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Le défi du samedi

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28 janvier 2017

Ont pondu leur sonnet au(x) sansonnet(s)

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28 janvier 2017

Un étrange secret par bongopinot

bo


D’un coup mon ciel change de couleur, s’assombrit
Au passage d’une multitude d’étourneaux
Dans une danse de jolis coups de pinceau
Ils volent dans un tourbillon étrange de gris

Et mon cœur devant ce spectacle s’attendrit
Et voilà que j’entends mon sonnet sonner faux
Pendant que le temps passe à tout petit trot
Je rêve un instant éblouie à l’abri

Je reprends ma plume admirant ces oiseaux
Et il se forme dans le ciel un écriteau
Et ils m’écrivent un beau message tendre

Me délivrant au passage un doux secret
Mais vous l’écrire serai bien trop indiscret
Regardez le ciel ils pourraient le répandre

28 janvier 2017

La porte ! (MAP)

Entrez sans

28 janvier 2017

Participation d'Adrienne

a

28 janvier 2017

Ceci n'est pas un sonnet, voyez la définition ! (Walrus)


Comme un jeune étourneau, il était étourdi.
Non, il ne s'était pas sonné sur une vitre,
Il prenait simplement mardi pour mercredi.
Alors les gens pensaient qu'il voulait faire le pitre.

Ils murmuraient entre eux : "Mon Dieu, quel drôle d'oiseau!
Manqu'rait plus qu'il sévisse en plus sur les réseaux
Sociaux, ce jocrisse, ce faiseur d'embarras,
Cette calamité, cette face de rat !"

Mais il y était bien, vous verrez tout à l'heure
Qu'il ne recule pas, cet oiseau de malheur,
Devant les pires tours naissant dans sa cervelle

Pour gaver votre esprit de sottes ritournelles
Et vous faire avaler, camouflées en vers,
Des folies à vous mettre l'encéphale à l'envers.

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28 janvier 2017

Paysages avec oiseaux (Laura)

 

Ce n'est pas de la roupie de sansonnet,

Ce sonnet de Nerval, cet épitaphe

Où il se compare  tantôt au sombre Clitandre

Quand il n'est pas "gai comme un sansonnet"

 

Je ne prétendrais jamais faire aussi bien

En parlant des corbeaux que mon grand-père imitait

Ou des serins à nos fenêtres, qu'on enfermait

Que dire de l'ombre du héron près du grand bassin?

 

Comment ne pas évoquer Le chardonneret

De Carel Fabritius, rendu célèbre par Donna Tartt

Dans un poème qui se désire comme un sonnet?

 

Pour revenir aux corbeaux de Van Gogh

Et à l'ombre du héron de la fable

Comme  la mort  de mon grand-père et de l'artiste

 

28 janvier 2017

Des vers pour des piafs (Vegas sur sarthe)

 

Qui dit qu'il n'y a plus d'étourneau sansonnet ?

J'en ai vu en pâté, en daube provençale

pas plus tard qu'aujourd'hui au centre Commercial

où je venais chercher un précieux Chardonnay

 

Mon petit producteur en avait ras le fût

d'entendre gazouiller les sturnus vulgaris

leur goût pour les raisins, leur fièvre prédatrice

et tous ces sifflements, cliquetis, ce raffut.

 

Fi des effaroucheurs et des grands moulinets

il chargea le fusil de cartouches de trap

je n'avais jamais vu tant de force de frappe

 

La nuée s'abattit avant qu'il ne tirât

il se vit submergé, noyé, fait comme un rat

Qui niera qu'il n'est pas d'étourneau sans sonnet ?

 

28 janvier 2017

Fable ornithologique (Célestine)


Si un Micromegas débarquait des lointains
Et se trouvait plongé d’un coup dans la volière
On peut gager qu’il en perdrait son bas latin
Tant les oiseaux d’ici ont des moeurs singulières
 

Il y verrait le Sarkozinus cabotin
Donner des coups de bec au grand Fillonoptère
Et le Valsoptéryx au fichu caractère
Battre de l’aile sous les coups de l’Hamontin
 

Dans un coin de la cage, une Marinoptère
Grifferait les médias les traitant de pantins
Tandis qu’à l’autre bout fulminant de ses serres
 

Le Melanchonistus pourfendrait les crétins
Remontant aussitôt dans sa fusécoptère
Notre géant fuirait, criant au baratin !

28 janvier 2017

Voler sans sonnet, vélo sans sonnette (Joe Krapov)

Le sansonnet se fiche, aux temps du Changement,
De compter les petons des vers : il les boulotte !
Il les porte à son nid où sa Marie-Charlotte
Couve quelque chef d’œuvre en mal de pépiement.

Ah ! Sacre du printemps ! Foutre de la métrique !
Calices d’égrillards ! « Poète, prends turlute » !
Crânes de piafs, trillant du mieux que vous le pûtes
« Dans le monde animal tout le monde a la trique » !

Les oiseaux sont des cons mais nous bien plus encore
Qui trimons durement pour séduire Pécore
Là où l’oiseau se rit de la complexité !

Ah ! N’embrasser personne et pas même les rimes
A la fin du tercet ! Quelle légèreté !
Mais après tout… N’est-ce pas là ce que nous fîmes ?

 

2017 01 27 L'étourneau des Rossini

"L'étourneau des Rossini" *

Collage de Jean-Emile Rabatjoie du 27-01-2017
d'après "Le Souper à Emmaüs" du Caravage.

* Ceci n'est pas... autre chose qu'un contrepet à dire avec l'accent italien !

28 janvier 2017

Sieur Oualrus, allons voir ces sonnets à ta gloire (joye)

le sonnet

sieur oualrus, allons voir

28 janvier 2017

Participation de Venise


Un grand frisson parcourut mes reins
Ce fut comme une décharge
et je fus soudain convaincu que le violent mistral
Emporterait avec lui passereaux , grives et perdreaux .
Comme ces oiseaux quittent vite les arbres
Comme tu as deserté  ma vie , mon lit , mes draps.
Gentil mari , doux camarade de mes nuits .
La route a la couleur de l’eau et je rame comme
Une âme rincée par le chagrin.
Question naïve :
Pourquoi sommes-nous malheureux alors que le malheur ne sert à rien?
Pourquoi dites-moi!!

Comment se fait-il qu’on soit autant  servi par lui ?
Bientôt la nuit empêchera mes larmes
Passereaux viendront fermer les volets de mon cœur .
Les questions s’envoleront alors loin à l’horizon
Et l’absence de chemin donnera à mon somme une respiration nouvelle .
Pourquoi sommes-nous malheureux alors que le malheur ne sert à rien .?

28 janvier 2017

Des murmures oiseleurs (JAK)

 

Il y a bien longtemps, obsédée  de danse aérienne, l’Alouette pispolette avait convaincu  son amie d’enfance,  une Bécasse des bois de  s'envoler  ensemble  afin de  se faire enrôler dans les ballets,   du Bolchënvol de Moscou

Leurs mères deux cousines, une Barge rousse, et une Barge à queue noire n’étaient pas d’accord, et poussaient des Râles géants.

Elles firent usage du Martinet des maisons pour amener à la raison  leurs filles,  mais  rien n’y fit.

Elles allèrent  quérir les conseils d’une Avocette élégante spécialiste aux  affaires familiales, issue d’une grande famille, c’était une Faisane noble ancrée dans des mœurs très conservatrices, tout à fait opposée aux migrations, surtout vers ces terres inconnues.

Je vais de ce pas demander conseil à Labbe à longue queue ayant un cousin spécialisé le Tarier de Siberie leur dit-elle.

J’aurais tôt fait, de traverser la forêt avec mon Echenilleur frangé, m’ouvrant la route, et  qui me sert de Phaéton à bec jaune ;   grâce à ses rémiges hautes et légères,   les kilomètres sont vite avalés.

En route elle rencontra une Barge chauve, apparentée à ses clientes,  une vraie Bécassine sourde, curieuse de surcroit,  qui lui barrait  le chemin pour savoir où elle se rendait. Oh Bécasseau minuscule mêle toi de tes affaires, sinon je t’envoie la Buse féroce. Consacres toi plutôt à cuisiner du Colin de Californie à tes petiots qui réclament la becquée.

Elle poursuivit  son chemin, saluât le Chevalier aboyeur avec déférence car c’était  le substitut général de la contrée avec qui  elle avait  souvent recours pour débrouiller des affaires Torda-grande.

Arrivée à destination, elle fut  déçue d’apprendre que  Labbe à longue queue  n’était pas là ; mais  son secrétaire, un Capucin marron fit l’affaire.

Il lui  donna de précieux conseils.

 

L’Avocette élégante, fut de retour rapidement dans la soirée  du lendemain de la veille.

Elle se rendit chez le procureur, un Barbu à collier, à la Huppe fasciée, les mains garnies de Diamants azuvert,  affublé d’un Tarin des aulnes que n’aurait pas dédaigné Monsieur de Bergerac, Cela le rendait risible, malgré les atours précieux qu’il arborait.

Elle lui exposa l’affaire et s’enquerra des sanctions qui pourraient être administrées aux  jeunes rebelles, car à cette époque les enfants n’avaient pas la loi,  SOS enfants maltraités n’avait pas encore vu le jour. Ils devaient obéissance entière.

Ce vieux procureur, qui était loin d’être un Vanneau sociable, condamna les jeunes oisillonnes à tourner en rond dans le ciel en une sorte de nuée, puisque tel  était leur désidérata de paraitre en spectacle. Ainsi  elles donneraient aux humains une représentation  impressionnante à la tombée de la nuit.

Cela dura des siècles, elles virevoltaient comme les enfants punis qui  tournent dans la cour d’école.

Un Bruant à sourcils roux leur accorda la grâce.

Soumises elles se marièrent et eurent des Etourneaux d’enfants, de vraies têtes de linotte,  et  à leur tour, elles ne purent les  faire obéir…

C’est en souvenir de leurs lointaines aïeules, que l’on peut voir ces envols, des murmures,  qui envahissent le ciel et captent  nos  regards certains soirs nous envoutant de leur charme  ...

 

http://www.oiseaux.net/ 

28 janvier 2017

La reine déflorée (EnlumériA)


Rubis de sang, sonnez, murmure morte à régner
Dans limbes imparties, du trépas s’impatiente.
Sans détour ni mécompte, honorée parturiente
Cette reine déliquescente, huit pattes écartelées,

S’en trouve apaisée par d’étranges résonances.
Stupéfiée mais ravie par de scabreux cloportes
Experte au déduit mais qu’on dérange de la sorte
Qu’elle s’épuise à mourir en sempiternelles nuisances.

Rapsodies létales d’un chœur d’hypalectryons
Allant jusqu’à ressusciter d’improbables hymens.
Enfantant la genèse de somptueux Phlegmons

D’ors et déjà couronnés d’extase dissociée.
La reine meurt et s’abandonne, splendeur luciférienne,
Dans la clameur de l’aube et par l’abeille déflorée.

21 janvier 2017

Défi #439

 

Notre chère MAP ne s'étant pas manifestée cette semaine
tout en espérant que les motifs de son absence ne soient pas graves,
je vous propose un exercice de mon cru.

Tant pis pour vous !

 

Un nuage dans votre ciel ?

439_2

 

Qu'importe :

Pas d'étourneau sans sonnet !

439

 

Allez-y! Vous connaissez le principe du sonnet.
Sinon, renseignez-vous auprès de Vegas sur sarthe.

 

21 janvier 2017

Se sont vautrés dans la tempera

21 janvier 2017

Sur son chemin par bongopinot

 

bo


Il marchait sans bruit et sans but précis
Son cœur était triste d’être si seul ici
Depuis longtemps personne ne l’attendait
Alors les mains derrière le dos il marchait

Et durant cette nuit de déambulation,
Il avait aperçu l'étonnante composition :
Une miniature exécutée à la tempera
Sur un panneau de pin posé près d’un mimosa

C’était le portrait d’un jeune enfant
Il avait les traits élégants et l’air charmant
Un joli garçonnet aux cheveux longs
Avec une coiffe qui descendait son front

Un tableau si réaliste qu’il resta figé devant
Ça lui rappelait tellement son propre enfant
Parti depuis si longtemps et si loin
Il resta donc prostré là jusqu’au petit matin

Puis en allant chez lui les yeux encore embrumés
Il vit au détour d’un chemin de peuplier
Un garçon ressemblant au tableau qu’il venait de voir
l’enfant lui souriait mais lui n’osa pas y croire

Mais qui donc était ce môme de douze ans
Qui ressemblait trait pour trait à son propre enfant
Tout ça lui sembla irréel et il poursuivit sa route
Il crût entendre papa, tout son être se mit à l’écoute

Il se retourna et vit l’enfant au côté de son père
Tous deux lui souriaient puis vers lui volèrent
Il reconnut de suite son enfant devenu adulte
Il l’enlaça et ils tournèrent en une danse celte

Puis ils se racontèrent leurs secrets si lourds
Se jurèrent de rester ensemble pour toujours
Voilà comment sur un sentier de peupliers
Trois générations s’étaient enfin trouvées

21 janvier 2017

Dans la série "On n'arrête pas le progrès" : la peinture (Walrus)

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Jan van Eyck eut un petit sourire en coin... il avait aperçu l'étonnante composition : une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin. Il pensa : "Ces Italiens en sont toujours à leurs méthodes primitives à base d'eau et d'œuf et ils appellent ça la Renaissance !"

Sur ce, il s'éloigna en fredonnant...

"La peinture à l'huile,
c'est plus difficile
mais c'est bien plus beau
que la peinture à l'eau..."

 

21 janvier 2017

De quel tourment ( petitmoulin)


De quel tourment
Habillait-il l'obscurité
De son regard ?
De quel cri
Cousu sur ses lèvres
Creusait-il un chemin
De l'oubli ?
De quel secret
Nourrissait-il le silence
Posé sur son visage
Tôt dépris de l'enfance ?

Par l'entrebâillement improbable
D'une porte de l'atelier
Il avait aperçu
l'étonnante composition :
Une miniature exécutée
À la tempera
Sur un panneau de pin
Chef-d'œuvre singulier
Cible de toutes les convoitises

Il garda le secret
En muette solitude

21 janvier 2017

Tempera ou Tempura à chacun sa cuisine (JAK)

 
Ils sont isolés dans la campagne. La mère et l’adolescent  habitent la Toscane., au  décor idyllique pour les  peintres par la grâce de ses paysages. Le père les a abandonné il y a belle lurette pour la ville et une jeunette..

 Une réelle Mama, aux formes généreuses. La cuisine est sa passion et sa consolation.

 Chaque jour elle   cuisine  avec amour  pour son fils mille mets qu’il apprécie. Particulièrement   des bombolinis, sorte de beignets,  une  gourmandise  aux lipides avantageux.

Par cet état de fait, même si il ne fréquente  pas les fast-foods,  il n’y en a heureusement pas  d’ailleurs dans ce paysage de rêve toscan-,  il grossit, grossit, se gonfle, s’enfle, comme la grenouille de la fable.

Il ne peut  presque plus marcher, et reste vautré sur son lit,  à lire à infiniment

Il a parcouru  presque tous les livres de Gilbert Sinoué, car régulièrement  son père  lui envoie de nouveaux titres.

En effet d’origine égyptienne, ce père volage  a un vague cousinage  avec l’écrivain, dont il  reçoit,  à chaque parution un exemplaire du dernier  roman.

Esprit de famille oblige.


 Ce matin lors de  sa lecture en cours, « L’enfant de Bruges », un passage attire particulièrement l’attention de l’ado,  il le relit plusieurs fois :


"... il avait aperçu l'étonnante composition :
Une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin"


Qu’il  traduit dans sa tête de linotte, aux neurones encombrés de graisse,  obnubilé par la bouffe,


Il avait aperçu l'étonnante composition :
Une mignardise exécutée à Tempura sur un morceau de Pain "



 En enfant gâté qu’il est, il enjoint  rondement sa mère, avec des hauts cris,  de lui préparer  ces tempuras. Il en bave d’avance.

Celle-ci, un peu plus érudite que son fils le traite d’idiot ne sachant pas lire.

 Elle lui apprend  que à la tempéra c'est une méthode moyenâgeuse pour  créer de la peinture et que  les tempuras  qu'il lui réclame sont  des beignets japonais, et pour rien au monde elle ne ferait de cuisine nipponne. Elle a encore en tête un épisode qui l’a marqué durant la seconde guerre mondiale : Zampieri * son cousin issu de germain,  et d’autres  camarades,   avaient dérivés durant plusieurs  jours dans un canot de sauvetage avant d être   capturés par les Japonais, connus pour leur traitement inhumain des prisonniers de guerre, sans parler de la faim qu’ils endurèrent.

Et ce qu’il lui avait raconté en revenant, maigre comme un beignet sans gras, était resté  dans sa mémoire.  Il ne fallait surtout pas lui parler du pays du soleil levant et bien moins de ses habitants.

Mais ce qu’ignore la signorina,  c’est que tout comme Monsieur Jourdain  pour la prose,  les beignets qu’elle mitonne  sont des fritures  d’origine japonaise, les fameuses temperas.

 Néanmoins, pour  faire plaisir à son fils vénéré, elle concocte  alors une recette, s’inspirant de la méthode moyenâgeuse de peinture, c’est une artiste !

 Elle   se met à ses pinceaux de cuisine , prend de la farine de mouture ancienne fuyante et plâtreuse, rajoute un jaune d’œuf , un peu de graisse, quelques pigments de safran pour donner un ton jaune, du chlorure de sodium ,  un peu de gélatine faisant fonction de collagène , étale le tout sur sa planche à découper  et  badigeonne avec rage   les pochons qu’elle manufacturés avec ses mains noueuses.


Elle les appellera  les  TOSCANABRUGES


Pour une réussite, c’est une réussite … son fils se gave et  prend  à la suite quelques kilos de plus.

Ainsi elle pourra le garder pour elle seule, les belles toscanes n'auront nulle envie d'un    tel beignet lipeux.




Nota  l’épisode guerre est inspirée  du film invincible des  frères Cohen
*pseudo pour garder l’anonymat

21 janvier 2017

A TEMPERA (EnlumériA)


Comme la plupart des gens, j’avais acheté mon appartement à tempérament. Juste pour être tranquille. « À temps paiera ! » était ma devise.
Mais comme la tempérance n’était pas vraiment mon point fort, j’accumulais les impayés… et les ennuis. Autant dire que lorsqu’un huissier vint prendre la température, je ne discutai pas, j’obtempérai sans broncher.
Qui paie ses dettes s’enrichit, affirme le bon sens populaire. Je confirme !
J’en ai donc profité pour acheter un clavecin bien tempéré, histoire de passer mon Bach ; et mon ennui. Mais ma quiétude tant espéré tardant à venir – et les voisins tempêtant sans cesse – j’ai laissé tomber la musique et la multiplication des pains 1.
Comme je persistais à m’ennuyer ferme, j’empruntai un livre à la bibliothèque municipale ; sans grande conviction, je dois l’avouer. Le soir même, alors que l’ouvrage allait me tomber des mains, je lus le passage suivant : « Il avait aperçu l'étonnante composition : une miniature exécutée à la tempera sur un panneau de pin. » 2
C’est alors que l’idée me vint de me mettre à la peinture.
A tempera bien entendu.



1) Fausse note en argot musicien
2) L’Enfant de Bruges (Gilbert Sinoué… qui n’est pas égyptien) 3
3) Sinoué l’Égyptien (Mika Waltari)

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