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Le défi du samedi

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23 octobre 2021

Ont tenté d'en bricoler un

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23 octobre 2021

Et si j'avais un capo (Kate)

 

Si j'avais eu un marteau

Du courage du mortier

J'aurais pu tout refaire

Si j'avais eu un point fixe

Et bien sûr un levier

Je n'aurais pas manqué de soulever la Terre

0

Et si j'avais un capo

Pour ma guitare

Qui sur ses cordes se referme

Je multiplierais par dix

S'il n'est pas trop tard

Les possibilités d'en faire

 

Si j'avais un capo...

- Je le dirais en ces termes -

Je changerais de ton

Et même si j'avais un spider capo

Qui tiennent certaines cordes fermes

Je ne jouerais pas l'Immortel Canon

De cette façon...

 

23 octobre 2021

Histoires d'astres (Laura)

 

Quand j'ai vu le mot du défi, j'ai eu comme toujours pour les mots que je ne connais pas(et même parfois  pour ceux que je connais un peu ou mal) le réflexe de chercher sa définition mais ça ne m'a guère parlé quand même. Imaginez vous qu'avec mes deux mains gauches(opérées du carpien donc perte de force), je puisse utiliser un capodastre pour jouer de la guitare? alors je préfère penser aux astres de la guitare comme Django Reinhardt (auquel on a consacré un beau film), Jimi Hendrix(qu'adule mon frère) ou Elisabeth Leroy[1]. J'ai par contre de mauvais souvenirs de cadastres. Castres me laisse elle des paysages illuminés d'amour. Si ma vie ne fut pas un désastre, je le dois à ma curiosité de Zoroastre[2] et de beaucoup d'autres "astres."

>  

 


[2] https://www.universalis.fr/encyclopedie/zoroastrisme/ le premier astre auquel j'ai pensé.

 

23 octobre 2021

Participation de Clio101

 

Hypnotisée, Cassandre observait le guitariste assis en tailleur devant les quais de la gare de Nîmes. Sans prêter attention au va et vient incessant de la foule et aux annonces sonores qui rythmaient les arrivées et les départs des trains le musicien fixait un capodastre au manche de son instrument. Toute son attention était fixée sur les cordes.

D'un geste aussi doux qu'une caresse il effleura les cordes de la guitare pour en tester les sonorités. L’attention extrême portée à la sincérité du mouvement donnait à la scène une tonalité presque sensuelle. En cet instant rien n'existait pour l’homme que de faire résonner ses cordes pour en sortir le son juste. Ni les mouvements des autres, ni les sons ni les odeurs ne venaient le distraire de sa tâche.

  • Cet homme est libre, songeait Cassandre. Il n’a de compte à rendre à personne d'autre qu'à lui-même.

Contrairement à toi, murmurait sa petite voix intérieure.

Son regard se voila et ses yeux s'embuèrent. Qu’est-ce qui lui avait pris de tout quitter, de partir seule, loin de ses repères ? Elle qui n’avait eu pendant un temps de seule véritable amie que Sophie, saurait-elle créer du lien avec un groupe d'inconnus ? Et que deviendrait-elle à son retour ?

Un instant sa détermination flancha et son regard chercha le prochain train pour Paris.

Au même instant le guitariste se mit à jouer un air entraînant et joyeux de ceux qui vous portent et vous invitent à danser et sourire, une marche qu'on fredonne et qui met du cœur à l'ouvrage. La mélodie titilla les oreilles de Cassandre, s'engouffra dans son esprit, s'empara de ses sombres pensées et les attira dehors, à la manière d'un joueur de flûte.

  • Si je n’essaie pas, je ne saurai jamais ce dont je suis capable. J'ai décidé de partir à l'aventure, je suis arrivée jusqu'ici c'est trop bête de faire demi-tour maintenant.

Son sourire revint, sa volonté s’accrut et elle marcha d'un pas ferme vers le TER qui se rendait à Villefort.

23 octobre 2021

Origine (Vanina)

 


Il était une fois, la terre, plate comme on l’imaginait en cette
lointaine époque. Sur cette pla(te)nète, le vent soufflait haut dans le
ciel, et faisait résonner les branches des arbres déjà millénaires, dans
une musique au son éternel. Le soir, la mélodie gagnait en intensité
jusqu’à ce que le jour décline, entre chien et loup. Puis, la nuit, tel
l’éteignoir de la bougie, venait recouvrir l’astre solaire.
C’est pour cela que les anciens appelaient la nuit : le capot d’astre.
Ainsi, la nuit apaisait le vent et nuançait les vibrations du son dans
la cime des arbres.
Un jour, l’homme eut l’idée de reproduire les sons originels et mélodieux
du vent dans les branches et il inventa un instrument creux avec un
manche en bois sur lequel il fixa de fines lianes. Puis, pour en moduler
les sons, il inventa une pince qu’il appela capodastre en mémoire de la
musique ancestrale que la nuit venait moduler.
C’est ce même mot que l’on emploie encore aujourd’hui.

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23 octobre 2021

Monsieur Bongo par bongopinot

 

Tu piquais la guitare de ton frère

Lorsqu'il n’était pas là

Mais un jour voilà

Il l’a découvert

 

Il a râlé pour le principe

Mais comme tu jouais mieux que lui

Il a déposé sa guitare sur ton lit

Tu as appris et joué dans un groupe

 

Tu as fait partie de “Viva la Musica”

Tu es parti en tournée

Sans jamais te lasser

Tu as travaillé avec Papa Wemba

 

Tu es parti en Belgique puis en France

Où tu as décidé de rester

Et derrière toi tu as tout laissé

Et ici tu as tenté ta chance

 

Ça fait quarante ans maintenant

Et tu as toujours ta guitare

Et sur la manche un capodastre

Tu joues et enregistres ton chant

 

Je vis avec toi depuis plus de trente-huit ans

Tu as toujours la musique dans ta vie

Elle t’aide beaucoup aujourd’hui

Quand les jours ne sont pas évidents

 

23 octobre 2021

La goutte d’eau qui met le feu aux poudres (Poupoune)

 

Je venais juste de poser sa bière à portée de sa main. Il l'a attrapée sans me regarder et a dit « Oh chou, tu m'apporteras mon capodastre. »
Ce n'était pas vraiment un ordre, mais ça y ressemblait quand même assez fort.
Déjà, je n'arrivais pas bien à me rappeler pourquoi et comment on en était arrivés à cette espèce de rituel qui consistait à lui apporter une bière dès qu'il descendait au sous-sol pour jouer de la guitare. Pourquoi il ne la prenait pas tout seul, sa bière, vu qu'il descendait les mains vides ? La première fois, j'étais en bas en train d'étendre le linge quand il était descendu et au moment où je suis partie, il m'a dit « Ah tiens, puisque tu remontes, tu pourras me rapporter une bière ? »
Sur le coup, je m'étais dit que oui, bon, puisque je remontais, effectivement… mais en fait ça ne justifiait pas une seconde que je fasse l'aller-retour à sa place. 
Depuis, au moins deux ou trois fois par semaine, quand il descendait au sous-sol faire de la musique et sans qu’il ait à demander, je lui apportais une bière. Ce genre de petits trucs que tu fais au départ pour faire plaisir, mais qui finissent très vite par être perçus comme un dû et que tu n’arrives pas à ne plus faire. Et je n’avais jamais un « s’il te plaît » ou un « merci ». Souvent je n’avais même pas un regard, sauf quand il voulait me signifier qu’il faudrait que je parte pour qu’il puisse jouer tranquille.
Le sous-sol était à moitié occupé par son matériel de musique – guitare électrique, amplis et pédales en tous genres – et à moitié par la machine à laver et le séchoir. La musique, c’était pas son métier. Il avait commencé la guitare au lycée, comme tous les garçons un peu moches ou empotés, pour séduire les filles, et il avait continué de gratouiller par habitude, jusqu’à la crise de la quarantaine. Pas assez riche pour la voiture de luxe et pas assez charismatique pour la maîtresse vingt ans plus jeune, il avait décidé de jouer les rockers et s’était mis à acheter tout un tas de gadgets très bruyants qui occupaient donc désormais le sous-sol.
Malgré cet amateurisme total et un manque criant de talent, il se considérait quand même prioritaire au sous-sol et avait là aussi insidieusement réussi à me faire accepter l’idée que s’il jouait, je débarrassais le plancher. La première fois qu’il y a eu conflit, je descendais vider la machine et dès qu’il m’a vue il a dit du ton le plus désagréable possible « Non mais je joue, là ! » alors j’avais répondu « Et moi je bosse. La machine doit être finie ». Sa réponse ce jour-là était une telle cause évidente de divorce que je me demande encore aujourd’hui comment j’ai pu ne pas fuir à cet instant précis. Il a dit « Non t’inquiète, je l’ai arrêtée y a un moment, le bruit me gênait. Tu la relanceras quand j’aurai fini ».
Tu la relanceras quand j’aurai fini.
Il va sans dire que la machine contenait environ cinquante pourcents de fringues qui lui appartenaient et que je n’étais pas rémunérée pour les laver. Encore moins pour attendre que monsieur ait fini pour me taper ses corvées. Quand j’y repense, j’ai vraiment été stupide de ne signifier mon agacement qu’en bougonnant, mais en m’exécutant quand même. Jamais il ne s’est demandé comment je m’organisais pour gérer mon boulot, les courses, le ménage, la bouffe et ses lessives - la fameuse répartition des tâches où, en compensation, il ouvre les bocaux de cornichons, bricole et porte les trucs lourds - sauf les courses, donc. En revanche, moi, je devais m’adapter à ses séances totalement irrégulières de gratouilles.Quelle idiote j’étais, quand même, d’avoir laissé une situation pareille s’installer…
Stupide. Idiote. Bête. Couillonne. D’un coup ça me paraissait évident : globalement notre relation me rendait stupide. Du moins me faisait me sentir stupide. Souvent. Tout le temps. Comme en cet instant précis, où je remontais du sous-sol pour aller chercher le capodastre de monsieur sans avoir la moindre idée de ce que pouvait bien être un capodastre.
J’ai cherché sur internet et en fait c’est bêtement le bidule qui coince les cordes. Je suis sûre qu’il a fait exprès de dire « capodastre » et pas « bidule qui coince les cordes » pour que je me sente encore une fois un peu conne. Pour m’obliger à lui demander ce que c’est et qu’il puisse me répondre avec son petit air condescendant, là. Mais cette fois je ne me suis pas laissée avoir.
J’ai trouvé le machin et j’ai commencé à redescendre pour lui apporter quand je me suis figée à mi-chemin dans les escaliers. Le tuyau qui fuyait depuis une semaine et qu’il devait réparer fuyait toujours. Je regardais les gouttes tomber une à une pour former une petite flaque à mes pieds. La marche et le mur commençaient à être un peu imbibés. Une semaine. Cinq jours de travail. Deux séances de courses. Une dizaine de repas préparés. Trois lessives. Zéro truc lourd à porter. Zéro bocal à ouvrir. Et, donc, zéro bricolage.
J’étais là, comme hypnotisée par ce goutte-à-goutte, son fichu capodastre à la main, à me sentir encore une fois complètement nulle de m’être exécutée sans moufeter pour lui rendre service, quand il a crié « Eh ! Qu’est-ce que tu fous ? » et je l’ai instantanément haï. D’un coup, en bloc, pour toutes les petites humiliations, pour l’asservissement, pour les heures perdues à la cuisine, pour les centaines de marches montées et descendues avec sa bière, pour les lessives à étendre au milieu de la nuit sans bruit parce qu’il dormait après avoir joué de la guitare jusque tard le soir, pour mon dos cassé par ses packs de bières, pas assez lourds sans doute pour que ça bascule dans ses tâches à lui, pour ce satané tuyau qui fuyait…
Je me suis mise sur la pointe des pieds, j’ai levé les bras, évalué la distance… et sauté pour attraper le tuyau. Il était assez gros, mais pas au point de résister à mon poids. Il a cédé et l’eau s’est déversée abondamment dans le sous-sol, directement vers mon guitariste du dimanche. Le temps qu’il réalise qu’il avait les pieds dans l’eau, il était trop tard pour réagir. Il y a eu une première étincelle, une deuxième, et puis un véritable feu d’artifice quand tous ses appareils ont eu l’air d’exploser l’un après l’autre. Pour la première fois, secoué par les décharges, tressautant comme un pantin épileptique avec sa guitare étincelante au milieu du tumulte, il a un peu ressemblé à une rock star sur scène. Mais pas longtemps. Il s’est vite effondré.
Ironiquement, le linge qui séchait n’a ni pris l’eau ni pris feu.
J’ai récupéré mes affaires, bu une bière à sa santé, la première depuis que je ne pouvais pas en ramener assez pour nous deux parce que c’était trop lourd dans mes sacs de courses, et je suis partie.
Je ne vous dirai pas où je lui ai mis son capodastre avant de m’en aller, mais c’était un de ces petits gestes simples, qui ne coûtent pas grand-chose, qu’on ne pense pas toujours à faire et qui, pourtant, font drôlement plaisir.

 

23 octobre 2021

Encore une page du Wikidéfi samedien (joye)

yoga

23 octobre 2021

Le Parti pris du capodastre (Joe Krapov)

Le capodastre n’a rien à voir avec le caporal ni avec la science-fiction, les planètes, le ciel, enfin, l’astronomie.

Cependant, notons-le, qu’elle soit lactée ou pas, il aide à bien poser sa voie, pardon, sa voix.

Le capodastre n’est jamais qu’une espèce de pince à linge qui emprisonne à sa façon non pas quelque marcel ou autres pantalons, dessous affriolants pour qu’ils sèchent au vent, mais les six ou douze cordes d’une guitare ou les quatre d’un ukulélé afin que la chanson résonne dans le ton voulu.

Il permet de trouver d’aimable compromis lorsqu’un ténor léger fredonne en compagnie d’un coffreux baryton. Ne cherchez pas "coffreux", je viens de l’inventer.

Je trouve dommage au demeurant qu’il n’en existe pas pour les accordéons diatoniques, de capodastre ! Eux vous limitent et vous condamnent à do et sol, parfois du ré, à mi mineur et la mineur alors que moi, ma foi, rien ne me va si bien que le fa et le ré mineur.

Mais je sais bien qu’ici on quitte la musique pour parler de technique. Ce que c’est que d’avoir un oncle scientifique !

2021-10-22 - Nikon 2

23 octobre 2021

Capodastre (TOKYO)

 

C’était au temps où la paille jonchait le sol de la chambre étable.

Le souffle chaud de l’âne se mêlait aux doux ronflements des vaches.

La chambre est basse, noire de fumée et les murs sentent la chaux.

Les poutres servent de ciel et un vieux capodastre les enserre dans sa mâchoire d’acier.

On dirait qu’elles chantent comme des cordes la naissance qui vient.

Une vielle lampe à l’huile brille comme une âme.

Mystère , mystère que cette naissance.

Marie ne dit rien du père, qui est donc ce fils, un vaurien, alors que dehors l’aube est encore noire, on sait déjà la nouvelle partout.

Une clochette de vache rumine dans sa barbe de lait et s’accorde à dire c’est le christ qui nait.

Jésus nait dans un cri d’oiseau contenu dans un capodastre d’étoiles.

Les Rois mages sont en chemin, à l’arrière-plan vaste soupirs maternels de marie qui sourit à l’enfant.

Quelle est douce la souffrance des mères.

On apporte un grand saladier de vin chaud tout fleuri de citrons. La sagefemme soulève l’enfant nu à bout de bras et désigne au centre de son corps le rire des anges.

Le christ dort, l’osier du berceau lui tresse une auréole d’or et ce bout de matelas est un épais nuage.

Une odeur de ventre monte dans l’étable un mélange de chair fraiche de lait et d’aubépine.

Ses yeux sont hermétiquement clos, , la qualité de ses cils défit toutes les finesses, sa petite narine, sa narinette de nacre se recroqueville dans sa perfection .

Un peu de poussière d’étoiles au creux des fossettes trace que l’enfant arrive du lointain.

Jésus dort dans les bras de sa mère, et tous les capodastres du monde s’accordent à manger le soleil pour qu’il n’ait pas trop chaud dans l’étable.

 

23 octobre 2021

Petite envie de guitare (Lecrilibriste)

 

À mon grand dam

Je ne joue pas de la guitare

Je n’en connais ni les accords qui l’accompagnent,

et les mots qui la caractérisent

je ne sais rien des capodastres ,

les éclisse sont pour moi de l’hébreu

J’ignore si les dièses, bémols et bécarres existent

Si les croches des quintuples croches s’accrochent

Sur les partitions pour guitare

comme sur les morceaux de piano

Mais j’aime la musique des guitares

La guitare ancienne et ses airs de western

La guitare classique et les sons qui s’égrènent

La vivacité de la guitare manouche

Les vagues langoureuses des guitares hawaïennes

J’avoue aimer moins la guitare électrique

Ses vibrations frénétiques

Ses déferlements métalliques

J’aimerais savoir gratter la guitare

Placer un capodastre pour relever le défi

Et jouer dans la cour des grands

Mais je crains que maintenant

Ce ne soit sur d’autres continents

 

23 octobre 2021

Comment ? Les astres ont un capot ?! (Walrus)

 

J'avais jamais vu de capodastre.

Pourtant, notre fils, dès ses études primaires, a pris des leçons de guitare, mais je ne lui ai jamais vu utiliser l'accessoire en question. Nous avons bien regretté qu'il abandonne cet instrument pour jouer de la batterie dans le garage au grand dam des voisins, mais bon que voulez-vous, c'était la période des Heavy Metal Drums !

Ma fille, elle, m'a fait lui acheter un instrument hybride : un manche de guitare monté sur une caisse de banjo. Elle ne l'a jamais utilisé vu qu'elle l'a prêté à un copain qui ne le lui a jamais rendu.

Tant qu'à faire, nous avons également acheté, sur ses insistances, une guitare à Louise, notre petite-fille, qui, en digne fille de sa mère, ne l'a quasiment jamais utilisée non plus.

Il m'a donc fallu attendre de devenir chef d'Unité chez les scouts pour découvrir mon premier capodastre.

Une unité scoute sans guitariste(s), ce n'est pas une unité scoute. D'autant qu'à l'époque, c'était le plein boom d'Hugues Aufray*.

Dans celle où j'avais échoué, s'il y avait bien l'un ou l'autre "gratteur" dans le staff de toutes les sections, les virtuoses de la chose étaient concentrés dans celui de la meute de Thâ : une demoiselle (totem Marcassin) qui se défendait vachement bien et un mec (totem Écureuil) un Cador de l'instrument !

À Cador, j'ai mis une majuscule pas seulement pour montrer que c'en était vraiment un mais aussi, plus prosaïquement, parce que c'était son nom de famille.

C'est donc lui que j'ai vu pour la première fois de ma vie, au cours d'une veillée d'Unité, monter un capodastre sur le manche d'une guitare. Et quelle guitare : une somptueuse folk 12 cordes qu'il entourait de soins délicats !

Ne me demandez quand même pas d'aller jusqu'à vous expliquer l'utilité de la chose, même si je devine qu'il s'agit de changer la tonalité de l'instrument, mais il doit y avoir quelque chose de plus...

* Les veillées de mon unité ont beaucoup dû à Hugues Aufray : vous voyez le genre, des airs vifs et entraînants comme Santiano ou l'Épervier de ma colline (et son curé de Camaret). Dommage que les louveteaux aient aussi eu un faible pour Stewball ou Céline : autant il est facile de faire chanter juste et bien en phase des chants bien rythmés, autant il est délicat d'obtenir d'enfants une exécution harmonieuse d'airs lents et un brin tristes. Que voulez-vous, personne n'est parfait, même pas Hugues Aufray !

16 octobre 2021

Défi #686


 Tenez ferme le manche...

Capodastre

6861

Si, y en a même pour les ukulélés !

 

16 octobre 2021

Se seraient-ils rendus dans le Lincolnshire ?

16 octobre 2021

À chacun ses mots par bongopinot

 

bo

 

Accrochage

Échauffourée

Dans une mêlée

Et c’est le carnage

 

Haussement de ton

Discussion

Altercation

Qui finit en baston

 

Une petite chicane

Puis le combat

Le pugilat

À coup de canne

 

Moi j’ai mes armes

Je dissèque les mots

Je les lance très haut

Le tout sans vacarme

 

16 octobre 2021

Baston vs Zenitude (Vanina)

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16 octobre 2021

Participation de Poupoune


Je ne traîne à peu près jamais dans les bars seule le soir. Je n’ai pas trop de raisons de le faire. Quitte à boire seule, j’aime autant le faire à domicile devant un bon film plutôt que dans un bar potentiellement plein de types avinés, braillards et suants. Mais là, à cause d’une sombre histoire de clés oubliées, j’étais à la porte et j’allais devoir attendre un moment pour récupérer un double, alors je me suis installée dans le bistrot en bas de chez moi.
C’était un soir de foot. Le match était fini depuis un moment, mais il y avait toujours du monde, beaucoup d’hommes évidemment, ça buvait, parlait et riait fort. J’ai repéré une table un tout petit peu à l’écart du tumulte et m’y suis installée. Deux jeunes femmes avaient tenté la même stratégie et occupaient la table voisine. Je ne sais pas quelles circonstances les avaient amenées jusque-là, mais elles ne semblaient pas beaucoup plus emballées que moi par l’ambiance et le bruit qui régnaient.
Quand le serveur est arrivé avec mon soda, deux types ont commencé à me charrier parce que je ne buvais pas d’alcool. D’autres ont commencé à se tourner dans notre direction, désireux peut-être de changer un peu de conversation, parce que refaire le match en picolant, ça va cinq minutes, mais… mais rien en fait. J’ai vu des gens même pas ivres parler de foot pendant des heures après un match, sans jamais se lasser. Alors disons que là les deux gros lourds qui trouvaient incongru que je ne m’alcoolise pas et hilarant de me le faire remarquer avaient juste dû faire assez de bruit pour que les autres viennent voir.
Je leur ai servi mon meilleur air de vieille emmerdeuse, un savant mélange d’agacement et de mépris accompagné de grognements, qui en général calme assez bien ce genre d’importuns, mais le mal était fait : ils avaient repéré les deux jeunes femmes planquées derrière moi et là, les pauvres se sont retrouvées assaillies de mains baladeuses et d’haleines chargées soufflées de beaucoup trop près et je me sentais un peu responsable du malaise que je voyais s’installer. Tout dans leur attitude, leurs gestes, leur façon de ne pas répondre et jusqu’à leurs sourires crispés, tout hurlait « pitié ! laissez-nous tranquilles ! » mais rien, absolument rien dans l’air goguenard et les cris de leurs assaillants ne semblait vouloir dire « nous avons pris bonne note de votre inconfort, mesdames, nous allons vous laisser et nous nous excusons pour la gêne occasionnée. »
Étant donné qu’aucun des autres bonhommes présents ne semblait disposé à intervenir, je me suis résolue à venir moi-même en aide aux deux jeunes femmes. J’ai d’abord tenté la voie diplomatique, calmement et poliment, mais tout ce que j’ai gagné, c’est des insultes et une main au cul. À mon âge. Une main au cul. Sans déconner ? J’ai attrapé mon verre, prête à l’écraser sur le visage qui allait avec ladite main, mais flemme de risquer de me blesser. Alors à la place, j’ai siroté un peu mon soda en regardant le gars. Il avait l’air pote avec celui d’à côté. Je lui ai demandé : « Vous êtes copains tous les deux ? »
Il a attrapé le copain en question par le cou, l’a ramené vers lui et, façon amitié virile en tapant son torse m’a répondu « Ouais ça c’est mon poteau, mon frérot même ! »
En parlant haut et fort pour qu’il me comprenne bien malgré son état et le bruit, j’ai répondu « Ah c’est chouette, ça. Du coup ça ne te dérange pas du tout qu’il couche avec ta fille ? »
Je ne savais pas s’il avait une fille et je dirais, vu son état, qu’a priori lui non plus. Mais c’est marrant, hein, comme ce genre de mecs ne voient strictement aucun inconvénient à harceler, intimider, effrayer ou agresser une femme, mais qu’un autre type fasse la même chose à une femme qu’ils considèrent comme leur propriété – épouse ou fille, parfois même sœur ou mère – et là ils deviennent fous. En général je préfère essayer d’expliquer, d’éduquer ce genre de brutes sexistes pour les amener à repenser leur masculinité, mais on ne va pas se mentir : ça ne marche quasiment jamais et certaines situations nécessitent des solutions beaucoup plus efficaces. Comme jouer sur ce genre de biais misogynes pour se tirer d’une situation pénible.
Ça n’a pas loupé. Le gars s’est retourné vers son « frérot » avec un regard mi-dégouté mi-haineux et l’autre n’a pas eu le temps d’ouvrir la bouche pour éventuellement se défendre qu’un poing s’abattait déjà sur le coin de son nez. Les autres types autour qui hésitaient à s’en mêler sans savoir de quoi il retournait ont très vite été convaincus du bien-fondé de prendre part au pugilat quand les jeunes femmes et moi-même leur avons expliqué la situation. On s’est d’ailleurs un peu emmêlées : selon laquelle de nous expliquait, ce n’était pas toujours le même qui s’était rendu coupable de coucherie avec la fille de l’autre, mais personne n’a vraiment cherché à recouper nos versions. Ça marchait si bien qu’on a ajouté des personnages : des épouses, des mères, d’autres filles et même une grand-mère. Au bout d’un moment, chaque gars était convaincu qu’au moins un autre avait ainsi « fauté » et tous étaient coupables au moins une fois. Du coup ça castagnait dans tous les sens.
Avec les deux jeunes femmes, on a fini par aller dans le troquet d’en face pour admirer notre œuvre sans risquer de recevoir une baffe perdue. Franchement, ce fut une bien belle baston. Beaucoup de participants, beaucoup d’ardeur, une assez bonne endurance et pas vraiment de vainqueurs à la fin, juste une grosse bande de pauvres types minables et esquintés, qui commençaient à gémir de douleur à mesure que les effets de l’alcool s’estompaient. Je suis allée m’assurer qu’aucun d’eux ne risquait de rentrer cogner sa femme ou sa fille (ou sa grand-mère) à cause de moi, mais personne n’évoquait la question et tous semblaient convaincus qu’ils s’étaient battus à cause du match. Il y en a un qui a fini par déclarer que c’était quand même mieux les matchs de l’équipe de France, « au moins on est tous d’accord à la fin ha ha ha ! » et ils se sont séparés en se tapant dans le dos parce que « ha ha ! c’est bien vrai, ça ! »

Je ne les avais pas beaucoup fait progresser en féminisme, mais au moins ils avaient tous pris une bonne rouste pour leur apprendre à se comporter comme des porcs.
On a les victoires qu’on peut.  

16 octobre 2021

Participation de Laura

 

 Bah, faisons un bon

Acrostiche, rimons

Si possible, bâton;

Tempête dans la définition[1].

On n'aime pas la baston;

N'empêche :écrivons!

 


[1] https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/baston/8298

 

16 octobre 2021

Tar' ta gueule à la récré ! (Joe Krapov)

Il nous propose une baston !
Un uppercut sous le menton !
Un coup d’genou dans les roustons !

Se faire piétiner les arpions ?
Se faire traiter d’avorton ?
Se prendre deux ou trois jetons ?
Choper des gnons ?

Qu’on nous distribue des mandales ?
Qu’on nous bloque les cervicales ?
Qu’on se prenne des baffes en rafale,
Des coups d’savates aux génitales,
Qu’on en avale ses amygdales ?

Est-on suffisamment d’attaque
Pour affronter une baraque,
Un chef de mercenaires cosaque
Ou un super-métèque d’Ithaque,
Plus ou moins braque,
Qui vous refile des coups de matraque
En plein dans le creux d’l’estomaque ?

Chercher l’altercation,
Rêver de collision,
De coups de lattes au croupion,
De bleus, de contusions,
De bris de dentition,
D’hémoglobine
Qui se débine,
De pulvérisation
Jusqu’à l’extrême onction,
J’suis désolé, Tonton,
Ça frise l’in-correction !

Mais je ne dis pas « Ouste ! ».
Si t’as besoin d’une rouste
On peut se castagner,
S’empoigner,
Se foutre une peignée
Sur mon bel échiquier.

Je te laisse les blancs,
En tout bien tout honneur.
Commence, Monseigneur !
Si tu cherches un champion,
Si tu veux être vainqueur
Avance un petit pion
Ou sors un cavalier !

Tu vas voir ! Ça va chier !

DDS 685 iznogood-Renegoscinny-echecs

16 octobre 2021

Baston ? À quoi ça rime ? (joye)

On ne prête qu'aux riches...

bernard

boston feston fiston gaston liston miston Poston rouston teston veston

les suffisantes sans triches...

triches

bâton, breton, châton, faux-jeton, phaéton, piéton, qu'en-dira-t-on

des pauvres miettes des miches...

bout de pain

accordéon chaméléon écrivallon napoléon tourbillon voyons...aeon

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