Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
17 septembre 2016

Tout ça, c'est peanuts ! (Joe Krapov)

- Que de questions soulèvent vos textes, M. Krapov !
- La réponse est dans le vent ou dans les livres !
- Oui, mais lequel  ?
- Ces trois textes sont relatifs au même bouquin. Le personnage central s'y fait mousser.


Pluie de notes

Aujourd’hui, il pleut des notes.

Ce n’est pas qu’on soit fatigué des hallebardes, des cordes ou de la simple pluie bretonne. Ce n’est pas que l’institutrice restitue les copies de la composition d’histoire ou la dictée corrigée. C’est que le petit garçon au maillot rayé jaune et noir est encore en train de balancer des barcaroles over Beethoven sur son piano-jouet. Il joue cela magnifiquement.

Comment fait-il, du haut de ses sept ans, pour s’y retrouver parmi les bémols à la clé, les triolets, les doubles croches, les bécarres, les demi-soupirs, la clé de fa, la clé de sol ?

Comment fait-il pour rester concentré dans ce monde où tout le monde jacasse, crie, s’agite et où finalement, au bout de la portée restée ouverte, ses notes se fracassent ?

Même le chien du voisin qui n’est pourtant pas le dernier à l’écouter et à le soutenir en brandissant la pancarte « C’est, aujourd’hui 16 septembre, l’anniversaire de Beethoven » s’est protégé de cette cataracte, de cette chute de scansion, de cette pluie de notes avec un parapluie rouge.

Et le gamin continue de jouer, imperturbable, comme si lui aussi, tel son idole, était sourd à tous les aléas de son environnement.

J’envie sa foi en la musique, j’admire sa ténacité, je le remercie d’exister.


Lire

Je ne considère plus la littérature que pour m’en amuser. Hier, en partant à ma répétition de musique, j’ai aperçu, depuis la fenêtre du bus, au niveau de la place de la République, une publicité grand format pour une rencontre-dédicace d’Amélie Nothomb. Cette dame belge vient de réécrire Riquet à la Houppe. Est-ce réellement amusant ? Y aura-t-il du monde à lire cela, à vouloir se le faire dédicacer ? La vraie question est plutôt ailleurs que dans le livre : ai-je vraiment envie de voir et de photographier le chapeau le plus célèbre de Belgique ? Le « people » ne prend-il pas définitivement le pas sur l’écrivain ? Tout le monde désormais, y compris les hommes politiques et les gens de télévision écrit sur tout et n’importe quoi. Faut-il vraiment lire ses contemporains ?

Plutôt que de m’absorber à l’occasion – entre deux pluies de notes, entre deux affalements ! – dans la relecture des romans policiers de Raymond Chandler, ne ferais-je pas mieux de me plonger dans ces auteurs dont je connais les noms et les titres de leurs œuvres depuis toujours et que je n’ai jamais lus ? « La dame de pique » de Pouchkine, « Guerre et paix » et « Anna Karénine » de Léon Tolstoï, « Le Don paisible » de Mikhail Cholokhov, « Le docteur Jivago » de Boris Pasternak, « Crime et Châtiment » de Fedor Dostoïevski, « Les frères Karamazov », du même.

Au lieu de faire cela, il ne me vient qu’une idée stupide : proposer aux ami(e)s de l’Atelier d’écriture de réinventer l’histoire des Frères Karamazov. Si vous ne la connaissez pas, improvisez ! Pour les autres, faites une fiche de lecture, sur ce livre-là ou sur un autre que vous n’avez pas pu terminer !

Et d’ailleurs… Elle meurt, à la fin du livre, madame Bovary ? Mangée par le phoque de la roulotte de Rennes. Quoi ? Vous ne connaissez pas la roulotte du phoque ? C’est là le seul intérêt que Gustave Flaubert et Maxime Du Camp ont trouvé à notre riante cité lors de leur voyage « Par les champs et les grèves ».


Crêpe

Spike est un chien du désert. Cela fait des années qu’il vit ici, échoué sur le sable, coiffé de son chapeau miteux, entouré de cactus et de buissons baladeurs. De quoi vit-il ? Comment survit-il ? Pourquoi est-il et reste-t-il là ? Ce sont là des questions qu’il ne faut pas poser. Les réponses seraient toutes plus absurdes les unes que les autres et vous êtes terriblement cartésien(ne) je le vois bien. Je vais quand même répondre à celle-ci : Que mange-t-il ? ». la réponse est : « des crêpes ! ».

A-t-il été scout Baden Powellien ou Hamster Jovialien avec son frère Snoopy, celui qui emmène en camp d’été à Woodstock des piafs du genre baba-cool ?

Sans doute que oui ? Il sait allumer un feu de bois. Possède-t-il une cuisine intégrée ? En plein désert ? Vous voulez rire ! C’est déjà du bol qu’il en ait un, de bol, et un pilon ou une cuillère pour mélanger la pâte.

Il possède aussi une poêle à frire et ne manque jamais de faire sauter la crêpe au moment de la faire dorer sur sa deuxième face.

J’entends d’ici votre question : la crêpe ne tombe-t-elle pas alors par terre ? La réponse est négative : la crêpe va s’accrocher aux épines du cactus qui est le seul compagnon de Spike. Et le chien-philosophe ne manque jamais de conclure que tout est dans le coup de main. Enfin, presque tout.

J’adore Spike !

Peanuts 01 A Schroeder RPeanuts 06 RPeanuts 05 R

DDS 420 snoopy26_21022002



Publicité
17 septembre 2016

Solution sans problème ? (Alain André)

Parfois, les réponses posent plus de questions qu’elles n’en solutionnent ! Du coup, je ne suis pas certain qu’il soit utile de s’en poser, des questions ! Enfin,  pour certains, bien sûr : Moi, par exemple ; C’est une question que je me pose : « je ne suis pas certain ! », et non pas : « Je suis sûr ! » Parce que, pouvons nous être sûrs de quoi que ce soit ? Par extension, puisqu’on n’est sûr de rien, il semble hasardeux d’apporter des réponses aux questions posées, par exemple : « Qui suis-je ? D’où viens-je ? Ou vais-je ? »(1)  

Il ne sert à rien de s’interroger sur des choses inexplicables ! Mais alors, ne faut-il se poser que des questions auxquelles  nous aurions des réponses ? Mais à quoi bon ? Parce que si tu connais la réponse, tu n’as pas besoin de te poser la question…Si ? Et si on ne trouve pas de solution, c’est peut-être qu’il n’y a pas de problème ? 

Dans tous les cas, n’est-ce pas parler ou écrire pour ne rien dire ? Du coup,  ce que je dis ne servirait à rien et serait  inepte ? Et si tout cela ne sert à rien, pourquoi  est-ce que je me creuse la tête à m’interroger ? Comment se fait-ce ?  A quoi sers-je ? Où suis-je, où cours-je ? Vous voyez dans quel état j’erre !   Pourquoi j’écris ces inepties ? Pourquoi êtes-vous en train de les lire ? »

Soyons sérieux un instant…Non…, sois sérieux, là : C’est peut-être pour cela qu’on est en vie. Si tout était clair et parfaitement compris, est-ce que ça vaudrait encore la peine de vivre ?…Enfin, je dis cela, mais je n’en suis pas certain !

 

(1)  Le regretté Pierre DAC avait répondu à ces questions : «  Je suis moi, je viens de chez moi et j’y retourne »

17 septembre 2016

Atomes crochus (par joye)

♥ ♥ ♥ HC2H3O2(aq) + NaOH(aq) H2O(l) + NaC2H3O2(aq) ♥ ♥ ♥

solution

♥ ♥ ♥ HC2H3O2(aq) + NaOH(aq) H2O(l) + NaC2H3O2(aq) ♥ ♥ ♥

 

17 septembre 2016

Le plaisir de la recherche (Laura)

Qui , quoi , où , quand , pourquoi , comment , combien, que?
Toutes mes interrogations mènent à une recherche.
Et toute recherche procure un plaisir que je vais tenter de décrire.
N'avez-vous jamais comme moi, lors d'une conversation chercher dans votre mémoire
Chercher le nom d'une personne célèbre ou non qui a fait ou dit  ce
Dont on a parlé avec un ami, un collègue ou un membre de la famille?
On cherche, on cherche, on l'a sur le bout de la langue, c'est presque
Désagréable et puis Eureka!  Quelques minutes plus tard ou  cela nécessite
De laisser reposer son cerveau, de  laisser décanter nos connaissances
Et on retrouve ce fameux nom et c'est pour moi un soulagement intense
D'avoir trouvé ce nom propre dont la perte salissait ma pauvre science.
A l'instant, j'ai cherché qu'écrire, quels mots placés les uns à côté des autres,
Quelles rimes employer, faire un bouts rimés ou un acrostiche?
Pourquoi tout simplement de pas laisser courir sur l'écran ma plume?
Pourquoi ne pas laisser le clavier, librement sur le cahier, écrire?
Jouer avec les mots, les sonorités ou être seulement sincère?
Trouver même au prix de rimes pauvres, le son et le graphe
Qui colle avec ce qu'on veut dire? ce plaisir de voir croître
La lettre en mot, le mot en phrase, l'idée en strophe et la ligne en poème.
Où trouver ce livre que l'on a envie de lire depuis toujours ou tout de suite
Là en lisant un autre livre, en regardant un film, en parcourant la presse?
Vais-je aller à la bibliothèque, investir à la librairie ou peut-être
Est-il après tout sur ma table de chevet, mon bureau ou dans ma bibliothèque?
Ne pas le trouver, le chercher encore, le réserver, noter son titre
Pour plus tard, le prendre puis le reposer, se dire que ça peut attendre
Que j'en ai déjà tant à lire, des volumes qui n'attendent  que je les lise?
Combien coûte-il? Puis-je me le permettre? Tant pis, il y a urgence!
A prendre ce livre que j'ai rencontré en en cherchant un autre ?
Quand vais-je le lire? Ce soir dans mon lit? Ou demain à la gare?
Où vais-je le ranger? Vais-je le classer par thème ou par ordre alphabétique?
De qui est ce tableau? Ce morceau musical ou cette sculpture?
Je pense qu'elle  ou qu'il est de l'un des artistes que je préfère
Mais O surprise, après recherche, je découvre un artiste
Inconnu mais connue par cette œuvre qui au musée, la touche presque
Où aller voir ses œuvres?  Y à pied en flânant ou en métro avec un livre?
Comme ce plaisir évoqué hier avec une collègue de la recherche
Littéraire ou artistique ou musicale, un domaine que je connais guère.
Se lever chaque matin avec la motivation si profondément intime
Qu'elle surpasse les souffrances, d'apprendre comment, combien, que
Qui , quoi , où , quand , pourquoi, oublier ainsi notre statut de futur cadavre
Pour être pleinement, toujours, partout vivante et curieusement ouverte au monde.
17 septembre 2016

ANGOISSE (Thérèse)


Un mur d'incertitude s'est dressé entre nous
et j'en compte chaque brique les unes après les autres.
Un mur d'angoisse s'élève devant moi :
tant de questions mais combien de réponses ?
Sans crier gare, sans faire de bruit,
un mur s'est érigé tout autour de mes rêves.
Les anges ont repris leur envol,
le ciment de la certitude a scellé les briques de l'oubli.
Mon ciel s'est obscurci de trop de réel.
Briques, murs, rempart, cercueil,
enfermement de tant d'obligations,
de devoirs à accomplir, de problèmes à résoudre.
Et la peur toujours là, omniprésente, reste tapie,
compagne perverse, à me bouffer le ventre.
Angoisse noire à trop penser, inquiétude perfide.
Je sombre, je me noie dans un océan noir.
Pourtant je voudrais tant faire voler en éclats
ces monstrueuses pierres qui pèsent sur mon coeur,
et peut-être enfin découvrir un havre de lumière...

Publicité
17 septembre 2016

Eureka ! (Emma)

17 septembre 2016

La bonne question (Pascal)


Puisqu’on ne sera jamais des héros, des postérités pour monuments, des icônes à prier, des chromosomes à conserver, à l’automne blanchissant de notre vie, et avant de devenir organique, acariâtre, désabusé, on a naturellement des questions qui nous hantent. Elles viennent se poser en périphérie de notre âme et elles chantent en refrains leurs chansons rémanentes à notre conscience en alerte.

Est-ce que j’ai correctement utilisé mon temps de Vie ? Est-ce que j’ai été à la hauteur des ambitions que la Nature nourrissait envers moi ? Est-ce que j’ai mérité ma ration d’oxygène ? Est-ce que ma trace, sur cette Terre, ne s’est limitée qu’à une vulgaire  empreinte carbone ? Je pourrais m’en sortir avec une pirouette et rétorquer à mes scrupules obsédants que j’ai payé mon droit de Vie avec l’impôt obligatoire de ma progéniture, réclamé à la seule perpétuation de l’espèce.
Mais ma conscience est tourmenteuse ; elle ne peut se satisfaire de ces conclusions simplistes d’ajournement. Tôt ou tard, elle reviendrait encore à la charge devant le reflet du miroir qui me regarde chaque matin.
Suis-je heureux ? L’ai-je été ? Le serai-je encore ? Comment puis-je quantifier ce sentiment d’allégresse ? Ai-je rendu le Bonheur comme je l’ai reçu ? L’ai-je dispersé de façon équitable ou gardé comme un égoïste ? En suis-je excédentaire ou débiteur ?
Est-ce que j’ai assez profité de la Vie comme elle a profité de moi ? Est-ce que j’ai des regrets ou est-ce que je les ai consentis pour qu’ils restent indéfiniment des rêves ? Est-ce que j’ai des remords pour ce que j’ai fait ou pour ce que je n’ai pas fait ?
Est-ce que j’ai assez aimé, et de la bonne façon ? Est-ce que je l’ai assez dit, crié et répété ? Est-ce que j’ai été à la hauteur de mes sentiments et de ceux qu’on avait pour moi ? Ai-je été toujours intègre ? Suis-je à égalité, en équilibre, entre le mal que j’ai fait et le bien que j’espère avoir prodigué ?
S’il y a un paradis, est-ce qu’on m’ouvrira sa porte ? Est-ce que je retrouverai ceux qui me manquent depuis tant d’années ? S’il y a un enfer, est-ce que j’y grillerai le restant de l’Eternité ?
Si Dieu existe, pourquoi suis-je agnostique et s’il n’existe pas, pourquoi suis-je devenu bigot ? Quand je perdrai l’équilibre, est-ce qu’il me poussera des ailes ? Quand on me fermera les yeux, est-ce que je sentirai cette dernière caresse ?...  

On peut se poser d’autres questions, plus pragmatiques, plus réalistes, des questions simples, des questions de premier degré, des questions avec des réponses, des qui aident à vivre au quotidien et qui masquent celles qu’on ne veut pas se poser.
Quel est le feuilleton, ce soir, à la télé ? Est-ce que mes petits-enfants viendront me visiter ce week-end ? Combien perd-on de soleil aujourd’hui ? Est-ce que demain le magasin du coin sera ouvert parce que je n’ai plus de ronron pour mon chat ? Quel est le prochain livre que je vais lire ? Le prochain film que je vais voir ? Quel auteur à la mode a la faveur des critiques ? Est-ce que ma fille viendra me chercher pour qu’on passe Noël en famille ? Que mange t-on à midi ? Pourquoi mon taux de cholestérol est aussi élevé ? Quand est-ce que la pension tombe ce mois-ci ? Aujourd’hui, qui figure dans la rubrique nécrologique ? Avec tout ce soleil, est-ce que j’ai assez arrosé les fleurs au cimetière ? Pourquoi Machin est-il encore président ?
Est-ce que le billet d’avion pour Los Angeles est moins cher avec Qantas ou Swissair ? A-t-il fallu plus d’ouvriers pour bâtir les Jardins de Babylone ou pour construire la pyramide de Kéops ? Combien y a-t-il d’années-lumière entre Alkaid et Antarès ?...

Qu’elles soient d’ordre spirituelle, pratique, scientifique, ésotérique, politique, etc, la Vie est remplie de questions ; à nous de nous poser les bonnes, à la hauteur de notre compréhension…

17 septembre 2016

Pour quelques géantes de plus.... (Clémence)


C'est une jolie bourgade, au pied des Alpes.
Une bourgade qui s'alanguit  savoureusement au soleil de la Provence.
L'ancien Couvent, la Chapelle et une des vieilles portes s'adossent à un flanc de colline boisée de chênes verts. Plus bas, les ruelles étroites serpentent entre les maisons hautes aux volets couleurs pastels. Çà et là, les fontaines murmurent doucement…
Il est bon de s'y promener...et de s'égarer par les petits chemins, les sens en éveil.
Senteurs des lavandes, oliviers bien rangés, bourdonnement des abeilles…

Un petit coin de pays tranquille qui invite les touristes, au fil du temps,  à partager une vie authentique...

Mais il a suffi de l'arrivée d'un projet sur un bureau administratif pour que cette image de carte postale se froisse, crisse, crispe et hérisse, clivant les villageois en deux catégories : les «pour » et les « anti »….
Les arguments tombaient les uns après les autres pour être réfutés aussi vite par d'autres arguments tout aussi bien ficelés.
Bref, la population se trouvait face à ce dilemme : éoliennes ou non dans ce paysage préservé du saccage touristique.

Les pancartes aux lettres de sang ou de deuil se plantaient au détours des routes.
Des comités se créèrent …
Les rencontres d'informations ou d'intérêt se multiplièrent.

Je fus présente à la dernière en date. La salle était bondée. Les familles venaient avec leurs enfants. C'est de leur avenir qu'il s'agissait aussi !
« Nous n'héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants... » lisait-on sur des banderoles égayées de dessins de mains colorées…

Il ne fallut pas longtemps pour que l'assemble s'emballe. Le ton montait, les phrases s'entre-coupaient, s'entre-choquaient…

Et tout à coup, ce fut le silence… ou presque….
Des pleurs, des sanglots…
Tous les visages se tournèrent vers le gamin en larmes.
 
Tout à coup, il était le centre du monde.
D'un revers de main, il se frotta les yeux.
Il toussota puis d'une voix posée, il déclara :
«  Arrêtez de vous disputer. Arrêtez de crier. Moi, je peux vous mettre tous d'accord. J'ai la solution ! »

L'assemblée était suspendue à ses lèvres. Les parents souriaient béatement. Leur fils était un génie….

- Alors ???Alors….
- Alors ? Hé, il suffit de les enterrer, les éoliennes !!!

17 septembre 2016

Le tire-bouchon pour les Nuls (Vegas sur sarthe)


Signe de ponctuation fabriqué à partir d'un tire-bouchon, le point interrogatif est généralement entortillé à la fin d'une phrase et signifie que tout ce qui précède était une question adressée au lecteur de ladite phrase.
Le point interrogatif appelle donc une réponse dans la mesure où le lecteur a compris que ce qu'il venait de lire était une question et qu'il peut y apporter une réponse.
Prenons l'exemple de la phrase tirebouchonnée : Where is Brian?
La question suppose que le lecteur sait lire a little of english, connaisse Brian de près ou de loin et sache où il se trouve à cet instant de la lecture de la question.
On notera que le  point interrogatif anglais a la forme d'un corkscrew contrairement au point interrogatif français qui a la forme d'un tire-bouchon (d'où la réputation des français).
On pourrait se poser la question (That is the question) de savoir pourquoi l'auteur a tant besoin de savoir où se trouve Brian mais la question n'est pas là... (points de suspension)

D'après le manuel Speak English Classe de 6ème, on sait que dans les années 80, Brian se trouvait dans la kitchen c'est à dire la cuisine.
On peut supposer qu'aujourd'hui il n'y est plus – c'est une question de bon sens – à moins qu'il y ait été séquestré par sa soeur Jenny qui se cachait à l'époque dans la bathroom c'est à dire la salle de bains.
Dans les années 80 on ignorait le GPS, ce formidable outil qui permet aujourd'hui de répondre précisément à ce genre de questions par quelque chose d'imbuvable comme: Latitude 48.109717 Longitude 0.08172799999999825.
Je précise que ceci n'est qu'un exemple de réponse et que Brian ne se trouve pas là puisque ce sont les coordonnées de ma propre kitchen.
Je n'aurai pas l'impudeur de donner les coordonnées de ma bathroom que cette petite conne de Jenny aurait pu squatter dans les années 80.

Et si c'était plutôt les voisins David et Helen Gray qui le séquestraient?
Non! Ne répondez pas, c'est juste une question, un exemple parmi des milliers de questions que peut provoquer le tire-bouchon.
La vraie question est de savoir si ce tire-bouchon est là pour tirer les vers du nez au lecteur... à toi, lecteur.
Non! Ne répond pas, c'est juste une question pour essayer d'aider à comprendre.
Oublions les Miller et les Gray et faisons comme si le tire-bouchon n'avait jamais été inventé.
D'ailleurs un auteur oublie rapidement sa question, trop occupé à écrire la phrase suivante.
De toute façon le lecteur est roi, un point c'est tout.

17 septembre 2016

Allons Mesdames et Messieurs, (Walrus)

 

No Comment !

ou, si vous préférez :

Point d'interrogation !

10 septembre 2016

Défi #420

Alors !!!

Vous avez trouvé la solution ???

 

question-479660_960_720Mais au fait de quoi s'agit-il ???

 

Bonne recherche à toutes et à tous !

Envoyez vos trouvailles à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

 

10 septembre 2016

Ont vu passer un Grosminet (c'est pourtant pas la Saint Sylvestre)

10 septembre 2016

De quoi il s'agit ? (Walrus)

 

Ben, d'écrire une participation !

Allez, hop, encore une bonne chose de faite !

 

w

 

10 septembre 2016

Participation de JAK

j

 

j2

10 septembre 2016

Créer (MAP)

Graver

tracer

dessiner

regarder

observer

traduire

former

entourer

deviner

suggérer

devenir

ressentir

 

Silhouette encadrée sur tronc

créer

CRéER

CRéER !!!

10 septembre 2016

Voilà une bonne chose de faite par bongopinot

b

Ça y est la rentrée a sonné

Je vais pouvoir penser aux vacances

Quelques jours bien mérités

Et sourire de circonstance

 

Depuis le temps que j’en rêvais

J’ai franchi le pas et j’en suis fière

Croyez-moi depuis le temps que j’y songeais

J’ai pris l’avion et c’était une première

 

Eh bien voilà c’est une bonne chose de faite

Je me sens l’âme d’un voyageur

Je suis partie voir ma fille en Pologne

J’ai écouté l’appel de mon cœur

 

Un séjour de rêve des visites des promenades

Quelques jours de vacances loin de la cité

Un peu de sport du vélo de la marche de la piscine

Aucun problème pour m’acclimaté

 

Un accueil chaleureux et une ville agréable

Ces jours sont gravés en moi pour toujours

Avec tout plein de rencontres formidables

J’espère bien pouvoir retourner à Łodz un jour

 

10 septembre 2016

Une bonne chose de faite (Marco Québec)

 

mq



L’étudiant vient de graduer
De l’école de design
Il se dit
Voilà une bonne chose de faite
 

Le designer de mode a lancé
Sa première collection de vêtements
Il se dit
Voilà une bonne chose de faite
 

La jeune cadre a complété
Sa nouvelle garde-robe
Elle se dit
Voilà une bonne chose de faite
 

La dame a trié les vêtements
Qu’elle veut donner aux bonnes œuvres
Elle se dit
Voilà une bonne chose de faite
 

Le père et la mère aux revenus modestes
Ont trouvé des vêtements en bon état
Pour la rentrée scolaire de leurs enfants
Ils se disent
Voilà une bonne chose de faite
 

Des artisanes ont confectionné des courtepointes
Avec de vieux vêtements
Elles les ont appelées
Les courtepointes de la solidarité
Elles se disent
Voilà une bonne chose de faite

10 septembre 2016

Promos (Thérèse)


Alors, voyons voir cette liste de courses... Maman est bien gentille mais bon, elle fait toujours sa note d'après les prospectus qui atterrissent dans sa boîte aux lettres. Elle profite de chaque oportunité, de la moindre réduction sur les prix affichés. Elle compulse les feuillets, elle cherche ce qui l'intéresse, puis elle écrit ça sur des papiers mais à chaque fois c'est recto verso. Ensuite, c'est à moi de me charger des commissions. Le problème dans les magasins, c'est qu'il faut chercher dans les rayons à chaque fois, éplucher tous les articles, et bien souvent celui soi-disant en promo est manquant.

Le Porto, l'eau pétillante... Ça, c'est fait !
Le jambon, c'est un paquet en supplément : mais où il est donc passé, celui-là ? Pas moyen de mettre la main dessus ! En tête de gondole, ça serait logique, mais non je ne vois rien. Dans le rayon charcuterie, y a bien la bonne marque mais pas ce prix-là... Je retourne voir là-bas... Ah ben j'ai compris ! Voilà le prix indiqué mais bien entendu l'emplacement est vide, donc il n'y en a plus. Bon, ça ne fait rien, je vais lui en prendre en rayon, elle m'a dit qu'elle n'en avait plus. Voilà, ça c'est fait aussi.

Fromage ail et fines herbes et lasagnes... Ah la la, quelle galère à chercher comme ça partout ! Ils ne peuvent pas mettre leurs articles en promo bien en évidence !?

Le whisky, quant à lui, ils ont dû bien le planquer ou alors ils ne l'ont pas reçu ou il a été liquidé ! Impossible de le trouver ! Ils ont eu peur qu'on le picole ou quoi !? J'ai fait toutes les têtes de gondoles, le rayon apéritif, j'ai bien vu la bouteille en question mais non c'est pas le bon prix. Là-bas, c'est le coin des bières mais pas la peine d'aller chercher là. Je vais retourner voir dans l'allée centrale, on ne sait jamais, souvent ils placent les articles en promo. Ben non ! Rien de rien !
Bon tant pis, je vais demander à l'accueil : "Hé bien, Madame, je ne sais pas. Si vous ne trouvez pas, c'est qu'il n'y en a plus. Ou sinon, vous avez regardé dans le fond du magasin, là où sont les bières en promo ?" Quoi !!? Du whisky avec les bouteilles de bière ! Mais elle est folle, celle-là ! Bon allez, j'y retourne, allons donc voir là-bas... Slalom entre les chariots, crochet pour éviter les gens en grande discussion au milieu de l'allée, retour au fin fond du magasin. Bon, voilà, c'est tout là-bas, je vois le rayon. Oui les bières sont bien là. Mais !... Mais !... Mais c'est n'importe quoi ! Le voilà, le foutu whisky que je cherche depuis une plombe ! Ils sont vraiment malades de mélanger le whisky avec la bière... De quoi vous foutre en rogne pour le restant de la journée...

Ouf ! Voilà une bonne chose de faite ! Cette fois, la liste est au complet. Maintenant passons à la caisse pour faire la queue comme d'habitude. Faut pas être pressé. D'ici là que la caissière n'ait pas un problème de compte ou de mécanique... Avec la chance que j'ai !... Et le temps qui passe... Maman va se demander ce que je fais. Les courses sur le tapis, les courses dans le chariot, les courses dans la voiture... Pffff ! Quelle galère !

Ensuite, direction  le magasin Intermarché ! Ah mais oui, ce n'est pas fini !  Des oignons en promo, la salade feuille de chêne (une achetée, une gratuite), les carottes (le sac de 1,500 kg), les pommes de terre... Et ne pas oublier de trouver une carte d'anniversaire pour Thomas !.... Ah mais je ne vais pas me casser la tête, cette fois ! Ca va être vite fait, je vous le dis !
Maudites courses !

10 septembre 2016

Mon paysage télévisuel (Laura)

Dans le  paysage télévisuel de mon enfance
Se limitait aux mercredis, soirs et vacances
Je n'imposais  pas à mes parents mes programmes
Le matin au petit déjeuner; je sortais mon livre.
 
 Dans le  paysage télévisuel de mon enfance
Grosminet salivait Titi qui vivait dans sa cage
Bien-sûr le chat n'a jamais mangé l'oiseau et la morale
Ainsi préservée du fort perdant face au faible.
 
Ma préférée était Candy, la petite orpheline blonde
Sous ses dehors souriants, son destin est tragique
Elle perd son amoureux, au sens premier du terme
Comme c'est romantique; je chantais la chanson à tue-tête
 
C'est peut-être d'Albator que me vient mon attirance
Pour les  beaux bruns ténébreux aux airs de pirate
Ceci dit, comme je ne suis pas romantique
Au sens cucul la praline, j'ai épousé un blond chauve.
 
Ulysse 31, c'était plutôt l'enfance de mon frère
Mais ma meilleure amie du collège
Me l'a fait découvrir, sans qu'il devienne une drogue
Douce , j'aimais ce barbu issu de la culture antique
 
J'ai revu un matin de cette semaine, sur les chaînes
De la TNT, "Les mystérieuses cités d'or", enfance
Retrouvée et nostalgie d'un plaisir remplacée par d'autres
Une série qui en vaut mille autres, intelligente
 
A part Candy, je n'ai pas adhéré aux mangas asiatiques
Même avec une amie qui en dessinait de superbes.
J'ouvre une exception avec Goldorak, Véga contre la Terre
Le bel Actarus, Vénusia, Phénicia et Cochyre, encore du mythe
 
Je faisais mes devoirs en les regardant, ces séries de mon enfance
C'était le fond de mes leçons et de mes lectures
Je suis ainsi : téléphage et bibliophile, culturelle et populaire
Ça surprend je sais mais je suis ainsi et l'assume.

 

10 septembre 2016

Je m'affiche libre association (par joye)

J'affiche libre association

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité