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Le défi du samedi
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18 mai 2019

Faut savoir choisir ! (Lecrilibriste)


Dès qu'il virent les flamberges et leurs  formes ondulées
que les preux chevaliers brandissaient en hurlant
« sus aux mécréants »
leurs énnemis se mirent tous à hurler !
Ils ont des colichemardes, ils ont des colichemardes !

Comment des colichemardes s'écria Renaud de Montauban ?
On vient juste de fabriquer ces armes
et ils les prennent pour des colichemardes,
nos armes de pointe pour transpercer ces gueux ?
Ce sont des flamberges, point des colichemardes, Messieurs !

De bouches à oreilles et de rang en rang
le message se répand dans la troupe des gueux
Ils ont des flamberges , ils ont des flamberges
C'est pas des colichemardes, ce sont des flamberges !
La peur se diffuse, terrible  dans la troupe ahurie qui gamberge
Imaginant les formes ondulées les tortillonner en deux
Ne leur laisser aucune chance
pour qu'un jour encore, ils puissent faire bombance

S'ils ont des flamberges, on ferait mieux  de retourner au camp
dit leur chef qui n'en menait pas large , évitons l'abordage
C'est l'heure de la soupe, vite, retournons au camp
Et laissons-les, ma foi,  se dévorer entre eux,
ces malandrins qui se croient plus malins
avec leur nouveau truc, leur flamberge et leur machin !

C'est ainsi, qu'en l'an, je ne sais plus quand
le combat cessa faute de combattants
Mais  une région de France fut rajoutée au bilan
grâce à la flamberge de Renaud de Montauban

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18 mai 2019

Flamberge (Vegas sur sarthe)


Godelureaux

On était à l'âge idiot
celui où, flamberge au vent
on s'affrontait bien souvent
à pisser plus loin, plus haut

Les filles plus délurées
considéraient nos rapières
nos mèches de poudrière
sensées nous godelurer

Tirer l'épée du fourreau
n'était pas chose facile
l'apathie de l'ustensile

n'aidait pas à la manoeuvre
On avalait des couleuvres
quand nous raillaient nos bourreaux

18 mai 2019

Quand on est con... (Walrus)


Cet empêcheur de dormir tranquille de Walrus a encore sévi !

Je n'avais jamais vu utiliser le vocable qu'il nous a sélectionné que dans l'expression "Flamberge au vent" !

Et je ne m'étais jamais inquiété de la signification réelle du mot, ayant toujours imaginé, à cause du vent précisément, qu'il devait s'agir d'une sorte de drapeau, étendard, gonfalon (pourvu qu'il ne nous le colle pas pour samedi prochain), bannière ou oriflamme...

Eh ben non !

Il m'aura fallu attendre ma soixante-dix-huitième année (septante-huitième pour mes compatriotes et quelques Suisses) pour me retrouver le nez dans mon caca.

Il ne me reste qu'à noyer ma déconvenue dans l'alcool.

Garçon, un Pousse Rapière !

 

w559

 

18 mai 2019

Flamberge au vent par bongopinot

b01


Dans sa main une épée
Dans l’autre un bouclier
Son œil droit est fermé
Son allure est affûtée

Il est prêt au combat
Il s’en va tout là-bas
Sur un talus en contrebas
On entendit un épouvantable fracas

Un bruit métallique de flamberges
 Des cris des grondements sauvages
Une agitation à faire gémir le paysage

Un spectacle à couper le souffle
Un jeu d’armes blanches qui siffle
Dans le vent qui s’essouffle

18 mai 2019

Flamberge (Venise)

Il avait surgi au coin de la rue, en éructant des âneries, il avait les cheveux n’importe comment

Des épis partout à la limite de l’Iroquoise.

C’est vrai que du plus loin que je me souvienne il avait toujours été coiffé comme un dessous-de-bras.

Tignasse en pétard la mèche à l’ouest.

Mais vous croyez que je m’éloigne de la contrainte proposée ce samedi par SIEUR WALRUS !!NENNI

Je n’aurais jamais pris un selfie avec lui, mais ce jour-là il tenait dans sa main droite une flamberge et il devint en un instant mon cricri d’amour.

v

 

Oui la mayonnaise a vite pris entre nous, mais ce jour-là il était furax il avait appris qu’on allait fermer l’ENA

L’école dont il était issu. L’annonce avait produit un étrange effet sur lui.

L’ENA était pour lui la pierre philosophale qui transforme tout en or.

Il criait la flamberge au poing ils vont transformer le monde en daube.

C’était son premier fait d’armes, mais hélas ce ne fut pas le dernier. Bon je ne vais pas étaler ma vie privée !!!

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11 mai 2019

Défi #559


N'allez surtout pas la confondre
avec une colichemarde :

Flamberge

 

5591

 

11 mai 2019

Ne se sont pas laissé échau...der

11 mai 2019

offre promotionnelle (joye)

funny

11 mai 2019

Mes paysages de châteaux (Laura)

 

Grâce ou à cause du défi du samedi, il va falloir que je revisite mes châteaux à pied, en imagination, en lisant ou en tableau, pour savoir s'ils ont ou non une échauguette.

 

Du château réel de Brienne où dormit Napoléon qui a donné son nom au musée de la ville qui va rouvrir[1] à celui de  la « Fantaisie[2] » nervalienne que je récite pour me rassurer pendant les IRM.

Du château de la Motte-Tilly[3], visité en famille ou avec l’école, au Château du Jarez[4] découvert avec toi, un château du présent.

Du château vu à Auvers-sur-Oise[5], ville peinte par Van Gogh et Daubigny au château noir peint par Cézanne[6], vu en peinture, en vrai puis à nouveau en tableau.

Des « Petits châteaux de Bohême[7] » de Nerval aux châteaux du « Voyage en Espagne » de son ami Gautier, les construire est inutile, puisqu’ils sont comme tous les châteaux de papier et de toile, à portée quotidienne de mes yeux fatigués et secs et de mes mains folles.

 

 


[7] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2011/03/09/gerard-de-nerval-petits-chateaux-de-boheme.html

 

11 mai 2019

Le château de Virieu (Lecrilibriste)


A l’abri des remparts bien gardés
Derrière la lourde porte aux clous forgés
Tout en haut de la tour ronde
la jeune châtelaine s’ennuie
Délaissant sa tapisserie
elle s’élance dans les courtines
et court sur le chemin de ronde
vers l’échauguette où le jeune archer veille
Il la connait, ils sont amis
Il aime son indépendance,
l’échappée de ses boucles blondes
son envie enragée de liberté
son désir effréné de voir le monde

Comme elle, avec elle,
il voudrait découvrir le monde
Et puis s’en aller à la guerre
au-delà des créneaux,
des jardins du château
des murailles de pierre
Il voudrait enfin Vivre,
S’illustrer… Revenir Chevalier…
Car il est le meilleur des archers
Hardi, habile et téméraire

Mais ce château n’est pas de sable
qu’efface la marée
Ni un château de cartes
par le vent dispersé
C’est une forteresse à protéger
Chaque jour … il veille
sans que rien ne se passe
chaque nuit et chaque jour
Il rêve de bravoure
Il n’en peut plus de guetter l’horizon

Le murmure incessant du jet d’eau
chuinte la mémoire du château    
susurre les intrigues du temps
les luttes, les canons, les guerres
qui l’ont chevillé à sa terre
La musique, les festivités
avec  le chant des ménestrels
qui vantent les prouesses
les amours et les belles
les pays de l'ailleurs, le lointain
et la  marche du temps

Par la lucarne de l'échauguette
Leurs regards glissent parallèles
vers le chemin qui se perd
aux confins de l'horizon
Main dans la main
Ils attendent l’instant
espèrent le hasard
et guettent l'aventure
qui les liberera de ce présent qui pèse
et comblera les attentes de leur jeunesse

11 mai 2019

Sus à la tour ! (Vegas sur sarthe)


Dame Jeanne aime les saillies
excroissances, encorbellements
guérites où viennent ses amants
en absence de son bailli

Elle a la passion meurtrière
croque guetteurs et sentinelles
c'est secret de polichinelle
en cul-de-lampe et poivrière

D'embrasure en mâchicoulis
elle s'offre au premier venu
à la pudeur nul n'est tenu

pour faire le guet elle embauche
des diplômés de la débauche
qui lui sonneront l'hallali

11 mai 2019

Gens d'armes et marais-chaussettes (Joe Krapov)

170417 265 N 047- Il y a un fou de la gâchette
Qui tire du haut des échauguettes !

- C’est une bien belle cachette !
J’y allais avec dame Huguette
A l’époque de Jeanne Hachette
Pour lui montrer combien longuette
Etait ma jolie barbichette
Et quelquefois même, en goguette,
On s’enfournait quelques brochettes.
Nous nous mélangions les languettes
De frometon de vieille biquette
Sur un fond de fraîche baguette,
Sifflions une larmichette
De cet excellent Get 27
Et de jolis airs de guinguette
Ecrits par un natif de Sète…
Après, en guise de couchette…



 - Il y a un fou de la gâchette
Qui tire du haut des échauguettes !
Soldat, allez lui faire sa fête
Et remisez votre branchette :
Pour avoir l’air un peu moins bête
Fermez un peu votre braguette !

11 mai 2019

Mon voyage à Cracovie par bongopinot


Le château de Wawel se dresse sur une colline
Au dessous y coule le fleuve Vistule
Aux eaux d’une transparence cristalline
Un paysage divin tout en majuscule

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Des cris à mon oreille me chuchotent
Une légende sur un animal fabuleux
Un dragon qui vivait dans une grotte
Illustré par une sculpture à coté de ce lieu

b2

J’admire toute cette architecture
Le château et ses échauguettes cylindriques
Je découvre aussi une excellente nourriture
Dans des lieux autant sympathiques qu’idylliques

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Sur une passerelle entre l’eau et le ciel qui s’éclaircit
On contemple une œuvre spectaculaire
Où neuf sculptures font de folles acrobaties
Regardez ce fil ces câbles dans les airs

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Sur la place principale dans la vieille ville de Cracovie
la Halle aux Draps qui abrite de petites boutiques
Et autour des décors et des couleurs pleines de vie
Et des calèches tirées par des chevaux magnifiques

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11 mai 2019

Le péril nous guette (Walrus)

 

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Plus je regarde l'image ornant la consigne, plus un doute me travaille. Vous n'avez pas l'impression qu'elle penche vers le vide cette échauguette ? J'espère que son constructeur après l'avoir achevée ne s'est pas exclamé, à l'instar de Shakespeare pour son cinquante-cinquième sonnet : "Exegi monumentum aere perennius", phrase que je ne vous traduirai pas, vous connaissez l'anglais aussi bien que moi.

Donc, un petit conseil :

Si un jour en goguette, au sortir des guinguettes,
Pris d'un besoin subit tu ouvres ta braguette,
Ne le fais surtout pas juste sous l'échauguette :
C'est là que la mort guette et boum, adieu Huguette !

 

Ouais, je sais :

  1. j'aurais pu faire un peu plus long, mais j'étais à court de rimes riches
  2. vous auriez préféré Germaine, mais vous savez où ça mène...

 

11 mai 2019

Eugénie (maryline18)

m18

11 mai 2019

L'échauguette (Venise)


L’échauguette c’est l’angle mort de notre rêverie.  Elle
N’enjolive pas le monde, comme un ornement sans conséquence, elle l’intensifie ; elle ne le mutile pas, elle en creuse l’énigme et l’éclat.

L’architecture peut former et exercer notre capacité à pleurer pour tous ceux qui ne sont pas nous, ou qui ne sont pas des nôtres.

Oui Messieurs Mesdames devant une échauguette je pleure. je me vautre dans l’impudeur à cet instant ; mon cœur est à nu devant ce signe que nous fait le temps .

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours senti ce besoin, l’appel de l’architecture. Plus exactement : c’est venu à l’adolescence, et ça ne m’a plus quitté depuis (contrairement à mon intérêt pour le football, par exemple, apparu plus tôt mais dont il ne me reste presque rien).

Certains disent : » tout fout le camp. Ça fout les jetons. On se demande s’il y a eu un temps où ce n’était pas le cas. Où foutre le camp ne résumait pas le tout du peu que nous sommes, que tout est.

Bref tant qu’on trouvera sur notre chemin des échauguettes je serai bouleversée.

Je pensais donc l’autre soir, et puis j’ai pensé à autre chose : la pensée est elle-même sujette à foutre le camp ; du moins la mienne, si tant est qu’en la matière on puisse s’arroger un titre de propriété. Bon.
Je pensais disais je à obtenir un titre de propriété d’une échauguette.

Car qu’est ce qui va rester quand tout aura foutu le camp !!

Je ressens une réticence, le sentiment que quelque chose, de quelque ordre que ce soit, est appelé à demeurer, à ne pas foutre le camp.

Oui sauvons les échauguettes, la dignité d’un être humain indocile aux formatages, consiste à persister à penser à ce genre de questions sans âge, dont la solution est hors de notre portée. Et de ne pas s’en priver, sous peine de se transformer en petit compteur Geiger ou bien en formateur en new public management. Voilà ce que je dis, ici, maintenant, confiant dans nos capacités de résistance. Puisque vous lisez ce défi, vous ne pouvez pas ne pas m’approuver, et cela me procure un sentiment d’affinité. Et me voilà emportée par une impression exaltante : ce qui demeure, ne fout pas le camp, en dépit parfois des apparences.

v

4 mai 2019

Consigne #558


J'avais pensé à "Ergastule"
(attention, c'et masculin)
Mais Fairywen voudrait du moyenâgeux,
alors disons...

Échauguette

 

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4 mai 2019

Sont sortis de leurs jantes

4 mai 2019

Déjantée, pourquoi pas ! (maryline18)

 

Haute comme trois pommes, toujours effacée, qualifiée très vite, par tous, de petite fille timide et sage, c'est comme si mes mots mettaient trop de temps à trouver la sortie ; comme s'ils prenaient à chaque fois le plus long chemin parmis tous ceux qui se présentaient à eux, dans le labyrinthe complexe de mes pensées. 

Il se dressait déjà, dès mon plus jeune âge, juste derrière mes lèvres, des gardes bien veillants, dont le rôle était de contrôler un tas de choses. Ces vérifications demandaient beaucoup de temps. Ils voulaient s'assurer qu'il était absolument nécessaire de traduire en phrases mes impressions, des plus agréables aux plus hideuses, mais aussi mes envies, des plus saugrenues aux plus raisonnables, et enfin mes remarques, des plus intéressantes aux plus déconcertantes.

Ces personnages ne voulaient que mon bien être, enfin, il me semblait qu'ils me protégeaient.

Il est vrai qu'une impression trop vite exprimée en serait devenue tellement banale alors que celles qui restaient ainsi coincées, je les enjolivais de petites choses que je piochais ici et là, dans les films qu'il m'arrivait de regarder ou dans mes rêves. Je vous l'ai dit, tout ça prenait du temps. Quand je m'allongeais sur l'herbe, par exemple, et que le vent agitait les branches des arbres alentours, je fermais les yeux et le bruissement des feuilles me rappelait le bruit de la mer, celui des vagues léchant la plage. Je serrais plus fort les paupières et un kaléidoscope scintillant m'offrait les mille reflets argentés des rayons du soleil sur les flots. Je restais de longues minutes ainsi, j'étais bien.

Etrangement, pas une seule fois je ne me souviens avoir formulé l'envie d'aller voir la mer dans toute mon enfance. Mes envies, je ne cherchais pas à les matérialiser, à les réaliser, ni même à les formuler. Je vivais dans l'instant et les journées s'écoulaient.

Il y avait le monde et puis nôtre maison. Il y avait nôtre famille, mon père brutal, et puis tous les autres gens. J'avais la sensation que nous étions différents, de plus en plus d'ailleurs, en grandissant. Je n'aimais pas cette différence. Elle me pesait, me mettait mal à l'aise. J'aurais voulu être comme les autres, comme tout le monde. Je ne savais pas que cette image de "normalité supposée" que me renvoyait "les autres" était juste les éclaboussures de leur bonheur. Je me sentais  triste. Au fûr et à mesure que je grandissais, les remarques qui n'avaient toujours pas franchi mes lèvres n'en étaient pas moins devenues, plus structurées, plus légitimes mais aussi plus rebelles, plus dangeureuses. Les gardiens de mes pensées avaient vieilli en même temps que moi. Parler aurait été plus facile alors, mais n'était-il pas déjà trop tard, à quoi bon?  Il aurait fallu commencer par le début et ça faisait si longtemps que j'accumulais tellement de ressentiments, de peurs, d'humiliations, de déceptions et de colère.

Chaque étape à franchir avait été difficile : Le passage à l'école primaire (où je n'étais plus autorisé à faire la sieste dans un petit lit), le collège (où je m'égarais dans les couloirs), le lycée (où je ne parvenais à m'intégrer à aucun groupe de filles, lesquelles paraissaient tellement épanouies).

Toute cette souffrance, toute cette incompréhension  restait coincée, avec son vocabulaire approximatif, dans les méandres de ma pensée. Elle en tartinait les parois telle une mauvaise confiture de fruits pourris. Que pouvait-elle m'inspirer d'autre que la nausée. Je ne suivais plus en Mathématiques, en Anglais, en Sciences, et alors ! Je sèchais les interrogations, je prétextais des maux imaginaires pour ne plus aller en classe, et alors !

C'est drôle comme on n'interresse personne quand on ne perturbe pas la classe. Il aurait mieux vallu que j'adopte un comportement de déjantée, que j'insulte, que je crie...Au comble de ma malchance, j'étais bien élevée.

Il m'a fallu bien des années pour comprendre que la différence peut être aussi une chance.

4 mai 2019

Bad trip (Lecrilibriste)


Il faisait ses vocalises
sur les deux roues déjantées
d'une 2 chevaux surannée
des paroles corrosives
qu'il voulait inoculer
à cette foutue société
pour la fair' s'pâmer

ça ferait un joli clip
deux roues déjantées
dans une casse surbookée
de carcasses désossées
pour illuster le bad trip
où l'em'nait  l'adversité
des r'fus d'être managé

Il rêvait de faire un disque
dans la belle langue d'avant
mais  personne n'avait l'déclic
c'était plus dans l'air du temps
pour plaire au public
fallait des trucs déjantés
avant c'était plus l'moment

Fallait du hop et du hip
du bruit et des jeans troués
un filet d' voix asthmatique
des paroles sans paroles
gangsta-rap ou d' l'égotrip
du nu-jazz ou du hop-trip
et des allures de drogué
pour être enfin adulé

Et c'est ainsi que Jimmy
sur ses pneus désenchantés
esperait qu'viendrait l'déclic
avec son clip déjanté
ses paroles hallucinées
son vieux jean tout troué
et sa guitare électique
pour plaire au public

Savait pas encore Jimmy
que pour séduire le public
pour qu'il y ait le vrai déclic
fallait savoir patienter
manger d'la vache enragée
camper ton autorité
dir' ce que t'as dans les tripes
être authentique

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Le défi du samedi
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