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Le défi du samedi

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2 février 2013

Participation de Venise

Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdue, je suis assassinée, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ? N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin... (Il se prend lui-même par le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais. Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privée de toi ; qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ?

 Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ?

 Où courir ? Où ne pas courir ? N'est-il point là ?

N'est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête. Rends-moi mon argent, coquin... (Il se prend lui-même par le bras.) Ah ! C’est moi. Mon esprit est troublé, et j'ignore où je suis, qui je suis, et ce que je fais.

Hélas ! Mon pauvre argent, mon pauvre argent, mon cher ami ! on m'a privée de toi ;(harpagon).

Le metteur en scène : Non non  et NON ça ne va pas, pas comme ça !!Bon sang qu’est ce qui vous arrive ? C’est ici que se joue l’avenir de notre langue !!

                        Plus rapide haletant allez venez sur la scène le regard hagard !!!

 

                        Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé mon argent. Qui peut-ce être ? Qu'est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir

L’acteur porte une cigarette à ses lèvres et en tire une bouffée et expulse un nuage de fumée.

Je suis sûr qu’on peut résoudre cette affaire comme deux personnes raisonnables de façon à en sortir gagnant tous les deux. Et pour souligner ses paroles il tire une nouvelle bouffée fermant à demi les yeux et il finit de marquer son territoire par un nouveau nuage de fumée.

L’acteur se dit tout bas que ce rôle ne lui va guère. Son masque d’acteur commence à se fendiller à un endroit, puis à un autre, à un autre côté encore puis à cinq à dix endroits en même temps il est déjà comme une vitre craquelée prête à se briser au moindre contact.

Le metteur en scène enfonce le clou : je te propose de renouveler ton interprétation.

L’acteur tente de garder son calme il élève la voix écrase ce qui reste de cigarette/

 Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel ! je suis perdu, je suis assassiné. Il s’arrête brutalement et regarde le metteur en scène/

Tu crois que tu me tiens par les couilles. C’est le rôle qui te va le mieux :

Menacer insulter contraindre les acteurs, ta nature te pousse à montrer les dents à te jeter sur moi comme un chien de chasse !!!

Le metteur en scène /qu’est-ce que tu crois que je vais me coucher à tes pieds pour écouter la voix de mon maitre !!!

Tu es un metteur en scène médiocre et tous les conseils que tu peux me donner doivent l’être aussi !!Mais soudain ils entendent tous eux un bruit dans l’escalier :

On vient de cambrioler la loge : les voilà tous deux dans la rue coursant le voleur : Au voleur ! Au voleur ! À l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste Ciel

Crient –t-ils d’une seule voix Venise

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2 février 2013

Voleurs d'enfance ! (Joe Krapov)

- Vu que je suis né la même année que François Fillon, le plus rigolo des clowns blancs de la Sarthe, j’ai grandi dans les années 60. Le jour où on n’allait pas à l’école était le jeudi. La veille au soir mes condisciples s’étaient fait peur en regardant « Belphégor » à la télé. Les postes diffusaient en noir et blanc. Il n’y avait peut-être bien qu’une seule chaîne. Le soir gros Nounours souhaitait bonne nuit à Nicolas et Pimprenelle. Quand il n’y avait pas assez de programmes, on voyait le petit train Interlude avec ses rébus. Le dimanche après-midi Steve MacQueen interprétait Josh Randall dans « Au nom de la loi ». Sur le coup de 19 heures 30 il y avait Thierry La Fronde avec ses compagnons dont je sais les prénoms par cœur : Jehan, Pierre, Judas, Bertrand, Martin, Boucicault et Isabelle. A la maison on lisait « Vaillant le journal de Pif » mais les enfants du boulanger étaient eux abonnés au « Journal de Mickey ». D’autres feuilletaient « Tintin » ou « Spirou ». Les voitures en plastique étaient de marque Norev, celles en métal étaient des Dinky toys. J’ai eu un circuit de voitures de courses Jouef (je l’ai toujours). D’autres, plus fortunés, jouaient les Michel Vaillant sur Circuit 24 ou sur Scalextric. J’ai mangé des pommes, des poires et tressé les premiers scoubidous avec Sacha Distel. J’ai connu l’explosion des yéyés : Johnny Hallyday, Sheila, Sylvie Vartan, Françoise Hardy mais j’aimais plutôt les marrants : Jacques Dutronc, Antoine, les Charlots, Michel Polnareff et j’ai même été fan de Claude François. J’ai honte quand j’y pense… et puis j’oublie. Au cinéma mes parents nous emmenaient voir les films avec Jerry Lewis et Dean Martin. Sinon c’était Darry Cowl, Bourvil, De Funès, Belmondo dans « Les Tribulations d’un Chinois en Chine »et puis la grande claque de Mary Poppins. J’ai eu une collection de porte-clés quand cela a été la mode. J’ai vu sortir en librairie les premiers albums d’Astérix et lu chez le fils du coiffeur les aventures de Tintin. La trouille avec Rascar Capac ! On avait le choix aussi entre Michel, Langelot, Alice, les Trois Mousquetaires, le Club des cinq, les Six compagnons et le Clan des sept ! A la radio on écoutait « La famille Duraton », « L’homme à la voiture rouge » « Quitte ou double ». Fernand Raynaud appelait le 22 à Asnières. Raymond Devos démontait la mer à Caen et Jacques Baudoin donnait des leçons d’anglais à Philibert. Henri Tisot imitait le général de Gaulle et Anquetil et Poulidor animaient le Tour de France. Puis sont arrivés James Bond, les Beatles, Bob Morane, Le Prisonnier et mai 68. Bref j’ai grandi dans les années 60, Joe Krapov.


- Tout ça ne me dit pas grand-chose, P’pa ! Pourquoi me parles-tu de cette époque révolue ?

- Parce que j’ai de plus en plus l’impression, vu le mal que j’ai maintenant à aller gagner ma vie dans ce monde de malhonnêtes, que ce sera mieux hier. Et depuis que mon hébergeur a fait disparaître dans les limbes les commentaires de mon blog, je sens que tout un pan de mon passé n’existe plus que dans ma seule mémoire plus très vive. En gros, j’ai envie de crier comme Harpagon : Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m’a coupé la gorge : on m’a dérobé mon passé. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête ! On m’a volé mon enfance, Joe Krapov !


- Une chose est sûre, P’pa ! Ce n’est pas moi qui ai fait le coup ! Moi je suis né en 1989, j’ai joué à Zelda sur une Game boy, j’ai commencé l’informatique sur un Amstrad CPC 464... Bref, j’ai grandi dans les années 90 ! Et ce que je peux te dire aussi c’est que ta surconsigne du jour, si tu ne l’as pas volée à Kyan Khojandi, je veux bien être pape !


- Volée, volée ! Tout de suite les grands mots ! Disons que c’est un hommage ou à la limite un plagiat !


- Ok alors chantons : Vamos à la plagiat oh oh oh oh oh Vamos à la plagiat…

  

2 février 2013

Inéluctable (Rose)

mucoviscidose

 On vit toujours avec l'idée, d'un jour, se faire dérober un bien précieux

Alors, on ferme bien à clé quand on sort,
On enroule son bras autour de son sac
On jette des regards suspicieux ici et là
On accélère le pas quand le danger imaginaire se fait trop présent

J'ai beau fermer à clé, elle a le double
J'ai beau veiller sur son bien-être, elle est plus forte que moi
J'ai beau l'enrouler de mes bras, poser sa tête contre ma poitrine, un jour elle me le prendra.

On va me le dérober
Lâchement, un jour, elle viendra et lui coupera le souffle
On me laissera seule comme la fille à qui on a rien pu faire
Sans pouvoir appelez la police, sans pouvoir courir après cet escamoteur

On me laissera seule
Comme la fille qu'on avait prévenu
"Ecoute, tu savais à quoi t'attendre, ne vient pas te plaindre maintenant"
Comme la fille qu'on geint
"Elle est si seule désormais"

On va me l'arracher comme on dépouille une baignoire de son robinet
On va me le voler comme on dérobe une friandise à un diabétique
On va me l'enlever comme on extrait un enfant du ventre de sa mère

2 février 2013

EH, OH ! QUI M'A PIQUÉ MES POPCORNS ? (joye)

2 février 2013

Au jardin d’Adrienne…

La dernière fois que l’Adrienne s’est allongée sur un transat dans son jardin, c’était il y a trois ans et demi. Exactement.

Il faut dire qu’elle avait bien fait les choses : à l’ombre des noisetiers, sur la pelouse fraîchement tondue, la tête au creux d’un oreiller, un autre sous les genoux pour reposer le dos, une pile de livres à portée de main et un plateau avec le thé. Tout un déménagement qui avait nécessité au moins quatre voyages entre le jardin et la maison mais qui ajoutait au bonheur d’être étendue là, sous le ciel bleu, dans la chaleur de juillet.

- Ah ! soupira l’Adrienne en gratouillant d’une main distraite derrière les oreilles de son chat Pipo, ah ! quel bonheur ! qu’est-ce qu’on est bien !

C’est alors que dans les ramures des noisetiers qui se balançaient mollement dans la brise légère, elle aperçut un écureuil qui l’observait. Impossible de dire qui, de l’Adrienne ou de l’animal, retenait le plus sa respiration en regardant l’autre.

- Oh ! comme c’est mignon, fit l’Adrienne toute remuée par la vue de cette petite bête qui se lançait hardiment de branche en branche.

***

Un mois et demi plus tard, on pouvait entendre pour la première fois cette même Adrienne exhorter son chat :

- Attrape-le ! Attrape-le !

Depuis trois ans et demi, l’Adrienne ne ramasse plus une seule noisette.

 

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2 février 2013

Au voleur! au voleur!‏ (titisoorts)

Tout cela n'étais pas calculé
j'avais juste besoin d'évasion
juste besoin de me libérer
alors je suis parti pris l'avion

Au voleur! au voleur!
c'est un hold up manifeste
Au voleur! au voleur!
vrai alors juste un zeste

Je me suis appliqué à rien faire
sous le soleil l'océan la plage
oublié tout de tout se défaire
immersion faire le coquillage

Au voleur! au voleur!
c'est un hold up manifeste
Au voleur! au voleur!
vrai alors juste un zeste

C'est lorsque je suis rentré chez moi
au regard des gens sur mon visage
le travail les travaux, enfin quoi
c'est la vie qui m'a tant mit en cage

Au voleur! au voleur!
j'ai fui l'hiver désolé
Au voleur! au voleur!
j'ai volé un bout d'été

 

2 février 2013

Participation de Droufn

Je l'ai retrouvé parmi les objets inutiles qu'elle n'avait pas emportés
Un peu fripé, un peu terne, mais toujours vivant
L' abîme devint ravin, puis fossé
Ensuite, le vide disparu,
Il reprit sa place
 
Elle avait volé mon coeur...
2 février 2013

Le voleur volé (EVP)

Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin !
On m’a piqué le scoot’ qui m’échut par larcin !
Je l’avais trafiqué encore plus beau que neuf.
Il n’est pas pire affront, même de pécho ta meuf.
Pour un gars d’la cité que de se faire tirer.
Ce qu’il a bien acquis, en toute malhonnêteté.

Vais-je donc, comme un bouffon, aller sur mes deux pieds ?
Ou pire encore, prendre le bus avec toutes les mémés ?
Faudra-t-il, en piéton, que je vende mes barrettes ?
De celles qui font rire, pas pour se faire des couettes.
Ça me gave que des potes, peut-être même des frères,
S’en prennent à notre outil pour faire des affaires.

On est ici dans la téci, pour faire gentiment le trafic,
Et faire peur aux trimeurs, aux concierges et aux flics.
Mais un voyou pédestre, tu peux plus le respecter,
Et le plus dur, ce qui te ferait presque chialer
S’il ne te restait  rien qu’un soupçon de dignité,
C’est qu’à ton tour, toi aussi, tu peux te faire niquer !

T’as plus qu’à te payer, en cachette - oh le ridicule !
Chez le marchand, honnêtement, un nouveau véhicule.
Mais vous avisez pas d’aller cafter ça dans l’quartier,
Ou je vous plante ma plume, j’aurais aucune pitié !
Gaffe ! Celle qui sévit sur ma page est toute pointue,
Empoisonnée d’idées tout à fait hurluberlues !!

2 février 2013

Participation de Ristretto

rouge framboisier 
oust ! filez petits voleurs ! 


nos rires d’enfants

2 février 2013

Au voleur (Vegas sur sarthe)

Ce matin là, je partais à la recherche de mon gland... comme d'habitude, toute la journée je vais jouer à faire semblant (pardon, j'peux pas m'empêcher d'fredonner des trucs) sauf que la chasse au gland , en janvier c'est pas l'top.
Je trouve qu'on s'caille les noisettes pour pas grand chose, même si mes patrons disent que les traditions c'est important.
Au fait mes patrons, c'est la Caisse d'Ep.
Si vous avez jamais été élu mascotte de l'année de la Caisse d'Epargne, vous pouvez même pas imaginer comme c'est relou de bosser là!
Au départ c'était une idée à la noix d'mes vieux de m'inscrire au concours et quand j'me suis retrouvé en finale - et qu'y m'voyaient déjà en haut de l'affiche - j'ai compris qu'les ennuis commençaient, bref... j'vous passe les détails, vu qu'c'est pas le thème.
Donc j'arrive sur ce petit chemin qui sent la noisette - et qu'a ni queue ni tête -
quand j'en aperçois une belle tombée de la dernière pluie.
J'me dis comme ça “Toi, t'es faite pour moi, j'te zieute, j'te soupèse, j'te ramène fissa dans ma cachette (enfin à l'Agence comme y disent) et j'aurai fini mon job pour la journée”.
A la Caisse d'Ep, y z'y tiennent au gland quotidien! C'est pour l'image de marque et tout ça. Moi j'y crois pas mais comme je sors d'un séminaire sur la rémunération des livrets, la nouvelle politique sociale et tout l'toutim j'suis motivé d'chez motivé!
Et voilatipa qu'au moment où j'planque mon gland dans ma bajoue...
z'entends piailler dans mon dos - oui, ze sais, c'est sciant d'parler avec un truc dans la bazoue – alors je recrache et j'me retourne - presque malgré moi comme d'habitude - (faites pas attention)
Les quat' poufiasses ont pas l'air clair, pourtant elles sont bien allumées dans leurs fringues à paillettes, titubantes sur leurs cannes de serin et elles m'entourent en jacassant des trucs zarbi!
Elles ont pas dû boire que du p'tit lait et à voir leur dégaine elles doivent sortir de “La Factory”. Ca sent la prise de bec à plein nez.
La plus déplumée m'interpelle: “Hé bonjour l'Ecureuil. Que tu nous semble beau...”
Je pense: “Si vous croyez qu'j'ai pas vu vot' manège, les étournettes!”
(Chez nous les écureuils, les étourneaux femelles on les appelle étournettes)
La plus p'tite s'égosille: “Si ton ramage se rapporte à ton plumage...”
“Vous êtes cintrées les filles! Où vous avez vu mon plumage?”
Et ça continue: “Toi, le Félix des hôtes de ces bois...”
“Non mais ça va pas!! Elle m'appelle Félix maint'nant!”
Y en a même une qu'essaie d'me piquer ma noisette pendant qu'les autres m'embrouillent: “Nous c'est Britney, Aretha et Bonnie... Et toi ma gueule?”
“Quoi ma gueule, qu'est ce qu'elle a ma gueule?”. J'ai pas pu m'en empêcher mais ça a pas l'air de leur plaire.
De toute façon, j'leur dirai pas que j'm'appelle Evarisse.
Elles m'encerclent! Ca sent l'rhum-coca à plein bec et d'aut' machins bizarres.
Ca y est!! Elles m'ont piqué ma noisette, les salopes!
Qui a le droit, qui a le droit, qui a le droit d' faire ça... à part Bruel?
Je tente un truc: “Laissez tomber les filles, ça vaut rien, c'est d'la roupie de sansonnet!”
Ca les fait marrer et j'sais pas pourquoi elles m'ont dit d'aller siffler là-haut sur la colline, d'aller voir si y aurait pas des églantines...
“Sérieusement, vous devriez m'confier ça... à 1.75% l'an, dans un an - même jour, même heure, même port - ça vous f'ra” (ça y est, mon côté pro prend l'dessus).
“T'inquiète ma gueule, nous on consomme sur place” et elles se tirent avec ma noisette.
Qui a le droit... Non, j'l'ai déjà faite celle-là.
Elles s'éloignent déjà, clopin-clopant - pas que d'la Marlborough - bras d'ssus bras d'ssous, ou plutôt bord d'aile à bord d'aile...
“Chuk!Chuk!Chuk! Poufiasses! Connasses! J'espère que vous finirez en pâté!”
(Cherchez pas, y'a aucune chance que ça soient des paroles connues)
Pour me r'mercier, y en a une qui m'fait une aile d'honneur.
Et voilà comment j'ai écopé d'un blâme à la Caisse d'Ep.
2 février 2013

Pour que plus rien on ne lui vole (Anémone)

Il disait "Pigeon vole".
Mais qui volait son coeur?
Celle qu'il aimait, ingrate petite fille?
Ou la pie?
Le pigeon en tout cas, c'était lui.
Bon élève il répétait "nos vos leurs".
Mais qui volait ses jeunes années?
L'instituteur? Sa famille?
Un jour il voulut voler un baiser
A la petite marchande de fleurs.
Elle lui retourna une châtaigne,
"Tu ne l'as pas volé!", dit-elle.
Il essaya de gagner sa vie
Et d'amasser un peu de bien.
Mais s'envolèrent ses économies.
Qui les vola?
Les impôts? Le voisin?
Quand il tomba gravement malade,
Il courut chez le médecin,
Criant infamie.
Qui volait sa santé?
Le dépit? Le chagrin?
Quand il comprit qu'on volait sa vie
Et que ce n'était pas un fait nouveau,
Il prit simplement le parti
De se faire beau.
Il se coiffa, s'habilla au mieux:
Dans la tombe on ne vole pas, se dit-il.
"Tu n'emporteras rien en paradis",
Susurra perfidement une voix peu amie.
Alors, avant qu'on ne lui vole ses os, sa chair,
Il signa avec alacrité et sans aucune parcimonie
Le document qui léguait son corps à la science.
Il ne s'y déroberait guère.
2 février 2013

AU VOLEUR (Lorraine)

Il s’est approché d’elle en ce matin d’été

Dans la douce maison où vécut leur romance

Il a pris dans sa main la vieille main fanée

L’amour ne vieillit pas, il change d’apparence

 

Il était beau et grand, son coeur il a volé

Il y a cinquante ans, il en a souvenance

Et ce soir ils iront sous le ciel étoilé

Se promener tous deux, comme à l‘adolecence

 

28 janvier 2013

Petit message de Lorraine

Amis des Défis, ma santé momentanément fragilisée me condamne à limiter l'écriture et les commentaires. Vous ne m'en voudrez pas si je réduis un peu ces derniers. Merci à tous.

Lorraine.

Lorraine

26 janvier 2013

Défi #231

Chers amis défiants aujourd'hui la consigne tiendra en deux mots :

AU VOLEUR !!!!

 

Oiseaux-ecureuil

A vous d'écrire qui vole quoi et à qui

 à samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !!!

 

26 janvier 2013

Ont espionné la cellulite (qu'elle soit Grâce ou Parque)

Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

Rubens

 Joye ; Walrus ; Venise ; rsylvie ; Vegas sur sarthe ;

Teb ; Anémone ; MAP ; EVP ; Adrienne ; Porphyre ;

Joe Krapov ; Célestine ;

26 janvier 2013

Nostalgie (Célestine)

-Vous vous souvenez les filles ? Nous étions vraiment trois filles superbes...

-Oui, nous avions décidé de nous engager dans la police.

-Mais on nous avait cantonnées dans des travaux bien peu passionnants...

-Heureusement, Charlie nous a sorties de cauchemar pour nous engager..

-Et il ne l'a jamais regretté !

-Car nous étions vraiment de Drôles de Dames...

Célestine

 

http://www.youtube.com/watch?v=g4cEVaJrLVM

 

26 janvier 2013

Bonne ou mauvaise grâce? (Adrienne)

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- Aglaé, arrête, enlève ton bras de là, tu me casses le cou!
Euphrosyne, passe-moi ma serviette, que je me sèche. Fait froid, ici ! Dépêche-toi !
Aglaé, arrête, je te dis ! et puis tu me défais mon chignon, tu m ‘énerves à la fin !
Euphrosyne, ma serviette ! Tu le fais exprès de lambiner, ou quoi ?

Mais qu’est-ce que vous avez toutes les deux ce matin ?

- Thalie s’est encore levée du pied gauche, chuchote Aglaé en souriant doucement.
- Bah, tu la connais, fait Euphrosyne en levant les yeux au ciel d’un air faussement excédé. Elle est toujours comme ça quand elle est amoureuse sourireadri1  

26 janvier 2013

Participation de TEB

"La taille, la couleur, l'origine, la façon d'être et de penser, tout passe au crible de l'intolérance... Grrrrrrbouhhhhgnarfffffff...
à quand un monde plus tolérant ?"

Intolérance

26 janvier 2013

Participation de rsylvie

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s2

s3

26 janvier 2013

Les trois Grâces (Venise)

On aurait dit qu’elles avaient pris la pose de ces comédiennes de Roman photo comme le faisait un temps le cinéma muet.

Mais elles perdirent vite de leurs rigidités gagnèrent en cordialité dés qu’elles me virent dans l’allée.

Ho Venise toi ici !!Nous voulons disputer un match de football dans le parc ce soir

Pourrais-tu arbitrer ?

Nous ne nous sommes pas adonnées à des sports de plein air depuis des décennies.

Notre silhouette en souffre !!

Elles chuchotèrent : »nous allons dilapider nos quatre saisons si nous continuons dans notre sédentarité partout autour de nous on bouge on court « .

A notre tour ce soir !!je ne me donnai pas la peine de rectifier pressentant que pour elles j’appartenais au Nouveau Monde. L’une d’elles dit à sa voisine : »je n’ai pas bougé ce bras depuis plus de trois mois » .

Venise

Allez Venise lance-nous le ballon !!Elles continuaient à parler tout bas toutes deux de profil et la troisième de dos riant en chœur de ce rire en éclat qu’on doit trouver dans les tombes des jeunes filles. Elles étaient un peu ivres, on le devinait à la façon dont elles inclinaient brusquement la tête en arrière, jetant sur les passants des regards de louves

tout cela ressemblait à un étrange phénomène atmosphérique elles se mirent à se partager le ballon et je vis leurs corps ruisselaient de sueur. La lune s’était endormie au pied de son moulin dont les ailes tournaient avec un bruissement de soie .

Le lendemain le parc avait été entièrement piétiné. je fus la seule à entendre leur soupir.

 

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