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Le défi du samedi

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18 septembre 2021

Mon petit matin par bongopinot

bo

 

Une ritournelle

Un doux refrain

Une musique actuelle

Font battre mes mains

 

Et mes pieds volent

Au vent léger

Et glissent sur le sol

Dans mes souliers

 

Les notes bercent

Mes deux oreilles

Et les caresses

Et je m’éveille

 

Je m’étire et me lève

La radio XXL

Me sort de mon rêve

Et je m’en vais à tire d’aile

 

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18 septembre 2021

Participation de Vanina

PL&E-XXL_web

18 septembre 2021

largement ! - tiniak

 

L'horizon, bras ballants, peine à faire un sourire

Au jour qui fait le point sur un somme volage

Ricanent des marauds ne planant qu'à la marge

Gorgé de moue solaire, il me pend un soupir

Encombré du désir de reprendre le large

Mais c'est trop, la besogne !

Et, qu'en disent, à flot, les sirènes amies

Non, c'est pas raisonnable; avec ma vieille trogne ?

Tant l'océan m'apprend où loge l'infini !

***

L'heure - tu la connais, c'est la tienne à présent

au gîte qu'il te plaît de rendre familier

ancrant de souvenirs quelque nouvel objet

domptant mon regard fou vers ton ventre apparent

Allant d'un geste, l'autre et le prochain : mystère !

et de cour à jardin, tu répands ton théâtre

tu me dis d'aller mettre un peu de foi dans l'âtre

car ce mois de rondeur est le règne des mères

Rien ne vient altérer ton humeur formidable

ni les bruits de la rue, ni les ciels indécis

ni même les odeurs dont tu connais le prix

car rien ne t'est plus doux que nos coudes à table

Grelote! Brûle-toi ! Montre-moi une écharde...

Mais non, car même si, tu es un bouclier

Il te suffit déjà que j'aille, mon entier

remplir le quotidien comme une promenade

Eh, d'accord ! Vivement que vienne délivrance

L'heure - je le sais bien, sera l'heure d'étai

côte à côte embrassant la petite qui naît

La première a tes yeux, vastes comme une transe !

***

Large farce aux yeux du monde,

l'humaine comédie a des sources profondes.

C'en est toujours l'heur !

belly

 

 

18 septembre 2021

Un champignon ça pousse énormément (Clio101)

 

       Alice contempla avec stupeur le champignon qui se dressait face à elle.

       Autour le paysage était désert. Une plaine aride à perte de vue, pas un brin d’herbe ou d’arbre, des amas de grains d’un sable jaunâtre et marronasse qui reflétaient le brûlant éclat du soleil.

       Au milieu un champignon démesuré, gigantesque. Si on fixait le regard sur son pied et qu’on essayait d’en apercevoir le chapeau il fallait pencher la tête en arrière jusqu’à sentir que les muscles du cou étaient prêts à se rompre. Même si on s’éloignait du champignon jusqu’à ce qu’il ne soit qu’un petit point sur l’horizon on était encore recouvert de l’ombre bienfaisante de son chapeau.

       —    Si le champignon voulait s’habiller, songeait Alice dans une tentative d’humour thérapeutique, il lui faudrait du XXL, voire du XXXL.

       Alors qu’elle songeait, il lui sembla que les couleurs du champignon changeaient, passant d’un faible marron à plusieurs nuances de rouge : deux taches plus sombres côte à côte, une tache plus claire au milieu, un trait courbe d’une autre teinte, ouvert en haut.

       —    C’est étrange, se dit Alice.

       Pendant qu’elle s’interrogeait sur la profonde étrangeté de ce qu’elle voyait et les possibles sens que cela pouvait avoir, la courbe en bas se mit à onduler étrangement, comme si le champignon tentait de parler.

       —    C’est absurde, dit Alice, les champignons ne parlent pas. Les champignons géants encore moins.

       Elle terminait sa phrase quand un souffle de vent passa, vibra et des mots hésitants se présentèrent à l’esprit d’Alice.

       Nouououou…..ris-moi.

       Au même moment la terre trembla, ondula et une large fissure s’ouvrit devant le champignon, formant ce qui ressemblait étrangement à une rampe.

       —    Ah non, s’écria Alice, pas encore !

       Mais son regard était irrésistiblement attiré par ce trou béant.

       Comme si elle ne maîtrisait plus les mouvements de son corps, elle s’avança au bord du gouffre, tentant de découvrir ce qui pouvait se trouver au fond.

       Une bourrasque la frôla, caressa délicatement sa joue puis sa main avant de s’engouffrer dans le trou, comme une invitation à la suivre.

       Avec un soupir résigné, démenti par l'éclair au fond de ses yeux, Alice se précipita à la suite de la bourrasque.

 

18 septembre 2021

je f(xxl) (joye)

 

Je parie qu’on dit que je bousille 

Lorsque j’ose chanter une chanson

Puisque j’aime Bruxelles et le tout autour d’elle

Et surtout le Brabant-Wallon

Je fixe Ixelles

(on dit Elsène si l’on parle d’obscène)

Je n’en ai pas l’air mais tant qu’à faire

J’ai voyagé bien à ma guise

Et alors en Belgique c’est toujours très chic

De flâner sur l’Avenue Louise

Je fixe Ixelles

Très belle commune, j’l’dis sans rancune

Si l’on prend le métro, ou le tram tout de go

(Perds ton jump et tu marcheras vite)

A la Place Flagey, rien de pareil,

Des concerts, un ciné, et des frites

Je fixe Ixelles

Prenant ma place à l’Église Boniface

Mais depuis la pandémie de Covid

Dans l’avion mon siège reste vide

Donc, je chante, haletante, et j’attends un’ carte postale

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18 septembre 2021

Ben Proust alors !

 
Le sujet vous interpelle ?
Pas besoin de faire du zèle...
C'est facile, car XXL,
C'est la phrase de Marcel!

Sans honneur que précaire, sans liberté que provisoire, jusqu’à la découverte du crime ; sans situation qu’instable, comme pour le poète la veille fêté dans tous les salons, applaudi dans tous les théâtres de Londres, chassé le lendemain de tous les garnis sans pouvoir trouver un oreiller où reposer sa tête, tournant la meule comme Samson et disant comme lui : “Les deux sexes mourront chacun de son côté” ; exclus même, hors les jours de grande infortune où le plus grand nombre se rallie autour de la victime, comme les juifs autour de Dreyfus, de la sympathie – parfois de la société – de leurs semblables, auxquels ils donnent le dégoût de voir ce qu’ils sont, dépeint dans un miroir, qui ne les flattant plus, accuse toutes les tares qu’ils n’avaient pas voulu remarquer chez eux-mêmes et qui leur fait comprendre que ce qu’ils appelaient leur amour (et à quoi, en jouant sur le mot, ils avaient, par sens social, annexé tout ce que la poésie, la peinture, la musique, la chevalerie, l’ascétisme, ont pu ajouter à l’amour) découle non d’un idéal de beauté qu’ils ont élu, mais d’une maladie inguérissable ; comme les juifs encore (sauf quelques-uns qui ne veulent fréquenter que ceux de leur race, ont toujours à la bouche les mots rituels et les plaisanteries consacrées) se fuyant les uns les autres, recherchant ceux qui leur sont le plus opposés, qui ne veulent pas d’eux, pardonnant leurs rebuffades, s’enivrant de leurs complaisances ; mais aussi rassemblés à leurs pareils par l’ostracisme qui les frappe, l’opprobre où ils sont tombés, ayant fini par prendre, par une persécution semblable à celle d’Israël, les caractères physiques et moraux d’une race, parfois beaux, souvent affreux, trouvant (malgré toutes les moqueries dont celui qui, plus mêlé, mieux assimilé à la race adverse, est relativement, en apparence, le moins inverti, accable celui qui l’est demeuré davantage), une détente dans la fréquentation de leurs semblables, et même un appui dans leur existence, si bien que, tout en niant qu’ils soient une race (dont le nom est la plus grande injure), ceux qui parviennent à cacher qu’ils en sont, ils les démasquent volontiers, moins pour leur nuire, ce qu’ils ne détestent pas, que pour s’excuser, et allant chercher comme un médecin l’appendicite l’inversion jusque dans l’histoire, ayant plaisir à rappeler que Socrate était l’un d’eux, comme les Israélites disent de Jésus, sans songer qu’il n’y avait pas d’anormaux quand l’homosexualité était la norme, pas d’anti-chrétiens avant le Christ, que l’opprobre seul fait le crime, parce qu’il n’a laissé subsister que ceux qui étaient réfractaires à toute prédication, à tout exemple, à tout châtiment, en vertu d’une disposition innée tellement spéciale qu’elle répugne plus aux autres hommes (encore qu’elle puisse s’accompagner de hautes qualités morales) que de certains vices qui y contredisent comme le vol, la cruauté, la mauvaise foi, mieux compris, donc plus excusés du commun des hommes ; formant une franc-maçonnerie bien plus étendue, plus efficace et moins soupçonnée que celle des loges, car elle repose sur une identité de goûts, de besoins, d’habitudes, de dangers, d’apprentissage, de savoir, de trafic, de glossaire, et dans laquelle les membres mêmes, qui souhaitent de ne pas se connaître, aussitôt se reconnaissent à des signes naturels ou de convention, involontaires ou voulus, qui signalent un de ses semblables au mendiant dans le grand seigneur à qui il ferme la portière de sa voiture, au père dans le fiancé de sa fille, à celui qui avait voulu se guérir, se confesser, qui avait à se défendre, dans le médecin, dans le prêtre, dans l’avocat qu’il est allé trouver; tous obligés à protéger leur secret, mais ayant leur part d’un secret des autres que le reste de l’humanité ne soupçonne pas et qui fait qu’à eux les romans d’aventure les plus invraisemblables semblent vrais, car dans cette vie romanesque, anachronique, l’ambassadeur est ami du forçat : le prince, avec une certaine liberté d’allures que donne l’éducation aristocratique et qu’un petit bourgeois tremblant n’aurait pas en sortant de chez la duchesse, s’en va conférer avec l’apache ; partie réprouvée de la collectivité humaine, mais partie importante, soupçonnée là où elle n’est pas, étalée, insolente, impunie là où elle n’est pas devinée; comptant des adhérents partout, dans le peuple, dans l’armée, dans le temple, au bagne, sur le trône; vivant enfin, du moins un grand nombre, dans l’intimité caressante et dangereuse avec les hommes de l’autre race, les provoquant, jouant avec eux à parler de son vice comme s’il n’était pas sien, jeu qui est rendu facile par l’aveuglement ou la fausseté des autres, jeu qui peut se prolonger des années jusqu’au jour du scandale où ces dompteurs sont dévorés ; jusque-là obligés de cacher leur vie, de détourner leurs regards d’où ils voudraient se fixer, de les fixer sur ce dont ils voudraient se détourner, de changer le genre de bien des adjectifs dans leur vocabulaire, contrainte sociale, légère auprès de la contrainte intérieure que leur vice, ou ce qu’on nomme improprement ainsi, leur impose non plus à l’égard des autres mais d’eux-mêmes, et de façon qu’à eux-mêmes il ne leur paraisse pas un vice.

C'est dans "Sodome et Gomorrhe", de quoi en avoir plein le...
 

18 septembre 2021

Du XXL au S (Laura)

 

Ça faisait dix ans que j'essayais  de perdre d'abord cinq kilos (pris pendant un hiver pourri) qui avaient doublé puis triplé puis quadruplé etc. Une spirale infernale à laquelle j'ai décidé de mettre fin en mai 2019 après avoir fait tout un tas d'examens pour savoir si ce déréglement ne venait pas des hormones ou autre. L'endocrinologue m'avait dit que mon cas ne relevait pas d'une opération... que je n'avais jamais imaginée.

 

Contrairement à mon arrêt du tabac (il y a plus de 10 ans), j'avais décidé de me faire aider par un médecin nutritionniste. Contrairement à mon arrêt du tabac, j'avertis mon mari car, au vu de notre relation fusionnelle, cette décision allait changer notre vie car nous sortions beaucoup... au restaurant.

 

Au début, il y eut des frictions puis nous prîmes notre régime de croisière. Nous avons moins mangé dehors, surtout le soir où ce réquilibrage était le plus compliqué. C'était encore plus difficile en voyage car on mangeait dehors le plus souvent. À l'été, j'avais perdu dix kilos.

 

Manger à l'étranger se révéla... difficile: expliquer ce que voulais en anglais, allemand alors que des Français n'y comprenaient déjà rien.

 

Je voyais les couches de mon alter ego obèse (selon l'IMC) se détacher de moi. Certains vêtements n'étaient plus adaptés alors que j'en remettais des vieux que j'avais gardés.

 

Couche après couche, je retrouvais mon alter ego d'il y a 10 ans le 2 novembre 2019, jour de la mort de mon mari.

 

Je revis le nutrionniste qui me dit qu'au vu de cette situation, il fallait que je m'estime heureuse si je ne regrossissais pas... Pourtant, quelques mois plus tard, j'avais perdu une couche de mon alter ego de dix kilos, atteignant mon objectif initial.

 

Me sentant de mieux en mieux (sauf le deuil), je continuais ce réquilibrage et à l'été 2020, j'avais perdu 40 kilos.

 

Peu de vêtements m'allaient encore mais je pris plaisir à acheter des vêtements de la taille de mes 25 ans.

 

Dans certains vêtements, mettables mais trop larges, j'avais un air pitoyable d'une souris mettant l'imperméable d'un éléphant: Mon alter ego avec quarante kilos en moins.

 

18 septembre 2021

Des ailes XXL (Lecrilibriste)

 

Je voudrais des ailes XXL

Pour voler au-delà des nuages

Sans fusée et sans kérosène

sans attirail, sans amarrage

simplement des ailes XXL

pour voler comme une hirondelle

aller chevaucher l’arc en ciel

jusqu’aux confins du monde

Et puis le regarder d’en haut

A 360 degrés, sans barreaux

avec une infaillible sonde

pour aller dénicher les joyaux

cachés dans le cœur des humains

cherchant l’âme cachée des êtres

non  celle de leurs actes

qui s’avèrent parfois tout faux

pris dans l’étau des certitudes

des préjugés, des habitudes

des peurs et des inquiétudes

que confèrent nos vies en ce monde

Je voudrais des ailes XXL

Des ailes dix mille fois XXL

Lorsque je quitterai ce monde

 

18 septembre 2021

Mais comment c'est (dé)rangé, ici ? (Joe Krapov)

 
Ça n’est pas de leur faute mais les hypermnésiques possèdent une mémoire XXL. Ce dont ils sont coupables cependant c’est d’avoir un système de classement très souvent bien pourri.

Ils sont bien les seuls à s’y retrouver dans leur fichu bazar, même s’ils sont les seuls à (s’)y chercher !

Dès lors, quand il s’agit d’effectuer une présentation claire de l’arbre généalogique, bonjour la panique ! Généa, oui, logique, non ! C’est ainsi qu’aujourd’hui, de mon grand sac à malice du pays des merveilles, j’ai choisi de sortir mes oncles et cousins Ducancer. C’est vous dire à quel point mon généalogique est un (dés)astrologique !

Présentons d’abord à vos regards étonnés l’oncle Bernard (Dimey) et l’oncle Henri (Salvador). Rien d’incohérent à cela vu leur fraternité (d’esprit). Ils ont composé ensemble « Syracuse ». Le premier est un poète sublime autant que marginal, l’autre nous a fait rire avec tout un tas de clowneries, de « Minnie petite souris » à « Zorro est arrivé », vous complèterez la liste vous-même !

Dans la même veine mi-poétique mi-déconneuse on a l’oncle Francis (Blanche) avec son «Général à vendre», son «Complexe de la truite», son «Débit de l’eau, débit de lait», ses impôts payés en pièces de dix centimes et son recueil de poèmes «Mon oursin et moi» dont je vous recommande vivement la lecture.

Parmi les pousseurs de chansonnettes on a aussi Tonton Pierrot (Perret), très porté sur le zizi et les cuisses de mouche, qui casse la vaisselle, ouvre la cage aux oiseaux mais loue avec tendresse «Lily», «Blanche» ou «Mon p’tit loup» et réclame des jardins pour les mômes.

J’ai des cousins dessinateurs, Marcel (Gotlib) et Georges (Wolinski). Le premier dessine des petits Mickeys, des gais-lurons, des souris, des coccinelles, des dossiers dingos et il range tout ça, lui aussi, dans un grand (ru)bric-à-brac XXL comme celui dont je parlais au début. Le cousin Georges ne pense qu’à ça mais il ne faut surtout pas dire que tous les hommes de la famille sont comme lui parce que… c’est la vérité ! Et dans la famille Duscorpion encore plus !

DDS 681 Montres mollesOn a un oncle Salvador (Dali) qui peint des montres molles et des apparitions de Lénine sur un piano mais lui est un peu fou (du chocolat Lanvin !). Je l’aime bien quand même.

Tonton Raymond (Depardon) fait de la photo et Tonton Claude (Chabrol) du cinéma.

Mais à part l’oncle Frédéric (Dard) et notre arrière-grand-père Jean (de La Fontaine) il y a peu de rigolos parmi les gens de la famille Ducancer qui ont fait profession d’écrire.

Quoique… Le grand-oncle Jean-Jacques (Rousseau) a écrit un traité d’éducation alors qu’il a abandonné ses enfants ! C’est drôle non ? Il a pondu le plus beau titre cancérien de la littérature française : « Les Rêveries du promeneur solitaire » et lancé avec ses « Confessions » la mode de l’autofiction nombriliste, ce dont on ne le remercie pas au vu de la prolifération actuelle d’écrits de ce type !

Notre grand-tante George en a fait des tonnes et des retournées. Elle a fumé le cigare, s’est habillée en homme, a désespéré Musset, appris la tristesse à Chopin, eu des tas d’amants mais est finalement restée pour l’éternité la bonne dame de Nohant, attachée à la famille, aux enfants, aux bons repas, à la maison, à la fantaisie : quelle idée de se faire appeler George alors qu’Aurore est un si beau prénom !

Je ne sais trop que penser de l’oncle Antoine (de Saint-Exupéry) : ce philosophe n’était-il pas un brin planeur ? Ni de Tonton Jean (Cocteau), enfant terrible et touche-à-tout dont je n’ai jamais rien lu.

Et c’est parmi ces scribouilleurs qu’on trouve le mouton noir de la famille, celui qui fait des phrases interminables, qui passe sa vie au lit et ne fait rien qu’à dégoiser sur le joli monde des salons parisiens, prétend à tout bout de champ que c’était mieux avant à l’époque du temps qu’on a perdu à faire des caprices de gamin qui ne comprend rien au monde et que, tel Caliméro, « c’est pas juste tout ça ! » même s’il a eu la chance de vivre sans travailler, de décrocher le Goncourt et d’être lu en mode quasi-obligé  par des tas de lecteurs masochistes qui encaissent sans moufter son phénoménal complexe d’Œdipe : « J’étais bien plus heureux, avant, quand j’habitais dans ma maman » décliné en 2300 pages pleines de coq-à-l’âne et vides de découpage en chapitres ! Oui, bien sûr, l’oncle Marcel (Proust), la caricature ultime de la famille, l’allergique, le rêveur naïf et bête, le concierge reclus, le cœur d’artichaut maladif, l’idiot des villages normands, celui qui fait jeter l’opprobre (et même l’eau sale) sur toute la famille Ducancer, le coupeur de poils de cul en huit, le tapé XXL par excellence.

N’es-tu pas de mon avis, cher Onc’ Walrus ?

DDS_681_P604_cancer

18 septembre 2021

XL oui, XXL non! (Adrienne)

 
C'était au temps où Madame enseignait. 

Elle avait choisi comme exercice d'écoute un petit reportage qui se passait dans la commune d'Ixelles.
 A la question "où a eu lieu cette interview?", un élève malin avait noté: "XL". 
Que voulez-vous que madame fasse? 
Elle lui a accordé la réponse :-)
 
18 septembre 2021

XX Elles (Kate)

XX Elles

XXL

Étaient telles

Étaient-elles

Tours jumelles

Grattant le ciel

XXL

Freedom Tower

One World Trade Center

0 2

0-2 2

Sidération

XXL

Vingt ans sans elles

Gravés tous les noms

Résilience XXL

Pour eux pour elles

 

11 septembre 2021

Défi #681

 

681

11 septembre 2021

Grande misère ou abondance, ils balancent !

11 septembre 2021

L'inconnu dans la maison par bongopinot

bo

Et arrive le professionnel

Des jeux de cartes

Il bat et il coupe

Devant ses belles

 

Il est l’as des as

Et vous met capot

Avec pique ou carreau

Il a la main ou bien il passe

 

On l’appelle le magnifique

Qui annonce la couleur

Avec un atout cœur

Un peu de trèfle ou de pique

 

C'est aussi le cerveau

Il pose une carte sur le tapis

Et il rit puis vous sourit

Jouant un peu le guignolo

 

Au whist il classe ses cartes par valeur

Et il joue bien sûr le solitaire

Suivant joyeux l’itinéraire

D'un enfant gâté mais pas voleur

 

Un homme et son chien

Qui un jour à bout de souffle

Cet homme dit l’incorrigible

S'en est allé un beau matin

 

11 septembre 2021

La partie de cartes (TOKYO)

 

J’avais pris la rue Mouffetard, , j’arrivais maintenant devant la rue de la Montagne Sainte Geneviève .vers la place Maubert .

On m’attendait tous les soirs à 18H pour ces fameuses parties de cartes.

 

C’était le quartier le plus pauvre de Paris, l’hiver dernier il manquait de bois et on trouvait des marmots jetés comme des sacs dans la rue.

Puis au milieu des grands parapluies rouges des marchandes de poisson j’ai vu Léon.

Tu vas aussi à la partie de carte m’a -t-il dit ?

On a poursuivi notre route vers le pont saint Michel , pour rentrer dans des rues étroites et sales.

Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve on se retrouvait tous rue saint honoré à 18H pétante.

 

J’avais joué au creps, au passe dix , au trente et un ,au biribi , mais las bas on servait du punch flambé et on jouait au whist toute la nuit.

C’était un tripot connu de peu de monde. Quand on entrait dans la maison de jeu on commençait par vous dépouiller de votre chapeau.

 

Le soir les filles se mêlaient aux joueurs. Ce n’était surement pas le café des colonnes dont la patronne avait une beauté que tout Paris raffolait.

 

Les esprits délicats s’abstenaient de venir ici , on les trouvait flânant dans le parc . Il arrivait que Gerard de Nerval se joigne à nous.

 

Je l’imaginais plutôt lisant la bible sur les hanches cambrées d’une femme nue qui dort.

  Avec son regard mélancolique, il emportait souvent la partie. Il était impossible de se consoler quand on partait plumer comme un faisan.

Avec sa bobine de satyre retraité le patron servait le punch flambé. Il riait et répétait d’un air malicieux ; malheureux aux jeux heureux en amour.

Je remontais la rue saint Denis, pour rentrer chez moi. A hauteur de saint Nicolas des champs je bifurquais à gauche et la nuit m’avalait.

v1

11 septembre 2021

Le t’whist cerveau (Vanina)

 

Le Whist ? Je n’y ai jamais joué.
En Vendée, j’ai vu un jeu d’Aluette. J’ai joué au Barbu au Chien qui pue. Je connais le nom des Dames du jeu français : Judith, Rachel, Argine et Pallas.
Partie comme ça, je pourrais sans doute tenter un abécédaire des jeux de cartes et cartes à jouer ! Mais bon... Je préfère vous proposer un petit dessin.

Capture

11 septembre 2021

Participation de Clio101

6802

 

       Auguste de la Marcinière se tenait droit sur son siège, les yeux obstinément baissés sur les cartes posées devant lui. Engoncé dans un costume trop étroit, il n'osait faire un mouvement, craignant d'entendre le tissu craquer.

       Il n’en faudrait pas plus pour donner à cette soirée, déjà suffisamment pénible pour lui, un cachet des plus catastrophiques.

       Il était arrivé chez son oncle dimanche dernier avant de  commencer des études en droit. Son parent, qui ne l’avait pas vu depuis plusieurs années, n’avait pas caché les difficultés qu’aurait un jeune homme sans appui, même issu de la bonne bourgeoisie de Nevers, à se faire un nom à Paris. Cédant à la bonté naturelle de son cœur, l’homme avait néanmoins joué des pieds et des mains pour que son neveu soit invité à la partie de whist que la marquise de C. organisait tous les vendredis. S’il lui plaisait, son avenir était assuré. La protection de la marquise lui ouvrirait toutes les portes. Son désir d’aider au mieux son neveu l’avait poussé à lui prêter le costume de son plus jeune fils. Son vêtement, du moins l’espérait-il, l’empêcherait d’être désigné d’emblée comme originaire de province.

       Il l’avait ensuite accompagné jusqu’à la demeure de la marquise en l’abreuvant de conseils sur les règles de bienséance.

       Ensuite tout avait été de mal en pis.

       De naturel timide et peu sociable, impressionné par les dorures, les tableaux de maîtres et les costumes des invités, Auguste avait commencé par trébucher en entrant dans le salon de réception. Il avait salué la marquise trop bas et n’avait cessé de bafouiller alors qu’il répondait à ses questions, dissuadant tous les autres invités de lui manifester un quelconque intérêt.

       A présent, assis à la table de jeu avec la marquise, sa fille Edith et sa cousine Julie, il contemplait sans les voir les cartes disposées devant lui. Malgré les explications détaillées de la marquise il n’avait rien compris aux règles du whist et n’osait poser une question, de peur d’être davantage pris pour un pauvre petit ignorant. Il se refusait à croiser le regard de ses voisines de jeu, craignant d’y voir leurs airs apitoyés.

       « Quelle misère, songeait la marquise. A-t-on idée d’envoyer à Paris un jeune homme sans le sou et sans appui ? Personne ne le recevra jamais dans son état, aucun étudiant ne voudra le fréquenter. »

       « Je n’ai jamais vu un garçon aussi gauche et aussi emprunté, se disait Julie en le regardant en coin. Son costume n’est pas neuf, il est trop étroit et mal coupé. Il sent le  provincial à plein nez. Il sera la risée des salons. Les filles pleureront de rire quand je leur raconterai cette soirée. »

       « Ce jeune homme est courageux, songeait Edith. Partir seul, loin de ses parents et amis pour gagner la capitale et s’y faire connaître, peu de mes connaissances en seraient capables. Et en plus il est gentil. Qui d’entre nous ne serait pas intimidé en arrivant chez un inconnu, forcé de répondre à un arsenal de questions très personnelles, en sachant qu’elles détermineront si on sera autorisé ou non à revenir ? Qu’importe ce que les autres disent, demain je l’inviterai à prendre le thé avec mon ami Rodolphe et ma chère amie Sophie. Ils sont bien moins guindés que ma mère et ma cousine, il se sentira plus à l’aise et nous pourrons vraiment faire connaissance. »

 

11 septembre 2021

Les joueurs de whist? (Laura)

 

Je ne connais rien au whist et pas grand chose aux jeux de cartes en général à part le pouilleux et la bataille auxquels nous jouions avec ma grand-mère qui me tirait aussi les cartes. Je m'y connais un peu plus en art dont les joueurs de carte(whist peut-être) est un thème très courant. Ceux qui me sont venus tout de suite à l'esprit, ce sont ceux de Cézanne dont un exemplaire a été vendu très très cher[1]. J'ai ensuite pensé à Otto Dix et ses "Joueurs de skat" que beaucoup d'élèves de troisième ont présenté au brevet d'histoire de l'art. Dans la peinture ancienne, il y a les joueurs de cartes" des frères Le Nain qui et ceux de Georges de la Tour qui met en scène un tricheur(et une femme!) qui se multiplie dans un tableau de Le Nain. Les joueurs de David II Teniers et de THEODOOR ROMBOUTS méritent le coup d'œil. Les italiens aussi ont traité ce thème. Merci au défi du samedi de m'avoir fait visiter cette galeries joueurs que ce soit du whist ou pas.

 


[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2012/05/04/cezanne-s-envole-a-new-york.html

 

11 septembre 2021

Irréductible (Adrienne)

 

Le petit enfant de Flandre joue aux cartes sur les genoux de son arrière-grand-père, inlassablement, pendant des heures, « broek af ». Aucune difficulté, on dépose ses cartes, une à une, la plus élevée l’emporte jusqu’à ce que l’un des deux joueurs n’ait plus rien en main. Pas besoin de stratégies, seul le hasard détermine qui l’emportera. Le petit enfant n’a que cinq ans et ne se rend pas tout de suite compte que tous ses efforts ne serviront à rien : parfois il gagnera, parfois il perdra.

 

Le grand-père est le roi de la manille mais jamais l’enfant n’a eu l’idée de lui demander comment ça se joue.

Grand-mère fait des « patiences » et ça semble bien plus amusant, même si parfois elle grommelle que « c’est mal parti » ou que « ça ne sent pas bon ».

 

Le père refuse de jouer aux cartes : il connaît toutes les règles mais préfère regarder jouer les autres. Il leur donne des points mentalement. Il sait qui est fort, qui a commis des erreurs, « de beste stuurlui staan aan wal », c’est depuis le rivage qu’on voit le mieux les écueils sur la route des bateaux.

 

L’enfant devenu grand a décidé de faire comme le père : inutile de le prier ou de le supplier de faire le quatrième, non ! les cartes, il n’y touche pas !  
 

11 septembre 2021

Une Singerie (Joe Krapov)

DDS 680 Tu joues au whist E

L'Estivalienne posa la question au gars de droite qu'elle connaissait de longue date :

- Tu joues au whist, E.T. ?

- Pas du tout, répondit la créature de la planète Spielberg. On admire la collection de dames de coeur d'oncle Walrus !

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Le défi du samedi
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