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Le défi du samedi
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8 février 2014

Ont choisi la bonne (?) voie

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8 février 2014

Rue des boulets ( Vegas sur sarthe)

“A votre place, j'aurais tourné ici, chef”
“Quelle place? Où avez-vous vu une place, Ouatson?”
“C'est une expression inspecteur, une manière de dire que si j'avais été assis au volant donc sur votre siège je...”
“C'est hors de question Ouatson! JE conduis et VOUS me guidez! Et éteignez-moi ce foutu GPS qui ne bave que des âneries”
“Comme vous voudrez chef, voilà!”
Clic
“Gira a la izquierda”
“Articulez mon vieux!”
“Euh... j'ai rien dit chef, c'est le GPS”
“Eteignez-moi ce machin avant que je l'arrache du tableau de bord, et rappelez-moi ce que vous a dit votre indic?”
“Il a dit de prendre à droite au premier carrefour après Auchan, chef”
“Faudrait savoir! C'est Carrefour ou c'est Auchan?”
“Ben au carrefour chef... comme un carrefour. Un genre de giratoire avec un édicule...”
“Restez poli, Ouatson! C'est déjà assez chiant comme ça!”
“J'essaie d'aider chef”
“Vous n'allez quand même pas m'en faire un sketch, Ouatson! Par contre on n'entend pas grand chose derrière... Vous en pensez quoi, Ouatelse?”
“Euh... je referais bien un tour de plus, inspecteur”
“M'étonne pas d'une femme! Tous les prétextes pour se pomponner dans le rétro”
Soupir
“Si vous preniez ici chef, la rue des boulets?”
“Je la prends tous les jours Ouatson, tous les jours, cette rue des boulets”
Soupir
“Ca serait pas ça notre carrefour, chef?”
“Non, ça n'est pas NOTRE carrefour, ce n'est qu'un croisement”
“Euh... c'est quoi la différence chef?”
“On dit carrefour en ville et croisement en campagne, mon vieux... ou bien le contraire. Voilà c'est malin! Avec vos questions tordues, j'ai raté l'intersection!!”
“C'est pas grave chef, on en trouvera d'autres... enfin je veux dire qu'on fera demi-tour au prochain rond-point”
“Au prochain quoi?”
“Euh... rond-point chef ou plutôt croisement... parce que là... on est sorti de la ville et...”
“Je croyais vous avoir dit de ne pas m'en faire un sketch, Ouatson! Comment on rebranche ce foutu GPS?”
Clic
“Umgehung Rechts”
“Articulez mon vieux”
“Euh... j'ai rien dit chef, c'est le GPS”
“Et ça voulait dire quoi?”
“On dirait comme du croate, chef”
“Vous êtes sûr? Et vous Ouatelse, vous en pensez quoi?”
“Euh... si j'étais à votre place je referais bien un tour de plus, inspecteur”
Soupir
“Trouvez-moi quelqu'un qui cause français là-dedans, Ouatson sinon je jure de vous inscrire à un cours de croate dès demain!!”
Clic
“Faites demi-tour dès que possible”
“Depuis quand vous donnez des ordres, Ouatelse?”
“Euh... c'est pas moi chef, c'est votre GPS... moi j'aurais plutôt refait un tour de...”
“Ca va, ça va... c'est quoi le nom de cette rue à droite?”
“Euh... la rue des boulets, chef!”
Soupir
8 février 2014

Participation de JAK

jak

Chez les frénétiques   de Sam’défi

A compter de ce samedi 2 février minuit

Rien ne va plus, je vous le dis.

Regardez l’image dont nous sommes nantis

Encore une idée, de cette chère MapNancy

Fol ding géniale de photos,  elle nous enjoint

Obligatoirement  de composer sur un Rond-point

Un rond point me direz-vous ?...Y a danger !

Rudement  risqué. . .  Circulez y a rien zieuter !

 

 

 

 

Et en Tanka

 

Rond-point dans la ville

Accrochage passionnel

Pare-chocs cabosses

Occasion accidentelle

Amour naissant dans la rue

 

 

 
 

Pardon chère MapNancy, pour fol ding c’est pour les besoins de la cause, tu l’auras compris :o)

Jakgiratoire -A vous de trouver la bonne direction !Défi #284

 

8 février 2014

Je suis elle et elle est moi (Sandrine)

Où je vais ? Je ne sais pas, je suis la direction que m'indique Emma. Et si je ne reste pas immobile, imbécile, en regardant le doigt de dame Phore, je ne sais pas vraiment où me conduisent mes pas.
Emma est feutrée, très feutrée, elle parle peu, très peu pour un guide... Lorsqu'elle parle, il me faut au moins un lustre (à l'étalon du temps, ça dure tout de même cinq ans) et parfois même quelques chandelles pour décrypter ses propos étranges. Alors je la suis, je ne me pose plus trop de questions, parfois j'en invente une, juste pour entendre le son de sa voix et jouir du souvenir d'une voix aimée et disparue, c'est ma grand-mère qui me parle du fond de sa tombe, au fond de mon cœur et elle rit et je ris, et elle pleure et je pleure.

Parfois, je me cabre un peu, je refuse d'avancer... Emma délasse mon soulier, ôte le caillou réfugié dans ma chaussure, change la couleur de mon lacet, panse mon cœur puis me prend quelques temps dans le cocon de ses bras et me murmure "n'aie pas peur, vas-y ma douce, ce chemin-là, c'est le tien, quand il faut y aller, il faut y aller" et je finis toujours par me jeter à l'eau sans bouée ou par sauter à cloche-pied sur un fil du rasoir jeté au dessus de deux ou de dix falaises.

Emma m'emmène dans l'alchimie des rêves sur des sentiers de prose et de poésie, peuplés de laine... Elle m'emmène caresser des chimères, découvrir des choses extraordinaires, je cueille en chemin des merveilles, j'enfourche un nuage, je nage dans l'encre sombre et illuminée, je...
Où je vais ? Je ne sais pas, je suis Emma...

8 février 2014

STOP (par joye)

Il pleuvait à seaux. J’étais fatigué du long parcours, mes yeux pulsaient encore du mouvement hypnotique des essuie-glaces contre le pare-brise, alors j’arrêtais pour boire un café dans un de ces station-service qu’on trouve à tous les carrefours dans les grandes villes.

Je sirotai la boisson, un de ces cafés noir-dégueu qui vous font tant de bien au milieu de la nuit, le chemin à moitié entamé, à moitié terminé.

Je la vis près de l’entrée. À peine seize ans, me disais-je. Cheveux trop longs, jupe trop courte, des petites chaussures ridicules, cette espèce de godasse de merde pas chère qu’on trouve dans les magasins bon marché et qui ne protège les petits pieds de rien du tout.

Son tout était triste et mouillé comme un chat sauvage surpris par une averse.

J’attendis cinq minutes. Elle ne vint pas me demander du feu.  

Elle regardait le parking devant comme si elle attendait quelqu’un. Tôt ou tard, le propriétaire allait lui dire de dégager.

C’est dingue à quel point un homme peut s’imaginer héros. J’allais lui proposer de m’accompagner jusqu’à Chicago. Si elle allait vers Chicago. Elle allait vers Chicago, certainement.

New York la boufferait crue et elle le savait. Les filles comme ça le savent toujours.

Je me levai.

Il était temps que je reparte. On m’attendait là-bas.

Je m’approchai de la sortie. Je ne dis rien à la fille, mais je sentis qu’elle tremblait.

Je ne la regardai pas.

J’ouvris la porte, délibérément.

Elle ne bougea pas. Je cours vers ma voiture et me jetai dedans.

Encore trois minutes et elle serait là, à côté de moi, encore tremblante, comme dans un film de Tarentino. Et je l’amènerais à Chicago.

Je démarrai la voiture. Le moteur me murmurait encore, les gouttes tombaient encore sur le pare-brise comme de grosses larmes stupides.

Pendant quelques secondes, je restai hypnotisé de nouveau par le wap-wap des essuie-glace, et la pluie, et la petite stoppeuse qui n’allait pas vers Chicago.

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8 février 2014

Le rond (Fairywen)

Un rond.

Tout rond.

Et ron, et ron,

Petit patapon.

Ah non,

Ca, c’est une chanson.

Donc, un rond.

Un rond fripon,

Avec des rayons

Qui partent dans toutes les directions.

 

Un rond en jaune colorié

Sur une feuille de papier.

Un rond vers le ciel dirigé,

Un rond gai et léger.

 

C’est un soleil, bien sûr,

Un soleil en quête d’aventures,

Un soleil à suivre, c’est sûr.

 

Alors embarquons

Dans toutes les directions

Montrées par ce rond

Fripon.

 

8 février 2014

Carrefour (EVP)

Il m’a dit, mon très bel amour
Rendez-vous au prochain carrefour
J’ai attendu dehors et puis encore attendu,
Je ne l’ai jamais revu.
J’ai fait tous les rayons,
Des caleçons jusqu’aux bonbons,
Des légumes aux fromages
De la viande aux laitages,
Pour le beau garçon
Je suis marron !
Mais pour les courses : C’est bon !!

8 février 2014

Au carrefour… (Prudence Petitpas)

Au carrefour de la chance, tout doucement j’entre en transe…

Au carrefour de la danse, tout simplement, je balance

D’un côté, puis d’un autre, les «on dit », les violences…

D’un côté, puis d’un autre, je fonce droit dans la providence…

 

Au carrefour de l’enfance, je cours, je vole, jusqu’à l’errance…

Au carrefour des incohérences, je me casse la tête à outrance…

D’un côté, puis de l’autre, je cherche encore mon insouciance…

D’un côté, puis de l’autre, j’explose ma tête d’inconscience…

 

Au carrefour des apparences, je refuse d’être en résonnance…

Au carrefour des espérances, je clame jusqu’à notre innocence…

D’un côté, puis de l’autre, je m’autorise des défaillances…

D’un côté, puis de l’autre, je demande l’indulgence…

 

Au carrefour des confidences, je secoue toutes vos croyances…

Au carrefour des ignorances, je vous envoie mon exigence…

D’un côté, puis de l’autre, je raconte comme une romance…

D’un côté, puis de l’autre, j’arrive encore en avance…

 

Au carrefour de l’extravagance, je rédige une ordonnance…

Au carrefour de l’insolence, je voudrais rester votre prudence !

D’un côté, puis de l’autre, je vaque vers mes attirances…

D’un côté, puis de l’autre, je demande votre clémence…

8 février 2014

tout droit (titisoorts)

Il se fait tard en ce vendredi soir. Je ne sais pas encore si j'aurais le temps, les mots de finir mon écrit pour le défi. Cette semaine" carrefour". Je n'ais jamais été fort pour les grandes enseignes" Auchan, Carrefour" les deux se valent. J'arrive tout droit de la capitale( France pour les copains belges), parti ce matin, après sept heures trente de route, enfin arrivé, le stylo excité, dans les starting block, en appui sur le bloc. Cinq jours dans la capitale, j'en ai croisé des voitures, à des carrefours ou tout le monde partait travailler , faire des courses. A la défense des personnes allaient travailler,  rentraient en files indiennes dans les immenses cages à lapins ou le branding est d'usage: HSBC, EDF. J'ai le temps aujourd'hui de les observer, de les regarder vivre, je suis en vacance. Ceci n'était qu'une image banale inscrite dans ma mémoire et qui a murit dans la soirée ou, je me demandais" et moi lorsque je travaille qu'est ce que je vie? Le but est de vivre de manger de gagner sa vie et non de se la perdre, de se perdre". De bien grands mots qui ne me feront pas tellement réagir. Je cours, je vie, je travaille comme bien de braves gens. Mais que me reste t il à vivre. Ma vie est maintenant si bien tracée, un corps qui avance sur ses rails et un esprit qui divague, vers des rêves, des pensées plus libres, à côté de sa ligne droite, la tête enfuit dans les paysages. J'ai envie d'aller gambader de sauter hors de mon tracé , suis je à un carrefour de ma vie? J'ai la locomotive de mon passé de mon présent, de ce que je suis qui me pousse, des tonnes qui suivent leurs chemins. J'ai peur des dégâts du poids, de ses maux,si je m'éjectais en plein vol. Alors que j'avance à toute allure vers ce carrefour, sans aucun doute, tout est tracé, alors pourquoi tant de questions? pourquoi je n'arrive pas à m'y faire? le savoir, c'est souffrir, le convoi passe pourquoi m'inquièter pour ce corps. Et si je m'occupais des autres pour m'oublier un peu. J'attends lâchement un truc, que l'accident arrive seul, qu'un pavé fasse déraillé le traintrain, comme un cailloux dans la chaussure.
 Aujourd'hui j'étais à Paris, et le carrefour arrive.

8 février 2014

Croisée de Haïkus (Sebarjo)

Cher(e)s défiant(e)s bonjour !

Cette semaine, j'avais prévu de faire une parodie de la chanson La caissière de chez Leclerc d'Elmer Food Beat, ce qui aurait alors donné La caissière de chez Carr'four mais, hélas, faute de temps, je n'ai pas pu mener à bien ce projet. J'ai donc alors décidé, tout comme la semaine dernière, de vous adresser un haïku. Du coup, j'en ai écrit plusieurs sur le sujet et ne sachant pas lequel retenir, je vous propose donc de faire votre propre choix ! Bon samedi, bon dimanche et à la prochaine fois !!!

 

 

Carrefour Market
Les gens font leurs emplettes
Sous la pluie, un homme.


Prochain carrefour
Je poursuis tout droit ma route
En grillant le stop.


Nos destins se croisent
Au carrefour de nos vies
Vamos ! Mi amor !


Caissière à Leclerc
Rêvant de tapis volants,
Auchan ou Carr'four ?


Tournez à droite
Et au carrefour suivant
Vous êtes perdus !


Ô belles OLEDs
Eclairez ces carrefours,
Croix d'entre les tours.

 

 

 

 

8 février 2014

Un carrefour spatio-temporel à Rennes (Ille-et-Vilaine) (Joe Krapov)

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Au carrefour de la rue de la Psalette, de la rue du Chapitre et de la rue Georges Dottin, à Rennes, on peut voir sur le pignon du restaurant "La Villa d'Este" trois statuettes en bois qui représentent des musiciens du Moyen-âge. Le premier chante en s'accompagnant d'un instrument qui est peut-être une guiterne, peut-être une citole ou une mandore, en tout cas un genre de luth. Le second brandit un microphone très anachronique vu que l'amplificateur du sieur Marshall n'avait pas encore été inventé à l'époque. Le troisième, dans une pose quelque peu lascive, semble ne pas trop se soucier d'être au diapason des deux autres. S’il ne pince pas les cordes de son instrument, peut-être tire-t-il… au flanc ?

Dans une vie antérieure, j'avais expliqué à Isaure Chassériau qu'il s'agissait de trois élèves de « l'école de musique de l'église où l'on formait les enfants de chœur » : c'est là la définition du mot « psallette ». Ils s’échappaient souvent en douce du dortoir pour venir assister, le soir, au déshabillage de la servante de l'auberge : le Vénitien qui inventa les stores du même nom n'était pas encore né non plus et la pudeur de la jeune fille était un peu en rideau du fait de sa fréquentation forcée, à l'estaminet du carrefour, d'une clientèle interlope et pas forcément raffinée : on trouvait souvent dans ce débit de boisson de nombreux adeptes de la théorie du mauvais genre. De ce fait, la pose lascive du troisième musicien peut aussi être interprétée comme un apprentissage un peu précoce du développement de la surdité. Comme on disait à cette époque où les guerres duraient cent ans et où il y avait beaucoup d’orphelins, "on a l’éducation maternelle qu’on peut !".

Une méchante sorcière conformiste, moraliste, traditionnaliste, puritaine, frigide et barjotte qui passait par-là un soir surprit les trois jouvenceaux et leur jeta un sort : elle les transforma en statues de bois. Ce qui, me dit plus tard Hervé Lelardoux à qui je racontai l'histoire tout droit sortie de mon cerveau malade, constitue un sacré paradoxe : être transformés en statue de bois parce qu'ils ne l'étaient pas restés, de bois, devant les charmes de la belle, ça valait son pesant de poutres dans l’œil !

Bref cette pourtant très hétérosexuelle légende urbaine ne laisse pas de questionner votre humble serviteur… et lui seul : aucun guide touristique de Rennes ne mentionne ni la légende ni les statuettes et je suis prêt à parier que des tas de Rennais ne lèvent jamais le nez à cet endroit de la ville. C'est dommage. Ce carrefour est sympathique, piétonnier et il incite à réfléchir au temps qui passe. Avant d’être rebaptisée "le Méditerranée", le restaurant où officiait l’accorte serveuse s’est d’ailleurs longtemps appelé « Auberge du bon vieux temps ».

Peut-être un brave homme avisé, un professeur d'histoire, un érudit, un émule de M. Dottin pourra-t-il m'expliquer un jour, outre cette mise sous silence de l’épisode, pourquoi les trois enfants de choeur sont juchés sur la tête de trois personnalités facilement reconnaissables par tous ceux qui ont fait la fête le soir du 10 mai 1981 et qui chantent désormais, sur leur scooter ou pas, comme toutes les filles qui s'appellent Valérie, "Que reste-t-il de nos amours ?" : François Mitterrand, Roland Dumas et Pierre Mauroy ! 

Mitterrand 2

roland dumas 2 

mauroy 2

8 février 2014

Participation de Venise

J’aurais fait rire un chien  de chasse s’il m’avait surprise en train de chercher mon chemin.

Mais au fond  de moi j’étais ravie d’une telle ignorance.

Je savais préserver la surprise l’interrogation et la leçon que m’enseignerait

Mon  hésitation à faire le bon choix.

C’est entre deux coussins de nuage que j’ai opté pour le clin d’œil du soleil.

J’ai alors trottiné sans hâte aucune jusqu’à  apercevoir les ARBRES.

Ormes, frênes, hêtres, platanes, Tout ce qui me manquait était là

La lenteur, les murmures du vent, le silence.

Et au loin les grands épicéas au coude à coude  pareil à des fantassins de FRÉDERIC de PRUSSE.

Tout m’invitait ici à une paresse mentale et je me disais que ce départ était comme une nouvelle naissance et ce monde était encore trop neuf pour que j’en fasse le récit

8 février 2014

La Croix Poëlon (Epamine)

ep01

"Tu m'écoutes ?

- Fiche-moi la paix, je travaille !

- Bon, est-ce qu'aujourd'hui, tu vas enfin te décider ?

- Me décider à quoi ?

- A admettre que mon idée est lumineuse !

- Quelle idée ?

- L'idée de changer d'horizon, de partir à l'aventure, de prendre la route !

- Pour aller où ?

- Ben justement, c'est la question que je te pose régulièrement : où aller ?

- Nulle part !

- Rrrhôôô ! Tu m'énerves ! "

Et une fois encore, il se lance dans une interminable description de l'agitation permanente du carrefour de la Croix Poëlon, du va-et-vient incessant des véhicules et des piétons. Il se plaint de l'insupportable et longue immobilité de leur vie et évoque avec envie ceux qui ont la chance de pouvoir choisir leur destin en prenant tel ou tel chemin grâce à leur clignotant.

"Nous aussi, on clignote, mais on reste toujours au même endroit ! J'ai les jambes qui me démangent, moi, j'te f'rais dire ! J'ai envie d'ouvrir la fenêtre et d'aller voir ailleurs si la route est plus belle."

La réponse est des plus cassantes : "Tu ne pourrais même pas aller voir les voisins d'en face sans te faire écrabouiller et ce, même en passant sur le passage pour piétons. Déjà que tu n'es pas très épais…

- Oh, je t'en prie! Tu t'es regardé ? Tiens, justement, parlons-en de ceux d'en face. Aucune imagination, aucun esprit d'initiative : ils font, à la seconde près, exactement la même chose que nous…

- Parce qu'on fait un truc utile…

- Et qu'est-ce qu'on fait ? Cent fois, mille fois par jour, on fait la même chose : quand je fais coucou aux passants, tu te planques et dès que tu te montres à la fenêtre, tout rouge d'émotion, moi, je dois disparaître! Idem la nuit ! On dirait les affreux gugusses de ces vieux coucous suisses qui n'arrivent jamais à sortir en même temps de leur cabane en bois… Encore heureux que nous, on n'a pas, comme eux, les grosses pommes de pin qui pendent ! Franchement, on s'enquiquine ici ! En plus, on ne nous voit jamais ensemble et je suis sûr que tout le monde pense qu'on ne peut pas se supporter!

 - Ce qui n'est pas complètement faux... Je te rappelle qu'on sauve des vies. Et si tu dis un mot de plus, c'est rouge de colère que je vais être et toi, tu vas être vert de trouille!

- D'accord, d'accord!... Je me tais!"

Deux secondes plus tard:

"Et si on pensait à nous avant de sauver la vie de gens qu'on ne connaît même pas, hein ? Bon, allez, je te rappelle vite fait mon idée : à gauche, on va faire un p'tit tour à Tours; à droite, on va à Chartres; en face, on va à Langennerie et derrière, c'est Vernou. Hihihi!

- Tu m'énerves avec ton "Derrière, c'est vers nous!" Change de disque! Essaye: "Et derrière, c'est Vouvray!" Mais en fait, ne dis rien parce qu'on ne va nulle part. On reste ici pour remplir notre mission ! Et je te signale qu'on connaît les gens : y'a la p'tite mémé au chien qui pisse, le jeune homme qui court, les deux adolescentes qui traversent en téléphonant, le couple d'amoureux qui s'bécotent et la classe du lundi… T'en veux encore ! Maintenant, tais-toi, je bosse ! "

Un silence pesant s'installa quelques instants, puis:

"Jusqu'à ta dernière étincelle de vie, ils vont te voir sans jamais te regarder ! Ils marchent vite, roulent vite, passent vite, vivent vite et ils se moquent pas mal de nous ! Et nous, par tous les temps, même si y'a pas un chat, on doit faire notre job!  

Ah ! Comme j'aurais aimé habiter dans ce coin, avant l'arrivée des voitures, des poteaux électriques, du goudron et des passages pour piétons… Quand ce carrefour s'appelait encore la Croix Poilon et pas la Croix Poëlon, l'Augustin traversait la croisée des chemins avec son tombereau tiré par sa bourrique et s'arrêtait en plein milieu pour discuter le bout de gras avec la Zélie. Le vieil Anselme posait sa brouette au milieu de la route pour reposer son dos usé et s'essuyait le front avec son mouchoir à carreaux. Les gamins jouaient sans danger aux billes le long du trottoir, sur la chaussée. Et là, juste au-dessus de nos têtes brillait une lanterne à gaz accrochée au mur…

- Mais qu'est-ce que tu racontes? Et d'abord, c'est qui Augustin, Zélie et Anselme ? Et c'est quoi cette histoire de lanterne à gaz?

- Un mercredi, quelques gamins du lundi sont venus juste ici, à nos pieds, avec de vieilles cartes postales. Je les ai observés et je les ai écoutés. Quand je les ai vus s'en aller, j'ai vraiment eu envie de les suivre…

- Bon ! C'est bien joli tout ça mais tu me raconteras ta belle histoire de carte postale plus tard ! Allez, hop ! Moi, je suis complètement éteint. C'est à ton tour de briller, mon bonhomme !

- C'est fait, ça y est, je suis vert !"

ep02

8 février 2014

QUEL CHEMIN prendre ? (KatyL)

k1

Aucun de ceux indiqués

 

Je reste au milieu des croisements et des routes, et dans «  LA LUMIERE »

Ne pas choisir pour être ouverte à tous

k2

 Je veux vivre avec elle, en elle et aller vers elle ensuite….

 

katyL

8 février 2014

La croisée des chemins (Mamido)

Mam01

Je ne sais pas vous mais moi, j’ai toujours aimé le cinéma de  Claude Lelouch.

Les gens s’y croisent. Sans le savoir. Mais nous spectateurs, si. Car, grâce à son talent de cinéaste, Lelouch nous fait comprendre que ces deux-là, même si cette fois, ils se sont ratés dans ce hall de gare, dans cet aéroport, dans cette foule… Ces deux-là sont fait pour se rencontrer.

Et nous, on attend. On sait que pour ces deux-là, le destin est en marche, et on attend.

C’est du cinéma, me direz-vous. Dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas de cette manière.

Pas sûr…

J’ai croisé pour la première fois l’homme de ma vie lors de la communion de ma cousine. J’avais douze ans et lui dix-huit. Nous ne gardons aucun souvenir l’un de l’autre ce jour-là. Pourtant chacun a de cette journée sa propre vision. Je suis avec ma cousine, reine de la fête dans sa belle aube blanche. Nous écoutons les disques des idoles de l’époque sur le Teppaz de son frère. En fin d’après-midi, des collègues, normaliens comme lui viennent le chercher pour sortir.

Mon mari se souvient l’avoir attendu, avec d’autres, dans la cour. Ils ne voulaient pas déranger. Mais comme on leur a payé le champagne, ils sont entrés. Mon oncle a pris une photo, avant qu’ils ne s’en aillent. On y figure, tous les deux.

Quatre ans après, bal organisé par le sou des écoles. C’est mon cousin, nouvellement nommé dans une des écoles de la ville qui nous a eu des places. Regardez attentivement le cliché du journal de l’époque, pieusement conservé par ma tante. La grande bringue dégingandée qui s’agite sur la piste, au premier plan, c’est moi. Le beau blond accoudé au bar, en costume de velours, dans le fond, c’est lui.

Deux ans plus tard, il est l’instit de mon frère en CM1. Je passe le bac. Impossible que l’on ne se soit pas croisé plusieurs fois, cette année-là. A la sortie des classes quand je venais récupérer mon frère, à la fête des écoles, à ce fameux bal… Aucun souvenir.

L’année suivante, j’ai dix-neuf ans. Institutrice remplaçante, je suis nommée dans l’école où il enseigne. C’est là que nous nous rencontrons pour la première fois. A ce que nous croyons.

Et tout commence… Ou tout continue, comme il vous plaira.

Qui vous dit que vous aussi n’avez pas croisé, plusieurs fois, sans le savoir, les personnes importantes de votre vie ?  Avant de les rencontrer, pour de vrai.

C’est pour ça que j’ai toujours aimé les films de Lelouch.

8 février 2014

Carrefour giratoire (Sergio)

Il était 17 h45 ce soir d’hiver

PIOTR fonçait perché dans la cabine toute neuve de son SCANIA V8 730 CH. Il n’en revenait  pas de conduire un tel camion. Lui, le petit enfant de la campagne bulgare il revoyait son père Pavel, le pêcheur qui revenait juché debout sur son char attelé à un bœuf  une fois sa journée terminée à Artchar, son village de naissance .Il le voyait arrivé, son père était un géant indestructible. Maintenant il était mort, terrassé par le « crabe »héritage des cigarettes « Belomorkanal » spaciba URSS. Maintenant, c’était lui qui était le chef de famille  mais lui arpentait les routes d’Europe, loin de chez lui sur son char moderne. Ce soir, insouciant dans sa nouvelle cabine confortable, climatisée et insonorisée il roulait vite, trop vite vers ce giratoire. Roulant vers l’ouest le soleil couchant l’éblouissait mais il était ailleurs perdu dans sa solitude et sa nostalgie.

Il était 17h45 ce soir d’hiver.

Marcel, pied au plancher dans sa vieille camionnette de chantier rentrait chez lui après un après-midi bien arrosé. Il faisait froid ce jour-là et il n’avait pu avec son équipe couler la dalle de compression du plancher du premier niveau .Le chantier était encore ouvert à tous les vents. Avec cette bise polaire déferlant du nord et des températures négatives le coulage  était impossible techniquement. Ils auraient coulé mais le contrôleur technique avait mis son véto. Le froid et la météo n’avaient pas de prise sur eux. C’était leur fierté d’homme, la seule peut être mais ils s’y accrochaient. Attitude incompréhensible pour l’architecte parisien qui les saluait à peine, du bout des lèvres et qui serait furieux lors du prochain rendez-vous de chantier .Il avait donc invité toute son équipe au routier du coin pour arroser la petite fille de Jésus son chef d’équipe .Arrosée, le terme  le plus indiqué serait plutôt inondée. Mais bon, Marcel rentrait chez la « baronne »et bien que le soleil lui fasse de l’œil, il avait bien vu  le camion flambant neuf qui fonçait sur la route venant de droite. Mais, foi de Marcel ce n’est pas ce cochon d’étranger de l’est avec son camion rouge qui allait l’impressionner. Ah non pas lui, pas Marcel !!!!!

 Il était 17h45 ce soir d’hiver

Marie rentrait chez elle, après sa journée de travail au supermarché du sud. Elle était caissière, non ! hôtesse de caisse maintenant, dixit le nouveau DRH. Son salaire n’avait pas évolué depuis.  Son compagnon, amateur de western italien déclamait l’air sérieux, singeant Clint Eastwood «Tu sais Marie, dans la vie il y a deux catégories de personnes. Ceux qui ont un costume gris de premier de la classe et ceux qui rament. Eh bien toi Marie tu rames !!!! »Ils éclataient de rire et le soir, heureux ils se repassaient le film. Elle avait récupéré chez la nounou en plus de son trésor, son petit Jules tout blondinet, les deux jumelles de sa sœur. Ces deux pestes se chamaillaient et tentaient de se tirer les couettes bien que, séparées par le siège auto de P’ti Jules. La route était glissante. Elle savait que dans ces plaines balayées par la bise les sols se couvraient de verglas. Avec ses pneus lisses, qu’elle n’avait  pu changer le mois passé elle se dépêchait de rentrer. Elle se retourna, exaspérée par les cris stridents des deux chipies.

Il était 17h45 ce soir d’hiver

Daoud roulait tranquillement, plein sud direction Marseille puis la Tunisie .L’hiver il rentrait chez lui cumulant tous ses congés, récup, RTT. Il détestait le froid humide qui te transperce. Vivement le soleil de Tozeur, la porte du désert et la lumière éclatante, éblouissante, assourdissante du Chott-el-Djérid. Daoud roulait prudemment. Il n’était pas pressé et le chargement sur la galerie invitait à la prudence. Tout le monde lui disait « tu pars au bled Daoud ? » «  EH comment t’as deviné ? » « j’sais pas, la galerie…… » Et là ,ils éclataient de rire. Il emmenait des cadeaux pour la famille plus des produits introuvables qu’il revendrait  et puis toutes les commandes spécifiques ;un pot d’échappement de Renault 12.un tambour de machine à laver de tel modèle, même deux pneus neige 175-55-R17 pour son cousin Djalil .La commande l‘avait surpris mais il avait promis. Peut-être que  Djalil anticipait la prochaine glaciation ?? Inch Allah !!

Il était 17h45 ce soir d’hiver

Un troupeau de chevreuils après s’été gavés de mais dans un champ bizarrement oublié empruntait la cinquième route menant au nouveau rond-point. Les animaux, non informés par les services de la DRIRE n’avaient pas  encore intégré la nouvelle géographie urbaine qui grignotait leur territoire. Ils s’engageaient donc pensant trouver le petit bosquet de boulots qui leur avait souvent servi de refuge. Ils se retrouvèrent désorientés et apeurés avec quatre monstres hurlants qui se précipitaient vers eux, les  aveuglant de leurs énormes yeux jaunes..

Il était 17h45 ce soir d’hiver

Fort heureusement Daoud qui bien que peu pressé, arriva exactement douze secondes avant Marie qui conduisait bizarrement en regardant vers l’arrière. Fort heureusement le chargement africain de Daoud mal arrimé perdit les deux pneus de Djalil qui allèrent percuter le flanc gauche de la voiture de Marie. Dans un réflexe idiot, mais salvateur elle donna un coup de volant vers la gauche .Elle finit sa course, hébétée, sa voiture  enlisée dans un champ de betteraves fraichement retourné. Heureusement Marcel dans un rêve éthylique  cru voir, lui sur sa droite un troupeau de rennes et même le Père Noel sur son traineau. Il freina doucement, silencieusement pour admirer avec ses yeux d’enfant ce spectacle quasi miraculeux. Heureusement le camion scandinave de PIOTR équipé d’ESP, bardé de technologie de contrôle anti ……etc. détecta à temps le verglas, ralentit en douceur le mastodonte avant le nouveau giratoire. Il vit donc Daoud perdre son chargement et Marie foncer dans le champ. Il vit, aussi Marcel les yeux exorbités, le regard tendu vers le troupeau de chevreuils qui s’enfuyait à toutes jambes,  passer son chemin,  perdu  dans ses rêves d’alcooliques. Daoud et Piotr aidèrent Marie à sortit de son bourbier. Elle les invita à diner .Elle leur devait bien cela.

Tout fini bien mais !

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8 février 2014

La sagesse des fous (Célestine)

 

Célestine

 

La mélopée était belle et simple, et la voix qui la chantait douce comme une soie.

Les rêves y tremblaient légèrement, comme on maintient le feu d'une bougie à l'abri du vent, un soir d'été, derrière une main translucide.

La chanson sentait le chanvre et le benjoin, l'ambre et le patchouli. Les fleurs dans les cheveux, les cordes de guitare.

Elle parlait de gens qui s'aimaient, et qui marchaient longtemps, enlacés, je les imaginais habillés de cotons indiens et de longues jupes transparentes, les pieds nus dans le sable poudreux d'une route infinie.

Elle parlait d'espérance et de doute, et des mille routes qui réunissent les hommes dans les plus folles utopies.Un carrefour de mille routes ? Il fallait être vagabond, poète sans patrie ni patron, pour imaginer un carrefour pareil !

Elle parlait d'étoile et de flamme, de chemin et de sourire. Et de la sagesse des fous.

Je ne cherche plus ce carrefour du cœur du monde. Je sais qu'il est en moi comme en chacun de vous.

 

Les Mille Routes by Georges Moustaki on Grooveshark','hspace':null,'vspace':null,'align':null,'bgcolor':null}">

8 février 2014

Déboussolé (Walrus)

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Allez! On va encore avoir des problèmes avec le JEP...

Mais non pas les Jewish European Professionnals ni les Journées Européennes du Patrimoine et encore moins le Journal de l'Ecole Polytechnique lequel a mis la clef sous le paillasson en 1939, mais bien le Jury d'Ethique Publicitaire.

Comment ? vous n'avez pas ça en France ? Vous avez bien raison, de toute façon, ils ne servent à rien qu'à embêter le peuple parce qu'on favoriserait Carrefour au détriment des autres grandes chaînes de distribution et toutes ces sortes de plaisanteries.

Ils me la baillent belle au JEP, vous avez déjà essayé de simuler l'aiguille d'une boussole avec le logo de Mammouth, d'Auchan ou de Leclerc vous ?

Car, pour revenir au sujet de la semaine, c'est bien une boussole gigantesque qui occupe le centre de ce fameux carrefour. Carrefour que personnellement j'aurais plutôt appelé un rond-point, mais je ne suis qu'un béotien et ne suis pas issu de la belle ville de Nancy dont l'université est le berceau du Trésor de la Langue Française Informatisé, ce monument de la lexicologie qui reste néanmoins assez vague sur la distinction à faire entre les deux appellations mais dont j'ai retiré l'intense satisfaction d'apprendre qu'un carrefour est de plus grandes dimensions qu'un croisement.

Quoi ? Vous trouvez que je fais dans la digression abusive autant que tarabiscotée ? Merci ! Merci !! Merci !!!

Merci d'apporter de l'eau au moulin de mon affirmation qu'on ne lit pas impunément Marcel sans y gagner quelques manies déplaisantes dont celle que vous venez de constater n'est pas la moindre, accompagnée comme il se doit de celle qui consiste à nier Boileau, lequel, dans son art poétique, soulignait, se montrant pour l'occasion plus scientifique que poète, que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et à présenter au lecteur consterné des phrases qu'il faut patiemment détricoter telle la fine équipe d'enquêteurs Ouatelse et Ouatson chers à l'un des participants de ce blog si l'on veut en deviner le sens pour peu qu'il s'y en trouve un.

Retour sur image !

On nous demande de choisir la bonne direction. Comme il y en a cinq, c'est pas gagné, d'autant qu'on ne prend même pas la peine de nous dire par laquelle de ses branches on est parvenu au cœur de cette étoile routière, ce qui aurait déjà permis d'éliminer une direction pour peu que le héros de cette histoire (dont on ne dit d'ailleurs rien non plus) ait de la suite dans les idées et ne soit pas du genre à faire demi-tour (à moins bien sûr qu'il ne soit venu jusque là exactement pour ça : faire demi-tour grâce à un rond-point sans prendre le risque de manœuvrer au milieu de la circulation). En bon enquêteur, je ne puis me permettre de négliger cette hypothèse et me voilà Gros-Jean comme devant ! Devant toujours cinq possibilités.

C'est beaucoup trop pour moi, ça risque de me faire perdre le nord, par bonheur, il y a la boussole, c'est toujours ça (mais à quoi peut bien vous servir le nord si vous ne savez où aller ?). Je vais donc renifler de ci de là, faire semblant de chercher, on finira bien par arriver à la prescription, ou à tout le moins au prochain défi, et là, ça ne passionnera plus personne cette croisée des chemins...

8 février 2014

Participation de Flo

flo

8 février 2014

Au tournant ... (MAP)

Il lui avait donné rendez-vous dans son tout petit village

en lui disant simplement :

"Je t'attendrai au tournant" !

On ne pouvait mieux dire :

!

!

!

Giratoire à Saint Dié

 

 

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Le défi du samedi
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