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Le défi du samedi

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2 février 2019

Une randonnée de mots par bongopinot


Le quorum étant atteint sans moi
Je me suis donc envolée de cette séance
Ne manquant que rarement ces audiences
Aujourd’hui j’ai préféré prendre une autre voie

Et sur ce chemin de randonnée
Je suis partie à la cueillette des mots
Dans mon panier des feuilles et un stylo
Pour faire un bouquet à mon arrivée

Une allée un sentier une artère
Je m’attarde sur l’avenue de la pensée
Source de réflexion et de lucidité
Puis mon esprit suit un autre itinéraire

Des tableaux défilent devant mes yeux
Des personnages parfois étranges
Traversent la route de mes songes
Rêve éveillé d’un trajet merveilleux

Le quorum étant atteint sans moi
Je me suis donc envolée sans méfiance
Pour un parcours riche de sens
En toute simplicité et propice à la joie

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2 février 2019

Ronchonchon a quo ... (Nana Fafo)

Pas atteint le quorum de mots pour faire un article.

ronchonchon-quorum

Tous les chemins mènent à Rhum !

On est au "core" du sujet...

2 février 2019

Quorum (Pascal)

 

Tous les dimanches après-midi, je vais voir ma vieille maman ; obligatoire retour vers le passé, c’est ma corvée et c’est mon plaisir, aussi. En ordre de souvenirs heureux, sur le meuble de la salle à manger trônent ses bibelots ; l’harmonica de mon père, des fossiles trouvés dans la rivière, la statue miniature en pierre du templier ramené d’un voyage à Carcassonne, une hirondelle en porcelaine, une fleur en pâte de sel, un pot de lait tout à fait ordinaire, elle conserve des choses si désuètes qu’elles en sont devenues des véritables reliques ; rien que de les déplacer serait un grand sacrilège.
Sur les étagères, il y a des photos de moi, en nourrisson, en première communiante, en jeune fille, en mariée, etc. M’man, c’est le lien entre la jeunesse qui m’a fui si vite et ce que je suis, aujourd’hui…

Dans la maison, il y a toujours ces odeurs d’antan ; elles se baladent en parfums suaves, entre le bouquet de lavande séchée de l’entrée, l’épi de blé momifié du couloir, le thym, le romarin, la camomille en sachet du placard, et le bois du parquet lustré avec une cire qui n’existe plus depuis longtemps dans les drogueries. M’man, elle infuse les heures qui passent pour leur donner le goût du bon temps…
Elle me parle des choses fanées comme s’il n’y avait plus que l’automne et ses méfaits qui l’intéressent. Comment va untel ? Qu’est devenue unetelle ? Comme s’ils étaient toujours là, elle me rapporte des champs de fleurs qui n’existent plus ; elle m’explique de la famille qui a disparu ; elle me répète les éclats de rire qui n’encombrent plus la maison. La table de la salle à manger est remplie de tous ses chers absents. M’man, elle a des silences souriants qui racontent les grandes histoires d’une belle vie…
Les choses factuelles, les guerres, les manifestations, la faim dans le monde, les immigrés, les migrants, le réchauffement de la planète, la montée des eaux, le SIDA, la pollution, le nucléaire, les terroristes, toutes ces calamités ne rentrent pas dans sa maison ; quand on se frotte les pieds sur le paillasson, on laisse tout ça dehors. M’man, elle a aboli la peine du monde en la remplaçant par ses rhumatismes…
La cadence de son pas, la fréquence de ses soupirs, les papillotements de ses yeux, elle profite de chaque tic-tac de l’horloge du salon en le remplissant avec son existence. Quand elle sieste, elle harmonise sa respiration sur ce métronome implacable et, à l’unisson, les minutes s’égrainent lentement. M’man, elle a apprivoisé le temps…
Inconsciemment, sous la férule de sa conversation, je retrouve son protectorat maternel ; il ne faudrait pas que je lui avoue un moindre mal, une plus petite fièvre, sous peine de la retrouver, inquiète, devant l’armoire à pharmacie, en train de chercher ses meilleurs remèdes. Parfois, tout comme avant, comme si c’était hier, elle pose sa joue contre mon front et, le sourcil froncé, elle calcule ma température. M’man, elle sait cicatriser les plaies les plus profondes… 
Elle n’y voit plus grand-chose, elle n’entend plus très bien, elle ne marche plus beaucoup ; fière de son autonomie, elle me laisse pourtant remettre de l’ordre dans sa petite maison.
C’est un de nos rituels du dimanche : je lui lave la tête ; elle adore quand je masse son cuir chevelu ; elle papote avec moi comme si j’étais sa coiffeuse ; elle me livre des secrets que j’ai entendus cent fois et, cent fois, je suis étonnée de toutes ses fariboles en crinoline ! M’man, elle a des cheveux blancs comme une voile de bateau…

Elle est gourmande ; son grand plaisir, et c’est l’un de nos autres rituels hebdomadaires, c’est quand je lui apporte quelques gâteaux ; parfois, je me demande même si elle n’attend pas plus sa pâtisserie que moi. Et elle a raison ; à part la gourmandise, que reste t-il de nos sens, quand on les a profondément usés contre toutes les beautés du monde ?... Maman a ce seul péché de chatterie ; et comme elle dit ; « Ce n’est pas moi qui finis, c’est mon dentier !… »  

Donc, tous les dimanches après-midi, je vais à la pâtisserie ; c’est ma mission ; de vitrine en vitrine, je repère les plus belles finitions. Le Paris-Brest, l’éclair au chocolat, la tropézienne, le chou à la crème, passent le temps de la mode dans son palais, puis je tente le cake, le clafoutis, le flan, le fraisier ! Le printemps et l’été incitent son humeur aux macarons, aux oreillettes, aux religieuses ! L’automne et l’hiver, elle a sa préférence pour le quatre-quarts, les profiteroles, l’opéra ! Mais ce qu’elle affectionne le plus, c’est le baba ! Et tous ces jeunes pâtissiers modernes et inventifs, ils essaient de vous les refiler, fourrés, farcis, aux fruits, feuilletés, à la frangipane ! M’man, depuis toujours, elle ne mange les babas… qu’au rhum…

 

2 février 2019

Le quorum s’est réuni et m’a élue (Laura)

 

Auteure (autoéditée) la plus persévérante de ces 40 dernières années.
Elle a écrit son premier poème à sept ans ; il a été publié dans le journal de l’école.
Elle a continué à écrire et vers vingt ans a commencé à participer à des concours de poèmes, gagner des prix, être publiée dans des anthologies ou des revues.
Au Maroc, où elle a vécu  trois ans, comme c’était plus compliqué  de faire des concours, elle a crée ce blog, commencé à participer à des ateliers sur le net puis autoédité ses 14 livres
Quarante et un ans après son premier poème, treize ans après la création de son blog, elle ne vend pas assez pour sortir un quinzième livre.

 

2 février 2019

La tatin au quorum (Vegas sur sarthe)


« Dis mon biquet, toi qui sait toujours tout c'est quoi un quorum ? »
Germaine a le don de poser des questions au plus fort de mes parties de sudoku, alors planté pour planté j'aime bien la faire marner : »Je connais le Rhum- Coco mais pas le co-Rhum »
« Tu m'fais marcher ! Allez, c'est quoi un quorum ? »
J'ignorais qu'on parlait de quorum dans Gala ou dans ces romans à l'eau de rose qu'elle affectionne.
Comme je ne sais pas tout, je file chez mon pote Wikipédia qui est à deux doigts de ma souris sans fil … et j'énonce fièrement :
« Le quorum c'est le nombre minimum de membres requis pour délibérer »
« Ah ? » … Germaine a l'air déçue ; elle avait dû imaginer un quorum grimpant avec de grosses fleurs ou bien un sirop de corps d'homme avec de grosses bourses.
Un reflet lubrique passe dans son regard à moins que ça ne soit le reflet de mon regard dans le sien : »Ils disent que si le quorum n'est pas atteint, la séance est remise à une prochaine date »

« J'ai pigé ! » explose t-elle. J'adore quand Germaine explose, ça lui donne un petit air Mégère apprivoisée et ça met un joyeux désordre dans sa choucroute blonde à faire triquer un internat de puceaux.
Elle est rose de confusion, signe qu'elle a l'air d'avoir pigé : »C'est comme quand Patricia avait invité des couples et qu'elle avait remis le pince-fesses à plus tard parce qu'il y avait plus d'hommes que de femmes ! »
« Euh... non chérie, pour les partouzes ça m'étonnerait qu'on dise quorum »
« Ah bon ? On dit quoi alors ? »
Là je suis bien emmerdé car mon pote Wikipédia n'a pas prévu ce cas de figures … si on peut parler de figures.
Je pourrais parler de parité mais je tente une pirouette (sans penser à mal) : »Et bien dans ce genre de réunion, ce mot ne convient pas au décorum »
«Quorum est un mot qui ne convient pas à des quorums ?  J'ai du mal à te suivre mon biquet»
« J'ai voulu dire décorum, ma chérie … ou si tu préfères l'étiquette »
« Si je préfère l'étiquette ? Quelle étiquette ?»
Je sens qu'on s'enfonce.
Wiki ! Au secours !

« Oublie l'étiquette, chérie. Imagine plutôt que le quorum est atteint »
« Le quorum est tatin ? Comme la tarte, alors ? »
Pourquoi faut-il que Germaine ramène toujours tout au culinaire ou au sexe ? Dans sa tête, c'est une éternelle grande bouffe et si ça m'a plu au début de notre relation, je dois dire que ça me fatigue grave.
Trois cases à remplir pour finir un sudoku niveau «Infernal » c'est pas de la tarte mais là on est en plein dedans et la solution c'est pour ma pomme !

Si j'abonde dans son sens, on devrait pouvoir s'en sortir sans s'engueuler.
« Disons que le quorum est tatin si le nombre d'invités est tel qu'on peut découper la tarte sans avoir besoin d'un rapporteur ou d'une règle à calcul »
Bouche bée et les yeux écarquillés, Germaine illustre parfaitement cette fameuse expression gastronomique composée de deux ronds de flan.
Je l'ai scotchée.
Cette fois elle a compris, aussi se fend-elle d'une de ces conclusions dont elle a le secret et qui me laisse toujours perplexe : »Je retiens l'idée. Ca te plairait une tarte tatin au rhum-coco pour le prochain pince-fesses de Patricia ?»
J'ignorais qu'on ferait partie du quorum !
Je vais y réfléchir

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26 janvier 2019

Défi #544

 

Bien, espérons qu'on y arrivera...

Quorum

 

5441

 

26 janvier 2019

Ont trouvé à qui parler

26 janvier 2019

Une grande silhouette par bongopinot

b


Une grande silhouette
Qui danse qui danse
Et une foule dense
Qui découvre un poète

Des débuts prometteurs
Une carrière vertigineuse
Des victoires élogieuses
Pour cet immense boxeur

Un vrai protagoniste
Jouant du verbe et du poing
Un grand orateur qui convainc
Élégant éloquent artiste

Des victoires des défaites
Exploits et envolées lyriques   
La flamme des jeux olympiques.
Allumée d’une main tremblante

De Cassius Clay à Mohamed Ali
Le plus célèbre de tous les temps
S’en est allé un jour de printemps
Affaibli par une longue maladie

26 janvier 2019

Le protagoniste (Venise)

 

En JUDÉE à la table du christ ,on comptait douze apôtres, alors que Jésus en personne était absent .Le protagoniste de la scène manquait à l’appel !!!.

 

Le thème astrologique de Jésus était alarmant et Matthieu avait réuni les troupes afin de conjurer le sort qui pouvait s’abattre .

Il prit la parole se dressa devant des regards inquiets et lut à haute voix l’astrologie du protagoniste jésus en personne .

v

 

Jean prit alors la parole

L’ennui se dit-il  délaissant son carnet pour revenir à la lecture du thème astral de Jésus par Mathieu , c’est que nous ne connaissons pas l’heure de naissance de Jésus . Ni même à quel moment approximativement de la journée ou de la nuit il est né. Non, parce que tu sais, c’est important de connaitre le signe opposé à son signe natal – ce que l’on nomme un ascendant. Un Poisson ascendant Balance, ce n’est pas comme un Poisson, ascendant Cancer… C’est comme si le signe natal donnait le continent et l’ascendant le pays. Tu saisis la nuance ? Ensuite, il faut situer la ville. Prenons deux Poissons ascendants Balance – ne crois pas qu’ils se ressembleront. Il faut voir dans quels signes astrologiques se trouvaient leurs planètes au moment de leur naissance. Mars, Mercure, Jupiter, Vénus… Tiens prenons Vénus, la planète de l’amour ! Elle pouvait se trouver dans un signe de feu pour l’un et de terre pour l’autre. Vénus en Lion ça ne donne pas les mêmes effets que Vénus en Vierge. Mais que fait jésus cria judas lui seul pourrait nous éclairer sur ce point .

Alors marie discrète prit la parole / si vous tenez tant à le savoir, je vais vous le révéler… il est né entre les fêtes juives de Souccot et Hanouca, car c’est ainsi que l’on notait souvent les dates de naissance. Ils ne l’ont pas écrit, mais ils ont consigné la date dans un des premiers brouillons de son histoire.

Marie dit Matthieu tu veux dire qu’il a eu des avatars ?!

Et alors, l’être humain aussi, Adam, n’était pas le premier modèle ! Ève non plus !

On n’est pas très avancé cria Simon le thème informe qu’il faut que jésus soit vacciné contre le tétanos comment interpréter ce texte .

Sans Jésus ?

 

26 janvier 2019

Homme âgé (Nana Fafo)

Morse-au-crochet-walrus-telegraphique

 

Homme âge  au style Walrusien :

 

« Clair, net et précis »  ou « Obscur, décapant et interrogatif ».

walrus-rasé-bisou

Une petite définition du mot de la semaine :

 

Protagoniste = 1er enfant de chaque famille lyonnaise, chargé de perpétuer le nom

- contraction de proto en grec (premier),

- de gone en parler lyonnais (enfant ou lyonnais)

- et du suffixe iste.

 

Comme l’a si bien dit Protagoras :

« Sur toutes choses il est toujours possible de pouvoir formuler deux discours »

morse-au-crochet-activites

Mon antagoniste est en panne d’inspiration,

.

 

Walrus-moustache-ronchonchon

quant à Walrus, lui, il n’a pas choisi ce thème bouchonnant par hasard !

.

 

A défaut d’écrire …  ce sera un premier grand protamorsiste *.

.

 

(* morphisme : comparer et relier les objets)

.

.

.

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

Pour le defi 543 - Protagoniste

 

http://samedidefi.canalblog.com/

 

26 janvier 2019

Léaud/Doinel/Truffaut (Laura)

 

Jean-Pierre Léaud n'était pas favori pour le casting des "400 coups" mais il l'a emporté avec sa gouaille[1]. Cet "enfant-acteur" incarnera donc François Truffaut et sera avec lui les figures de proue de la Nouvelle vague. Principal protagoniste de la saga "Antoine Doinel" on le suit de l'enfance de son mentor à sa dernière apparition dans sa peau dans "L'amour en fuite."

Malgré la différence d'âge de treize ans, on les prenait l'un pour l'autre. A la mort du réalisateur, son acteur-double est comme orphelin et reste pour son bonheur et peut-être parfois au détriment de sa carrière postérieure, Antoine Doinel, Antoine Doinel, Antoine Doinel...(allusion à une scène où le protagoniste s'entraîne à dire son nom correctement à Claude Jade, autre protagoniste de cette saga. Je me revois regarder Léaud/Doinel/Truffaut dans le salon de mes parents et pour le cinéma de minuit, courir vers la mer et vers moi. Revoyez  aussi la scène chez le psychologue[2]. François Truffaut s'est incarné dans d'autres personnages comme le professeur Itard de "L'enfant sauvage" ou le savant spécialiste des ovins pour Spielberg. Mais l'éternel enfant Doinel, protagoniste de cinq de ses  films(la saga et les "Deux anglaises et le continent) lui colle à la peau et inversement et reste dans nos cœurs comme des instants magiques de  films de cinéma car" Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n'y a pas d'embouteillage dans les films, il n'y a pas de temps mort."(François Truffaut)

 

26 janvier 2019

Le jeu du post-it (Joe Krapov)

Aux différents protagonistes rassemblés autour de cette table, j’ai posé les questions suivantes :

- Suis-je un personnage de fiction ou un être réel ?
Un personnage de fiction.

Est-ce que je marche sur deux pattes ?
Oui.

Suis-je un homme ou une femme ?
Un homme.

Suis-je un personnage de roman ?
Non.

Un personnage de bande dessinée ?
Oui.

Mes aventures se déroulent-elles en France ?
Non.

Exercé-je mes talents aux Etats-Unis ?
Oui.

Ai-je de grandes oreilles et une petite queue ?
Non.

Suis-je un personnage de bande dessinée comique ou réaliste ?
Comique.

Est-ce que je tire plus vite que mon ombre ?
Non.

Comment ai-je fait pour ne pas me reconnaître dans ce portrait ? C’est quand même moi qui, toutes les semaines, achète à Dame Martine, sur le marché des lices, une livre d’épinards !

C’est quand même moi, quelque part, qui suis le roi de la mise en boîte dans cet atelier d'écriture où, pour une fois, je suis plus maso que sado !

Qui d’autre que moi, dopé aux légumes verts, peut inventer ces consignes de fier-à-bras qui ont pour effet de transformer la salle Mandoline en réunion de célébrités positionnées dans un voisinage tel que Marilyn Monroe jouxte Jolly Jumper qui est assis à côté de la Joconde et on trouve ensuite, en allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Rantanplan, la Castafiore, Jean-Claude Van Damme, le Petit Poucet, Mary Poppins, Arthur Rimbaud, Louis de Funès et Agatha Christie.

DDS 542 jeu du post-it 4

J’ai juste oublié de demander à ces protagonistes du jeu du post-it où je me situais sur l’échelle du temps !

Sûr que je suis une vieille gloire désormais, tout juste bonne à se trouver, place Hoche où se tient à Rennes le marché des libraires, dans un vieux numéro de Charlie Mensuel ou dans un fascicule de «bédé des gars de la rue» comme on disait jadis.

Mais c’est de ma faute aussi. Je n’ai pas posé de question sur mon environnement familial, Olive, Mimosa, Wimpy…

Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois qu’on jouera à cette variante à douze joueurs du jeu du post-it. Sauf que ce sera difficile : il n’y a, paraît-il, pas plus de fer dans les épinards que dans les noix de cajou, amandes, noisettes et surtout dans le ti-punch martiniquais (et toujours pas revenu) que nous avons bu avant de monter et qui m’a bien troublé l’esprit !

DDS 543 popeye

26 janvier 2019

Lis tes ratures (joye)

26 janvier 2019

Les amours sulfureuses de « La Foudre et Nana Brisefer » (Lecrilibriste)

 

Il était une fois un dragon si belliqueux qu'on l'avait nommé « La Foudre » car il crachait du feu pour un oui pour un non et brulait tout ce qui était devant lui lorsqu'il était en colère. Pour le punir, le Roi des Dragons l'avait renvoyé sur terre pour purger son karma et l'avait affublé, (je dis bien, affublé c'est du moins ce qu'il le pensait), d'une gentillesse exceptionnelle.

C'est ainsi que « La Foudre », nom qui lui était resté mais que des gens malveillants lui attribuaient dans cette nouvelle vie pour se moquer, car il était plutôt tranquille, était arrivé dans un pays neuf, et dans un collège mixte où pouvaient aller les dragons pour apprendre à se comporter avec une parfaite civilité.

Or, il s'était trouvé dès le premier jour à côté d'une très belle collégienne brune avec des yeux verts, à faire pâmer n'importe quel dragon digne de ce nom , Anna, que l'on avait surnommée tout de go « Nana brisefer ». pour son énergie et sa témérité indéfectibles Nana Brisefer avait lu toutes les aventures de son héros préféré, Benoit Brisefer dans sa prime jeunesse et les avait reproduites avec fidélité, ce qui lui donnait auprès de ses camarades une aura exceptionnelle.
Dès le pemier jour « La Foudre » en était tombé éperdument amoureux, car il admirait Nana et son caractère intrépide (qui lui rappelait sans doute ses antécédents de dragons colérique).

Avec une grande gentillesse, une grande douceur et un souffle tiède et maîtrisé, juste ce qu'il fallait, « La Foudre » avait une fois séché les vêtements de Nana qui était tombée à l'eau en se penchant trop dans une barque pour attraper une tuite.. Une autre fois, il pleuvait à torrent, Nana qui n'avait pas de capuche avait les cheveux trempés, « La Foudre », avec une grande gentillesse, une grande douceur et un souffle tiède et maîtrisé, juste ce qu'il fallait, avait soufflé doucement sur sa chevelure brune pour la recoiffer. Plein de bouclettes s'étaient mises à friser dans son cou. Ainsi, elle était encore plus adorable et « La foudre » plus amoureux que jamais.

Pour le remercier de sa sollicitude, elle lui avait frotté le museau, caressé le dos. Il avait applati ses écailles pour se faire tout doux et l'avait regardé avec des yeux qui en disaient long sur ses sentiments mais Nana, trop fière, n'avait rien voulu remarquer.
Mais ce pur amour avait bien été remarqué par quelques garnements qui lui tournaient autour et qui la convoitaient. ; ça les faisait ricaner et ils se moquaient, car Nana Brisefer n'était pas de sa trempe, ils le savaient bien, mais faisait partie de tous les coups tordus que concoctaient sa bande et c'est elle qui les incitait même le plus souvent.

Mais c'était une fille, elle avait grandi, elle était belle, et l'un d'eux ne voulait surtout pas s'en laisser compter par une fille et désirait avant tout la posséder et la mettre au pli. Un jour où elle voulait tout commander à sa manière, ce rustre voulut la tabasser pour la faire plier. Et comme il avait une carrure et une force herculéennes, Nana Brisefer impuissante allait se laisser briser en sanglotant , les bras tordus par la brute qui la maitrisait.
« La Foudre » arriva juste à temps pour la sauver. La colère de l'ancien dragon « La Foudre » ressurgit des profondeurs de son être et il se mit à cracher le feu comme jadis et d'une telle manière que la brute lacha sa prise en hurlant, et s'enfuit en courant avec quelques brulures sévères et les cheveux qui continuaient à cramer au vent comme des flammèches, ainsi que ceux de tous les autres garnements de la bande. Une forte odeur de souffre et de cramé plana un bon moment sur la lande ….

Et je vous laisse, chers lecteurs, deviner la suite de l'hisoire !

 

26 janvier 2019

Le prout à Gonisth (Pascal)

 

« Mesdames et messieurs, sous l’égide et la direction exclusive du « Défi du Samedi », aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter l’illustre, le légendaire, que dis-je, le célébrissime Ernest Gonisth, l’unique pétomane encore en représentation dans le monde entier !... » 

A l’époque, il se produisait à l’Alfalzar. Avec cette sobre entrée en matière : « Le prout à Gonisth », ses affiches constellaient toute la capitale ; son nom écrit en lettres d’or sur le fronton du bâtiment attirait les foules et, dès que le public averti avait vent de la future représentation, il s’empressait aux guichets…  

Il ne manquait pas d’air, notre Ernest Gonisth ; rempli d’aisance, sur la scène, il était un indécrottable boute-en-train, un véritable pionner dans son domaine, une sommité bruiteuse. Il brûlait les planches ; tout à son art, tout à son pétard, il fallait entendre ses pétarades enjouées, ses trémolos péteurs, ses concertos en anus majeur, ses vesses rengaines. Prenant la pose, réfléchissant à l’agencement de ses intestins, préparant la future salve, il jouait avec sa chaise comme d’une assistante complice. Tout à coup, entre deux grimaces burlesques, entre deux sourires convenus, il lâchait ses perles en longs chapelets musicaux ! Admettez l’exploit ! Faire de son trou de balle une fanfare en faisant applaudir la foule ! Les premiers rangs se reculaient précipitamment sur leurs fauteuils ! Entre rires et gêne, les dames affolées s’aéraient nerveusement avec leurs éventails ! La salle s’esclaffait en retenant son souffle !...  

Plein gaz, son bouquet final était un feu d’artifice de flatulences épaisses en mille déflagrations détonantes ! Dans le brouhaha général, les rideaux tremblaient ! L’éclairage s’opacifiait ! Les yeux pleuraient !...  

Entre nous, je ne sais toujours pas comment il signait ses autographes…  

 

26 janvier 2019

Aux frontières du réel, (maryline18)

 

D'un battement de cils, je plante le décor. Dans la moiteur de l'aube, le temps semble suspendu. Le vide, l'absence de figurant, accentue une fois encore, la force des éléments, qui prennent le dessus. Les minutes s'étirent et les violons s'élancent, accrochant aux vagues des espoirs immenses. Seul protagoniste de mon court mètrage, tu prendras tous les risques, mon merveilleux mirage...Au second battement de cils, tu sortiras de ta loge, pour qu'enfin se métamorphose, une réalité morose, en un feuilleton à l'eau de rose. Le script est bien rodé, les prises se superposent. Sur la plage abandonnée, te voilà, enfin tu oses. De silences en aveux, la caméra filme tes yeux, tu as cette beauté des dieux, cette amour fabuleux, qui transporte mon âme. Tes mots glissent sur ma peau claire et suave, ton souffle m'emporte vers un délicieux naufrage. J'entends la plainte des oiseaux, par nôtre étreinte dérangés, se mêler au bruit des flots, maintes fois sublimé. Toute une vie offerte, comme une dernière offrande, avant de sombrer comblée, dans l'abîme des cieux.

Le jour s'éclaire, chargé de nuées, flamboyantes et glacées. La ville côtière se réveille, les rêves secrets se disloquent...

Le scénario est sans doute trop court, la musique trop forte, la rencontre trop... oh non, la rencontre était parfaite !

-"Coupez !"   

 

26 janvier 2019

Léon, tu feras Roméo (Vegas sur sarthe)

 

« Montaigu, tu feras Roméo » m'avait annoncé la maîtresse de cette classe de CM2 où je végétais depuis trop longtemps.
Comme je boudais du boudin au dernier rang près du poêle à bois, elle enfonça le clou en m'avouant qu'elle m'avait élu protagoniste de cette scénette de fin d'année à cause de mon patronyme et non pas pour mes aptitudes théâtrales.
A cet instant j'aurais préféré que mon géniteur s'appelle Duchmol mais tel était mon destin.
Bébert – un fayot du premier rang – m'avait soufflé que protagoniste était un mot d'origine grecque et moi, les grecs je m'en méfiais comme de la varicelle et de la règle de trois.
Personne ne m'obligera à raconter par le menu cet humiliant épisode de ma courte vie scolaire, ni le laborieux apprentissage de mon texte, ni l'essayage des costumes, ni le cafouillage des répétitions, ni la chute … je préfère l'évoquer poétiquement, si tant est qu'un incident technique puisse être poétique.

Avant de vous offrir mes vers je voudrais dire à la chaude Fatou que si par hasard elle lit un jour ce poème, qu'elle sache que je ne l'ai jamais oubliée.

 

Moi Léon Montaigu, moulé de bleu, obscène
et Fatou Capulet de pourpre fagotée
avions été poussés à jouer cette scène
devant tous les parents à la fête d'été.
 

Elle portait si bien ces ailes de l'amour
qu'on avait découpées dans du polystyrène,
je n'étais qu'un puceau, imberbe troubadour
j'étais le taurillon que l'on mène aux arènes.
 

Je bredouillai mes mots tout à la queuleuleu
que personne n'ouïssait, la main en chasse-mouches.
« Oh! gentil Roméo, si tu m'aimes, dis-le »
explosa t elle enfin en me prenant la bouche.
 

Au décor du jardin je crois avoir buté
je me suis accroché aux ailes entoilées,
contre moi je sentais deux nichons effrontés
qui frémissaient autant que mon coeur ébranlé.
 

« L'amour c'est la fumée qu'exhalent les soupirs »
avait affabulé le singulier Shakespeare,
celle qui m'asphyxiait montait d'un projecteur
j'ai failli déclamer: »Avançez l'extincteur ! »
 

Dans mon collant roussi, je gagnai la coulisse
Juliette riait, saluant, shakespearienne.
Ce jour jusqu'à la lie, j'avais bu le calice

mais je n'oublierai pas ses lèvres sur les miennes.

 

26 janvier 2019

Carie (Walrus)

 

Bon, j'y vais, sans procrastiner !

Protagoniste, j' te jure !

Et demain, prognathe peut-être ?

Mais il a une dent contre moi, ma parole !

 

19 janvier 2019

Défi #543

 

En trouverez-vous un qui ait du répondant ?

protagoniste

 

5431

 

19 janvier 2019

C'est ici que les ours sont !

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Le défi du samedi
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