te voient et grimacent
Toi le jeune homme qui espère du soutien

9 juin 2018

À la quête de la quête (joye)


diagramme

9 juin 2018

En quête de slip (Nana Fafo)

Pingouin escape

Selon Terry Pratchet, il est plus facile de faire plier l'Univers autour de l'histoire.

C'est exactement ce que Pingouinnot ressentait...

L'Univers qui se replie sur sa vie pour lui compliquer sa recherche de sleep

en des pliages complexes du temps.

 

EscapeGame

Cette quête ressemblait de plus en plus à une enquête ... des pliages complexes d'indices !

En repartant, Pingouinnot passa devant la quête de la crypte.

Il y déposa un paquet de mouchoirs en papier. 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

DEFI 510 - Quête- thème de la semaine

 

Pour : http://samedidefi.canalblog.com/

 

 

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