On a souvent des habitudes et des gestes automatiques dont on ignore totalement l’existence.

J’avais appris cela la première fois où je suis allée au Mexique, où l’on ne pouvait pas boire l’eau du robinet.

Enfin, on peut la boire, mais on la regrette beaucoup après. C’est ainsi que j’ai pu maigrir de huit kilos en quatre semaines – sans y penser, j’avais mis ma brosse à dents sous le robinet et paf !  ¡Turista ! et ça pour le reste de mon séjour estudiantin.

no toothbrush

Bon, cette fois-ci, j’étais prête. Je savais qu’il fallait combattre les habitudes et, en arrivant à l’hôtel à Punta Cana, j’ai mis un petit message sur chaque robinet avec l'avis suivant :

NO TOOTHBRUSH

C’était surtout pour protéger mon mari chéri qui n’avait pas encore visité un pays d’eau non potable.

Malheureusement, et, en dépit de tout, des gros mots hurlés en provenance de la salle de bains le deuxième jour m’ont bien avertie du fait que lorsqu’on veut chasser le naturel, il revient au galop – eh oui, mon pauvre Iowaboy s’était rincé la bouche avec de l’eau redoutée.

alcoholHeureusement, nous étions descendus dans un hôtel avec de l’alcool à volonté. Sans blague – c’est comme Disneyland pour les dipsomanes - il y avait des bouteilles même dans la chambre, où l’on pouvait se servir de vodka, de rhum, de whiskey, et de quoi encore j’oublie.

Voyez-vous, nous, on ne boit pas très souvent de l’alcool, mais nous profitions bien des cannettes de la bière nationale – Presidente – dans le minibar gratuit. Oui, non, sans blague !

Alors, et tout comme nous avons tous deux bien écouté lors de nos cours de science, mon mari a tout de suite pris une grande bouchée de rhum pour se rincer la bouche et puis, il a avalé deux bons coups d’alcool, pendant que moi, j’ai versé un  grand verre de vodka pour laisser tremper sa brosse à dents afin de la stériliser en noyant tous les parasites éventuels. 

Eh oh, ne les pleurons pas, ils sont morts heureux. La preuve : Ni lui ni moi ne sommes allés à l’hôpital.

Ouf !

Il y avait de quoi s'inquiéter, surtout parce que chaque Dominicain nous avait prévenu dès notre arrivée :

« If you drink the water, you will die ! »

Toutefois, et grâce à notre don commun pour l’improvisation, ce ne sera pas pour demain.

sauve qui peut bis