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Le défi du samedi

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22 juin 2009

Promenade en funiculaire (PHIL)

Bon sang, c’est une panne de courant ou quoi ? Voilà que ce fichu machin s’est arrêté en plein milieu de la pente. Comment ça s’appelle, déjà ? Pas un ascenseur, ce n’est quand même pas vertical. Quoi que. Enfin, bref un truc à crémaillère.

 

Ça on a le temps de la voir, la mer. Au moins dix minutes qu’on est là. A attendre bêtement au-dessus du vide. J’ai horreur de ça.

 

Je ne sais pas ce qui m’a pris d’accepter de monter là-dedans pour aller en-haut de la falaise. La vue est superbe, a promis Henri. Bien sûr. Mais je m’en fous, bien évidemment. En attendant, je déteste la promiscuité. On aurait pu monter par l’escalier. Je ne sais pas combien il y a de marches. Deux cents, peut-être bien. C’est beaucoup, je sais. Après tout il n’y en a peut-être que cent-cinquante, va savoir. Enfin même avec mes pompes à talons hauts, j’y serais arrivée.

 

Encore une chance que ça ne soit pas tombé en panne dans la partie en tunnel, sinon je crois que j’aurais pété un plomb et que je les aurais tous dessoudés.

On est huit, dans ce machin : un couple avec deux mômes. Une paire d’anglais hors d’âge. Et Henri et moi. Il faut absolument qu’il monte voir les belvédères, lui, c’est plus fort que le roquefort. D’habitude je fais la gueule, et parfois ça lui rabaisse son envie de regarder de haut. Mais là, je ne sais pas pourquoi, j’ai accepté le plan, toute joice. L’air marin doit être euphorisant.

 

Bon, ben c’est pas tout ça, mais l’heure tourne et on est toujours coincé là. Je regarde ma montre : il est vingt-trois. Qu’est ce que je vous disais : dix-sept minutes exactement que le foutu machin est en panne et que personne ne s’est soucié de nous secourir. Ah en bas il y a du monde, hein ! Il y a au moins douze clampins qui se paient notre binette en nous montrant du doigt. Les cons.

 

J’en ai ma claque. Et ce ballot d’Henri qui n’arrête pas de me tripoter et de me souffler dans le cou. Pour me rassurer ? Tu parles. Comme si j’avais besoin d’être rassurée. Il me connaît mal. Une tueuse à gages, ça n’a peur de rien. N’empêche que ça m’emmerde d’être piégée là. Et qu’il commence aussi à m’emmerder sérieux, à me souffler dessus comme ça. Je ne vais pas tarder à lui en retourner cinq en travers de la tronche.

 

Je ne sais pas pourquoi j’ai accepté de l’accompagner en Normandie. Ou en Picardie. Je ne sais pas bien dans quelle région on est. D’habitude je n’accompagne pas les clients. Bon, d’accord, d’habitude je ne couche pas avec eux non plus. De toute manière, c’est décidé, il n’ira pas plus loin. Il m’énerve trop. C’est dangereux de jouer avec les nerfs d’une fille comme moi.

 

Les gamins commencent à en avoir classe eux aussi. Ils se tortillent, ils trépignent. Encore heureux qu’ils ne chialent pas. Je parie que la fillette va avoir envie de faire pipi dans pas longtemps. J’espère qu’elle va pouvoir se retenir. Ou au moins qu’elle va épargner mes godasses. Faut pas rigoler avec ça. Les chaussures, c’est sérieux, foi d’Angélique. Je suis une vraie collectionneuse. J’en ai un plein placard. Principalement des escarpins à talons, mais il y aussi des sandales, des bottes, des mules. Quarante-huit paires en tout. Je sens bien que ça enquiquine François, mais il n’ose rien dire. Même s’il ne sait rien de mon vrai métier, il sent confusément que c’est dangereux de me contrarier. C’est rare, l’intuition, chez un mec. Non, François, c’est le mari idéal. Il me fout une paix royale. Il ne se doute même pas que je sors avec ce crétin d’Henri depuis un mois. Et ça l’arrange, comme ça il peut passer toute la sainte journée à écrire je ne sais quoi sur son ordinateur.

 

Le vieil angliche n’arrête pas de loucher vers mon décolleté. Je lui décoche un de ces sourires angéliques dont j’ai le secret. Je sais me montrer à la hauteur de mon nom. En attendant le vieux en perd ses moyens, il est tout rouge, il frise l’apoplexie. Pourvu qu’il n’aille pas faire dans son froc lui aussi. Et la vieille qui me fusille du regard. Si elle savait ! Tiens d’ailleurs, ça me fait penser à un truc, je ne pourrais même pas les descendre là, j’ai laissé le flingue dans ma trousse de toilette, dans le coffre de la caisse.

 

Ah ! On redémarre ! Cool ! Enfin, vingt-six minutes quand même. Et l’autre pignouf d’Henri qui continue son manège. Ça, je ne vais pas pouvoir attendre de récupérer mon matos dans la bagnole. J’avais planifié d’exécuter le contrat plus tard, mais je n’en peux plus.

 

 

 

L’ECLAIR DU TREPORT, édition du 23 juin 2009

 

Flash.

 

Le cadavre d’un homme d’une cinquantaine d’années a été retrouvé dans un fourré à flanc de falaise. La victime n’a pas encore été identifiée, mais on sait d’ores et déjà qu’il s’agit d’un meurtre. La mort semble avoir été causée par un coup violent porté à la tempe avec un objet dont la forme rappellerait le talon d’une chaussure de femme, par exemple.

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21 juin 2009

La cabine du photomaton est exigüe mais il y fait bon...

21juin

20 juin 2009

Comment être marron même si on peut encore se farcir la dinde... (Sebarjo)

La fête battait son plein. On avait éteint toutes les lumières et chacun rigolait bêtement ou nerveusement. Seuls les chandeliers sur les tables alignées, éclairaient et faisaient vaciller nos faces plus ou moins rougeaudes et hilares, selon l'état d'avancement d'ébriété de chacun. On vivait la dernière minute de l'année et on savait que ça allait éclater dans peu de temps. Un grand « Bonne année général » comme un grand boum au coeur de la nuit allait retentir sur la terre entière. Et on tenait à faire entendre nos voix ! Car soudain, déchaîné et comme délivré, un groupe d'une trentaine de personnes en délire se bisouillera follement avant de finir le foie gras à peine entamé.

Ca yest. Jojo, qui était quand même le plus éméché de tous, avait lancé le compte à rebours :

10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1...


Et voilà, bingo. Un hurlement comme une délivrance. Une ronde de bécots sous le regard éberlué des couronnes de gui. Tout ça était bien joyeux et préludait le meilleur à venir. Sauf que.

Jojo a voulu rallumer tous les spots de son living et du fumoir, transformés pour l'occasion en piste de danse. Rien. Plus de courant. Par la baie vitrée, on ne voyait même plus clignoter les guirlandes et autres appareillages électriques sensés décorer les nains de jardins et les façades des quelques maisons alentour. Panne d'électricité générale.

L'année 2050 commençait d'une drôle de façon. On avait l'air fin à se souhaiter toutes les meilleures choses du monde alors que le grille-pain ne pouvait même plus dorer les toasts pour le foie-gras ! Cela ne nous dégrisa pas pour autant. On poursuivit notre java à la lueur des bougies. Quoi de plus naturel finalement, qu'un réveillon aux chandelles ! Et puis, la dinde finissait tranquillement de rôtir au-dessus de la braise d'une gigantesque cheminée, alors... Tout allait bien.
Jojo a rangé sa collection de vieux vinyls et s'est mis à la guitare pour nous faire danser. Bon, il ne connaissait que quatre ou cinq morceaux mais c'était suffisant pour que ça parte dans tous les sens ! Et puis le vieux Léon l'a relayé avec son accordéon. Au petit matin, on en avait plein la musette. On était encore insouciant et béat.
Pourtant après avoir guinché, on a vite déchanté...

_____



C'était il y a dix ans... Un souvenir inoubliable. Mais tout ça est si loin aujourd'hui...
On a fini par apprendre que toutes les centrales nucléaires avaient pété les unes après les autres, recouvrant les ondes sonores de l'énorme « Bonne année » qui devait retentir sur la planète bleue, plutôt grise alors... L'électricité s'était envolée comme un courant d'air... A se demander ce qu'on foutait là, encore irradié de bonheur... Un drôle de réveil au lendemain d'un réveillon...

Je rêve souvent de ce temps lointain que les moins dix ans ne peuvent pas connaître, ce temps où les  vocables, volts, watts et ampères n'étaient pas désuets...

Aujourd'hui, je peux toujours rêver pour proposer ce texte à l'équipe du défi du samedi et espérer qu'elle le mette en ligne sur son blog !

J'ai quand même gardé précieusement et jalousement, mes vieux crayons, mes fusains rabougris - véritables mines de trésor ! - et je continue à griffonner des mots, puis des phrases qui donnent parfois des  histoires, dans des vieux carnets récupérés par ci par là.

Mais, même si la situation est grave, elle n'est pas désespérée ! Il faut voir le bon côté des choses...
Depuis que j'ai quatorze doigts à chaque main et que j'ai trois mains au bout de chacun de mes six bras, j'écris beaucoup plus vite !!!

20 juin 2009

PANNE (Joye)

Un.

 

Il y a comme un éclair, un petit couic !

 

Deux.

 

La lumière, tenace, revient pour nous rassurer.

 

Trois.

 

Elle repart. Définitivement, cette fois-ci.

 

Quatre.

 

On attend. Un peu. Non, la lumière ne revient pas.

 

Cinq.

 

Appel chez la société d’Électrification Rurale.

 

Six.

 

Oui, ils sont – excusez l’expression – au courant.

 

Sept.

 

Allez, faut sortir la génératrice, pas question que les animaux meurent de chaleur.

 

Huit.

 

Le tracteur assure, ronron, il fait son boulot, que ce soit labourer les champs ou illuminer la ferme.

 

Neuf.

 

Tentative de rétablissement, oui, tout revient au normal, on rentre le 4020 au garage.

 

Dix.

 

Il y a comme un éclair, et puis un petit couic !

 

 

20 juin 2009

Panne de courant‏ (Vegas sur sarthe)

Une bougie, Nom d'une pipe ! Y en avait une dans ce tiroir, enfin dans ce foutoir... même que tatie Gaby elle disait souvent qu'elle s'en servait depuis qu'son vieux il est plus là.
Deux slips! Qu'est ce que j'en ai à foutre des slips en ce moment; personne verra mon zizi dans le noir. Ca y est! Je l'ai... la bougie et y'a même une boîte d'allumettes; elle était bien organisée la tatie.
Trois, je sens que trois allumettes! Elle aurait pu en laisser plus; j'ai pas intérêt à foirer mon coup sinon c'est la galère.
Quatre à Trois... Y'avait Quatre à Trois quand tout a lâché et que Barcelone venait de faire rentrer Messi !! Mais si la prochaine s'allume pas, j'suis dans l'caoua jusqu'à demain matin.
Cinq ans qu'on vit dans ce clapier et pas foutus d'arranger l'compteur, mes vieux... Ah pour la TNT, l'Aïe Phone et le Nespresso... OuateElse, y sont les premiers à l'ouverture du Carrefour; mais quand y s'agit d'réparer le tambour du lapin Duracell, y a plus personne!
Rapport au compteur, Momo-je-sais-tout y dit qu' en 2010 on aura tous des compteurs intelligents dans les maisons... ça f'ra au moins un peu d'matière grise chez nous; il appelle ça la Momotique?
Ca y est, la dernière c'est la bonne... sauf que la bougie a plus d'mêche et que j'ai dix secondes sans les mains pour lui en redonner une: alors je croque un bon coup dans la bougie... c'est dégueulasse, sacrée tatie! enfin ça pointe sous les dents, c'est humide, ça grésille mais ça s'allume.
Sauvé! C'est pas le camp des labres de Versailles mais j'y vois plus clair. Combien de temps ça tient une bougie? Vingt minutes, pas plus, d'autant que c'est pas une première main.
Le foutoir est toujours là avec les slips en dentelle, y a même un porte-jarretelles et un tas de bouquins, des romans-photos... j'vais pas me mettre à r'garder ça alors que Messi doit dribbler comme un dieu à quinze minutes du coup d'sifflet!
Feinte de corps, passage de jambes et petit pont... p'tit pont moi-même, pourquoi je regarde l'écran, moi? Un seize-neuvième éteint c'est comme un aquarium sans poissons.
Y a au moins cinquante bouquins là-dedans! Elle aimait lire tatie Gaby avant de rencontrer son nouveau mec, le Pascal.
Mon vieux dit toujours en s'poilant "Il a un gros cierge pascal", ah bon? et y'a un plus gros bouquin en dessous qui fait au moins quat'cent pages; c'est marqué Kamâ...Sûtra ?
En fait c'est comme le Petit Robert du salon mais on dirait un truc sur la gym et la graisse antique; ça parle de l'Etoile, du Sphynx, du Lotus... bref dans huit minutes le match est plié et ça m'fout les boules.
Tiens! Cette image, on dirait quand Messi s'est fait tacler y'a huit jours par Traoré et eux y z'appellent ça le flipper; y disent position sportive et excitante mais ça vaut facile un carton jaune!
Si Momo-je-sais-tout était là, j'lui échangerais bien ce bouquin de gym contre son transistor; quand j'pense que le Barça est p't'être en train de perdre la Coupe! Nom d'une passoire!
En tout cas, la tatie Gaby et son Pascal, y zont intérêt à venir débarrasser leur foutoir avant que je bazarde tout à la prochaine brocante... et pis la gym c'est pas mon truc, moi c'est le foot.

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20 juin 2009

Pas de panique ! (Walrus)

En cas de panne de courant, surtout pas de panique !

Il n'y a aucune raison de paniquer — en dehors de celles-ci, bien sûr :
 

  1. Si vous n'avez pas pensé à conserver votre bon vieux combiné téléphonique, votre appareil DECT ne fonctionne plus.
  2. Bien sûr, votre réveil-radio est pourvu d'une batterie de secours, mais depuis le temps, elle est à plat.
  3. Vous finirez bien par vous rappeler où vous avez fourré les bougies, mais depuis que vous avez arrêté de fumer, vous n'avez plus ni allumettes ni briquet.
  4. Il fait glacial et même si vous avez un chauffage central au gaz, vous ne serez pas chauffé pour autant.
  5. L'éclairage de secours ne fonctionnera pas pour la même raison que le réveil-radio.
  6. Le cambrioleur local va enfin pouvoir réaliser son rêve : contourner votre système d'alarme perfectionné.
  7. Puisque le déluge a noyé la cabine de distribution, votre pompe vide-cave ne vous sera d'aucune utilité face aux pluies diluviennes.
  8. Mais non, l'isolation de votre surgélateur ne vous permettra pas de tenir trois jours (et de toute façon, il est dans la cave votre surgélateur, voir en 7.)
  9. Sortir la voiture pour chercher du secours ? Auriez-vous oublié le ferme-porte électrique qui faisait, hier encore, votre fierté ?
  10. Et comble de tout, vous ne pourrez même pas vous remonter le moral en vous connectant aux défis du samedi. VDM !


20 juin 2009

Consigne #66

Panne de courant !

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Votre participation à la consigne 66 tournera autour de la panne de courant.

Ah ! Une contrainte !

Votre récit comportera au moins dix nombres.  nombres_chiffres

19 juin 2009

MAP dévoile enfin le décor du salon du défi du samedi

Pavots_Cure_d_Aircourt

Où en sommes-nous ?

Joye, Papistache, Walrus, Moon, Poupoune, PHIL, Vegas sur sarthe, Tilleul, Brigou, Akel, Virgibri, Joe Krapov, Zigmund, MAP, Joye (jeu), Tiphaine, Stipe, Caro_Carito, rsylvie, Joye (bonus), tiniak (tardif)

19 juin 2009

Consigne 65 (rsylvie)

   

            

….Innocente Nadine, qui ne sait pas que l’Homme n’est pas bon par nature. Et qu’il arrive qu’elle soit parfois, bien cruelle avec qui se joue d’elle.


Les draps à peine défaits malgré un sommeil agité,

les pieds dans le vide, assise sur le rebord du lit,

les yeux encore emplis des cauchemars de la nuit ,

Nadine est songeuse.

Elle s’habille sobrement, il ne faut pas attirer l’attention..

Le tailleur couleur taupe, que lui a porté sa mère devrait faire l’affaire.

Elle doit être irréprochable, afin de ne pas semer le trouble face au jury.

................................

...............................

Mais surtout chasser les images de la nuit.

toutes ???

oui TOUTES !


-"Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage." Répondit-elle à l’homme en noire, qui l’interrogeait depuis bientôt une heure.

« Jamais je n’aurais du me lancer dans pareille aventure.

Seulement voilà…. je l’aimais dit-elle à demi mot. Et puis

j’étais tellement contrariée de ce que j’avais appris, qu’il me fallait en avoir le cœur net.

Le prendre sur le fait.. je n’avais plus que cette obsession en tête.

Alors OUI monsieur le gendarme, je l’ai suivi. Mais je vous jure,

je n’ai participé à rien !

j’attendais le moment propice pour me montrer et devant le fait accompli, lui faire avouer sa double vie, et peut-être revenir sur le droit chemin. Quand soudain des coups de feu, et là tout est allé si vite ». 

-« Je n’en crois rien. Pas un mot ne sonne juste dans cette histoire.

Vos sont partout sur les murs

Sa complice, vous êtes tout bonnement sa complice » !

-« Mais non, monsieur l’agent, je vous jure que non. Je ne savais rien de ses affaires avant ce vendredi 19 juin où je l’ai surpris avec son acolyte, se donnant rendez-vous le lendemain pour le casse du siècle, disaient-ils.

La dame devait être seule, le mari parti jouer au bridge avec ses amis les membres du conseil municipal….

Tenez,vous n’avez qu’a consulter la presse locale. Vous y trouverez l’article de la Demoiselle Rsylvie. Elle y relate toute mon histoire. Du 1er épisode à ce jour… »

-« N’essayez pas de nous embobiner avec cette rocambolesque histoire, inventée de toute part, par cette journaliste qui n’a pas plus de crédit qu’un roman photos !

Allé ma p’tite dame, avouez et nous passerons au dossier suivant. Bien plus sérieux que celui-ci, qui ne fait que me faire perdre mon temps, que j’ai précieux d’ailleurs…

-« Mesdames… messieurs, la coure !

Accusée levez-vous !

Compte tenu des faits.

Compte tenu de votre impossibilité à justifier les faits qui vous sont reprochés,

La dénommée Nadine est reconnue coupable du cambriolage survenu au château d’0, ce samedi 20 juin 2009 ». 

Effondrée, en larmes, Nadine s’écroule et tombe à terre. Emportée par les pompiers, elle se réveille dans une

petite salle jouxtant le palais. La pièce aux murs délavés est froide. Malgré les rayons du soleil qui essaient de passer au travers du grillage, rien ne réussit à atténuer l’atmosphère lourde et froide de l’endroit.
Soudain, venant de l’extérieur un rire d’enfant brise le silence.  

Pierre, Paul Jacques et les autres ….

Nadine comme électrisée se sent revivre.

Ses enfants, cadeaux de la vie…

Pour eux, rester de marbre face aux vociférations de l’accusateur.

Ne pas céder à la pression. Etre forte et se battre pour

ne pas rester en prison à la place de celui qu’elle croyait être son double.. en qui elle avait mis toute sa confiance, et qui l'a laissé croupir là, seule, sans nouvelle de ses chers petits, alors que lui menait grande vie.

Oui c’est ça, faire éclater la vérité au grand jour. C'en était assez de l'innocence, de la naîve Nadine qui croyait tout ce qu'on lui disait. Elle allait se battre, pour ses enfants, pour elle, pour toutes celles qui n'en avaient pas la force.

Alors de sa cellule, Nadine se mit à écrire son histoire. Celle d’une Femme qui avait cru à l’amour d’un Homme, vite rattrapé par ses démons.

   

   

19 juin 2009

tiniak #65‏

Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage. Alors je me suis recouché sans avoir fait un seul bagage. Je me suis dit : "...tout compte fait, pour en profiter davantage autant rêver y être allé..."
Et, sans plus de remue-ménage, j'ai ronflé sur mon oreiller.

19 juin 2009

texte moins triste comme a proposé Papistache‏ (Joye)

OUPTH3

Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage.
Thurtout parthe que en tombant du lit, je me thuis mordu la langue, et
tha fait thuper mal. Et puis, en allumant, je me suis cogné la main
droite et
maitnenantjenepeuxplusutilitherlepouthepourfairedesthépathesentapant. En
éthayant de me thouvenir de mettre lethépathes avec mon pouthe gauche, j
'ai trop penché thur mon clavier, et merde, mes lunettes thont tombées
et la lentille gauche est craquée et j3 n3 vois plus ri3n et j3 n3 thais
plus m3ttre les b0nn3s l3ttr3s, tapant comm3 j3 fais   à l'av3ugl3tt3.
Oupth3, minut3, t3l3phon3 !!  OOOOOOOOOOOOOOOOOOOoooouill3 ! Mard3, m3
thuis foul3 la ch3vill3, oh noooon, j3 n3 p3ux plus march3r, jamais j3
ne pourrais mont3r dans l'avion ! allô, allô, Papithath3 ? Papithath3
thi tu p3ux m'3nt3ndr3, j3 vais devoir r3m3ttr3 mon voyag3.allô
Papithath3 ? Y a k3ku'un,oh non,oh non, th'3st un tornad3, il va y avoir
un3 coupur3 d'3l3trici
18 juin 2009

MAP offre sa tournée. Ne manque plus qu'une pièce pour voir le patchwork en entier

17juin

Où en sommes-nous ?

Joye, Papistache, Walrus, Moon, Poupoune, PHIL, Vegas sur sarthe, Tilleul, Brigou, Akel, Virgibri, Joe Krapov, Zigmund, MAP, Joye (jeu), Tiphaine, Stipe, Caro_Carito

18 juin 2009

Attaquer là où le bât blesse... (Caro_Carito)

Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage. Il dormait à côté de moi, ses longs cheveux blonds emmêlés. Je savais que si je remuais d’un millimètre, son corps brûlant se collerait à moi. Je m’étais maquée avec lui parce que c’était un aventurier, le gars qui fait le tour du monde à vélo, escalade un versant schizoïde de l’Annapurna et affronte les vagues d’Hawaï pour se déstresser. Après une soirée chez Véro, éclairés par la vodka blanche et quelques passes épicées, nous nous étions promis une balade jusqu’au-boutiste à travers l’Europe jusqu’à flirter avec les nations Baltes, la Macédoine et qui sait la Russie. Illico, j’avais mentalement préparé un bagage léger et décidé de ne pas ouvrir le moindre guide pour goûter à des horizons vierges de toute pensée.

Hier matin, il est arrivé au volant d’un vieux fourgon. Matelas à l’arrière, réchaud, mini frigo. Il y avait même des panneaux en papier de soie ornés de quelques calligrammes. Un trip feng shui. Et un abat-jour festonné. Quand il m’a proposé de faire un tour pour m’essayer à la conduite de l’engin, il ne me fallut qu’une seconde pour deviner que le plan terres dénudées était mal barré. Il avait soigneusement attaché ses mèches oxydées par le large en un catogan impeccable. Son T-Shirt noir n’était même pas froissé. Je respirais un bon coup en allumant l’embrayage. La voiture ne toussota même pas et réagit au quart de tour. Je me sentais mal. Vu sa mine tendu alors que j’enclenchais la première, les dents serrées par le mal au cœur, je lui donnais deux ans à peine avant une visite mensuelle chez le coiffeur, une amorce de cravate et un monospace diesel. Il ne pipa mot alors que je roulais quelques dizaines de mètres en oubliant sciemment le frein à main. Qu'importe, j’avais perçu la tension qui le vrillait, corps et esprit,  sur son siège parsemé de boules massantes.

Patience. Hier, j’ai repéré un plot opportunément masqué par un platane qui s’encastrerait à merveille contre le pare-choc avant droit. Ajouté à une ou deux rainures et quelques rires intempestifs pendant nos séances de bête à deux dos et je devrais en être débarrassée avant la fin de la semaine.

Juste à temps pour profiter des dégriffés solo de dernière minute de lastroutardvoyage.com.

18 juin 2009

Consigne 65 (Stipe)

Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage. Faut dire aussi que présenté comme ça l'était, je ne me suis pas vraiment posé la réponse.

Ils m'ont proposé la chaise électrique ou ça. Encore, ils m'auraient proposé le fauteuil capitonné électrique, je dis pas que j'aurais pas poussé un peu la réflexion. Mais là non, on est mal assis, on vous fout un chapeau ridicule puis on vous regarde vomir la cervelle par les oreilles. J'ai donc opté pour le choix n°2, cobaye d'une expérience dont la teneur ne me serait révélée que plus tard. Une fois que j'aurais fait ce choix, par exemple…

 

Bon, je sentais bien se profiler l'entourloupe et je me doutais qu'on n'allait pas me demander d'aller regarder péter les poulpes ni de tester si le noir est soluble dans le ricard. Vu que je ne suis pas noir.

On m'a expliqué que je serai le premier à fouler le sol d'une planète hyper éloignée. Ah par exemple, rien que ça !

On a pris mes mesures et sur elles on m'a confectionné une combinaison en peau de titane. Avec un chapeau ridicule. Puis on m'a expliqué que d'après des analyses réalisées en soufflerie sur Wikipedia, cette planète semblait présenter des conditions de mort proche de la nôtre.

 

J'ai suivi un entraînement bidon pendant au moins plusieurs minutes puis le réveil a sonné mon glas.

Ils m'ont enfilé la combi de trucnaute, m'ont vissé le casque sur la tête tout en m'expliquant enfin ma mission, vu que toutefois je l'avais acceptée.

Je devais me poser sur la planète, faire quelques photos souvenirs, prélever des échantillons du parterre et me barrer. Ils m'ont avoué qu'ils n'étaient pas sûrs que ma fusée soit capable d'assurer les quelques siècles-lumière que compte l'aller-retour. Puis ils m'ont chanté l'hymne et m'ont conduit à mon véhicule.

 

Dès le début du voyage, j'ai déconnecté tout ce qui était susceptible de me donner la notion du temps. J'ai aussi débranché la radio qui m'assurait le contact avec la base.

J'ai dormi des tonnes de fois. Je serais bien incapable de dire combien de temps a duré le voyage, mais au bout de la dernière nuit j'ai commencé à apercevoir la planète par le hublot. Ils avaient été sympas de ne pas me prendre une place côté couloir.

 

Je me suis posé quelque part. J'ai ouvert la portière de ma fusée et ai posé le pied au sol. Dans une merde. Un petit pas pour l'homme, un grand pas d'au moins un mètre.

Le temps que je m'essuie la chaussure et que je prélève quelques photos du sol, et on m'avait piqué la fusée.

Puis un bonhomme en bleu s'approcha de moi et me demanda de lui présenter mes papiers.

 

J'avais donc pris double perpète, j'étais condamné à vie et ma sentence était sans rappel : j'allais passer le restant de ma mort à vivre sur Terre.

18 juin 2009

109 (Tiphaine)

Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage.
J’ai tendu la main. Elle était trop courte.
Et puis y’avait ces putains de barreaux…
J’aurais voulu me rendormir, mais c’était trop tard.
Dans le lit à côté, ça bougeait déjà.
Elle s’est levée la première et a éteint le réveil d’un geste nerveux. Elle s’est dirigée vers une pièce, je crois me souvenir que c’est la cuisine. J’ai entendu le café couler.
Par l’odeur alléché, il a suivi peu de temps plus tard.
J’ai voulu me redresser. Je n’ai pas réussi.
Derrière la fenêtre, le jour s’était levé.
Un de ses rayons jouait au hochet avec mon pied.
Le papier peint orange, le couvre-lit en fausse fourrure rouge, le portrait de mémé dans un cadre en perles, tout y était…
J’ai gueulé : « Bordel de merde ! J’ai faim moi aussi ! ». Mais le truc qui est sorti de ma bouche ne ressemblait pas du tout à ça. On aurait dit un clébard à l’agonie, ou une truie qu’on égorge.
Elle est arrivée. Elle m’a regardé avec un de ces sourires ! Genre Dieu : c’était moi.
Sauf que c’était juste moi.
Après, elle a ouvert la bouche, et là j’ai compris.
Elle me prenait pour un débile, pas pour un Dieu.
Il a crié de la cuisine : « Tu le prépares, faut que j’y aille bientôt, j’suis déjà en retard ! ».
Elle m’a préparé, vite fait bien fait, une experte. Ficelé en moins de deux, je risquais pas de m’échapper.
Il m’a mis dans un panier en osier, du coup je me suis demandé s’il avait pas dans l’idée de me confier au fleuve, on sait jamais, j’avais très bien pu tomber chez des mystiques ou des barjots avec la chance que j’ai…
On est monté dans sa caisse, je l’ai entendu qui disait, pour lui je crois parce que pour ce que j’en ai foutre : « on passe à la librairie, j’ai commandé des bouquins, j’en ai pas pour long ».
Il s’est garé n’importe comment, il m’a fait un signe rapide et il a disparu de mon champ de vision. Vingt minutes plus tard, il déposait son butin sur le siège arrière, juste à côté de moi.
J’ai regardé, intrigué. Qu’est-ce qu’il pouvait bien  lire, lui ?
C’est là que je suis tombé sur le bouquin de l’autre Loulou de la toile, je m’en souvenais bien, il en avait parlé deux jours avant. « La grande anthologie de la science-fiction : Histoires d’extraterrestres - Le livre de poche- N° 3763 ». Oui, je me souvenais très bien, j’ai la mémoire des chiffres. « Pages 109 à 123 » qu’il avait dit. J’ai vérifié. Il mentait pas. Une histoire de serpent, encore. Toujours des histoires de serpents, le monde change pas.
Même à rebours.
C’est toujours le même monde.
Il m’a déposé chez une femme qu’avait l’air de me prendre elle aussi pour un débile profond.
C’est une manie chez ces gens, elle m’a foutu derrière des barreaux. Je sais pas combien de temps ça a duré exactement, mais qu’est-ce que je me suis emmerdé…  A un moment, elle m’a apporté une sorte de bouillie dans une écuelle. A gerber… D’ailleurs, j’ai gerbé, rien que pour la faire chier. Elle a épongé en soupirant, puis elle est retournée asseoir son cul devant la télé.
Il est revenu tard, avec la gueule de celui qu’a bossé dans un bureau toute la journée et qu’a pas dû s’amuser. Il m’a remis dans le panier et on a tracé jusqu’à l’appart. Il disait rien. Moi,  j’essayais même plus. A chaque fois que j’avais tenté d’amorcer le dialogue avec la mégère à la gamelle, elle m’avait enfoncé un truc dans la gueule pour me faire taire. Forcément, ça calme…
Je pensais qu’à une chose : me barrer en vitesse de là… Et je voyais vraiment pas comment j’allais faire… Ils m’ont aussitôt recasé derrière les barreaux et ils m’ont souhaité bonne nuit. Comme les poules…
Même pas, faisait encore jour.
Je les ai entendus qui causaient dans la cuisine. Il se demandait où était le bouquin. Elle disait qu’il avait dû l’oublier au travail. Vu qu’ils me prenaient pour un attardé, y’avait peu de risques qu’ils viennent le chercher dans cette foutue cage…
J’ai ouvert à la page 109 et j’ai pensé « sang neuf », aussitôt.
C’est ce qu’il m’avait promis cet abruti, ce vendeur de miracle.
« Essayez mon cher monsieur, vous ne serez pas déçu du voyage ! ».
Oh, il ne perd rien pour attendre…
Dans quelques mois, je saurai marcher.
Dans quelques années, je saurai parler.
Je sais que je prendrai option Karaté au Bac.
Je sais que je finirai bien par le retrouver.
Plus que 35 ans à attendre.
Et l’autre con avec sa tronche de cake et ses allures de médecin de mes fesses, il le sentira passer son voyage vers l’enfance…

17 juin 2009

MAP offre sa tournée, le manège s'affole...

18juin

Où en sommes-nous ?

Joye, Papistache, Walrus, Moon, Poupoune, PHIL, Vegas sur sarthe, Tilleul, Brigou, Akel, Virgibri, Joe Krapov, Zigmund, MAP

17 juin 2009

Petit intermède proposé par Joye

Joye vous propose une petite devinette sur le thème du voyage.
Les éventuels joueurs voudront bien s'adresser à elle pour les solutions.
Moi, il n'y a que le petit pont style "Indiana Jones" que je n'arrive pas à identifier.
Je vous laisse chercher. Bonne chance !


_Bonus

17 juin 2009

Le réveil est dur ! (MAP)

Au_moment

j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage...

P_lerinage

                                                            MAP

17 juin 2009

le rêve du Fol (Zigmund)

Il y a bien longtemps, quand le réveil a sonné, j’ai su que j’avais eu tort d’accepter ce voyage, et surtout que j’aurais du me méfier et lire soigneusement les petites lignes, avant de signer en bas du contrat.

 Me voilà donc sur la route, marchant, solitaire, sorte de troubadour triste ou de Juif errant.

 Je n’ai pas idée claire de ma destination, «droit devant» peut-être, c’est assez léger comme indication.

 Parfois les chiens me suivent, et je reste indifférent à leurs tentatives de morsures.

 Je n’ai pas de numéro, j’ai la valeur qu’on me donne, et, paisible, je n’influe pas vraiment sur le cours du jeu ; neutre ou indifférent, je traverse la vie ou la partie en cours.

Un bâton, me soutient dans ce voyage infini, et de mes poches peuvent s'échapper quelques pièces. Le matériel n’est pas vraiment mon problème.

Je suis pacifique. 

Fol ou Fou, Mat ou plus légèrement Excuse sont les noms qui me désignent.

Mais j’aimerais savoir ce qu’on attend de moi, et pourquoi j’ai accepté de voyager dans ce Tarot de Marseille en signant au bas du contrat.

J’ignore si le réveil sonnera à nouveau et si je me réjouirai de me réveiller, j’ai peut être eu tort d’accepter ce voyage, mais je crois bien qu’on ne m’a pas laissé

le_mat1

le choix. 

16 juin 2009

MAP offre sa tournée, notre champ de vision se rétrécit...

16juin

Où en sommes-nous ?

Joye, Papistache, Walrus, Moon, Poupoune, PHIL, Vegas sur sarthe, Tilleul, Brigou, Akel, Virgibri, Joe Krapov

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Le défi du samedi
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