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Le défi du samedi

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31 décembre 2016

Je suis la Reine (Laura)

 

Je suis la Reine  d'une salle vide

Je suis la Reine d'une Assemblée

Que ses membres ont désertée

Je suis la Reine d'un gouvernement fantôme

Je suis la Reine d'un lieu virtuel

Qui dit tout mon réel et à travers le monde

Que je parcoure, un peu de mon intime

Paysage parmi les paysages

Que j'ai écrits et lus.

Je suis la Reine de mes quatorze livres

Qui ne sont pas assez lus

Je suis la Reine de mots

Dits "Haut et fort"

Mais qu'on n'entend pas.

 

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31 décembre 2016

Les couronnements (Marco Québec)


On couronne
Un roi
Une impératrice
Un duc
Une baronne
Un prince
Un héritier
Un pape
Le Christ
Une jeune mariée
Un vainqueur
Un lauréat
 

Et pour couronner le tout
Un ouvrage
Une carrière
Des efforts
Et même une vie peuvent se voir couronnés
 

24 décembre 2016

Défi #435

Une histoire, une histoire !!!

DSCF0110

A vous d'imaginer ...

Histoire à envoyer à

samedidefi@gmail.com

Merci et bonnes fêtes !

Meilleurs voeux à toutes et à tous !

24 décembre 2016

Ont joué de la sauteuse

24 décembre 2016

Participation de Venise


Je suis entrée dans cette cuisine au moment où l’orage et les éclairs claquaient au dessus de Paris .
Je l’ai vu exactement se perdre en claquant sur le cul des casseroles en cuivre .
A l’intérieur une odeur de fleur d’oranger  flottait dans l’air.
Alors qu’un homard cuisait dans l’eau bouillante et que la foudre allait d’un moment à un autre le saisir dans sa robe rouge je fus attirée par la peau de lapin qui trônait au dessus de la grosse cuisinière
Le cuistot  passa immédiatement aux aveux dès que je mis la main sur la photo dissimilée sous la peau .de l‘animal..
Lui faire cracher le morceau fut facile .Mais il continuait à crier et de sa voix qui couvrait l’orage.
« il n’a jamais eu le sens de l’orientation , il s’est perdu dans la forêt . A cette heure il sèche sur une souche!!
Il avait l’habitude de disparaitre c’était un animal  ingérable .

Mais enfin  cette photo c’est bien un lièvre  !!non un lapin.
C’est pareil c’est un animal  innocent qui portait sûrement un nom de son vivant!!
Je cherchais la vérité comme un illuminé cherche de l’or .
Vous êtes méprisable et cet homard , vos mesquineries sont méprisables!!
Vous aimeriez qu’on vous empale sur la girouette de l’église dis je en criant ?
Vous ressemblez à un porc épic dit le cuistot épuisé par  autant d’assauts imbéciles.
Il m’a fait boire un vin rosé qui m’a donné un coup de bambou . Je suis revenue à moi à midi de ce sommeil comateux.
Il m’a dit que j’avais fini par rejoindre son lit et que nous avions joué à saute lapine.

ve01

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24 décembre 2016

Bon Noël par bongopinot

bo


Un petit chalet
A flanc de montagne
Un petit noël frais
En pleine campagne

Des fêtes en famille
Au cœur d’un quartier
Partout les yeux brillent
Sous le sapin nos souliers

Un feu de cheminée
Des poêles des casseroles
Une peau de bête accrochée
Des bougies une boussole

On retrouve le moral
On espère on veut croire
En un bonheur total
Protégeons nos espoirs

En attendant ce moment
Profitons de l’instant
D’un endroit charmant
Et peut-être d’un noël blanc

24 décembre 2016

Participation de JAK

j aime le son du corps

24 décembre 2016

Quoi ? (Walrus)

434

 

Un élevage de poêles en batterie !

Mais que fait Gaïa ?!?

24 décembre 2016

Une photo déconcertante (EnlumériA)

 

     Dans quelle galère étais-je encore allé me fourrer ? Ceux qui me connaissent déjà savent à quel point mon talent pour me fourvoyer dans des situations abracadabrantesques surpasse tous les autres jusques et y compris l’écriture. Je n’ai jamais compris comment ça m’était venu cette chose étrange que d’aligner quatre mots puis trois autres et ainsi de suite pour raconter quoi ? Des calembredaines ! Des coquecigrues de foire à la ferraille et au jambon. Des balivernes tout juste bonnes à occuper quelques instants un ennui de passage. Un peu comme un goéland traverserait l’écran d’une salle de cinéma d’art et d’essai un soir de pluie. Pendant le générique de fin ; à l’heure où tout le monde dort. Ça ne vous endort pas vous les films d’auteur ? Allons donc ! Bande de bobos snobinards que vous êtes.

     Donc, pour en revenir à mes moutons – tous aussi soporifiques que le cinéma cité plus haut, comptez là-dessus – je contemplais la photo de cette semaine. Je ne comprenais pas vraiment ce que voyait mon œil agacé par des heures braqué sur un écran de la Fonction publique. Il faut bien faire bouillir la marmite comme on dit encore – et pourquoi donc – à l’ère du micro-ondes. C’est un peu comme passer des coups de fil. À l’ère du portable.

     Je regardais cette photo avec, je dois le dire, un certain agacement. Et il fallait que j’écrive un billet, une histoire ou un conte, je ne sais trop quoi à propos de cette image pour le Défi du Samedi.

     Hein ?              

     Ah oui ! Je ne vous l’avais pas dit. Le Défi du Samedi, c’est une sorte de rendez-vous sur la toile. Comme un atelier d’écriture mais sans les outils. Chaque samedi, on nous propose un thème et il faut raconter quelque chose. Un billet, une histoire ou un conte, je ne sais trop quoi… Oui, des poèmes aussi, si le cœur vous en dit. Certains le font très bien. Moi ? Non. Je suis exécrable au jeu des rimes. Et j’ai pour la poésie si peu d’estime. J’y suis imperméable que voulez-vous. Mes vers détestables ? Au tout-à-l’égout.

     Le thème d’aujourd’hui ?

     Des gamelles et une vieille peau clouée sur un mur. De l’inspiration quant à cette chose ? Nada. En principe, quand je n’ai pas d’idées, comme chaque semaine d’ailleurs, je scrute la photo, si c’en est une. J’en décortique le moindre détail, le plus subtil fragment. S’il s’agit d’une citation, je la mastique et la malaxe intérieurement tout au long de la semaine – tout en publiant des successions, des ventes ou des licitations suite à des divorces, des décès ou des donations. C’est mon job, vous savez ; pour faire ronronner le micro-ondes. Pas de marmite chez moi, pas non plus de gamelles en cuivre et encore moins d’épluchures de cadavre d’animaux du Bon Dieu. Diable ! Il ne manquerait plus que ça. Ce n’est pas que je sois végan. Moi, je serais plutôt Suzanne Vega. Mais quand même. Un bestiau crevé cloué au-dessus des casseroles, vous avouerez que pour l’hygiène…

     En même temps, le cadavre, faut bien le mettre quelque part. Alors pourquoi pas dans une casserole. En cuivre ou en fonte. Quelle importance ? Du moment que ça cuit vrai, sans fausse honte.

     Bien ! Je dégoise, j’élucubre et toujours pas l’once d’une idée. Peut-être que si j’inversais le problème. Voyons voir.

     Imaginons des casseroles en fourrure et une peau de bête métallique. Ça donnerait quoi ? Un animal immangeable… à remplacer par des légumes. On aurait la peau de fer contre la pomme de terre par exemple. Oui. C’est bancal, mais ça pourrait marcher.

     Ou pas.

     Bon allez ! Je laisse tomber. Rien ne vient cette semaine. Peut-être que le prochain sujet sera plus motivant.

     En attendant, je vais me mitonner un ragout dans une casserole en cuivre et je dégusterai ça devant la cheminée, bien installé sur une peau de bête.

     Comment ? Je n’ai pas ça chez moi ?

     Non, mais j’ai un four à micro-ondes et des Cordons Bleus dans le congélateur. À déguster devant la télé avachi sur une couette synthétique. Faut vivre avec son temps.

 

Évreux, 23 décembre 2016

24 décembre 2016

A quoi bon chercher ailleurs (Vegas sur sarthe)


Non seulement Beth chantait comme une casserole mais elle nageait comme un fer à repasser, alors quand j'ai eu mon voyage – quand j'en ai eu marre, si vous préférez – j'ai collé la peau de Beth au mur, Tabarnak!
Moi c'est Davy Croquette, je suis démonstrateur chez Royal Canin et pas du genre à m'faire emmerder par une gourde qui croyait que les raquettes c'était fait pour jouer à la baballe.

Noël ! Elle m'en avait fait un pataquès à l'approche de Noël! Elle avait coupé mon plus beau sapin, roi des forêts pour le planter au milieu de la carrée, confectionné des guirlandes de guenilles, dévalisé mon stock de bougies et fait la tournée jusqu'à Flin Flon avec ma motoneige pour inviter de soi-disant voisins!
Elle s'était mis en tête de faire du saumon fumé! Elle me prenait pour une valise...vous avez déjà vu des saumons qui fument, vous?
Elle voulait aussi une grosse dinde, comme si ça suffisait pas.
Et au dessert il  aurait fallu une bûche... non mais Allo quoi!
Les deux bras m'ont tombé.
Beth, c'était pas un cadeau malgré les compliments qu'on m'en avait fait au magasin.
Ses collègues l'appelaient Elisabeth pour faire plus classe.
Elle bossait à la Compagnie de la baie d'Hudson et pour quelqu'un qui vendait des fourrures... partir comme ça c'est pas glorieux. Bref, elle avait fini d'me tanner moi aussi.

J'pensais pas qu'elle tenait tant que ça à sa peau. Elle est partie dans le plus simple appareil comme vous dites... nous ici on dit à poils.
Quand j'regarde aujourd'hui cette fourrure bien à plat, sagement écartelée au mur face à la cheminée selon une tradition bien d'chez nous j'me dis qu'il en faut pas plus pour être heureux, “vraiment pas plus pour être heureux, il faut se satisfaire du nécessaire” comme dit Baloo mon pote trappeur.
Même si le fer repasse plus, que les casseroles chantent plus sur le feu qu'est-ce que j'suis peinard.
Qu'est-ce qu'elle chantait déjà ? Ah oui... « Nous n'avons pas de voisins, parfois seul un vieil indien entre dans notre cabane au canada » (Je t'en foutrais du vieil indien)
« On y voit des écureuils sur le seuil » (Tu sais c'que j'en fais des écureuils, moi)

J'ai même pas eu besoin de piège tant Beth était bête. J'lui ai cloué le bec avec une facilité déconcertante, trois pointes m'ont suffi pour habiller le mur.
Elle a pas apprécié.
On n'avait pas les mêmes goûts, c'est tout.
Pour Noël je serai seul, sans voisins, sans vieil indien ni écureuil et c'est tant mieux.
Pour Noël j'ouvrirai le congélateur – la porte du hangar, si vous préférez – et je partagerai un sac Maxi Adulte avec mes huskies histoire de marquer le coup... à moins que Baloo mon pote trappeur ne s'invite à l'improviste.
J'aime bien Baloo, on a les mêmes goûts.
Y'en a qui disent qu'on a la même odeur aussi...

Allez, Joyeux Noël

24 décembre 2016

Meilleurs voeux de Calamity joye

hee hee

24 décembre 2016

Amour, poêle et lumière (Laura)

 

Voici ce soir notre menu en cette douce nuit de NOEL

Fais revenir dans ces poêles rutilantes le butin de ta chasse

Quelques poissons pêchés en entrée et en dessert de fête

Des baies que j'ai cueillies au crépuscule de Baudelaire

Nous mangerons avec les doigts une succulente tarte.

Puisqu'on ne veut pas de nous tels que nous sommes

Puisqu'on ne veut pas nous faire une place

Pour dormir, allongeons nous sur  ce grand lit rustique

Couvrons-nous de cette peau sauvage et rallumons

La lumière primitive en attendant l'étoile qui annonce

La naissance du Divin enfant; laissons les Rois-Mages

S'acheminer tranquillement vers la crèche, la galette

Sera sur la table quand l'Epiphanie le deuxième dimanche

Après la nuit glorieuse que nous partagerons comme une offrande

Au Solstice d'hiver qui vient et réactive    

                                                                                          

Le Soleil noir de la mélancolie nervalienne.

 

17 décembre 2016

Défi #434

Laissez-vous inspirer par cette image :

 

Décor ay Village de Noël

Et envoyez vos mots à

samedidefi@gmail.com

Merci à vous !

A tout bientôt !

 

17 décembre 2016

Ont massacré le sujet

17 décembre 2016

Participation d'Emma

En attendant Igor

(Peinture de Taylor Campbell)

 

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La pièce, où le rouge sombre domine (tapis, grande banquette à gauche, lourdes tentures à franges encadrant la fenêtre du fond), respire le confort cossu. Des napperons blancs probablement faits main, posés sur le guéridon au centre, et le haut bahut sur la droite, cassent joliment la sévérité du décor. On voit luire çà et là dans la pénombre des objets de cuivre. Au-dessus du bahut on devine un grand tableau représentant semble-t-il une scène de bataille.
Par la haute fenêtre, qui diffuse une lumière froide, on aperçoit un paysage flou de collines boisées dans les tons gris bleu.

Irina et Elena  sont à la fenêtre. Ania est assise sur un fauteuil bas, devant le feu de bois. Elle tricote. De gros écheveaux de laine multicolores dépassent du panier posé sur un petit banc couvert de velours sombre.

- Irina. Elena, très chère, crois- tu qu'il viendra ?
- Elena. Il viendra. Il vient toujours.
- Irina. Voilà qu'il pleut.
- Elena. La pluie, encore, et mon âme est si grise...
- Ania. Musset ? ou Barkrief ?
- Elena. Barkief, odes à l'absente.
- Irina. Je voudrais qu'il soit là.
- Ania. Qu'il vienne, aujourd'hui ou demain, qu'importe, il viendra.
- Irina. (vivement) Tu en parles à ton aise, tu ne l'aimes pas, avoue…
- Ania. Et toi, l'aimes-tu ?
- Irina. (rêveusement). Je le revois encore, la première fois qu'il est venu… Le  petit bois était jaune de jonquilles, il en avait cueilli une pleine brassée.
- Elena. Je les ai mises dans le gros pot de grès, sur le bureau de père ; on aurait dit qu'il souriait dans son cadre d'argent.
- Ania. Sourire ? Père ? L'avez-vous  jamais vu sourire ? Une seule fois ?
- Irina. Alors c'était le soleil des jonquilles qui dansait sur le verre du portrait.
- Elena. En octobre il a amené des cèpes, les plus ronds, ceux du vallon derrière les bouleaux.
- Ania. Nous aurions dû peut-être le convier à les manger avec nous. C'eût été la moindre des choses, c'eût été élégant. Rappelez-vous la somptueuse omelette arrosée de cidre nouveau ! Ah quel diner de roi ! Oui nous aurions dû…
- Irina. Il aura été blessé par notre ingratitude, peut-être ne viendra-t-il plus…Il aura cru sans doute, que nous faisions peu de cas de son présent…Je ne peux le croire, il faut qu'il vienne, il ne peut pas me laisser...
- Ania. Te laisser ? Et moi donc, ne crois-tu pas que j'ai besoin qu'il vienne ?
- Elena. Il a promis, il doit passer avant la Sainte Catherine.

Elle pose son front sur la fenêtre ; son haleine fait un rond de buée sur la vitre. Elle resserre son châle sur ses frêles épaules.
Irina esquisse un geste vers elle, se reprend, et ajuste une mèche blanche échappée de son chignon.

Ania pose son tricot :

- Il sait qu'il faut bouger ces rosiers avant le froid, donc il viendra. Igor, c'est le jardinier le plus consciencieux que nous ayons jamais eu, depuis le vieux Paul, l'ordonnance de père.
Et savez- vous ? Nous lui ferons goûter le vin d'airelles ! 

 

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Pour rester dans l'ambiance... clic

17 décembre 2016

Au théâtre ? (Walrus)

 

Ça fait des lustres que j'y suis pas allé !

 

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17 décembre 2016

Participation de Venise


Moi je veux juste de quoi manger !!

Cria Jean-Baptiste POQUELIN .
Il faut se battre pour manger tous les jours .
Alors répétons!
Levez la tête JUSTINE et dites après moi
« Je ne comprends rien au monde »

Avec plus de conviction.
Vous mangez du sable JUSTINE , vous êtes décevante aujourd’hui  
Dieu je vous prie
Reprenez

Ainsi Jean-Baptiste POCQUELIN  dit MOLIERE allait de ville en ville

Sans être pour autant un pouilleux.

Les trois coups lui écrasaient le cœur tous les soirs, car il savait qu’entre lui et le public

Aucune réconciliation serait possible si seulement si chaque soir  il se jetait dans le vide.

Ainsi pas une feuille ne manquait à l’arbre quand Jean-Baptiste écrivait une nouvelle pièce.

Molière a peut être pleuré comme un enfant , mais il a disposé de son temps pour nous offrir l’éternité à le célébrer .

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17 décembre 2016

Libres Sont Les Papillons! (JAK)

 

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La pièce se déroule dans un petit Théâtre à l'italienne, avec les inévitables chaises rouges et la corbeille où l’on est coincé.

Acteurs: au choix & de choix, ...Dax Serrault Pacôme Poiret Blanche Balutin Piat Maillan….

 

Les 3 coups retentissent.


Le rideau s’ouvre sur un salon décontracté, couleur rouge, des amis, Jacques, Francis, Micheline, Jacqueline, Maria, Michel, deux Jean   réunis un verre à la main, devisent comme chaque samedi soir.


Jean, surnommé le Bon Numéro par ses potes,   entame la discussion :   Mes amis, J’ai Deux Mots A Vous Dire, ce soir je prends le Train Pour Venise, j’ai retenu une suite  à L’hôtel Du Libre Echange !


MichelineLa Coquine, riposte : j’espère qu’il y aura un Ciel De Lit et que tu couperas tes Belles Bacchantes pour plaire à La Vénus De Milo.

Michel, intervient: tu es un véritable Vison Voyageurun Tombeur, alors Attends Moi Pour Commencer 

 

Jacqueline  dépitée rajoute:

Mon Bichon tu es  chanceux, moi j'ai reçu La Claque, je reste avec Mon Bébé je suis dans une Mauvaise Passe actuellement, mon époux, un véritable Branquignole, m’a abandonnée et s’est installé dans le Jardin d’Eponine, qui est Interdit au Public. Il est devenu végétalien, s’offusque d’apprendre que les Escargots Meurent Debout, et se nourrit d’un Yaourt Pour Deux, jours, qu’il complète de céréales, un véritable Etouffe Chrétien.

MichelineLa Brune Que Voilà, et Maria éternelle élégante, Le Noir Te Va Si Bien, lui murmurent ses meilleures amies, pouffent en silence, elles imaginent le bonhomme…..

 
L’autre Jean  : Sacré Léonard, il ne changera pas !

 

Jacques le sceptique, Je t’avais prévenu, tu as fait un Mariage Forcé, je te l’ai pourtant averti A Cor et A Cris ; tu as maintenant Un Fil à la Patte, ce n’était pas le Mari Idéal  pour toi qui n’a jamais eu l’air d’une Potiche.


Jacqueline campée sur ses escarpins : Je l’Aimais Trop, et me voici maintenant jouant La Mamma et sans ressources, je tire la Queue du Diable, je suis dans La Purée.


Un Ange Passe... Tous sont contrits et cherchent une solution.

 

Francis s’écrie : Ô Mes Aïeux, On Croit Rêver

....Mais il n’est qu’en Liberté Provisoire on va le prendre en mains, lui tirer La Grande Oreille, et lui ficher La FrousseFaites-moi Confiance, on va lui présenter La Facture. Dès ce soir on Tire à la Courte Paille pour savoir qui le ramène à la raison.

 
Jacqueline, déterminée : Merci les amis, laissez-le dans son Coin Tranquille, ne jouez pas les Avocats du Diable, d’une trop Honnête Femme je deviens une Femme Ravie grâce à votre soutien moral, une Femme Libre enfin.

 

Quelqu’un Derrière La Porte…. Toc Toc toc

 

C’est le mari de Jacqueline


Il joue au Monsieur Qui A Perdu Ses Clefs


Sa future-ex lui clabaude…. hors de ses gonds :


                Monsieur Dehors !

 

Alors Monsieur Fait Silence, penaud constatant à ses dépens que Le Mari Ne Compte pas. !

Le Match est terminé il a perdu la partie et repars, Pieds Nus dans le Parc voir si Eponine l’attends toujours. 

 

On entend un bruit dans le fond : Les Portes Claquent.

 

Comme la Sainte Famille ils sont tous soudés, Amis-Amis, autour de Jacqueline, son enfant dans les bras, et lui proposent de tous s’envoler ensemble pour  aller  voir les Pigeons De Venise.

 

                              l e  r i d e a u   t o m b e

 

 Et là-haut dans le poulailler aux fauteuils rouges, Bobonne, se dit, il serait temps qu’elle agisse de même, elle en a assez d’être prise pour la Cruche, à elle désormais La Bagatelle ! Foi de Bobonne !

Elle va lui dire.... allez Tchao !

Il pourra lancer   un SOS Homme Seul et prendre son temps  pour courir La Prétentaine.

                      C’est ainsi que Libres Sont Les Papillons!

17 décembre 2016

Au Théâtre ce soir (Laura)

 

 

Au Théâtre ce soir , j'ai conversé longtemps avec Monsieur Gérard de Nerval.

 

J'étais  tout à fait comme une jeune première vierge à son tout premier bal.

 

Je lui ai dit avec beaucoup de délicatesse que je n'aimais pas trop le théâtre

 

A part le sien bien-sûr, trop méconnu  pour une l'auteur et son admiratrice.

 

 

 

Au Théâtre ce soir, Monsieur Nerval m'a parlé du Faust de Goethe,

 

Sa première et grande révélation[1]", sa traduction fait encore date;

 

Et je le réplique aux fâcheux qui le classe parmi les petits maîtres

 

Du Romantisme  qu'il a ainsi ramené "l'ombre d'Hélène[2]" en France.

 

 

 

Au Théâtre ce soir, Monsieur Nerval était triste en évoquant le four

 

Qu'il avait fait avec Le Prince des Sots, je lui déclarais mon amour

 

De lectrice pour le consoler; en  transformant sa pièce en roman

 

Il l'avait sauvé de l'oubli où ne le laisse que les fieffés  ignorants.

 

 

 

Au Théâtre ce soir, j'ai voulu lui demander conseil pour mon étude

 

Sur son Voyage en Orient, où les décors sont Le Caire et Constantinople.

 

Dans Les nuits du Ramazan, il place Caragueuz, figure mythique,

 

Et  à Paris sous le nom de Théâtre de Séraphin, théâtre d'ombres.

 

 

 

Le bout  et but de son Voyage en Orient nous ramène à l'époque

 

Où Théophile Gautier du Club des Hachichins, son ami et d'autre

 

Vivaient La bohème galante, Impasse du Doyenné, un quartier

 

Que les travaux du Baron Haussmann allaient faire disparaître.

 

 

 

Au théâtre ce soir, Monsieur Nerval a récité des vers du Cygne

 

De Charles Baudelaire: " Paris change ! Mais rien dans ma mélancolie

 

N'a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs, Vieux faubourgs,

 

 Tout pour moi devient allégorie." J'ai deux amours...

 

 

 

Au théâtre ce soir, Charles Baudelaire est venu nous rejoindre

 

Et l'admiratrice de leurs œuvres étaient comme une jeune première

 

Au "Bal des Débutantes" qui rencontre deux  de ses monstres sacrés.

 

Ne manquait que Victor Hugo qui est apparu sur la scène éclairée

 

 

 

Hernani venait de se terminer et le chahut gagnait le théâtre

 

Alors que Nerval, Pétrus Borel, Gautier et son gilet rouge

 

Entraient dans la Bataille d'Hernani en acclamant leur maître

 

En Romantisme contre les tenants du classicisme.

 

 

 

 


[1] Henri Bonnet, Nerval et le théâtre d'ombres, p.55.

[2] Idem.

 

17 décembre 2016

Claudel rembourré * (par joye)

 ma vie en rose« Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c’est ? Peut-être dormiez-vous lors de vos cours de littérature, hein ? Il y a la scène et la salle. Et les fauteuils comme moi. Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis, sur moi et mes collègues, par rangées les uns derrière les autres, regardant. Assis. Quoi ? Qu’est-ce qu’ils regardent, puisque tout est fermé ? Ils regardent le rideau de la scène. Et ce qu’il y a derrière quand il est levé. Et moi, je regarde le dos de mes collègues car j’ai déjà tout vu, mille fois. Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c’était vrai. Ouais, bof. C’est comme les rêves que l’on fait quand on dort. Dormir, c’est une chose, mais il y en a qui ronflent aussi, croyez-moi ! C’est ainsi qu’ils viennent au théâtre la nuit. Je les regarde, et la salle n’est rien que de la chair vivante et habillée. Et heureusement ! Vous vous imaginez, toutes ces fesses nues ? Assises sur moi ? Ouille ! Mieux vaut qu’elles soient habillées, au moins ! Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu’au plafond. Toutefois, je vous assure qu’ils sont plus grands que des mouches. Et lourds. Mondieu, qu’ils sont lourds ! Et je vois des centaines de visages blancs. Enfin, non, pas vraiment, mais je ressens leurs fesses, croyez-moi ! L’homme s’ennuie, est attachée depuis sa naissance. Ainsi qu’à ses fesses ! Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, cesor ne eiv am’est pour cela qu’il va au théâtre. Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux. Et ses fesses sur moi ! Et il pleure et il rit, il me mouille et il me bouscule, et il n’a point envie de s’en aller, afin que je me repose enfin, le salaud ! Je sais qu’il y a le caissier qui sait que demain on vérifiera ses livres, et la mère adultère dont l’enfant vient de tomber malade, et celui qui vient de voler pour la première fois, et il se remue, le bougre, sur moi, figurez-vous ! et l’ignorance lui et celui qui n’a rien fait de tout le jour. Vous voyez le genre de poids que je porte ? Hein ? Et ils regardent et écoutent comme s’ils dormaient. Mais pas moi, je travaille, moi. Chaque nuit ! »

 

Notices

* le texte en noir, extrait de « L'Échange » de Claudel

** l'avis en rose par l'ami Iam Fauteuil

***Causé fan tutte par joye

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Rideau

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