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Le défi du samedi

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15 octobre 2016

Tchémz (par joye)

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15 octobre 2016

Notes trouvées sur un microfilm (Joe Krapov)

Que serait S.O.S. sans le message dans la bouteille ?
Que serait l’OM sans sang neuf ?
Que serait l’RO sans Sète ?
Que serait OSS sans dix-sept ?

***

Déjà, du temps de Jason, les espions nous cassaient les bournes.
Ca ne s’est pas arrangé par la suite.

***

Mata_Hari_2

Longtemps Mata Hari.
Longtemps Mata Hari
De ses plaisanteries,
De ses duplicités
Et de ses duperies.
Et puis quand elle a dû se faire hara kiri
Ben Mata n’a plus ri.

***

Sans avoir vu ce film, je sais que Roger Moore
est « L’espion qui m’aimait »

Mais qui est l’espion qui paie P. ?
Qui est l’espion qui tâta ?
Quel espion tond l’thon flingueur ?

***

promotion

L’espion que je préfère
C’est celui qui arrive
Au bout de l’échiquier
Se transforme en esdame
Et s’en revient mater l’esroi de l’adversaire.
Pourquoi est-ce lui que je préfère, ce transformiste au petit pied ?
Parce que j’ai toujours bien aimé les travelos de recul ?

***

Les espions sont partout dans ton ordinateur :
Pour eux c’est du gâteau
De se déguiser en cookies

***

Un barbu, c’est un barbu. Trois barbus, c’est des barbouzes ! (Michel Audiard)
Un « Jamais le début », c’est un « Jamais le début ». Déduis la suite ! (Joe Krapov)

***

2016 10 14 Isaure sous un sombrero

Acrostiche :

S ous mon
P oncho
Y o scroute : nada !

(Ma qué, peut-être qué lé soumbrero il est trop grandé por yo, no ?)

***

Quand on répond par QCM à la question « 3 x 13 », « 39 » marche.
A part ça t’as le bonjour d’Alfred (Hitchcok).

***

L’espion qui venait du froid : c’est qui ce pingouin ?
L’espion qui fout le cafard : Hubert Bonnisseur de la Blatte.
L’espion qui saute sur tout ce qui bouge : James Bond.
L’auteur de romans d’espionnage qui a quatre côtés égaux : John Le Carré.
L’espion le plus mignon : Langelot.
L’espion le plus utile dans un sous-marin : SAS.
L’espion infidèle qui jacasse trop : Notre agent à la Havane.
L’espion aux pattes de velours : un film de Walt Disney.
L’agent double : Blake et Mortimer.
L’agent qui donne l’heure exacte : la troisième taupe de l’horloge parlante.
L’agent très spécial : My UNCLE Walrus.

***

L’espionne la moins sexy de toute l’histoire de l’espionnage : Pauline Carton ! Et pourtant elle dévoile tous ses trucs dans cette chanson que j’ai osé reprendre ! 

15 octobre 2016

Espionnage par bongopinot

Source: Externe

 
L’espionnage
N’a pas d’âge
De tout temps
Aux quatre vents

On regarde
On s’attarde
On espionne
On questionne

Un chasseur
Attend des heures
Observe dans son rétro
Un petit bistro

Il surveille quelqu’un
Dans le frais matin
Il prend des photos
En écoutant la radio

D’autres méthodes
Et d’autres codes
De petits cafards
En gros mouchards

Espionnage industriel
Est bien réel
Cheval de Troie
Épie sa proie

L’espionnage
N’a pas d’âge
C’est de notre temps
Et c’est dans le vent

15 octobre 2016

I Spy (Walrus)

 

Mais non, mais non, mais non... !
Vous êtes trompés par la langue,

Je ne suis pas l'homme de Spy !

Déjà, j'ai pas de cheveux...

 

w

15 octobre 2016

Espionnage (Laura)

 
Je lis des romans policiers depuis très longtemps, bien avant que ce soit la grande mode
C’était même plutôt glauque de lire des polars, c’était presque  souterrain et malcommode
C’était presque comme dans les films d’espionnage, on se cachait derrière le bouquiniste
Pour que personne ne sache qu’on était fan des couvertures jaunes ou des noires, avec sa liste
 
Mais les romans d’espionnage, je connais peu, quelques noms d’auteurs, des titres de livres
Assez proche des policiers qui ont parfois des copains espions ou qui le sont eux-mêmes
C’est comme la politique-ça se touche non ?-ça m’intéresse en vrai, dans les journaux
Mais lire des livres à ce sujet, ça m’intéresse moyennement, pour moi, ça sonne faux
 
Faux, n’est-ce pas le mot  vrai qui caractérise le mieux le monde de l’espionnage
Faux nez, fausse barbe, fausse lunette, fausse identité, faux papiers, faux visage
Tout est en toc dans l’espion et c’est sa vérité d’être dans le mensonge vrai
Et c’est peut-être parce que je ne sais pas mentir que je mens si loin de ce portrait
 
Je préfère le détective privé, Philippe Marlowe, Humphrey Bogart, là, j’ai plein
De références : acteurs, auteurs, titres, livres, films : tout se mêle dans mon bottin
Des détectives au grand cœur ou joli cœur, un peu maladroit, inspecteur Gadget
Je préfère définitivement l’enquêteur à l’espion, celui qui sait manier la gâchette

 

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15 octobre 2016

Le chevalier Néon (Vegas sur sarthe)

 

Dans l'quartier on m'appelle le chevalier Néon

je suis un travesti, un espion costumé

tantôt malodorant et tantôt parfumé

je joue du gros calibre et de l'accordéon

 

Connu dans le milieu et aussi sur les bords

j'ai dans ma garde-robe Aubade et Wonderbra

j'épile ma moustache et mes dessous-de-bras

on peut être balance à babord et tribord

 

Je furète à tout va, j'infiltre et je cuisine

j'ai vu tous les Jean Bond, les Zérozérosept

au point de me glisser jusque dans ses chaussettes

 

Mes gonzesses s'appellent Yvonne ou Carlita

c'est pas des Tatiana, des Ruby, des Mata

mais un jour je serai dans tous les magazines

 

8 octobre 2016

Défi #424

ESPIONNAGE !!!!

 

Espionnage

A vous de "jouer" sur ce thème !!!

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

 

 

8 octobre 2016

Mettent leur produit magique sur le marché

8 octobre 2016

Objection votre Honneur ! (Walrus)

 

Il n'y a rien de magique dans les mots...

Hormis l'usage qu'on peut en faire !

 

w

8 octobre 2016

abracadabra (JAK)

 

j

 

Elle imaginait qu’un mot magique lui ouvrirait les portes du bonheur ce mot était amour

Mais les tourments commencèrent  dès qu’elle  su écrire ce mot magique. Elle avait 6 ans : elle devint  orpheline

Elle imaginait qu’un mot magique lui ouvrirait les portes du bonheur ce mot était amour

Mais le malheur est entré par la grande porte du mariage, après deux ans de mariage son mari l’a abandonnée, elle et ses triplés

Elle imaginait qu’un mot magique lui ouvrirait les portes du bonheur ce mot était amour

Avec ses triplés il a peu duré, elle n’était pas armée pour   les guider, et dans leur adolescence ils lui ont fait connaitre l’enfer. Devenus adultes ils l’ont, eux aussi abandonnée

Elle imaginait qu’un mot magique lui ouvrirait les portes du bonheur ce mot était amour……..

 

Abracadabra…..

 

Elle rêvait  trop, n’avait pas le sens de la réalité : le bonheur n'est pas une, éventualité, c’est une aptitude, dont elle méconnaissait l’usage. Elle n’était pas née pour être confrontée à toute la misère du monde.

Ayant pris de l’âge et du recul elle finit par commencer à comprendre.  Elle se fit magicienne des mots, écrivit des termes magiques qui ouvrent toutes les portes, et surtout celles où derrière elle s’était enfermée

Maintenant, elle lace les mots, les entrelace, les enchevêtre, lesmanigance à sa manière en invente. Ils tournent cependant toujours autour du même mot : amour

 

Elle sait maintenant qu’un autre mot magique lui a ouvert les portes du bonheur ce mot est l’écriture et celui qu’elle préfère c’est abracadabra

 

8 octobre 2016

Oublis (MAP)

-Et pour vous Madame ce sera quoi ?

-Eh bien je voudrais un mot magique pour m'empêcher d'oublier où j'ai bien pu poser mes clefs ou mes lunettes, ou bien encore pour m'aider à retrouver comment s'appellent les objets qui m'entourent, ou …

-N'allez pas plus loin Madame. J'ai compris ! Pour vous ce ne sera pas le mot magique le plus demandé à savoir "A-bras-Cadabras !!!" Non, non !!! Ni "C'est-Zame ouvre-toit !!!" Pas plus qu' "Archtalopuskobine-Quilovis-Quarochinovski » !!!" Non, non ! Tous ceux là ne vous servirait en rien !!! Je vous recommande celui qui a déjà fait tant de victimes, euh, je veux dire tant de merveilles ! Le fameux «Al-Zeille-meurt-Mais-ne-Se-rend pas » !!! Non, non ne me remerciez pas chère Madame ! Oubliez-moi !!!

 

Le gardien de l'oubli

 

8 octobre 2016

Participation de Marco Québec

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Carnet d’adresses

 

Fabrique des mots magiques
7, rue des Apprentis sorciers
Pays du Perlimpinpin

Fabrique des mensonges
3 1/2 , rue des Demis-vérités
Pays de la Fourberie

Fabrique des mots de guerre
2, rue des Belligérants
Pays de la Contre-attaque

Fabrique des mots gentils
6, rue Latendresse
Pays de la Douce heure

Fabrique des paroles dures
4, rue du Crève-cœur
Pays de la Blessure

Fabrique des mots de peur
13, rue de la Répression
Pays de la Censure

Fabrique des mots de révolte
1000, rue des Insurgés
Pays de la Libération

 

8 octobre 2016

La fabrique des mots magiques (Laura)

 

-Pourquoi n’écris-tu pas ce qui plait aux gens ?
-Je ne sais pas le faire.
 
Pourquoi n’écris-tu pas des romans  comme Marc Lévy, Anna Gavalda ?
Pourquoi n’écris-tu pas des  choses qui se vendent ?
Pourquoi n’écris-tu pas  des livres qui me plaisent ?
Pourquoi ne me lis-tu pas ?
 
-Pourquoi n’écris-tu pas ce qui plait aux gens ?
-Je ne sais pas le faire.
 
Je ne sais pas écrire des romans comme Musso  ou Galvada
Ils sont vraiment forts ces gens-là
Ils écrivent ce qui plait aux gens et qu’ils achètent
Ils vendent ce qu’ils écrivent
 
-Pourquoi n’écris-tu pas ce qui plait aux gens ?
-Je ne sais pas le faire.
 
Je n’ai pas trouvé la clef de la fabrique des mots magiques
Je rentre par effraction dans les mots qui cognent à ma porte
Je n’ai pas trouvé la clef de la fabrique des mots magiques
Je ne sais pas vendre mes mots, des mots qui s’achètent
 
-Pourquoi n’écris-tu pas ce qui plait aux gens ?
-Je ne sais pas le faire.
 
8 octobre 2016

Ses mots magiques (Sarah)

 

Ensemble, nous arrivons devant cette intrigante chaise rouge installée dans la rue. Elle me lâche la main pour prendre la petite pancarte et lit de cet air théâtral qu'elle prend pour dire une bêtise : "fabrique de mots magiques ici". Elle s'assoit sur la chaise et prend mes mains. Elle semble sérieuse à nouveau quand elle me dit : "Tomber amoureux, ça c'est un mot magique. Un vrai. Un de ceux qu'on fabrique depuis l'éternité avec des matériaux invisibles ; une fabrication dont personne n'a la recette. De la magie à l'état pur. C'est comme Alice au Pays des Merveilles qui dégringole dans les entrailles de la terre : tu te sens tomber, et la peur première laisse place à un tout autre sentiment. Tout juste tu te demandes comment tu feras s'il faut remonter quand tu seras arrivé au fond. Mais le résultat de cette chute, le risque de fracas au sol, tu ne le crains pas, car rien ne peut te blesser en cet instant. Tu te laisses choir sereinement, ça n'en finit pas, c'est vertigineux. Et d'un seul coup, tu te rends compte que c'est la chute la plus délicieuse que tu n'aies jamais connue. Toutes les chutes de ta vie te reviennent alors en mémoire. Tu sais, ta première chute quand tu apprenais à marcher, tes chutes à vélo, tes genoux égratignés dans la cour de récré et puis tes effondrements de grands : toutes tes erreurs, tous tes regrets, tous ces malheureux cailloux sur ton sale chemin... Toutes tes chutes prennent sens à ce moment-là. A la seconde où tu tombes amoureux , elles sont toutes réunies : c'est le condensé de tous tes anéantissements et de tes remises sur pieds, de toutes tes rechutes et de tes efforts pour remonter la pente. Tout est là. C'est un concentré du pire de ta vie, qui, au contact de la bonne personne, se sublime pour se transformer en le meilleur que tu pouvais espérer vivre. Tomber. Tomber fort et lentement à la fois. Tomber délicatement. Tomber extrêmement. Tomber jusqu'au cœur de l'univers d'une vertigineuse chute qui te coupe le souffle. C'est le plus magique des sentiments : se sentir tomber et ne jamais vouloir s'en relever, avoir le souffle coupé et ne plus jamais vouloir respirer. Je suis en train de tomber amoureuse de toi et je rêve de ne jamais l'être entièrement. Je veux chuter ainsi à l'infini, que chaque jour, quand je crois que je vais toucher le fond, me rendre compte qu'il y a encore tant à aimer de toi, tant à tomber amoureuse encore. Alors pardonne-moi de ne jamais t'aimer pleinement et laisse-moi continuer à tomber infiniment amoureuse de toi".

8 octobre 2016

À la Fabrique de mots magiques par bongopinot

Source: Externe

 
Sur une vielle chaise rouge
Une pancarte indique un atelier
Où l’on trouve de merveilleux messages
Il est tenu par deux magiciens en tablier

C’est la fabrique de mots magiques
Vous y trouverez de belles lettres
Toutes rondes, droites ou obliques
Rien que des alphabets illustres

Vous pouvez entrer et regarder
Ici il y a de beaux mots dorés
De la poésie au caractère endiablé
De la prose en guimauve animée

Vous pouvez réaliser ou demander
De jolies missives entourées de ruban
De petites bafouilles pleines d’humanité
D’élégantes pensées à mettre dans vos cabans

L’alphabet donne des mots et puis des phrases
Qui peuvent souvent réchauffer les cœurs
Des bonjours et des mercis qui s’embrassent
Et qui bien sûr éloignent tous les malheurs

Et si vous y entrez vous ne serez pas déçus
Il y en a pour tous les goûts rassurez-vous
C’est un lieu où vous serez toujours bien reçus
Une belle enseigne un bel endroit un vrai bijou

Pour rendre hommage aux mots magiques
Que l’on apprend pendant l’enfance
Et que l’on sème sur nos chemins ludiques
Pour les récolter ensuite et en saisir le sens

8 octobre 2016

Le général (par joye)

Le général

8 octobre 2016

Sam'di tout l'monde revient pour la super-soirée diapos ! (Joe Krapov)

 

Il suffit de dire « Sésame »
Et la porte de la caverne
S’ouvre sur les trésors cachés.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et de vieux ponts sur la rivière
Posent la question du parcours.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et tu fais six au jeu de l’oie :
Tu rejoues tes pas au hasard.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et par trente-huit degrés tu trempes,
Tu siestes, tu lis, tu farnientes.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et la pie t’apporte la clé
qu’elle a volée à Rossini.

Les rubis de la Castafiore
Liquéfiés dans le Bergerac,
Tu ne rebiffes aucune cave.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et les kayaks se précipitent,
En régime, des bananiers.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et l’on perd Igor en chemin
Dans ce massacre du printemps

Que joue l’été dans les sous-bois,
Enguirlandant le cœur des feuilles
Et promenant les hippocampes.

Il suffit de dire « balade »
Et tu pénètres des châteaux
Où trônent des curiosités.

Il suffit de dire « Bourdeille »
Et tu flânes, en d’autres jardins,
Parmi des fleurs d’âge moyen.

Il suffit de dire « vacances » :
Tout est changé par la magie
De la "prestigivacation".

Il suffit de dire « Brantôme » :
Toutes les dames sont galantes
Et le Périgord est plus vert.

Il suffit de dire « Brantôme ».
Ce philtre a des côtés puissants
Et j’en reprendrais bien un verre !

Mais je sais aussi être sage
Et archiver ces mille images
Pour les longues soirées d’hiver !

8 octobre 2016

Les mots magiques (Pascal)

 

La vie est constellée de fabricants de mots magiques ; d’ailleurs, au fil du temps, je me demande même si on ne marche pas qu’à ça. Ça commence tout gamin avec des : « Si tu n’es pas sage, le père Noël ne passera pas !... » Après la bêtise : « Je vais le dire à ton père !... » Après l’école : « Avec ces notes désastreuses, c’est la pension assurée !... » Après la première cuite : « Va t’inscrire à l’armée !... » Utilisés par les parents, ils sont les garants d’une tranquillité relative ; le panel est large et dépend surtout de celui qui les reçoit et de son âge…

Forcément, il y a les mots magiques, ceux qui ouvrent les sésames, tels les : « S’il vous plaît », les : « Bonjour », les : « Pardon », mais ils se perdent, ceux-là ; ils sont en voie de disparition, le siècle dernier les a enterrés avec lui. « Garde-à-vous !... » « Repos !... » « Vous pouvez disposer !... » sont les principaux sésames de la caserne mais ils sont révolus, eux aussi….

Bien sûr, il y a les abracadabras, les « Endoloris » chers à Potter, mais ça ne marche pas, sinon dans les salles de spectacles et dans les cinémas…  

Nous-mêmes, nous sommes une véritable fabrique de mots magiques ! Tenez : au chien, par exemple ! « On va promener ?... » « Où t’as mis ta baballe ?... » Si vous le voyiez frétiller de la queue !...
Pour sa moitié, on a plein de « Je t’aime » en réserve mais ils sont durs à dire tant ils nous déshabillent l’âme ; alors, on est plus pragmatiques, plus impersonnels ; c’est plus facile avec des : « On va au restau, ce soir ?... » « Tu veux ma carte bleue pour ton shopping ?... » « Et si on allait aux Açores, en vacances, cet été ?... »
En retour, c’est fou comme on aime les entendre… « On n’ira pas chez maman, ce week-end… » « Tu préfères les bougies ou la petite lampe d’ambiance ?... » « Je mets mon beau porte-jarretelles noir, ce soir ?... » Si vous voyiez comme je frétille…

« Si vous ne prenez pas vos médicaments, pépé, vous n’aurez pas votre soupe !... » « Pas de piqûre, pas de télé !... » « Si vous n’êtes pas sage, votre fille ne viendra pas vous visiter !... » sont surtout prononcés à la maison de retraite…

Au défunt, il reste les mots magiques du Salut, adressés à l’occasion toute neuve de son départ, mais ils aident surtout les survivants… Enfin, il y a les formules magiques du notaire qui mettent tout le monde au diapason de l’intérêt, pendant qu’il décachette l’enveloppe familiale. Dans le courant d’air de sa fenêtre entrouverte, on entend : « Si tu n’es pas sage, le père Noël ne passera pas… » et tout recommence…

 

8 octobre 2016

LA FABRIQUE DES MOTS MAGIQUES (Lorraine)

 

            Je me suis trompée de porte,  et au lieu du magasin habituel où j’achète mes rêves éveillés, je me suis trouvée dans un atelier plein comme une ruche de petits chapeaux comme on n’en fait plus. J’allais partir quand une voix de clochette chantonna :

            - Vous voulez des mots magiques ? Bonjour, les voici !

            Et derrière la frimousse fripée d’une souriante grenouille, s’élevèrent des pancartes griffonnées de « je t’aime, « Bisous », « N’aie pas peur », « Je suis là », la vie est belle », et enfin « Assiéds--toi ». Et sans le vouloir, je m’assis. La grenouille souriante me mit sur la tête un chapeau pointu et j’eus l’air d’une fée ; un chapeau rouge  et je devins le Petiit Chaperon des légendes ; un voile perlé me fit sultane, une couronne reine d’Angleterre.  Hum !

            - Je ne veux pas de chapeaux, mais des mots ! criai-je.

            - Les voici, les voilà ! Tu les prends, tu les jettes, tu les gardes, j’en invente tous les jours, fais-en ce que tu veux…

            Et comme des papillons s’envolèrent des syllabes dodues, gaies, insensées, prêtes à danser , prêtes à vivre. Je  tentai de les attraper au passage, elles me faisaient la nique. Je réussis à capturer « amour », « turlututu » « grelot, « harpe »…et puis je fermai les yeux car arrivaient en masse « nenni », ‘tempête », « illusion », « adieu », « jamais » et enfin « mourir » ;

            Alors je suis partie très vite. Et je me suis retrouvée chez moi, voulant me convaincre d’avoir rêvé…

 

8 octobre 2016

Des mots (Thérèse)

 

Deux p'tits mots, trois p'tits mots

te trottent dans la tête,

s'assemblent, se dénouent,

sarabande de phrases dansent devant tes yeux.

 

Dansent les mots, font des ronds de sorcières

Dansent les phrases, font des rondes d’enfants

Spirales joyeuses se mêlent et se nouent

Arabesques burlesques.

 

Chantent les mots, font de jolis poèmes

Chantent les phrases, font de belles prouesses

Au bout de ton crayon, bulles de savon

Légères, s’envolent…

 

Quelques mots griffonnés

Sur un bout de papier

Et plus tard réunis

Dans une blanche nuit

 

Des mots abandonnés

Qui sont venus pleurer

À ta porte mendier

Pour un peu d’amitié

 

Sortis de ma tête

Pour te faire la fête

Voici des mots douceur

À poser sur ton cœur

 

Mais là ces mots colère

À tanguer sur la mer

Et puis ces mots chagrin

 

Tends-moi vite la main

Que j’y dépose, nostalgie,

Un morceau de ma vie.

 

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