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Le défi du samedi

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1 mai 2021

Miso gin (Kate)

 

Restaurant japonais fermé

Supermarché non fermé

Voici donc l'un

Voici donc l'autre

Rien à voir l'un avec l'autre ?

Peut-être un point commun ?

miso

Cherchons

Sur les rayons

Ici " Produits exotiques/Asie"

Là "Alcools/alcools forts"

Pas si loin l'un de l'autre

L'un par ici

Et l'autre par là alors

gin

Du soja et de l'eau

Que boit-on avec du miso ?

Du genièvre et de l'eau

Et que mange-t-on avec un tel taux ?

Miso gin

Tchin tchin ?

Ou plutôt

Gin miso ?

Plus sérieusement

Allons-y gaiement

Blague à part

"Misogynie à part" !

 

 

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1 mai 2021

La Dure vie des acteurs (Joe Krapov)

Si tu t’imagines – Juliette Gréco
(Raymond Queneau ; Joseph Kosma) 

1 Pont
Si tu t'imajine Fiyète fiyète
Si tu t'imajine Se ke tu te goure
Fiyète fiyète  
Si tu t'imajine Lé bo jour s'en von
  Lé bo jour de fète
K’ sa va k’sa va k’sa Soley z’et planète
Va duré toujour Tourne tous en ron
La sézon dé z’a  
La sézon dé z’a Mais twa ma petite
  Tu marche tou drwa
Sézon dé z’amour Vèr s’ ke tu n’vwa pas
Se ke tu te goure  
Fiyète fiyète Trè
Se ke tu te goure Sournwa s'aproche
  La ride vélose
2 La pezante grèsee
Si tu krwa petite Le menton triplé
Si tu krwa a a Le muskl avachi
Ke ton tin de rose  
Ta taye de guèpe 3
  Alon keuye keuy
Té minyon bisèps Lé roze lé roze
Tes ongle d'émay Roze de la vie
Ta kuise de ninfe Roze de la vie
Et ton pié léjé  
  Et que leurs pétals
Si tu krwa petite Soi la mer étale
K’ sa va k’sa va k’sa De tou les boneurs
Va duré toujour De tou les boneurs
Se ke tu te goure  
  Alon keuye keuy
  Si tu le fè pa
  Se ke tu te goure
  Fiyète fiyète
  Se ke tu te goure

- Mais qu'est-ce qu'elle t'a fait, Joe Krapov, l'orthographe, pour que tu la maltraites comme ça aujourd'hui ? T'es devenu misogyne ou quoi ?

- A moi rien ! Je la maîtrise très bien, je suis très correct avec elle, je respecte ses règles, je pense avec Aragon que la femme est l'avenir de l'homme et avec Renaud que l'homme n'est l'avenir de rien.

- Alors ?

- Alors les temps sont durs ! Avec le confinement ça fait un an que je n'ai pas tourné alors j'ai accepté le premier scénario qu'on m'a proposé, même si c'est un rôle de composition et que je suis, c'est vrai, à contre-emploi.


- C'est qui le producteur de ce film ?


- Harvey W. !


- Ho ? Ils l'ont libéré ?


- Non, celui-là c'est Harvey Walrus ! Lui il court toujours ! Plus vaillant et provocateur que jamais !

1 mai 2021

je dis non (joye)

je dis non à la violence psychologique

que tu sois misogyne, misandre, ou tout simplement tordu·e

je dis non à la violence physique

et je dis non à la violence verbale et émotionnelle

je dis non aux gens qui méprisent les autres

je dis non aux insultes, aux épithètes, aux blagues qui font mal

je dis non à ceux et à celles qui violent, qui battent, qui blessent, et qui tuent

je suis la pute, l'idiote, la trouble-fête, la vassale éhontée

du refus d'accepter, de prétendre que c'est normal ou drôle

car, surtout, je dis non

au silence approbateur

misogyne

 Plus de 137 femmes sur cette planète seront intentionnellement tuées aujourd'hui.

Ce n'est pas une blague.

***

NB : J'ai fait illustration sur WordArt.com

Elle contient des épithètes auxquelles j'ai eu droit, personnellement, en francophonie et sur l'Internet.

1 mai 2021

Miso Maso (Ilonat)

 

Misogêné aux entournures

Imbécile engoncé dans sa détestation

Se privant du plaisir

Occasionné par la rencontre et la reconnaissance du

Genre qu’il n’a pas.

Yin et yang !

Nous disent les chinois

Energies fusionnelles qui font tourner le monde depuis pas mal de temps…

 

1 mai 2021

Un rat dans un laboratoire (Clio101)

 

            La petite laborantine se mit résolument en route vers son lieu de travail avant de s’arrêter.

D’un geste vif elle attrapa son nouvel ami et l’installa dans la poche avant de son sweat.

—    Surtout ne bouge pas, lui intima-t-elle. Il ne faut pas que le gardien te voit, ce serait la cata sinon.

            Serge couina pour lui indiquer qu’il avait compris puis s’installa du mieux qu’il put. Il ressentit qu’elle reprenait sa marche, l’entendit lancer un « bonjour, bonjour » retentissant, perçut deux chuintements puis ce fut de nouveau le silence. Sa maîtresse se mit alors à lui décrire les membres de son laboratoire.

—    Tu verras, ils sont tous sympas, sauf le chef qui est vraiment misogyne et Rodolphe, son assistant. Celui-là, tout sucre tout miel avec nous mais je sais qu’il nous casse du sucre sur le dos quand il fait le point avec lui. Et moi c’est Sophie ! Je suis la plus jeune du labo. Je commence une thèse sur les effets du chlorure de sodium sur le goût des aliments.

Et elle continuait à babiller tout en marchant. Serge, quelque peu étourdi par ce flot d’informations tentait de les organiser dans sa mémoire.

            Il était pratiquement arrivé au bout de son classement quand la petite main de Sophie l’attrapa et le jucha de nouveau sur son épaule. Elle pénétra ensuite dans une pièce où se tenaient quatre personnes. Au centre, une dizaine de paillasses avec tout le matériel nécessaire aux expériences. Sur le devant une estrade avec un bureau et un tableau noir, une armoire contenant les produits chimiques, un frigo pour contenir les expériences et une large hotte pour la manipulation des substances dangereuses. Au fond de la pièce dix casiers où les laborantins déposaient leurs affaires.

            A l’entrée des deux comparses fusèrent les cris, tant de surprise que de dégoût.

—    Soph’, s’écria une petite brune aux yeux verts, je ne savais pas que tu avais un animal de compagnie. Il est tellement mignon !

—    C’est absolument dégoûtant. Tu vas contaminer toutes nos expériences. Va immédiatement remettre ce rat dans la rue, dit un homme blond portant sur le visage un air insufférablement arrogant.

—    Mais non il faut juste lui donner un bain et tout sera parfait, Rodolphe, répliqua Sophie. En plus ce n’est pas un rat ordinaire. Je l’ai rencontré assis face aux panneaux publicitaires, il tentait de recopier les lettres. Il veut apprendre à lire c’est juste génial.

—    Alors il faut le remettre au laboratoire sur l’étude du comportement animal, dit Rodolphe de son air je-sais-tout. Ce rat sera un sujet de choix pour les collègues. Donne-le-moi je vais m’en occuper, dit-il en s’approchant pour s’emparer de Serge.

—    Non, s’écria Sophie en reculant le plus loin possible de lui. Ils ne l’auront pas. Ils vont le mettre dans une de ces horribles cages et le soumettre à tout un tas de tests et quand il ne servira plus à rien ils lui feront je ne sais quoi.

            Rodolphe tenta d’argumenter mais la petite brune et deux grandes femmes, l’une blonde, l’autre rousse vinrent se placer devant Sophie et le regardèrent d’un air mauvais. Après quelques instants de réflexion il n’osa pas insister.

—    Au moins va le nettoyer. Il y a du produit tue-parasites dans le placard.

            Et sans plus regarder ni adresser la parole à quiconque il se rendit à sa place et se mit à taper fébrilement un mail.

            Le jour durant, le petit rat, une fois correctement lavé et peigné, assista, fasciné, aux expériences de sa maîtresse, perché sur son épaule. Il l’observa analysant, manipulant et mélangeant des substances, notant les résultats dans son ordinateur et lui commentant ses manipulations. Il se tenait là, ravi d’enfin pouvoir assister à un savoir en construction.

            Le soir venu, alors que tous ses collègues étaient peu à peu rentrés chez eux, Sophie demeurait au laboratoire, complètement absorbée dans ses expériences. Ses pas et ses yeux allaient de son microscope à son ordinateur, à l’armoire et à la hotte. Serge se tenait toujours sur son épaule mais, gagné peu à peu par la fatigue, s’était finalement lové dans le creux de son omoplate. Quand vint le moment habituellement dédié à la picorée et qu’il s’aperçut que sa maîtresse ne semblait pas décidée à abandonner son étude, couina pour lui dire qu’il avait faim, mais très doucement pour ne pas la perturber.

—Oh, sursauta-t-elle tout de même. Je suis désolée, quand je suis dans mes travaux j’oublie tout. Je m’en occupe.

Elle rangea prestement ses affaires et le matériel, pianota sur son téléphone.

—    Voilà, c’est lancé, s’écria-t-elle en attrapant Serge, un super repas nous sera livré dans peu de temps. En attendant je vais t’apprendre à lire.

Serge eut à peine le temps d’émettre un son qu’elle s’était dirigée vers l’estrade. Elle s’empara d’une craie et traça toutes les lettres de l’alphabet puis se mit à les enseigner au petit rat. Sophie les lui montrait et il inventa vingt-six couinements. Des lettres, ils passèrent aux syllabes, puis à quelques mots simples.

Totalement absorbés dans leur tâche ni lui ni elle n’entendit l’homme qui pénétra dans la pièce, les observa un instant puis se dirigea vers eux, un sourire cupide sur le visage.

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1 mai 2021

Misogyne ? (Lecrilibriste)

 

Du costume trois pièces, il n’en pouvait plus

Du nœud papillon, il n’en pouvait mais

Être cravaté, c’était plus qu’assez

En mai, Il craqua un beau jour de mue

Il s’est mis au jeans

 

Toujours raconter les mêmes histoires

Des géants, des trolls, des elfes et des fées

Tout en sirotant son bol de café

Un trait de génie signa sa victoire

Il s’est mis aux djinns

 

Fatigué de mettre de l’eau dans son vin

Il se mit à mettre le vin dans son eau

Un jour de grand vent, un soir de grand spleen

Il n’y eut plus de vin dedans son tonneau

Il s’est mis au gin

 

1 mai 2021

Le temps... misogyne ? (maryline18)

 

Quel plus beau mépris que d'ignorer ces beautés...

...Ignorer les étoiles qui attendent, qui espèrent. Chaque jour, les effacer de la nuit, les essuyer de la vie, ces lueurs d'histoires merveilleuses, impossibles, inaudibles...

Sans état d'âme, recommencer. Lancer un nouveau jour comme si de rien n'était...Bannir leur amour et les laisser s'abîmer, indifférent et gourd. Voir leurs larmes glisser, impuissantes. Laisser le ressac en mélanger les sels. Entendre se briser les coquillages qui s'accrochent à leurs bras, dans un bruit déchirant de viole de gambe. Laisser pleurer leurs yeux en amandes. Ignorer jusqu'aux marques qu'elles font sur la plage en tombant, curieux tatouages. Regarder se traîner leurs fantômes essoufflés, rien que des maux, des mots, trop fatigués pour atteindre la dune ou pour aller parler à la lune. Lancer un nouveau jour, en maître, une comète chargée d'espoirs à rebours et dans une lumière sans nuance, brûler jusqu'aux évidences, jusqu'à faire naître un désert sans âme et sans conscience.

Bientôt seront inutiles les para/pluies, la Terre et ses habitants s'assèchent...Voyez donc ces para/boles, attestant du planétaire manque de "bol" ! L'heure n'est plus à chinoiser mais plutôt à accoiser (oui, ça existe).

Personne ne sais plus quel est sont rôle dans ce monde !( les féministes, ne criez pas tout de suite !) On marche sur la tête ! Les femmes, les hommes, on croirait une meute de chiens qui se bagarrent un bout de viande déjà faisandé...C'est pas beau à voir ! Oui il y a des hommes imparfaits, maladroits, méchants et oui il y a des femmes imparfaites, maladroites et méchantes. Non non, je n'ai pas mangé du chien enragé mais j'échangerais bien un bol de riz contre une tranche de rire avant de perdre définitivement l'appétit...

Devinette : Toto chez les ch'tis :

Toto rencontre un Rois-mage, pour se fendre la poire il lui lance

-"Eh ! t'as fro...mage ?"

-" J'ai décidé de rire de tout et de me foutre du reste ! (Charles Le Quintrec), cette citation n'est que celle d'un personnage d' "Un Breton à Paris", mais je la trouve géniale ! Je commence maintenant.

 

1 mai 2021

Misogyne, moi ? Vous voulez rire ! (Walrus)

 
Comment ?

Ah ! Je vous ai embarquée un jour dans ma voiture ?

... et à un moment, j'aurais dit : "C'est encore une femme !"

Impossible : en voiture, je ne dis pas : je crie ! Ah !

Ouais, bon, mais c'était manière de vous asticoter un peu... (Qui aime bien chatouille bien, c'est le principe !)

D'ailleurs, je connais par cœur le slogan et je suis au fait des statistiques : les femmes ont moins d'accidents que les mâles et, généralement, ils sont moins graves.

C'est bien ce qui m'énerve !

Mais, de toute manière, cette brave conductrice, elle ne m'a pas entendu, n'est-ce pas ?

Comment ?

Vous, si !

Et voilà ...

Et qui me met le nez dans mon caca ?

... Encore une femme !

1 mai 2021

Les femmes misogynes (Laura)

 

Il est des femmes qui se disent tellement femmes, complètement femmes qui connaissent tout sur les hommes, les vrais qu'elles finissent par nuire aux femmes comme si elles détestaient et/ou jalousaient toutes les femmes qui ne sont pas comme elles, complètement femmes ou même pas du tout ne serait-ce que parce qu'elles ont(eu) des hommes qui ne sont pas complètement hommes.

Ces "vraies" femmes se coiffent, changent de couleurs de cheveux comme de chemises, lavent, repassent, cuisinent, se maquillent, ont des enfants qu'elles vénèrent(ou pas) et ont des maris qui envoient leur linge à laver par la poste, se font servir, soigner, torcher(comme des enfants) ne rentrent pas quand ils sont à dix kilomètres de chez eux, ne font pas trop l'amour, rentrent peu chez eux parce qu'ils sont importants et ont plein de choses très sérieuses à faire.

Les faux hommes, voire des "vrais femmes" savent tout faire eux même voire aiment  laver, cuisiner, repasser, bricoler, emmener leurs femmes en voyage, sont des chauds lapins, travaillent beaucoup mais offrent des fleurs, sortent avec leurs femmes, s'occupent d'elles, rentrent dès qu'ils peuvent malgré la fatigue, s'occupent de leurs enfants, lisent les journaux, vont au cinéma, marchent. Ils sont gentils comme des bonnes bêtes, comme disent les femmes misogynes

 

Les fausses femmes ont les cheveux courts pour passer le moins de temps possible dans la salle de bain pour bichonner leur mari, voire plus, cuisinent des gâteaux pour leur mari pendant qu'il cuisine le plat principal. Elles aiment le sexe et ne s'en cachent pas. Elles repassent et eux font le ménage parce qu'elles ont le dos trop cassé. Elles gardent leur nom de jeune fille non parce qu'elles y tiennent mais parce qu'elles ne veulent pas s'effacer derrière leur mari. Elles ont "la belle vie", sont traitées comme des "princesses" parce qu'elles le méritent et sont jalousées par les femmes misogynes qui présentent leurs vies à elles comme "la norme."

 

24 avril 2021

Défi #661

 

Une fois n'est pas coutume :
un gros mot !

 

Misogyne

 

À la demande de joye,
je remplace l'illustration originale par celle-ci :

6613

24 avril 2021

S'y sont mis avec feu

24 avril 2021

Chas mord -tiniak


Le petit chas ? Il mord, d'accord ?
Avec son trou d' soupir !
Ben quoi ? 'Faut bien le dire...

On chante ailleurs, l'âme oratoire.
Rien pour douter de Ce Grand-Soir ?
Ah bon, pardon. J'étais ailleurs.
Tant va la cruche au puits...
On cherche. On tergiverse, et puis ?
Il ne se passe rien.
Rien entre nos mains, hélas.
Et notre "...Vie Est Dégueulasse" !

(c'est pas moi qui l'ai cri !)

ti


***

J'ai bon ? Hein ? J'ai bon là ? 🤔😏



24 avril 2021

Au bout du couloir par bongopinot

b

 

Au bout du couloir
Un petit bureau
Où je trouve le repos
Je l’appelle mon laboratoire

Mon labo de mots
Pas besoin d’éprouvette
Ni même de pipettes
Un simple cahier un stylo

Pour noter mes pensés
Qui arrivent par cascade
Mes lettres en escalade
Retombent sur le papier

Puis je regarde par la fenêtre
Je peux admirer la nature
Et observer le ciel bleu azur
Je m’en imprègne et me concentre

Je passe par différentes émotions
Et quand la vie me paraît difficile
Mes écrits la rendent plus docile
C'est peut-être une drôle de solution

Mais dans ce laboratoire de mots
Là où je me réfugie
Quand tout me semble trop gris
Je m’invente un monde plus beau 

 

24 avril 2021

Souris blanche ou souris verte ? (Yvanne)

 

Pas eu le temps d'écrire – vous allez comprendre pourquoi - sur Minnie la petite souris. Non, pas celle d'Henri mais celle à qui nous devons beaucoup, la souris blanche de laboratoire.

y

 
Ben oui, toute la semaine j'ai chanté et mimé - avec bonheur - « La souris verte » à Ernest, mon petit fils de 10 mois.

 y2

 

 C'est toujours une histoire de souris n'est ce pas ? Il y en a bien d'autres. La souris d'ordinateur par exemple. Et encore ? Je vous vois venir...Cela me permet de participer en tout cas. Même très succintement.

 

Merci pour votre indulgence.

24 avril 2021

Laboratoire (TOKYO)

 
Dans le laboratoire le téléphone glougloute, glougloute et reglougloute.

v1

 A l’autre bout du fil, moi, j’attends que quelqu’un décroche.

Qu’est’ ce que cela signifie, ils ne se sont quand même pas tous tirés du labo ?

C’est sur ils se sont taillés de là à toute vitesse.

Bonzaï ou harakiri ?

Une voix enregistrée caverneuse m’informe que suite à, un incident majeur le laboratoire est fermé.

Je raccroche violemment et me demande si Dieu n’a pas un répondeur pour filtrer ces messages.

 

 Je feuillète frénétiquement les pages jaunes.

 P comme professeur de virologie.

 Dans les pages jaunes la rubrique la plus longue c’est celles des avocats.

 Il ne faut pas négliger cette page on va peut-être en avoir besoin.

Donc on casse un flacon, un virus s’échappe du labo, on provoque une pandémie et on a la planète sur le dos.

 J’essaie d’imaginer dans quelle circonstances l’incident majeur s’est déroulé. Mais je n’ai pas assez d’imagination.

 Accoudée au comptoir du bar j’entends les infos de 22h.

J’enfouis ma tête dans mes mains.je peux presque sentir mes cheveux d’un noir brillant devenir gris.

J’ai le moral d’un marshmallow tombé dans le feu au cours d’un pique-nique.

La planète est foutue dis je à haute voix devant un barman ahuri.

L’humanité va s’aventurer dans des sables mouvants sans personne pour la guider.

De toute évidence une petite bougie d’anniversaire vacille encore au fond de mon cœur.

Sinon pourquoi je me trouve devant le laboratoire mis sous scellé.

 L’armée en barre l’accès. J’étais décidé à obtenir des informations.

Je déteste l’armée Les cocktails que j’ai ingurgités au bar pour adoucir les chocs des infos sont en train de faire leurs effets.

 Qu’est ce qui s’est passé aujourd’hui ma puce dis-je au militaire ?

Détalez d’ici et mettez-vous à l’abri ma petite dame.

Je n’ai pas de cerf-volant je n’irai pas plus vite.

 Je suis génétiquement programmée à affronter cette pandémie laissez moi pénétrer dans le laboratoire.

A la lueur des lampadaires je peux apercevoir le visage amusé du militaire. J’entretiens depuis l’enfance un rapport au risque aussi identique d’un diabétique avec l’insuline ; Alors je reste ici me dis-je.

Vous connaissez la suite. J’espère car moi je ne la connais pas.

v2

24 avril 2021

Belynda, (maryline18)

m18

 

 

 

 

*Oratoire dédié à Notre-Dame de Bonlieu.

 

 

"LAB ! Oratoire en vue ! Regarde là haut, ton but ne se trouve plus qu'à quelques centaines de mètres, à vol d'oiseau !"

"LAB" est un diminutif de : Louison/Alias/Belynda. Sa petite voix intérieure, Louison l'entend fréquemment : "Allez LAB ! Respire, tu y es presque ! Allez LAB, encore quelques dizaines de mètres et tu feras une halte ! Tu lui raconteras ton parcours à Notre-Dame de Bonlieu, tes efforts pour rester... dans la course et puis ce virage à quatre-vingt-dix degrés que tu vas devoir négocier au mieux ! Tu vas y arriver LAB ! Personne n'a misé sur ton cheval mais tu sens sa fougue monter en toi. Ne lache rien, ta monture a des ailes, crois moi, les obstacles tu les survoleras !

Elle n'était encore que Louison quand pour clore la fin de l'année, elle osa proposer la chorégraphie de la fameuse chanson de Claude François, Bélynda, à son institutrice. La danse eut un tel succès, que toute la classe la rebaptisa ainsi, puis, "LAB" pour faire plus "fun" ! Elle se souvient encore du podium de la kermesse, de sa jupette de crépon et de ses bottes recouvertes d'une fine peinture argentée ! Une vraie Claudette !

Quelle idée lui est passé par la tête, pourquoi avoir emmener ce sac qui pèse une tonne sur ses épaules ? Elle le pose au sol et l'ouvre pour en sortir la brique de jus d'orange. Un tas de choses qu'elle y a fourrées l'empèche de s'en saisir : Un Bob, un briquet, de la crème solaire, un gilet de laine, un baume à l'arnica, un antiseptique, des pansements, un canif, un manuel sur les plantes comestibles, des ameçons...Tiens, après avoir tout raconté à la Sainte Dame, elle ira essayer de taquiner le poisson ; Elle a lu que le lac regorgeait de perches, de chabots, de rotengles...

La nature lui donne des envies de Robinsonne ! Elle pourrait faire un feu et en cuire un, juste pour rire !

"Eh !"

"Quoi ?"

"Range-moi tous c'barda, tu veux et avance ! Tu sais très bien que faire du feu ici et pêcher sans un permis, c'est interdit !"

"Oui, bon, ça va ! C'était juste une idée !"

("Elle me fait suer celle là !")

...Louison troue la brique et aspire le jus encore frais. Elle sourit et dit :

"Alors, LAB ! Elle n'est pas belle la vie ?" Puis elle aspire le fond bruyamment. Elle est heureuse. Elle a envie de rester un peu encore dans le sous bois ; Tiens, voilà de l'aubépine, ses jeunes pousses peuvent se manger, c'est précisé dans son livre. Elle approche une tige de son visage et l'attire dans sa bouche comme le ferait une girafe. C'est bon ! Son visage s'illumine, elle sourit à nouveau. Elle se souvient d'une journée au Zoo de Vincennes, il y a si longtemps déjà...Elle avait pris son gros poupon et toute sa layette, refusant, à grands cris, de le laisser seul à la maison. Elle l'avait installé confortablement sur la banquette avant d'aller à la rencontre des animaux, si beaux, si gros, si terrifiants aussi, pour certains !

Elle se relève un peu à regret et reprend sa marche. Elle grimpe, humant avec délectation les fragrances des sapins massés à sa droite. Elle suit le chemin qui sépare les épineux des grands hêtres. Dans un élan spontané, elle s'approche de l'un d'eux et enlace son tronc bien lisse. Les yeux clos, elle se fond dans sa force, la joue posée sur l'écorce grise. Alors qu'elle le caresse doucement, il lui demande de le regarder. Elle cherche son regard à travers son feuillage et découvre sa lumière bruissonnantes, piaillante jusqu'au faîte. Elle tend encore un peu plus son cou jusqu'à voir sa cime, baignée de soleil. Elle y est . Ses yeux sont bleus. Elle se sent forte et légère, abandonnée et confiante. Ses peurs s'évanouissent, tombent, poussée par des oiseaux complices qui plongent pour les noyer dans le lac en contre-bas. Alimenté par de nombreuses sources aussi souterraines que mystèrieuses, ses rives de toubière, de calcaire et de marne le peignent d'un bleu sombre, grave, magnifique ! Avec le ciel pour édredon, il semble plongé dans un sommeil imperturbable, que surveille le Massif de Trémontagne . Louison aimerait s'enrouler dans la douceur de cette nature amie jusqu'à s'endormir.

Elle avance de plus en plus lentement au fur et à mesure que le chemin se rétrécit. Elle aurait du apercevoir la grange depuis longtemps, celle just'avant le belvédère.

"_Dis LAB ! On se s'rait paumées qu'ça n'métonnerais pas hein !?"

"_LA FERME !" Son coeur s'accélère.

"_... On ne devait pas prendre à gauche, tout-à-heure à la patte d'oie ? T'as pas pris ton manuel sur : " comment survivre en forêt ? As-tu seulement déjà pécher UNE seule fois ? J'ai faim, j'ai peur, dis LAB qu'est-ce qu'on va devenir ? T'as pris une torche ? Le soir tombe vite en forêt !

-"Ecoute, on va dormir, on va juste s'endormir et demain il fera jour ! Reste avec moi...mon ange !"

 

24 avril 2021

Ne croyez pas votre mémoire (Walrus)

 
Je m'étais (bêtement, as usual) dit qu'avec ce mot-ci, je serais peinard, que je trouverais bien dans  ma mémoire un gag de laboratoire : des labos, j'en ai fréquenté, que dis-je,  j'y ai vécu durant toute ma vie "active" (mouarf !).

Mais j'aurais dû savoir, si j'avais appliqué le célèbre aphorisme grec Γνῶθι σεαυτόν (ceci juste pour faire plaisir à celles ou même ceux qui se sont plongés avec délices, ou pas, dans les études classiques), que lorsque je rencontre un mot, je commence par creuser, généralement au hasard, plutôt que de plonger dans ma mémoire.

Et devinez ce que j'ai déterré en creusant ?

... un bouquin !

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Ça vous intrigue ? Pas de problème, vous pouvez le lire ici, bonne chance!

Et ça, ce n'était que la première couche, c'est fou les liens qu'on peut trouver entre le labo et la littérature, voyez-vous même.

Bref, on trouve des tas de labos qui n'ont rien, mais alors strictement rien à voir avec ceux qu'avec bonheur j'ai pratiqués !

Et c'est là que ma mémoire est revenue à la charge : j'aurais dû savoir !

Lorsque les beaux-parents de ma fille habitaient encore Selles-sur Cher, Anne (elle est Bretonne) la mère de mon beau-fils, travaillait chez un charcutier local et parlait de "laboratoire". Ça m'avait frappé, ici, on dirait plutôt atelier ou même cuisine si le dit charcutier fait aussi un brin traiteur.

Bref, le monde des labos s'étend bien au-delà de ce qu'on imagine habituellement.

J'en resterai donc là, faut pas que je me disperse (comme les fragments de l'étuve où mon copain Robert avait mis à sécher sa préparation clandestine de fulminate de mercure, ça avait fait du bruit dans les labos!).

 

24 avril 2021

Speed shooting (Vegas sur sarthe)

 

En me quittant elle avait lancé dans un accent mi-suédois mi-britannique « Je serai au labo à minuit »
Ce que j'aime dans le speed dating c'est que c'est speed et qu'on ne s'embarrasse pas de salamalecs mais là, je restais sur ma faim … comment s'appelait-elle déjà ?

A vingt trois heures, n'y tenant plus j'ai poussé la porte entr'ouverte de ce labo.
Au bout d'un long couloir se trouvait une pièce sombre éclairée d'une lampe rouge comme qui dirait cette chambre noire qu'utilisent les derniers survivants du développement argentique.
Les quelques photos en noir et blanc accrochées aux murs me faisaient penser à des radiographies mais elle avait du en développer des clichés coquins, cette polissonne !

« Je ne pensais pas que vous viendriez » a susurré une voix suave dans mon dos.
Ce vouvoiement m'émoustillait et je me suis retourné lentement pour prolonger le plaisir.
J'ai vu ses petits seins pointer sous la blouse blanche, certain qu'elle était nue là dessous. Côté face j'étais aux anges et j'aurais pu rester des heures ainsi mais elle s'est retournée pour ouvrir une sorte de frigo.
Côté pile, malgré sa chevelure flamboyante et une belle chute de reins la blouse était banale floquée d'un grand logo où même un myope aurait pu lire Astrazeneca.
Elle se retourna vivement : »Déshabillez-vous ».
Le ton avait changé et j'étais coi, doublement coi à la vue de cette horrible seringue dans sa main finement manucurée.
Je poussai un cri étranglé.

Une lumière vive me fit sursauter dans le lit. Quelqu'un avec la voix de Germaine avait crié aussi.
Je criai à nouveau.
Jamais je ne pourrais me faire à ce masque anti-âge verdâtre créé par Tue-l'amour et dont Germaine se tartinait vicieusement à chaque fois qu'elle se trouvait une ride.
« T'as encore fait un cauchemar ? » demanda t-elle d'une voix ensommeillée.
Je me sentais vidé, fiévreux : »Ouais... j'ai rêvé qu'on me vaccinait »
« Avec quoi ? » a t-elle ajouté car même en pleine nuit Germaine possède cette envie tenace de détails qui me tient éveillé jusqu'à l'aube.
« C'était de l'Astra... »
Déjà elle se tournait contre le mur en maugréant : »T'as du pot... ç'aurait pu être du Zeneca »

Avant qu'elle n'éteigne la lumière j'entrevis son dos nu et plus encore mais le cœur n'y était pas et puis mon épaule gauche me faisait souffrir.
J'y passai la main et y trouvai une étonnante grosseur, un peu comme cette turgescence que j'avais ressentie dans mon rêve mais beaucoup plus bas que l'épaule …
J'essayai de me rendormir.
Demain matin, j'irais consulter au labo... au laboratoire.


24 avril 2021

Bombinette ou chansonnette ? (Joe Krapov)

Oui, je sais, je ne me renouvelle pas !

Dans mon laboratoire rennais, vous ne voudriez tout de même pas que j'y fabrique des bombes atomiques , tout de même ? 
Ne vous inquiétez pas, d'autres s'en chargent ailleurs.

Non, moi, je préfère pousser la chansonnette que de m"occuper de l'élevage de champignons nucléaires !

Et donc, en compagnie de Boris Vian, celle-ci est en guise de remerciements  à ce cher oncle Walrus, notre tenancier  de boutique préféré !

 

24 avril 2021

Le délit du labo (Ilonat)

 

Nous avions tous en tête avec Charles Trenet
Le beau débit du lait lorsqu’il  le comparait
Au laid débit de l’eau

Voilà t’y pas qu’on nous annonce
Un sale délit dans un labo
Figaro ci Fanossi  là…
Mais quel méli mélo
A Fanossi y a du dégât

Ils nous avaient promis un beau vaccin pour Mardi Gras
Mais Pâques est arrivé et le vaccin n’était pas là

Quand même des profits, ils en ont fait à Fanossi
Et maintenant ils licencient ! Ça frise l’infamie !

Le dédit d’un labo c’était déjà pas beau
Mais si c’est un délit il faut y mettre le holà !

Oh là oh là ! Faire un débat sur le labo
Un début de débat… tout à fait délicat !
On n’en sortira pas 

Figaro si Fanossi là
Et pourquoi pas la Zénica
Avec ses falbalas

Avec tous ces pourquoi
On va alimenter
Le débit des bobo(f)s
Sur un délit pas beau

Cette histoire de labo
C’est un piège à gogos
Pour faire les rigolos le Samedi matin
En rajouter sur  les potins
Avec tous ces yakas sur les vaccins
Tous  les  yaurai-eu-ka
Et patati et patata

Un  délit de labo c’est vraiment pas joli
Plus laid en vérité que le débit de l’eau
Mais il nous reste les chansons
Du Fou Chantant la Douce France
Avec son beau débit de lait si loin de nos labos
Et l’âme des poètes sur la Nationale Sept
 

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