- Dans «lipizzan » il y a « pizza » ! - Dans «lipizzan » il y a « pizza » ! - Dans «lipizzan » il y a « pizza » ! - Y’a « pizza », rappelle-toi ! - Y’a « pizza », rappelle-toi Balavoine ! - Bats l’avoine ! - Bats l’avoine et fais l’âne pour avoir du son ! - Du gros son ! Comme Crazy Horse ! Le groupe de Neil Young !
Tous les vilains petits poulains du haras ne cessaient de moquer le cheval étranger. Lui ne comprenait pas l’ostracisme de ces jobastres et le hobereau se souciait de ce qui se passait dans les écuries comme de son premier kaléidoscope ! Il n’était pas du genre à murmurer à l’oreille des chevaux.
« Il advint que lassé d’être en butte aux lazzis », comme le chante Georges Brassens, le lipizzan admit qu’il devait disparaître.
C’était compter sans le général Patton !
Mais ceci est une autre histoire. Elle est ici. Je n’ai pas le temps de vous la raconter car, contournant l’obstacle, je saute sur mon propre lipizzan et pars au galop ce mercredi chercher d’autres trésors en Trégor.
Ta puissance n'a d'égal que ta beauté sauvage. Respecté par les indiens d'Amérique, utilisé par d'autres à de multiples besognes, toujours tu as été aux côtés des humains. Fidèle compagnon d'armes, tu as gagné des batailles sous le joug des guerriers. Sous la coupe de l'homme, tu fus bête de somme, travaillant la terre au temps des durs labours. Dans un autre siècle, Tu promenais les dames dans de belles calèches. Tour à tour impassible ou piaffant d'impatience, tu fais briller de joie les yeux des jeunes enfants car tu sais si bien comprendre leur innocence. Permets aujourd'hui que je te rende grâce en hommages sincères à tes lointains ancêtres qui vivaient fiers et libres dans les vastes prairies. Qui n'a posé sa main sur le velours de tes naseaux ne connaît pas cette émotion, ne sait pas cette communion, symbiose de deux âmes qui se reconnaissent. Crinière qui vole au vent, tes sabots qui m'emportent, tu as conquis nos cœurs. Et si mes yeux transpirent une furtive rosée c'est qu'un songe à nouveau me transporte. Rêve d'enfance…
Certains essaieront de vous persuader que le lipizzan comme d'autres médicaments en zan (Guronzan, Parmezan, Anabolizan) permettent d'aller facilement à la selle... il n'en est rien.
Le lipizzan est un cheval singulier; au pluriel on dit chevaux car il y a plusieurs chevals comme sur la pièce slovène de vingt centimes d'euro. On dit aussi que c'est un equus ferus caballus mais c'est plus chiant à dire. L'appellation Lipizzan est apparue en 1860; auparavant on les appelait par le nom de Pferde der Karster Rasse Lippizaner Zucht mais ils ne répondaient pas et on le comprend. D'origine autrichienne le lipizzan doit son nom au village de Lipizza qui n'est pas situé en Italie malgré son nom mais en Slovénie. On le trouve donc dans les haras slovènes et aussi sur les pièces slovènes de vingt centimes d'euro. On le trouve aussi en 1976 aux côtés de Paul Newman dans Buffalo Bill et les indiens mais pas sur le billet de un dollar.
Cheval de Haute Ecole il peut mesurer jusqu'à 1,65m sauf sur les pièces slovènes de vingt centimes d'euro. Son ancêtre, étalon fondateur né en 1765 s'appelait Pluto et donnera des lignées de lipizzan et plus tard un chien – fidèle compagnon de Mickey – mais hors sujet. C'est un cheval massif tout comme la pièce slovène de vingt centimes d'euro en alliage de cuivre. Sa robe est grise – couleur préférée de la famille impériale autrichienne – et non pas blanche; méfiez-vous des contrefaçons. Il est heureux pour le lipizzan que l'empereur n'ait pas préféré le mauve ou l'écossais. Le lipizzan est énergique, endurant, intelligent, doux, patient, obéissant et plus si affinités. Si affinités, le lipizzan mâle fait l'objet d'un contrat de saillie qui consiste à remplir la jument; dans ce cas, le lipizzan mâle est énergique, endurant, intelligent et tout le reste. Pour être éduqué le lipizzan est scolarisé à l'Ecole espagnole de Vienne en Autriche dont la cour de récréation dispose d'un manège. Le lipizzan apprend alors la Remontenschule, la Campagneschule et plein de trucs en schule comme la pirouetteschule ou la cabrioleschule. En 1945 les lipizzan seront sauvés par les Américains avant que les soviétiques les prenant pour des chevaux à viande ne tentent de les bouffer.
On ne peut clore ce sujet sans évoquer la célèbre phrase de l'acte V scène 4 de Richard III "Un lipizzan! Un lipizzan! Mon Royaume pour un lipizzan!", une phrase qui fait toujours son petit effet dans les réunions mondaines lorsqu'on n'a pas grand chose à dire.
J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope": "kalos" signifie "beau;"j'aime Ce qui me semble beau car la notion de beauté est bien relative.
J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope": "eidos" signifie "image" Et comme Baudelaire-sans me comparer à son génie- j'ai le "culte des images[1]"
J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope":"skopein" signifie "regarder"; j'aime Regarder les images qui me semblent belles et je vois la beauté où d'autres
Ne voient rien. La ou les couleurs n'apparaissent pas dans "kaléidoscope Etymologiquement: j'aime la couleur, les couleurs que reflètent la lumière extérieure
J'aurais peut-être dû m'intéresser à l'étymologie de ce mot étrange (pondu de toutes pièces par son inventeur) mais Laura, notre documentaliste attitrée le fera pour moi (ou pas...).
Je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai vu un instrument de ce genre pourtant si courant au temps de ma jeunesse où cet assemblage simple et quelques débris colorés généraient une infinité d'images propres à éveiller l'enthousiasme de l'observateur.
Il faut bien reconnaître qu'aujourd'hui où l'image électronique règne en maître (que dis-je, en despote) sur notre monde (inter)connecté, on peut vous fabriquer des images bien plus bluffantes avec un petit coup de programmation, plus besoin de tube en carton, de miroirs, de verre dépoli. Un bête clic suffit à vous faire plonger dans les profondeurs de l'espace de Mandelbrot par exemple.
Comme vous le lirez, le calcul générant l'image est assez simple, mais plus on veut de détails plus il faut d'itérations et c'est ça qui prend du temps et bloque votre ordi pendant des jours, des jours et des jours.
Ne vous laissez pas hypnotiser surtout, y a un bouton pour stopper le défilement. Et si vous en avez marre, vous pouvez toujours vous bricoler un petit kaléidoscope.
Après la guerre, les parvis des églises étaient longtemps éclaboussés par des fragments coloriés des vitraux. La plupart des gens n’avaient ni le temps ni l’énergie de s’en occuper. Après tous, les vitraux étaient comme des vieux gens d’avant-guerre, fragiles et oubliés, sans importance générale. Ce n’était pas de leur faute d’avoir brisé sous le choc.
Mon frère et moi allions jouer devant la cathédrale parmi les rubis, les saphirs, et les émeraudes de verre. Je dis que nous y allions jouer, mais nous ne jouions pas trop souvent. Pas vraiment. La plupart du temps, nous demandions de quoi manger aux passants. Ils n’étaient pas avares, ces gens, mais ils n’avaient jamais rien à nous donner, pas vraiment, ils crevaient de faim eux-mêmes.
Au début, les femmes pleuraient en nous voyant. Je ne suis pas sûre de la raison. C’était peut-être mon petit frère famélique, ou ma petite robe de dimanche crasseuse, ou peut-être nos plaies à moitié cicatrisées. Difficile à dire. Personne ne nous expliquait pourquoi, mais j’avoue que je n’avais pas pensé à le leur demander. Après un temps, toutefois, les larmes devenaient aussi rares que les passants.
En tout cas, une fois notre croûte ou la moitié d’une pomme pourrie était assurée, nous jouions parmi les échardes des vitraux. Au début, je m’amusais à les reconstruire en trouvant une tête ici ou là, les morceaux d’ailes à côté d’une bête de somme. Tout comme je ne les connaissais pas entières, mes reconstructions prenaient un aspect irréel – les hommes à trois pieds, un martyr à qui il manquait la bouche.
Essentiel, une bouche, pour hurler. Ça, j’avais appris ça pendant la guerre, aussi brève qu’elle fût. Alors, je devais improviser. Une fois, j’ai mis un œil bleu au lieu d’une bouche, et je me contentais à imaginer ce que ce serait de pouvoir goûter avec les yeux. Les yeux, ça pique et ça pleure, mais ça ne vous ronge jamais de faim.
Les jours passaient. Et les nuits. Et un mois ou deux. Ou trois. Et comme ça, c’était enfin encore le printemps. Un printemps tristounet, certes, sans oiseaux, sans écureuils, sans fleurs. Tout ce qui pouvait se manger, voyez-vous, s’était déjà mangé. Et un jour, j’ai bien peur que mon petit frère, comme beaucoup d’enfants à cette époque, ait été cannibalisé à son tour.
Afin je ne l’oublie pas, je suis retournée une dernière fois au parvis. Je me suis à genoux avec les échardes ternies par les cendres et les poussières, et j’ai réalisé ma dernière œuvre.
Toute l'étendue De l'espérance usée Descend jusqu'à ton ombre Des syllabes Collées à tes lèvres Voudraient lever nos paupières Désemmurer notre pensée Trouer nos silences Sous l'arche de l'obscur Calé contre l'abandon du jour Tu secoues ta réserve De couleurs Tu déguises ton regard Qui consent au mirage Bref triomphe Sur ton horizon Désespérément clandestin
Monsieur Arthur Rimbaud B.P. 01 au vieux cimetière 08000 Charleville-Mézières
Mon cher Arthur
“Picture yourself in a (drunken ?) boat on a river With tangerine trees and marmalade skies Somebody calls you, you answer quite slowly A girl with kaleidoscope eyes »
The Beatles – Lucy in the sky
Aujourd’hui je suis censé, ou insensé, en faire voir de toutes les couleurs. Mais je vais surtout m’étonner de ton travail à moitié fait, de ton inconstance et de tes revirements. Peut-être es-tu au fond pareil à cet enfant à qui on a offert un kaléidoscope. Il secoue le tube en carton, regarde le résultat, ressort de là les yeux illuminés, secoue à nouveau le tube, recommence, recommence, recommence…
Si au départ était le Verbe, si au départ était la lettre – celle du voyant lumineux ! – il faut bien constater, à l’arrivée, que tu nous as posé un lapin et que tu n’as là peint que les voyelles. Et encore, pas toutes ! L’I-grec, on ne l’y trouve pas dans le fameux sonnet ! Il peut bien aller se faire voir chez les Québécois libres !
C’est pourquoi, en vue de suppléer à ta trop fumeuse rumba du pinceau, je me suis permis de colorier, sur ta lancée, les consonnes ! J’eusse aimé concocter une «Ballade des consonnes» mais c’eût été trop difficile et trop court. Aussi ai-je choisi, pour construire les éléments de ce kaléidoscope langagier la forme du poème en prose qui fut celle des insomniaques "Illuminations".
B ! Outremer profond des bleuités béantes où s’élance le bateau livre. Il fait vibrer les baies de la bibliothèque, Titanic mal barré voguant vers l’iceberg forcément bruxellois, puisque c’est à Bruxelles que tout le monde est chou.
C ! Rouge cardinal, œil ouvert et béant du bon roi Henri II dans le couloir des lices et la douleur lui fait lancer au Ciel des cris désespérés cependant que la Mort, la cruelle crécelle tournoie dans un ciel blanc de craies et crissements. Désolé Montgomery, mais une lance chez Heni II, ça se plante dans le buffet, pas aileurs !
Le D, chapeau d’argent au doigt des couturières, brillant, déclamatoire, du désir d’en découdre ou gris perle pour dire en douce la folie du Camp du Drap d’Or : le hasard n’abolit jamais les coups qu’on se prend sur les doigts.
Pour les fleurs du chemin, pour les femmes absentes, pour les filles d’auberge, aux flasques de liqueur, aux forêts des Ardennes, aux fortins en Dancalie, pour les pétales des roses, pour la force du destin, pour le fil court des Parques, nous donnerons au F, extrait du nuancier des fadas de l’Olympe la couleur « cuisse de nymphe émue ».
Délire des couleurs au kaléidoscope ! Pour défendre son K peignons le d’arc-en-ciel, faisons tourner le tout il en sortira blanc : c’est la métamorphose du procès Kafkaïen !
La « n » de Napochose est vert empire des batailles qu’on livre aux nuits de l’insomnie. Comment sera-t-on demain ? Ne vaut-il pas mieux laisser la réponse à Chopin sous forme d’énigmes nocturnes ? Est-ce qu’une nuit blanche vaut deux nuits noires ? Qu’est-ce qui croche ? Qu’est-ce qui cloche ? Déjà celle de sept heures du mat’ ? Car la « n » n’est jamais brillante.
Pour ce foireux de P aucun doute possible : terre de sienne brûlée pour le plaideur marron !
Du q, rose tyrien, ne dis rien, rebondis ! L’oiseau Quetzalcoal nous a prêté ses plumes. Il ne fait plus très bon, mon pauvre Saint-Antoine, promener son cochon, tout se barre en quenouille ! Alors rabattons-nous sur la quintessence du rose, le flamant : tenir debout sur une patte, n’avoir bon bec que de paris et tant pis si ces dames ont plumes au derrière, si Zizi chante Queneau en croquant les diamants : descendons bien les escaliers de l’Alquazar, mon général ! Songez que la Quamargue n’a jamais rien pardonné à personne. Encore moins à quiconque massacre l’orthographe de son nom !
S ! Sinuosités turquoises de la Seine et des serpents marins aux eaux bleues des Seychelles, souffle tournant du Sirocco, soulèvement des sables jusqu’aux strato-nimbus, écrin de ciel servant de scène aux farces de celui qui se veut digne fils du soleil et puis souffre, seul, en silence.
V jaune d’or, scintillement de la victoire, de la couleur du vêtement que revête le vainqueur de la course à vélo, couleur-douleur du foie que dévore, vorace, l’aigle des vieilles divinités qui punissent de leur vice tous les voleurs de feu.
Comment peindre sous X autrement qu’en vert pomme ? Au croisement de femme et d’homme, Dieu le Père chapeaumelonne. « Ne Lessinons pas sur les frais » a dit Eve en croquant le fruit. Vous voyez d’ici le tableau lacéré d’une croix juteuse ? Pas étonnant qu’il ait chassé le couple du Cabaret vert !
Z ! Zinzolin, forcé ! Les pagnes des zoulous, les costumes des zazous, les robes des danseuses de la zarzuela, le foulard de Zorro et son épée qui zèbre d’un éclair déchirant le ventre de Garcia ! Les zigzags du voyant zézayant aux Abruzzes.
Je m’arrête ici. Elles ne sont pas toutes là mais maintenant nous avons matière à poncer !
Repose en paix, Arthur ! Je travaille pour toi comme on roulait pour nous jadis !
Ceci est l'affiche du spectacle Blablabla qui permet à qui le souhaite de découvrir un formidable kaléidoscope sonore.
Mademoiselle JOUVENCE avançait dans la Lande , blanche et légère .
Elle va vers sa maternité , un enfant pluie, naîtra dans un désordre de pétales bleus.
Mademoiselle Jouvence cacherait volontiers cet enfant dans les joncs qui jouxtent l’étang . Il y a tant d’enfants de part le monde pense - t-elle
Mais tout dépend de quel coté on se place répond la carpe d’eau .
Cet enfant dans ses couvertures brodées à ton nom et même si l’idée t’est insupportable cet enfant
vivra !!
Les mots de la carpe ont franchi les océans et l’enfant est venu . Mademoiselle n’est pas maître de la façon dont elle a aimé cet enfant mais parole de carpe elle l’a aimé .
Elle n‘a pas pu se détacher du monde tant que cet enfant a été vivant . Puis le ciel est devenu dément , alors que Mademoiselle Jouvence .de la neige plein les cheveux a vu son fils dormir pour l’éternité au son du glas qui vibrait pour l’éternité . Avez-vous vu errer Jouvence dans la Lande? On dit que le soir on l’entend sangloter .
La carpe musicienne , la surveille à la dérobée , elle a demandé à la pluie ,de se taire . Le silence est entré dans la bouche de Jouvence et la pluie a essuyé ses lèvres .
Pour ma cure de jouvence Je prends la direction de Sablé Sur les traces de mon enfance Pour des vacances méritées
Je prends les rues sombres Les ruelles étroites et pavées J’aperçois enfin d’immenses arbres C’est le retour sur le chemin de mon passé
Au loin sur un promontoire rocheux Se trouve le château de Sablé ici depuis des siècles Et tout de suite me reviennent, les jours heureux Les beaux feux d’artifices et les spectacles
Dans ma tête en désordre défilent mes années Mes rires et mes jeux d’enfant La petite fille un peu garçon manqué Les balades avec les grands-parents
Soudain j’arrive devant une grille en ferronnerie Et j’entre par la toute petite porte Et là le parc du château me sourit Je déambule dans ses allées où il m’emporte
Et mes souvenirs me submergent Mélange de mélancolie de bonheur Je suis sur les bords de la Vaige La main de grand-père me réchauffe le cœur
Et il me raconte le marquis de Colbert de Torcy Le premier maire de couleur Raphaël Elizé Et bien sûr le poète Pierre Reverdy Et tout cela donne de belles couleurs à Sablé
Voilà pourquoi je vais à chaque vacance Faire un petit tour pour me ressourcer Dans cet endroit qui fleure bon mon enfance C’est pour moi une bonne cure de jouvence
Selon des mythes anciens accordant une fonction régénératrice à l’eau, l’intérieur d’un kylix[1] Attique[2] représente un « Jeune homme se lavant à la fontaine[3]. »
Alexandre le Grand serait mort d’avoir cherché en vain cette source de vie dans les régions Polaires : il s’émerveillait de voir revenir à la vie des poissons séchés et salés trempés dans l'eau de la fontaine de vie.
Au XVI e siècle, Lucas Cranach et Jérôme Bosch sont les plus célèbres artistes à avoir représentée la Fontaine de Jouvence qui se trouve dans le « Jardin des délices. »