Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le défi du samedi

Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 660
Derniers commentaires
Archives
23 février 2019

Parfois la poésie ne vous aide pas à vivre (Joe Krapov)

C’était un mec balèze
Qui faisait du trapèze
Dans un cirque ambulant.

Un jour qu’il s’entraînait
Il fut désarçonné
Par ce qu’il vit sous lui
Et tomba comme un steak
Dans le filet
De protection.

Et l’écuyère aztèque
Sur un cheval d’uhlan
Vint avec attention
Ramasser l’évanoui.

Lorsqu’il ouvrit les yeux
Ce fut le coup de foudre.
Elle fondit aussi,
Se remit de la poudre
Pour cacher son émoi.

Ils partirent ailleurs
Sur les bords du Zambèze,
A Rodez, à Rospez
Ou l’on fait le Tro Breizh
Et même à Saint-Tropez
Où B.B. vit à l’aise.

Moi je suis resté seul
Avec mes animaux,
Mon cirque miniature :
Je suis dompteur de puces
Et la belle acrobate
Ne m’accorde jamais
Un regard en passant
Et la contorsionniste
M’ignore tout autant
Et du coup je suis triste

Une de mes puces m’a dit
Que si le trapéziste
Et l’écuyère aztèque
Ont un jour un enfant
Ils l’appelleront Pégase.

Sa soeur a dit « Ecrase !"
Et je l’ai écrasée. 

Publicité
23 février 2019

Si Wikipedia m'était conté (joye)

23 février 2019

Vertiges (Fu)



Le beau Gino et sa jolie Gina,
déments démons de la voltige,
dans les étoiles et les hourras,
sous un chapiteau de grand prestige,
s'envolaient, les doigts tenaillés aux doigts,
vers l'infini de l'amour et ses vertiges

Mais leurs cœurs changèrent de cœurs,
Gino rencontra une fringante écuyère,
et Gina, enragée et emplie de rancœur,
épousa un docile dompteur de panthères

Alors leur vieux numéro ne devint qu'un lourd labeur,
et leur tendresse, un fracas de regrets et de colère

Mais le temps filait puis délira,
ce temps qui glace tant les peurs
quand glissent soudainement les doigts,
et c'est sans filet sous son lyra,
que la petite main de ce lointain bonheur,
sans le moindre cri, lentement lui échappa

La belle voleta une dernière fois sous les clameurs,
mais Gino le Ginacide, lui aussi, ne s'en releva pas

...

Tout ce qu'on attrape, 
biaise
et souvent chahute ;
Mais tout ce qu'on ne rattrape,
pèse,
et en silence chute

On dit que les anges 
ne meurent pas
et que les mésanges 
volent la tête en bas



23 février 2019

Légos métrie ? (Nana Fafo)

 

Ronchonchon et la géométrie au sens figuré

ronchonchon et la geometrie

 

 

Figurez-vous que selon Ronchonchon, les relations humaines c’est comme les maths :

1 + 1 n’est pas pas toujours égal à 2.

Souvent ça fait 3 ou 4 (dans le cas de jumeaux)

et c’est plus complexe que ça n’y paraît.

 

Les chiffres, on peut leur faire dire n’importe quoi, et ça marche aussi avec la géométrie.

Et comme vous l’avez peut-être remarqué, Ronchonchon il aime bien dire n’importe quoi.

 

Il a tenté de mesurer un périmètre bien défini,

en suivant une ligne de conduite précise

dans l’exploration du rapport des relations géométriques et surtout "égo"métriques.

 

Au départ, une relation, c’est plutôt "carré", bien cadrée, claire et confortable.

Chacun joue son rôle, cherche sa place.

Mais à force d’être soumise à d'obscurs jeux de pouvoir, des relations pyramidales se mettent en place

et conditionnent de futures relations  "polygamales" ou

polygonales (et celles-ci ne se déroulent pas forcément à Lyon) 

Elles partent alors dans tous les sens.

Ces relations triangulaires liées à des relations parallèles deviennent maladives et obsessionnelles.

Elles aboutissent souvent à des relations horizontales et perpendiculaires.

Parfois, lors d’un jeu de haute voltige qui peut basculer à tout moment,

elles se transforment en relations trapézoïdales.

Telle une larve de Cosmia Trapezina qui bouffe ses congénères !!!

Le "zoïde" flagelleur étant la clé de toute cette histoire.

 

Mais, quoi qu’il arrive, ces relations tournent en rond et finissent au Val (à la foire à la saucisse !)

 

Pourtant le chemin le plus court entre 2 points c'est bien la ligne droite,

alors pourquoi est-ce qu’on tortille du Q ?

 

Ronchonchon après de fructueuses recherches en a conclu que la géométrie c'est bien nébuleux !

au sens propre comme au sens figuré...

 

Ronchonchon sur l'angle

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

DEFI  547 - TRAPEZE

 

http://samedidefi.canalblog.com/

 

23 février 2019

Trapèze (Pascal)


On a appris le trapèze, à l’école, aujourd’hui. Quand je vais raconter ce quadrilatère à la maison, ça va être une petite révolution. Mon père, il n’a pas beaucoup d’instruction ; très tôt, il est parti garder les chèvres dans le champ de son père. S’il sait confectionner des sifflets avec des bouts d’herbe, tresser des difficiles paniers d’osier, traire ses chèvres, et reconnaître les premières fleurs du printemps, ses compétences en matière d’instruction sont limitées.
Quand j’avais raconté Attila et les huns, et leur façon de faire cuire leur viande sous la selle des chevaux, il en était resté éberlué, mon papa. Il était pressé que je raconte les deux, les trois, les quatre, parce que les Louis quatorze, Louis quinze, Louis seize, il les connaissait et il aurait pu soutenir ma conversation, enfin… mettre son grain de sel, comme avait dit maman…  

Le soir, quand je rentre avec mon cartable, lourd de mon nouveau savoir, il me demande toujours ce que j’ai appris à l’école ; de s’approcher de moi et de mes cahiers, ça lui donne l’impression de côtoyer l’instruction. Quand j’ai raconté que j’apprenais à compter avec des bûchettes, mon père a dit que j’étais dans une école de bûcherons et qu’il y aurait toujours du travail pour moi ; quand j’ai raconté qu’on avait joué au ballon, il a dit que si on formait des footballeurs, dans cette école, ce n’était pas une vraie carrière.
Du trapèze d’aujourd’hui, avec ses angles et ses degrés, il ne connaît que les coins de son champ, le degré du vin qu’il a dans son tonneau et le degré de la température quand il sort de la ferme.
Dans son bel habit, le dimanche, quand il va chercher le journal au village, il est tout fier de revenir avec son magazine, en le portant sous le bras. Dans son fauteuil, à la lumière de la fenêtre, il s’intéresse aux quelques images et cela lui donne l’idée des articles écrits dessous. Combien de fois l’ai-je aperçu en train de tenir son journal à l’envers…  

Et ma mère le rabroue car elle dit qu’il m’empêche de respirer, et que toute la connaissance apprise dans la journée, ça fatigue. Pourtant, du matin au soir, elle est sur tous les fronts ; je ne sais pas comment elle s’organise pour tenir notre maison. Entre tous ses devoirs de ménagère, de cuisinière, de repasseuse, elle va aux champs, soulève les cagettes, les balles de foin, cueille les haricots, ramasse les pommes de terre, coupe du trèfle pour ses lapins, etc.
Dans le temps, elle était petite main chez un couturier de la ville ; si elle passait plus de temps à balayer l’atelier et à sortir le chien de la patronne, elle y a acquis les rudiments de l’alphabet et de l’écriture. Elle, du journal, ce sont les mots croisés qui la préoccupent. Placer toutes les lettres aux bons endroits, c’est son challenge du dimanche soir ; il faut voir comme elle mâchouille son crayon ; sous ses boucles grises, m’man transpire du cerveau. Bien sûr, quand elle les a finis, toutes les lettres ne sont pas dans les bonnes cases mais de les avoir remplies, cela la rassure. Je crois que c’est pour rendre jaloux mon père sur son savoir à elle…   

Quand j’ai dit que j’avais appris le trapèze, mon père a voulu me faire quitter cette école qui formait au cirque et aux clowns, sans nul espoir d’avenir. Contrarié, s’il est parti voir ses chèvres, m’man a insisté pour que je raconte mon trapèze, celui du maître, du tableau de l’école, celui dessiné en couleur dans mon livre.
Cérémonieuse, elle a posé son épluche-légumes, essuyé ses mains sur son tablier, s’est assise au coin de la table de la cuisine et m’a écouté comme si je rapportais la bonne parole…  
« La somme des angles d’un trapèze est égale à trois cent soixante degrés, il doit avoir deux côtés parallèles, ils sont appelés bases du trapèze, et on l’appelle trapèze si et seulement s’il possède une paire d’angles consécutifs égale à cent quatre vingt degrés… »

J’avais dû mettre un peu de craie dans mon discours parce que ses yeux brillaient, brillaient de toute sa fierté de maman…

Publicité
23 février 2019

Le trapèze pour les Nuls (Vegas sur sarthe)


C'est en 1860 au cirque d'Hiver qu'un certain Jules Léotard – uniquement protégé par un maigre tapis de sciure et des banquettes bourrées de foin – décrochera le titre de « Napoléon de la corde roide » : le trapèze volant était né.
Imaginée en même temps que la tirelire cochon et le ballon dirigeable, la discipline du trapèze volant s'est enrichie au fil du temps de nombreuses positions dont les noms laissent rêveur :
la passe simple, le ventre en dessous, la mise en ventre derrière, le fouetté, la bascule, la chute de reins,  le cochon pendu
à tel point qu'on les croirait extraits du kamasutra à l'instar de cette position du trapèze où l'homme assis jambes ouvertes accueille la femme penchée vers l'arrière au risque d'être hors sujet.

Oublions donc cette partie de jambes en l'air et revenons à nos voltigeurs et voltigeuses qu'on appelait à l'origine des trapéziens en référence à Saint-Tropez.
Qu'est-ce que le trapèze sinon une barre suspendue à deux cordes parallèles ? Deux cordes qui selon le savant grec Thalès ne se rencontrent jamais sauf accident que l'on nomme Trapèze croisé ou quadrilatère concave ou Cerf-volant.
Dans les cirques le trapèze se balance en musique, c'est ce qu'on appelle en maths l'air du trapèze (égal au produit de la hauteur par la demi-somme des bases plus 8,2% de tva).

Le trapèze est un instrument oscillant, aussi lent que son balancement le permet.
Si le trapèze est traître il a cependant la particularité – comme la queue du chat – de s'arrêter au bout d'un moment ; c'est à cet instant qu'il faut s'en saisir sinon c'est la chute, accessoirement amortie par la présence d'un filet de sécurité.

En cas d'absence de filet, on trouve dans les hôpitaux, attaché au-dessus du lit du voltigeur malheureux, un petit trapèze qui aide le malade à reprendre force et confiance.

A suivre : Le dressage de perruches pour les Nuls

16 février 2019

Défi #547

 

Il y a figure et figure...

Trapèze

 

5471

 

16 février 2019

En voilà-t-y pas des ouistitis !

16 février 2019

Le petit sagouin par bongopinot

b



On l’appelle le petit sagouin
Avec sa bouille de poulbot
Ses mains noires corbeau
Un enfant aux yeux malins

Attendant l’heure de la pluie
Pour jouer dans la gadoue
Sans botte en caoutchouc
Avec ses nombreux amis
 
Il adore se rouler dans l’herbe
Vénère ce tapis de verdure
Et affectionne Dame Nature

Et quand le vent l’enrobe
Il profite de ces heures
Et admire les splendeurs

16 février 2019

Participation de Venise


Laisse-moi passer la porte, laisse-moi te quitter.

Je veux que tu pleures comme pleurent les enfants.

Je n’ai pas trouvé en toi ce que je cherchais

Maintenant ton lit est vide, notre barque échouée

Et les coquillages ne chanteront plus à tes oreilles.

Ho mon sagouin, idiot et beau,

Ton ignorance fut ta force de lion

Ta femme, ton nuage, ton mensonge d’avant.

Mais toi mon sagouin que cherchais-tu chez toutes celles qui ouvraient leurs garde-robes ?

Toi mon sagouin tu cherchais le mensonge qui dort dans les fleuves

Et moi ton camélia de la mort   patiente comme une fièvre d’éventail.

v
Laisse-moi passer la porte

Dors ! il ne reste rien

Les sagouins dans ton genre ne peuvent pas toujours valser.

 

16 février 2019

Isaure s'en prend à Google books (Joe Krapov)

10 novembre 1886

On est tous le sagouin d’un autre. Allez savoir si ce petit singe dont on m’a chargé de faire l’éducation ne me traite pas de tous les noms d’oiseaux qu’il connaît dès que j’ai le dos et la soutane tournés ? « Le macaque sent toujours le hareng », comme dit le proverbe touareg made in Breizh.

Si on m’avait prédit au grand séminaire que je passerais ma vie à aller de château en château pour venir à bout, aidé de domestiques plus ou moins évolués, de ce genre de sapajous, j’aurais peut-être bien fait demi-tour et, plutôt que de devenir « ce bon abbé Raquin », précepteur du petit-fils de Madame la duchesse de Chevreuse, je….

Qu’eussé-je fait, au reste ? Nul ne sait ce que sera son destin, son cheminement, sa profession vers les vingt ans. Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Et après tout, ce petit Manu dont je m’occupe est peut-être promis à un destin grandiose auquel j’aurai contribué pour une petite part ? Sera-t-il ambassadeur ? Général ? Député-maire ? Propriétaire terrien ? Banquier ? Président de la République ? Il n’en prend pas vraiment le chemin si j’en crois ce que j’ai noté dans mon journal intime :

« Jeudi 7 octobre

Le gosse, impassible, raisonneur, vantard, se moque de M. Moulin, devient insolent, malhonnête, refuse de corriger son devoir, me dit qu’il sera bien content d’être débarrassé de moi pendant la journée, est privé de monter à cheval, en revenant casse un service de porcelaine, jure ses grands dieux que ce n’est pas lui et est malhonnête pour sa grand-mère à laquelle il répond insolemment. Se tient passablement à table, fait presque une scène à la chapelle pour sa prière, ne cesse que devant la menace et s’en va se consoler dans le sein de la belle Julie pendant qu’Albert, le domestique, le cherche partout.

Vendredi 8 octobre
Le gosse fouetté en règle, à 8 ans, par sa grand-mère, Henri, un autre domestique, tenant le patient. La grand’mère vient me l’annoncer tout émue. Le gosse, néanmoins, s’en vient en classe quelques instants après en chantant et en dansant.

Etc., etc. "

DDS 546 comtesse_de_segur_un_bon_petit_diable

Il ne m’appartient pas de porter un jugement sur les gens qui m’emploient et me paient mais cet usage voire cet abus du châtiment corporel par Madame la duchesse me hérisse un peu le poil. Heureusement cette humiliation permanente des fessées cul nu, ces tournées de martinet, n’ont aucun effet sur le comportement du gamin. Il sort de la correction en tirant la langue, faisant les cornes et en chantant ces diableries dont je me demande bien qui a pu les lui apprendre. Peut-être tient-t-il ce caractère mi-rousseauiste, mi-voltairien de sa mère ? Ce serait ça l’âme russe ? En prendre plein la tronche et continuer à chanter Kalinka ou Bayouchki Bayou ? Ce doit être son côté bon petit diable ou général Dourakine. La princesse Galitzin et la duchesse de Chevreuse, à ce qu’on m’a dit, ne s’entendaient pas très bien. Il est bien possible qu’elle ait monté cet enfant contre sa belle-mère.

S’il y eut ce procès retentissant, si je suis là, c’est bien pour que l’étrangère soit dépossédée et que les biens, les terres et le château restent, par l’intermédiaire de ces deux enfants-là, dans la famille d’Albert de Luynes-de Chaulnes- de Chevreuse, je me perds dans leurs titres et me noie dans leurs pages de mauvais roman balzacien. Peu importe leur nom. Mon élève est un âne et tous les ânes s’appellent Martin. Asinus asinum fricat. J’enseigne le latin à un petit sagouin.

Si j’avais un peu de temps en plus, je reprendrais bien aussi l’éducation de la bonne, la petite Julie qui s’occupe d’Emmanuel. Encore qu’elle en sache beaucoup plus que moi sans doute sur les choses de la vie, au moins sur le côté « origine du monde » et Jeanneton prend sa faucille la rillette, la rillette (nous sommes dans la Sarthe). Il y aurait beaucoup à reprendre dans son effronterie et beaucoup à dire sur sa légèreté de cuisse. Je l’ai surprise cet après-midi dans la tour du trésor en compagnie d’un vaurien des alentours de Solesmes qui vient faire les quatre cent coups par ici. Je le reconnaîtrais entre mille : il a des sourcils broussailleux et des opinions socialistes. Je crois que ce banlieusard s’appelle Ulysse.

13 novembre 1886

Tout cela m’indiffère désormais ! Je laisse Julie à son Ulysse et Manu à son destin de 9e duc de Machin Truc qui sera passé chez les Jésuites du Mans. Je pars dans 24 heures pour un autre poste à Louviers chez M. et Mme de La Haye-Josselin. Pas fâché de quitter ce château qui me foutait les boules ! Merci Seigneur !

DDS 546 Google books

***

On est tous le sagouin d’un autre et je ne suis pas la dernière des sagouines. Qu’est-ce qui me prend de farfouiller dans la vie de ces gens qui ont peut-être encore des descendants vivants aujourd’hui ? Voilà que je donne libre cours à des tendances «journaliste fouille-merde» au prétexte que je suis échotière très épisodique au journal « Le Défi du samedi » ! Et tout ça parce que monsieur Krapov, mon ancien hébergeur, a fréquenté ce château si empli de fantômes et de phéromones dans sa jeunesse !

Il n’empêche. S’il y a un autre sagouin dans l’histoire, c’est celui qui a entrepris de publier le journal intime de l’abbé Raquin en vue de glorifier ce coin de France qu’on appelle le Charolais ! Un journal intime, ça devrait le rester non ?

Et s’il y a un sagouin ultime c’est forcément monsieur Google-books. Quelle manie il a, celui-là, de caviarder des passages dans les livres qu’il reproduit ! Mille milliards de bachi-bouzouks ! Va jusqu’au bout, espèce d’enflure numérique ! Soit tu as le droit de reproduire le livre et tu nous le donnes dans son entièreté, soit tu es un voleur et alors cache-toi et garde ton butin !

Foi d’Isaure Chassériau, tu m’énerves à faire les choses à moitié ! Toi tu salis et tu salopes quand nous on salive au salon ! Sagouin, va !

16 février 2019

Il suffirait de presque rien...(maryline 18)

 

Il suffirait de presque rien,

Que tu entendes ce refrain,

Pour que le printemps refleurisse...

Allez, ne fais pas le sagouin,

Oublie tes larmes et ton chagrin,

Ne refuse pas ces iris !

Ce café crème à Saint- Germain

On le prendra main dans la main,

Sur tes lèvres le goût des prémisses,

D'un grand amour née un matin

Dont il faudra prendre grand soin,

Pour en faire durer les délices...

On s'aimera jusqu'en automne,

Ou en hiver, quand le glas sonne,

 

Et qu'on enterre des corps qui encore frissonnent, de tant d'amour qu'ils emprisonnent...

 

Il suffirait de presque rien,

Ces quelques mots que tu retiens,

Pour que ma raison s'envole...

Le sel, sur ma peau, des embruns

Dis, le goûteras-tu enfin,

Au crépuscule, la peur s'étiole...

Me laisseras-tu sur ma faim,

Vois-tu la vie comme un festin

Ou bien comme une farandole...

Libère ton coeur de son écrin

Et fredonne lui le refrain

Des jours heureux qui caracolent !

Le bonheur n'est plus incertain,

Puisque nous partageons ce train...

 

Emmène moi vers ces pays que tu connais, sur ces chemins non goudronnés !

 

Il suffirait de presque rien

D'un simple cadeau du destin

Pour que je te dises je t'aime...

......................................................................................................................................................

16 février 2019

Drôle de ouistiti (Walrus)

 

Se sagouin de Walrus a de nouveau sévi !

Aaah ! La faute ! Où avais-je l'esprit ?

Grands dieux, je suis maudit !

On la saute, on l'oublie et on fait comme si

Un peu de distraction s'était glissée ici.

Il n'en est pas question ! Sur le blog que voici

Nul ne peut se tromper, même pas lui !

 

16 février 2019

Et encore vous n'avez pas vu Sagouine ! (Fu)


Qui vivra verrat !
grognassait le sagouin
baugé dans les ordures
et son délicat purin
Je préfère les bonnes
vieilles épluchures
avec du gros pain
parce que la confiture
ça me cochonne
trop le groin !


16 février 2019

Bonsoir tristesse (joye)

francois sagouin

Le vieux schnoque, Harry Ouinestone, possédait un sagouin savant. La petite bête moustachue qu’il avait gagnée lors d’un jeu de poker savait danser, jouer d’un petit accordéon et faire encore tout plein d’astuces.  Elle lui apportait même ses pantoufles miteuses.

Rentrant tout éméché un soir, Harry entendit, éberlué, le petit singe  qui commença à lui parler. D’abord en français, et après en anglais, en espagnol, en allemand, et, enfin, en portugais.  C’était, après tout, sa langue natale. 

Harry fut tellement surpris qu'il perdit connaissnce, soit à cause du choc, soit à cause des multiples verres pris au bistrot avec les potes après son taf de pépère à l’usine de la ville.

Bien sûr que cet Harry dit à tous ses copains le lendemain après le boulot que son petit singe savait parler et bien sûr que les copains ne le croyaient pas. Après tout, ils savaient bien que leur pote était non seulement un schnoque mais aussi un ivrogne et aussi quelque peu menteur. Comme quoi, ils ne prirent pas la peine d’étouffer quelques murmures dérisoires en sifflant leurs verres.

-          Beuh non, pardi, je vais vous le prouver ! cria-t-il.  Harry appela le tamarin qui l'attendait, selon son habitude, dehors.

La bestiole arriva à ses pieds et attendit que son maître le commande.

-          Parle anglais ! grommela l’ivrogne, mais l’animal restait silencieux jusqu'à ce que Harry le tape.

-          Fiiiiiiiiiiiiiiii ! hurla l'animal.

-          Voyez-vous ? s'exclama Harry à ses potes. Il a dit « Fee ». C’est le mot anglais pour « honoraire » !

Le groupe d’amis ne se montra pas très convaincu. Un bruit irrité monta au fond du comptoir.

-          Allez, parle l’espagnol ! cria Harry. De nouveau, silence, alors le schnoque le pinça.

-          Ahiiiiiiiiiiiii ! cria le petit singe.

-          Je vous l’ai bien dit, gloussa Harry. « Ahí » en espagnol, cela veut dire « là-bas » !

Ses amis n’avaient visiblement pas assez bu, et ils commençaient même à se moquer ouvertement du pauvre Harry et de son encore plus pauvre bête moustachue.

-          Non, non, les mecs, attendez !  Il parle l’allemand !  Allez, toi, parle allemand ! et sans attendre le silence préliminaire, il tira méchamment sur la queue de la piteuse créature.

-          Ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! glapit-elle.

-          Vous avez bien entendu, elle a dit « Sie » ! En allemand, cela veut dire « vous » !

Tout un chacun dans le bistrot explosa en rires, sauf Harry, qui allait sans doute étrangler sa petite victime polyglotte.

Excédé, et plus bourré que d’habitude, Louis, qui cotisait en secret à la SPCA, saisit la pauvre bête qui grimpa tout de suite sur sa tête chauve, hurlant toutes sortes de mots dans la langue des singes. 

Les copains roulaient par terre à l’entendre, criant tour à tour « Y parle japonais ! » et « Bah, ouais, c’est bien le wolof, ça ! »  Harry rentra chez lui, humilié.

Mais hélas, c’était la dernière fois qu’on vit la petite bestiole, devenue le nouvel amour de Louis. Trop tard, il apprit qu’elle parlait dans son sommeil, évoquant le prénom de son ancien maître :  « Ha-riiiiiiiiiiii ! Ha-riiiiiiiiiiiii ! »  

Louis, consterné, regrettait fort de l’avoir baptisée « Françoise ».

Bah oui. Françoise Sagouin.

Vous vous attendiez à Marmoset Saugham ?

16 février 2019

Saïgon et le « Saïgonvroom » (Lecrilibriste)


Rémi était un enfant étrange... Très étrange même … Il était né un 31 janvier, un Verseau pur jus tombé pile dans le signe et sur la planète des imprévus .... Ce qui promettait de belles réjouissances...
Tout ça ne disait pas grand chose à Rémi,  mais  avait une incidence incroyable et totalement imprévisible sur son comportement.

D'une part, c'était un pur gaucher, ce qui n'a rien à voir avec le Verseau (mais allez savoir ? ) et d'autre part, il lui fallait bricoler et transformer tout ce qu'il touchait avec une habileté incontestable.
Parfois, c'était pure catastrophe et parfois pur génie. Et Rémi qui était un fan d'Edison, chaque fois disait à son Père qui le questionnait « tout nouvel essai Papa, est un pas vers la victoire ! » Et son Père riait dans sa barbe en se disant  « on en fera quelque chose de ce petit ».

En pur et dur gaucher, Rémi avait commencé à écrire sur ses cahiers de droite à gauche, ce qui lui avait valu quelques coups de règle sur les doigts de la part du Maïtre qui s'en était plaint à ses parents.  Sa mère s'en désolaiat, mais son Père (qui avait  découvert le fil à couper le beurre mais qui ne savait même pas qu'on pouvait faire breveter une pareille invention) comprenait bien son fiston.... « Les chiens ne font pas des chats ! » N'est-ce pas ?

Ecrire de la main droite ! Fallait le faire ! Pour sa Mère, le Maître et les copains, c'était facile, mais  pour Rémi, c'était une autre histoire !  Contraint et forcé, il s'y employait tant bien que mal, le plus souvent, en faisant de belles taches sur son chahier du jour, si bien que le Maître écrivait réglulièrement dans la marge « Sagoin ». ce qui, bien sûr,  faisait ricaner toute la classe.

Rémi n'aimait pas du tout ce mot, ça le mettait en rage. Il trouvait  qu'il faisait sale, qu'il le réduisait à rien, ou un peu mieux,  à un ouistiti, ce qu'il préfèrait d'ailleurs, car il adorait grimper aux arbres et se suspendre de la main gauche à la belle branche  du cerisier.
Un jour où, puni par le maître pour « sagoinisme invétéré » Rémi devait écrire 100 fois pendant la récré :  « je suis un sagoin et je change », il arriva une chose étrange. …
Il avait déjà écrit les 100 « je » les uns au-dessous des autres,  puis les 100 « suis » les uns au-dessous des autres, puis les 100 « un » les uns au-dessous des autres, il en était au  90ème  sagoin, les uns au-dessous des autres quand sa main droite se raidit d'une crampe subite qui lui fit faire une tache inopinée juste à côté du point sur le i. Etait-ce l'ange des imprévus  ? Nul ne le saura jamais !
Mais c'en était vraiment trop pour Rémi !  Ses larmes coulèrent sur la tache et un Ï  tout neuf  le regarda soudain avec deux yeux pochés, étonnés, souriants  et attendris, le laissant tout ébahi.
Or, Rémi qui changeait tout, avait déjà essayé de changer ce sale mot de sagoin ... En « sagoni » mais ça faisait italien, en « gonians »  ça faisait vraiment trop lyonnais, en  « agonisan » et là,  ça faisait un peu mortuaire...
Les deux yeux du  ï lui apparurent soudain comme une révélation, il écrivit « Saïgon » et  finit sa punition en transformant les 10 autres mots qui manquaient en « Saïgon »... Voilà un mot qui sonnait bien, qui faisait exotique, qui le faisait voyager, qui le faisait même planer par delà les bureaux de la classe, bien au-dessus des océans !!!  
Le Maître ne s'en aperçut même pas (ou plutôt,  il fit semblant, car il venait de suivre un stage sur les gauchers qui l'avait quelque peu fait réfléchir).

C'est ainsi que je le jour de la distribution des prix où était invité le consul du Vietnam, ami du Maïtre …. , Saïgon, que le Maïtre (tout contrit par ce qu'il avait appris à son stage), s'était mis à appeler ainsi, gagna le premier prix de la course de caisses à savon  avec son « SaïgonVroom »  prototype qu'il avait fabriqué après de nombreux essais (toujours repris sans découragements à cause d'Edison).  Le prototype avait dévalé la pente à toute vitesse à cause des voiles qu'il y avait mises et du vent qui soufflait heureusement dans le bon sens ce jour-là.
Il fut vivement félicité par le Maïtre et par le Consul, applaudi par la foule, fièrement embrasssé par son Père et sa Mère et  invité à se rendre à Saïgon avec son équipe .
C'était le lot offert au premier prix par le consul du Vietnam qui, touché par ce nom et fine mouche, avait pressenti en Saïgon un génie en puissance qu'il fallait, à tout prix,  attirer dans son pays.

16 février 2019

Les ouistitis (Vegas sur sarthe)


On n'était pas plus hauts que trois pommes et demi
qu'on allait voir les dames au tagada tsouin-tsouin
on faisait pour un oui pour un non le coup d'poing
détroussant les jeunottes et aussi les mamies

Les cognes nous serraient au moindre chapardage
on finissait toujours au dépôt de Saint-Ouen
l'occasion d'une douche et parfois d'un shampoing
avant de retourner vers d'autres brigandages

On s'en tirait toujours, question de baragouin
un sourire aux frangines et par ici l'artiche
au jeu du boneto on était très fortiches

On nous traitait d'affreux, salauds ou ouistitis
grimpant aux garde-fous pour quelques graffitis
en fait de chérubins on était des sagouins

16 février 2019

Une éternité d’enfant (Pascal)


À Gaillard, quand j’étais au cours moyen deuxième année, nous avions un instituteur hors du commun. Le cheveu rare, le teint rougeaud, on disait qu’il avait pris un éclat d’obus dans la figure à la guerre, même si on ne savait pas trop laquelle ; il était craint autant par ses silences pesants que par ses coups de colère…  
L’éternel Borsalino vissé sur la tête, tiré à quatre épingles, les chaussures toujours impeccablement cirées, c’est comme cela qu’il surveillait la cour ; derrière les platanes, quand on le croisait, sous peine de ses terribles châtiments, on avait intérêt à le saluer. Les autres instits le craignaient ; de toute façon, il ne se mélangeait pas, il était d’une autre culture, d’une autre éducation, d’un autre siècle…  

Il s’y connaissait en supplices ; il faut dire qu’entre les fortes têtes, les bons à rien, les ultra-redoublants, dans sa classe, il collectionnait la panoplie des brigands, des canailles et des fripouilles de l’école. Oui, c’était l’âge des chenapans, des bousculades à la récré, des billes qui crevaient les poches de nos blouses et des tours de platane en punition…  

Il avait ses raffinements dans l’art de nous faire mal ; parmi ses maltraitances corporelles, (il en avait toute une palette non exhaustive comme si, à chacun de nos méfaits, il adaptait celle la plus appropriée à son humeur du moment), il aimait bien nous prendre la patte de nos quelques cheveux, au bord de l’oreille. Puis, il nous soulevait jusqu’à ce qu’on se tienne maladroitement sur la pointe des pieds, en grimaçant toute notre douleur. Bien sûr, dans l’équilibre précaire, il ne fallait surtout pas verser une larme qui aurait naturellement signé notre soumission. Avec les pugnaces et les réfractaires, il tirait sur les deux pattes en même temps, ce tortionnaire. Nous, pendant cette pénible épreuve, on avait mal pour celui qui restait suspendu entre ses doigts ; on avalait notre salive en nous faisant tout petits. Je me souviens ; entre nous, pendant la récré, on s’entraînait à endurer ce terrible calvaire, pour apprendre à moins souffrir…  

À la lenteur de ses explications aussi savantes que nébuleuses, devant toute la classe, quand il en choppait un, automatiquement puni, il le faisait mettre à genoux sur une règle carrée et il l’oubliait au coin du mur. Ou bien encore, on devait placer les doigts devant sa règle en fer et attendre de recevoir ses coups pervers. Malheur au rapide qui ôtait ses doigts…  
Parfois, quand il surprenait un bâillement, un désintérêt momentané à son cours, un de nos regards buissonniers du côté des fenêtres et des nuages, automatiquement, il balançait au candidat à l’évasion tout ce qu’il avait entre les mains ; craies, brosses et parfois livres, volaient dans les airs…  
Quand il nous appelait, on se tenait à un bon mètre de lui. Adepte des gifles et des coups de pied au cul, c’était son exercice de gymnastique habituel ; j’en connais qui attendaient sans trembler sa sentence ; c’était bien peu en comparaison des coups de manche à balai et de ceinturon qu’ils recevaient à la maison.
Par instinct naturel, quand on rentrait les fesses ou qu’on évitait sa beigne, ça le rendait encore plus mauvais. Nous plaindre de ses sévices à nos parents ?... Mais c’eût été recevoir la punition en double, le retour à l’aller de la gifle, des privations de sortie, de ciné, de repas, de vélo, de télé et, même pire : de dessert !...

Quand on avait une dictée, à part sa voix nasillarde et pincée, on n’entendait que nos plumes allant lécher timidement l’abreuvoir du bord de l’encrier et nos toussotements gênés. Même les mouches ne volaient pas, il aurait pu les tuer, rien qu’en leur fronçant les sourcils…

L’après-midi, il avait le teint encore un peu plus cramoisi comme si son éclat d’obus, il le soignait avec du « Kiravi », trois étoiles à la consigne ; c’était plus tranquille ; il cuvait derrière son bureau. Il ratait ses coups de pied, ses coups de règle, mais il nous soulevait encore plus haut, entre son pouce et son index…  
« Bande de petits voyous !... Gibiers de potence !... Misérables vauriens !... Infâmes sagouins !... » En boucle, avec sa voix aiguë et pincée, il nous balançait nos titres et nos qualités, quand il se sentait moqué ou incompris. Dans sa classe de CM2, ce prélat de prévenus, il surprenait, il jugeait, il punissait…

Moi, je hochais la tête comme un petit chien de plage arrière de voiture ! J’étais toujours d’accord avec lui, surtout quand je n’avais rien compris ! Je ne voulais pas me retrouver attaché au pilori de sa vindicte ! Aussi, malheur à moi, quand il m’envoyait au tableau ! Est-ce qu’on apprend quelque chose de quelqu’un, quand on en a peur ?... Est-ce que la torture ouvre les portes du savoir ?...
J’étais tétanisé ! J’avais la fièvre au front, les mains tremblantes ! D’un coup d’aile, combien de fois ai-je pensé à m’enfuir de cette cage ! Avec des yeux de chien battu, du haut de l’estrade, je regardais la cour et le début de la récré des autres gamins !...  
Mais qu’en avais-je à foutre, du robinet fuyard qui remplissait une baignoire percée ?!... On n’avait même pas de salle de bains, à la maison !... Du train en retard et des horloges en avance, dans une gare qui n’existait même pas ?!... Je n’avais jamais pris le train !... Des centiares, des ares et des hectares ?!... On n’avait pas de jardin !...
Quand il m’avait soulevé de terre, au bout d’une éternité d’enfant, j’étais retombé parce qu’une touffe de mes cheveux était restée entre ses deux doigts ! Moi, je n’avais pas le cuir tanné des autres gamins de la classe ! Mes parents ne me brutalisaient pas, eux ! Mes yeux piquaient, piquaient !...

Devant les certitudes de cet instit violent et l’incompréhension de mes parents, j’en étais arrivé à me persuader que j’étais aussi un cancre, un moins que rien, un futur délinquant, quand il me faisait écrire des pages et des pages de lignes de punition, à la maison.
Dans la fanfare des fanfarons de ma classe, je devais être aussi un infâme sagouin, un de ces mots d’encyclopédie qu’il se plaisait à nous assener, en gueulant toute sa haine, du haut de son estrade…

16 février 2019

Sans ligne (Nana Fafo)

 

ronchonchon-et-singe

 

 

16 février 2019

La sagouine (Laura)

La sagouine[1]

 

Grâce à cette souillon[2]  (et à d'autres titres de cette auteure et d'autres), j'ai découvert la littérature acadienne. Cette femme(comme tout personnage de livre et tout livre), ayant existé ,nous ouvre à un monde, son monde dont la philosophie naturelle touche à l'universel. Comme pour chaque polycopié que j'ai travaillé lors de mes études de lettres modernes par correspondance, j'ai lu le livre associé principal, les accessoires et bien plus encore par envie de comprendre tout(ou presque). Que ce(ux) ou celles qui n'ont jamais que visé la note nécessaire pour passer pendant leurs études de lettres me disent que ces études à la Sorbonne sont des études au rabais?

Vive La sagouine et son pendant masculin mais aussi Pélagie-la -Charrette[3], Rejean Ducharme, Maria Chapdelaine, Jacques Godbout(etc.), la poésie québécoise dont le merveilleux Emile Nelligan.

 

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité