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Le défi du samedi

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5 novembre 2016

Un nouveau départ par bongopinot


Un départ dû à une mutation
Un changement tu repars à zéro
Autre endroit autre habitation
Un éloignement pour un boulot

Nouveau poste et augmentation
Et tu t’en vas ailleurs
Vers ta nouvelle affectation
Tu te prépares avec ardeurs

C’est une chance une promotion
Tu amorces un nouveau virage
Il te faut faire des concessions
Et mettre ta famille en marge

Tu prépares ton expédition
Pour ton accomplissement
Tu accrois tes ambitions
Tout le monde te souhaite bon vent

Dans ta ville d’adoption
Tu commences à prendre tes marques
Ton travail te donne satisfaction
Et tu mènes une vie saine et idyllique

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5 novembre 2016

99 dragons : exercices de style. 37, Approximativement proverbial (Joe Krapov)

Quand une vache fait deux veaux, la maison est au plus haut. Mais quand un méchant dragon qui bouffe comme quatre vient boulotter son troupeau de brebis, le paysan tire la tronche.

Face à un tel prédateur, inutile de récriminer : ventre affamé n’a point d’oreilles, la raison du plus fort est toujours la meilleure et s’il daignait répondre, l’idiot dostoïevskien, ce serait pour lui dire qu’« il faut vivre pour manger et non manger pour vivre ».

Bientôt chacun se plaint que son grenier n’est pas plein. Chacun est éloquent pour défendre son différend et où manque la police abonde la malice. Au nom de tous les siens Martin Pauvremisère s’en va trouver le roi, réclamer que la chair du mouton ne soit plus le manger du glouton.

***

Les hommes sont comme les melons : sur dix, il y en a un de bon. C’était le cas de ce roi-là. Il s’appelait Pozol.

A porter ses amis, nul ne devient bossu. Pozol était très droit. Mais le coup du dragon fut un coup de massue. C’est ainsi qu’on foudroie le plus juste des rois.

Cependant, rassemblant en cellule de crise ministres, chevaliers, conseillers et savants, il fit part du problème et chercha solution.

DDS 427 Jean de Nivelle

Tout ce beau monde fut sublime ! Comme le chien de Jean de Nivelle, celui qui fuit quand on l’appelle, perdant d’un seul coup leurs grands airs, tous ces p(eu)reux se dégonflèrent :
- J’ai bon courage, dit l’un, mais les jambes me faillent !
- Qui va risquer un œil risque d’en perdre deux ! prétendit l’autre.
- On marche toujours de travers sur un plancher qui ne nous appartient pas !
- Chacun pour soi et Dieu pour tous !
- Après moi le déluge !

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point » se dit le roi levant ce lièvre. Rome ne se fera pas en un jour. Quand le malheur entre dans une maison, il faut lui donner une chaise. Le découragement est un péché mortel. Quand il faut prendre le taureau par les cornes, tous les coups sont permis et sur cet échiquier où l’on manque d’éthique rien n’interdit que l’on adopte la position du mercenaire, conclut le monarque.

Et sur son Minitel antique, il tapa – et toc ! – 36 15 Bob Denard. On lui promit Saint-Georges. Et il fut engagé parce qu’il y croyait à cette, à ce pro-messe.

***

Pendant ce temps bâfrait Balthazar le dragon, songeant, pareil au garagiste * que changement d’herbage réjouit les veaux. L’appétit d’autres mets lui venait en mangeant.

* Mon garagiste croit que « Changement d’airbag réjouit la Volvo ».

Si bien qu’insoucieux de tous les équipages qu’on avait mis en route pour le bouter hors du pays, il monta les enchères et réclama de l’homme ou même, à la rigueur, de la femme, mais tendre.

Nouvelle panique à bord. Devant l’ultimatum les jeunes gens s’enfuirent en hurlant « Mieux vaut partir à point que d’arriver saignant ».

Las le sort désigna pour passer à la casserole en premier la fille aimée du roi Pozol.

***

Glissons sur le suspens, l’angoisse des héros, la Lune montrée du doigt : votre temps est précieux, le mien aussi, il faut que j’aille voir ce doigt et le boire s’il est de Porto.

Car de tout façon, Saint-Georges est arrivé et le duel proverbial a bientôt commencé :

- Le bien n’est pas dans la grandeur mais la grandeur est dans le bien, commence le saint.
- Comment, petit humain ? Cœur qui soupire n’a pas ce qu’il désire ?
- Sol licet omnibus. Qui t’a permis d’ôter leur chemise à ces gens ?
- Charité bien ordonnée commence par moi-même.

Etc. Etc.

DDS 427 d07f488847df13fccf0cf453fd293d61

Et les deux bientôt d’en découdre. A cœur vaillant rien d’impossible, la Fortune sourit à l’audacieux jeune homme et la messe fut dite, le dragon s’écroula et on lui découpa les oreilles et la queue comme il est de coutume avec les toreros. Non, pardon, les taureaux.

L’échauffourée fut si brève qu’elle donna naissance au proverbe fameux « Il faut rendre les armes à Saint-Georges ».

On voulut récompenser le vainqueur et la princesse elle-même se fut bien volontiers donnée à son sauveur. Amour, toux, fumée et argent ne se peuvent cacher longuement. Mais à chaque fou sa marotte : celui-ci avait semelles de vent. Il ne voulut rien.

Entre le fromage et la poire chacun dit sa chanson à boire mais lui était déjà parti, laissant en lieu et place du monstre du désert, un renard, une rose et une cage en bois. A vous de dessiner cette transmutation !

Ici se termine le conte car selon l’adage bien connu : « Tout a une fin sauf les saucisses qui en ont deux ».

5 novembre 2016

Chez Belmonte (Pascal)


Alors, chez le Défi, après l’imitation, c’est la mutation ; j’ai bien fait d’attendre parce que c’est exactement ce qui s’est passé dans la maison à côté de chez moi.

Mon voisin, il est bizarre. Sur sa boîte aux lettres, son prénom, c’est marqué Robert ; avouez que cela ne laisse pas beaucoup de place à l’affabulation. Il est routier chez Belmonte, le plus grand déménageur de la région…

Comment vous dire ?... Cet été, au détour de ma tondeuse à gazon, entre les massifs, je l’ai surpris enfin, c’est lui qui m’a surpris, en train d’étendre son linge, habillé tout en fille !
Quelle n’a pas été ma surprise quand je l’ai aperçu avec un Panty froufrouteux, des chaussettes blanches montantes et des chaussons roses en longs poils de coton ! Avec son chemisier flottant et sa plume de paon au chapeau, il était presque aérien ! Dans ces vêtements si peu orthodoxes, il semblait bien dans sa peau ! Sur le fil, il n’y avait que des petites culottes de toutes les couleurs, un vrai grand pavois pour future fiesta d’escale !...

J’étais scotché dans l’herbe avec ma tondeuse ; je ne savais pas s’il fallait que je me cache derrière la haie, faire le blasé qui a tout vu, ou que je l’ignore comme si je ne l’avais pas remarqué. Il imite, je me suis pensé ; après tout, vous me direz, il est chez lui, il fait ce qu’il veut. Mais entre nous, si les routiers en privé s’affublent de cette façon, comment sont loquées les sirènes du bord de la route ?...

Ce doit être une marotte, un pari, un violon d’Ingres, une satisfaction refoulée que sa libido de quarantenaire propulse au soleil ; il y en a qui collectionnent les timbres, d’autres des maîtresses, lui, c’est se vêtir avec des affiquets de femme, qui le ravit.

Pas gêné une seconde, il m’a fait un petit coucou avec sa menotte en éventail ! Il tortillait même du postérieur pour que je ne perde rien de son extraversion ! Le temps que je réalise tout cela dans mon entendement de primaire, il avait disparu chez lui non sans avoir virevolté comme un papillon hâbleur sur la fleur de mes questionnements…

Alors, il se travestit ; il imite les filles par je ne sais quel désir de contrefaçon. Avec sa corpulence, ses bras de déménageur et son quarante-six fillette, ce n’est pas gagné. Il paraît que c’est dans la tête que cela se passe ; l’ambivalence, c’est comme les gauchers contrariés ; lui, c’est un garçon contrarié. Pas évident de vivre une vie dans un corps qu’on n’a pas désiré. La Nature s’est plantée pendant sa conception ; au coup de dé du hasard, ses chromosomes duellistes ne sont pas arrivés à s’entendre sur le sexe : visible ou caché, érigé ou profond, brûlant ou humide… Pire, ses parents l’ont habillé en fille parce qu’ils en voulaient une. Lui, pour ne pas les décevoir, il a joué le jeu, il y a pris goût, déguisements, poupées, dînette, et le voilà, le cul sur la chaise de la féminité exacerbée. Mâle ou femelle, telle est la question !...  
Et cet organe de reproduction tendu à l’envi d’une envie qu’il n’a pas ?! Il est pêne alors qu’il voulait être serrure ! Ce transgenre, cet humain un peu olé olé, sa paire de castagnettes, qu’en fait-il ?! Des concerts pour flûtes traversières et travestis toréadors ? Et que fait-on des deux oreilles ?...

Il reçoit beaucoup. Ce sont des soirées déguisements ; ses meilleurs copains de chez Belmonte sont habillés en matelots ou en chefs de gare ! A voile et à vapeur, à la queue leu leu, ils doivent jouer au petit train ou escalader des grandes vergues en cherchant des cratères d’alunissage, ces uranistes. Il a une copine, aussi, très polie, mais elle paraît vulgaire avec ses fines moustaches et ses bras musclés aux tatouages inquiétants…

Il a disparu quelque temps, mon cher voisin sodomite ; je me suis dit qu’avec toutes ses inventions vestimentaires, il était peut-être parti gagner le concours Lapine. Et puis, il est revenu métamorphosé, tout beau et tout charmant. Il ne se cache même plus sous ses froufrous affriolants ; c’est une vraie femme. Aussi, si vous le permettez, je dirai « elle » à partir de la fin de cette phrase…  

Naturellement curieux, je suis passé devant sa boîte aux lettres ; maintenant, il… elle s’appelle Rebecca… Cette extraordinaire mutation, c’était l’opération du Saint Esprit, celle qui a réparé l’étourderie de la Nature. Depuis ce miracle inespéré, ce transfuge de son sexe rattrape les années perdues à coups d’amants (si je puis dire) ; quand elle discute avec ses copines, elle joue les coquines extraverties avec des gloussements de grande symphonie. Toute fofolle, elle m’interpelle parce que son petit chien passe sous notre haie mitoyenne et je dois, dare-dare, le retrouver avant qu’elle ne s’inquiète. Il pue le Chanel, son mignon Yorkshire : pas étonnant qu’il se barre loin de tous ces parfums racoleurs.
Elle a pris des roberts, le beau Robert ; sa poitrine est plus consistante que la plupart des femmes du voisinage ; quand elle se fait bronzer sur un transat, rien de son anatomie ne m’échappe. Elle est devenue secrétaire chez Belmonte, le plus grand déménageur…

J’ai revu le bel éphèbe, celui avec les fines moustaches et les tatouages provocants pour soirées enchevêtrées ; ce doit être le régulier. Il paraît, mais c’est la rumeur du quartier qui le dit, il paraît qu’ils vont adopter. Un chien, pourquoi pas, le jardin est grand. Mais quand j’ai vu un landau sous une ombrelle, quand j’ai entendu pleurer un bébé et accourir Rebecca alarmée, j’ai compris que même les transsexuels pouvaient se reproduire…

 

NDLR :

Cette participation de Pascal constitue la six-mille-six-cent-soixante-sixième réponse aux défis du samedi !

Si 666 est la marque de la bête, 6666 doit être plus terrible encore, non ?

5 novembre 2016

Chrysalide (Thérèse)


Femme contemple son enfant
Qu’elle a chéri sa vie durant.
La mère regarde cet enfant
Qui n’en est plus un tout à fait
Et semble à présent la défier
Du haut de ses presque douze ans.
Et dans son cœur s’ouvre une plaie
Et des larmes lui viennent aux yeux.
Enfant douceur, enfant caresse
Se transforme soudain méchamment
Et ses reproches sont
Comme un coup de poignard dans le cœur.
Petit homme souffre de n’être que transition,
Pas encore sorti de l’enfance
Et presque rentré chez les « grands ».
Petit homme a si mal et si peur dans sa tête.
Que c’est donc difficile de grandir
Et que ça fait mal cet arrachement de soi !
Petit homme un jour s’en ira,
Solitude le remplacera.

5 novembre 2016

Je ne suis pas ce que vous croyez (Laura)

 
Vous croyez que je suis un lapin, un frère de Jojo lapin sous sa couverture rose
Vous pensez que je suis Bugs Bunny , héros  souriant à la carotte de Warner Bros
Mais je suis un tigre,  dans un tableau de Rubens ou  du Douanier Rousseau
Je suis un personnage de Delacroix ,Marc, Dali, Kipling, Disney  ou Géricault
 
Vous croyez que je suis une femme  aux cheveux courts certes un peu masculine
Mais je suis un homme aux attributs virils, vêtu d'une robe , aux courbes féminines
Je ne suis pas ce que vous croyez, je ne suis  que  ce vous voyez ou croyez voir
Je peut être l'Autre, l'Ennemi ou  bien  vous comme un reflet inversé dans le miroir
 
Vous me voyez souriante et affable comme un gentil animal de basse-cour
Vous croyez que je suis un plat à manger ou un symbole d'un certain amour
Mais je suis un fauve, mangeur d'hommes, sauvage, fantasme de dresseur
Mais vous ne me dompterez jamais comme une part obscure de votre coeur
 
Je ne suis pas ce que vous croyez mais ce que vous voyez ou croyez voir
Ce que vous lisez dans vos nuits d'insomnie ou vos fantasmes d'espoirs
Je ne suis pas un être réel mais une création d'auteur, une œuvre d'artiste
Total, Créateur presque divin de la projection de ses peurs et rêves.
 
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5 novembre 2016

Jungle urbaine (Vegas sur sarthe)


Quand j'ai enfin osé demander ma mutation à Monsieur Clébard le chef du service Comptabilité là où j'exerce depuis quinze ans le beau métier de vérificateur premier échelon, je ne m'attendais pas à cette question :”Vous voudriez être muté en quoi mon ami?”
J'avoue que pendant toutes ces années je n'avais jamais envisagé la question sous cet angle.
Selon moi la mutation d'un vérificateur premier échelon consiste à gravir un échelon de plus pour se retrouver au même niveau que Mademoiselle Pipot c'est à dire au troisième étage, là où l'antique parquet de chêne massif posé à l'anglaise a cette bonne odeur de cire qui rassure et vous donne quelque importance...
J'en étais là de ma rêverie quand Monsieur Clébard a repris :”Nous avons déjà des rats de bibliothèque et même un chaud lapin si j'en crois les ragots!”
Je compris qu'il parlait de Massimo – le tombeur de ces dames – mais je fis comme si j'ignorais la chose.

“Nous avons bien quelques souris au pool dactylo mais je ne crois pas que ce soit votre destin, Léo” ajouta-t-il.
Cette fois il ne m'avait pas appelé 'mon ami' mais Léo et cet excès d'intimité ne me disait rien de bon.
“Si j'exclus les jeunes requins de la finance, quelques sangsues et le troupeau de gnous dont vous faites partie, je ne vois guère que...” dit-il en extirpant un cure-dent de la poche de son gilet pour entreprendre l'exploration chirurgicale de ce que je pris pour une prémolaire.
Il me faut préciser que le paleron de boeuf en daube est au menu chaque jeudi mais uniquement à la table des cadres.
Ainsi j'étais gnou... depuis quinze ans je travaillais en tant que bovidé sans en avoir été informé.
Je pouvais donc logiquement prétendre au statut de léopard mais je restais suspendu à son  “je ne vois guère que...”
Le cure-dent cassa net, déclenchant un rictus d'agacement: “J'ai beau creuser, je ne trouve rien (parlait-il de sa prémolaire ou de mon avenir?) aidez-moi mon vieux! Vous avez bien une idée”
J'étais passé d'ami à Léo puis à vieux alors pourquoi pas de gnou à léopard?
Je balbutiai :”Je voudrais être... léo... pard si c'est possible”

A cet instant je réalisai ma folie: et si la position de Monsieur Clébard dans la hiérarchie de notre jungle laborieuse était inférieure à celle d'un félin?
Il eut un rire de hyène. Je soufflai un coup, comme un gnou. C'était déjà ça, il n'était que hyène.
Mais je n'eus pas l'occasion de bondir, la hyène avait ouvert sa gueule :”Léo... pars!”
Et il ajouta :”Vous passerez aux Ressources Humaines chez les perroquets chercher votre solde de tout compte, Léo... pars”

29 octobre 2016

Défi #427

MUTATION !

A vous d'imaginer les amis

à samedidefi@gmail.com !

A tout bientôt !

 

29 octobre 2016

Bien imité les gars !

29 octobre 2016

Participation de Venise


Je ne veux ressembler à personne .
Ni modèle
Ni dieux.
Puis je l’ai vue avec ses fortes pommettes.
Ses yeux obsidiennes
De renarde réincarnée.
Et là j’ai voulue être elle .

Etre cette aquarelle que la lumière change à chaque instant .
Alors après  m’être soigneusement savonnée  et rincée

Je me suis collée contre le mur de la piscine  municipale entièrement nue
Les passants observaient  le tableau confondus , par la parfaite imitation.
Un aveugle me recouvrit d’un drap en chuchotant

Prononce le mot charme à promesse et je te fais sortir du cadre .
Impossible lui dis je .

Je joue à imiter un tableau .
Mais quel tableau .

Demande aux défiants !!!

 

v

29 octobre 2016

Participation de JAK


IMITATION OÙ EST TA LIMITE ?


Imitation, que de choses faites en ton nom,
Je singe, tu copies, il caricature, nous paradions, vous contrefaites, ils plagient
Je reproduis, tu calques, il emprunte, nous mimons, vous décalquez, ils piratent
 Je pistache, tu imites, il déplombe, nous marchons sur les brisées, vous picorez, ils pillent
A tous les temps,  avec les je, tu, il, nous, vous, ils......Au présent, au passé surtout composé, à l’imparfait souvent lacunaire, au plus que parfait jamais exemplaire, au futur du jamais vu, au futur antérieur en réincarnation, assez irréalisable, au gérondif- passé, dans un âge bien avancé.
Cela me rappelle un cas bien connu :
Une imitée célèbre, la JOCONDE, a été copiée des myriades de fois mais à ce jour elle ne le sait toujours pas. Elle dont on ne connait d’ailleurs pas l’exactitude de son existence.


 Alors ...    J’ai compilé pour vous certains de ces chefs-d’œuvre.
En véritable experte du copié collé,
Voici ci-dessous l’apparence de quelques-uns de ses différents visages vus par de grands peintres.
 

Essai anthologique by Jak
 

travail joconde


On peut en voir certains au Louvres
J’aime particulièrement celui de Picasso mon idole, et j’admire l’audace de Duchamp qui lui a adjoint une moustache, bacchante agrandie plus tard par Dali.
&
Je ne vous extorquerai pas un ris en exhibant aussi le canevas de la Joconde brodé au point de croix par ma Tantine, prénommée   Mona-Lisette, j’aurai trop peur de provoquer chez vous un choc anaphylactique me doutant de votre hypersensibilité   devant cette abomination artisanale !  Que je garde cependant par affection, au grenier, mais à l’abri des regards, en espérant sournoisement que le temps fera son œuvre avec cet ouvrage.
 
Signature (authentique) d’une dilettante plagiaire

jak pour bricol

29 octobre 2016

Questions insolubles (Joe Krapov)

Même si je me sens souvent « artiste sur les bords », je ne comprends rien à l’art !

Je ne sais pas, par exemple s’il faut préférer les portraitistes aux paysagistes. Je ne comprends rien à l’art conceptuel, au réalisme socialiste, à la FIAC et à la manie qu’a M. Pinault d’entreposer des horreurs dans la douane de Venise. Ce sont des saisies de trafiquants en tous genres ? Comment ? C’est de l’art ?

 

DDS 426mammouth-grotte-rouffignac

J’en viens parfois à me demander : faire de l’art, est-ce imiter la nature ou imiter son voisin ? Dans les débuts, je pense, on imitait la nature. En soufflant dans un flûtiau, on pouvait se prendre pour le rossignol de mes amours. Même avec des talents de caricaturiste minimaliste on pouvait représenter les premiers faits divers. Ainsi l’un des tout premiers dessinateurs, M. Victor Pierrafeu, avait entrepris le portrait de son futur beau-frère, Roméo Cromagnon, et n’était pas loin d’achever le portrait de celui-ci quand l’amoureux de Juliette, sa sœur unique et préférée, se trouva la victime d’un malencontreux accident de chasse au cours duquel il perdit la vie. Terminé, le Roméo de Lascaux.

Le petit Victor rentre dans sa grotte, il gratte, il gratte pour effacer le croquis du bellâtre et à la place il représente la scène de chasse en buvant sa bière.
- Comment tu vas l’appeler, ton tableau, demande Juliette en pleurs, à peine remise de son récent veuvage, en admirant la paroi de la galerie.
- « Mammouth écrasant l’épris », répond l’autre.

Pendant longtemps le salaire des peintres a été lié à leur talent d’imitation et au niveau de ressemblance de leur portrait avec la marquise qui sortit à cinq heures et dont on voulait garder une trace florissante, même si, quelques années plus tard, le mari n’hésitait pas à la traiter de « vieux tableau » et les héritiers à ne plus pouvoir voir leur mère en peinture.

Et puis est apparue la photographie. Pour reproduire une image de la réalité, il n’y avait rien de mieux. Même si, pendant très longtemps, on n’avait que des clichés en noir et blanc, l’illusion était presque parfaite.

Malgré cela, la peinture a fait de la résistance et les peintres ont fait les malins. Et donc il y a eu les impressionnistes, les cubistes, les futuristes, Pablo Picasso, Marcel Duchamp et son urinoir, la peinture abstraite, Malevitch et tout le reste qui ressemble parfois à un gros foutage de gueule pour bonobos friqués – le bonobo friqué étant le stade ultime de l’évolution des espèces, vous l’aurez compris de vous-même. Je ne connais rien à l’art mais je m’y connais en Darwinisme.

 

DDS 426 instagram-filtres

Aujourd’hui, grâce aux filtres Instagram et aux smartphones qui font des photos et des frites, tout le monde est un artiste moderne. « Ah non, dit Monsieur Instagram, vous n’allez pas encore essayer d’imiter, avec votre smartphone qui fait des photos et des frites, cette saloperie de réalité triviale et imposer à vos semblables vos horribles paysages convenus, couchers de soleil, plats de restaurant et vos selfies plus troublées que troublantes. On vous colle un barrage filtrant. Le réel ne passera pas ! Pas sur ma plate-forme !".

Et maintenant, voilà le résultat des courses. Sur mes appareils photos récents, je n’ai même pas besoin de filtres Instagram : ils sont intégrés à la bête ! J’ai juste à sélectionner « dessin » ou « illustration photographique » et je me retrouve avec un appareil photo qui, au lieu d’imiter et reproduire la nature, imite les gens des années 60 et 70 qui représentaient le monde avec des couleurs à bousiller les pupilles et enrichir les ophtalmos de France et de Navarre. Andy Warhol, Vasarely, etc.

Et vous savez quoi ? Je suis devenu accro au truc, non sans m’interroger un maximum. Si je colle par-dessus ces images des musiques jouées à la guitare électrique par M. Jibhaine et que j’en fais un diaporama musical, qui imité-je ? Des millions de Youtubers ?

Est-ce que c’est de l’art ? Qu’est-ce que l’art ? Est-ce que c’est un objet réel virtuel composé d’images surréelles et de musiques-collages inclassables ? Où sont passées la Vilaine et le ciel breton ? Où est partie la brume qui rend le monde si beau dans le silence du matin ?

Par pitié, ne répondez pas à toutes ces questions ! C’était un exercice gratuit : j’imitais le vieux singe à qui on n’apprend pas à faire des grimaces. Et je me fiche de savoir si mon numéro est bon ou pas !

29 octobre 2016

A Ville-Voix par bongopinot

 

bo

 

Bienvenue à Ville-voix 

A la ferme des "moutonniers" 

Qui accueille des vacanciers 

Dans un endroit de choix 

 
 

Un peu de travail à la ferme 

Des jeux des animations 

Comme une douce récréation 

Pour que vous retrouviez la forme 

 
 

Et si tu as entre trois et cinq ans 

Viens donc imiter le bruit des animaux 

Retrouve nous tout près de l'enclos 

Et emmène aussi tes parents 

 
 

Il y aura un concours d'imitation 

Venez tous y mettre de la couleur 

Découvrir vos talents d'imitateur 

Copie caricature et représentation 

 
 

Un bon moment pour rigoler  

Mais aussi un temps de partage  

Dans vos vies un peu sauvage  

Venez donc tous en profiter 


29 octobre 2016

Imitation ? (Walrus)

 

Comme Thomas a Kempis ?

Thomas_a_Kempis_-_De_Imitatione_Christi

29 octobre 2016

À cloche-pied sur l'hiver (petitmoulin)

 

Hier
Un goût d'enfance
Sur tes lèvres bleuies
Tu sautais à cloche-pied
Sur l'hiver
Aujourd'hui
Calé contre le givre
Tu imites le chant
Du coucou
Pour réchauffer les enfants
À la lumière d'un printemps
Dérobé à l'horloge

Et tu les regardes
Qui sautent à cloche-pied
Sur l'hiver

 

29 octobre 2016

Sachs (Thérèse)


Nous avions perdu depuis peu notre belle "Gypsie", une croisée Labrador-Groenendael et j'avais trop de chagrin pour penser adopter un nouveau chien. Cependant le destin en décida autrement.

Ma belle-sœur, atteinte d'une leucémie, venait de nous quitter à l'âge de 28 ans en laissant son fils et son ami, complètement désemparés. Celui-ci appela un jour mon mari pour lui dire en ces termes : « Tu veux un chien ? Je me débarrasse du mien. Je n'ai pas le temps de m'en occuper. Si tu n'en veux pas, je lui fous un coup de fusil. »
La question était réglée : nous ne pouvions pas laisser commettre un pareil acte. Enfermé dans un étroit chenil, le chien vivait dans ses déjections, à tourner en rond continuellement. Nous avons d'ailleurs dû le laver à plusieurs reprises pour le rendre plus présentable.
C'était un grand Labrador noir qui avait pour nom Sachs. Je me suis dit « Quelle drôle de nom ! », mais nous n'allions pas le changer, il avait déjà un an passé.

A l'époque nous entretenions notre jardin dans des plates-bandes de légumes bien ordonnées et quand je me mettais à en désherber les routes il me suivait, tout heureux. Je lui avais appris à rester dans l'allée pour qu'il ne vienne pas piétiner dans les semis. Pourtant, quand il me voyait, le dos courbé, arracher les mauvaises herbes, il ne pouvait s'empêcher de venir à mes côtés pour gratter la terre. J'avais l'impression qu'il me disait « Tu vois, je t'aide ! »

L'été, c'était vraiment trop drôle. Quand je cueillais les cerises, il fallait que je fasse attention car il me rejoignait pour attraper les grappes sur les branches basses. Ensuite, consciencieusement, il se délectait avec, allant même jusqu'à croquer les noyaux.
Pour les groseilles, les prunes et ensuite les pommes, il recommençait son manège à chaque fois. Tant que je ne me préoccupais pas de leur cueillette, il ne s'y intéressait pas outre mesure. Il suffisait que j'en commence la récolte pour qu'il vienne… m'aider. Oui les groseilles et aussi les framboises, je m'en souviens encore aujourd'hui. Il fallait le voir grappiller ces minuscules fruits en les prenant délicatement du bout des dents… Je me dis maintenant que j'aurais dû prendre des photos à l'époque tellement c'était drôle.

Ce chien était extraordinaire. Il mangeait tout et n'importe quoi. Quand l'heure venait d'arracher les légumes, il fallait que je le surveille du coin de l’œil pour qu'il ne disperse pas notre récolte à travers tout le potager. Quand il me voyait faire, la bêche à la main, il venait près de moi, attendait patiemment et hop, se dépêchait de commettre son larcin.  Combien de fois l'ai-je surpris à me voler une carotte ou un poireau fraîchement sortis de terre ! Combien de fois l'ai-je réprimandé pour une touffe d’échalotes dérobée ! Mais aussi combien de fois j'ai pu rire de le contempler en train de déchiqueter un oignon ou le dit poireau et finalement de le manger ! Quand il s'agissait des pommes de terre, il lui arrivait de venir tirer sur la tige alors que je soulevais le pied avec la fourche-bêche. Ou bien il dégrattait comme un fou à la recherche de pommes de terre oubliées dans le sol.

Ce n'est que quelques années plus tard que j'ai appris un fait bien étrange sur la vie de ce chien. Sa première maîtresse s'étant suicidée, il avait été donné à ma belle-sœur. Elle-même, à son tour, étant décédée, ce fut donc mon mari qui le récupéra. Trois ans plus tard, il mourait lui aussi des suites d'une longue maladie. Trois maîtres, trois décès…

Ce chien, je l'ai aimé jusqu'à ce jour funeste où j'ai dû faire en sorte d'abréger ses souffrances. Il allait avoir quatorze ans.

29 octobre 2016

Imitatio (Laura)

Cela , c'est mon sujet, mon dada, ma passion, le thème de mes lectures et écritures
Cela part d'Horace et de son Epitre et de son  Epitre aux Pisons, c'est un peu dur
De parler métrique, stylistique et linguistique dans un simple poème de mirliton
Mais je vais quand même essayer d'évoquer l'originalité par rapport à la tradition
 
Ut pictura poesis, tel est ce qui faut retenir d'Horace, à côté de son Carpe diem
Il est le socle de l'imitation de la poésie par la peinture et du tableau par le poème
Derrière cette union du plastique et du verbal, pointe l'imitation de la nature
Principe imposé aussi aux peintres qu'aux poètes, aux tableaux et à l'écriture
 
C'est cet Art poétique d'Horace qui impose la correspondance des arts qui fonde
La Renaissance dans les arts et les lettres et qui fera peindre par Titien des poèmes.
Ce qui faisait dire à Plutarque que « la poésie est une peinture parlante, la peinture
Une poésie muette »; j'aime l'idée que des tableaux se tracent dans l'écriture.
 
De là, j'aime  voir comment les poètes décrivent les tableaux  ou font des tableaux.
Ces ekphrasis me fascinent: le tableau par les mots et les lignes comme des pinceaux
Baudelaire évoque encore ces Correspondances dans le poème du même nom
Et dans ces Phares qui sont évoqués entre autres à Paris dans une exposition
 
29 octobre 2016

Imiter: Petit lexique des synonymes


Alors que imiter n'est rien d'autre qu'un I rongé par les mites, que veulent dire ses synonymes?

copier : mettre dans le presse-papier avant de coller
feindre : peindre avec un F
mimer : imiter le 15 mai
parodier : mimer le contraire de rodier
pasticher : imiter une boisson anisée
pirater : imiter Rackham le Rouge
plagier : imiter le sable
simuler : imiter six ânes
singer : imiter un humain qui imite un bonobo

29 octobre 2016

Imitation (par joye)

Imitation texte et photo

29 octobre 2016

IMITATION (Lorraine)


Mais non, il n’imitait personne, ce beau chat d’un autre siècle. Il savait très bien lire et écrire, c’étaient d’ailleurs  ses plaisirs préférés. Quand sa maîtresse dormait, il se coulait à son bureau, soyeux et pensif, et d’une écriture fine et déliée racontait sa petite journée de chat.

Il lui arrivait aussi de parler de cette jeune femme qui lui tenait compagnie et, indiscret (seulement un peu) de confier à son Journal la visite du comte de Villeneuve, si délicat, ou du baron Gaétan de Beauregard, joyeux et inventif, qui racontait des histoires folles  et  ne manquait pas d’égratigner au passage le comte de Villeneuve de qui il était un peu jaloux. Maître Chat, dans son grimoire, le blâmait un peu, mais si gentiment., car tous étaient des gentilshommes.

Il n’était pas chat de gouttière sa maîtresse l’avait choisi dans une nichée de la comtesse Petruschka, qui parlait si curieusement le français. Et c’est bien connu, le chat d’une comtesse est un comte, il l’avait compris une fois pour toutes. Et il acceptait, du bout de sa patte, les caresses des visiteurs, et faisait semblant d’être sourd quand ces Dames jacassaient en prenant le thé. Même s’il retenait tout et s’en ouvrait parfois dans son grimoire.

Je regarde ce tableau » Imitation » et je m’envole dans la chambre close, pour lire, par-dessus son épaule, les potins de Maître Chat. Il m’accueille quand je suis triste et son ronronnement d’autrefois m’apporte la paix du soir. Et le sommeil.

22 octobre 2016

Défi #426

IMITATION !

1 Carlo Dolci St Cathering reading a book cats imitating classical paintings 2

A vous de jouer les amis !

Nous recevrons vos participations

à l'adresse bien connue :

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt ! 

 

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