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Le défi du samedi

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26 novembre 2016

Pense-bête (par joye)

je crois bien

Paris : Coucou, Cousin, tout va bien ?

Cleveland : Bah oui, ici, c’est le pied, quoi.

Paris : Toujours rancunier ?

Cleveland : Moi, rancunier ? Quelle idée !!

Paris : As-tu jamais su ce qui t’est arrivé ?

Cleveland : Eh ben, oui, hein, j’étais là ! C’était un groupe de terroristes.

Paris : Ah oui, ces salauds du Daech, hein ?

Cleveland : Ben non, banane, c’était en 1970 déjà.

Paris : En 1970 ?!? Mais qu’est-ce qu’on protestait à cette époque-là ?

Cleveland : Tu as toujours été nullos en histoire. La guerre en Viêt-Nam…

Paris : Viêt-Quoi ?  Ah, oui…Indochine…

Cleveland : Nan, idjot, Indochine est ton groupe de rock préféré.

Paris : Ah oui, j’ai oublié. Bon, ben, pourquoi ne l’a-t-on pas opéré ?

Cleveland : Ils disent que c’est pour commémorer le fait historique. Perso, je pense…

Paris : …tu penses quoi ?

Cleveland : Qu’ils ne voulaient pas dépenser le fric.

Paris : Ah, j’imagine bien. Après tout, c’était avant l’Obamacare.

Cleveland : Eh oui. C’mec, il va nous manquer.

Paris : Je pense bien.

Penseur de Rodin de Cleveland, altéré par une bombe artisanale le 24 mars 1970

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26 novembre 2016

Vraiment pas raffiné ! (Joe Krapov)

PR 107 ans 2


PR Sculpteur


penseur-rodin-toilettes

Mettre un cautère sur une jambe de bois, c'est un peu comme panser un rondin !

PR jeu d'échecs

- Je ne me rappelle plus. C'est à lui ou c'est à moi de jouer ?
- Je ne me souviens plus. J'ai les blancs ou les noirs ?

PR occupé 2

- Jamais moyen d'être tranquille, par ici !

PR occupé 3

 - S'il frappe encore une troisième fois, ça va ch...

PR piaf

 A tous les oiseaux de passage qui me demandent 
ce que je fais là je réponds : "Je médite, piaf !".

Photos empruntées sur le web et détournées par mes soins.

26 novembre 2016

Participation de Thérèse


Aujourd'hui me vient encore cette drôle d'impression, comme une certitude, l'intime conviction

- que nous sommes de purs esprits enfermés dans des corps
- que seul compte l'esprit
- que le corps, simple véhicule, n'a aucune espèce d'importance
- que nos esprits se retrouvent en un seul, à la fin de nos vies terrestres
- que nous avons perdu la mémoire de nos origines...

Peut-être la retrouvons-nous au moment de partir...

Je laissais mon esprit divaguer au hasard et le pourquoi de la vie s’est immiscé de nouveau.
C’est un peu comme le bouchon d’un pêcheur qui s’amuse avec l’onde, à disparaître et revenir dans une autre échelle d’espace-temps, comme la ficelle d’un cerf-volant qu’on cherche à retenir, à rattraper, et qui s’échappe, glisse de ta main.
C’est comme si mon esprit cherchait à s’ouvrir sur une vérité, comme une inconnue oubliée que je devrais connaître, la sensation viscérale d’une chose importante qui nous concerne tous, la certitude de quelque chose d’incommensurable, de tellement grand qu’il ne peut être contenu dans un seul esprit humain sans doute.
Peut-être avons-nous en chacun de nous une parcelle de ce savoir oublié, qui rejoint une mémoire collective, un peu comme les fourmis, et qui tente de ressurgir par intermittence.
Une entité ?...  
Je crois que nous sommes un seul et même esprit éparpillé à travers l’Univers.

Ça peut paraître prétentieux mais je crois que nous sommes Dieu..
Ce dieu que nous nous plaisons à affubler de tous les noms,
ce dieu pour qui tant d’innocents sont mutilés ou sacrifiés sur un autel imbécile,
ce dieu que nous invoquons ou que nous renions tour à tour selon nos humeurs.

Et nous reviennent, par bribes, des morceaux de cette mémoire collective à mesure que s’ouvre notre esprit, comme des rais de soleil qui cherchent à trouer des nuages obscurs.

26 novembre 2016

Le Musée Rodin (Pascal)


« Bonjour mesdames et messieurs, bienvenue au Musée Rodin… A votre droite, vous pouvez découvrir le Penseur… »

« Germaine, viens voir !... Y a le Penseur de Machin ! Oui, de Rodin !… ‘Tain, quand il coule un bronze, le père Rodin, c’est pas pour de rire ! Son œuvre, c’est tout musclé, tout veiné, tout membru ! L’avait mangé quoi, l’artiste ? Du lion ?... S’il voit les penseurs comme cela, je ne m’imagine même pas ses athlètes !... Pas un ne rentrerait dans son moule !... Représenté sur son trône, l’a fière allure, le penseur !... Il est quoi ?... Du bide à tifs ?  Mais non, c’est une statue, il n’a pas de poils sur le ventre… Du-bi-ta-tif ?!... Si tu veux… A quoi il pense ?... Ben, quelle question ! Regarde ! Y pas de PQ autour de lui ! L’a omis le détail, le concepteur des cagoinces !... Eh ben, il n’est pas dans la merde !… Ha, ha !... La boucle est bouclée !... Maintenant, ce sont les pigeons qui lui chient dessus !... Moi, tous les matins, je fais le penseur !... Quoi ?... Comment ?... On s’en fout ?!... J’encombre ?!...Dis, Germaine, t’as payé combien pour voir cette… connerie… ?... »  

… Cet homme robuste, qui pourrait tenir le monde à bout de bras, reste bizarrement  prostré dans cette position attentiste. C’est comme si la somme de ses muscles saillants ne pouvaient pas répondre à tous ses questionnements, comme s’ils étaient complètement inutiles, réduits à l’impuissance, dans cette posture de méditation. Ce chef-d’oeuvre dantesque, je pense qu’il est là, en équilibre instable, entre brutalité et délicatesse, entre virilité et complaisance. Quand la vigueur est vaine, quand l’intelligence doit prendre le pas sur la force brutale, le corps rend les armes au profit de la réflexion. La saine dualité entre le corps et l’âme est la fabrique de l’Intelligence…  

« Papa, papa !... Il est tout nu, le monsieur !... »

… Cette sublime nudité lui procure l’intemporalité. Nul costume, nul chapeau, nulle cape, ne l’emprisonne dans un siècle éteint. Nulle extravagance d’apparence ne perturbe le visiteur qui pourrait se défiler dans des fanfreluches vestimentaires. Admettez ce mal-être. Sa pensée devient la nôtre, ses réflexions deviennent les nôtres, son ankylose nous pèse ; entre nous, ne sentez-vous pas une relation s’instaurer, presque intime, à cause de cette nudité dérangeante ? Ne vous sentez-vous pas connectés avec ce personnage énigmatique ?... Ce penseur, c’est nous. Il est notre reflet réfléchissant, l’écho des sujets insolubles qui gravitent pendant nos méditations ; il fouille dans notre propre pensée ; je crois que c’est lui qui nous visite…   

« En tout cas, il est plus baraqué que toi, ce bonhomme ! Et en plus, il pense !... Deux bonnes raisons pour dire que ce n’est certainement pas toi qui as servi de modèle… »

… Cet homme, sur sa bande d’arrêt d’urgence, mesure le passé et l’avenir dans ce présent d’éternité ; il est comme un petit oiseau posé sur une branche, attendant un autre froissement d’aile, un autre coup de vent, une autre chanson d’oiseau pour s’enfuir. Cet être d’airain qui pense, offre à la statue une condition humaine et nous ne voyons plus un édifice, une œuvre, une sculpture, non : dans nos esprits, nous l’enfantons comme notre contemporain. Mieux : une projection, le prolongement de nous-mêmes. Il est un arrêt sur image, une sensation posée devant notre curiosité, une allégorie questionneuse, un paradoxe évident, où le poids du métal, sa froidure, en contradiction avec la légèreté de sa pensée brûlante nous déstabilise un peu plus…  

« Parlons-en du poids du bronze !... Si ce n’était pas malheureux de gâcher du bon métal pour le couler dans des pseudo-œuvres contemporaines !... A cette époque, il devait bien y avoir autre chose à faire, avec ce métal ! Pourquoi pas des canons ?!... Il arrivaient, les boches ; on n’était pas loin de la guerre de quatorze !... »

« Il est comme toi quand tu attends que j’ai fini de repasser ta chemise ! Je me demande à quoi tu penses ?!... »

… Rodin, pour créer son Dante, s’est largement inspiré d’« Ugolin » de Jean-Baptiste Carpeaux et de Laurent de Médicis, sculpté par Michel-Ange. Pendant cette posture attentiste, on admire la finesse des détails, l’imposante musculature déployée et l’inutilité de cette force par opposition à cette attitude. Donner du mouvement à une statue, c’est un art mais lui offrir la pensée, c’est du génie. Pendant la Comédie, devant la Porte, il est Dante observant les neuf cercles de l’Enfer, décidé à transcender sa souffrance par la Poésie. Ici-bas, réfléchir à sa condition, c’est apprivoiser le diable, c’est continuer de soupirer pour survivre à son hypocrite existence…  

« Mon Amour, penses-tu à moi quand l’endormissement accapare tes rêves ? Vois-tu les ricochets de mes sourires comme les cercles concentriques du Paradis de Dante ? Est-ce que tes sentiments illuminent la force de ton allant ?  Quand je suis près de toi, est-ce que je suis plus forte que tes préoccupations les plus souterraines ? Mon Amour, vois-tu dans mes pensées ?... »

« A force de se geler les fesses, le Dante,  il va attraper des hémorroïdes… »

« Il est dix-huit heures… Mesdames, messieurs, le Musée Rodin ferme ses portes. Réouverture demain à neuf heures…

26 novembre 2016

Miracle de la pensée recyclée (EnlumériA)

 

D’après vous, quel rapport y a-t-il entre Michel Delpech et un singe en batiste virevoltant de neurone en synapse jusqu’à ce que sommeil s’en suive… Ou pas. Quelle alliance peut bien se nouer entre un Saint Jean-Baptiste buvant chez Lorette et le quintet Cinq Jean bassistes interprétant Quand j’étais chanteur sous les fenêtres de Marianne — Dieu ! Qu’elle était jolie ! — accompagné d’une armée de douze singes de retour de l’île de Whight et pis et pis…

Du coup, je ne sais plus à quoi je pensais, moi. Ah oui ! J’étais au lit à cultiver une insomnie carabinée et une sourde envie de…

Maintenant que j’y pense, c’est ballot pour un insomniaque d’avoir sa chambre à l’étage et les toilettes au rez-de-chaussée. Quelle poisse ! Le temps d’arriver en bas, l’envie sera passée, le sommeil revenu et Michel Delpech ma foi…

Le temps de remonter, pensif et somnolent, et le manège reprendrait dans cette stupide caboche qui me tenait lieu de capharnaüm à pensées et de réserve à phrases toutes fêtes et lieux communs dignes des transports du même nom.

Autant rester assis tranquillement sur le trône, songeur, à faire mes gammes et à attendre le…

Ah ! Voilà que ça vient ; ponctué par un puissant bâillement et un vent… capricieux.  

Mais maintenant que j’y pense…

Reste-t-il du papier-toilette ?

Penses-tu !

 

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26 novembre 2016

Participation de Venise

 

Alors se dit-il  les Américains de Donald TRUMP pensent que la terre est plate !!

26 novembre 2016

Participation de Prudence Petitpas

PenseurA quoi pense-t-il ?

On se le demande, un penseur qui pense, pense forcément à quelque chose !
Et s’il ne pensait pas, s’il avait la faculté de se vider la tête de toutes ses idées ? si ses pensées s’étaient envolées pour laisser place au vide sidéral, au calme plat, à ce moment où l’on n'a rien d’autre à faire qu’à accueillir ce qui arrive, à cet instant présent où les sensations, les perceptions sont tellement plus importantes que les pensées parasites qui passent sans s’accrocher, sans s’orienter, et où l’esprit n’est plus focalisé que sur nos ressentis, que sur ces messages forts que nous envoie notre corps…
Et bien, pour moi, ce penseur ne pense pas, il attend, il observe, il reçoit, il perçoit, il est rempli de sensations agréables qui le rendent vivant, il ne veut plus se laisser embarquer par des pensées parasites, il n’est plus le pensouillard qui tourne dans le vide, ce hamster sportif qui ne vit qu’au gré de ses challenges… qui tourne toujours plus vite et nous donne mal à la tête. Ce penseur n’est pas un penseur, c’est un être évolué qui se place bien au dessus de ces petites pensées de rongeurs décadents. Ce penseur ne pense plus, alors arrêtez de vous demander ce qu’il pense… il est dans le néant des pensées du monde et sourit à son être intérieur qui l’emmène vers la lumière…

 

19 novembre 2016

Défi #430

A quoi pense-t-il ?????

 

Penseur

D'après une idée proposée par Joe Krapov

 

On se le demande !

Vos réponses sont attendues

à samedidefi@gmail.com !

A tout bientôt les amis !

19 novembre 2016

Ont écrit sans des rats pages

19 novembre 2016

Participation de Venise


Je venais de terminer les examens
Il me fallait absolument une cure d’espace.
Mais je ne savais toujours pas où celles-ci me mèneraient.
Botaniste, ornithologue ?
Gardien de phare me séduisait!!

C’était bien la peine de faire 7 ans d’études me disait mon père, pour tout laisser tomber  
« Ton ras le bol m’afflige «

L’horoscope est en plein essor papa je vais me tailler la part du roi, et bâtir un fief immense au cœur de la ville avec cette activité .
Un seul remède à ton ras le bol m’avait dit un ami
L’alcool.

C‘est vrai - je cherchais la disgrâce .
Alors j’ai pensé à écumer les océans à la recherche d’un désir, je voulais tout effacer de ce que j’aurais pu être et repartir à zéro.
J’ai fait peau neuve, et je me suis souvenu de cet adage de lao Tseu.

« Un voyage fut il de milles lieues débute toujours sous votre chaussure .

 

ve01

19 novembre 2016

Un livre comme une plongée (Laura)

Un livre comme une plongée "A rebours" de l'alphabet d'une bibliothèque
Le catalogue d'une exposition sur Félix Ziem comme une plongée dans le beau
Qui prend les traits du port de Martigues, de la lagune de Venise, de Constantinople
"Le corps de la sculpture" à la quatrième Biennale  en 2016 de Yerres dans l'Essonne
Le commissaire parle de cet art comme une "poésie dans le vacarme" de la ville.
Réécouter "Le vent dans les roseaux" de William Butler Yeats traduit par André Pierre de Mandiargue,
Ces belles éditions, bilingues, illustrées où l'on sépare au coupe-papier les pages.
Aller voir dans le monde entier, les architectures de Frank Lloyd Wright ou Wilmotte.
Le Musée Guggenheim à New York pour l'un, le dernier stade de Nice pour l'autre.
Il manque dans cette bibliothèque "Le portrait de Dorian Gray" perdu vers l'Atlantique
Mais j'ai réparé un peu cette "perte" en allant voir l'exposition Oscar Wilde en octobre.
Dans ma chambre à moi, ma bibliothèque d'âme, il y a forcément Virginia Woolf
Et avec elle ma professeure de lettres par correspondance qui m'a fait aimer "Les vagues."
C'est mon cher Gérard de Nerval qui m'a fait avec Watteau embarqué pour Cythère.
Avec Woody Allen et Andy Warhol, je pars pour New York, l'un m'emmène à Manhattan;
L'autre m'entraîne vers le Velvet Underground voir sa "Marilyn rose", admiration partagée.
Un livre comme une plongée, un voyage entre eau du ciel et terre de feu, une plongée d'âme.
 
19 novembre 2016

RAZ LE BOL ! (Alain André)

 

Je ne supporte plus les propos des « gens biens » sur nos semblables genre  :

« Oui! y’en a marre de tous ces immigrés! tous  des terroristes en puissance », « ces arabes  qui viennent nous pomper notre fric ! » « Et nous, quand on a besoin d’aide, y a plus rien pour nous, c’est tout pour eux ! » « Il faut fermer nos frontières » Expulser, Etc. Etc. 

Quel rapport y a-t-il entre les injustices (réelles, je peux en témoigner !) que subissent certains de nos compatriotes et l’aide que nous apportons à des être humains qui fuient l’horreur ?

Faut-il les laisser croupir dans des « jungles » indignes comme à Calais et ailleurs? Peut-on les laisser sans soins médicaux sous prétexte qu’ils sont… illégaux, ou demandeurs d’asile ? Qui peut penser que ces migrants  viennent ici pour le plaisir ? Et « ON » croit vraiment que l’aide légitime qu’on apporte à ces malheureux prend la place d’éventuelles prestations que nous n’aurions pas, à cause d’eux : Ils le croient ça ?

Chiffres de l’insee :  La France compte en moyenne 10% d’étrangers ( en gros 6millions 500 000 dont 50% sont d’origine européenne !) Le RSA n’est accordé  à un immigrant qu’au bout de 5 ans de résidence en France (les étrangers ne représentent  que 13% des bénéficiaires du RSA). L’immigré ne perçoit pas d’allocation, contrairement à ce que l'ON dit, seuls les demandeurs d’asile (en conformité avec la convention de Genève et les lois européennes) perçoivent une aide, uniquement pendant l’instruction de leur dossier : 330 euros/mois pour un couple, un hébergement, et les soins gratuits. On est donc très loin des affirmations de certains, il est simplement normal de traiter dignement les êtres humains qui se trouvent sur notre territoire. On est très loin d’une vague de submersion, ni d’un risque de faillite de nos finances publiques. Il est parfaitement possible de mieux prendre en charge nos ressortissants sans jeter l’opprobre sur les étrangers. Beaucoup d’entre nous sommes des descendants d’immigrés (j’ai une grand-mère polonaise, par exemple), dois-je citer des noms d’immigrés français ? ( Sarkosi, Morano, Dati, Valau-Belcacem, El Komhry,  Hidalgo, Vals, et bien d’autres encore)  Nos parents ont fuit leurs pays pourchassés et/ou l’Algérie pour nos amis, frères et cousins, pieds noirs ou « harkis » ( comme je déteste ce mot, harkis, au lieu de français… parce qu’ils étaient et se voulaient français !) l’Espagne de Franco pour nos amis espagnols, l’Italie…Contre le fascisme ! Et qu’en est-il des combattants des 2 guerres, marocains, algériens, sénégalais, camerounais et maliens ?

Comment peut-on affirmer sans vergogne que tous les musulmans sont des délinquants ou des terroristes en puissance ? Parce que, par hasard, on aurait oublié que les terroristes d’un passé récent qui ont empoisonnés notre société, étaient des « français de souche » ? Les Jean Marc Rouillant et tous ces connards des brigades rouges et autres mouvements soi-disant d’extrême gauche dans tous les pays d'Europe ; Les fous furieux du Heisel? Et, plus récemment,  un certain Anton BREVIC, un superbe facho norvégien bien blanc ?  Et tous ces malades, qui, aux USA,  tirent sur leurs congénères étudiants, tous sont des bons chrétiens. Et que dire des extrémistes de tous bords : Parce que, des extrémistes il y en a chez les chrétiens et les nombreuses sectes d’obédience plus ou moins bibliques, les sectes Moon, Témoins de Jehova, du temple solaire, qui ont assassinées des dizaines d’adeptes ; chez les musulmans il y a bien sûr, aussi, des sectes : salafistes, wahhabites, chiites plus ou moins intégristes qui représentent un nombre important de membres, certes, mais qui ne sont pas, loin s’en faut, tous, des terroristes. Reconnaitre que certaines organisations prônent des idées inacceptables, lutter contre et combattre les idées liberticides ne pourra pas se faire en stigmatisant et en condamnant tous les membres d’une religion, mais au contraire, en intégrant et en aidant celles et ceux qui veulent lutter contre l’obscurantisme !

C’est vrai que beaucoup de psychopathes se réfèrent à des courants religieux, mais pas que : Tiens ! les curés et les instits pédophiles, et les violeurs tueurs en série comme les  Dutroux ou Fourniret !   Et nos glorieux soldats qui violent des enfants au Centrafrique ! : Si ce ne sont pas des enfoirés bien de chez nous, c’est quoi ?

Ce qui est vrai, c’est qu’il faut lutter contre tous les intégrismes sur le territoire européen et interdire les pratiques liberticides comme le port du voile, les mariages forcés, les mutilations diverses (excision), l’abattage rituel hallal qui est contraire à nos mœurs et amène une souffrance intolérable aux animaux : Oui, totalement ! De manière ferme, courageuse et efficace. Enseigner nos valeurs, imposer les droits de l’homme partout, oui, mais en intégrant plutôt qu’en excluant, sinon, je vous l’affirme, nous ne ferons qu’amplifier le problème.

Ne vous laissez pas contaminer, pour notre bien, pour celui de nos enfants, apprenons à vivre ensemble, apprenons l’humanité.

 

19 novembre 2016

Y a des jours comme ça par bongopinot

Ras le bol

 
Et oui ! Y a des jours comme ça
Où le ras-le-bol s’installe
Où ça ne va pas
Et tu n’as pas le moral

Y’a des jours comme ça
Où rien ne te sourit
Où rien pour toi ne va
Et tout te semble gris

Il y a ces matins
Où tu n’as envie de rien
Où tu restes dans ton coin
Où tout est chagrin

Il y a tous ces soirs
Où sans crier gare
Blotti dans le noir
Reviennent tes cauchemars

Il y a des jours comme ça
Tu ne comprends pas pourquoi
Quand tout le monde s’en va
Ton soleil est si froid

Il y a ces drôles d’instants
Où même tes plus grandes joies
S’enfuient en chuchotant
Te glissant entre les doigts

Et puis tous ces jours
Où tu ne vis pas
Où tu n’as plus d’humour
Et la tristesse s’abat

Eh oui y a des jours comme ça
Où tout va de guingois
Mais ça ne durera pas
Alors rassure-toi

Il y aura bien d’autres jours
Où sans savoir pourquoi
Ton cœur s’emplira d’amour
Et la joie tombera sur toi

19 novembre 2016

Paon-cartes revendic-hâtives (Joe Krapov)

Non seulement ce n’était pas ma semaine, cette semaine, mais en plus les écoliers français font de plus en plus de fautes d'orthographe !
Qu’ils se rassurent ! Tout le monde s’en fout et surtout personne n’est parfait !
La preuve avec ces paon-cartes revendic’hâtives pour lesquelles j’ai décidé de lâcher prise moi aussi.

RAT LE BOL !

DDS 429 Coccinelle de Gotlib avec pancarte

ÂNON, ALORS !
CA SUFFAT COMME CI !

CESSONS DE RENARD-CLÉ !

RAT LE BOL DU BOLÉRO DE RAVÊLE !
ON NE PEUT PLUS LE BLAIREAU !

CASSE TORT, PAUV’CON !

IS’N’T IT A WAPITI ?

ARRETEZ VOS COCCYX-GRUES !

A BAS ANNE D’AUTRUCHE !

UN AILÉ FAON,
ÇA TRUMPE ENORMEMENT !

QUAND C’EST FLOU
C’EST QU’IL N’Y A PAS AFF LE LOUP !

ON VOUS SCOLOPENDRA TOUS !

ET C’EST TAPIR POUR VOUS !

C’EST KOALA, CES CAPRICES ?

J’ÉCRIRAI « GIRAFFE »
COMME QUE ÇA ME PLAIT !

CAPRICES, C’EST PAS FINI !

FAISEZ LA MOUCHE PAS LA GUÊPE ! (Sttellla)


LE TIERS-COCHON DE PAYANT,

POUR L’OTO RHINO, C’EST ROSSE !

IL FAUT RECHIMPANZÉ LE MONDE !

HIPPO, DÉCAMPE !

NOUS SOMMES
LES NOUVEAUX THANK-HULOTTE !

HALTE A LA CHIEN-LIT !

REVOLUTION SANGLIER GARE !

PHOQUE THE PELISSE !

BERNIQUE LA BERNACHE !


HALTE A L’ANIMAUX ROSITÉ !


110017158_o


SOURIS, HÉ ! VOUS ETES VIVANTS !

C’EST FOURMIDABLE !

VIVE L’ALMANACH PIVERT-MOT ! 

sempe-ty

 Merci à Sempé et Gotlib pour leurs images !

19 novembre 2016

Carte postale des Himalayas (par joye)

carte postale des Himalayas

Et, pour vous faciliter la lecture, parce que "Sympa", c'est mon nom de famille...

A comme ras l’anus (bin quoi ? c’est un terme scientifique ! noméo !)

B comme ras le bol (ouaipe, car pas de bol….)

C comme ras le cucul praliné (afin qu’on ne revienne pas chocolat)

D comme ras le dossier (affaire classée sinon classieuse)

E comme ras l’euphémisme (pisque je suis trop polie, moi, pour dire merde)

F comme ras le flacon (merci Fugain)

G comme ras la gondole (pardon Venise)

H comme ras le haram (je vous l’expliquerais, mais c’est défendu)

I comme ras les iridées (c'est que...y’en a marre, ma fleur)

J comme ras les rabat-joye (vous savez qui vous êtes)

K comme ras le kif-kif (c'est la fin des bourricots)

L comme ras les ailes (faut suivre)

M comme ras la marée (y’en a qui vont gueuler, tant pis, y’en amarre)

N comme ras le neurone (celui qui me reste)

O comme ras l’opéra (Garnier, Bastille, Winfrey, c’est au choix)

P comme ras le pépère (amer, ne fût-ce sur mer)

Q comme ras la quiddité (quiddité ? je veux un café, moi)

R comme ras la rascasse (noble poisson épineux d’Épinay épicé, tout)

S comme ras le sacerdoce (pas facile de le placer, çui-lô, y’en suis toute fière, moi)

T comme ras la tarentule (onde anse ?)

U comme ras l’uvula (gargarisons avant de sortir, la grippe est de saison)

V comme rah ! le Vegas !  (quelle plume !)

W comme ras le week-end en wagon en Wallonie (voui, je garde l’espoir)

X comme ras l’abscisse (car x-axis en angloesisch)

Y comme ras le yak (y a photo, yak à regarder en haut)

Z comme ras le zizi et le zazou (passque, à la fin, faut z’y faire)

19 novembre 2016

Participation de Thérèse


« Ah mais non, ça n'est plus possible ! C'est quoi cette histoire d'adopter un deuxième chien ? Tu crois que tu n'en as pas encore assez ? Mais ça va devenir une vraie ménagerie chez toi ! Deux chats, deux cochons d'inde et maintenant deux chiens ! Non mais franchement, ça ne va plus du tout ! »

« Mais maman, c'est pour dissuader les voleurs. Ça fait plusieurs nuits qu'on entend de drôles de bruits. L'autre fois, on a eu tellement peur qu'on n'a pas fermé l’œil. Et puis l'autre matin, on a retrouvé le grillage du jardin qui était baissé. On a téléphoné aux flics mais tu sais comment ils sont : ils nous ont pris pour des barjots. Ah si ! Ils ont quand même pris la peine de se déplacer quand on les a rappelés une deuxième fois ; ils ont inspecté les lieux et tout ça pour nous dire "Faut pas vous inquiéter, c'est sûrement des chats. Mais n'hésitez pas à rappeler si ça se reproduit !". Ben oui bien sûr, des chats qui essaient d'ouvrir les volets des fenêtres et la porte, des chats assez gros pour rabaisser le grillage, et qui ont même trouvé le moyen de casser le détecteur de mouvements de la lampe au-dessus de la porte. D'ailleurs, tu as pu le constater toi-même ! On a même dû remplacer la lampe. »

« Ah oui, et tu crois qu'avec un deuxième chien, ça va résoudre le problème ? »  

« Avec un deuxième chien, je me sentirai plus en sécurité ! Et puis ça reviendra moins cher que l'agence de sécurité qu'on avait contactée. Ils sont venus nous établir un devis mais laisse tomber, c'est même pas la peine d'y penser...»

« Ecoute, ma fille, il va falloir trouver une solution. Là, je ne vais plus pouvoir continuer à t'aider. Tu te rends compte !? Le crédit de ta voiture, ton loyer, sans compter tous les à-côtés que je te paye. Tous les mois j'ai la boule au ventre. C'est pas compliqué, tes fins de mois commencent dès le début du mois, c'est un cercle vicieux. Ce n'est pas avec le mince pécule que te verse Pôle emploi que  vous allez arriver à vous en sortir à deux. Tu as pensé aux frais de véto supplémentaires et à l'achat des croquettes ? Je suis toujours à me demander comment je vais m'en sortir le mois suivant. A force de t'aider financièrement, mes maigres économies fondent comme neige au soleil. »

« Et puis ton copain, qu'est-ce qu'il attend pour se trouver un boulot ? Il n'a même pas touché le RSA le mois dernier... »

« Il attend une réponse pour sa formation d'agent de sécurité. »

« Ah ben, à mon avis, il peut attendre longtemps. J'ai pas l'impression qu'il se bouge beaucoup. Tu ne trouves pas que tu t'es fait avoir, sur ce coup-là ? Mais quelle idée aussi d'avoir quitté l'autre pour te remettre avec un qui n'a pas le sou ! Et ses leçons de code de la route, elles avancent au moins ? Je me demande vraiment s'il cherche à s'en sortir !...
Tu sais, ma fille, c'est bien beau, l'amour. C'est très bien aussi d'avoir des rêves mais on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Et là, il va vraiment falloir trouver un moyen parce que vous êtes en train de me foutre sur la paille, tous les deux. »

« Oui Maman, je sais, je suis désolée de t'imposer tout ça. Je sais combien je te dois mais il y a toujours quelque chose qui se met en travers de notre chemin. Quand je pense qu'il y en a qui font des gosses rien que pour avoir les allocs… Je trouve ça scandaleux. Moi aussi, j'en voudrais bien, des enfants, mais pas comme ça ! Je ferai un bébé quand on aura une situation stable, pas avant ! »
Et la voilà qui éclate en sanglots…

« Oh non ma Pitchoune, ne pleure pas. Allez, ça va s'arranger, ne t'en fais pas. Je suis sûre que vous allez finir par vous en sortir. »

Ainsi conversaient une mère fatiguée et sa fille désabusée.

19 novembre 2016

Y a des jours comme ça (Pascal)


Y a des jours comme ça, la coupe est pleine, le ras le bol général s’installe, et celui-là plus qu’un autre, l’aigreur, la contrariété, la peine, l’impuissance, le dégoût, le cynisme, le remplissent inexorablement d’une Amertume sidérale…  

Je suis allé voir mon pote d’enfance aujourd’hui ; voilà plus de cinquante ans qu’on se fréquente. Ce n’est pas brillant, il se morfond au fond de ses draps d’hôpital avec son cancer en évidence ; son dernier AVC l’a laissé complètement déglingué. Je ne sais pas s’il me reconnaît vraiment ; il a perdu toute sa faconde, sa hardiesse, son allant, sa gueule de conquérant sans peur et sans reproche, celle qu’il mettait en avant quand il défendait la veuve et l’orphelin. Quand il ouvre la bouche, ses lèvres se déchirent en se décollant mais c’est à peine s’il grimace pendant ce pénible contretemps. Il me parle par signes parce que la moitié de sa figure est encore paralysée ; c’est juste pour me réclamer une crème, un spray rafraîchissant, la télécommande de la pompe à morphine. Je sais qu’il me comprend ; quand je lui ai parlé de Léonard Cohen, ses yeux se sont mis à se remplir et je peux vous jurer que ses larmes brûlantes étaient du pur extrait de jouvence.
De tous les discours qu’on a eus ensemble, ces grands discours exaltés sur le monde, sur la bonne Méthode, sur les filles, sur l’honneur, le courage, le meilleur, la pêche, la Mort, etc, il ne reste plus rien ; il cherche seulement à sauver sa peau avec ses restes d’instinct de survie.
Il m’a réclamé son portable, il était sur la table de nuit. Il a pianoté dessus pendant un bon moment ; l’écran restait désespérément éteint et je suis sûr qu’il voyait sa terrible gueule de naufragé dans le reflet de l’appareil. Il est resté un bon quart d’heure à le tripoter nerveusement comme s’il ne connaissait plus le sésame de son ouverture. En désespoir de cause, en autre dépit, il l’a rejeté à côté de lui. C’était encore la fin du monde dans ses yeux. La batterie était à plat, je l’ai mise en charge derrière son oreiller…

Sur le lit d’à côté, un souffreteux reculait sa dernière heure à coups de toux caverneuse et de crachats incessants. A chaque assaut de la Camarde ravageuse, toute sa carcasse tressautait comme s’il était criblé de balles au peloton de son exécution morbide ; ses râles prolongeaient la sentence et tout recommençait…

Alors, c’est comme cela, la fin ? Au tri sélectif, à la Porte de Sortie, chacun doit montrer ses faiblesses comme le passeport obligatoire vers l’Eternité tourmenteuse ?... Toi, mon ami, c’est cancer, détresse respiratoire, chimio, radiothérapie, infection de la sonde gastrique, de la sonde urinaire, AVC, paralysie, et j’en oublie…
Au top cinquante des emmerdes, t’as gagné le gros lot. T’es en haut de l’affiche, t’as à peine soixante ans, t’es plus maigre qu’un pensionnaire d’Auschwitz après quatre ans de régime, tu ne tiens plus debout ; t’es plus moribond que ce pauvre clampin anonyme qui se meurt dans le lit d’à côté…  

Tout à coup, un infirmier est entré dans la chambre ; la prise de sang habituelle était à l’ordre d’une nouvelle bataille. En livrée de sans cœur, comme si la Déchéance était l’ordinaire ici, il oeuvrait tout à sa besogne de piqûre brûlante. Mais regarde ses mains, ses poignets, ses bras, c’est tout bleu, c’est tout noir ! C’était un véritable bourreau, ce bonhomme ! A force de la fréquenter, blindé, il se foutait bien de la détresse humaine en général et de mon pote en particulier. Il l’a ajusté, l’a planté, l’a aspiré plus que par la veine qui coulait mal dans sa seringue. Mon pote me regardait désespérément comme s’il recevait son injection létale…

Mon Ami de toujours, tu aurais pu attendre encore quelques années ; tu aurais profité d’Alzheimer, de Parkinson, tu aurais oublié ta dignité, tes diplômes et tes décorations, au fil du temps. Pour soigner ta solitude, tu aurais pris un chien, un chat ; ils t’auraient donné la force d’exister seulement pour que tu ailles les promener dans la rue ou acheter leur bouffe. Tu n’auras même pas le temps de boire tes meilleures bouteilles de vin, de devenir acariâtre, ombrageux, organique. Tu te rends compte ? Tu vas rater les épisodes des Feux de l’Amour, ta dernière dent, les progrès de tes petits-enfants, la prothèse de hanche, les gâteaux d’anniversaire, le diabète, la prostate, la canne, les rhumatismes, etc.
Ta baraque n’est même pas finie de payer ; toute ta vie, t’as trimé pour avoir le plaisir de tondre ton carré de pelouse, t’as économisé plus qu’un rapiat pour ton bout de piscine et tu n’as jamais trempé le cul dedans. C’est con, à quelques mois près, c’était la timbale de la retraite ; laborieux, depuis quarante ans, tu pensais la décrocher mais t’as seulement chopé le cancer en remerciement. En y repensant, cette retraite, c’est comme le pompon rouge qu’on agitait devant nos yeux sur les chevaux de bois. Tes considérations d’avenir, le Portugal comme havre de paix, loin de cette France qu’on ne reconnaît plus, ta pension acceptable, c’était ton leitmotiv, ton flambeau, ton avenir…

Dans le couloir, quelqu’un gueulait ; c’était forcément un humain parce que j’étais dans un hôpital. Je ne sais pas si c’était une femme ou un enfant ; ces cris étaient ceux d’un animal blessé ; soumis à l’inquisition incisive de la Douleur, il couinait fort comme s’il avait laissé sa jambe dans un piège découpant. C’était pathétique et tragique ; j’aurais voulu être sourd pour ne rien entendre…

Si tu savais comme j’ai l’air con, assis sur cette chaise de visiteur, avec cette bonne santé à la proue de ma gueule de visiteur paumé ; il me semble que je ne suis pas partie prenante dans cette sale aventure, que je t’ai abandonné, que je t’ai laissé seul affronter cette âpre bagarre perdue d’avance. Parfois, je voudrais avoir le cancer et être allongé sur le pieu d’à côté pour partager cette sinistre misère ; on combattrait ensemble ce mauvais purgatoire, on aurait nos fidèles armes d’Amitié pour contrer cette fatalité ; c’est sûr, à deux, on vaincrait cette Faucheuse insolente ! On partagerait la Souffrance, on s’encouragerait, elle deviendrait supportable…  
Tu te souviens ? J’étais l’épuisette de la grosse truite que tu attrapais, tu étais le preux tireur de notre équipe de pétanque ; aux échecs, tu me laissais gagner, à l’apéro, tu me laissais le dernier glaçon, pendant nos escapades adolescentes, tu me laissais piloter ta mobylette ; je pourrais remplir des pages et des pages de toute notre Amitié partageuse.
Depuis longtemps, « je sais qu’elles l’ont toutes en long » et, aujourd’hui, j’ai honte de m’être battu contre toi, un jour de jeunesse, à cause des mêmes filles…

Mon pote était plongé dans la contemplation cathodique d’un Barnaby ; il regardait les images qui bougeaient et j’avais l’impression qu’il voulait courir avec l’inspecteur, embrasser l’actrice, boire cette bière, conduire cette voiture, visiter cette demeure, se tremper sous la pluie du feuilleton…

Toi, c’est dans la Douleur que tu quittes ta Vie.  Il fallait choisir entre la maladie brutale, assassine, désolante, et la longévité dans la vieillesse prudente mais dégénérescente. Comme d’habitude, tu es passé devant ; tu as pris le pire pour m’en éviter la Souffrance.
Comme quand on était gamins, à chaque embrouille, ici aussi, on dirait que tu es passé devant, que tu l’as fait exprès, pour m’éviter ce mauvais coup du sort. Aussi, chier dans des couches, ce n’est pas pour toi, ton ego en prendrait trop dans la gueule.
Dehors, c’est le grand soleil ; je ne comprends pas ses manœuvres hypocrites. C’est toi qui pars et c’est moi qui suis glacé. Dans ce dehors, il court plein de gens vers leurs obscures occupations ; malheureusement,  tu sais, comme moi, que le monde est rempli de cons mais, à cette seconde, ils sont tellement mieux portants que toi…  

Son portable était chargé ; son bout de sourire était déjà une victoire. Quand il a enfin trouvé comment envoyer un texto à sa fille, un de ces mots la réclamant encore et encore  à son chevet, son téléphone lui a échappé des mains et il a explosé sur le sol. Dans ses yeux immenses de chien battu, c’était la panique, c’était pire qu’une mauvaise prise de sang, une sanguinaire ; je voulais être aveugle pour ne plus rien voir…
Je me souviens des morceaux épars qui crissaient sous mon pas quand j’ai voulu récupérer son portable. Notre Dieu miséricordieux, celui du catéchisme, de la communion et du mariage, n’était manifestement pas dans cette chambre…

Je voulais arracher toutes ces perfs, le prendre dans mes bras, le soulever de son linceul, nous enfuir dans les couloirs, retrouver ma bagnole et descendre ensemble jusqu’à la mer. Je l’aurais installé sur le sable, face à l’horizon ; comme une émouvante symphonie de plage, on aurait écouté les vagues et le chuchotement du ressac avec juste assez de brise marine pour qu’elle cache nos larmes d’Amis connivents. Avec un peu de chance, on aurait profité du coucher de soleil, de ses effets étincelants, de ses chimères dansant au bout de la mer et, la nuit venue, on aurait vu briller notre bonne étoile, on l’aurait comparée, on l’aurait astiquée avec nos meilleurs soupirs…

Allez, il me semble déborder de la marge du sujet en cours ; je vais arrêter là, parce qu’ici, ce n’est pas le bureau des pleurs. Oui, y a des jours comme ça, la coupe est pleine, le ras le bol général s’installe, et celui-là plus qu’un autre, l’aigreur, la contrariété, la peine, l’impuissance, le dégoût, le cynisme, le remplissent inexorablement d’Amertume…

19 novembre 2016

Réveil de léthargie (JAK)


Certains matins vous assaillent, on ne sait bien pourquoi
On se lève du pied gauche j01

 
Se sentant mal dans ses  j02


Les yeux bouchés, on ne voit plus la vie en  
j03



Tempo insoutenable, overdose de désastre

Le café de coutume stimulant, déborde de la tasse, et le beurre tartiné reste rigide et froid
On regarde les infos.
Déployée, installée la sinistrose envahit notre écran.
La météo elle-même affiche son alarmisme, les prévisions catastrophiques se dessinent en vague déferlante


Dès lors le plus urgent
j04aux yeux du supplicié,
Retomber illico dans les bras de Morphée
Sous une couette chaude  
j05


Attendre que demain  soit un jour différent.
Et qu’à nouveau   le soleil
j06illumine la vie.


Ce renoncement, ce retour au ventre maternel, ce repli sur soi-même, seul semble salvateur, faisant alors   tourner le monde en mode déraisonnable.
Il suffirait pourtant……
Sur cette terre   aimée cependant houspillée
 Que les hommes, réagissent et prennent leur destinée en mains.
Ce serait peut-être une potion magique pour palier   au ras le bol général.
LE remède placébo !

19 novembre 2016

Rien ne va plus (Vegas sur sarthe)

 
Oui, y'a des jours comme ça
où y'a trop d'piment dans l'harissa
où les samoussa sentent le pissat
où la métisse d'iBiza
ne s'appelle plus Melissa

Oui, y'a des jours comme ça
on croit qu'ça va couci-couça
on s'exilerait aux USA
eux viendraient là et vice-versa

Et y'a des jours comme si
y'avait plus de démocratie
plus d'aspirine en pharmacie
et plus de départs à Roissy

Oui, y'a des jours comme si
on ne riait plus d'Omar Sy
y'avait plus d'suisses en Helvétie
plus rien en nous de Tennessee

Alors on prie pour qu'il y ait
du vrai piment, de l'antillais
du vrai pastis, du Marseillais
dans nos bourses des gros billets

en attendant qu'un jour on voie
des muets avec des portevoix
des vélos à pédales wah-wah
la dame de Haute-Savoie
et notre reine de l'Iowa...

19 novembre 2016

Ces jours (Marco Québec)


Il y a ces jours
Où je me sens moche
Où je file tout croche
Où je désespère de la vie
Où la vie désespère de moi

Il y a ces jours
Où je ne crois plus en moi
Où je ne crois plus en vous
Où je ne crois plus en vous et moi

Il y a des jours
Où le soleil se cache
Où je cache le soleil
Où je me cache du soleil

Il y a ces jours
Où rien ne me tente
Où tout m’épouvante
Où les fleurs fanent
Où je fais faner les fleurs

Ne venez pas ces journées-là
Ne venez pas dans ces temps-là

Il y a ces jours
Où je quitte le rire
Où le rire me quitte
Où les ombres m’habitent
Où j’habite les ombres

Il y a ces jours
Où tout est lourd
Où mon cœur est un tambour
Où tout est sourd
Où je n’entends plus l’amour

Ne venez pas dans ces temps-là
Ne venez pas ces journées-là

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Le défi du samedi
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