Coup de théâtre

 

 

Il était arrivé un peu pompette
Et se produisit un incident
Un banal événement
Il manquait de cigarettes

Parti avec mon auto
Ses papiers sur le piano
Je fouillai pour vérifier
Si son permis il avait emporté

Puis voilà l’ennui
Je ne trouvai
Qu’un permis d’apprenti
Qui était expiré
Par-dessus le marché

Lorsque j’osai lui demander
S’il possédait le précieux papier
Ce fut la première levée du rideau
Et la belle affaire
Ce ne serait pas la dernière
Il me mena en bateau
« Tu es comme ma mère
Tu ne me fais pas confiance
Il vaudrait mieux que tu prennes tes affaires
Et qu’on oublie notre romance »

Le calme revint
Je rongeai mon frein

Quelques mois plus tard
Au volant de mon auto
Il fit une fausse manœuvre
Mais il n’y a pas de hasard
La police ayant vu l’œuvre
Intercepta le malheureux

Ce fut la seconde levée du rideau
Et il monta tout un bateau
Au policier soupçonneux
Fouillant énergiquement
Le dehors et le dedans
Le derrière et le devant
Afin de présenter
Le papier tant recherché
À l’officier impatienté

« Je fais une crise d’angoisse
Je ne peux continuer le voyage
Je prends le prochain bus qui passe
Avec tout mon bagage »

Le calme revint
Je rongeai mon frein

Au fil du temps
Au fil des ans
Il devint évident
Qu’il n’avait pas le dit papier
Mais un rapport à la vérité
Passablement étriqué

Jamais confiance trahie
Ne reprit vie
Ce qui eut finalement raison
De notre relation