Léo était assis dans son lit et pleurait à chaudes larmes.

 

-  Pourquoi es-tu si triste?, lui demanda son ourson.

-  Parce que maman dit que je suis trop grand pour te garder. Elle veut que je t’emballe et te donne pour la collecte des jouets de Noël.

-  Ah! Il me semble que je t’ai entendu dire que tu étais d’accord avec ta maman.

-  C’est ce que j’ai dit, mais ce n’est pas la vérité. Tu es mon ourson depuis toujours. Tu as connu toutes mes petites maladies. Je t’ai confié mes secrets, mes joies, mes peurs.

-  Mais tout ce que tu m’as confié ne va pas disparaître. Tout cela est bien vivant en  moi et y demeurera pour toujours.

-  Oh! Tu veux dire que tu ne m’oublieras pas quand tu appartiendras à un autre enfant.

-  Bien sûr que non! Les oursons sont capables de beaucoup beaucoup d’amour. Et nous avons une mémoire encore plus grande que celle des éléphants.

-  Je t’aime mon ourson.

-  Moi aussi Léo.