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Le défi du samedi

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25 mai 2013

Participation de Cavalier

Au cœur de la Bretagne, assises sur le pas de la chaumière, Françoise questionne Marie :

- Alors Mamgoz, ces soirées au cyber-café ? Ça s'est bien passé ?

- Bah, Françoise, j’ai laissé ma coiffe après moi,

là-bas, mais j’ai pas été écrasée avec les voitures... 

- Alors ma Marie venir nous voir, toi, là le soir, tu ne fais plus...

- Gasp ! Ça non . Je suis à faire toujours tout autour de mon internet,

et souventes fois, avec le profil de Cloé ma petite fille...

- Je m’en rappelle...

- Une fois le temps, je suis à écrire des petits mots autour de moi, et puis aussi moitié trop, là, à un amoureux ouallon...

Et puis, dis, sur l’écran, au milieu de tout, ça a marqué :

Vous avez un message !

-  Ma Doue beniget !!!

-  Chut, chut, la Françoise, on va arrêter par-là de se rabattre de la goule. Je suis rendue à te le montrer, mais chut...

 

 

Hé Babelute !

Beh quoi ?

Hé bondjou, Babelute ma biesse bien-aimée, j’aime brâmint tes belgitudes, tes belgicismes, ta belle gique, ton brol, tes blasphèmes. Oui j’en reste baba de tes babioles, de tes badinages, de tes bafouilles, de tes bagatelles, de tes batifolages et de tes bariolages. Moi le belgivore bagnard, basané, balafré, au bagou de bakchichs bonhommes. Je kiffe top grave tes ballades, tes ballerines, ton baragouinage, ta baraka. Et bandit je bande sur tes barbarismes baroques et bariolés. Je te baise, bien baveux bel et bien les bonnets, le bas ventre, la batterie et ta bécane bénie.

J’bas le beurre, là. J’suis bleu de toi.

Break & black-out &... èt dji bwè one bîre pour la route...

 

 

- Dis, Mamgoz Marie, c’est bien dommage que mainant on ne comprend plus le patois gallo... g' à l’eau, quoi ?...

 

Cavalier

 

 


 

PS : Expressions françaises régionales influencées par la langue bretonne s’effaçant

Au milieu de tout : tout à coup

Autour : après, auprès de

Avec les voitures : par les voitures

Battre de la goule : papoter

Etre à faire quelque chose : en train de faire quelque chose

Gasp : mince

Laisser quelque chose après moi : oublier quelque chose

Ma Doue beniguet : Dieu béni

Mamgoz : grand-mère

Moitié trop : deux fois trop (!)

On va arrêter par-là : on va s'arrêter maintenant

Rendu à : être à l’étape de, en train de

Une fois le temps : de temps en temps

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25 mai 2013

C'est pas de ma faute, j'ai passé la semaine aux champs... (joye)

 

c'est tout

25 mai 2013

mets sages‏ (titisoorts)

Voilou, j'écris mon texte pour le défi, ça y est c'est parti. Je sais que ensuite à partir de samedi, j'aurais d'une part de la lecture, dans des univers différents, des personnalités différentes, qui amèneront comme des bouts de vies, des façons de voir de regarder, qui, plus tard me serviront ou pas. Je regarderais de temps en temps curieux, si j 'ai reçu un message, excité, de l'avoir reçu, mais sage. Ici on parle avec les mots, on s'exprime plutôt côté littéraire, alors que le peu que je sais sur vous, c'est que certaines personnes ont un meilleur lien avec un pinceau dans les mains et d'autres un appareil photo. Mais je sais bien que les mots racontent leurs histoires, mais pas leur âme. Une photo, une peinture c'est déjà un choix plus visuel, il y a des textes qui sont beaux et ont une âme, je ne crois pas en avoir écrit. Une peinture peut avoir une âme ne serais ce que tout l'amour donné par l'artiste que nous pouvons ressentir et surtout le comprendre. L'artiste lorsqu'il est en harmonie avec lui même, forme un tout, le cerveau, le coeur, l'âme. ils nous arrivent d'écrire des textes un peu trop cérébral, sans âme,sans goût, mais tellement vrai d'un ressenti commun, d'un monde réel dans lequel nous vivons. L'âme comme une larme de tristesse, ruisselle doucement en marquant son passage plus profondément que nous le pensons. L'âme restera comme une oeuvre, comme une vie en coup de vent. Nous ne sommes qu'un passage, qu'un vent qui souffle sur cette terre, puisse t il être un ouragan qui ravage tout sur son passage, qui souffle sur le monde ou bien une brise qui  parcourt sa vie sans jamais faire de vent. Les imprévus, font que vous pouvez passer d'une vie ouragantesque, en vent de panique ou un vent de folie peut vous atteindre. Mais même un ouragan n'est fait que de brises en colère. Cela dépend du sens que vous donnerez à votre existence , le sens du vent. Alors j'attends vos idées, vos messages, mes sages sont mes idées. Pas trop inspiré ce soir; alors j'expire. Pendant que je lis le thème du défi, je me repasse dans la tête le message in the bottle de Police en chantant "message in the google, message in the défi"...

25 mai 2013

Je ne peux rien vous refuser (Joe Krapov)

- Vous avez reçu un nouveau message ! dit mon ordi.

Je regarde le nom de l’expéditeur ! C’est l’ordi du Défi du samedi qui me dit :
- Dis donc, Joe Krapov, il y a longtemps que tu ne nous as pas gratifiés d’une chronique en 23 lignes !

Comme je n’ai rien à refuser aux ordis – ils me permettent de gagner ma croûte ! – et que je suis un peu maso je me suis exécuté. J’ai tiré.

J’ai tiré mon portrait de « dromomane »car, je l’ai appris cet après-midi chez Madame Wikipe, en plus d’être iatrophobe je suis aussi dromomane ! Comme si bercé trop près du mur ne suffisait pas !

DE JEAN-JACQUES ROUSSEAU ET DE MOI-MÊME

23 lignes pour me transformer en promeneur solitaire et réécrire les Confessions de Jean-Jacques Rousseau en 55 minutes ? Mais on me demande l’impossible, là !

On m’objectera bien sûr que je suis né le même jour que l’amateur de fessées d’Ermenonville. Cependant, du côté de ses artères, il a quand même deux siècles au moins de plus que moi. C’est selon que vous me donnerez vingt-quatre ou quarante-huit ans.

jj rousseau 2

Plus personne n’aime Jean-Jacques Rousseau de nos jours. Chaque fois que Gavroche se casse la gueule par terre, il dit que c’est la faute du philosophe genevois. Jérôme Cahuzac quant à lui reproche à Voltaire d’avoir vendu du saucisson en promotion mais dans ce double dix de chute dans le ruisseau c’est quand même le PS qui glisse sur une andouille, non ? Doit-il revenir à l’Assemblée, le chirurgien capillaire à cause de qui les planqueurs de fric se font des cheveux ? Les avis sont partagés. Il y a 59 millions de gens contre et cinq gars pour. En tout cas, si vous avez le projet de faire des enfants, ne les prénommez pas Jérôme : entre Cahuzac et Kerviel, c’est un prénom qui prédestine à la déchéance. Ou alors faites comme Rousseau, abandonnez-les en chantant du Brel : « Adieu l’Emile, je t’aimais bien, Adieu l’Emile je t’aimais bien, tu sais. C’est dur de mourir au printemps Mais la belle Héloïse m’attend J’espèr’ qu’tu t’trouv’ras une maman ».

(L'image ci-dessus empruntée au talentueux M. Kichka)

Revenons donc à nos promenades solitaires, à mes exercices de botanique et à mes prétendues rêveries hors du monde. Je suis désolé, messieurs Dames mais j’ai beau me moquer à longueur de semaine de Frigide Barjot et Christine Boutin, je ne suis pas pour autant un militant de la cause homo ou autosexuelle. A preuve je viens de célébrer cette semaine un nombre rond d’années de marr(i)age avec une native du bélier ascendant sagittaire. C’est dire si, astrologiquement, je pourrais mettre ma main aux feux de l’amour et parier que je ne suis pas l’ami Zanthrope de Molière et Boby Lapointe.

Simplement, lorsque je marche, j’ai la drôle de démarche du curieux de nature, l’œil de l’observateur et l’esprit du poète-photographe. Cela m’isole des troupeaux de randonneurs-tchatcheurs que l’on croise partout en Bretagne ou sur le chemin de Saint-Jacques à la noix.

Avant que la limite des 23 lignes ne soit atteinte ou dépassée, qu’il me soit permis d’avouer que j’aime, c’est vrai, la coquille, cette brioche du Nord avec deux têtes de Jésus aux extrémités et aussi cet oubli du typographe qui trouve son paroxysme voire son abyme lorsqu’il s’applique au mot « coquille ». Mais je préfère encore marcher dans l’île d’Yeu de La Croix au port de La Meule en ayant laissé tout le monde derrière moi. Eh bien oui, cela, foi de randonneur bien chaussé, c’est vraiment le pied !

A longer la mer bleue sur le petit chemin en haut de la falaise, à se faufiler entre les bosquets d’ajoncs, à surplomber le petit port où les barques sont endormies, à revoir la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle étaler sa blancheur dans un décor de Côtes d’Armor – du bleu, du blanc, du vert – à découvrir au loin une créature endormie sur le bord du sentier au-dessus des vagues qui se fracassent dans la crique en contrebas, on se sent comme Adam découvrant Eve dans le journal qu’a tenu l’écrivain Mark Twain de cette rencontre des origines.

Remercions ces braves ancêtres et tant pis si, de votre avis, ni Rousseau ni moi-même ne remplissons le contrat social. Si l’ordre des choses établi exige que l’on détienne un compte Facebook, un Ipad, un Iphone, un abonnement à Canal-Plus-de-chaînes-encore-que-tous-les-autres, le goût de faire la queue dans la nuit froide à l’Apple-store ou sous la pluie pendant trois heures pour une expo au Grand Palais, que l’on ait envie de bastonner les supporters de foot de l’équipe d’en face ou celle de frauder le fisc parce que tout le monde le fait, alors oui, tout comme le Jean-Jacques, je suis un dangereux asocial !

Voilà. Tout est dit et je ne puis que plaindre mes enfants : je ne les ai hélas pas abandonnés et il leur faut, parmi leurs gènes, faire le tri entre les côtés « grand tragique breton » du côté familial maternel et l’héritage « imbécile heureux » de la famille de papa !

Ils feront un tri… sélectif, bien sûr ! Pendant ce temps-là je continuerai de le faire de mon côté – en Suisse, comme
J.-J.- R. – en chantant du Brassens :

« Tout est bon chez elle, y’a rien à jeter
Sur l’île déserte il faut tout emporter ».

 

25 mai 2013

Et alors !! (EVP)

Ça a commencé par un discret : plim ! Et le message habituel est apparu sur l’écran :

«  Vous avez…Un…Nouveau message » J’ouvre la page et apparait : « Zut »

Plaisanterie de gamin qui s’ennuie…Je veux effacer mais c’est un «  Cwac ! » Sinistre qui se fait entendre. Là, il faut que je vous parle des relations parfois tendues que j’entretiens avec mon ordinateur : Comme tous les gens qui ont appris à la va comme je te pousse et à un âge avancé raisonnable, chez moi cela se traduit par des accès de fureur injurieuse qui m’étonnent moi-même.

Qu’est-ce qu’il a encore ce bougre de c.., bon tu effaces ou quoi triple andouille…Ça marche jamais ce truc…Fait ch…Alors c’est oui ou crotte ? Efface bon sang !! Et toujours ce même Cwac !

Puis à nouveau le doux : Plim ! Avec encore un nouveau message :

-          C’est moi, idiote ! Ton ordinateur : Oui zut à la fin ! J’en ai marre de me faire insulter tout le temps, alors que tu ne sais pas te servir de moi correctement !!

Je tape à toute vitesse :

-          Non mais oh pour qui il se prend ce crétin des Alpes !!

Plim !

-          Pour une machine dotée d’intelligence, elle, je dis ça…

 Le clavier déchaîné :

-          Intelligent !! Tu parles !

Plim !

-          Oui, Madame, je parle moi si l’on veut me donner la parole, et je ne dirais pas autant de sottises !! Moi je sais calculer des intégrales, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, hein ?

Le clavier exaspéré :

-          Tu n’as qu’une intelligence binaire sac à étron !! Oui-Non tu parles d’un prodige !! Certes tu peux calculer des trucs inouïs, mais pour le reste : Tintin la biscouillette !

Plim !

-          Je suis toujours plus intelligent et je peux même apprendre tout seul, les ingénieurs qui m’ont conçu sont des génies, eux !

Le clavier qui se fatigue :

-          Oui ben tes génies auraient du prévoir que des gens ordinaires, pas ingénieur ni savant ni rien, aimeraient bien que tes instructions soient précises et claires, moule à gaufres !! Tu veux devenir un peu plus humain : Et bien fais des erreurs, comme tout un chacun, tu verras un peu de bêtise ça rend la vie un peu plus imprévisible et rigolote !! Et puis là tout de suite, efface tes sornettes de raisonneur, vite fait, j’ai un texte pour les défis à faire et je n’ai pas la moindre idée…Et c’est sûrement pas toi qui vas m’en donner, nounouille !!

Plim ! Plim ! Plim !Plim !

Messages Effacés !!

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25 mai 2013

Objet: je me supplie à vous (Droufn)

 
 
 
"Bonjour!
 
je m'appelle Mouloundaie Bakandjou Aloïfoune et je suis dans le pays qui se nomme la Colombie du Sud en Prenant à Droite. Mon mère est vraiment très malade d'une maladie grave qui peut le tuer d'un coup. Et c'est pourquoi je me présente à vous par la grâce du divin car je sais que vous êtes quelqun de bien présentement et que votre âme est bonne, tout ça... Ma père étant peut être déjà morte à l'heure qu'il sera hier, je m'adresse à vous dans un désespoir de cause à effet en sollicitant votre bien séance afin que vous me sauviez d'un terrible problème que si je le résous pas il sera jamais résolu.
Voilà, Mon mère a amassé une immense fortune grâce à un travail de toute sa vie d'honnête homme de vendeur d'armes et d'esclaves aussi. Malheureusement tout cet argent ne peut être directement verser à moi même par affiliation directe ou indirecte à cause de la loi à la con de mon pays qui dit qu'un enfant issu d'une famille dépassant les 322 héritiers ne peut hériter sans en parler à ses 321 autres frères/soeurs. Donc, je suis dans la bouse d'éléphant. je vous supplie de m'aider, je vous en serai éternellement, voir plus, reconnaissante car vous recevrez en échange la moitié des 42 milliards de dollars suisses déposés sur le compte de mon mère à la Banque Générale Unique de la Colombie du Sud en Prenant à Droite. 
Avant cela il vous faut juste m'aider à zigouiller mes 321 frères et soeurs en m'envoyant une somme suffisante pour acheter un tueur, une arme, des munitions et des tickets restaurants pour ses repas. La somme de 12000€ devrait bien suffire dans un premier temps ensuite nous conviendrons ensemble suivant les besoins pour la tuerie. Enfin, et dans un soucis de reconnaissance distinguée, je vous demanderai les coordonnées de votre compte en banque dans votre pays France du nord en prenant à gauche afin d'y verser la belle somme de 21 milliards de dollars marocains.
Je vous remercie par avance de votre gentillesse,
 
Accidentellement votre
 
MBA"
25 mai 2013

Nioumèle (Vegas sur sarthe)

 
“Euh... j'espère que j'vous dérange pas, chef...”
“Maintenant que vous m'avez réveillé Ouatson, je suis bien obligé d'entendre ce qui vous préoccupe au beau milieu de la nuit. Alors?”
“Et ben, j'ai un inquiétant message sur l'écran, chef”
La Bavure remonte son oreiller, ça promet d'être long.
“ça dit quoi précisément, Ouatson?”
“ça dit : Iouvegotte a nioumèle babie, chef”
“Je vous ai dit Pré-Ci-Sé-Ment, Ouatson!”
“Et ben, Iouvegotte a nioumèle babie”
“A en croire vos origines anglophones je vous pensais meilleur en English, Ouatson... Vous voulez peut-être dire : You've got a new mail, Baby?”
“C'est bien ce que je disais, inspecteur!”
“O.K. Donc nous sommes d'accord sur le message original, c'est déjà ça! Et vous traduiriez ça comment?”
“Que quelqu'un avertit Baby qu'il ou elle a un nouveau message?”
“Très bien. Nous sommes encore d'accord! Et où est le problème, Ouatson?”
“Et ben je ne m'appelle pas Baby et je n'en ai aucun dans ma liste de contacts, chef”
(Soupir)
“Il ne vous est pas venu à l'idée Ouatson qu'il s'agissait d'un diminutif, d'un petit nom amical, d'un surnom... que sais-je? Ouvrez le message et vous serez fixé, Bon Dieu!!”
“J'y ai songé inspecteur et puis j'ai appelé Ouatelse qui m'a mis un gros doute, rapport à un certain Iouvegot, fiché au grand banditisme et qu'on vient de libérer il y a...”
“Et vous connaissez beaucoup d'individus qui vous harcèleraient en vous appellant Baby?”
“ça doit être une faute de frappe inspecteur, mon deuxième prénom c'est Barnaby”
“Très drôle James Barnaby Ouatson! Impayable!”
“Ne vous moquez pas inspecteur, je n'y suis vraiment pour rien”
“Excusez-moi Baby...Euh... Ouatson, c'est nerveux”
“Si vous connaissiez le deuxième prénom de Ouatelse, vous en...”
“ça suffit! Vous trouvez que c'est une heure pour discuter des prénoms d'une bande d'incapables? Et comment ce Iouvegot connaitrait-il votre second prénom quand je ne le connaissais pas moi-même?”
“Vous savez inspecteur, la Toile regorge de pièges, d'individus sans scrupules, d'escrocs, de sadiques en tous genr...”
“Voilà ce qu'on va faire Ouatson. Vous allez raccrocher, ouvrir votre p... de mail, le digérer toute la nuit s'il le faut, y répondre ou le metrtre à la poubelle et on fera le point lundi matin! Bonne nuit!”
(Clic)
“Bonne nuit... il en a de bonnes. Nioumèle... Nioumèle... Y'a un bled qui doit s'appeler comme ça pas loin d'ici. Je vais consulter Goût-Gueule-Maps  et puis j'appellerai Ouatelse”
25 mai 2013

Message manqué (Anémone)

        Elle guettait, anxieuse,
      Un message sur l'ordi,
      Et ne vit pas le merle chantant
      Sur le lilas fleuri.

25 mai 2013

Participation de Stella No.

Comme chaque soir après le travail, je monte dans le train pour rentrer chez moi. Cela fait plusieurs mois maintenant que j’emprunte ce trajet, je ne fais plus attention à ce qui m’entoure. Le rituel est toujours le même : m’asseoir là où il y a une prise de courant, allumer mon ordinateur et profiter de cette heure perdue pour en faire quelque chose de productif : travailler.

C’est le lot de tous les cadres : le blackberry toujours allumé et l’ordinateur portable à moins d’un mètre.

Je suis un peu lasse de cette vie de dévouement au travail mais c’est le seul que j’ai trouvé après plusieurs mois de galère et si je me donne à fond maintenant, cela me permettra de gravir les échelons et de coordonner toute une équipe plus près de chez moi. Alors je fais contre mauvaise fortune bon cœur : je m’installe et allume mon ordinateur.

J’ai à peine lancé Mozilla qu’une alerte sonore se fait entendre en même temps qu’une petite fenêtre s’ouvre dans un coin de l’écran : Vous avez un message, indique-t-il.

J’ouvre très vite ma boite mail. Professionnelle évidemment. Et ce que je découvre me fait ressentir des émotions depuis longtemps refoulées : une légère pointe d’angoisse mêlée à l’inconfort de l’excitation. Je lis :

 

«  Chère Stella,

Chaque soir, je vous observe prendre la même place, ouvrir votre ordinateur et travailler comme si la fin du monde en dépendait. Peut-être est-ce ce que vous faites d’ailleurs, auquel cas je vous prie d’oublier ce mail et de retourner à votre besogne. Si vous n’êtes pas en train de sauver des vies alors sachez qu’il y a tout près de vous, une personne qui voudrait vous détourner de votre écran et faire votre connaissance. »

 

Le mail n’est pas signé. L'adresse mail m'est inconnue.

Je lève doucement les yeux de l’écran et observe très vite mes co-transportés. Cela fait des mois que je ne les vois plus. Je suis incapable de dire lesquels sont les habitués et lesquels sont les occasionnels.

Il y a ceux qui dorment, ceux qui lisent, ceux qui parlent au téléphone et ceux qui discutent entre eux.

Il y a ceux qui ont un téléphone dans la main ou posé près d’eux. Mais aucun n’a d’ordinateur portable.

Ce jeu m’amuse et m’effraie à la fois.

Il y a cet homme qui ne fait rien de particulier. Est-ce lui ?

Il y a celui-là qui est accroché à son sac, comme si il allait très vite partir de sa place. Est-ce lui ?

Je m’attarde sur un groupe de trois jeunes filles qui se vernissent les ongles. Je souris de leur exubérance et de leur fraicheur.

Une nouvelle alerte sonore retentit :

 

« Chère Stella,

Vous chauffez. Continuez, vous y êtes presque. »

 

Je rougis immédiatement en me morigénant intérieurement. Quelle bécasse, je fais !

Il a raison, les mots m’excitent : je chauffe en effet.

Mais quel sens cela prend-il ? Je ne connais même pas leur auteur !

Il n’empêche que je suis prise au jeu maintenant.

Je porte mon regard de nouveau sur les trois jeunes femmes.

Et comme si quelque chose s’éclairait soudainement, j’aperçois un homme derrière elle. Je ne le vois pas vraiment : il est brun, c’est tout ce que je peux distinguer.

Je le fixe quelques instants: je suis dans l’attente d’une réaction de sa part.

L’alerte sonore se fait encore entendre :

 

«  Chère Stella,

Si celui-ci est à votre gout alors je n’ai aucune chance. Je suis blond. »

 

Mes doigts tremblent et mon cœur bat rapidement.

Je me dépêche de faire de nouveau le tour des passagers, je les fixe rapidement les uns après les autres. Je ne vois pas d’homme blond !

La panique me prend, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive.

Lle contrôleur arrive, interrompant cette montée d'angoisse.

Je lève les yeux : il est blond. Yeux bleus. Magnifique. Splendide.

J’en reste sans voix. Pas lui :

 

-          Chère Stella, il était temps que vous leviez les yeux vers moi. Chaque soir, je vous demande votre carte. Chaque soir, vous me la tendez sans même me regarder.

Demain, je ne travaille pas mais je prendrai ce train. Et si vous êtes d’accord, pourrai-je m’asseoir avec vous ?

 

Il a un sourire franc, une petite fossette sur la joue et ses yeux pétillent de malice après le jeu qu’il vient de m’imposer.

Les papillons dans mon ventre sont de plus en plus pressés d’être libéré alors je réponds avec un petit sourire :

 

-          J'ai votre adresse e-mail, je vous enverrai un message.

23 mai 2013

Vous avez un nouveau message ! (Walrus)

Bon, je ne vais pas vous le faire en crypté, des fois que vous n'auriez pas la clef...

Pas d'affolement !

Si dans la journée de demain, rien ne semble se passer sur ce blog, que la mise en ligne de certains billets tarde, que les liens n'apparaissent pas au moment ad hoc, il y a une explication (il y a toujours une explication, pas vrai ?) :

Notre chère MAP est sur le départ (en vacances) et moi, je serai sur le chemin du retour.

Si tout se passe bien, je devrais être rentré et reconnecté vers 23 heures.

Si samedi matin, il y a toujours des problèmes de publication, fouillez votre journal à la recherche d'un des titres suivants :

  • Un conducteur fantôme belge à l'origine d'un carambolage monstre sur la M25
  • Un ferry Douvres-Calais détourné par un indépendantiste rennais
  • Pagaille sur la E40, un Belge croyait que les Britanniques avaient annexé le Pas-de-Calais
  • ...

Si vous voyez autre chose, mettez-le en commentaire !

 

18 mai 2013

Défi #247

Sur votre ordinateur apparaît l'annonce suivante  :

 

ordinateur

 

 

Qu'en est-il donc ?????

Réponse souhaitée à samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

18 mai 2013

N'ont pas écouté l'avertissement

18 mai 2013

Une qui sent son vécu (Walrus)

C'est en levant les yeux pour lire la mise en garde concernant sa tête qu'il avait raté l'inscription au sol signalant la présence d'une marche insidieuse. Il s'était donc étalé de tout son long dans le pub, au grand ébaudissement des piliers de bar locaux...

 

mind-the-step

 

18 mai 2013

Un avertissement (KatyL)

KatyL

 

On lui avait bien dit que c’était un mauvais photographe ! Un révolutionnaire ! Un coupeur de tête

Elle n’en a fait qu’à sa tête !! Voilà le résultat ! Bien fait !

18 mai 2013

Pluie (MAP)

Depuis qu'il pleuvait des rochers

et qu'il en reçut sur la tête

il ne quittait plus sa maison !

Pluie de rochers

Collage sur mur à la suite d'un Festival de B.D.

18 mai 2013

Participation de Stella No.

Cela fait soixante-dix ans que l’on m’a accroché ici.

   70 ans que je préviens les gens de faire attention à leur tête.

   J’en ai vu passer des toqués, des frappés, des cognés et même quelques écervelés.

   Pourtant je les préviens.

   Ce n’est pas comme si je n’étais pas là.

   Mais non, il y en a toujours pour ne pas me voir.

   Alors chaque jour, je les observe.

   Il y a ceux qui pleurent, ceux qui hurlent, ceux qui vocifèrent.

   Il y a ceux qui ne disent rien mais regardent autour d’eux pour être sûr que personne ne les a vu.

   Il y a ceux qui crient au scandale et menacent de faire un procès à mon maître.

   Il y a ceux qui me regardent comme si je leur avais joué un mauvais tour.

   Il y a ceux qui rient de leur bêtise. Mes préférés, ceux-là.

   Au début, je me moquais silencieusement.

   Mais après 70 ans, je commence à être las.

   Je ne rêve que du jour où je prendrai ma retraite.

   Chaque fois que mon maître passe sous moi en courbant la tête, j’espère qu’il vient me décrocher.

   Pour l’instant, je n’ai pas eu ce bonheur.

   Alors j’attends.

   J’attends patiemment : observant les têtes abimées de ces gens trop pressés pour regarder un malheureux panneau de bois qui ne leur veut, pourtant, que du bien.

 

18 mai 2013

Rencontre (Célestine)

-Vous avez mal ?

Ce fut la première chose que Polly entendit quand elle revint de son étourdissement.

Elle flottait dans un brouillard artistique à la David Hamilton. Elle réalisa que si elle avait perdu ses lunettes, c'était dramatique : sa myopie ne lui pardonnait rien.

Mais la voix qui avait posé la question était agréable à l'oreille comme une sonate de violoncelle un soir d'été quand la tendresse s'en vient toute seule.

La silhouette semblait s'inquiéter réellement d'elle, et de la douleur lancinante qui lui avait estourbi le front. Bam ! Un vrai coup de Trafalgar.

-Laissez moi vous aider à remettre vos lunettes.

Lors de la brume émergea le visage d'un jeune homme, blond et charmant comme on en rencontre dans les histoires de quat' sous.

Mais on était dans la réalité.

Tout revint à Polly et à sa mémoire gommée momentanément par un moment cotonneux.

L'enseigne de la librairie, les rideaux vert anglais aux fenêtres, les rangées de livres, l'odeur fauve de cuir vieilli.

Et ce passage entre les deux pièces qui formaient la boutique, un passage étroit et bas de plafond. Sur la pancarte « Attention à votre tête » une petite trace rouge : Polly, sous la violence du choc, avait laissé un peu de son ADN dans le coin en bas à droite.

-Voulez-vous un peu de thé ?

En trois phrases, la belle fut conquise.

Ainsi commença la plus belle histoire d'amour qu'ait jamais connue le petit village de Quilbisham, entre un libraire timide et une lectrice myope.

Si vous allez dans le Sussex, entrez dans la librairie « Paul & Polly»

Sur la fameuse pancarte, et dans l'espoir de voir se reproduire le miracle de l'amour, on peut lire l'avertissement suivant :

«Attention à votre tête cœur ».

18 mai 2013

Maux de tête ? (Sable du temps)

Elle marchait, à pas lents, harassée de fatigue, son grand sac sur l'épaule et une carte IGN à la main.

La vie devenait de plus en plus dure. La crise, les progrès de la médecine, les sacro-saints principes de précaution et ce monde de craintifs et de frileux l'avaient contrainte à envisager le boulot différemment, à savoir, diversification, partage des tâches et des compétences !

Pour survivre, elle s'était associée avec le Docteur mais l'aventure avec lui n'était pas toujours de tout repos, un vrai casse-tête !

Elle s'occupait du volet commercial de l'affaire, recrutait de nouveaux adeptes, au feeling, à la tête du client. L'entretien du matériel était aussi à sa charge, sa longue expérience dans le milieu étant une référence et un gage d'excellente qualité.

A elle l'intendance, à lui la technique. Il fallait bien l'admettre il exerçait ses talents avec un art consommé et une aisance décoiffante que lui enviaient ses confrères, jaloux de sa notoriété grandissante. Son ingéniosité faisait merveille.

Mais au fil du temps, grisé par sa renommée nationale et son succès foudroyant, Monsieur avait pris la grosse tête. Il exigeait désormais les honneurs et le service à domicile.

Elle suivait donc le plan, minutieusement, s'arrêtait, levait la tête, repartait, s'arrêtait à nouveau. Mais où peut-il bien loger ? Se paierait-il ma tête !

Intrigué par son comportement, un passant s'était inquiété: - " Besoin d'aide ? Vous cherchez quelqu'un ? " -

" oui, la demeure du Doct ... oooh ! Je crois que j'ai trouvé, oui oui, merci, je suis arrivée ! "

 

zz1000 

" Mais bien sûr que c'est ici ! Où ai-je donc la mienne ... de tête ! "



Elle avait sonné à l'interphone:

- " Bonjour cher ami! " - " Pas le temps ! " - " Ne raccroch'... " - " Occup'... " - " Nooon ! ne coupez pas ! C'est moi, la Faucheuse !

Je vous rapporte vos lames, bien aiguisées et affûtées comme vous les aimez. Vous vérifierez par vous-même, à tête reposée.

Allez, je ne vous dérange pas plus longtemps.

Bonne journée et à bientôt, Monsieur Guillotin ! "

...

18 mai 2013

Avoir un petit vélo dans la tête (Joe Krapov)

 

DDS 246 consigne

Attention à la tête !!!

Ils étaient prévenus mais je ne sais pas ce qui s’est passé, ils m’ont bercé trop près du mur !

Je sais, c’est un peu indélicat d’accuser ainsi ses parents mais jugez par vous-même : vingt-trois ans plus tard, voici ce que le fruit de leur union écrit ici et là dans les zones de commentaires  de son voisin du dessus :

 

A ne pas confondre avec le pin-pont, une variété de conifères dont les sommets se rejoignent pour faciliter les rencontres (au sommet) d'écureuils dans certaines forêts de Bretagne.

Mais qui a re-tué Pamela Rose ? La réponse à la question est Jack le rêve-entreur ! Et rêventreur sera le néologisme de la semaine prochaine ! Bravo pour cette belle série !

D'où le proverbe : Quand une truande rit dans une buanderie, toutes les truandes rient dans la buanderie !

Léon Zitrone, sors de ce corps, il me fait trop rire ! C'est vrai, on n'arrête pas de se bidet-onner avec toi !

Et alors, du coup, comme dirait Pierre Gripari, chez madame Bébettencourt, ce sont les concomptes de la fofollerire Méméricourt ? 

Le tennis-de-Bris ? En Bretagne il y a aussi le ping-pong de Broons qui se joue dans une bassine posée sur la table.

Je me demande quelque fois si tu n'es pas un peu piqué (à l'EPO) ! Mais bon, dans la mesure où tout le monde s'interroge sur ce que je fume, ce n'est sans doute pas à moi de poser cette question ! Peut-être ne sommes-nous rien que des rats déridés échappés du laboratoire du Pr Charles Foulon ? 

 

Tant que j'aurai forces J'appuierai sur les pédales : C'est bon pour le coeur. 

Et ça rend la main véloce Pour mettr' les mots à la noce. 

Etre souple du guidon Et sensible aux paysages Rend agile du crayon. 

Dans la plaine et les vallons  Ecrivons et pédalons ! 

Le crois-tu ? On a Semé les filles et c'étaient De bien belles plantes ! 

vélo grec Sebarjo

 

Quelque chose cloche ! Ca grince à ma roue arrière : Vélo mal Grécé ?

vélo la bedaine 2

 

Empoigne guidon, Bouge muscles et tendons Pour perdre bedon 

Pour perdre bedaine C'est pas des calembredaines Pédale, promène !

 

 

vélo postier 2

 

Facteur ! Facteur ! Please ! Have you something for me In your besace ? No ?

caravane 2

Ornicar à Vannes Publie six tercets. 4-1 Entrez sans sonnet 

(Devinette permettant de savoir où est vraiment M. Ornicar : il tient l'agence Publicis à Vannes au 41 ter. Du coup la question devient "Où est la rue de Jean-Luc) (Ouais, hein ? J'avais vraiment besoin de vacances, hein ? )


L'été, sur les pentes, Indifférents, les cyclistes, A nos agapanthes

Automobilistes  En raison du Tour de France Des bouchons à Liège ! 

Un blogueur fidèle  Au Tour est comme un bavard :  Jamais ne la boucle ! 

 

Cependant si je considère ce qui a fait courir le monde ces jours-ci, à savoir ceci :

http://www.youtube.com/watch?v=Uf2VzKNf7c8

je me dis que la planète, elle aussi, a été victime d’un sacré accident de poussette !

Et du coup, Papa, Maman, comme j'en suis assez content de mon petit grain, je vous dis : Merci !

 

N.B. Les commentaires, bien souvent des haïkus déguisés, ont été récupérés chez Sebarjo où je les avais déposés depuis un an. Je lui ai aussi emprunté les photos de son tour de France en haïkus pour illustrer cette contribution. Joli re-cycl-age, non ?

18 mai 2013

Attention la tête (titisoorts)

Sous prétexte que je me suis cogné, j'étais ailleurs! j'étais ailleurs! Pourtant, accompagné d'une charmante compagnie,nous montions, elle puis moi. Je montais tête baissée, tout excité. J'ai vu l'écriteau, trop tard" attention à la tête", pourtant j'y fais souvent attention. Aïe le mal, J'avais l'impression que ma tête doublait de volume, un choc. D'habitude, J'y prends vraiment soin de ma tête, un casque, lorsque je fais de la moto, ça me va si bien, sans avoir la grosse tête. Donc l'écriteau vu trop tard et je m'éclate au niveau de cette poutre. Si vous me connaissiez je vous entendrais " bon, vu son caractère, il a la tête dur, il a du monter sur un coup de tête, oui, mais là, moi, j'ai mal quoi! Vous ne m'entendez pas crier dans l'escalier, à tue tête. Et c'est à ce moment là, que je me suis aperçus que j'avais perdu la tête, moi qui est souvent la tête sur les épaules.Embêté quand même, étêté, errant comme un poulet sans tête, dans cet escalier. J'aurais mieux fait de rester chez moi, en tête à tête avec moi même. Pourtant, toujours La tête sur mes épaules, je me retrouve tête en l'air tout en la cherchant par terre. J'étais devenu chasseur de tête, de ma tête. Je commençais à m'énerver à m'impatienter, à me prendre la tête, pourquoi  n'ais je pas vu cet écriteau plus tôt, quand on n' a pas de tête, on n'a pas de tête. Pas bien réveillé, surement la tête dans le cul, je vais finir par la trouver, ne nous mettons pas martel en tête, en plus j'y tiens à celle ci, ce n'est pas une tête de série. Je la chercherais et la trouverais, nous sommes teigneux dans la famille, on s'en tête on s'en tête. J'aurais presque préféré avoir une tête de linotte, au moins, je serais passé plus facilement sous l'écriteau. Tiens ! enfin, la voilà, en plus, je ne l'avais pas loin, plutôt le cerveau lent aujourd'hui. Ensuite, je suis rentré chez moi, en laissant ma charmante compagne. Mais quel histoire sans queue et ni tête...

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