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Le défi du samedi

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7 juillet 2009

Un petit bémol à la clé (Toltek)

Les clés cliquettent, les gonds grincent, l'huis bée. Des fleuves d'effluves fourbus m'assaillent.
Des tentures d'ombres tombent, sombres comme dans une tombe. La poussière sourd, pure, et suppure des murs.
Point de repos ici quand pointent les souvenirs.
Ma main moite serre le sésame qui m'a permis d'entrer céans. Ces deux clés que j'ai décelées,
collées scotchées dans un cahier d'écolier.
C'est dans feu son fauteuil flapi que flotte le faux fantôme, présence rance et dense qui
remet en transes le petit faon craintif que je suis redevenu.
Mon coeur est gourd, mes sanglots lourds, et je cours, sans détour, vers le jour, vers aujourd'hui loin des squelettes pourris.

Clés décelées, réminiscences descellées et larmes salées.

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6 juillet 2009

Prop'EAU-sition pour l'été

Où en sommes-nous :

MAP, shivaya-warduspor, Papistache, vegas sur sarthe, Oncle Dan, Walrus, Poupoune, Tiniak

Emaner_d_une_source

6 juillet 2009

Où est la clé ? (MAP)

La fermière est en émoi !
Le double de la clé de la maison est introuvable !
– J’ai tout retourné pourtant ! J’ai vérifié toutes mes poches, les tiroirs de la grande table, ceux de la buanderie, l’étagère du hangar, j’ai regardé sous le paillasson, fouillé la cachette de  l’escalier, j’ai même remué les litières des moutons !!! Rien, rien !!! Elle est introuvable ! Elle était encore là ce matin, pendue à son clou !
- Oh, fallait le dire plus tôt Antoinette, -lui dit son fermier de mari-
figure toi que ce matin le petit Jacques me l’a demandée car il comptait rester plus longtemps aux champs avec nos bêtes  tellement il fait beau, et il ne voulait pas nous déranger en rentrant tard !
Conclusion :

Si tu ne veux pas d’ coup d’ théâtre
faut pas confier la clé au pâtre !
…………………………………………………………….

et pendant ce temps-là :

champs

6 juillet 2009

Clé de 68 (tiniak)

Nuage, sans visage et sans nom
tu forces mon admiration
je te contemple et je voyage
sur tes volutes de coton
je m'obstine à te reconnaître
à te nommer, à te faire être
monstre, divagation
en abusant à ton passage
mon imagination volage

Nuage, clé des songes
presse ma vue comme une éponge

Nuage, rêve en plein jour
donne à mon esprit libre cours

6 juillet 2009

La clé déchante (Poupoune)

On pataugeait depuis un moment dans cette enquête. Trois cadavres. Trois jeunes femmes salement massacrées, un même mode opératoire, pas le moindre petit bout d'indice. Pour la plupart d'entre nous, c'était notre premier tueur en série et on craignait de voir débarquer les profileurs et autres criminologues spécialistes de ci ou ça si on trouvait pas vite fait quelque chose... Les gars commençaient à se décourager quand on a reçu l'appel du légiste.

La victime numéro 3 avait une clé dans l'estomac. Tout laissait supposer qu'elle l'avait avalée volontairement... pour nous laisser un indice ? Probable... De toute façon on n'avait rien de mieux à se mettre sous la dent, alors on a planché là-dessus... Une clé. Qu'avait-elle bien pu vouloir nous dire ?

- Peut-être que le tueur est nain ?
- Tu peux développer, Momo ?
- Ben... je sais pas, j'me disais... clé, gardien des clés, passe-partout, nain... Une idée comme ça, quoi...
- OK... quelqu'un d'autre ?
- Le tueur serait musicien...? proposa Michel.
- Hm... parce que...?
- Euh... ben... clé de sol, clé de fa, tout ça...
- Ah. C'est Momo qui te l'a soufflée celle-là ? Bon, sérieux les gars, qu'est-ce qu'elle aurait pu vouloir nous dire avec cette clé ?
- Un lutteur ! Clé de bras...
- Arrête Momo ! Allez, merde...
- Un serrurier ?
- ...
- Non ?
- Ben si. Tu vois Momo quand tu veux !

On tenait enfin quelque chose. On a monopolisé toute la brigade pour éplucher les casiers de tous les serruriers de la ville. Incroyable le nombre d'anciens cambrioleurs à qui on confie nos clés, d'ailleurs... Bref. Tous ceux qu'avaient un passé louche, on les a serrés pour une raison ou une autre. N'importe quoi du moment qu'on pouvait les avoir sous la main, les cuisiner et surtout les empêcher de nuire... Bon, y a bien eu un ou deux dérapages et quelques arrestations largement abusives, mais c'était pour la bonne cause. Les gars étaient remontés à bloc, notre serrurier sanguinaire allait pas nous échapper... Et puis y a eu cette fuite et la presse l'a surnommé le tueur en serrure...

C'est ce jour-là que les gars de la scientifique ont fini leurs analyses et nous ont confié la fameuse clé...

- Patron ?
- Momo ?
- Finalement je suis pas sûr pour cette histoire de serrurier...
- Mais si Momo, c'était une bonne idée !
- Oui mais bon... 'fin... Regardez.
- C'est quoi ça ?
- La clé.
- Tu veux dire LA clé ?
- Oui.
- Une clé de douze ?
- Hm...
- Et merde...

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6 juillet 2009

Clé de sol (Walrus)

La clef du succès, c'est la préparation, clamait-il partout.
Aussi s'était-il préparé soigneusement, des éléments-clefs jusqu'au moindre détail.

Le craquage du code de la porte d'entrée était un jeu d'enfant. Vous pensez, une clef à quatre chiffres !
Le programme de prise de contrôle de l'ordinateur était enregistré sur sa clef USB.
La bonniche enamourée lui avait fourni depuis des semaines l'empreinte de la clef du bureau (Facile, il lui avait dit qu'en cas de succès, il y avait,
à la clef, un séjour à Venise).

Tout s'était bien passé :
La clef électronique lui avait ouvert la porte.
La clef fignolée d'après l'empreinte lui avait ouvert le bureau.
La clef USB lui avait permis d'entrer dans le saint des saints de l'ordinateur.
Le vieux avait de l'ordre, tout était géré par mots-clefs.
Il en était arrivé au moment-clef du transfert et c'est quand il s'apprêtait à taper la dernière clef que le vieux lui était tombé sur le paletot (Maryvonne lui avait assuré qu'il était sourd, comment aurait-elle su qu'il était insomniaque).
Il avait eu un instant d'hésitation avant de saisir la clef à molette emportée au cas où...

Trop tard, en ex-judoka de haut niveau, le vieux l'avait jeté au sol d'un balayage magistral et immobilisé d'une douloureuse clef de bras.

6 juillet 2009

La clé (Oncle Dan)

On aurait pu croire que la petite dormait paisiblement mais sa tête faisait un angle mortel avec le reste de son corps.

Elle portait une robe de mariée.

Ses pieds disparaissaient au fond de chaussures à talons aiguille et le renard bleu autour de son cou était plus grand qu'elle.

Eglantine, rieuse et curieuse, adorait se déguiser avec les vêtements trouvés au grenier.

-- Je vous le jure, commissaire, gémit la gouvernante. J'ai trouvé la petite exactement dans cette position, à côté de ce coffret que je n'avais jamais vu auparavant.

-- Que me contez-vous là ? Bougonna le commissaire.

Il ruisselait de transpiration sans que l'on sache s'il devait son état à l'océan de perplexité dans lequel il était plongé ou à la chaleur suffocante des combles.

Le coffret avait été ouvert au moyen d'une petite clé en or. Sans doute par l'enfant.

Il ne contenait qu'un billet crasseux sur lequel était écrit à la plume d'oie dans une encre délavée par le temps « Malheur à qui libèrera la rivière ».

Personne n'a jamais résolu cette énigme.

Le médecin légiste qui réalisa l'autopsie disparut du jour au lendemain.

Peut-être à cause de la rivière de diamants qui coula de la main d'Eglantine lorsqu'il ouvrit son petit poing serré.

Mais il est le seul à le savoir...

5 juillet 2009

Prop'EAU-sition pour l'été

DSCF7162

Où en sommes-nous :

MAP, shivaya-warduspor, Papistache, vegas sur sarthe

5 juillet 2009

La clé‏ (vegas sur sarthe)

Tire la chevillette...

Dame Blanche soupire, s'ennuie fort au château
les hommes sont partis par les monts et les vaux;
craignant pour sa vertu, redoutant un faux pas
son jaloux de mari tient sous clé ses appâts.

Un gentil troubadour et sa viole de gambe
s'en vient à point nommé pour lui tenir la jambe;
"Pose ton instrument", Dame Blanche s'affole
"ne te contente point de branlette espagnole"
"trafique la serrure de mon petit jardin!"
"c'est en venant plus près que tu iras plus loin"

Le petit musicien n'est pas très bricoleur
pas de Maître Casto où trouver son bonheur!
"Allons dépêche toi! la trouveras-tu donc
cette clé de malheur qui ferme mon dindon?"
Tout est vain, les prières, les Abracadabra,
Tire la chevillette, la bobinette choira...

"Ce morceau de ferraille me brule l'entrejambe,
si je tenais celui qui a imaginé
ce Bon Dieu d'anti-viol, je lui ferais payer
en lui mettant moi-même sur sa troisième jambe!"

Dame Blanche soupire, le troubadour aussi,
la mécanique est bonne et résiste aux outils;
"Va t'en, toi, ton gourdin et ta viole de gambe
et ne reste pas plus longtemps entre mes jambes"
"Trouve moi Fiche et Bauche mes braves serruriers,
dis leur que je me pâme, qu'ils viennent sans tarder" 

Ayant pris les empreintes et lorgné tout leur saoul,
ils ont forgé la clé qu'ils essaient à genoux;
et la porte en grinçant libère Blanche Dame
qui s'offre ruisselante, se donne corps et âme.
Fiche et Bauche, doués et grands professionnels
ont fait deux autres clés, l'occasion est trop belle. 

Alors si, d'aventure, la nuit près d'un château
vous entendez grincer quelque vieille serrure,
attendez patiemment, guettez un vibrato,
celui de Dame Blanche qui coiffe sa fourrure.

5 juillet 2009

MAP découvre que sa clé s'avère être celle qui ouvre la porte donnant sur les coulisses de la création de l'ami Papistache

Chut ! Map vient d'ouvrir le couvercle de la bouilloire du Papistache.
Voyez comme ça glou-gloutte sec entre les deux hémisphères.
Vous voilà aux sources de son écriture.
Ne cherchez pas à comprendre.
Priez pour son épouse.
Elle partage sa vie.
Pauvre femme.


▬ BROUILLON à l'encre rouge N°1 ▬

▬1▬ Une  clé ► 3 & 3
▬2▬ Deux clés ► 4 & 4
▬3▬ Trois clefs ► 5 & 5
▬4▬ Quatre claies ► 6 & 6


Qu’les clés closent les claies closes et qu’les « i » ♥♦♣♠ tiquent !

— Dis l’ami, où et qui as-tu taclé ?
— De qui je tiens ma clé ?
— Mac laid ?

Pas Mac laid, Saclay !
Une seule « L »  à Saclay.
Elle a sa clé !
Qu’ une « L » entre la « C » et l’« A » de Saclay.

Perdu Saclay ! Raclée.
Bâclé !
Défi bâclé.
Pieds Nickelés : Filochard, Ribouldingue et Croquignol,
ni clés, ni pieds, ni mi-keys, ni mini-Mickey, ni Minnie à Mickey.
Demi-key ?
2 demi-keys ? Une clé !

Niqué, nickelé, l’ami Miquet sans sa clé.

▬4▬ Six clés ►
▬4▬ Six clés ►
Deux fois, alors re « six clés »,
recyclés les pieds Nickelés ?

Ô clé ! Ô clé (re) !
Ô clair de la lune !
Ô clé (re) 2  Ô clé (re) 2

Oncle et tante et tant d’oncles ont clé...
Allô ! a mis l’ami à l’eau la clé
et la clé bouclée bout
et tourne en boucle et bout la clé
boule à clé,
perd la boule
perd la clé
perle à clé
Père laque l’est, bouclé
le bout d’la clé la perd le père
la mère la perd
le fils la perd
la fille la perd
la clé la paire (2 clés)

Là ? Quelle est la clé ?
Laquelle est la clé !
Là est qu’la clé  claquée ! Seule.

La clé est seule, nue
et nue, la clé, eunuque la clé
énucléée la bourse à l'eunuque
aveugle et seule
nue que les « é »
les « é » d’la clé
lésé d'la clé...


— A table ! Les invités sont arrivés !
— Oui, mon amour, je ferme...


5 juillet 2009

Clair-obscur à la clef (shivaya-warduspor)


« Putain, merde ! Mes clés ! »

C’est plutôt un refrain connu de tous les automobilistes, mais moi, ié né pas dé ouatoure, je suis berger. Si. Et je me demande bien où sont ces fichues clés. Merde !

Encore une farce de la Blanchette ? la Marguerite ?... Bon sang, qui pourrait bien avoir l’usage des clés de ma bergerie ? Je ne suis pas fou, je les avais bien rangées là, hier soir…

Et allez, faut qu’je redescende au village. De toute façon, j’ai le meilleur des bâtards comme clébard. Le troupeau sera bien gardé.

 

Tiens, c’est joli ces clématites sur le balcon de la Louise… Elle doit être au bistrot avec les autres, je vais y aller voir direct, je gagnerai du temps.

Déjà, entreprendre la Clémence. Si y a une connerie dans l’air, elle sera au courant. La dernière fois, c’était mes bottes et elle a pas été longue à me cracher l’morceau. C’est bien simple : tu lui souffles une question et elle joue du clairon comme à la parade.

Bah, pourquoi il a mis une clepsydre devant la porte le Norbert ? Il se la pète Gardien du Temps ou bien ? N’importe quoi… D’accord, on y passe du temps dans son rade, mais de là à se prendre pour Saturne.

Bon… j’cuisinerais bien le Robert à la clé de douze, juste pour le plaisir, mais à part sa gueule de con, j’ai rien à lui reprocher, il est bon comme le pain.

Noël, à part des clémentines dans le panier des treize desserts, y s’rait pas fichu de piquer quoi qu’ce soit, l’abruti. C’est vrai qu’c’est moche la consanguinité…

Ah ben il est là aussi le clergyman ? Oui bon, disculpé d’office… pas tant pour sa moralité (hautement discutable), mais parce qu’il est encore plus bigleux que Saint Antoine.

Y aurait bien eu le clerc - un type obscur, mais il est en ville.

Quant à Riton, à part nous saccager la Marseillaise en clé d’ut les jours de défilé y sait rien faire d’ses dix doigts. Même en clé de sol, il nous la viande, le fat !

 

Un cleptomane au village ?... bon, mais qui ? Non, j’vois pas.

Qui irait voler ses clés au pâtre ?

4 juillet 2009

Le feuillet perdu (MAP)

Quand elle s’endormit son livre lui échappa des mains.
En tombant, le bel ouvrage  relié de cuir rehaussé d’or laissa échapper un feuillet  sur lequel étaient représentées trois clés de tailles différentes et ornées de mystérieux symboles …
Quelques mots étaient écrits :

myst_re


Hi, hi, hi !!!  Vous vous attendiez à quoi ?

4 juillet 2009

Défi # 68

Cl_

"Je vous propose de jouer avec le mot :

Clé
Il s'agit d'écrire un texte dans lequel

la clé aura un grand rôle à jouer.


Toute proposition est acceptée. Large choix d'écritures ou d'illustrations.

        A vos trousseaux !

Envoyez vos participations à samedidefi@hotmail.fr la clé est sur la porte ...

*** *** *** *** ***

Des nouvelles de la suite du défi #67

Nous avons eu dix-sept auteurs : 1 + 7 = 8

Les paires ont été constituées grâce à un glissement de huit crans.

Cliquez fort ! :67_bis

Comme certains de nous vont partir en vacances, nous écrirons, à notre rythme, la suite (ou la fin) du texte du camarade que le sort nous a attribué, nous l'enverrons (le texte) en précisant défi #67 bis et tous les textes seront donnés à la rentrée.

Si vous pouviez, dans votre envoi, faire une copie du texte de départ, cela nous faciliterait la tâche d'édition.
 

3 juillet 2009

L'été nouveau est arrivé ...

Où en sommes-nous ?

Walrus, Vegas sur sarthe, MAP, Joye, Tilleul, PHIL, Brigou, rsylvie, Joe Krapov, Moon, Virgibri, Toltek, Tiphaine, Zigmund, MAP (cadeau), Papistache, Captaine Lili, Sebarjo

Vive_les_vacances

3 juillet 2009

EDEN DOG chez le Baron de la Fiente (Sebarjo)

Milord et Milady, le chien et la chienne du baron de la Fiente -qui par ailleurs produit un excellent champagne (voir étiquette ici-bas)– se reposaient au soleil, allongés inhabituellement sur le dos dans le gazon fraîchement tondu par Nicolas le jardinier, près du bassin où des carpes japonaises bullaient paresseusement.

La gueule levée vers l'azur d'un ciel limpide, ils discouraient librement en évitant tout (ac)croc... Les banalités d'usages fusèrent, pour lancer les débats et s'orientèrent évidemment sur la climatologie et autres niaiseries météorologiques.

Milord : fait chaud hein ??? J'en frétille de la queue...
Milady : J'en ai le poil tout retourné !!! Les rayons du soleil me chatouillent tout le corps, j'en ai la truffe humide... Hmmm... La canicule est de retour, dirait-on...
Milord, un temps : Quand tu penses que Canicule vient du latin Canicula  et que cela signifie Petite chienne, ça me donne chaud... O Ma belle, M'amie Lady, ma petite chienne... (il pousse quelques jappements évocateurs)
Milady : Et quand tu penses également que ces crétins d'humains, lorsqu'il pleut des cordes, parlent d'un temps à ne pas sortir un chien... Quellle absurdité !!!
Milord , déçu que son approche n'ait pas fonctionné et se disant qu'il l'avait dans l'os, mais bon joueur malgré tout : Tu l'as dit, chérie... Ils sont fous ces humains !!!
Milady : Mais regarde, il y a tout de même quelques nuages qui approchent...
Milord : Effectivement... Tiens, c'est amusant... Regarde-bien ce cumulus, il ressemble à un cubitus, non ?
Milady : Oh Milord, nous sortons à peine de gamelle, et toi tu penses déjà à manger !!!
Milord : Que veux-tu, je suis un gourmet panseur !!!

Un long temps... l'un panse tandis que l'une pense, tant la profondeur philosophique de ces derniers propos est intense et apéritive...

Milady : Dis donc Milord, je viens de voir des espèces de cloportes sauter deci-delà...
Ne me dis pas qu'ils viennent du bassin aux carpes !!!... Allez, avoue, tu ne t'es donc pas baigné ce mâtin ??? Tu es encore plein des puces !!!
Milord : Enfin ma puce euh...M'amilady... tu sais bien que je trouve le bain trop bath !!! I'm so british !!! je ne le manquerai sous aucun prétexte ! Ce n'est pas la peine de me passer un savon !!! ... Ce doit être encore des poux à Toto...
Milady : Oh oui tu as raison, je l'avais oublié ce garnement !!! Oh, quel sale gosse tout de même !!! Le Baron devrait dire à la gouvernante Pou-pou-ne de lui raser la tête, sinon on ne s'en sortira jamais...
Milord : Ouh là !!! Comme tu y vas !! Tu connais Pou-pou-ne ???!!! Si monsieur le Baron lui dit de lui raser la tête, elle va la lui couper carrément !!! O + O = plus de tête à Toto !!!
Milady : Tu as raison, je n'y avais pas sangé...
Milord : parlons-en plutôt au précepteur, Joe Krapov, il s'y connaît en cochon lui...

Nicolas et Toto se dirigent vers les deux cabots, l'air cabotin... Que va-t-il arriver à nos deux héros canins ??? Vont-ils succomber à cause de ces serpents qui sifflent déjà sur leur pomme ???

champ

3 juillet 2009

Chapitre 67 (Captaine Lili)

Où, nus, allongés sur le dos, nos deux héros*discourent de la forme des nuages, de la caresse du soleil sur la peau, des petites bêtes qui peuplent la lande et du plaisir, tandis qu’à l’horizon, l’adversité tisse ses noirs desseins.


L’herbe chatouillait et le ciel était paisible. Il avait la couleur du lac. Ou bien c’était l’inverse.
Il faisait très chaud. Autour d’eux : une libellule bleue et deux papillons blanc citron.
Lorsque s’approcha un insecte bourdonnant, elle chuchota qu’elle avait peur. Il lui montra le chevalier qui s’effilochait dans les nues bleues, filant sur sa licorne blanche. Elle sourit, pencha la tête vers lui. A travers les feuillages, le soleil souriait lui aussi.
Le vent troublait leurs peaux.
Dans leurs yeux, l’une et l’autre étaient nus.
Une ombre froissa la surface de l’eau.
Un bruissement glissa quelque part.
Dans la douceur, exactement, ils étaient nus.

3 juillet 2009

Chapitre LXVII (Papistache)

Les dents de Zia couraient le long de son échine ; Raja laissait faire, elle  découvrait. La journée n’avait cessé de lui apporter son flot de sensations nouvelles.

D’abord la lutte de Zia contre Vieux-Tong, la fuite du patriarche déchu, la course folle des femelles, la longue poursuite lancée par le vainqueur du combat, la parade. Elle revoyait le jeune mâle aux muscles noueux l’isoler, elle, du groupe apeuré, la pourchasser, la harceler, la forcer.

Promise à Vieux-Tong, elle n’avait pas encore été saillie, d’autres femelles avaient sa préférence et l’ardeur du chef déclinait. Zia, lui, l’avait choisie parmi les trente, peut-être parce qu’elle était vierge, peut-être parce seule elle arborait une robe mordorée. Un jour, elle lui demanderait.

Les autres femelles, bien sûr, allaient connaître les faveurs du mâle présentement couché contre son flanc et dont la verge entamait lentement sa détumescence ; les odeurs acides de leur rut sauvage emplissaient la vallée où leur course folle les avait entraînés. Sa vulve se contractait encore nerveusement, la semence  de Zia l’emplissait. Elle poulinerait. Bien qu’épuisée, elle réalisait combien son statut de femelle première élue allait modifier son existence.

Zia pinçait de ses dents la peau du dos de sa compagne. C’est pour elle qu’il avait osé défier le pouvoir du chef. Il avait senti monter en lui une animalité nouvelle, animalité qui avait encore augmenté pendant la poursuite dans la grasse vallée du fleuve où leur errance les avaient conduits. Le vieux avait été un adversaire facile à vaincre ; sans doute avait-il compris que l’heure de céder était venue. Dans quelques mois, apaisé, il retrouverait une place ; au conseil des Sages il apporterait son expérience. Il fallait lui laisser le temps de recouvrer une dignité, le temps de muer, le temps qu’à son front l’auréole qui naissait à celui de Zia s’estompe.

Raja lui plaisait, toute pensée articulée avait fui son corps pendant l’accouplement : une bête ! Il s’était laissé commandé par son cerveau archaïque. Le premier poulain qui naîtrait des flancs de Raja serait à la fois son premier héritier et, peut-être, son rival. Mais, la planète aurait encore de nombreuses rotations à effectuer autour du soleil avant de songer à une succession et il faudrait prouver sa valeur.

Il aimait la brutale transition entre la peau nue du torse de sa compagne et la robe fine et irisée de sueur de son corps souple. Du doigt, il suivait la ligne et s’amusait aux tressaillements involontaires des muscles sensibles. La pointe des petits seins fermes de sa compagne ardait comme framboise. Raja s’appuyait du coude sur le creux de ses reins que des spasmes parcouraient encore. Elle était une charge légère. Leur souffle à tous deux reprenait un rythme normal. Ils savouraient l’instant.

Raja, la première, rompit le silence. Ils n’avaient pas échangé un mot. Jamais. Elle demanda s’il savait où se trouvait le reste du groupe ; il répondit que les vieilles femelles retrouveraient leurs traces, leurs huit sabots avaient imprimé dans la tendre herbe printanière un sentier bien plus lisible que les routes compliquées de leurs migrations saisonnières.

Il avait plu les jours précédents, quelques nuages couraient encore dans le ciel. Leur expérience des cycles de la nature permettait au couple, allongé dans l’herbe, de deviner que ce seraient les derniers avant longtemps. Les flancs de la jeune centaure afficheraient une courbe conséquente avant qu’ils ne reviennent, et d’ici là, leurs incessantes pérégrinations les auraient menés par de savantes boucles aux sources du fleuve d’où la légende disait que l’histoire de leur peuple était née.

Un éclair fit dresser la tête de Raja. La saison des orages n’était pas de mise. Ce n’étaient pas ces nuages résiduels qui allaient devancer la fin de l’été et l’éclair avait jailli de la ligne d’horizon. Son compagnon perçut l’inquiétude. Il releva la tête et la tourna dans la direction vers laquelle portait le regard de la jolie cavale.
Ils se dressèrent sur leurs sabots.

A plusieurs heures de galop, au couchant, une troupe se déplaçait. Les rayons du soleil se réfléchissaient sur de fines éclisses qui barraient le poitrail des inconnus. Celui qui n’a jamais vécu — s’il en est — en ces siècles où l’air avait cette pureté originelle qui permettait de distinguer jusqu’aux limites extrêmes le moindre détail ne comprendra pas la précision des images que perçurent les rétines des deux centaures. Ceux qui chevauchaient en tête avaient l’air ténébreux, la sueur perlait à leur front, leurs dents jaunes qu’un rictus d’effort dévoilait étaient serrées, mais l’horreur qui venait de faire vaciller les membres de Raja et Zia ne gisait pas dans cette vision-ci.

2 juillet 2009

L'été nouveau est arrivé ...

                      Où en sommes-nous ?

Walrus, Vegas sur sarthe, MAP, Joye, Tilleul, PHIL, Brigou, rsylvie, Joe Krapov, Moon, Virgibri, Toltek, Tiphaine, Zigmund, MAP (cadeau)

Elephant

2 juillet 2009

Et pour calmer notre faim...

Un petit cadeau de MAP,
Un MAP de la plus belle eau,
Un MAP "pur jus" !


_a_vient


Merci MAP !

2 juillet 2009

chapitre LXVII (Zigmund)

Allegro ma non tropo


Nos deux héros, petites notes sur une portée, sont allongées, nues  à l'ombre de la clé de sol

Si bémol croche  reproche à Mimi bémol blanche de se  trainer, mais Mimi rêve d'un beau point d'orgue bien musclé et langoureux.

Alors que Si bémol souhaite des syncopes, des soupirs, et quelques pauses coquines.

Mimi aime à regarder le reste de la portée, les autres notes au loin qui attendent la fin du point d'orgue pour redémarrer. Profite  dit Mimi  ...

C'est "quand il veut le batteur  ! " répond  Si bémol

Un câlin, un sourire minaude Mimi bémol.

L'est déjà assez longue cette mesure grogne la croche, si on met une liaison entre toi et moi , çà va lasser, je te le dis...j'aimerais passer à la vitesse supérieure si tu vois ce que je veux dire.

Ce compositeur, je ne sais pas où il veut en venir, à mon avis il va lui falloir un sérieux coup demain pour terminer sa partition

on n'est pas rendu à la double barre finale c'est moi qui te le dis.

"c'est la double barre finaaale, groupons nous z'et demain, musique géniaaale pour tout le genre humain"fredonne Mimi sur un air bien connu.

Et maintenant c'est quoi ce  Fa dièze qui vient se pointer à la reprise hein ? l'a pas l'impression de mettre le souk avec  deux bémols à la clé non ?

Ben quoi , si je veux passer en sol mineur, faut bien que je le case mon fa dièze, et puis après tout c'est qui le compositeur ?

2_bemols_Armure_de_Sol_mineur_naturelle

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Le défi du samedi
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