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Le défi du samedi

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2 octobre 2010

Proposition (in)décente ... (Zigmund)

De Zigmund à Zelda :

            Où ?
-chambre n°69 à l'Internat
            Quand ?
-à ta guise...
            Comment ?
-partage belles bulles dans flutes  irisées
-duo profiterolles chocolat sur crème banane
-et/ou glace deux boules et son cornet
           Pourquoi ? Pour quoi ?
-rencontre au sommet,discussions diverses
-révisions des cours d'anatomie pour examens proches
-câlins
-et bien plus si affinités...

zigmund ...

(poor lonesome doctor long way from home)

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2 octobre 2010

Maintenant (Tiphaine)

Maintenant

Lit bateau
Au centre de la chambre
Contre toi
Contre tout
Vagues de rumeurs
Eclats de bruits derrière la fenêtre
Loin

Lit bateau
Au centre de l'instant
Contre toi
Tout contre
Vagues de douceurs
Eclats de désirs derrière nos respirs

Main  tenant

2 octobre 2010

Guillaume et Elisabeth (Pivoine)

Dehors, le verger, le cerisier, la ferme, le château, la villa, le pays, les champs et les forêts, le vallon sauvage, le labeur de tous les jours, la rivière blanche, l'Abbaye ouvrière. Parfums et saveurs acides des poissons d'eau douce, du vinaigre et du vin, bouillonnement des cuves, cuivre des cuves. Le halètement d'un train.

L'écriture. Le pays aimé.       

Dedans, une chambre de jeune homme, une chambre de jeune-fille, au choix, des meubles, des livres, des couleurs, des parfums, lavande, bois de rose et santal, des cours profondément dans des armoires, le souvenir des heures d'étude, celui des longs jours de l'enfance, des voiles bleus, la trace des peintures renouvelées, la maison, le home, la chaleur.

L'amour. L'intimité.

Et eux. Lui, elle. Petite fille jadis, capricieuse et curieuse, adolescente hier, visage menu, longues tresses de velours, rubans mordorés, robes et tabliers rouges, chaussures usagées, des rires dans la campagne, lectures de quinze ans, révolution pop, Pink Floyd à Pompéi, et puis un jour, la transformation.

L'âge. La liberté.

La jeune fille, la femme, un coin coquin, une coquetterie éclatante, un soleil dans tout le visage, une gorge comme le roucoulement des tourterelles. Et lui, le piège, l'amitié la métamorphose, les sentiments confus, la violence intérieure, l'expérience des années, le contact avec la terre, la vie là-bas, ici, le blé, un domaine, une propriété. Lui, elle, au centre de tout cela, main dans la main. Murmure de conversations. Poignets nus l'un contre l'autre, émouvants, membrane de douceur, approche timide, éternelle jeunesse.

La sensualité. Le partage. 

L'homme, attentif. Regard d'émeraude, dans la lumière et la chaleur de dix-sept heures. Avant le vacarme de la fin de journée, heure de sieste bénie. Douceur. Moiteur. Percale ivoire et lisse du drap. Moelleux de la couette indienne. Soupirs après l'amour. Brûlure. Vacillement du coeur, orages de l'esprit, attachement de tout le corps, quête des parfums obscurs. Le vertige de la passion. Le rêve dans les cendres. Danger.

La confusion. L'engagement irrémédiable.


2 octobre 2010

Sans verbe (Val)


Draps souillés. Odeur de sperme. Matelas fatigué. Sueurs mêlées. Désirs endormis, usés, épuisés.

Pas de verbe ? Quel verbe ?
Verbe haut ? Verbe poétique ? Verbe ardent ? Imagé ? Enflammé ? Truculent? Verbe tranchant ?
Non ! Pas de verbes !

Corps vidés. Membres flagada. Voix rauques. Cuisses moites. Haleines aigres. Gorges sèches. 


Vrai ! Aucune place pour le verbe, dans ces cas là…

2 octobre 2010

Dix sept (Vegas sur sarthe)

Dix sept heures... Chambre dix sept... Pourquoi elle, pourquoi moi?

"Moi? Tarzan"... mots échappés, ridicules, masquant mon malaise.
En réponse, son sourire carmin si envoutant, le même sourire décoché mille fois par dessus le tumulte de la fête, négligeant les convives bruyants et avinés, une jarretière inaccessible et cette ridicule danse des canards...
Retour en arrière: toujours ce sourire et soudain son pied agile sur le mien puis notre fuite à l'étage.
Maintenant sa voix "Moi, Jane..." comme une caresse humide, une vague déferlant sur la plage brûlante du grand lit défait.
Une autre caresse, plus précise, plus savante et dans le mouvement mon plongeon vers un décolleté vertigineux et sa cuisse découverte jusqu'à la hanche dans les froufrous d'une robe d'un jour.
Mon membre dur et vibrant tel une liane... "Moi, Tarzan et vous Jane", mots échappés dans un souffle rauque mêlé à son souffle impatient.
Dix sept heures... Chambre dix sept... et mes presque dix sept ans

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2 octobre 2010

week-end (Séb B)

Oh un hôtel surpris en sa pleine tempête

la pinède alentour ses poumons plein de frites

comme un prince maya dévidant ses vieux rites

un couple voltigeur dans sa chambre fluette


la nuit observatrice à ses douces lucarnes

qui au bord d'un ruisseau qui au lit – quel vacarme !

traîneau de souvenirs corbillard des amants

le couple en raccommodages et jurements


le ciel machine à aube et les oiseaux à fientes

sur les verres et draps dévoreurs de sommeil

lorsqu’à midi service en rafales saignantes


vapeurs sous porcelaine au milieu des abeilles

fin de week-end sans joie en ses haillons de soie

car le soir apparu pour tous retour chez soi !

2 octobre 2010

Mais encore ??? (Joye)

Lui. Et cette semaine chez les Défiants ?
Elle. 17 heures ; une chambre ; au centre, un grand lit ; sur ce lit, un couple.
Lui. Comme nous ? Ici ? Maintenant ?
Elle. Comme nous. Ici. Maintenant.
Lui. Et encore ?
Elle. Pas de verbes.
Lui. Pas de verbes !
Elle. Pas de verbes !
Lui.  Ça alors !
Elle.  Effectivement.
Lui.  Mais !  Pas de verbes ? Vraiment ?
Elle. Vraiment !
Lui. Et un couple au lit ?
Elle. Yep.
Lui. À 17 heures ?
Elle. À 17 heures.
Lui. Scandaleux !
Elle. Yes, shocking !
Lui.  Mais encore ?
Elle.  Encore quoi ?
Lui.  Après les tableaux et les doudous et les drôles d’oiseaux, encore un couple au lit chez les Défiants ?
Elle. Oui, hein ?
Lui. Consigne de Papistache ?
Elle.  Consigne de Papistache !
Lui.  Sacré Papistache !
Elle. Eh oui, sacré Papistache…
Lui. Mais, une bonne idée, après tout !
Elle. Oui, très certainement...
[Rideau]

1 octobre 2010

Piège à ...

Je dis ça parce que je m'y suis moi-même laissé prendre.

Sous le formulaire d'envoi de commentaire de ce blog, se trouve une petite case à cocher permettant de "Recevoir une notification de réponse à mon commentaire".

Il semble que cette case soit proposée à certains d'entre nous (ou tous ?) cochée par défaut.
Si c'est le cas et que vous ne la décochez pas, vous recevrez dans votre boîte mail un message pour chaque commentaire déposé sous le billet concerné.

Cela peut intéresser certains, mais en ennuie beaucoup d'autres.

Il est donc impérieux, si vous ne désirez pas être informés des nouveaux commentaires sur un billet donné, de décocher cette case lorsque vous-même déposez un commentaire.

 Canalblog a été informé de cet inconvénient et devrait y remédier, mais les gestionnaires sont pour l'instant occupés à des modifications importantes qu'ils doivent d'abord terminer. Cela risque donc de prendre un peu de temps.

J'ai tenu à vous signaler la chose avant la parution du nouveau défi.

À bon entendeur...

25 septembre 2010

Défi # 117

C'est Papistache qui nous propose cette semaine ce nouveau défi :

Merci à lui de nous avoir laissé puiser dans son sac à idées ...

La situation :
17 heures ; une chambre ; au centre, un grand lit ; sur ce lit, un couple.

La narration :
Pas un seul verbe, ni à l’infinitif, ni conjugué.
Des participes passés employés comme adjectifs ? Oui, pas trop.

Quoi d’autre ?
Vous, votre plume, votre univers, votre patte... ou alors l’occasion d’un changement radical d’ambiance et de style...

Mais encore ?

***

Voilà, voilà !!! Nous attendons avec curiosité vos réponses à l'adresse habituelle :

samedidefi@hotmail.fr

25 septembre 2010

Ont déjà fait caqueter l'oiseau

25 septembre 2010

L’illustre fable (Vanina)

vanina116

25 septembre 2010

Défi 116 (32Octobre)

32_1
32_2

25 septembre 2010

Le héron ne se marre pas tous les jours (Zigmund)

zig1





Ma Ginette,
   Comme tu peux le constater, je me suis mis au vert, mais je m'ennuie à mourir dans ce coin de campagne mayennaise.
   Tu en as de la chance d'avoir trouvé ce petit boulot au bord de la mer.
    Je bave d'envie en regardant la carte postale que tu m'as envoyée : surveiller le golfe du Morbihan du haut de la terrasse du restaurant " le petit chantier", c'est quand même plus fun que faire le pied de grue dans ce coin paumé…
   De plus, on raconte que Myriam, la patronne, est aux petits soins pour tout le monde, nul doute que tu dois être comme un coq en pâte.
(moi on me nourrit de nouilles !*)
   zig2 (**)

zig3Entre moi et la campagne, la mayennaise ne prend pas, trop de vert sans doute.
   Franchement, ce coin isolé ne casse pas trois pattes à un canard.
    Mes seules distractions ce sont les bagarres des quelques canards boiteux qui peuplent la mare voisine. Parfois,  j’ai droit aux réflexions des mômes mal élevés qui chantent en me voyant : « un canard, moi j’aime bien les canards »(et ignares  avec ça !) ; ou alors ce sont des adultes qui fredonnent finement « héron héron petit patapon ! ». 
    Ouf ! mon CDD se termine bientôt, et je vais enfin pouvoir te rejoindre. Si tu le souhaites, nous migrerons ensemble,avec quelques copains, mais avant de partir nous pourrions nous reposer sur l’ile de Berder(sous l’aile protectrice de la LPO) et survoler le golfe avant de revenir l’été prochain.

*et tout le monde sait que les nouilles ça ne casse pas trois pattes à un canard !
**cette image n’est pas de moi elle m’a été transmise par un ami  via internet j’en ignore la provenance.

25 septembre 2010

le défi du drôle d'oiseau (KatyL‏)

katyl2


-" Bonjour toi que fais tu là ?
    - je suis venu surveiller les enfants qui passent dans la forêt
    - des enfants qui passent , tu en as vu ?
    - oui vous deux  ...Cuicui !! les enfants , où allez vous d'un si bon pas?
    - oh ! un oiseau qui parle  dit le garçon, tu es en métal , et tu parles ?
    - oui je lui le phénix des hôtes de ces bois , oiseau fabuleux protecteur de la forêt, je détecte les enfants égarés c'est mon rôle...
    - ah bon! dis la petite fille, alors dis-nous comment on peut sortir du bois et aller vers une clairière, nous sommes perdus...
    - je vais vous conduire , mais il faut me promettre deux choses avant cela
    -oui oui dirent ils en cœur on te promet
    -la première chose est que vous n'allumerez aucun feu dans cette forêt, je dois vivre 500 ans
      et après je peux bruler, mais n'ayez pas peur, je vais revivre, je ne suis pas le phénix pour rien, j'ai déjà 2010 ans , j'ai survécu à plusieurs incendies, je suis né en même temps que Jésus Christ à Bethléem, j'étais là , j'ai tout vu, un roi mage m'avait pris sur son épaule pour m'offrir à ce petit Jésus,

    vous le connaissez demande t-il aux enfants ?
        -oui oui dirent -ils encore en cœur...peux tu nous dire la deuxième promesse?

    -non pas encore il faut écouter toute l'histoire
    -bon nous t'écoutons, qu'as tu fait avec le petit Jésus?
    - j'ai grandi avec lui, il m'a donné la faculté de parler , il faisait plein de miracles, quand j'avais faim même dans le désert, il sortait des poissons de son sac, j'avais toujours à manger,puis on rencontrait plein de monde, j'aimais beaucoup sa maman, douce souriante, et son papa le charpentier, il m'avait fait une super maison en bois rien que pour moi.....
      les deux gosses n'en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles, un oiseau qui parle et qui a connu Jésus, celui qui est mort sur la croix

    -dis donc l'oiseau , pourquoi Jésus est mort sur la croix?
    -à cette époque c'était monnaie courante les enfants, un voleur, un criminel, tous étaient crucifiés, mais Jésus lui il n'avait rien fait de mal, au contraire, il voulait que les gens soient gentils, sympa et partagent leurs biens, donnent aux pauvres, et surtout arrêtent de tuer  et de voler....
    - alors pourquoi ils l'ont tué??
    -en fait , ils voulaient continuer à s'entretuer , à voler les autres, a se battre .. et Jésus avec ses  bonnes paroles il commençait à agacer plus d'un, surtout que les gens , les voisins, les pauvres eux commençaient à l'aimer beaucoup et partout où il passait avec moi sur son épaule il me disait : " phénix surveille les enfants qu'il ne leur arrive rien, survole les environ et voit s'il n'y a pas de soldats dans le coin, car vois tu quand j'étais nouveau né
( c'est ma maman qui me l'a dit) un gars nommé Hérode à fait tuer tous les nouveaux nés, depuis je me méfie "... c'est comme ça que depuis je surveille les enfants égarés et qu'à chaque fois qu'un incendie de forêt me tue comme mes confrères les animaux, je revis toujours car Jésus m'a confié cette mission.

    - les gosses attendris embrassèrent le phénix... tu es un peu froid puisqu'en métal , mais on t'aime bien oiseau!
    - aussitôt l'oiseau en métal se transforma en vrai oiseau avec des plumes , un bec, des yeux....
      les enfants restèrent silencieux devant cette transformation...

    -quel est le deuxième point que l'on doit te promettre oiseau
    - la deuxième promesse est de ne parler de moi à personne, je ne peux apparaitre qu'aux enfants qui ont le cœur pur , et c'est votre cas, je ne peux pas parler aux enfants qui savent mentir, or vous êtes de bons enfants , je ne peux vous guider et me transformer que si vous avez de l'amour dans le cœur et c'est votre cas, mais si vous le dites à un adulte il ne vous croira pas, pour les adultes le phénix es un oiseau de légende et il n'existe pas , vous auriez des problèmes ....
      Puis les gens vont vous demander comment vous êtes sortis de la forêt, il ne faudra pas leur dire, ils faut les laisser croire ce qu'ils veulent ...vous avez marché droit devant vous...
      et c'est tout .. OK ?

    - oui oui phénix on te promet....
    Alors l'oiseau les prit sur son dos et il s'envola avec ces deux enfants perdus...
      il survola une forêt épaisse et noire, rien à l'horizon, des jours de marche à pied....les enfants n'avaient aucune provision .. ils comprirent que sans cet oiseau ils auraient été perdus et seraient sans doute morts de faim de froid et d'épuisement..

    Ils se mirent à prier en silence et dirent au fond d'eux " merci Jésus , car sans toi , ce phénix n'aurait pas ce pouvoir"
    l'oiseau les déposa à la lisière de la forêt ....il repartit et les enfants promirent de ne jamais parler de cette histoire ...
      seule une artiste peintre dans son atelier eut vent de cette histoire , car elle était la petite fille sauvée par le phénix, elle en fit un tableau
...

katyl1

25 septembre 2010

contribution pour le défi 116‏ (Venise)

venise
Cliquer sur l'image pour l'agrandir

25 septembre 2010

Monologue du jardin (Walrus)

Bonjour ! Depuis que je suis dans ce parc, les visiteurs m’ont baptisé “Néron le héron”. Je comptais bien profiter de cette erreur pour vous tenir un discours de circonstance commençant par “Héron, héron, petit patapon”, mais un Breton célèbre (voir les comms) m’a coupé l’herbe sous les pieds (ce qui est bien un comble dans un parc !)

Du coup, je ne suis plus à prendre avec des pincettes et je suis déterminé à faire éclater une vérité dont je m’étonne qu’elle puisse être si facilement cachée au commun des mortels (vous voyez de qui je parle, hmmm ?)

“Néron le Héron” ! Vais t’en foutre, moi ! Tant qu’ils y étaient, si on regarde bien, ils auraient pu me baptiser “La pelle du cul”, ça aurait eu l’avantage de m’offrir un petit côté poupounesque.

(NDLR : je vous ai dit combien j'aime Poupoune ? Pas de digression dites-vous ? Bon !)

Non, mais regardez-moi bien...

C’est évident ! Ça se voit comme le bec au milieu de la figure, non ?

Allez, un petit effort...

Vous l’entrevoyez enfin, la vérité vraie ?

Oui ?

C'est pas trop tôt, (z'êtes pas trop gâtés côté matière grise dites-moi...)

Ça vous scie, hein ?


shadok

25 septembre 2010

Violette qu'a pas su parler avec l'oiseau en même temps que les autres‏ (Violette)

" Pas fer ça"


- "t'as vu à quoi tu ressembles!!"
Son père disait : elle a des cannes épaisses comme mon serin qu'est mort de faim dans sa cage.
- "mais moi j'suis pas dans une cage.......
- c'est c'que tu crois
- J'me sens bien
- Tu t'sens bien?
- Oui ça m'fait du bien...
- ça te fait du bien de te faire mal?
- Je m'fais pas mal
- T as trop perdu là, tu es en danger
- Tu diras rien à ma mère?
- Qui prendra soin de toi?
- Pas elle
- Je ne peux pas me taire..."
Elle s'est mise à pleurer, je l'ai prise dans ma bras, je devais pas "fer" ça.......

 
25 septembre 2010

Nettoyage de printemps (Suite du défi #114) (Jo Centrifuge)

Cramponné aux tige métalliques qui couraient jusqu'à la tête de la statue, Frère Paul ne pouvait plus faire un mouvement. Ses muscles tétanisés luttaient contre les rafales de vent qui semblait vouloir le pousser dans le vide. Il avait « tilté », encéphalo plat, seulement trois neurones en état de marche : l'un pour maintenir ses yeux fermés, un autre pour serrer les mâchoires, et le dernier, en mode repeat, pour chouiner « mais qu'est-ce que je fous làaa!... »

Cling !

Un bruit métallique lui rendit un semblant d'activité cérébrale. Un héron en feraille fait, entre autres quincailleries, d'une pelle et d'une scie, venait de se poser en face de lui sur un bras de la statue. Paul s'étonna :

-Merde c'est quoi ça !

Clong !

Bizarrement, le héron était doté de parole :

-Je vous en prie mon vieux, n'allez pas faire de remarques sur mon aspect. Ce serait plutôt à moi de m'étonner.de vôtre présence ici. Vous aimez les défis hein ? Adepte des sports extrêmes, c'est ça ?

-Mais pas du tout ! s'emporta Paul. Tu vois pas que je crève de trouille, maudit bricolage ? J'suis bloqué ici, aides moi à descendre !

Clung !

-Po po poo ! Je suis un héron, je n'ai pas de bras moi. 'Va falloir vous débrouiller tout seul mon petit bonhomme.

Paul désespérait

-Mais c'est pas possible ! 'Faut m'aider là ! Les seules acrobaties que j'ai jamais osé datent de quand j'étais môme.

Clang !

-Laissez moi deviner. C'était lorsque vous appreniez à faire du vélo sans les petites roues. Vous aviez tellement envie d'y arriver. Alors cent fois vous êtes tombé jusqu'à vous écorcher coudes et genoux.

Paul eut le coeur gros à l'évocation de son jeune temps.

Clong !

-Excusez-moi de vous le dire mais vous n'avez vraiment pas le profile d'un moine, remarqua le héron. Je me trompe?

Paul ricana :

-Tu es dans les ressources humaines, le bricolage?

Cling !

-Mmph ! Je vais faire comme si je n'avais rien entendu ! Ah mais je sais ! Amour déçu, pas vrai ?

-Bingo, tête de scie! fit Paul, plus mauvais que jamais. Ici au moins, je ne souffre plus. Ca te poses un problème?

Clang !

-Oh je disais ça, c'était histoire de passer le temps. Vous savez, une scie ça peut être très utile. A couper une branche morte par exemple...

Paul explosa :

-Putain mais tu veux quoi ? Et t'es quoi d'abord ?

Cling !

-Mais je suis toi, Paul...

-Moi ? Mais... la pelle ?

Clung !

-Ta mémoire.

-Et... la scie ?

Cloung !

-Ton avenir.

Et le héron disparut, laissant Paul abasourdi en haut de sa statue.

Clang !

Clong !

Clung !

Au gré des rafales de vent, le bidon de Mirror dans sa poche tapait sur la statue.

 

N'allez pas croire que cette révélation décida Paul à quitter son perchoir par ses propres moyens. Il fallut pour cela l'intervention d'une équipe spécialisée de sapeurs pompiers et le renfort d'un psychologue du SAMU. Mais quelques jours plus tard, il se défroqua et parti du monastère au petit matin, bien décidé à vivre à nouveau.

25 septembre 2010

Mise en garde (Tilu)

Scie tu fais la tête et qu’ tu en pinces pour la bon’bière, tu s’ras bientôt… hé !.... rond comme un’ queue d’pelle ! … Hips !.... crois en ma longue expérience….

Signé : la scie grogne … hips…..


25 septembre 2010

Défi 116 : Héron héron… (Adrienne)

Je les entends rire dans mon dos, les petits couples venus se mettre au vert pour batifoler loin des regards indiscrets:

- Ah ! voilà mademoiselle Lelonbec !

Ils voudraient que je leur chante La Marche nuptiale, peut-être ? Ici, c’est pas les Joyeux Pinsonnets du dimanche !

- … au long bec emmanché d’un long cou !

Ça, ce sont les potaches qui veulent me faire croire qu’ils ont des lettres. Hahaha ! de lettres ils n’ont que les trois qui forment le mot sot !

Et je vous passe les « héron déplumé » ou autres joyeusetés… ah ! on peut le dire, les railleurs manquent sérieusement d’imagination et d’originalité !

Toujours ces mêmes rengaines selon l’âge des moqueurs… tenez, quand c’est les petits, voilà ce que ça donne :

- http://www.youtube.com/watch?v=bzcxrD8lc3Q&feature=related !

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