L'ont trouvé pas gaie la pagode
Élément terre (Kate)
Élément terre
Peut-être est-ce une pagode ?
P comme pagode,
Pierre, pieu,
stûpa, peut-être un peu ?
Escale en Asie
Fou de musique
Jazz et classique (*)
Est-ce un thé
Pour l'hiver, l'été ?
De plus en plus irréelles
Élément terre
Dressé en l'air
De brique, de bois
Aux multiples parois
Mais la pagode ?
Sur laquelle on brode
Sur du papier
Non, je n'allais pas l'oublier !
"Pagode élancée dans le ciel
- Et plus haut -
Les feuilles mortes que le vent soulève."
((*) Michel Dalberto, Carnaval,op.9, Schumann)
724 raisons de noter ses rêves ! (Nana Fafo)
Ronchonchon était un peu chamboullé
Il faisait souvent ce rêve (724 fois pour le défi du Samedi... quand même !)
où il se baladait paisiblement dans ce parc, avec ce beau lac.
Tout était tranquille, il y avait des passerelles en bois
qui rejoignaient des endroits fleuris et arborés.
Il y avait aussi des bancs pour s'assoir
et contempler la nature pousser en silence !
Mais... Systématiquement,
une grosse pagode rouge sortait de terre.
Elle était immense et trônait dans le paysage.
Elle perturbait le tableau idyllique.
Ronchonchon ne comprenait pas ce qu'elle foutait là !
Pourquoi cet élément perturbateur revenait sans cesse
et lui laissait une sale sensation au réveil ?
Il décida d'en parler à Dick, son psy,
il se doutait qu'il allait encore lui proposer des pistes de réflexion
tirées par le cheveux, à croire qu'ils sont cablés "psychédélique" les psy !
Après lui avoir raconté son rêve, Dick lui demanda :
" Y-a-t'il quelque chose qui revient sans cesse vous envahir ?
peut-être quelque chose qui vous met en colère, dont vous avez honte ?"
Ronchonchon : " Maintenant que vous le dites,
je réalise que j'ai cette obsession qui me met en rogne et dont j'ai honte..."
D : " Avez-vous envie d'en parler ?"
R : " Non, pas aujourd'hui..."
D : " Pouvez-vous me dire ce que vous évoque le Parc avec un beau lac ?"
R : " La nature ordonnée et entretenue pour donner une belle image et
une eau paisible aux bords sécurisées."
D : " Pouvons-nous imaginer un père et une mère qui donnent à leur enfant
tout ce dont il a besoin pour grandir et pousser ? "
R : " Oui, c'est intéressant comme lien "
D : "Que vous évoque l'expression pousser en silence ?"
R : "Ah c'est vrai qu'enfant je n'avais pas trop mon mot à dire...
Systématiquement, mon père imposait son avis comme la vérité absolue."
D : "Systématiquement... il venait perturber votre idylle ?"
R : "Ouhais ! Donc la pagode rouge serait mon père !"
D : "C'est une possibilité... est-ce que cela vous mettait en rogne
qu'il soit si imposant ?"
R : "Oh oui..."
D : "En quoi ça vous a impacté ?"
R : "Je suis devenu un bon râleur qui sait défendre ses positions !
D : "Humm (vous savez le fameux humhum)...
Avez-vous honte de cela ?"
R : "Parfois, car je ressemble à mon père quand je fais cela
et je me suis juré de ne jamais être comme lui !"
D : "Pensez-vous que l'obsession que vous évoquiez tout à l'heure
pourrait avoir un lien avec cette ressemblance avec votre père ?"
R : "Je n'avais pas fait le rapprochement... mais oui absolument."
D : "Et si votre rêve essayait de vous dire quelque chose, ça pourrait être quoi ?"
R : "Que si je veux avoir une vie paisible,
il faut que je trouve un moyen de ne plus me laisser envahir par cette pagode rouge
et tout ce qu'elle représente dans ma vie, mon père, mon obsession... mon addiction..."
D : " Victor Hugo disait que
Chaque homme dans sa nuit, s'en va vers sa lumière"
Grâce aux thérapies narratives,
on peut parler d'un problème sans jamais l'évoquer
et même le résoudre...
Belle lecture créative à toutes et à tous.
Autres rivages, partie deux (joye)
Hedwig fut une déesse, une vraie.
Sa peau luisait sa jeunesse et sa beauté.
Elle avait de grands yeux bleus, écarquillés, et de longs cheveux blonds.
Sa bouche était large quand elle souriait, mais son sourire était rare, rare comme une étincelle de miséricorde dans ses yeux bleu vitreux.
C’était une grande fille fluette mais robuste, perspicace, sèchement spirituelle.
Elle sentait la santé.
Hedwig était stéréotypiquement allemande, quoi.
Elle portait son intelligence comme un fleuron porte des marins armés avec des flèches flambantes.
Quand elle jouait aux cartes, c'était une pirate à la recherche d’un butin, elle jouait jusqu’au bout et ramassait ses pièces avec ses doigts longs.
Nous traversâmes Paris ensemble un jour, à pied. Hedwig cavala à longues enjambées, une jument en liberté et à la conquête.
Si elle avait été asiatique, elle aurait été une pagode, un mot qui veut dire “déesse”.
Mais elle était humaine, il y avait de l’imperfection dans ses intentions.
C'était une déesse, mais elle n’était pas God.
DERRIÈRE LES FRONDAISONS (François)
Derrière les frondaisons
Et d’une étendue d’eau paisible,
Apparaissait une maison,
Étrange au possible.
Était-ce une maison ou une tour,
Avec des toits étagés,
Il fallait en faire le tour,
Mais déjà elle me suggérait :
Étais-je en France ou en Asie,
Cela ressemblait à une pagode,
Avec son charme et sa poésie
Vénérable, avec ses codes.
Mais demeurant respectueux,
Sur le bord du lac restais à distance,
Je pensais être devant un lieu religieux,
L’ai admiré sans insistance.
Tant de paysages... à voir (Laura)
Je déteste et j'aime en même temps le défi du samedi quand il rajoute à ma liste déjà longue(infinie) de paysages à voir comme dans le Défi 723 de samedi dernier. J'ai d'abord eu cette inextinguible curiosité de savoir quelle était cette beauté architecturale et où c'était. Le défi du samedi me donne la réponse aujourd'hui: château de Bouchout. (Mal)heureusement, le nouveau défi me pose une nouvelle question: où se trouve cette jolie tour chinoise rouge dans un beau paysage aquatique et arboré? En attendant la réponse samedi prochain, je vais écrire, vivre, lire, voir des paysages. J'essaie de voir d'abord mes paysages de proximité: les travaux sur la tram que j'ai entraperçu en passant en bus(puisque le tram n'a plus de voie). Mes goûts paysagers sont là commun avec mon mari défunt. Je marche en équilibre entre nos paysages conjugaux(impossible à éviter puisque j'y vis) et ceux que je découvre seule et qui dessine mon paysage d'âme solitaire. Garder l'équilibre aussi entre les paysages européens comme ceux du défi du samedi et les paysages de proximité. J'ai déjà commencé à découvrir et à trépigner de connaître mes deux nouveaux paysages de travail de la rentrée. Je rêve aussi de paysages plus lointains.
Le lac Loktak. (maryline18)
Si, au dessus du lac Loktak, vous appercevez un soir le vol d'un faon, dites-vous que vous ne rêvez pas et ouvrez grands les yeux.
Très peu connu, ce lac est pourtant féérique...
Sa végétation, entretenue par des pêcheurs astucieux y forment des cercles tout-à-fait magiques où s'y développe une faune, unique au monde !
Je devais avoir cinq ou six ans quand mon père, chercheur, préparant un colloque sur la protection de l'environnement, m'y emmena . Fatiguée par un trop long voyage pour la petite fille que j'étais alors, je somnolais dans la barque, bercée par les mouvements de l'eau.
_< Regarde ! Regarde ! Vite regarde ma chérie ! C'est incroyable ! >
J'ouvrai les yeux et les frottai pour être sûre de ne plus dormir. Un magnifique faon survolait le lac. Des pêcheurs, éberlués, récitèrent des prières, d'autres restèrent la bouche grande ouverte, muets d'étonnement .
Comment ce cervidé avait pu s'adapter aussi bien à son environnement ! Après des nuits et des jours d'observation, mon papa me raconta les aventures de Bambis, le plus zélé des ailés faons !
Cinquante ans plus tard, c'est à mon tour de raconter ses histoires à mes petits enfants . Etait-ce la gourmandise qui lui fit pousser des ailes ou cherchait-il désespérément ses parents ou, au contraire, avait-il décidé de les fuir ? Je vous fais cadeau du début de l'histoire et vous laisse lui donner une suite !
Y a pas photo (Walrus)
La tour japonaise maintenant !
Et pourquoi pas la maison chinoise tant qu'il y est !
Encore un zélateur de Léopold II sans doute !
Tout ça pour faire de son Jan parce qu'il a pris une bête photo depuis les jardins du palais royal de Laeken, alors que tout le monde peut le faire chaque année à l'occasion de la visite des serres royales, pauvre mec !
Mes antennes.(Yvanne)
Ah bien sûr ma tour n'est pas aussi rutilante que la tour japonaise de notre ami Walrus !
Ne me demandez pas pas à quoi elle a pu servir autrefois (aujourd'hui elle ne sert à rien) je ne le sais pas. Ici on dit « les antennes de Belveyre ». Voilà tout. Belveyre est un joli village Corrèzien - célèbre pour sa foire aux chèvres annuelle très prisée - qui dépend de la commune de Nespouls. C'est de ce village et de cette tour en particulier que partent plusieurs chemins de randonnées sur le Causse Corrèzien en limite du Lot voisin. Je fais très souvent ces balades surtout quand fleurissent les orchidées sauvages au printemps. Les antennes me servent de repère parce qu'on les voit de loin. Très appréciable quand on a, comme moi tendance à s'égarer !
Participation de TOKYO
Je viens d’apprendre que mon inscription à l’université de Tokyo a été rejetée.
Ce matin j’ai été refusée dans toutes les plus grandes universités placées en tête de ma liste.
J’aurai d’autres opportunités pour partir au japon.
En fait il est possible que quelque chose soit en train de se tramer à cette minute précise quelque chose qui ne serait pas sans rapport avec mon gorille ANDRE.
Mon gorille m’a laissé un message étrange prépare ta valise non tu ne pars pas étudier en Mongolie ou au Portugal. Tu es attendue dans la plus grande université du japon. Et dire qu’il y a quelques secondes j’étais encore dans le caca jusque ‘au cou.
Ma carrière d’étudiante descendait à la vitesse grand V la pente savonneuse du toboggan de l’enfer et c’est André mon gorille qui m’offre le ticket gagnant.
Alors pour fêter cela je me suis mise à boire ;
J’écluse la bouteille de gin et je pense à ses païens de jap pour qui la crucifixion est un jour de travail comme les autres.
Avant de m’endormir je laisse sur la table un pain aux raisins et une glace à la banane dans le congel pour ANDRE.
Défi #724
(L'image de la semaine précédente est une vue plongeante dans l'escalier de la tour carrée du château de Bouchout.)
Pour aller chez moi (François)
Elle craque souvent,
On ne sait pas pourquoi,
Sans être exposée au vent,
Faut dire qu’elle est en bois.
Toujours elle se déploie,
En tournant sur elle-même,
Teintée en brou de noix,
Elle est fatiguée tout de même.
Non ce ne sont pas des dents,
Sur lesquelles on peut aller,
Mais des marches pour monter, dans
Les appartements étagés.
Ainsi, est la cage d’escalier,
Où je suis domicilié.
Paysages d'escaliers (Laura)
Les escaliers parentaux où je suis tombée mille fois,
L'escalier 1 qui n'existe pas mais que je voudrais voir.
Les escaliers de ma colline et celles des autres:
Un air de Montmartre que j'ai sillonné.
Les escaliers, à vis, à voir en colimaçon.
Milan, Chambéry, Vienne, peu importe.
Si seulement j'avais l'esprit d'escalier 2 .
Ne pas regretter d'avoir monté cent fois l'escalier
Du Musée des Beaux-arts de Lyon: revoir
Revivre: les escaliers des gares 3 , ceux du métro
A Paris où “ Pauvres et malandrins” côtoient
Les bourgeois du seizième dans les bifurcations
Souterraines. L'escalier parisien qui bougeait
Quand je le dévalais pour rentrer voir mon copain
Et "les provinciales 4 " contrées de l'enfance.
L'escalier extérieur du château de Blois:
Je me revois y conclure un contrat de travail
Un quatorze juillet en vacances.
Le Duomo de Milan
L'escalator de Beaubourg, à voir
A vivre tant qu'il est encore temps.
L'escalier des beffrois qui s'éteint sur mon angoisse.
La vaincre, lavoir de campagne, les quelques marches
Pour laver vêtements et vies.
Le marbre sur lequel, j'ai bousillé mon genou.
La librairie Lello à Porto.
Les escaliers romains des arènes.
Le musée des Confluences
Paysages d'escaliers qui montent
Et descendent au rythme des battements
De mes pieds sur le monde.
2 https://www.expressio.fr/expressions/avoir-l-esprit-de-l-escalier
4 https://www.babelio.com/livres/Pascal-Les-Provinciales/110968
L’escalier (Lecrilibriste)
Il est bien loin le temps
Où j’escaladais l’escalier
En riant pour être le premier
et enjambais la rampe
pour descendre en glissant
Jusqu’au rez-de-chaussée
Aujourd’hui
Cette volée d’escaliers
me donne le tournis.
Il me faut à tout prix
relever le défi
et monter tout là haut
je vais y arriver
à grimper jusqu’au toit
M’arrêter aux paliers
M’accrocher à la rampe
Pour me laisser souffler
Me hisser, me pousser
Jusqu’au dernier péage
Là-haut est le passage
Vers l’éternel étage
Prendre la file de l’air
Contempler le soleil
de cette tour de Babel
et de ce coin de ciel
Ouvert sur l’infini
Geneviève (Walrus)
Bien sûr, lisant mon titre, vous pensez immédiatement à la Sainte patronne du gai Paris et même du gay Paris, s'il échet.
Mais moi, c'est celle qui fut la Vénérée Patronne de mes dernières années professionnelles qui me vient à l'esprit.
Celle à qui je pense chaque fois que j'emprunte un escalier (et dieu sait si j'en ai assez l'occasion avec la fiabilité chancelante de l'ascenseur de mon immeuble et les caprices déambulatoires du chien qui est une chienne).
Tout ça parce qu'un jour, elle m'a déclaré : "Tu sais, dans un rendez-vous, le meilleur moment, c'est encore celui où l'on monte l'escalier !".
Comme je ne connaissais que trop bien la puissance de son imagination et la richesse de son inventivité, je n'ai eu aucun mal à la croire, Geneviève!
J'angoisse là où je désire (Nana Fafo)
Un cochon nommé désir !
En sortant de la dernière séance de chez son Psy nommé Dick
(sérieusement, il aurait pu choisir un autre nom pour une profession
où le phallique est clairement dominant et où les enquêtes de traces sont centrales),
bref ! Ronchonchon s'est vu raccompagné à la porte sur cette phrase
"on angoisse là où on désire".
Brrr ça fait froid dans le dos, "ça lui donnait l'impression"
d'un vieil escalier étroit, en bois sombre, où chaque marche craque pour raconter l'histoire d'un souvenir,
où chaque palier est une étape vers un autre pan de sa vie.
Plus on descend, plus le bois est poussiéreux, les marches sont glissantes et cirées,
même les rambardes créent un doute,
ne vont-elles pas céder sous le poids des histoires salaces de mon cochon vascillant de honte et de culpabilité ?
Il paraît qu'on doit sortir de séance sur un questionnement, une interprétation
ou une frustration et que ça aide... Mouhais Ronchonchon demande à voir !
Quelle vertigineuse descente aux enfers, qu'il allait devoir faire pour récupérer
ce qu'il avait laissé tout en bas, là où il angoisse.
Franchement, il n'avait pas trop envie d'aller voir tout ce qui était collé sur ce panneau d'affichage !
Voir même ce qui est caché derrière.
Il savait bien que tout cela était des souvenirs, mais il préférait rester de marbre à cette idée.
"Comme si" ... ce sol froid et glissant de tout en bas ne pouvait lui apporter que des problèmes !
Et il n'avait aucun désir d'aller explorer ses angoisses.
Non, mais ! pour quoi faire ?
Se rappeler ce qu'on a mis tant de temps à oublier pour ne plus en souffrir
et lui, Dick, il voudrait que Ronchonchon s'en rappelle ?
Sans déconner, ces Psy, ils ont des idées bizarres.
Après avoir dégringolé les escaliers lors du défi du Samedi 723,
Ronchonchon a enfin compris que derrière son angoisse
se cachait l'ombre de ce qu'il n'osait pas désirer,
comme si... c'était mal !
La vérité, c'est que c'était plus facile de faire comme si tout allait bien
tout en sachant qu'il y avait un truc qui va pas,
mais en ne sachant pas l'expliquer...
Il a alors exploré tout ce qui se trouvait en bas, regardé ces vieilles histoires en face.
D'un autre point de vue, de celui qu'il est devenu, elles ne sont plus si terribles.
Comment ne s'en est-il pas rendu compte avant ?
Il portait tout cela comme un fardeau, sans même savoir que c'en était un.
Tu m'étonnes qu'il était lourd mon cochon et que les escaliers grinçaient sous son poids.
Maintenant, va falloir remonter chaque marche, plus léger et rentrer chez soi.
Ronchonchon a compris qu'en ne regardant pas ses peurs en face,
cela avait créé un manque et donc un désir, qu'il masquait sous des "il faut",
les escaliers étaient toujours bien cirés pour paraître beaux... mais tellement dangereux.
Va-t'il faire une ascension spirituelle à la manière de l'escalier de Chambord, qui sait ?
Belle lecture créative à toutes et tous.
Faire scène (Kate)
Faire scène
Est-ce un escalier ?
E comme escalier, escale, est-ce l'été ?
Escale en Périgord
Où l'on flâne dehors
Pour s'abriter
Se cacher
Est-ce l'été
Est-ce le hasard
Si ce trio
Jouant devant ce bar
Sur le trottoir
Ce soir
M'a fait chanter ?
Oh ! Oh !
Banjo
Piano
Violoncelle
Crécelle
Chantent Fersen
Dutronc
Souchon
Pas de scène
Happening
Tout en swing
Festival
Estival
Mais l'escalier ?
Non, je n'allais pas l'oublier !




















