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Le défi du samedi

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28 septembre 2013

(Re) Plions mes frères ! (Zigmund)

A côté de la fameuse Table se trouve  une cheminée.

En théorie les papiers inutiles devraient y finir leur courte vie.

Malheureusement, il y a longtemps, lors d'un stage de Go, j'ai rencontré un maitre en origami, qui m'a injecté le virus du pliage.

Il m'avait pourtant bien mis en garde : si tu touches à l'origami tu vas vouloir garder tous les papiers : les carrés bien sûr, mais ceux dont la texture et la couleur auront su accrocher ton regard.

Comme je manquais déjà de temps, j'ai immédiatement ajouté ce passe temps à mes nombreux loisirs, et des montagnes de papiers s'entassent maintenant près du feu : si je les plie ils seront sauvés des flammes.

Je plie peu mais régulièrement, par crises, suite à un coup de foudre pour un modèle. 

Mes préférés sont les géométriques ou les modulaires. Je n'aime pas beaucoup plier les animaux sauf les papillons ou les grues*.

Voici une vidéo de cet origami modulaire assez facile à réaliser (montage un peu prise de chou )

photo (6)

 

 

----

L'idée reçue est fréquente de considérer l'origami comme un passe temps pour gamins ou pour fonctionnaires.

Il s'agit au contraire  d'un art  aux multiples facettes qui peut se révéler  extrèmement complexe.

Mieux qu'un long discours : ces quelques photos d'une exposition à  Reuillé sur Loir sur le papier .

 

ori      z1

z2     z3

Comment voulez vous que j'aie envie de ranger la Table ...

 

 

 quelques liens sur la grue , emblème de l'origami

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sadako_Sasaki

http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon/ori-tsuru.htm 

http://www.kimquach.fr/pages/Connaissezvous_la_legende_des_1000_grues_-5064956.html

 

 

 

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28 septembre 2013

Vache de manège (MAP)

- Dis donc MAP quand tu as proposé ce défi est-ce que tu te doutais que tu allais rencontrer peu de jours après un manège qui correspondait en tout point au sujet donné ?

 

- Pour tout dire cher ami : non, pas du tout ... mais c'est à la suite de ma visite à l'exposition "Jardins de ville, jardins de vie" organisée par le Grand Nancy,que j'ai découvert le dit manège tout à fait humoristico-écologiquement-étonnant  !

 

- Pourquoi écologique alors ce manège ?

 

- Tout d'abord parce qu'il est  réalisé en bois, ferraille, cailloux et cuir et surtout parce qu'il est à propulsion parentale !

 

- C'est-à-dire ?

 

- Eh bien tu vas comprendre ... j'ai fait un petit reportage photos ... Ce manège est la création d'une Compagnie Implantée en Haute-Savoie : "Le Théâtre de la Toupine".   

                                   

Le manège !

 

1 Vache de manègeLe moteur !

2 Vache de moteur

La propulsion parentale ! :-) Où l'on retrouve le geste ancestral de la traite !

 

3 Propulsion parentale

Et le manège se met à tourner !

4 ça tourne

Et puis bien sûr il y a la musique de l'ORGAMEUH "commandé au facteur d'Orgues Christian Fournier. Cet orgue unique en son genre intègre "19 cloches fabriquées par la Maison Devouassoud de Chamonix, des boîtes à meuh, des bidons de lait ..."

5 l'Orgameuh

On voit bien ici les bidons de lait !

6 Orgameuh 2


Une maman au volant de l'Orgameuh (toujours la propulsion parentale !)

7 Une maman au volant

 La vache à roulette !

8 une monture

Et la "figure de proue" de l'Orgameuh !

 

9 figure de proue de l'Orgameuh

 Voili, voilou ! Sympa non !!!

 

 

28 septembre 2013

Avec trois fois "RIEN" (Walrus)

ERIN
NIER
REIN

Ben, on avait bien dit n'importe quoi, non ?

28 septembre 2013

Ma fabrique (AlainX)

*
J'ai pris un soleil couchant, 
un bambou d'Asie, 
une canne à sucre, 
et j'ai fabriqué une pomme d'amour.
J'ai pris une pomme d'amour, 
un croissant de lune, 
une étoile filante, 
et j'ai fabriqué un avenir heureux.
J'ai pris un avenir heureux, 
un chat angora, 
une villa sur la colline,
et j'ai fabriqué un chemin d'espérance ;
J'ai pris une espérance déçue,
 un regard tendre,
 un sourire doux,
 et j'ai fabriqué une humanité nouvelle.
J'ai pris une nouvelle de Maupassant,  
des mots égarés, 
des phrases abandonnées,
et j'ai fabriqué le roman de la vie.
28 septembre 2013

Participation de titisoorts

Lors d'une dispute avec ma femme.

-" Non rien, mais alors rien, je ne regrette rien." J'avais dis ça sur la colère, ce n'était pas bien grave, trois fois rien.
-" mais mon pauvre, tu fais n'importe quoi !" me rétorque t 'elle. Et là, j'ai su que j'avais avec trois fois rien, fais n'importe quoi.
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28 septembre 2013

Participation de Sandrine

Avec trois fois rien
je fabrique n'importe quoi !



Voilà le défi qu'un jour d'ennui dieu avait décidé de relever. Il a réfléchi et bricolé cinq jours sans rien réussir à assembler de correct... Ah, ça, il arrivait bien à tout, à tous les coups, mais pour ce qui était de n'importe quoi, il n'y arrivait JA-MAIS ! Non.
De désespoir, il est allé noyer son chagrin au bar du coin et c'est après cette nuit de beuverie qu'il enfourna dans un tube à essai, au petit matin, une crotte de nez, une pellicule et un gaz d'origine douteuse. Il s'est endormi satisfait jusqu'au lendemain soir. Depuis, traine un monde sur un coin de son établi. Il y a à ce jour, dans cet espace restreint, sept milliards d'entités humaines qui y trainent leurs os...

28 septembre 2013

Avec trois fois fausses notes (Rose)

Avec trois fois fausses notes,

Je sème la discordance

Qui m'emporte, qui m'entraine

Qui m'apaise et me fait rêver.

Branle-bas de combat au piano.

Branle-bas de combat dans ma vie.

 

Silence 

 

Serait-ce la fin d'une mesure ou d'un morceau ?

Enchainement de notes. 

Mes doigts se crispent.

Mon coeur bat plus fort.

Mon pied accélère la cadence.

Ma tête chante.

 

Silence

 

Le piano tremble, 

Le sol tremble,

Mon coeur tremble,

Mes yeux brillent,

Enchainement de rythmes,

Blanche. Noire. Blanche. Noire.

 

Silence

 

Je tape, je tape encore sur ce piano qu'est ma vie.

J'enchaine les mesures,

J'enchaine les âges.

Mes doigts s'emmêlent, 

Mes doigts glissent,

Mon coeur s'emmele.

La mélodie m'échappe.

 

Silence

 

Le rythme ralenti.

Je suffoque.

Mes yeux brillent toujours,

Les astres brillent toujours,

Mon coeur bat toujours.

Tout va bien.

 

Silence

 

Le ciel est si sombre. 

Tout comme les notes que j'effleure, 

Tout comme la tristesse qui m'effleure.

Avec trois fois fausses notes,

Je me fabrique ma force.

Je me fabrique mes rêves.

 

Silence

 

Avec trois fois fausses notes,

Je fabrique la mélodie.

Je tape, je tape, sur ce piano qu'est ma tristesse.

Je tape, je tape sur ces tristesses.

J'enchaine les mesures.

Mes larmes m'enchainent.

 

Silence

 

Tout va bien.

Voila qui est bien.

Tout va bien.

Tout

Va

Bien

 

 

28 septembre 2013

Fastoche (Vegas sur sarthe)

Avec trois fois rien je fabrique n'importe quoi !

Déjà à l'école primaire avec un crayon, un taille-crayon et une poubelle, j'étais capable les yeux fermés de faire un tas de rognures de bois sous ma chaise. De même qu'avec mon bureau, un Opinel et une grosse envie de peloter Maryvonne, j'étais capable de graver pour l'éternité “Marre Yvonne cé toit que jème” !
 
En mai 68, il ne m'a fallu qu'une guitare, un carnet d'absences bien rempli et des copines délurées pour réussir haut la main mon redoublement en BTS.
 
Toute ma vie j'ai su que mon esprit inventif et débrouillard m'ouvrirait bien des portes... à ce propos je vous parie n'importe quoi qu'avec mon code à 3 chiffres (ou peut-être bien 4), les coordonnées GPS de ma banque et une petite demi-heure je leur rafle 300 euros au distributeur sans qu'ILS s'en rendent compte.
ILS, ce sont ceux qui avaient planqués les billets en toute confiance!
 
Chaque jour que Dieu fait je m'étonne de ce don hérité de mon oncle Hubert et qui fait de ma vie une aventure formidable.
C'est lui qui disait “Trois fois rien c'est mieux que pas grand chose”, lui qui avec son vélo de course, un plan du métro de Londres et quelques tickets restaurant avait déniché Anastazia au 'Polak assoiffé' rue Oberkampf dans le 11ème... mais tout ça je l'ai déjà raconté dans le défi#209.
 
Toute la nuit dernière avec une pomme d'arrosoir, un vieux morceau de pneu rechapé et un rouleau d'essuie-tout j'ai réussi à imiter le brame du cerf et même si les voisins n'ont guère apprécié je suis content et oncle Hubert - grand chasseur devant l'Eternel - aurait été fier de moi.
 
Aujourd'hui je me suis Oups... amusé à mééélanger du Oups... rhum, de la peau d'iguane râpée et de la menthe fraî...fraîche... Oups... c'était marrant, et d'ailleurs j'ai baptisé ça un Mot-rit-tôt.
21 septembre 2013

Défi #265

Avec trois fois rien

je fabrique n'importe quoi !

 

 

âne étonnant


Eh bien à vous de jouer maintenant !

Amusez-vous bien !

Envoyez vos trouvailles à samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

 

21 septembre 2013

Ont tranché la tête aux rêves pour garder les pieds sur terre

21 septembre 2013

Participation de Venise

J’avais déposé sur ma table une batterie de dictionnaires qui auraient dû m’aider à trouver

        L’origine des  rêve s. Mais c’est le tableau ‘la pêche la nuit à ANTIBES de PICASSO  qui piqua ma curiosité.

Ve2

 La plage était dépeuplée quand quatre visiteurs inconnus s’approchèrent. L’un deux me chuchota à l’oreille : »les rêves ne se trouvent pas dans la trigonométrie !!!

Les vérités éternelles sont d’un ennui de plomb me murmura l’autre.

C’est  la sonnerie de téléphone qui me réveilla brutalement .Tu as manqué le passage qui te concerne as tu achevé le tableau une nuit de pêche à ANTIBES. Non il pleuvait sur la mer je n’ai pu terminer la toile .il n’y a pas de convalescence quant on rêve me dit le mystérieux visiteur qui tenait une gouge à la main.

Je ressentis comme jamais cette angoisse crépusculaire éprouvée enfant au terme de certaines journées de jeux à perdre haleine. Je me retrouvais soudain comme une idiote devant un portail clos .

 

Mais que faites vous ici dans cette tenue me demanda Picasso le peintre en chemise de nuit ?

Sans réponse je m’arrangeai  pour me présenter à lui. Il me regarda en souriant et me dit : » ce serait très dangereux pour vous de rester ici ».

Un peu désemparée je proposais d’appeler la police. PICASSO  ressemblait à un astro- physicien en pleine transe

Nous sommes au bord des secrets ultimes dits il  Le mur du réel est prêt à être franchi

Éblouie  je l levais la tête et cru voir les nuages d’Hiroshima et de Nagasaki.*

Pour me défendre de mes rêves j’ai veillé jusqu’au matin au pied de la bibliothèque où dormaient les dictionnaires.

C’est  ridicule d’être impressionné par nos visiteurs de songes toute fois j’associe ces personnages à des symptômes. A peine à nouveau enlisé dans le sommeil  des sensations pénible au niveau du plexus je me réveillai  à nouveau il ne faut pas trop longtemps rêver

seule me dit mon psychiatre  faites comme moi mettez vous à la peinture et finissait ce tableau inachevé de Picasso la pêche la nuit à ANTIBES .


21 septembre 2013

Le trésor (Célestine)

Je marcherais vers toi sur un trottoir mouillé de noirs et blancs pavés, jupe de satin doux et caraco turquoise. Les mèches de mes cheveux fous porteraient à leur bout des  perles de pluie fraîches, et mes lèvres entrouvertes attendraient, frémissantes et buvant l’air aigri de cet automne froid, que tu viennes vers moi. Et le flot des Pontiacs bruisserait sur l’asphalte,je ne verrais que toi dans mes yeux d’amour flou. Je courrais, je courrais, j’attraperais la mort à courir comme ça sous la pluie de novembre, mais je n’écouterais pas la voix de la raison, et je courrais encore.

Tu serais sur le port, fier et lointain paysage, et le regard perdu dans la brume étouffée. La main serrant le bastingage d’un quelconque café, ténébreux et sauvage, tu ne regarderais pas dans ma direction, mais vers un point cruel de l’horizon blafard qui ne serait pas moi.

J’arriverais fourbue, éperdue, et perdue noyant dans tes yeux clairs le chagrin de mes yeux, serrant mes poings de peur que tu ne me repousses, et pourtant, au milieu d’une foule inconsistante et fade ignorant les tourments qui agitent mon âme, tu placerais soudain tes bras comme un rempart, tout autour de mon corps telle une forteresse, la chaleur d’un  baiser allumerait en moi un incendie hagard.

Elle regarde sa montre et remonte son col. Il est tard, elle sort dans le soir ordinaire. La pluie a allumé le trottoir de diamants.

Elle est seule, elle a froid. Elle a encore rêvé d'un improbable amant au carrefour des songes. C’est sa seule richesse, rêver, c'est son trésor. La vie l’a oubliée une nuit de janvier où ses beaux yeux sont morts. 

 

cél

 illustration:Joël Guenoun ®

21 septembre 2013

Chute ou Envol ? (Vanina)

Van

21 septembre 2013

Rêverie (Djoe L'Indien)

D3S_3241
Et si le rêve n'était
Qu'une partie de pêche
En solitaire ?








D3S_2763
A moins que ce ne soit
Tout bêtement ma foi
De n'être qu'une rose
Caressée de soleil ?







DSC_9241 
  Ou bien très simplement
  De n'être qu'un oiseau
  Qui vole au bord de l'eau ?

21 septembre 2013

Participation de JAK

J’ai rêvé d’un amour

http://www.chansons-net.com/class-O/BO205.html

Extrait par Alibert et Jenny Helian

jak1

JAK’accro à samedidéfi ….mais en vacances

Défi 264 16/09/2013

21 septembre 2013

Participation de Sebarjo

 

UN AUTRE MONDE

 

Un_autre_monde

 

C'était le premier 33 tours que je m'étais acheté. J'avais hésité entre celui-ci et une compilation intitulée Voilà les hits ! qui comprenaient notamment des tubes de Chris de Burgh, Lloyd Cole, Jimmy Cliff , Wham et même... Jean-luc Lahaye, bref que du bon ! Finalement, la pochette d'un joli jaune et représentant un guitariste un peu naïf, genre Gaston Lagaffe première génération, m'avait aidé à prendre ma décision...

C'était à l'époque où j'étais un jeune collégien qui commençait à sélectionner lui-même la musique qu'il écoutait. Mes oreilles, jusque depuis peu, avaient été bercées et aguerries par le choix de mes parents, plutôt francophone : Brassens, Brel, Tri Yann, Escudero, Servat, Ferré, Lavilliers, Béranger, Budet et un peu de Beatles quand même ! Je sortais tout juste de ma première phase marquée par les Forbans qui sont chouettes et sympas et de la Compagnie Créole qui ne fait rire que de bien drôles d'oiseaux. Je me débarrassai de ces vieilleries et pris véritablement mon indépendance musicale en entrant en sixième et en quittant l'école primaire et avec elle, le temps des billes et scoubidous. Bien vite, vint alors le temps du walkman, des clips et des 45 tours. Je me mis à aduler Thriller et Cendrillon. Et parce que j'aimais bien cette dernière chanson, j'optais définitivement pour Un autre monde, le dernier album de Téléphone, qui venait tout juste de sortir (et qui restera l'ultime).

Cette chanson-mirage m'a tout de suite plu. Forcément, à cet âge-là, on rêve tous d'un autre monde ! On veut tout casser, tout changer, tout révolutionner ! A se demander si Téléphone était un groupe réel ou une fantasmagorie. Ils m'avaient transporté, c'est sûr. Bien des années plus tard, je savais bien évidemment que ce n'était pas qu'un rêve*.

Et, même si je me dis parfois encore que ce Téléphone ancestral qui crachait dans l'Hygiaphone bien loin des Android et autres smartphones qui envahissent notre autre monde d'aujourd'hui c'est juste une illusion, ils ont chanté, ils ont existé. Leur musique a explosé dans mes oreilles comme une Bombe humaine ! Ils ont fait vibrer le Cœur de la nuit En crachant leur venin... C'était quelque chose tout de même... Je crois qu'ils vont me manquer...

 

juste_une_illusion

 

Mais non, je n'ai pas rêvé, ma réalité m'a juste alité et même si comme ce bon vieux Téléphone, je perds le fil, je dois regarder la réalité en face : un autre monde est bien là...

 

*extrait des paroles de Le Jour s'est levé, dernière chanson de Téléphone

 

alt : Noomiz

 

 

21 septembre 2013

Un rêve bleu (MAP)

Dans le creux d'un coquillage

un rêve bleu s'est blotti

la mer en un doux tangage

l'a bercé toutes les nuits

 

Le rêve ainsi a grandi

c'est alors qu'un enfant sage

le trouvant, l'a recueilli

sur le sable de la plage

 

Ce rêve est-il incroyable ?

Je vous sens tout ébahi !

Cherchez donc sur le rivage

Vous risquez d'être surpris !

Coquillage en bleu

 

 

 

 

 

 

21 septembre 2013

Bonne question votre honneur ! (Walrus)

I hear those voices that will not be drowned

21 septembre 2013

Vendredi 13 (Joe Krapov)

Chères amies et chers amis du Défi du samedi,
la rédaction de votre e-journal préféré
est heureuse de vous offrir une longue nouvelle inédite
de notre collaboratrice Isaure Chassériau.

 Rappelons qu’Isaure vient de recevoir le prix Alphonse Allais 
pour l’ensemble de son œuvre
et que ses « Aventures éclatées de l’ineffable Joe Krapov »
égaient nos e-colonnes déjà pourtant pleines
de chansons, de saillies, de poésie et de génie
depuis maintenant plus de 5 ans !

Le récit inédit s’intitule « Vendredi 13 » et il est consultable ci-dessous
sous forme d'un ibouque 
ou téléchargeable en pdf ici. 

Bonne lecture à vous ! N'oubliez pas de sélectionner le mode plein écran !
C'est la petite flèche en haut à droite. Pensez aussi à utiliser le zoom de la liseuse  !

21 septembre 2013

Quand le rêve devient réalité (trainmusical)

J'ai rêvé toute ma vie de voir ce star en vrai, un musicien hors pair. 

Son jeu d'acteur avec sa belle voix sur les plus grandes scènes d'opéra du monde entier enthousiasme les spectateurs. Il parcourt les cinq continents avec des récitals, remplissant des salles de concert jusqu'au dernier strapontin, applaudi par des mélomanes en délire. Sa voix est un délire, sa présence est un délire. Je ne l'ai jamais vu, je possède des cd de lui, et parfois je l'entends sur des chaines de radio ou éventuellement à la télévision. Déjà ces moments me comblent de bonheur. Cependant avoir les moyens de le voir en chair et en os, serait une consécration. Difficile, car je n'ai pas les moyens financiers et surtout ma vallée est si éloignée de tout.

Tout cela ne m'empêche pas de rêver, puisque le rêve fait vivre me répétait mes parents. Je ne sais pas ce que Freud en pense. Alors, parfois dans mes sommeils, je m'imagine être au premier rang, l'applaudissant sans relâche. Pas pendant les interprétations évidement, uniquement quand une œuvre est achevée.

Ces rêves sont de plus en plus fréquents. Est-ce que cette fréquence prédomine une bonne nouvelle? Il faut le supposer, car la secrétaire de la société culturelle du village m'appelle pour me communiquer que ce brillant ténor va venir donner un concert pour l'inauguration de la salle municipale. Je n’y crois pas, il me semble que c'est un rêve... et pourtant ce n'est plus un rêve, ce n'est même pas virtuel, c'est réel, il va venir dans mon petit village le mois prochain et les habitants intéressés reçoivent gratuitement une invitation qui inclut, après la prestation, un apéritif dînatoire en sa présence.

Quelle chance qu'il s'arrête dans notre coin pratiquement perdu. Pas belle la vie?

Le jour venu, je le croise sur la place principale, il me salue, comme cela se fait toujours dans notre petit bourg. Je sais qu'il est là, ce n'est vraiment pas un rêve. Quelle aubaine et mon excitation monte. Je ne peux que vous recommander de rêver sur vos désirs, ça vaut la peine.

Le soir, le moment tant attendu arrive. Le récital va commencer d’ici peu, et afin d’avertir le public, la sonnerie retentit…
Et merde! Déjà le matin, c’est mon réveil qui sonne, une fois de plus ce fut un rêve!

Pour analyser plus en détail cette situation, prenez contact avec Sigmund Freud en cliquant sur ce lien http://d34.e-loader.net/JVQZKXIrVo.jpg

 

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